« Une vie humaine paraît presque toujours incomplète.

Elle est comme un fragment isolé dans un long message dont elle ne nous livre qu’une faible partie, souvent indéchiffrable »

Julien Green – « Varouna« 

 

La Psycho-Généalogie

&

l’AnthropoCosmologie Contemporaine

au service du

Ressourcement de la Personne

 Mme Ancelin-Schutzenberger, psychothérapeute, professeur émérite de l’Université de Nice, psychodramatiste de renommée internationale, grande représentante du courant psychogénéalogiste en France et avec qui j’ai moi-même travaillé la psychogénéalogie, commence son ouvrage le plus connu du grand public[1] par les mots suivants :

« Notre vie à chacun est un roman. Vous, moi, nous vivons prisonniers d’une invisible toile d’araignée dont nous sommes les maîtres d’œuvre. Si nous apprenions…….à entendre, à voir ces répétitions et ces coïncidences, l’existence de chacun deviendrait plus claire, plus sensible à ce que nous sommes à ce que nous devrions être……….

Nous sommes finalement, d’une certaine façon, moins libres que nous le croyons. Pourtant, nous pouvons reconquérir notre liberté et sortir de la répétition, en comprenant ce qui se passe, en saisissant ces fils dans leur contexte et dans leur complexité. Nous pouvons enfin vivre ainsi « notre » vie, et non celle de nos parents ou grands-parents ou d’un frère décédé, par exemple, et que nous « remplaçons », à notre su ou à notre insu…..

Ces liens complexes peuvent être vus, sentis ou pressentis, du moins partiellement, mais généralement on n’en parle pas : ils sont vécus dans l’indicible, l’impensé, le nondit ou le secret[2]. »

En lisant ces lignes, en travaillant avec l’auteur, en menant mes propres recherches en relation avec les différents courants de la psychogénéalogie, je me suis aperçu qu’en tant qu’astrologue, j’avais été pendant longtemps un peu comme M. Jourdain qui « faisait de la prose sans le savoir ». Depuis que j’ai commencé à débrouiller un thème natal (une carte du ciel) aux alentours des années 74/75, j’ai toujours fait de la psychogénéalogie moi aussi « sans le savoir » ; certes avec les outils spécifiques que m’offrait ma discipline, mais de la psychogénéalogie quand même.

C’est ce qui me faisait dire dans un article publié par « Le Monde Inconnu » en 1987 :

« Le seul objet de l’astrologie est la rencontre avec soi-même. La rencontre avec la vie qui s’exprime à travers nous. La rencontre avec sa propre existence non pas telle qu’elle est déterminée une fois pour toutes peut-être ; non pas telle que nous la rêvons non plus, mais telle qu’il nous est demandé de la comprendre, de l’organiser pour lui donner son sens et son but véritables.

La carte du ciel d’une personne n’est sans doute pas un « avenir » ou un « destin » tout tracés inéluctablement. Elle est d’abord la figure symbolique de l’héritage qui nous est transmis à la naissance : héritage familial ou généalogique, héritage génétique, culturel, dépôt de toutes les expériences vécues par la lignée dont nous sommes issus. Comme tel cet héritage présente sans doute un passif (ce que d’aucuns appelleraient un « karma » négatif) mais aussi un immense capital de richesses accumulées qu’il nous faudra exploiter et faire fructifier dans le sens le plus adapté à la vie, qui tend, à travers les règles de l’harmonie universelle, à une expression toujours plus unifiante et épanouissante.

Le thème natal est donc une succession acceptée et une promesse à réaliser, jamais un acquis définitif. Un passé et un devenir, jamais un présent figé ou un avenir tout construit. »

Ces lignes étaient donc écrites quelques dix ans avant que je ne découvre l’œuvre d’Anne Ancelin (et celle d’autres auteurs) et quatorze ans avant que je ne travaille directement avec elle.

Lignes prémonitoires ? Non : logiques.

D’où nous viendraient les « conditionnements » (entendus comme spécificités de notre identité à nulle autre pareille) indiqués dans notre thème de naissance s’ils ne nous venaient pas, avant tout, de l’histoire dont nos parents, grands-parents et aïeux ont écrit les précédents chapitres, nous laissant le soin d’improviser un chapitre nouveau à partir du cadre structurel – très souple mais absolu – de notre Thème Natal ? Des « vies antérieures » ? Je n’y crois pas, je considère ces « théories » comme très dangereuses et je m’expliquerai là-dessus si vous le souhaitez.

Aussi, je considère que la psychogénéalogie, l’AnthropoCosmologie et leur association dans ce qu’on peut appeler « l’Astrogénéalogie » ne peuvent se pratiquer que dans le cadre d’une recherche et d’une réflexion commune, d’où toute affirmation invérifiable est exclue (ce n’est pas le cas pour les théories réincarnationistes) et dans lesquelles chacun des acteurs :

– le consultant d’abord

– lintervenant (ou l’Anthropocosmologue) ensuite

– et le groupe (qu’il ne faut pas oublier lorsqu’il y a lieu) enfin,

unissent leurs efforts communs, chacun avec ses outils intellectuels propres dans une démarche pleine d’empathie et de « charité » au sens profond et véritable de ce mot, pour accéder à une lumière, à une vérité qui ne peuvent être que celles du consultant lui-même et non celles que lui assénerait un « gourou » aussi inspiré soit-il.

En admettant qu’il en existe un.

Ce cadre moral et déontologique fixé, venons-en à essayer de définir en quoi consiste d’abord la démarche psychogénéalogique.

 

1/ Essai de Définition

Nous partons du principe que, sur le chemin de notre individuation (pour reprendre un excellent terme junguien) c’est à dire de la pleine possibilité d’expression de nous mêmes et de notre dimension supra-individuelle, pour acquérir autonomie et authenticité, il nous faut rencontrer un Sphinx (comme ce pauvre Œdipe aux portes de Thèbes).

Ce Sphinx consiste dans le poids de nos « mémoires transgénérationnelles ». Ou, ce que Anne Ancelin appelle aussi nos « liens transgénérationnels ».

Ces mémoires ou ces liens nous laissent souvent tranquilles, Dieu merci, car autrement tous les psychothérapeutes de la Terre ne suffiraient pas à la tâche.

Mais il arrive quelquefois qu’ils sont l’explication première des troubles psychologiques dont nous pouvons souffrir : angoisses, anxiété, conduites d’échec, phobies, nervosité, troubles du comportement, difficultés relationnelles, sociales, le tout se perpétuant à travers des scénarios répétitifs que nous ne savons pas comment éviter, bien que nous les connaissions par coeur…….

La psychogénéalogie a mis en lumière le fait que ces « mémoires » ou ces « liens » nous attiraient dans le piège de leurs schémas obscurs, répétitifs, un peu comme la douleur est le signal d’alarme d’une maladie en train de se déclarer.

En fait, ces mémoires ne se manifestent que pour être prises en compte, ramenées à la lumière, désactivées et nettoyées. De telle sorte que la personne, ensuite, puisse reprendre le cours normal et serein de sa relation à elle même et aux autres.

Anne Ancelin-Schutzenberger – et d’autres auteurs parallèlement à ses travaux ou à sa suite – ont essayé de codifier un certain nombre de « structures répétitives » parfaitement repérables dans le cadre de la pratique thérapeutique.

Je peux citer (sans les expliciter car ce n’est pas l’objet ici) les troubles liés à nos « loyautés invisibles » à la « parentification » au « mythe ou la saga familiale » à « la comptabilité familiale » et la somme de ses injustices réelles ou supposées avec tous les « ressentiments » très douloureux, sclérosants qui en découlent et qui dépassent largement le cadre d’une génération, la « culpabilité du survivant » si courant en temps de guerre, ou encore « l’effroi transgénérationnel », etc, etc ….

Tous ces schémas typiques liés aux influences généalogiques (que j’appelais « liens transgénérationnels ») peuvent souvent se manifester et doivent être saisis dans des situations clés de l’existence : au moment de la conception et de la naissance, par exemple, moments si favorables pour faire passer, des géniteurs à l’enfant (par quels mécanismes, nous ne le savons pas) l’information piégée, source de troubles par la suite.

Ils se révèlent aussi souvent à travers les synchronicités d’événements majeurs de l’existence tels que naissance, mariage, divorce, licenciements, abandons, décès, choix des prénoms, etc, dont on peut suivre la répétition aux mêmes dates, aux mêmes périodes de l’existence tout au long de l’histoire familiale, de génération en génération.

Sont aussi à prendre en compte les productions tellement anxiogènes (voire pires) des secrets de famille : viols, incestes, prison, bâtardises, scandales, déclassement social, sont à l’origine de l’apparition de symptômes – quelquefois très graves – à l’âge atteint par l’ancêtre qui est à l’origine d’une de ces expériences si traumatisantes.

Sans parler du poids de cet héritage généalogique sur le choix d’un métier ou d’une profession, d’une vocation, du choix du partenaire, du nombre d’enfants, etc, etc…bref de tout ce qui tend à nous faire perpétuer une histoire familiale qui nous conduit bien plus que nous la maîtrisons…tant que la prise de conscience n’est pas faite.

Il ne faut pas non plus oublier (et nous en avons eu maints exemples dans notre pratique personnelle) le poids des grands événements collectifs ou  historiques sur l’histoire familiale et, bien en aval, sur certains de nos comportements : guerres, révolutions, génocides, bouleversements socio-économiques, revivent souvent dans notre histoire personnelle et orientent notre destinée sans même que nous nous en rendions compte et le plus souvent à notre détriment.

 

2/ Pourquoi et Comment ces liens transgénérationnels influent-ils sur notre propre histoire ?

Tout simplement parce que notre vie se déroule à travers une sorte de négociation permanente entre nos aspirations personnelles et individuelles et l’histoire dans laquelle nous sommes intervenus ; un peu comme un nouveau personnage qui aurait une volonté propre dans un roman dont il n’est pas l’auteur.

Nous « croyons vivre notre vie » mais en fait nous risquons souvent de n’occuper que la place qui nous a été octroyée dans l’histoire familiale, c’est à dire dans l’arbre généalogique.

C’est très net dans l’histoire de certaines grandes familles où l’individualité est complètement niée au profit du respect d’une tradition et de valeurs transmises de génération en génération.

Il faut bien avoir conscience que l’état d’esprit dans lequel nous avons été conçu, attendu, mis au monde, le prénom qui nous a été donné, la place que nous occupons dans la fratrie, et d’autres paramètres encore, tout cela dépend d’un ordre qui nous échappe et qui va profondément conditionner notre façon de vivre, notre façon de nous vivre.

En amont, les rapports entre nos parents avec les leurs, l’ambiance familiale (paisible ou agitée, pour ne pas dire haineuse quelquefois) les rapports de notre famille avec son environnement social, tout cela a une importance non négligeable sur notre parcours individuel.

D’autre part notre famille ne se perpétue pas dans un contexte neutre : l’environnement culturel, politique, religieux et social auront un grand poids sur la façon dont elle se vit elle-même, et donc sur les schémas de comportement qu’elle va nous transmettre.

Même des données en apparence aussi courantes que d’appartenir à une famille paysanne ou citadine, vivre à la ville ou à la campagne, être un fils de « prolo » ou un fils de « bourge » (comme disent nos « jeunes »), une fille d’illettrés ou d’universitaires, d’épiciers ou de notaires (pour paraphraser le poète), tout cela conditionnera d’abord l’adaptation – bien ou mal vécue – de la famille à la société et, contribuera à faire de nous des être différemment intégrés et équilibrés socialement. Aura donc des répercussions sur notre équilibre et nos comportements.

Nous ne pouvons pas échapper au Temps (conditions historiques) et à l’Espace (conditions culturelles et sociales) dans lesquelles notre histoire individuelle intervient.

Il faudra donc que le consultant aidé par le thérapeute arrive à faire une lecture aussi fouillée, précise et objective que possible des données familiales, transgénérationnelles, qu’il aura recueillies et qui lui permettront de commenter son arbre généalogique, devenu sous l’angle de cette méthode d’investigation et de réflexion psychogénéalogique, un « génosociogramme ».

Ainsi pourront commencer à se percevoir les schémas intellectuels, affectifs, relationnels, physiques et corporels, sociaux et professionnels – avec leurs troubles et leurs difficultés, mais aussi leurs richesses et leurs possibilités inexploitées – qui sous-tendent la vie du sujet.

 

3/ Quel est le but véritable du travail astro-psychogénéalogique ?

Développer une plus large compréhension de notre mode de fonctionnement en tant qu’il dépend, justement, de ces liens transgénérationnels ignorés ou simplement méconnus.

Répétons-le : avant que commence notre histoire à notre premier souffle (moment que choisit l’astrologue pour dresse la carte du ciel de son consultant) nous sommes déjà conduits par une histoire généalogique qui va profondément influencer notre vie, comme une barque lancée sur un fleuve ne pourra pas ne pas tenir compte du courant qui la porte.

Comme cette histoire a déjà conduit l’itinéraire de nos parents qui – à leur insu très souvent – nous ont déjà « projeté » dans le futur à travers toutes sortes de choix (pas forcément négatifs d’ailleurs) mais qui ne sont pas (pas encore en tout cas) les nôtres. Et qui ne le seront peut-être jamais.

Pour caricaturer un peu, on peut dire que si nous répondons favorablement à ces projections, à ces choix, à ces ambitions que nos prédécesseurs (car il n’y a pas que les parents qui interviennent ; tous ceux qui, de près ou de loin, participent à notre éducation interfèrent sur notre destinée) projettent sur nous, « nous aurons le droit d’être aimé » à la place qu’ils nous auront fixée. Quitte à nous amputer d’une partie de nous même quelquefois.

Si nous ne répondons pas à ces projections, nous risquons fort de devenir le vilain petit canard de la famille, comme dans le conte d’Andersen. Et c’est tout aussi douloureux.

Enfin n’oublions pas que nos parents peuvent aussi projeter sur nous leurs regrets, leurs échecs, leurs rancoeurs les propres douleurs et souffrances qu’ils ont dû subir pour s’adapter à un environnement familial hostile. Vous devinez aisément ce qu’il peut en résulter pour nous concernant notre équilibre, notre confiance en nous, notre bonheur, notre santé quelquefois. Il me faudrait des pages entières pour vous décrire des cas, tellement poignants, qu’on ne peut pas les évoquer sans avoir le cœur serré.

Vous voyez donc que nos choix de départ sont limités.

D’autant qu’on va aussi, très souvent, nous demander de ressembler – plus ou moins consciemment – à tel ou tel être aimé : le père, la mère de nos parents, un oncle gâteau, une marraine, un amour de jeunesse, un amant, une maîtresse. Dont on nous donnera le prénom en sus !

Pire, on peut nous assimiler à un être qui fut détesté : « tu as vraiment le caractère de ton père, ce bon à rien » ou « plus tu grandis, plus tu ressembles à cette pauvre Elodie ma pauvre fille, tu finiras comme elle, seule avec ses horribles chats » ou encore « tu es tout le portrait de ma belle-mère, aussi désagréable qu’elle ». Je vous laisse imaginer d’autres cas de ce genre….

A force de nous entendre assimiler à tel ou telle,  nous finissons toujours par intérioriser la demande puis à la reproduire dans des comportements qui, forcément (comment faire autrement ?) sont ceux-là mêmes des personnes auxquelles on nous incite sournoisement à nous identifier.

Et ce sont, bien-sûr, ces mécanismes de projection et d’identification qui vont faire de nous – pour une part non négligeable – ce que nous sommes sur les différents plans que j’ai évoqués un peu plus haut : intellectuel, caractérologique, affectif, etc……

Le travail psychogénéalogique – guidé par ce que nous révèle notre Thème Natal concernant symboliquement l’histoire dans laquelle s’inscrit notre parcours – consistera donc à prendre conscience des modèles que nous offre notre arbre généalogique commenté et analysé (génosociogramme).

Il conduira à :

– garder ce qu’il peut nous transmettre de positif pour nous exprimer et pour être,

– nous « nettoyer » des projections et scénarios répétitifs qui nous ont emprisonnés jusqu’alors

– faire la paix avec la part négative, douloureuse de l’héritage familial, qui est ce qu’il est, mais que nous devons non plus subir, mais assumer cette fois-ci en connaissance de cause, seul moyen de prendre la distance nécessaire à le rendre inoffensif et inopérantes les mémoires transgénérationnelles qui agissaient à travers nous, par-devers nous.

 – débusquer les fantômes des placards de notre mémoire familiale, c’est les voir se réduire en fumée et s’envoler par la fenêtre. Définitivement

 

4/ Les bénéfices concrets d’une Astro-Psychogénéalogie ?

Une ouverture plus large de la conscience à la vie et à soi-même aboutissant forcément à une façon de se vivre nouvelle qui permettra de prendre un nouveau départ, de déclencher de nouvelles initiatives dont on ne se croyait peut-être pas capable jusque là.

Entreprendre un travail généalogique sous l’angle qui nous intéresse ici, n’aboutit pas seulement à « nettoyer son arbre généalogique » pour se libérer des non-dits, secrets familiaux, projections négatives, hontes et malheurs qu’il nous a sans doute transmis ; il s’agit bien entendu et complémentairement d’ouvrir une identité à l’intégration d’un capital de richesses comprises elles aussi dans l’héritage familial et que nous ne soupçonnions peut-être pas.

On peut alors comprendre sa famille dans une sorte de visée globale, totale où la dimension historique donne à notre histoire personnelle les assises qui quelquefois lui manquaient. On comprend mieux alors, la fierté, la solidité et la pérennité de ces « grandes familles » où chaque identité se trouve stabilisée par le rattachement à une histoire familiale qui remonte « aux Croisades » pour certains « à Saint Louis » pour d’autres ou « au XVIème ou XVIIème siècle ».

Bien-sûr, la plupart du temps un travail psychogénéalogique n’a pas à remonter si loin ou si haut, l’histoire des deux ou trois dernières génération suffisent pour se libérer de beaucoup de choses et en intégrer beaucoup d’autres dans une visée psycho-physiologique qui englobe la dimension familiale, sociale, culturelle, historique et géographique de la personne.

D’autre part, la dynamique engendrée par ce travail de recherche et de déblayage amène forcément une transformation du mode de communication avec les autres et une évolution des relations que nous entretenions avec eux. Ainsi, il arrive souvent que, pour les besoins de travail généalogique, le consultant soit amené à renouer des liens avec toute une partie de la famille qu’il redécouvre et qui va enrichir la vision qu’il a de sa propre identité.

De toute façon il s’agit d’intégrer, donc de comprendre et de pardonner les éléments négatifs du passé familial pour se sentir plus fort, plus sûr de soi, la fuite en avant n’apportant que troubles, névroses et malaises de toutes sortes.

 

5/ A qui l’Astro-Psychogénéalogie est-elle indiquée ?

A ceux que concerne l’AnthropoCosmologie elle-même ! C’est à dire à tous ceux qui ont envie de faire une recherche sur eux-mêmes et d’accéder – autant qu’il est possible – aux sources accessibles mêmes de leur identité terrestre. Car, pour la divine, elle nous échappe bien sûr.

Identité archétypale et symbolique avec l’Astrologie

Identité transgénérationnelle, familiale, avec la Psychogénéalogie,

les deux disciplines se potentialisant l’une l’autre pour s’éclairer l’une l’autre et favoriser une sorte de double regard, très fructueux.

Il n’est pas nécessaire d’être en difficulté ou mal dans sa peau pour entreprendre une recherche à travers l’une ou l’autre, l’une et l’autre discipline, cela va de soi.

Mais inversement il est évident que le rôle de la psychogénéalogie est particulièrement utile dans la cas de maladies psychosomatiques nécessitant une aide psychologique : spasmophilie, allergies, asthme, eczéma

Elle peut ainsi intervenir en amont d’une psychothérapie de type analytique (psychanalyse si on préfère) voire la compléter ou la remplacer. C’est un choix et une réflexion à mener au cas par cas.

Ceci implique qu’elle peut valablement être conseillée dans le cas d’angoisses, de dépressions, de tendances suicidaires, pour expliquer les comportements d’échecs répétitifs, pour soulager un sentiment d’abandon permanent ; pour éclairer les cas de phobies, d’obsessions.

On peut aussi la mettre en œuvre utilement dans les cas qui relèvent plus des difficultés comportementales : problèmes de dépendance (tabac, alcool, drogue) – dans les troubles du sommeil, les angoisses prénatales, la peur de l’accouchement ; ou même encore, dans certains cas, dans les problèmes de poids.

Vous comprenez bien, en lisant ces lignes, qu’il ne s’agit pas de se substituer à la médecine, ou même de vouloir la concurrencer de quelque façon que ce soit. La psychogénéalogie n’est pas destinée à « guérir les maladies » mais à comprendre ce qui, dans chez le malade, est en prise directe avec ce qui dans son inconscient familial et personnel, dans son histoire généalogique, peut être cause de troubles et déclencher des processus pathogènes – psychologiques ou physiques – faute d’avoir été ramenés à la conscience et « nettoyés ».

Combien de maladies gravissimes : cancer, tuberculose, sida, sclérose en plaque, maladies de cœur, ont-elles à l’origine – indépendamment des données physiologiques et pathologiques qui les caractérisent – un chagrin caché, une honte enfouie, un désespoir inexprimé, un sentiment d’échec ou d’abandon ?

C’est dire que la psychogénéalogie associée à l’astrologie pourrait devenir des outils précieux dans les mains de praticiens assez ouverts et assez curieux pour comprendre qu’ils n’ont pas tout appris sur les bancs de nos universités matérialistes. Que « l’esprit » ou « l’âme » aussi tombent malades et que leur mal s’exprime souvent à travers les maux du corps.

Descartes et Spinoza – pour ne citer qu’eux – chacun à sa façon, en étaient d’ailleurs parfaitement convaincus il y a près de quatre siècles.

Elles permettraient aussi d’approfondir et de structurer la relation entre le médecin et le malade, en offrant au premier une sorte d’histoire symbolique (pour ce qui est de l’astrologie), transgénéalogique, familiale (pour ce qui est de la psychogénéalogie) des schémas pathologiques venus souvent de très loin, dans lesquels son patient se débat.

6/ Quelle est la durée d’une psychogénéalogie ?

Trois méthodes peuvent être mises en œuvre :

I/ L’Entretien Individuel qui se pratique sur ½ journée complète (à Aiguefonde ou ailleurs sous certaines conditions)

II/ Le Week-End où j’accueille 3 à 4 personnes maximum chez moi à Aiguefonde. Formule idéale pour un travail en couple (à noter que ces deux jours peuvent aussi se dérouler dans la semaine d’un commun accord)

III/  Les Séminaires Résidentielsà raison de 2 personnes par jour sur 2, 3, 4 ou 5 jours, suivant le nombre de personnes intéressées.

Ces Séminaires  ont, avant toute chose, une visée thérapeutique et/ou de développement personnel. Rien ne les différencie hormis la durée qui permet d’accueillir plus de monde.

De toute façon chaque personne bénéficie d’une demi-journée complète de travail avec moi.

A/ Les Séminaires

Ils permettent un travail important sur soi. La méthode psychogénéalogique – surtout quand elle est confortée par une préparation astrologique – est une technique rapide, qui va directement à l’essentiel grâce à une grille de recherche parfaitement efficace qui se manifeste par la reconstitution de l’arbre généalogique commenté (Génosociogramme) comparé au Thème Natal de la personne et des principaux membres de sa famille. Ce double travail astro-psychogénéalogique, auquel s’ajoute un travail sur les « photos de famille » est complété par une séance de dés-identification et de remise en ordre de l’arbre généalogique.

A raison de deux personnes dans la journée, on accomplit un itinéraire de décryptage complet et approfondi.

Libre au consultant – s’il en éprouve le besoin – de conforter ensuite ce séminaire par quelques séances de psychothérapie qui lui permettront de recadrer cette nouvelle identité apparue grâce à la « guérison de son arbre généalogique ». J’y reviendrai.

Mais rien à voir avec une « psychanalyse traditionnelle » où, grâce (ou à cause ?) de la technique dite des associations libres on peut discourir dans tous les sens sur un canapé pendant dix, quinze ou vingt ans…ou toute sa vie si on aime ça.

Le travail de groupe présente quelques spécificités heureuses par rapport au travail individuel.

Il se crée dans une réunion de ce genre, une sorte de dynamisme ou de synergie qui font que le groupe participe intensément à l’histoire de la personne qui est en train de commenter son arbre et que, très souvent, il lui suggère des pistes de recherche qui auraient été ignorées ou négligées sans lui.

De plus, j’ai souvent remarqué que les participants – pourtant inscrits « au  hasard », sans se connaître à l’avance – se retrouvaient avoir vécu des expériences très proches, ce qui leur permettait de se mieux comprendre et mieux entraider encore.

La limite du travail est atteinte quand la personne a acquis suffisamment d’informations, a pris suffisamment conscience du ou des « scénarios » familiaux qui pesaient sur elle, pour pouvoir les changer et adopter son propre mode d’expression et d’épanouissement.

C’est là où elle aura peut-être envie de se faire aider pendant quelque temps par les méthodes psycho-corporelles que j’évoquais plus haut et que je décrirai plus loin.

A l’issue d’un bon travail de psychogénéalogie, et dans l’idéal, la personne peut faire les choix qui lui conviennent en toute liberté intérieure et changer de mode de vie, de profession ou de relations si cela lui convient.

Le tout est d’arriver à ce stade de connaissance de soi, de découverte et de « nettoyage » de ses conditionnements où on s’autorise à être soi-même. Où on abandonne le « scénario » qu’on nous avait collé sur les épaules pour épouser le nôtre et le vivre pleinement.

Important : Une personne inscrite pour un Séminaire de 5 jours par exemple, n’est pas obligée d’assister aux cinq jours de travail, mais peut très bien décider de ne rester que deux jours, voire une seule journée si elle est vraiment très engagée par ailleurs.

B/ Les « Week-Ends » thérapeutiques

Ils présentent les mêmes avantages que les Séminaires dans un cadre et une ambiance plus intimes. Ils sont particulièrement recommandés pour le travail en « couple ». Ils réunissent 2 à 4 personnes maximum

NB : Dans tous les cas, à l’issue d’un travail soit  en Individuel soit en Séminaire, un « suivi » psycho-thérapeutique est possible et souvent souhaitable. Il est décidé et organisé au cas par cas entre chacun des participants et les intervenants de PRONOIA.

C/ La Recherche Transgénérationnelle en « individuel »

Rien de particulier à en dire. Le travail se déroule de la même façon qu’en Séminaire ou en Week-end mais en tête à tête entre l’intervenant et le consultant.

Il suffit de me téléphoner pour organiser notre RV c’est tout.

 

7/ Les Conditions pratiques 

Se reporter à la page « PSYCHOGENEALOGIE PRATIQUE » de la rubrique « ORGANISATION PRATIQUE ».

Bien cordialement à tou(te)s

Louis SAINT MARTIN

Une vie humaine paraît presque toujours incomplète. Elle est comme un fragment isolé dans un long message dont elle ne nous livre qu’une faible partie, souvent indéchiffrable.

[Julien Green]

Extrait de Varouna

2 réponses à to “PSYCHOGENEALOGIE”

  • Sabine A.....:

    Bonjour,

    En début 2009, suite aux conseils de votre épouse dont j’étais la patiente, j’ai fait un génogramme avec vous et je tenais à vous remercier de votre bienveillance et votre professionnalisme. Car étant très intéressée par ce domaine, je viens de démarrer une formation en ce sens, très pratique, puisque chaque personne du groupe doit présenter son génogramme et je suis sortie très affaiblie psychologiquement de cet exercice réalisé mardi. Heureusement, votre épouse m’a aussi orientée vers M. Denis Reboul qui va m’aider à dépasser cela.

    Je suis ravie d’avoir fait ce premier génogramme avec vous, car il m’a permis de voir que l’outil seul ne vaut rien. Tout dépend de celui qui l’utilise.

    Veuillez, s’il vous plait, présenter mes salutations à votre épouse de ma part.

    Avec mes remerciements à nouveau, je vous souhaite une bonne fin de semaine,

    Cordialement,

    Sabine A…..

    • Cher Docteur,

      Je suis ravi que notre travail en commun vous ait rendu service et je me réjouis que vous ayez décidé de vous former à la pratique de cet outil qui, au-delà de sa portée thérapeutique, possède une véritable dimension ontologique puisque lui seul, sur le plan terrestre, peut répondre à la question des origines et de l’identité.
      Si vous me permettez une petite remarque bien accessoire sans doute, je vous conseillerai – en plein accord avec l’enseignement d’Anne Ancelin-Schutzenberger qui fut mon maître en la matière – de ne parler de « génogramme » que pour la partie qui concerne le montage pratique, graphique, de l’arbre généalogique. Dès le moment où vous évoquez ce travail dont vous dites être « sortie très affaiblie« , c’est à dire dès le moment où vous commentez ce génogramme – simple outil sans aucune portée réelle en lui même – pour conduire votre symbolisation, c’est à dire mettre des mots sur les expériences généalogiques engrammées dans votre âme à votre insu, susciter les mémoires inscrites dans votre psychisme et vous en affranchir, vous devez parler de « génosociogramme » et non de « génogramme« . En termes de comparaison on dira que le génogramme correspond à un bilan sanguin, le génosociogramme correspond, lui, au traitement actif qui en découlera mais qui n’eût pas été possible sans lui.
      Un détail sans doute, mais qui permet de mieux saisir le processus à l’oeuvre dans la pratique de la psychogénéalogie.

      J’ajoute que je prends le témoignage que vous voulez bien me faire parvenir, maintenant que vous avez le recul nécessaire, pour un très beau compliment et je vous en remercie bien vivement.

      Je n’ai pas manqué de transmettre vos bonnes pensées à mon épouse et elle vous assure, de son côté, de son très bon souvenir et vous souhaite plein de bonnes choses.

      Bon courage dans vos études, je suis sûr que D…. R……à qui j’ai accordé un « lien » sur mon site tant je lui fais confiance, vous fera beaucoup de bien.

      Très cordialement à vous aussi.

      LSM

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