mariage 2Une de mes élèves et consultante du Nord de la France, me fait parvenir cet article signé par un professeur de Lettres classiques, qui semble savoir ce que parler veut dire.

Cette mise au point vient à l’appui de tous mes arguments concernant les ravages du nominalisme à l’oeuvre dans notre sous-culture actuelle où l’on vide les mots de leur sens pour mieux justifier les aberrations comportementales ou les déviances des un(e)s et des autres. Ainsi en est-il du « mariage » de la « parentalité » de la notion de « droit » de celles  d' »égalité » de  « liberté » et d’autres encore. Tous concepts qu’on manipule au gré de cette « pensée affective » que dénonçait Paul Diel (cf. sa « Psychologie de la Motivation ») en son temps et qui nous mène tout droit au défoulement généralisé et légalisé de toutes les turpitudes dont la nature humaine est capable.

C’est une démonstration de choix que j’offre là aux visiteurs de ce site. J’ai conservé l’anonymat de ce distingué professeur puisque j’ai eu connaissance de son article par le biais d’une tierce personne, mais qu’il soit ici vivement remercié pour la clarté d’une pensée et d’un propos qu’il me paraît difficile de contester sans une sacrée dose de mauvaise foi…ou de bêtise. L’une allant souvent de pair avec l’autre d’ailleurs…

LSM

Dans le concert des arguments développés par les « pour » et les « anti » mariage gay, il est une voix qu’on n’a jamais entendue : celle de la langue française.

Au cours de mes 40 années d’enseignement (collège et lycée) en qualité de professeur de Lettres Classiques, j’ai toujours attaché une grande importance à la valeur des mots. Choisir le mot exact, le « polir sans cesse » comme disait Boileau, c’est à la fois s’assurer qu’il exprime parfaitement ce que l’on veut dire mais c’est aussi s’assurer que l’on sera bien compris de son auditoire.

La polémique que suscite le projet de loi sur le mariage gay offre un bel exemple de cette dilution de la pensée dans le brouillard d’une terminologie approximative. A force de triturer les mots dans tous les sens, les mots n’ont plus de sens et l’opinion déboussolée y perd son latin. Les slogans réducteurs répercutés par les médias ne font qu’entretenir la confusion au point qu’on a parfois l’impression d’avoir perdu le sens commun.

Prenons quelques exemples :

Premier exemple : La notion de « couple » homosexuel est-elle adaptée ?

La réponse est non.

Si l’on se réfère à la terminologie du « Bon Usage », l’assemblage de deux éléments de même nature ne constitue pas un « couple » mais une « paire ». Ainsi, on dira une paire de ciseaux, une paire de lunettes et non un couple de ciseaux ou un couple de lunettes. Il en est de même pour les êtres vivants. Deux boeufs assemblés sous le même joug forment une paire de boeufs et non un couple de boeufs. Deux jumeaux de même sexe constituent une paire de jumeaux et non un couple de jumeaux. On pourrait multiplier les exemples.

La langue française nous indique clairement que la notion de « couple » repose sur un principe de différenciation et d’altérité. Le couple, c’est « un homme et une femme unis par des relations affectives, physiques » (Robert 2012). La prise en compte de la fin de la définition ne doit pas faire oublier le début. La distorsion sémantique à laquelle on s’adonne chaque fois qu’on évoque un « couple » homosexuel crée une confusion dommageable que rien ne peut justifier, pas même une évolution des moeurs. Il s’agit bien ici d’appeler un chat « un chat »

2ème exemple : qu’est-ce qu’un parent ?

La reconnaissance officielle du « couple » homosexuel entraîne nécessairement – tout le monde le sait – une modification du Code Civil. La disparition des mots « père » et « mère » au profit de la notion de « parent 1 » et « parent 2 » n’est en fait qu’une supercherie linguistique doublée d’un mensonge puisque le mot désigne étymologiquement les deux personnes (père et mère) qui conjointement sont à l’origine de toute naissance. En latin, le verbe parere veut dire « engendrer » pour le père, et « enfanter » pour la mère. Comment peut-on expliquer à un enfant que ce mot de « parent » (quel que soit son numéro) s’applique à une personne qui est totalement étrangère à sa naissance, un clandestin en quelque sorte ? La loi peut-elle cautionner ce mensonge ?

Ces deux exemples suffisent à démontrer que la terminologie avancée par les partisans de la loi n’est qu’un écran de fumée destiné à masquer une stratégie plus sournoise que les récentes manifestations viennent d’ailleurs de confirmer. Il semble en effet que les partisans du « mariage pour tous » se soient déjà engouffrés dans une brèche : l’incohérence du projet de loi :

Une incohérence interne à la loi :

Un « couple » homosexuel est par définition stérile. Il est donc logique que les homosexuels aient recours à des artifices s’ils veulent avoir des enfants. C’est le sens de leur revendication première : le droit à l’adoption, baptisé outrageusement « droit à l’enfant ». Le projet de loi prévoit cette disposition mais interdit la PMA (procréation médicalement assistée pour les femmes) et la GPA (gestation pour autrui pour les hommes c’est-à-dire le recours possible à une mère porteuse). Comment justifier cette contradiction alors que la loi du « mariage pour tous » est présentée comme une extension des droits ? Les récentes manifestations des partisans du mariage 21.01.13 ont clairement démontré que les homosexuels entendaient s’appuyer sur cette contradiction pour pousser plus loin leurs exigences. Sur cette question, on note les premiers signes d’un fléchissement de la part des promoteurs de la loi. Le recours à la PMA, exclue dans un premier temps, pourrait faire l’objet d’un amendement présenté par les députés de la majorité. Cette concession, logique en elle-même, met à nu la vraie nature du débat. Le « mariage pour tous », présenté au départ comme

l’objectif essentiel, apparaît de plus en plus clairement comme un simple point de passage, une étape transitoire pour obtenir « in fine » une égalité de droit pleine et entière avec les couples hétérosexuels stériles.

Comme le droit à l’adoption ne changera pas grand-chose à la situation des homosexuels, vu les réticences de la plupart des états à confier des enfants à des homosexuels, c’est bien sur la PMA et la GPA que se concentre toute la pression. Une fois acquis le droit à la PMA pour les femmes homosexuelles, comment interdire aux hommes, au nom de ce même principe d’égalité, d’avoir recours à la GPA ? Si c’était le cas, il y aurait là une discrimination incompréhensible, voire une injustice, tout à fait contraire à l’esprit même du projet de loi.

Le piège des slogans

Il est une autre supercherie linguistique qu’il convient de dénoncer et qui tient au discours même des homosexuels. Pendant longtemps, leur combat a été placé sous le signe du « droit à la différence », droit qui leur a été reconnu par l’ensemble de la communauté nationale avec la création du PACS. Aujourd’hui, le thème du « droit à la différence » a totalement disparu du glossaire homosexuel. Bizarre ! Ce virage à 180 degrés a quelque chose de surprenant et pourtant personne ne s’en étonne. Il est vrai que le slogan « le mariage pour tous » est plus rassurant et plus rassembleur que « le droit à la différence » jugé sans doute trop « clivant » pour employer un terme à la mode, un concept dépassé en tout cas que l’on range sans complexe au rayon des accessoires. Au contraire, « le mariage pour tous » sonne comme un appel à la fête, à la fusion universelle de toute l’humanité, un remake d’ « Embrassons-nous, Folleville », en somme une préfiguration du « paradis pour tous ». Qui peut résister à un tel programme ?

Malheureusement, cette vision édénique du mariage est en décalage complet avec la réalité des faits. Il est d’abord étrange que le PACS ait eu si peu de succès auprès de la communauté homosexuelle alors que cet aménagement de la législation était notamment prévu pour elle. Et si le mariage présente tant d’attraits, comment expliquer que tant d’hommes et de femmes, de la base jusqu’au sommet de l’Etat, choisissent l’union libre c’est-à-dire le non-mariage ?

Il est notable également que nombre d’homosexuels vivent leur vie le plus naturellement du monde sans réclamer nécessairement le passage devant Monsieur le Maire. Certains même s’étonnent de ce déchaînement médiatique sur une question qui leur est totalement étrangère.

Alors, au bout du compte, que penser de tout ce tapage, de tout ce galimatias ?

Pas grand chose, sinon que derrière ces acrobaties sémantiques ou stylistiques, il y a la volonté de nier une évidence.

La négation d’une évidence :

Quel que soit le mode de procréation choisi, la naissance d’un enfant est nécessairement le résultat de la rencontre de deux cellules, masculine et féminine. La différenciation sexuelle est constitutive de l’être humain, même si les choix de vie peuvent ensuite amener certains individus à la vivre différemment. De ce fait, on ne peut admettre qu’une simple évolution des moeurs soit un argument suffisant pour modifier le statut du couple et celui de la famille, tels qu’ils nous ont été transmis depuis les origines de notre civilisation. Les Romains eux-mêmes, qui pratiquaient librement et indifféremment les deux formes de sexualité, n’ont jamais songé à remettre en question ce mode d’organisation de la famille pour une raison très simple mais essentielle : cette structure de la cellule familiale est la seule à garantir la filiation. Grands législateurs (ne pas oublier au passage que notre Code Civil découle directement du Droit Romain), ils ont toujours tenu à préserver ce socle de l’organisation sociale. Quant à l’adoption, très courante à Rome, elle a toujours été soigneusement encadrée par tout un arsenal juridique de manière à préserver l’intégrité des liens du sang. De ce fait, 21.01.13 l’adoption n’était juridiquement admise que dans le cadre d’une famille déjà constituée et sur le modèle du couple hétérosexuel.

Jamais deux sans trois :

Mais il y a plus grave : la stérilité naturelle du « couple homosexuel » induit nécessairement l’intervention d’un tiers de l’autre sexe pour le rendre fécond. Dès lors, l’accès à la PMA ou à la GPA (quelle que soit la procédure adoptée, c’est-à-dire avec ou sans rapport sexuel) conduit à s’interroger sur la nature de ce prétendu « couple » qui ne peut assurer à lui seul son désir d’enfant. Ce qui revient à dire que le contrat de mariage que signeraient deux personnes de même sexe inclut nécessairement l’intervention prévisible d’une troisième personne. Il ne s’agit donc plus d’un « couple » mais d’une « triade », une forme d’adultère biologique accepté et reconnu par la loi. Sans parler des inévitables dérives financières qu’entraînera nécessairement la recherche effrénée de donneurs et de mères porteuses. Dans certains pays, on assiste déjà à des combinaisons multiples où les homosexuels s’adjoignent – pour un temps ou pour longtemps et moyennant finances –

le concours d’une ou plusieurs personnes pour mener à bien leur projet. Nous sommes là devant le risque majeur d’une marchandisation de l’enfant et par extension de la vie humaine. L’embryon devient un objet de convoitise assimilable à n’importe quel produit de consommation. Dans un proche avenir, on peut même imaginer l’achat en pharmacie de paillettes de sperme ou d’ovules congelées qu’on pourrait se procurer aussi facilement que la pilule contraceptive ou le Viagra, le tout remboursé par la Sécurité Sociale, au nom de ce « droit à l’enfant » brandi comme un dogme par les partisans de la loi.

Au terme de cet argumentaire, une conclusion s’impose :

Le « mariage » pour quelques-uns est en fait une menace « pour tous » :

A l’évidence, l’adoption de ce projet de loi fait courir à notre société un danger d’autant plus grand qu’il est paré de toutes les vertus aux yeux du plus grand nombre. Pour employer le langage des internautes, c’est un dangereux « cheval de Troie » qu’on introduit dans la législation française. « Malheureux citoyens, quelle folie est la vôtre ! » s’écriait Laocon en voyant les Troyens disposés à introduire ce cheval maudit dans les murs de leur ville (Enéide, II, 42).

Abandonné sur la plage, ce cheval imaginé par Homère avait tous les attraits d’un cadeau des dieux. Les Troyens sont restés sourds à l’avertissement de Laocoon. Ils ont fait mieux. Pour faciliter l’entrée du cheval dans la ville, ils n’ont pas hésité à abattre une partie de leurs murailles.

On connaît la suite ! …

Il est vain d’imaginer qu’on puisse contenir toutes les dérives inhérentes au projet de loi tel qu’il est présenté aujourd’hui. C’est bien sur la notion même de « mariage pour tous » qu’il faut se battre et résister. Si cette digue saute, le risque de submersion est hors de tout contrôle.

D….. G…..

Professeur de Lettres Classiques

PS : Dans le cortège des partisans de la loi « le mariage pour tous », il y avait un slogan intéressant :

« UNE PAIRE DE MERES VAUT MIEUX QU’UN PERE DE MERDE »

Si l’on accepte de faire l’impasse sur le caractère outrancier et injurieux du propos, ce slogan est une aubaine !

Pour la première fois, l’union de deux femmes est reconnue comme une « paire » et non comme « un couple »

J’y vois la confirmation (involontaire) de mon analyse du mot « couple »

Les arguments en faveur du mariage homo s’effondrent d’un coup devant cette évidence.

Merci à celui ou à celle qui est à l’origine de ce slogan lumineux et providentiel !

6 réponses à to “LE « MARIAGE POUR TOUS » : UNE SUPERCHERIE LINGUISTIQUE DOUBLEE D’UN MENSONGE…”

  • Jeanne Manson:

    Monsieur D…G….,
    Il existe le mot couple au féminin en français : ce que votre mauvaise foi et non votre ignorance vous omettent certainement de mentionner .
    La définition de « couple » au féminin est très éclairante pour le sujet actuel auquel elle s’applique parfaitement .

    Le reste de votre démonstration – si tant est que les slogans qui fleurissent m’inspirent – est éculé …pour ne pas dire plus en changeant le « é » par « en » ….et je n’y commenterai pas une virgule: trop épuisant .
    C’est avec des gens de votre acabit que les lois arrivent à passer . Merci pour le travail .

    • Chère Madame,

      N’ayant pas de contact avec M. D…G…, je répondrai à sa place du mieux possible.
      Il existe effectivement un usage du mot « couple » au féminin. Mais le « Robert » précise qu’il s’agit d’un usage « vieux ou régional« . De plus il ne concerne que les heures : on dira « une couple d’heures » (soient deux heures)
      Je vous avoue que je ne vois pas en quoi cet usage désuet, très localisé et parfaitement circonscrit à une seule expression, s’avère « très éclairant » pour le sujet actuel » !
      Et je vois encore moins en quoi le « genre » du mot « couple » peut intervenir dans la réflexion… C’est ce qui constitue un couple, l’objet substantiel qu’il désigne qui importe et non le genre du mot que le désigne. De ce point de vue le « Robert », peu susceptible d’être accusé de conservatisme, bien au contraire, précise : Couple : »Un homme et une femme réunis. Former un beau couple. Un couple de jeunes mariés. Un couple mal assorti – (animaux) Un couple de pigeons, le mâle et la femelle.

      Puis-je vous faire remarquer que le mot « équipe » s’il peut désigner un groupe de jeunes femmes qui jouent au volley, désigne surtout la réunion des quinze gaillards de l’équipe de France de rugby ou les onze garçons de l’équipe de France de foot-ball. Le fait que le mot « équipe » est du genre féminin, comme le mot « armée » ou le mot « centurie » chez lez romains, ou le mot « compagnie« , « section » « troupe » quand je faisais mon service militaire, (etc…etc…) implique-t-il quelque incertitude que ce soit ? En quoi ces mots « féminin » introduisent-ils la moindre ambigüité sur ce qu’ils désignent ??? J’avoue que je comprends mal votre remarque.
      Quant à la mauvaise foi, c’est toujours ce qu’on reproche à quelqu’un qui ne partage pas notre avis, sans même le connaître et savoir si cette personne est sincère ou non. Aussi je ne répondrai pas sur ce point là qui ne mérite pas qu’on s’y arrête même si votre intervention justifie qu’on vous en accuse vous même pour éviter à la traiter de parfaitement sotte et incohérente. Ce qui est plus affligeant.
      Pour ce qui est du reste de votre intervention, je regrette vivement que vous ayez décidé d’arrêter votre commentaire et de ménager vos forces pour d’autres usages plus immédiats et quotidiens, car vos jeux de mots subtils sur les « é » et les « en » et la remarquable clarté de votre pensée aboutissant à une conclusion loufoque, nous auraient fait passer un bon moment à nous gratter la tête. Ce qui peut être agréable dans certains cas.
      Tant pis.
      Oserai-je ajouter, en vous paraphrasant un peu que « C’est avec des esprits confus comme le vôtre qu’on en arrive à perdre jusqu’à la notion de ce qu’est un couple ou une loi » ?
      Bien à vous

      P/O D…. G….
      LSM

  • Jeanne Manson:

    C’est assez rassurant de voir avec quel constant usage  » vieux et régional » vous étalez vos réflexions poussives et vos recherches éronnées . Cette anodine loi sur le mariage semble avoir fait sauter beaucoup de vos barrières en vous et votre laisser-aller intellectuel s’affirme . Au moins,le masque tombe; il était temps ; cela met une certaine sincérité à votre docte et satisfaite . Est-ce l’effet de votre fleuron Frigide Barjot ?
    Pour « couple », partez à l’aventure pour trouver ailleurs que dans votre Robert une définition pleine de surprises et parfaitement adaptée au sujet .

    Quoi qu’il en soit et après toutes vos tartines oiseuses :  » la caravane passe , les chiens hurlent  » : tout est en ordre .
    LA LOI EST PASSEE et le reste de celle-ci aussi PMA GPA passera .
    Plaignez vos petits enfants , arrières et arrières ,arrières petits enfants neveux ,nièces , dans les siècles des siècles qui rieront sans doute de cet ancêtre bigleux timoré et égoïte .

    • Chère Madame Manson,

      Votre réponse, comme pour la plupart de celles qui sont destinées à m’apporter une contradiction, n’est pas une réflexion ou une démonstration à laquelle j’aurais répondu avec plaisir, mais un verre de bile que vous déversez sur ma toile.
      Une seule petite précision : si je devais me projeter dans la situation qui sera celle de mes petits enfants et petits neveux plus tard, il est incontestable que je préférerais me découvrir une identité qui se reconnaisse dans l’amour que des générations de parents sains se sont voués l’un à l’autre dans l’engagement d’un vrai mariage avant ma venue au monde, que le produit d’une pipette et d’une éprouvette maniée par un savant fou (et cupide) au profit de resquilleurs. C’est ainsi que j’appellerais ceux qui désirent la possession d’un enfant (comment qualifier autrement cette misérable revendication d’un « droit à l’enfant » sans jamais évoquer le « droit de l’enfant » ?) et qui refusent d’assumer ce qui justement les institueraient dans le rôle d’un vrai père ou d’une vraie mère ? Ceux qui veulent la jouissance sans la contrainte ? Ceux qui prétendent aimer l’enfant, en rejetant de tout leur être, celui ou celle (suivant le cas) qui lui aura vraiment donné la vie à cet enfant et dont il ne saurait être privé sans une véritable amputation. Celui ou celle sur lesquels il ne pourra souvent mettre aucun visage et aucun nom. C’est déjà assez que les drames de la condition humaine génèrent des orphelins et orphelines sans encore qu’on condamne des enfants à le devenir uniquement pour satisfaire aux déséquilibres d’adultes émancipés de tout bon sens et de toute générosité authentique puisqu’ils prennent leurs déviations sexuelles (qui ne sont qu’un handicap comme un autre et que, comme tel, nous n’avons pas à juger mais à comprendre) pour une réalité constitutive de l’être humain, source de « filiation ».
      Alors quand vous me traitez d’égoïste, je me dis que vous devriez éviter de parler de corde dans votre maison de pendue.

  • Myriam S....:

    Monsieur,

    Mes félicitations pour votre façon de répondre à ceux qui vous critiquent,vous dénigrent ou vous descendent en torche. Quelle patience ! En tant qu’homme public vous devez être ouvert à tous commentaires,mais vraiment certaines personnes sont malsaines et je suis terrifiée de voir qu’il puisse exister autant de méchanceté,de violence verbale.
    Continuez! vous êtes « l »agitateur de neurone »(je n’en ai qu’un…).
    Nous avions vu Hitler en cours il y a qq années et vous nous aviez caché que c’était un homo…
    Cordialement

    Myriam S…..

    • Chère Madame S…..

      Il faut comprendre les critiques, dénigrements, méchancetés et violences verbales comme une sorte de façon qu’ont leurs auteurs de se présenter.
      Ma réponse à « Géraldine » si dessous, vous fera mieux comprendre je pense, pourquoi ce flot de vitupérations me laisse si paisible. De même qu’on ne peut en vouloir à quelqu’un qui vous envoie son poing dans la figure parce qu’il est en train de se noyer et qu’il se débat, on ne peut se laisser atteindre par les vociférations de ceux qui s’identifient, d’une façons ou d’une autre, aux ignominies que je dénonce. S’ils ne se sentaient pas « morveux » ils essaieraient de discuter et de raisonner. Ce qui n’est pas le cas. Comme d’autre part je crois avoir réussi à régler mes comptes avec ce narcissisme qui nous guette tous, il ne m’est pas trop difficile de rester sinon indifférent, du moins calme et réfléchi avec les insultes comme avec les compliments qui me sont adressés. Seul le regard que je porte sur moi et sur ma fidélité à penser, parler et agir en accord avec mes propres principes, a de l’importance. Quand j’hésite, je n’ai qu’à me demander : quel témoignage de vie voudrais tu laisser à tes trois enfants et tes sept petits enfants ? Cela me remet tout de suite les idées en place.

      Concernant Hitler, je vous rappelle que le cours portait sur le « Taureau » et s’appuyait sur quelques personnages caractéristiques qui avaient illustré le signe (Balzac entre autres). Hitler n’était pris que comme exemple que ce que peut représenter un Taureau particulièrement dissonant (obstiné, étroit d’esprit, avide, aveuglé par une passion dominante, etc….). Certes nous avions évoqué sa sexualité – très visiblement immature, tout à la fois exaltée et empêchée à la fois, donc tout à fait susceptible de virer à l’homosexualité – mais comme le cours ne portait pas sur cette question précisément et que je ne disposais pas, à ce moment là, de l’étude du Pr Machtan, « ni le mot ni la chose » n’ont été évoqués.
      Merci de vos encouragements et bien cordialement à vous

      LSM

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