Avertissement : L’article que vous allez lire ci-dessous fait partie du  » CHAP X : Missions et Destins » de l’ouvrage qui paraîtra cette année et que je compte intituler : « Un Astrologue en Quête de Sens … s’interroge sur la notion de Destin« .
C’est pourquoi ce texte fait allusion à certains éléments ou développements figurant dans la partie antérieure à ce chapitre. Ne vous en inquiétez pas, cette évocation ne nuit en rien à la bonne compréhension de l’article en lui-même.
Peut-être même vous incitera-t-il à lire l’ouvrage complet quand les Éditions de l’Aurige : https://sites.google.com/leseditionsdelaurige.com/site/accueil l’auront publié. Ce qui ne saurait tarder.

Dans ce dernier chapitre, j’aimerais tenter d’appliquer les quelques réflexions que je vous ai proposées dans les chapitres précédents, pour interroger quelques grandes destinées à travers leur thème de naissance.
Je ne chercherai pas à donner de ces thèmes une interprétation exhaustive (caractérologique et psychologique par exemple) mais je me concentrerai uniquement sur ce qui, dans ces thèmes, me paraît pouvoir nous orienter vers l’indication d’une mission de vie et/ou d’un destin.

Charles de Foucauld.

On en a beaucoup parlé en cette année de sa canonisation et de très nombreux articles et biographies lui ont été consacrés dont, bien sûr, quelques uns ont retenu mon attention ; mais je ne m’attarderai aux faits biographiques que dans la mesure où ils servent le projet que je me suis fixé.
Qu’est-ce qui avant toute chose, frappe le regard de l’observateur qui se penche sur le thème de Foucauld ?
Ce grand écartèlement qui organise le thème en deux figures principales :

  • Un Grand Carré fermé.
  • Un Triangle isocèle (figure qu’en Astrologie certains nomment une Flèche)

En effet, pour ce qui est de la première grande configuration nous voyons :

  • Une opposition LUNE/MARS en Sagittaire au MC à JUPITER (en exil) en Gémeaux au FC, couper à angle droit.
  • Une opposition NEPTUNEen Poissons, à une conjonction SOLEIL/MERCURE en Vierge, quasi sur la ligne d’horizon, c’est à dire dans l’affrontement Maison 1/Maison VII.

Je détaillerai les significations qu’on peut attacher à cette grande configuration un peu plus loin.

Pour ce qui est de la seconde, nous observons :

  • Une opposition PLUTON/Taureau à VENUS/Scorpion (les deux corps célestes sont « en exil ») dans l’axe des Maisons II/VIII.

  • Au double carré de SATURNE – lui aussi en exil – en Lion et en Maison VI.

Échappe à l’ensemble de ces deux configurations qui réunissent 9 corps célestes sur 10, la planète URANUS, elle aussi en Maison III, conjointe au FC, et maître d’Ascendant.

Essayons d’interpréter sommairement ces différentes composantes

  • La première combinaison LUNE/MARS évoque la présence d’une âme ardente, d’une grande vitalité, un caractère courageux, volontaire, volontiers ombrageux avec les risques inévitables de l’impulsivité et de l’obstination.

  • Opposée à JUPITER, la LUNE entraîne souvent un certain nombrilisme (la psychologie moderne parlera de « narcissisme »), une morale très souple (pour le moins) c’est à dire des mœurs relâchées.

  • L’opposition de MARS à JUPITER, si elle va dans le sens du courage, elle souligne aussi la démesure qui caractérise les entreprises du sujet emporté par son ou ses ambitions.

Mais, ce qui l’emporte sur tout le reste, c’est l’indiscipline foncière qui se dégage de cette configuration. Le sujet ne supporte pas les règles (JUPITER) qu’elles soient sociales ou familiales (JUPITER en en Maison IV) autres que les siennes (Asc Verseau + Uranus angulaire au FC). C’est un « rebelle » typique qui fera scandale par ses mœurs plus que relâchée durant toute sa carrière militaire, dont on se demande comment l’armée ne l’a pas « viré » purement et simplement. Question de prestige familial, très aristocratique, sans doute.

Mais, ces défauts vont se transformer en qualités, car l’Axe III/IX redoublé par l’Axe Gémeaux/Sagittaire (3ème/9ème signes) exalte la soif d’aventures, le désir franchir les frontières, et aussi l’intérêt pour de nombreux domaines, le désir de développer les connaissances par les voyages et la rencontre avec d’autres cultures.

Un pôle important du destin de Charles de Foucauld qui se dévoile ici.

L’explorateur de l’Afrique du Nord, du Maroc surtout où il prend l’identité d’un hypothétique Rabbin Joseph ALEMAN lorsqu’il réside à Fès. Et ce désir de franchir les frontières et de se « dépayser », ainsi que son adaptabilité naturelle (que nous verrons plus tard) lui permettra d’avoir pour compagnon d’équipée Mardochée Abi Serour, Rabbin à Alger, Et, un de ses biographes précise que Charles de FOUCAULD ne s’est déplacé que de communauté à communauté de Juifs tout au long de son exploration, recevant l’hospitalité qu’on devait aux Rabbins (Jean-François Rabati) [1]

On peut penser que si ce voyageur arrivait à se faire passer pour un rabbin c’est qu’il connaissait assez la religion juive pour pouvoir jouer son rôle.
On ne s’étonne pas non plus que Foucauld ait été le premier à établir un dictionnaire de la langue berbère ((tamazight en berbère)), l’axe Gémeaux/Sagittaire n’est-il pas l’axe de la pensée, de la parole et de la communication (et des voyages) ?

Et voilà notre premier personnage qui apparaît : un homme courageux, énergique mais un individualiste et un rebelle, un voyageur épris d’exotisme et d’aventures (la valorisation de la Lune se prête aux rêves de gloire, de conquêtes et d’absolu) un homme prédestiné dès le départ à ne pas mourir dans son lit : la configuration assez violente – Lune/Mars – en Maison X, celle que l’Astrologie médiévale appelait « fatum » (c’est tout dire) parle d’elle-même.

Mais il y en a un autre homme dans ce thème dont on peut dire qu’il ne peut qu’entrer en conflit avec le premier.

C’est celui qui apparaît dans l’opposition SOLEIL/MERCURE en Vierge, à NEPTUNE en Poissons.

Émettons tout de suite une hypothèse en nous référant à des notions élémentaires de la langue astrologique.

  • Tout ce qui apparaît sur la ligne d’horizon d’un thème (Maison 1/Maison VII, autrement dit : Asc/Dsc) concerne l’orientation principale de la conscience du sujet (Asc) et son rapport aux autres (Dsc).

  • Tout ce qui apparaît sur la ligne verticale d’un sujet (axe III/IX et IV/X) concerne les origines et les sources profondes de cette identité ainsi que son évolution (sa vocation, sa carrière, son « destine) possible. Ce n’est pas pour rien que certaines écoles d’astrologie désigne cet axe vertical par celui des « Réalisations ».

Ce petit aparté technique posé, analysons succinctement cette 2ème opposition

  • Le premier pôle – SOLEIL/MERCURE en Vierge

C’est celui de l’érudit, du linguiste, du géographe qu’il est devenu : outre le dictionnaire que j’évoquais plus haut, Foucauld fut le premier à établir une cartographie du Maroc. Car si le SOLEIL (Apollon) et MERCURE la Vierge sont des symboles de conscience éveillée, d’intelligence et de connaissance, la Vierge oriente ces dispositions vers l’auto-perfectionnement, la rationalité, la réflexion, l’esprit de recherche, la précision, mais aussi vers les applications pratiques et utiles et le goût du travail bien fait.

On peut aussi lui attribuer le sens du service et le dévouement, la simplicité, l’humilité :  – Je suis la servante du Seigneur, qu’il me soit fait selon ta parole ! (Luc 1 :38) répond Marie (dont on fête la naissance le 8 septembre sous le signe de la Vierge) à l’ange Gabriel, OUI » s’en remettant ainsi à la volonté du Père, sans réserve, sans conditions et même sans comprendre, nous explique un commentateur anonyme.

Sans comprendre vraiment ? Impossible car c’est la fonction même de l’étape Vierge dans le zodiaque que d’ouvrir notre raison à la pleine compréhension des choses et à la prise de conscience de nos limites humaines. Les Gémeaux, autre signe mercurien, ignore les limites et donne l’illusion de tout pouvoir découvrir et dominer grâce à son ouverture et à sa curiosité, mais c’est la Vierge qui nous les fait comprendre et, prenant acte de nos limitations, nous amène à nous perfectionner.

C’est  ce travail d’intégration et de compréhension qui amène, un peu plus loin, Luc (encore lui. Il est vrai que je suis né le jour de la saint Luc…) à ajouter : Marie méditait ces choses son cœur (Lc 2,41-51)

Comme j’ai pu le lire dans un autre commentaire consacré à ces paroles : Mère de Jésus, elle l’a éduqué, enseigné, aimé d’un amour maternel. Elle a connu des imprévus, des grandes souffrances, mais elle est restée fidèle à la volonté du Père malgré les obstacles et les exigences de l’Amour. […] Elle méditait les évènements dans lesquels elle lisait la signification profonde de ce qu’elle vivait, de ce que les évènements pouvaient signifier à la lumière de l’Esprit Saint qui l’habitait en plénitude. Elle pouvait ensuite en lire le sens.

Foucauld a beau être une sorte d’aventurier avant sa conversion, c’est d’abord ce que nous appellerions aujourd’hui un « scientifique » d’un côté[2] et un homme conscient de ses manques et soucieux de les corriger et de se rendre utile aux autres (Maison VII) de l’autre. Cela n’apparaîtra pas tout de suite dans le cours de son existence, il faudra d’abord qu’il vive et se libère de ses illusions et rencontre enfin la demande de Neptune sur lequel nous allons revenir.

On doit peut-être encore faire remarquer que ces savants travaux ne portent pas sur le sexe des anges ou quelque autre sublime question métaphysique mais s’attaquent à des questions fort concrètes et fort pratiques : si la France veut s’installer en AFN  et y rester durablement, il faut d’abord commencer à bien connaître les lieux (d’où la géographie ) et à parler la langue de ceux qu’on a charge d’éduquer et, si possible, de convertir (d’où le dictionnaire berbère).

En quoi il manifeste la double notion qui se cache derrière le mot « service » : le « service » entendu comme utilité et sens pratique, voire technique d’un côté, le « service » entendu comme responsabilité morale envers son pays et la mission civilisatrice qu’il s’est donnée : service encore envers les habitants de ces pays exotiques dont il partage la vie quotidienne et, bien entendu : le service de Dieu qui enveloppe toute autre considération.

  • Le deuxième pôle intervient alors : NEPTUNE en Poissons.

Remarquons l’extrême « qualité » (en astrologie on parlera de « valorisation ») des personnages en présence :

  • MERCURE, déjà valorisé par la présence du Soleil (valorisateur universel) l’est aussi par sa présence dans son propre signe : celui de la Vierge qui exalte toutes ses potentialités intellectuelles.

  • NEPTUNE, quant à lui, est, lui aussi situé dans son propre signe – les Poissons – et en Maison I (essentielle, comme je le disais plus haut, pour définir l’orientation d’une conscience et d’une personnalité).

C’est sur lui que nous allons focaliser notre attention maintenant.

[Auparavant, remarquons que l’Asc de CdF ne tombe pas en Poissons, signe qui occupe l’intégralité de la Maison I, mais dans le Verseau[3]. Ce qui fait que l’orientation générale de sa pesonnalité est d’abord marquée par les caractéristiques du Verseau. En très gros, caractère plutôt bienveillant, amical et fraternel. Besoin de s’émanciper de toute tutelle, de faire ses propres expériences, caractère plutôt libre et indépendant. Refus logique de la routine et de la monotonie. Tendance à l’idéalisme (refus de la réalité) aspiration à la sagesse (Verseau saturnien) ou au dépassement de soi (et des autres) tendance prométhéenne, voire luciférienne (Verseau uranien).

Ces différentes tendances pouvant, bien entendu, coexister et/ou alterner, en proportions variables, chez le même individu et suivant différentes époques de son existence.

Et une bonne part de l’existence de CdF exprime ces différentes tendances : indiscipline, indépendance, originalité, idéalisme, quête en vue du dépassement de soi, extrême désir de « se distinguer » à tous les sens, dont les plus exigeants. Le tout encouragé par l’angularité d’Uranus en Gémeaux et en Maison III : hyper-cérébralité qui peut être celle de l’apprenti sorcier. Dispositions sans lesquelles rien de cette destinée si originale voire si atypique de CdF ne pourrait être compris et qui l’apparente (quoique de façon fort différente : exaltation uranienne chez le premier, exaltation solaire chez le second) à celle de T.E Lawrence. Je n’y reviens pas.]                 

Revenons donc à notre Neptune en Poissons et en Maison I.

Alors que le MERCURE de la Vierge – surtout accompagné du Soleil – peut être considéré comme un principe essentiellement analytique de sélectivité, de distinction, précision, discernement et tout autre adjectif qui consiste à qualifier l’enfermement du réel dans des limites conceptuelles précises, NEPTUNE, lui, désigne le processus inverse de dissolution des limites, intégration universelle, liquidation ou dépassement des toutes formes de définitions en vue d’une plus grande perméabilité à un milieu quelconque, d’invasion ou d’imprégnation insidieuse de ce milieu, ou encore d’adhésion à une forme quelconque d’universalité, de contemplation et de communion dans les meilleurs des cas.
Contrairement à URANUS qui favorise l’extraversion, la conscience neptunienne est plus portée à l’introversion. Elle favorise une plasticité extrême du psychisme, une disponibilité et une réceptivité majeures à tous les stimuli sensoriels et émotionnels : celle du poète, du rêveur, de l’artiste, du musicien … ou du mystique.
On imagine assez aisément les pathologies d’origine (la schizophrénie) ou acquises (l’alcool, et la drogue) qui vont pouvoir se greffer à partir de telles dispositions qui conduisent à une forme quelconque de nuit de l’âme et de l’intelligence…
Disposition qui, lorsqu’elle est très marquée dans le thème, peut conduire à différentes orientations sur le plan social : adhésion/fusion à des mouvements collectifs (Neptune est le père ou la mère de toutes les grandes utopies qui sous-tendent les mouvements démocratiques collectivistes, syndicalistes, voire anarchiques et chaotiques du XIXème et du XXème siècle). On note aussi l’hyper romantisme, le goût pour l’irrationnel ou le surréaliste, les dispositions visionnaires dans le meilleur des cas, hallucinatoires ou fantasmatiques dans le pire. Sans oublier la tendance universaliste et mondialiste qui est en train de s’attaquer à la racine de notre culture et de notre civilisation actuellement.
Il semble bien – et c’est heureux pour lui et pour nous – que notre ami CdF ait pu échapper aux pires débordements potentiels liés à ses dispositions NEPTUNE/Poissons. Pourquoi ?
D’abord parce qu’elles sont contrôlées par la pôle rationnel et lucide MERCURE/SOLEIL Vierge, ensuite par la dissonance qui met ce NEPTUNE/Poissons et ses possibilités de dissolution de la personnalité, en conflit avec cette axe vigoureux, actif, énergique et réaliste que nous avons décrit avec l’opposition LUNE/MARS à JUPITER.
Si on part de NEPTUNE, planète la plus lente de ce grand dispositif et lui donnant sa couleur essentielle, nous avons affaire certes à un mystique ou un visionnaire, mais rationnel et lucide (comme devait l’être, à sa façon et avec son envergure, saint Thomas d’Aquin dont la philosophie est la philosophie officielle de l’Église).
Mais un mystique ou un visionnaire qui ne peut s’abandonner à quelque perte de contact avec la réalité que ce soit, car l’axe vertical du thème – sans doute en relation avec l’histoire familiale qui a comporté de nombreux militaires et hommes d’action – emporte le jeune homme à partir en quête de sa vérité ; un peu comme Don Quichotte enfourchant sa Rossinante partit à la chasse des géants.
Mais cette quête n’est pas simple ni très organisée car la faiblesse de JUPITER en exil en Gémeaux, en relation avec l’éducation très laxiste et affectueuse du grand-père maternel qui l’a recueilli à la mort de ses parents, ne l’a pas prédisposé à respecter quelque discipline que ce soit. En de nombreux points de son comportement, Foucauld apparaît comme un adolescent attardé.
C’est pourquoi il quitte l’armée à 23 ans après y avoir brillé surtout par son embonpoint, sa gourmandise (il n’entre pas dans ses uniformes au départ), sa table ouverte (il dispose d’une belle fortune), ses parties fines et, en un mot, sa conduite scandaleuse. Ce n’est certainement  pas une recrue que l’armée regrettera.

Que fait-il après sa démission ? Il découvre le Maroc. C’est un « coup de cœur» pour lui car, il est frappé par l’hospitalité des gens, fasciné par l’immensité du désert, mais il est surtout  étonné par la foi en Dieu, grand et unique de l’Islam[4]. Il retourne alors en France, mais ne trouve toujours pas le repos. Et on le comprend car il vient de rencontrer la vie à laquelle il aspire mais sous une forme et dans des conditions qui ne conviennent ni à ses racines culturelles et religieuses, ni au mode de vie très libéral auquel il est  habitué. Il se pose de plus en plus de questions sur Dieu ; entreprend des lectures édifiantes, puis sur les conseils de sa cousine Marie, à laquelle il est très proche, il rencontre Père Henry Huvelin pour obtenir les réponses au sujet de la religion catholique. Huvelin, qui a pleinement compris la recherche de Charles, le fait mettre à genoux, confesser et l’envoie recevoir l’Eucharistie. C’est le début de sa conversion, qui a eu lieu autour du 30 Octobre 1886.
J’ai voulu comparer le thème natal de Charles de Foucauld avec celui de sa conversion, qu’on situe très généralement dans les biographies que j’ai consultées, au 30.10.1886 comme indiqué ci-dessus.

Que remarque-t-on (l’heure de cette conversion ne nous est malheureusement pas connue) dans cette comparaison ?

En partant des mouvements les plus lents aux plus rapides et déterminants, on constate que :

  • PLUTON (crises, transformations, mort et renaissance) d’ailleurs accompagné de NEPTUNE (l’imaginaire ou la foi) arrive exactement sur la position d’URANUS (figure emblématique de ce que Frankl appelle « universaux de sens » ou « universaux de valeurs » ; c’est donc le principe le plus décisif dans la vie d’un être humain, car c’est le plus individuant. Là où est URANUS, là une bonne part de notre vocation nous fait signe). Ici URANUS non seulement se trouve dans un secteur très important concernant les idées et convictions de Charles, mais, en plus il le désigne lui-même puisque Maître de l’Asc. C’est dire si la rencontre PLUTON-URANUS a dû « secouer » notre jeune homme.

  • NEPTUNE (ouverture de la conscience) à 27° du Taureau, termine un long séjour au trigone de MERCURE (21°) et SOLEIL (23°) Vierge, préparant cet élargissement de la conscience rationnelle au surgissement du surnaturel et du religieux.

  • URANUS à 10° Balance met l’Asc en éveil et en état de réceptivité maximum par le quinconce qu’il lui lance depuis un an environ. Uranus gouverne notre capacité à traduire nos perceptions et intuitions les plus abstraites en idées claires et distinctes (c’est pourquoi il est si important dans le le thème de Descartes).

  • SATURNE arrivé à 23° du Cancer établit un relais harmonieux entre SOLEIL/MERCURE d’un côté et NEPTUNE de l’autre, puisqu’il se trouve en position de sextile aux premiers et de trigone au second. C’est comme si ce principe de réflexion, de sagesse, d’abstraction et de structuration, intervenait dans le thème (et dans la conscience) de Foucauld pour lui indiquer la voie à suivre en l’aidant à résoudre l’antinomie qui pouvait lui apparaître comme irréconciliable au départ entre une polarité consciente, rationnelle et réaliste et une polarité totalement irrationnelle et largement imaginative ou contemplative nous mettant en contact, soit avec le néant, soit avec une autre forme de réalité que la réalité que saisissent nos sens. On comprend que, sous un tel aspect, Foucauld ait « compris » quelle était désormais le sens de sa vie.

  • JUPITER, lui, se place à 21° Balance où, par trigone, il favorise et développe (c’est toujours son rôle, pour le meilleur et pour le pire) son propre rôle (21° Gémeaux) en tant que guide de la destinée puisqu’il gouverne le MC et la conjonction LUNE/MARS en Sagittaire. En fait, Jupiter donne son « feu vert » aux nouvelles orientations de Foucauld. Quand j’écris « nouvelles » c’est faux bien entendu, ces orientations étaient toujours présentes dans le thème de Foucauld, mais à l’état potentiel. Ces différentes  configurations qui se mettent en place dans son thème en 1886, vont simplement lui permettre enfin de les actualiser. Le moment est venu de s’engager dans des voies nouvelles grâce à une « conversion » radicale.

  • Remarquons enfin :

    • L’arrivée du SOLEIL sur VENUS, maitre de la Maison III (les idées et opinions) et de la Maison VIII où elle se trouve en Scorpion (huitième signe) qui met en lumière la transformation absolument radicale de la nature émotionnelle et affective du sujet (nous allons y revenir).

    • Enfin, à la date précise du 30.10.1886, nous observons le renouvellement de la conjonction LUNE/MARS natale, exactement sur la position que Mars occupait dans le thème natal : 19° Sagittaire. Cela ressemble un peu au coup de pistolet que tire l’organisateur d’un marathon pour lancer les coureurs sur la piste. Ou, – la comparaison est moins heureuse -, au coup de feu qui, en frappant l’archiduc François-Ferdinand le 28.06.1914, allait lancer l’Europe entière dans un guerre suicidaire.

    • Dieu merci, ici, il s’agit de partir à la conquête du ciel par étapes successives.

Que devient Charles de Foucauld après sa conversion 

L’essai biographique que je cite ici nous apprend que Charles de Foucauld se rend, alors, en pèlerinage en Terre Sainte. A Nazareth, il apprend la vie cachée vécue de Jésus, l’existence « de Jésus travailleur humble et obscur à Nazareth.”. En janvier 1890 il entre à la Trappe de Notre Dame des Neiges, en France. Quelques mois après, désirant une vie plus radicale, il est envoyé à la Trappe d’Akbès, en Syrie. Mais il comprend qu’il ne vit pas la plénitude de la vie à Nazareth qu’il recherchait au début de 1897. Il est laissé libre de suivre la volonté de Dieu ailleurs.

En mars 1897, il a déménagé en Terre Sainte où il réside, pour trois ans, dans la ville de Nazareth, dans le service d’un monastère de Clarisses. Il séjournait dans une cabane, vivant dans la pauvreté absolue, en passant des heures en adoration silencieuse de l’Eucharistie et à l’étude de la Bible. Petit à petit, se concrétise le désir de fonder une réalité de vie religieuse à l’intérieur de l’Église qui sait reproduire la vie de Nazareth, comme l’a vécu Jésus avec sa famille. Il avait déjà écrit une Règle quand il était encore à la Trappe en 1896.

Il développe alors et pense concrètement à la fraternité des Petits Frères et Petites Sœurs, pour lesquelles il réalisera, entre 1899 et 1902, les Constitutions et le Directoire, mais restera seul jusqu’à la mort.

Petit à petit il sent qu’aimer Jésus signifie devenir un frère pour tous, en particulier pour ceux qui ne le connaissent pas encore. Pour cette raison, il accepte de devenir prêtre, à quarante-trois ans[5], et de vivre la vie d’imitation de Jésus “parmi les hommes les plus malades, les brebis les plus abandonnés.” Il est ordonné prêtre le 9 juin 1901 à la grande Chapelle du Séminaire de Viviers. Il s’installe à Beni-Abbès, en Algérie à la frontière avec le Maroc, où il veut vivre une vie consacrée à la prière et à l’adoration eucharistique, en ayant un cœur qui aime tout le monde, pour être auprès des hommes un frère universel, dans la solitude avec Dieu.

Continuant à avoir le cœur au Maroc, mais empêché d’y entrer à cause de la situation politique, il se déplace vers le sud dans le territoire Touareg, à Tamanrasset, où il rencontre la population locale et partage sa vie, s’incarnant dans leur histoire, afin que l’Évangile de Jésus soit connu et vécu dans la vie quotidienne de ces personnes. Il a passé de longues heures avec les habitants, recueillant par écrit leur culture. Ceci a permis d’avoir une mémoire historique.

Charles est décédé le 1er décembre 1916 devant le fort de Tamanrasset, qu’il a construit pendant la Première Guerre mondiale, comme un lieu de protection pour la population. Il sera tué accidentellement par un coup de fusil lors d’une échauffourée provoquée par les troupes rebelles du Sahara.

Comme on peut le constater, ma comparaison à un coup de feu, à l’arrivée de la conjonction LUNE/MARS sur MARS natal le jour de sa conversion, était prémonitoire du destin terrestre ultime de Charles de Foucauld abattu par un de ces hommes qu’il s’était efforcé de comprendre, de servir et d’aimer de toutes les façons possibles.

Je ne reviendrai pas sur ce qui, dans ce texte relève très précisément du vocabulaire attribué à l’axe VIERGE/POISSONS à ses maîtres et à ses occupants. Ex : « il apprend la vie cachée vécue de Jésus » – « vivant dans la pauvreté absolue, en passant des heures en adoration silencieuse de l’Eucharistie » – « Il avait déjà écrit une Règle quand il était encore à la Trappe » [ah ! le goût de la « Vierge » pour les règles de toutes sortes…] – « devenir un frère pour tous » – « parmi les hommes les plus malades, les brebis les plus abandonnée »s – « une vie consacrée à la prière et à l’adoration eucharistique, en ayant un cœur qui aime tout le monde, pour être auprès des hemmes un frère universel, dans la solitude avec Dieu »…

Je ne continue pas car ces extraits parlent d’eux-mêmes pour confirmer le meilleur et le plus spécifique de la vocation Vierge-Poissons du père de Foucauld.  Et c’est normal puisque cette combinaison est magnifiée par la présence dans ces signes mêmes de leurs « maîtres » traditionnels : MERCURE,NEPTUNE portés à l’incandescence de leurs significations par la présence du Soleil.

Mais la lutte a été rude et, devant lui, Foucauld a trouvé les deux plus redoutables ennemis sur la voie du salut : ceux de la chair et celui de l’orgueil.

  • La Chair – et toutes ses dérivations – apparaît de manière évidente dans la grande opposition qui structure la troisième grande configuration (nous en avons étudié deux, je le rappelle) mettant en conflit par double-carré un Saturne en Lion et en Maison VI à l’opposition Vénus/Scorpion d’un côté Pluton/Taureau de l’autre.

Prenons d’abord l’opposition Vénus-Pluton.

Les deux corps célestes son « en exil » astrologique. C’est à dire qu’ils sont dans les signes opposés à ceux dans lesquels ils peuvent et doivent déployer leurs fonctions.
La fonction de VENUS, si on laisse de côté tout ce que la caractérologie, la psychologie ou l’étude des tempéraments peut nous apprendre, consiste à aimer, à unir, à associer suivant un choix conscient. Jung dirait que VENUS représente une planète rationnelle : elle forme des jugements, pose des choix, même si une partie de ceux-ci nous sont inconscients (revoir la distinction que Paul Diel établit entre nos motivations intérieures, et nos mobiles ou motifs extérieurs).
C’est à partir de la définition de cette nature profonde, qu’on peut associer à VENUS les attributs secondaires habituels concernant la sociabilité, la sympathie, la séduction, le charme, la beauté, la sensualité, etc… en proportion inégale chez chaque individu.
D’un point de vue biologique et anthropologique : pas d’humanité sans amour. L’attirance entre deux êtres est souvent d’ordre à la fois amoureux et sexuel entre deux êtres sains. On tombe amoureux d’abord d’un être qui semble représenter un idéal amoureux pour nous (NEPTUNE joue son rôle dans le processus) et on désire ensuite établir une intimité plus profonde, charnelle, avec lui (ou elle) pour répondre à l’appel de la vie et à la survie de l’espèce.
C’est ce que ne comprend plus ou ne réalise plus une Vénus en Scorpion (Carmen en est le personnage emblématique pour moi, comme je l’ai longuement expliqué en d’autres parties de mes ouvrages). Et c’est très logique :

  • Le Taureau est le signe magnétique, de la fécondité, de la satisfaction matérielle et sexuelle, de la floraison printanière qui prépare les fruits de l’été.

  • Le Scorpion est celui de l’automne, de la dématérialisation, de la dés-incarnation, donc de la mort (physique) de la nature, de la pourriture et de la décomposition végétale, animale et humaine. L’exact contraire de la fonction vénusienne, fonction attractive qui préside aux plaisirs de l’amour et favorise donc la transmissions de la vie et la vie elle-même dans sa plénitude.

  • Une VENUS en Scorpion est donc une VENUS en recherche de rédemption dans le meilleur des cas. Assez rares. Dans ce signe elle se place sous l’emprise des instincts primaires (MARS, PLUTON) alors que, nous l’avons vu, VENUS est une fonction très élaborée qui appartient à l’ensemble des trois fonctions spirituelles : SOLEIL, Intelligence et Volonté, MERCURE échanges et communication en recherche de Vérité et VENUS, fonction valorisatrice, en recherche du Bien et du Beau. Le Bien, le Beau, le Vrai de notre tradition philosophicoreligieuse bimillénaire, ressortissent à trois fonctions dont Dieu nous dote quand Il nous crée, pour que nous les cherchions et les trouvions : SOLEIL-MERCURE-VENUS.

  • MARS et PLUTON eux nous rappellent que nous avons un corps qui obéit à certains dynamismes (les pulsions telles que la faim, la soif, le désir sexuel, la lutte pour la survie, la propagation de l’espèce et autres pulsions secondaires et les instincts par lesquels elles s’expriment), et ils doivent toujours être placés sous le contrôle de ce que Diel appelle pulsion spirituelle (représentés les trois corps célestes évoqués ci-dessus).

Et pas l’inverse comme c’est le cas dans notre monde moderne où toutes les valeurs morales et spirituelles sont inversées ; et encore plus inverties qu’inversées.

  • Or, chez Foucauld, VENUS est en Scorpion.

C’est à dire que sa fonction « amour, valorisation, élection » est aiguillée vers tout ce qui peut exciter un érotisme exacerbé, voire susciter des instincts animaux, bestiaux, primaires, dans l’expression d’une sexualité brute, libérée de toutes formes de tabous moraux ou sociaux et l’orientant vers la satisfaction de fantasmes excitant pour l’imagination, le goût des transgressions et des perversions sous sous le prétexte commode – et très actuel –  de la liberté que chacun à disposer de son corps. A l’extrême cet aspect de dépravation, peut se révéler très destructeur et autodestructeur.
Ce qui explique que Foucauld ait été un grand amateur de prostituées (il paraît qu’il en a amené quelques unes à la caserne !), un organisateur de parties fines, voire d’orgies avérées. Où ne manquait même pas, d’après certains de ses biographes, une certaine prédilection dans les jeux homosexuels. Ce qui fit de lui un interlocuteur apprécié du maréchal Lyautey [6] qu’il rencontra plusieurs fois au Maroc alors que ledit maréchal qui semble avoir sodomisé à peu près tous les jeunes officiers qui croisaient son chemin et s’en être vanté auprès de Foucauld.
Il ne faut pas oublier non plus, dans le cadre d’une vision globale des choses, le côté osmotique de Charles de Foucauld lié à sa nature profondément neptunienne. Ce besoin de fusion-communion qui, après sa conversion, lui permettra d’entrer en communion avec les plus pauvres, les oubliés de la vie, à vouloir se fondre dans une communauté de destin avec tous les être humains considérés comme des frères, est sans doute aussi ce qui, avant sa conversion, lui permettra de vivre tous les délices de la promiscuité et de l’indifférenciation sexuelle.

  • De plus VENUS en exil en Scorpion est opposée à PLUTON, lui aussi en exil en Taureau.

Les deux compères ont échangé de domicile et continuent à entretenir une relation toxique, sulfureuse.
Quand je songe à une planète « en exil », situation à laquelle la littérature astrologique ne manque pas d’attacher les pires désagréments, je songe à une récente lecture dans laquelle l’auteur s’attachait à nous faire comprendre ce que représente « le purgatoire ».
Le purgatoire disait-il (je cite de mémoire) n’a rien à voir avec un lieu de répression, de punition et d’humiliation comme le bagne ou le goulag, c’est, bien au contraire, un lieu où l’âme est soumise au feu de l’amour divin pour être lavée et sauvée. Or, le feu de l’amour divin peut être comparé à une lumière que nos yeux ont du mal à supporter comme ils ne peuvent supporter l’éclat du Soleil sans lequel, pourtant, il n’y aurait pas de vie sur Terre. On peut aussi comparer cette expérience à certains traitement médicaux ou chirurgicaux, difficiles à supporter mais qui, pourtant nous sauvent la vie.
Une planète « en exil » correspond donc à des dispositions initiales arrivées au bout d’un processus de dégradation maximum et qui demandent à être purifiées, restaurées, recyclées dirait-on aujourd’hui. « Là ou croît le péril, croît aussi ce qui sauve » affirmait le grand poète Hölderlin (20.03.1770 – 23.59 – Lauffen am Neckar All.) Peut-être y-a-t-il là une idée que nous pouvons adapter à une planète en pleine cure de recyclage parce qu’elle est arrivée au bout du processus qui tend à la détruire.
Processus que j’ai tenté de décrire ce pour VENUS Scorpion.

Pour PLUTON en Taureau, les choses sont moins précises du fait même que Pluton est un personnage récemment entré dans le panthéon astrologique (18.02.1930, jour anniversaire de Wolfgang Smith qui est un de mes maîtres à penser).
André Barbault y voit « des passions profondes qui soulèvent souvent d’épais remous intérieurs ».
Paul Colombet (astrologue un peu oublié) : « passions profondes, recherche de la possession pour garantir la sécurité, forte polarité sexuelle »
Wolfgang Reinicke (représentant de l’École dite de Munich) « forte dépendance à l’argent et à la propriété. L’instinct d’acquisition est fort développé. Beaucoup d’endurance et d’opiniâtreté. Érotisme fort développé.
Il n’est pas jusqu’à Claire Santagostini qui reprend pour PLUTON une citation de Jung l’assimilant à la queue du saurien qui survit en chacun de nous. Le Saurien (analogie avec le scorpion) dans le Taureau, n’est-ce pas un condensé éloquent de l’axe Taureau-Scorpion ?

J’arrête là mes citations qui tournent toutes autour de la même problématique purement descriptive, mais qui ignorent la fin poursuivie par de telles dispositions.
Or, la fin poursuivie par la configuration extrêmement problématique qui nous occupe ici, si elle se manifeste extérieurement par des passions profondes, des remous intérieurs, par un érotisme fort développé, l’obsession de la sécurité dans la possession, etc., consiste à faire en sorte que les valeurs qu’elle mobilise puissent retrouver une forme d’expression harmonieuse, en phase avec la vie et ses règle naturelles.
Il y a quelque chose qui s’apparente aux douleurs de Gaïa, enceinte des œuvres monstrueuses de son fils Uranus, et qui attend qu’on vienne l’en délivrer. Ce que fera, vous vous en souvenez, Saturne, un de ces fils incestueux justement, en châtrant son père.
Cela aurait pu durer toute une vie car beaucoup d’humains terminent leur existence sans avoir réussi à vaincre les démons qui les hantent, à maîtriser les passions – sexuelles ou autres – qui les dominent et les détruisent dans ce monde et, peut-être, dans l’autre ; en détruisant beaucoup de leurs proches au passage.

Mais voilà VENUS et PLUTON ne sont pas seuls en jeu dans le scenario : je t’aime mais je me déteste, je te hais mais je meurs de désir pour toi.[7] Ou encore je t’aime, moi non plus, que ce cher Serge Gainsbourg, qui s’y connaissait un brin en matière d’érotisme et d’autodestruction, a rendu si célèbre.

Ils ne sont pas seuls car SATURNE , l’éternel empêcheur de jouir en rond (si je puis dire) veillait au grain.
La tâche de SATURNE, quand il n’est pas en mesure d’assumer sa fonction de maîtrise de soi, de renoncement au superflu pour se fixer sur l’essentiel nécessaire, de sens des responsabilités, de maturité et de sobriété, libère la tendance à laquelle il s’attache mais sur un mode régressif, immature, souvent asocial.
Ici Saturne est en Lion, son signe d’« exil » pour lui aussi (décidément) et en Maison VI : celle de la soumission et de la servitude.
Donc, dans un premier temps de la vie de CdF il a libéré les tendances qui s’attachent aux deux symboles, mais sur le mode régressif, primaire et brut de décoffrage que j’ai essayé de décrire plus haut.
Y compris d’ailleurs, sur le plan de la nourriture et de la boisson, au négatif le Taureau est un signe glouton, et au négatif le Scorpion aime les émotions fortes et les stimulants alcoolisés. Vous vous souvenez que CdF arrivant à Saint-Cyr était si gros qu’il ne rentrait pas dans les uniformes qu’on lui proposait et qu’il ne crachait pas sur le champagnes et autres « spécialités régionales ».

Mais SATURNE – quand on se souvient qu’il se nomme aussi Chronos – est un « dieu » qui sait prendre son temps. Son travail alors consiste à resserrer la corde, insensiblement, pour contrarier nos passions jusqu’à ce qu’elles se soumettent. Vous connaissez ce genre d’entraves dont on ligote les membres d’un prisonnier et qui se resserrent d’autant plus qu’il s’agite pour s’en libérer. C’est le travail de SATURNE ici  que d’abattre les défenses orgueilleuses de CdF et de ramener ses violentes pulsions à résipiscence.
Et c’est ce travail qui explique que ce libertin, ce débauché, cet électron libre auquel nous avons affaire avec le jeune CdF, est aussi un inquiet, tenaillé par une recherche intérieure constante pour donner un sens à sa vie qui apparaît forcément pour ce qu’elle est à un garçon aussi intelligent que lui : une vie non seulement vide, mais inutile et, par certains côtés, peu respectable.
D’où la conversion à 28 ans – sur laquelle je ne reviendrai pas – après qu’il ait rencontré dans ses voyages un mode de vie, heureux, paisible, à l’opposé de son existence agitée et dépravée.

SATURNE a bien fait son boulot.
Mais, prudence, cela ne marche pas à tous les coups. Le thème natal de chacun d’entre nous comporte lui aussi la présence de Saturne et nous ne devenons pas tous saints après avoir été des débauchés. Loin de là.

Qu’est-ce qui explique alors une telle évolution ?

Comme toujours le thème répond de bonne grâce.
Charles de Foucauld possède un Asc. Verseau.

  • Nous avons vu qu’une dimension du Verseau sous influence uranienne – et nous avons montré l’importance d’Uranus dans ce thème – est celle de l’affranchissement de toute tutelle, du goût de la liberté et de l’indépendance et, chez les sujet doués, la recherche du dépassement de soi (et des autres, ai-je ajouté) dans la quête d’une expression aussi originale que possible de soi-même. En fait d’une vocation à quoi se consacrer.

  • Mais le Verseau – il ne faut pas l’oublier – possède deux « maîtres » : URANUS, le moderne et SATURNE, l’ancien, le traditionnel.

Je viens d’évoquer ci-dessus les points clés de la fonction saturnienne et vous avez pu constater qu’elle était à l’opposé de la fonction uranienne : ce que recherche le Verseau saturnien, ce n’est pas la liberté, la gloire, le dépassement de soi, l’originalité, mais la Sagesse, entendue dans le sens traditionnel qui doit toujours prévaloir en Astrologie : acceptation et soumission aux lois naturelles par une approche respectueuse de toutes les sources de connaissance que l’expérience acquise par l’humanité depuis sa création, a mises à notre disposition. Et cela dans un but précis : tenir dignement notre place (assumer notre « état » disait-on autrefois) dans la société et y assumer nos responsabilités.
Symbole austère de maturité, de solidité, de fiabilité.

Or, comme je l’ai dit plus haut et comme le montre le thème que vous sous les yeux, c’est bien ce SATURNE qui exerce sa pression sur l’opposition VENUS-PLUTON.

  • Il est en Lion, signe d’éclat, de puissance, d’autorité, d’orgueil, d’individualisme forcené.

  • Il est maître de l’Asc Verseau, mais aussi, celui de la Maison XII : celle des épreuves, des exils, des contraintes majeures et des renoncements. Celle dont le poids – en relation avec l’héritage transgénérationnel – pèse sur nos destinées sans même que nous nous en doutions.

La traduction alors est claire :

Charles de Foucauld doit d’abord vaincre son orgueil et ses prétentions à une liberté sans contrainte pour être à la hauteur de ce qui lui est demandé, c’est à dire à la hauteur de sa quête d’un haut idéal.
Il doit comprendre qu’on n’est jamais libre qu’envers soi-même, envers les pressions et les tensions qui nous empêchent d’obéir à notre pulsion spirituelle.
Il doit donc vaincre son axe VENUS/Scorpion-PLUTON/Taureau, se libérer du poids de la chair, du désir érotique et des pratiques qui l’ont entraîné sur la pente de la dégradation et assumer une vie qui ne peut se déployer et resplendir que par le renoncement et le service. Car, vous ne l’avez pas oublié, Saturne est en Maison VI, position la plus limitante et asservissante qui soit.
Alors tout le reste du thème pourra se déployer mais sur un autre mode que celui d’un aventurier à la Jack London, d’un bâtisseur d’empire à la Lyautey, d’un grand voyageur à la Marco Polo, mais sous celui d’un humble serviteur du Christ à travers le service des hommes, tous créés à l’image et ressemblance de Dieu,  ne l’oublions pas, car CdF ne l’a certainement  pas oublié lui non plus.

Je crois qu’ici il faut faire intervenir une donnée essentielle de ce thème que je n’ai pas pu encor encore mettre en lumière. Pour cela il convient de revenir sur l’opposition NEPTUNE/Poissons à SOLEIL/MERCURE Vierge et à toutes les dimensions contradictoires qui s’attachent à cette configuration sur laquelle je ne reviens pas.
Et pourtant c’est elle qui explique, en dernier ressort, l’orientation que la vocation de Foucauld et sa destinée si « misérable » si on se place du point de vue mondain, ont prises.
Pour cela il faut revenir en 1980 et ouvrir l’excellent petit ouvrage qu’avait publié à cette date un certain Jacques Berthon (21.02.1926 – 07.30 – Châtellerault 86) qui avait fondé l’École Supérieure d’Astrologie de Paris qui dispensait un excellent enseignement (quoique très marqué par l’inféodation de l’astrologie à la psychanalyse, mais c’était la mode à l’époque). Cet ouvrage – je ne sais s’il en a écrit d’autres – s’intitulait « L’Univers des Poissons »[8] et il évoquait de manière très appropriée le symbolisme qui s’attache à cette étape du zodiaque. Ce qui ne saurait nous surprendre puisque le thème natal de l’auteur présente une quadruple présence (Soleil, Mercure, Asc. Uranus en Poissons !)

Ce qui nous intéresse tout particulièrement ici, c’est la notion de « Fusion avec l’Infini » qui, pour Jacques Berthon caractérise essentiellement les « Poissons ». Je ne détaillerai pas sa démonstration mais, en se basant sur l’analogie qui associe les Poissons avec les quatre temps qui qualifient les mouvements de flux et de reflux des vagues et des marées, il définissait à merveille l’essence même du signe.
Je résume très schématiquement sa perception dans le tableau ci-dessous : 

POISSONS

FUSION AVEC L’INFINI
Analogie avec l’OCEAN

FLUX : Étalement – Intégration – OU – REFLUX : Resserrement – Renoncement
***
INFINI
Double Orientation

1/ INFINI COSMIQUE – 2/ INFINI HUMAIN

1/ Infini Cosmique = Astronomes, Cosmologues, Créateurs, Visionnaires (et toutes leurs diversifications)

2/ Infini Humain = Mystiques, Religieux, Artistes, Universalistes, Humanistes, Utopistes…

Ce qui aboutit à classer un « POISSONS« 

Dans la catégorie « COSMIQUE » ou « HUMAIN » avec leurs orientations propres
Et à établir leur mode de fonctionnement sur les deux modes « ÉTALEMENT » ou « RESSERREMENT« .
La liberté et l’immensité de perspective de l’Océan d’un côté –  Le conformisme du bocal ou de l’aquarium de l’autre.

L’erreur, bien évidemment, serait d’assimiler l’AMPLEUR de l’un à  une Réalisation d’envergure et le RESSERREMENT de l’autre à la Sécheresse et la Stérilité. Il n’est est rien. Ce sont deux orientations de la conscience, mais qui ne préjugent pas de la richesse d’expérience que chacune de ces deux orientations peut entraîner. La preuve nous en est donné par CdF, « Poissons type Resserré »

Fin de la parenthèse Berthon.

Très intéressant maintenant, consistera à déterminer ce qui, dans le thème natal, a favorisé cette double orientation. D’autant qu’au départ nous avons rencontré un garçon énergique, vivant, volontaire, épris de voyages, d’aventures, de beuveries et autres désordres.
Et puis insensiblement, cette nature non seulement s’est assagie – ce qui l’a conduite à la conversion – mais a voulu s’enfouir au plus profond et au plus désert de l’existence terrestre.

Ne cherchez pas plus longtemps.
L’influence saturnienne, si implacable qu’elle a fait un saint d’un débauché, est celle qui a resserré de plus en plus fort les mailles du filet (pour rester dans les métaphores maritimes) de manière tellement implacable, que les poumons de Foucauld, sur le plan spirituel, n’ont plus pu respirer que l’air raréfié des cimes : celles de l’abstinence, du renoncement, de l’oubli total de soi.
Et ce qui me paraît déterminant dans les dispositions qui l’ont conduit à une telle évolution, insoupçonnable à l’orée de sa vie, c’est la réconciliation qui apparaît dans le sextile qui unit les deux maîtres de l’As – l’égo – et de la Maison XII [celle de l’extrême resserrement] : SATURNE et URANUS.
Réconciliation qui semble se faire entièrement au profit de SATURNE puisque URANUS évoque cette réticence naturelle que l’homme éprouve à obéir à une discipline, à  des règles, à des principes qu’il ne s’est pas lui-même fixés (c’est le Non Serviam de Lucifer) alors que SATURNE incarne le devoir impersonnel, l’ordre des choses, le poids des devoirs qui s’imposent à nous.
Mais, en fait, ce n’est qu’une illusion car Foucauld, malgré plusieurs tentatives, n’a jamais pu vivre très longtemps au sein d’une communauté régie par des « règles »  – que ce soit celles de saint Benoît, de saint Ignace, de saint Dominique ou de tout autre fondateur d’Ordres. Certes il a vécu seul et en ascète (SATURNE) mais en restant totalement maître de lui-même (URANUS) jusqu’au bout de son existence.

De ce point de vue il donne une belle leçon à ceux qui, d’un côté, – dans quelque domaine que ce soit – s’attachent trop rigoureusement à des règles qui les rassurent mais qui finissent par étouffer « l’esprit », comme à ceux qui pensent pouvoir s’émanciper de toute discipline, de toute loi supérieure, pour se mettre au service de leurs lubies, sans se soucier d’adopter une ligne de conduite qui puisse donner un sens à leur vie autre que la satisfaction de leur passion du moment, car, étant en accord avec eux-mêmes, il pensent être en accord avec la vie et avec Dieu. Et ils sont nombreux actuellement, cinq siècles de libéralisme étant passés par là. 

Je pense avoir pu intéresser le lecteur au plaisir que l’astrologue peut éprouver à retracer la démarche de toute une vie dans un thème natal, ce qui peut le conforter dans sa vocation à aider les hommes à trouver leur chemin individuel. Et le cas de Charles de Foucauld se prêtait admirablement – en lui-même et dans les circonstances de sa canonisation – à cette démonstration.
Bien sûr, les lignes que je viens de lui consacrer témoignent du respect et de la sympathie extrêmes que je lui porte, personne n’en doutera. D’abord parce que je suis Chrétien et qu’il peut représenter un modèle pour tous les Chrétiens. Ensuite parce que le type de difficultés qu’il a eu à résoudre sont celles que je retrouve quotidiennement soit dans ma propre existence, soit dans la pratique de la consultation. Et son exemple est l’un de ceux qui me sont très précieux pour montrer à mes consultants que la victoire sur soi-même est toujours possible.
Il n’empêche que mon mauvais esprit me suggère qu’on peut servir le Christ, aimer les hommes, partager leurs souffrances et y apporter quelque soulagement si c’est en notre pouvoir, sans vouloir absolument se faire le plus petit de tous, le plus pauvre de tous, le plus solitaire et abandonné de tous.
Sans aucunement discuter les mérites qui sont les siens et qui lui valent aujourd’hui l’honneur des autels, je soupçonne un reste d’orgueil inflexible dans cette volonté d’être le dernier des derniers, quand on ne peut être le premier des premiers.
Car, si l’on y réfléchit bien, le dernier des derniers ne peut être que le Christ quand on considère la terrible façon dont Ses propres coreligionnaires, Ses frères de sang et de foi, L’ont traité, ont tenté de Le déshumaniser pour mieux L’humilier. Il n’est qu’à lire le récit de Sa Passion, de Son procès à  à Sa Crucifixion via les étapes intermédiaires de violences qu’Il a dû affronter, pour comprendre qu’il est difficile de descendre plus bas.
Or, Charles de Foucauld par sa volonté d’abaissement et de mortification totale, semble, en fait, vouloir presque faire oublier Son modèle… pour mieux se hisser à Sa hauteur, ce qui me paraît un peu excessif. Mais ce n’est qu’une impression subjective.

Il n’en reste pas moins que si j’ai bien fait mon travail, ce qu’on peut désigner par les termes de « mission de vie », de « vocation » mais aussi de « destin » ultime – nullement imposé de l’extérieur par je ne sais quel « fatum » mais délibérément orienté par l’ensemble de la démarche et des choix de CdF, à partir de ses inclinations, tendances, mais aussi de ses failles et ses défauts, devrait être clairement apparu dans l’analyse de ce thème.
Non – je le précise pour qu’il n’y ait aucune ambigüité – qu’un thème natal puisse assurément obliger celui qu’il informe à devenir un saint !
Non – de la même façon -, qu’un Astrologue compétent (il y en a beaucoup je pense) puisse forcément déceler la présence potentielle – et encore moins la réalisation – de la sainteté dans un thème.
Car cela est affaire de l’Esprit qui souffle où Il veut, et qui accorde Sa grâce à qui il veut.
En revanche, le thème natal nous explique, il me semble très clairement, comment, à partir de quelles déterminations intérieures et extérieures, à travers quel cheminement tel personnage – Charles de Foucauld en l’occurrence – a pu devenir un saint. Et c’est déjà beaucoup.
Et pour bien préciser cette nuance importante entre ce que peut et ce que ne pourra jamais révéler un thème natal, je voudrais souligner ici deux idées essentielles pour qui veut comprendre et pratiquer une astrologie d’inspiration réellement chrétienne. Après quoi nous pourrons conclure définitivement cette étude.

  • On ne peut évoquer une mission, une vocation ou un destin sans poser du même coup, un objectif à atteindre.
    Pour un Chrétien cet objectif ne peut être que celui d’un Auto-perfectionnement qui le rapprochera de Son modèle : le Christ, Bien suprême.

Et tous les moyens qui lui sont offerts à sa naissance doivent contribuer à réaliser cet objectif. Jean Daujat (qu’on lit toujours avec le plus grand bénéfice) écrit dans son ouvrage « Physique Moderne et Philosophie Traditionnelle[9] » : Il y a ainsi au fond de la philosophie aristotélicienne et thomiste l’idée que tout être imparfait (et tel est le cas de toute créature) possède en lui les possibilités de se perfectionner, c’est à dire d’acquérir des perfections qui lui manquent, d’où un besoin essentiel d’évolution et de transformations intérieur à toute créature. Il est essentiel à tout être imparfait de porter en lui des inclinations ou tendances vers les perfections à acquérir qui sont pour lui ce qu’on appelle des biens[10]. Un bien est l’objet vers lequel on tend, l’objet de toute inclination, donc tout ce qui peut perfectionner ou développer un être d’une manière quelconque : inclinations ou tendances portent sans cesse tous les êtres de la Création à entrer en activité pour acquérir ou réaliser ce à quoi ils tendent, pour obtenir les biens vers lesquels ils sont inclinés, et voilà pourquoi tous les êtres de la Création sont en perpétuelle activité et tout l’univers en perpétuelle évolution et transformation.

C’est à bien prendre conscience de ces inclinations et tendances en vue d’atteindre à ces Biens (spirituels cela va sans dire) que doit servir une bonne étude astrologique.

  • La deuxième idée essentielle qu’on doit toujours garder à l’esprit, est celle de la présence de la Grâce dans nos vies.

Qui parle de Grâce évoque forcément la distinction essentielle que l’on doit établir entre l’ordre qu’elle institue dans les destinées humaines (l’ordre de la Grâce), et l’Ordre Naturel dans lequel nous sommes profondément ancrés en tant que créatures.
Jean Daujat, toujours lui, écrit à ce sujet[11] : […] dans un domaine totalement étranger et imperméable à toute investigation scientifique [et astrologique, ajouterai-je], la foi chrétienne nous révèle deux discontinuités essentielles dans l’histoire de l’univers.

  • La première est la discontinuité absolue et infinie entre l’ordre naturel et l’ordre surnaturel qui est participation à la nature même de Dieu : le don de la Grâce, pur cadeau de la part de Dieu, est pure irruption de la vie de Dieu au sein de la nature humaine ne correspondant à aucune exigence, attente, disposition ou préparation de celle-ci. Et Jean Daujat nous donne l’exemple de l’intervention de Dieu qui a donné la vie surnaturelle à Adam et Eve réalisant ainsi une discontinuité, un abîme entre tout ce qui existait avant et ce qui existe à partir de là.

Et il continue :

  • Une seconde discontinuité absolue a été réalisée dans l’histoire humaine par l’intervention divine avec l’Incarnation : celle-ci est pure irruption de Dieu dans l’histoire humaine pour assumer une nature humaine dans la Personne Divine de Dieu le Fils. Présenter Jésus-Christ comme un produit ou un aboutissement de l’univers et de l’humanité constituerait une très grave hérésie [12].

Et de ce point de vue, je crois que l’étude astrologique de cette extraordinaire odyssée qu’est la vie de Foucauld, si elle confirme les très heureuses intuitions de Paul Diel et surtout de Viktor E. Franckl en matière de mission de vie et de destin portés par l’Esprit (sous la forme qu’ils lui attribuent), montre l’intérêt qu’elles auraient à intégrer la démarche astrologique dans leurs méthodes pour dépasser le cadre des hypothèses psychologiques d’ordre général et atteindre vraiment à l’individuel. Car cette étude confirme que si l’un et l’autre de ces auteurs [et chacun à sa manière], supposent la présence d’un esprit valorisateur, d’une pulsion spirituelle, d’universaux de sens et de valeurs ou de tout autre élément à la source de notre identité et à partir duquel nous devons et pouvons chercher un sens à notre vie pour construire un destin, c’est dans notre thème natal que nous pourrons indubitablement le trouver si nous consentons à l’effort d’élucidation nécessaire.
Et, si de plus, la Grâce s’en mêle et vient porter nos – bonnes – dispositions à leur plus haut degré d’incandescence, alors il ne nous reste plus qu’à nous incliner et remercier Dieu.

Comme le firent Charles de Foucauld … et quelques milliers d’autres tout au long de l’Histoire du Christianisme. 

Merci à tous de m’avoir lu jusque là.
LSM.

[1] https://dafina.net/forums/read.php?52,265357,page=1

[2] C’est ainsi que, en plus de ses travaux linguistiques sur le berbère, tout à fait inédits de son temps, il établit une cartographie du Maroc qui lui vaudra la Médaille d’Or de la Société de Géographie française.

[3] La raison de cette Maison I, très large puisque s’étendant sur trois signes, est liée à la montée très rapide des signes du zodiaque sur l’horizon au moment de la naissance.

[4] Les citations en italique sont tirées de la biographie de CdF publiée par « Les disciples de l’Évangile » : https://www.discepoledelvangelo.it/FR/charles-de-foucauld-biographie-2/

[5] Remarquons que la période qui tourne autour de la 41 à la 43ème est souvent décisive quant à nos changements de vie, quand les choix que nous avons opéré à la vingtaine ou un peu avant la trentaine ne correspondant pas à nos vocations véritables. C’est le moment où, personnellement, j’ai totalement changé de profession, de mode de vie et de région. Pour Charles de Foucauld on constate la présence d’Uranus venant coiffer son MC en sa quarante troisième année, année de son ordination, ce qui souligne bien sa vocation réelle.

[6] Né le 17.11.1854 – 17.00 – Nancy, aîné de 4 ans de Foucauld, le thème natal du Maréchal Lyautey présente trois corps célestes – Soleil, Mercure, Vénus en Scorpion, opposés à Uranus (et son goût de la transgression)  – qui font de lui une sorte de modèle très représentatif..

[7] Vous pouvez inventer tout autre forme de dialogue pour illustrer cette malheureuse combinaison Vénus-Pluton à condition de vous inspirer de ce que vous pouvez connaître en matière de sadomasochistes, de sexualité bestiale, de comportements autodestructeurs, de défoulements et de transgressions les plus sordides…

[8] BERTHON JacquesL’Univers des Poissons – Éditions Traditionnelles [hélas disparues] – Paris, 1980,

190 p.

[9] DAUJAT Jean – Physique Moderne et Philosophie Traditionnelle –  Tequi – novembre 1983 – 135 p., p.98

[10] C’est moi qui souligne.

[11] Op. Cité p. 103

[12] Comme on l’aura compris, Jean Daujat n’est pas un « évolutionniste » ni donc un « darwinien ».

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