Dans un article purement prospectif consacré à la présidentielle de 2022, je m’étais posé la question de savoir si la conjonction JUPITER-NEPTUNE qui semble scander les grands moments de nos différents régimes, quasiment depuis le XIXème siècle, et qui se reformait exactement au moment de la consultation électorale, allait jouer pleinement. Et, comme elle semblait bénéficier plus particulièrement à Xavier Bertrand, j’émettais l’hypothèse que, s’il était élu, nous aurions une sorte de confirmation supplémentaire d’un temps politique associé aux relations (conjonctions, oppositions, carrés ou trigones) de ces deux corps célestes.
Xavier Bertrand n’ayant pas été candidat n’a pas été élu (nous nous en consolerons facilement) mais on ne peut pas dire que Jupiter/Neptune n’aient pas joué leur rôle dans cette présidentielle 2022 car le thème de MACRON est fortement imprégné des leurs valeurs, quoique non dominantes.
Valeurs sans lesquelles sans lesquelles il n’est même pas question d’entreprendre une carrière politique de grande envergure en France.

En effet son thème natal présente :

  • Un amas de quatre planètes en Sagittaire (signe de Jupiter), dominé par la présence de Neptune (qui fait de lui le très grand illusionniste que nous connaissons)

  • Un Jupiter fort bien disposé en Cancer (son signe d’exaltation) et opposé au Soleil natal dans le Si bien que le Soleil (conscience et volonté) n’agit que pour satisfaire aux attentes de Jupiter. Ce qui produit les grands ambitieux aux dents souvent trop longues.

  • Une relation que nous pouvions d’ailleurs déjà observer chez De Gaulle et Pompidou sous la forme d’un trigone, chez Mitterrand sous celle d’une opposition là encore ; chez Chirac, Sarkozy et Hollande sous la forme d’un carré. Il n’y a que chez ce malheureux Giscard pseudo d’Estaing que les rapports Jupiter/Neptune laissent à désirer… avec les conséquences que l’on sait.

Mais cette conjonction Jupiter-Neptune qui semblait tellement devoir conditionner l’élection présidentielle en général, ne m’avait pas empêché d’observer avec beaucoup de curiosité, quatre autres configurations, qui se produisaient spécifiquement dans le thème natal d’Emmanuel Macron cette fois-ci, et intervenant à peu près « en même temps » (normal avec lui) que la conjonction Jupiter/Neptune et dont je ne doutais pas qu’elles marqueraient radicalement (voire violemment) son itinéraire.

Pour mieux suivre les développements à venir j’ai essayé de tracer l’itinéraire de chacun des quatre corps célestes mis en cause, par quatre arcs de cercle où figurent des petites flèches de différentes couleurs, autour de la carte du ciel d’Emmanuel Macron reproduite ci-dessous.

Malgré son imperfection graphique, j’espère que ce document vous permettra de vous faire une idée de la situation dans laquelle il se trouve et que je ne peux qualifier autrement que par les termes de remise en question fondamentale, renversement de situation, réorientation radicale dans le parcours d’une existence. Aussi bien personnelle que sociale ou professionnelle. Pour ne rien dire du domaine intime qui nous échappe.

Il s’agissait de l’arrivée :

1/ D’Uranus sur la Lune natale, activant ainsi l’opposition qui associe ces deux symboles dans la carte du ciel d’origine du natif -, de mai 2022 à février 2023

2/ De l’opposition que Mars en Verseau lançait à sa propre position natale en Lion … au double carré de l’opposition Uranus/Lune tant natale que céleste durant tout le mois d’avril. Configuration très agressive donc.

3/ Sans oublier le fait qu’à cette occasion Mars formerait une conjonction très éprouvante  avec Saturne sur le 23ème degré du Verseau – donc tout près de l’Asc de notre Œdipe national – dans la première semaine d’Avril.

4/ D’un Saturne qui, entre parenthèse, était resté lui aussi en conflit aigu avec toute la configuration cruciale : Uranus-Lune-Mars d’avril 2021 à janvier 2022, sapant les bases de ce que cette configuration peut signifier en matière d’orgueil, d’entêtement, de volonté de puissance et avertissant probablement qu’un certain mode d’être pour aborder les problèmes dans son existence était devenu révolu.

5/ Il y a aussi une configuration qui s’est mise discrètement en place depuis avril 2021 et qui affectera le thème de son lent travail de dilution, désorganisation, pratiquement jusqu’au printemps 2025, c’est l’arrivée de Neptune au carré de tout l’amas natal Sagittaire dans lequel il joue un rôle clé à la naissance par sa conjonction à Vénus et, au-delà, au Soleil et à Mercure.

Avant de nous interroger sur la signification de ces quatre transits de 2022, attardons-nous un peu sur ce Neptune natal si important dans la personnalité d’Emmanuel Macron et qui trouve un terrain de choix dans le signe expansionniste, assez porté au délire des grandeurs, qu’est le Sagittaire quand il a décidé d’oublier que la condition humaine est marquée par la finitude [1]

Du point de vue individuel cette imprégnation neptunienne de la fonction vénusienne, fait suspecter la présence de sentiments utopiques et/ou aberrants, d’une forme de romantisme qui fait aimer dans des situations illégales, compliquées, voire scandaleuses (A. Barbault dixit) pourvu qu’elles soient exaltantes pour l’imagination… et permettent de fuir une réalité plus sombre. On peut dire qu’avec le jeune Emmanuel partant à la conquête d’une mère – son prof de théâtre dont il a si bien retenu les leçons en politique – de trois enfants qu’elle abandonnera pour lui, et qui a l’âge de la sienne, on est servi.

Au-delà de Vénus, un tel Neptune imprégnant, de proche en proche, l’ensemble de la sphère psychique – avec le Soleil et Mercure – de son rejet du réel pour lui substituer celui de l’utopie, du fantasme voire du délire (déjà signalé comme spécifique du Sagittaire), on est porté à se forger une image de l’existence, de soi-même et des autres,  qui ressortissent plus au monde du cinéma héroïque ou du péplum que de la vie réelle ; non seulement on « se fait des films » comme diraient mes petits enfants, mais on enferme les autres dans notre scenario.

C’est une configuration qui conviendrait parfaitement à un artiste, un comédien (notre cher Emmanuel a participé à plusieurs « castings » quand il voulait faire une carrière dans le cinéma et il a épousé son prof. de théâtre ! Voilà qui ne s’invente pas). Elle conviendrait éminemment à un créateur dans le domaine de l’imaginaire poétique, musical ou autre, mais elle me paraît peu propice à une activité dans laquelle réalisme et pragmatisme doivent l’emporter sur tout autres considération tel que doit l’être un dirigeant politique soucieux avant tout du Bien Commun et de la préservation et du développement harmonieux de son pays.

Sauf, bien sûr s’il s’adresse à un peuple qui a envie de confier ses destinées non pas à celui qui assurera les conditions de sa pérennité, mais celui qui le fera le mieux s’oublier et s’abandonner.

L’amusant – si je puis dire – dans l’histoire, c’est la sympathie évidente qui associe Macron et son alter ego ukrainien Volodymyr Zelensky, acteur de théâtre, qui a participé, pendant trois ans, à une série télévisuelle fort prisée en Ukraine où il interprétait le rôle d’un professeur devenant président de la république. Vous ne serez donc pas surpris d’apprendre que ce même et farouche Volodymyr, désormais président réel d’un pays en guerre, qui interprétait, il n’y a pas si longtemps, un sketch télé dans lequel il jouait du piano avec son pénis, son pantalon sur les chevilles, appartient à un thème dans lequel la ligne d’horizon en Gémeaux/Sagittaire reçoit une opposition Jupiter/Neptune : un illusionniste doublé d’un saltimbanque.
Et c’est bon pour l’Ukraine ça ? J’en doute.

Quittons la sphère politico-historique pour remarquer que de telles dispositions expriment une forme de narcissisme tyrannique qui pousse à cacher la personnalité véritable (dont on souffre pour une raison ou une autre) derrière une image purement artificielle, fabriquée, sensée plaire, séduire et nous réassurer en permanence sans doute parce qu’on est peu sûr de soi par ailleurs. C’était le cas de Marylin Monroe : carré Vénus/Neptune – ou de Brigitte Bardot : conjonction Vénus/Neptune carré Lune qui avaient trouvé le moyen de réparer leurs blessures affectives d’enfance et de jeunesse en incarnant des personnages de sexe-symbole qui cachaient mal leur échec en matière de relations amoureuses.

Dans d’autres cas,  nous ne sommes pas loin du mythe des sirènes (symboles neptuniens) qui séduisaient les malheureux marins par leurs chants pour mieux les attirer vers les brisants où ils se noieraient. Certaines personnes « séduites » par Emmanuel Macron le temps ou elles lui étaient utiles et rejetées ensuite dans l’oubli, apprécieront peut-être cette comparaison[2]. Mais quand les marins sont des peuples et des nations et les sirènes leur dirigeant, il y a de quoi s’alarmer.

En résumé il est à peu près avéré que nous avons affaire ici au cas typique d’un homme qui, dès l’enfance, s’est installé dans une réalité entièrement illusoire pour échapper au contact avec une réalité plus ou moins insupportable. Et qui, en compensation, s’est imaginé un grand avenir, un destin glorieux de portée universelle, artistique ou autre.

C’est l’histoire d’une personne qui seule peut éclairer ce qu’elle cherche à éviter et pourquoi et quelle surcompensation elle veut atteindre, mais quand on connaît l’histoire d’Emmanuel Macron et qu’on constate qu’il est l’enfant de remplacement d’un précédent petit frère mort-né dix mois avant lui (en février 1977 !) dont la mère ne s’est jamais consolée, non plus que son père sans doute, et quand on a quelque connaissance des mécanismes transgénérationnels, on peut comprendre une telle évolution.

Ainsi s’explique la fuite chez la grand-mère qui l’a élevé et où il n’avait pas à lutter pour concurrencer un mort qui prenait toute la place dans le cœur de ses parents, puis la « conquête » d’une mère de substitution (Brigitte) avec cet art consommé de l’amalgame que j’ai signalé plus haut et qui avait déjà conduit ce malheureux Œdipe, brouillant toutes les lois sacrées de la génération, à sa funeste destinée.

Comme s’expliquent aussi ses délires de toute puissance par lesquels légitimer son existence, manifestation d’une âme infantile associée à un intellect brillant extrêmement doué dans l’art de la négociation et de la manipulation[3]. J’y reviendrai.

Jusqu’à ce qu’on s’aperçoive que « le roi était nu ». Ce qui vient de lui arriver.

En fait ce « roi » est tout simplement un enfant blessé et un homme perturbé, dont le déséquilibre même a favorisé la carrière sous un régime politique – la Démocratie dite représentative française – en pleine décomposition. Système qui repose sur les faux-semblants, le don de la rhétorique et de la manipulation, les dispositions à toutes les formes de compromission, le manque de scrupules moraux ou religieux autorisant les pires trahisons voire les pires aberrations sous couleur d’ouverture et de progrès, et surtout sur le don de s’attirer les sympathies et les soutiens indispensables à faire carrière mais qu’on est prêt à laisser derrière soi quand cela s’avère nécessaire pour obtenir d’autres sympathies et d’autres soutiens. Ce « roi »[4] donc avait toutes les qualités nécessaires pour nous renvoyer une image de nous-mêmes, de notre propre volonté de nous aveugler sur notre propre laisser-aller et notre décrépitude.

De telles dissonances venant troubler les orientations positives du Sagittaire le prédisposent – je l’évoquais plus haut – à perdre le sens de la mesure, à céder l’hybris, à la démesure des ambitions, donc à vouloir occuper tout l’espace (qu’il soit politique, social, familial), c’est à dire la sienne et celle des autres ; à souffler le chaud et le froid sans souci aucun de vérité puisque le sujet se sait seul en mesure d’en décider ; à amalgamer le pire et le meilleur dans une synthèse délirante car elle n’obéit plus à la réalité mais à l’exaltation imaginative (que condamne si justement Paul Diel) qui lui fait penser que  les choses sont ce qu’il veut qu’elles soient et ignore ce qu’elles sont en réalité, d’où l’optimisme imbécile de certains Sagittaire d’anthologie (je ne citerai personne) ;  à s’exalter – verbalement surtout – dans une lutte contre des moulins contre lesquels il enverra combattre ceux qui l’écoutent. Ce qu’ont fait, avec une obstination les plus dignes d’éloge dans l’aveuglement et la servilité à l’Assemblée dite Nationale, ceux et celles qu’il a entraînés dans son mouvement « En Marche » (expression très emblématique d’un signe qui évoque le mouvement et le voyage). Et qui se sont réveillés un peu groggy au lendemain du 19 juin 2022.

  • Le transit de NEPTUNE au carré de l’amas Sagittaire.

C’est donc ce pôle proprement autistique, ce rêve éveillé dans lequel EM vivait en permanence jusque là, que Neptune vient corroder, détricoter, dissoudre, désenchanter jusqu’en 2025. Neptune agissant comme l’eau sur le relief où elle peut mettre des siècles à modifier la topographie d’une région mais finira toujours par avoir le dernier mot.

Ici, après que les Français aient pu constater que le roi était nu, il incombe au roi lui-même de découvrir qu’il vit dans un rêve éveillé : celui où, en servant les intérêts de l’élite financière mondialiste[5] qui a conduit sa carrière par médias interposés et a imposé sa présence à la tête de la nation française, il pensait pouvoir épouser une destinée historique de liquidateur de la France charnelle historique, au profit d’une Europe technocratique et ploutocratique dont il serait devenu le président. Sauf que son rêve personnel ne correspond peut-être pas à celui de ses employeurs ni au rôle qu’ils lui réservaient. Quand on dîne avec le diable… on connaît la suite.

Par certains côté notre Emmanuel pseudo-national me fait beaucoup penser à Barry Lyndon, – un des chefs d’œuvres de Stanley Kubrick -, dont la notice de Wikipédia écrit : le film évoque le destin d’un jeune intrigant irlandais sans le sou [parvenant à s’introduire après un parcours où la séduction, la trahison, le jeu et l’absence totale de scrupules joueront le rôle principal] dans la fastueuse société anglaise du XVIIIème siècle. [Le film décrit] son ascension sociale pleine d’audace et de perversité [qui culminera lorsqu’il parviendra à épouser] une lady – [riche veuve qu’il trompera éhontément] – qui lui apportera une fortune considérable et lui donnera un fils… [Mais cette lady a déjà un fils de son premier mariage, donc héritier légitime du nom et de la fortune des Bullingdon, qui finit par provoquer notre sordide héros en duel et le conduira] à sa déchéance finale. Barry Lyndon devra se contenter d’une rente annuelle de 500 guinées à vie s’il quitte l’Angleterre et met fin au mariage avec lady Lyndon, sinon sa rente et son compte en banque seront annulés et lord Bullingdon veillera personnellement à ce que ses débiteurs puissent le jeter en prison. Brisé psychologiquement et physiquement, Barry accepte l’offre. Il se rend en Irlande avec sa mère, puis il voyage à travers le continent européen en redevenant un joueur professionnel [et le tricheur qu’il est toujours resté] mais bien loin de ses succès d’antan.

Remplacez Lady Bullingdon par François Hollande ectoplasme libidineux séduit par celui qui le poignardera deux ans plus tard ; remplacez l’art de la triche au jeu de cartes, par la démagogie parfaitement rodée chez notre surdoué en matière de miroir aux alouettes[6] ; vous pouvez encore aller jusqu’à imaginer les généreux commanditaires qui ont commandité l’opération Macron de 2017, sous les traits charmants de lady Bullington qui élève son jeune voyou de mari jusqu’à son statut social, l’entretient de ses deniers et subit ses trahisons ; puis remplacez le jeune lord Bullingdon qui « achète » le divorce et l’exil de Barry pour lui éviter la ruine et la prison pour dettes, par l’électorat français qui vient de corriger notre Barry national en lui refusant la majorité qui lui aurait permis de poursuivre son travail de sape de nos institutions, de notre identité, de notre unité… Imaginez ce scenario haut en couleurs et, toutes proportions gardées, vous obtiendrez le schéma analogique existentiel dans lequel inscrire la saga macronienne si on l’observe avec quelque recul et un peu d’humour.

Sauf que Barry – pas très malin en définitive – a fini par perdre sa situation sociale, sa femme et sa fortune et même une jambe (suite à son duel) au terme de son odyssée, tandis que notre Lyndon national ne perd que sa superbe et sa liberté d’action. Du moins pour le moment. Mais il est encore jeune…

  • Le Transit de PLUTON sur l’Ascendant.

Pendant que Neptune désorganise et démystifie tout l’univers de représentations   de Tintin en Ukraine du fait qu’il s’attaque à Vénus, Soleil, Mercure, domaine de la conscience de soi et des autres, de la réflexion et du sens des valeurs, Pluton, lui, a décidé de s’offrir un long et lent passage sur l’Asc de notre héros pour une durée trois ans. Passage qui, si j’en juge par mon expérience personnelle et professionnelle, devrait constituer une véritable « saison en enfer[7] » pour notre sémillant président.

Rappelons, dans le même ordre d’idées, que la redoutable conjonction Saturne/Pluton de janvier 2020, qui nous a apporté le Covid-19[8] et la crise morale, économique et sociale qui s’en est suivie, s’est formée en Maison XII tout près de l’Asc de notre président.

Mais Pluton n’en est qu’à son début de transit de l’ascendant macronien, le meilleur est à venir.

En attendant c’est l’égo du sujet qui est en première lignes. Ces quelques titres vous donneront l’idée des couleuvres que Tintin en Ukraine doit avaler : le journal suisse Le Temps évoque une gifle électorale qui risque de paralyser la France […] Le quinquennat qui s’ouvre va être très compliqué La polarisation qui sort des urnes forme trois camps qui s’affrontent et que tout oppose. L’Europe, l’économie, l’immigration, la sécurité, ils ne sont d’accord sur rien.

Beau résultat après cinq années de progrès et de réinvention continue.

Le quotidien belge Le Soir lui, dénonce un résultat français inquiétant pour l’Europe […] Voilà Emmanuel Macron sans majorité absolue, face à une Assemblée nationale qui a le mérite, au moins, de symboliser les énormes fractures du pays. De profundis.

Côté Italie, Il Corriere della Sera constate que Gouverner la France va être un casse-tête […] entre une gauche « ressuscitée » par le « charisme et les accès de folie » de Jean-Luc Mélenchon [mais] qui devient toutefois une gauche plus de lutte que de gouvernement, et le Rassemblement national, qui a trouvé un allié inattendu en Emmanuel Macron, lequel a eu tellement peur de l’avancée de la NUPES qu’il a rompu avec la tradition du “barrage républicain”.

Quant à La Stampa, elle voit en Emmanuel Macron un président  estropié [comme Barry Lyndon à la fin du film ?] paralysé,  pris en otage entre les extrêmes.

Chez les Yankees, le constat est tout aussi sévère. Le Washington Post considère le résultat des législatives comme un camouflet politique contre Emmanuel Macron qui pourrait compliquer son leadership à l’heure où l’Europe fait face aux défis profonds déclenchés par la guerre en Ukraine.

J’arrête là ma revue de presse. Je me souviens de la même humiliation subie aux législatives de 93 par ces grandes consciences et donneuses de leçons socialistes, telles que Mme Ségolène Royal par exemple qui croit encore posséder une pensée, voire une légitimité politiques lui permettant de venir pérorer dans l’étrange lucarne, contre le danger mortel que font peser sur notre nation les résultats du RN en oubliant le champ de ruines qu’ont laissés derrière eux les divers gouvernement auxquels elle a participé et qui ont, peu à peu, conduit à la situation dans laquelle nous nous trouvons.

C’est qu’il y a d’extraordinaire en politique – et Macron le sait mieux que quiconque – c’est qu’il est rare de finir comme Barry Lyndon, amputé, exilé, ruiné. On finit toujours par trouver le moyen de revenir sur les lieux du crime et ramasser quelque chose du butin. Voyez Mitterrand et ces trois tentatives à la présidentielle alors même qu’il avait été exclu de la vie politique en 1959 après le faux attentat de l’Observatoire de Meudon ; attentat qu’il avait organisé pour redorer son blason en se fabriquant une destinée de martyr. Puis en se faisant opérer de la prostate (avec tout le trémolo médiatique nécessaire) au moment même du référendum sur Maastricht qui a permis que la France s’engage dans le traquenard européen où, après avoir perdu son âme du fait des lois « progressistes » qui sont imposées par l’UE et la CEDH à ses membres, elle est en train de perdre son identité, son unité et, à terme, son existence en tant que nation.

Pour en revenir à notre jeune crocodile, il semble donc que tout se soit ligué – sur le plan astral  tout au moins – pour qu’après la victoire de Marignan (les présidentielles 2017 et 2022), notre jeune et sémillant gauleiter du mondialisme apatride, rencontrât sa défaite de Pavie : les législatives.

Certes, il n’a pas perdu son trône, il n’a pas été fait prisonnier et jeté au cachot par quelque moderne Charles Quint, il n’a pas été contraint de laisser ses deux princes en otage pour être libéré. D’où aurait-il sorti deux princes d’ailleurs, puisqu’il n’a pas d’enfant[9] ? Il y a certaines amours qui sont frappées de stérilité dès le départ tant elles sont contre-nature.

Il n’a donc pas perdu sa couronne, mais, comme Louis XVI après que les francs-maçons soient passés par là et aient détourné les vœux du pays réel (les fameux cahiers de doléance passés à la trappe) et ne se soient emparé du pouvoir réel, il n’aura plus les mains libres pour conformer notre pays aux intérêts de ces élites internationales que certains appellent État Profond et que moi j’appelle Ploutocratie Mondialiste, et le préparer à sa liquidation en tant que nation souveraine et indépendante.

Et de ce point de vue les législatives de 2022 constituent une « divine surprise ».

Désormais il est désormais prisonnier d’une Assemblée dite Nationale, partagée en de multiples tendances exaltées et dans lesquelles nous aurions bien du mal à distinguer le moindre souci du Bien Commun, qui demande hauteur d’esprit et de vue, ascèse personnelle, sagesse et abnégation. Il semble plutôt que nous nous acheminons vers un règne du roi Pétaud, soumis à l’anarchie de la Cour des Miracles. Mais pouvait-il en être autrement après plus de 60 ans d’enfumage et de démagogie ?

Si bien qu’on peut espérer quelques autres imprévus dont la Providence a le secret quand il s’agit de tirer cette France apostate, ingrate, envieuse et revendicative, des mauvais pas où elle se fourre épisodiquement, en choisissant comme à plaisir, pour la gouverner, ceux qui, par-delà d’éventuelles dispositions aux beaux discours, n’ont aucune des qualités morales et spirituelles nécessaires. Et cela se comprend : s’ils disposaient de telles qualités, comment accepteraient-ils de jouer le jeu d’un système politique qui ne peut se survivre que par le mensonge, la manipulation (par média interposés) la  compromission, la démagogie, la forfaiture, la cupidité des uns, l’ambition exaltée des autres, et par la trahison de tous des intérêts de la nation au profit d’une élite internationale qui a jeté ses filets sur toutes les nations historiques et sans l’adoubement de laquelle il n’est pas de carrière politique possible.

Là où autrefois nous avions Jésus-Christ Roi de France, régnant à travers son vicaire ; le roi de France, Sergent de Dieu, Lieutenant du Christ, nous n’avons plus que des hommes de main à la solde plus ou moins avouée de l’ennemi de l’extérieur : immigration extra-européenne, mondialisme. Deux dangers mortels qui, en fait, n’en font qu’un.

Mais quittons les considérations générales sur notre propre décadence et revenons au thème d’Emmanuel Macron en cherchant à donner un contenu au train de mouvements planétaires qui l’affectent.

Revenons en quelques mots sur ce transit de Pluton.

Pluton, me disait un jour un astrologue allemand lors d’un congrès professionnel, est « le gardien des lois de l’espèce ». Transposé dans un langage moins biologique et plus philosophique, je dirais que Pluton constitue la force restauratrice de la loi naturelle. De l’ordre cosmique dirons certains. Peu importe. On peut s’éloigner de cette loi pendant un temps et s’abîmer dans l’illusion délicieuse de l’impunité, survient toujours la crise – quelquefois violente, quelquefois mortelle – qui remet les choses en ordre en conformité avec les lois de la vie et précipite Don Juan aux enfers.

Pluton et le Soleil sont les deux grands représentants de la vie ordonnée et des conditions de son expression. Le Soleil, pôle le plus évolué du psychisme, représentant de la conscience et de la volonté, peut s’égarer en refusant de se conformer aux exigences du Bien et s’écrire, comme Lucifer, Non Serviam ! Mais arrive toujours un moment où intervient Pluton/Hadès : le gardien des enfers dit la mythologie grecque ; en fait le policier du zodiaque dont la tâche est :

1/ D’éliminer tout ce qui, de l’extérieur, s’oppose ou compromet le mouvement de la vie au sens le plus large : aussi bien la vie biologique, que la vie sociale, la vie familiale ; tout ce qui est contraire à la cohérence, à la santé et à l’unité d’un ensemble quelconque.

2/ De détruire tout ce qui, à l’intérieur de cet ensemble, compromet sa santé, sa cohérence et sa survie.

3/ De favoriser les germes d’une régénérescence, d’une recomposition, d’une renaissance.

Claire Santagostini[10] écrivait : Pluton peut détruire, mais c’est – à l’occasion d’une crise – pour nous permettre de reconstruire et aller du pire au meilleur.

Ainsi toute interprétation négative de Pluton – et de Mars qui lui est apparenté mais que nous laisserons de côté ici  – est absurde.

Aucune des fonctions planétaires symboliques n’est et ne peut être négative. C’est la façon dont nous les comprenons, les vivons et les exprimons qui, seule, peut l’être.

Suivant sa dynamique et sa signification propres, Pluton sur l’Asc. d’Emmanuel peut refléter une profonde « crise » intérieure et/ou extérieure qui peut se présenter sous la forme de diverses situations possibles : angoisse, déprime, deuil, crise existentielle, religieuse, métaphysique, crise relationnelle, affective, sentimentale ? Les hommes politiques ont aussi une vie personnelle bien sûr. La crise plutonienne peut trouver une excellente illustration dans ce que décrivent certains mystiques ayant traversé des périodes de doute et d’obscurité totale… avant que la lumière ne vienne de nouveau les illuminer, les « nettoyages » nécessaires ayant été réalisés.

C’est, par exemple, le cas de Charles de Foucauld au moment de sa conversion survenue après une longue période de doutes et de mal-être : Pluton passait très exactement sur Uranus (4° Gémeaux) le maître de son Asc Verseau et le libéra de tout ce qui entravait son évolution spirituelle.

Je doute que nous retrouvions Emmanuel Macron, aussi infantile et narcissique qu’il est intelligent et ambitieux, dans une quelconque hutte de branchage bâtie aux rivages du désert pour témoigner de sa foi auprès des populations locales. Mais, ce serait sans doute une bonne chose, pour lui comme pour nous.

Après Neptune et Pluton, les deux corps célestes les plus lents, donc déterminant les évolutions les plus longues dans leur portée, abordons la troisième qui est la plus immédiate et la plus spectaculaire.

  • Transit d’URANUS sur la LUNE et au carré de MARS en VII.

C’est – de loin – l’aspect le plus marquant de l’année 2022 dans le thème de notre Pinocchio national [11].
Une petite précision technique.
Dans mon jargon technique et, de par ma formation à l’astrologie globale, je suis amené à distinguer trois sortes de transits planétaires qui interviennent tous les trois dans le thème natal d’Emmanuel Macron actuellement.

  • Les transits directs

  • Les transits d’aspects.

  • Les transits personnels

  • Les répétitions d’aspects.

Explication :

  • 1/ Un transit direct évoque le passage d’un corps céleste sur la position d’un autre corps céleste dans le thème natal. Ex : Jupiter passe sur votre Soleil Mais Jupiter et votre Soleil n’ont aucune relation dans ledit thème natal : c’est un Transit direct.

    Ex : Pluton sur l’Asc de Macron qui n’ont aucun rapport à la naissance.

  • 2/ Le transit d’aspect évoque la survenue provisoire d’un trigone, d’un carré, d’une opposition ou de tout autre relation entre un corps céleste en mouvement et une position de votre natal, sans que, là encore, aucune relation ne les associe dans le thème natal.

    Ex : Saturne à longuement transité au carré de la Lune natale d’E.M de mai 2021 à février 2022. Mais ils ne forment aucun aspect à la naissance.

  • 3/ Le transit personnel. Dans ce cas de figure les deux corps célestes sont déjà en relation dans le thème natal de l’intéressé.

  • Ex : Uranus transite la Lune d’E.M alors qu’ils sont en opposition dans le thème natal

    Ce même Uranus passe au carré de Mars en Lion avec lequel il forme déjà un

            carré à la naissance.

  • Mars lui-même est passé à l’opposition de sa position natale et a renouvelé les

            dissonances qu’il formait déjà à la naissance avec Uranus et la Lune !

On conçoit aisément que de tels dynamiques symbolisent des phases existentielles beaucoup plus marquantes dans la vie des êtres humains (ou de n’importe quel groupe constitué) que les simples transits évoqués en 1/ et 2/.

  • 4/ Reste d’ailleurs un quatrième type de relation dynamique dont nous devons tenir compte dans notre pratique quotidienne, celle que nous appelons Répétition d’Aspect. On peut la définir ainsi ! lorsque deux corps célestes sont en relation dans un thème natal et quelle que soit cette relation (conjonction, opposition, carré, etc…) ils contribuent à actualiser les valeurs (tensions ou harmonies) qu’ils formaient au départ.

  • Ex : Le thème d’E.M présente un carré Lune/Mars qui en dit long sur les rapports qui ont dû s’établir entre lui et Jocaste son épouse. Ainsi, à chaque fois que la Lune rencontre Mars et où que se trouve Mars dans le zodiaque, la relation dissonante (très orageuse) entre les deux compères est actualisée. Et, comme la Lune a un cycle de 28/29 jours qui, par conjonctions, carrés croissants et carrés décroissants, oppositions, trigones et sextiles la met au contact tant du Mars natal que du Mars céleste, on devine que la vie quotidienne des sujets en question ne risque pas de manquer de piment.

Ces précisions indispensables apportées à celles et ceux qui, au-delà du cas Macron, s’intéressent à la pratique astrologique, nous pouvons en revenir plus directement à l’essentiel de cette étude : l’installation dramatique[12] d’URANUS sur la LUNE du sujet et au carré de MARS natal qui associe : transits directs, transits d’aspects et surtout transits personnels et répétitions d’aspects. Bref, nous cochons tous les cas de figure décrits ci-dessus.

Il va de soi qu’essayer de comprendre le transit majeur d’URANUS dans le thème natal de Macron en 2022, ne peut se réaliser qu’en s’efforçant d’abord de comprendre les enjeux ou les défis qui lui sont demandés de relever dans le thème natal. Car tout part du thème natal et tout ne peut qu’y revenir. Comme nous l’avons compris notre liberté consiste non à laisser dériver notre vie dans n’importe quel sens mais à la canaliser dans les voies auxquelles notre thème natal nous prédispose le mieux. C’est ainsi que nous pourrons, de manière aussi originale que possible, remplir la mission de vie qui nous est échue dans le concert de la Création et conjuguer prédétermination et liberté.

Ce pour quoi il nous faut d’abord affronter et résoudre les problèmes qui nous entravent encore sur la voie du Vrai, du Bien ou du Beau – et leurs exigences toujours actuelles et contingentes -, ces transcendantaux qui seuls peuvent guider réellement notre itinéraire individuel et interrogent donc chacun de nous de manière spécifique.

Cette généralité – indispensable – dument rappelée, intéressons-nous de plus près aux significations qu’on peut attacher, dans le contexte, au grand triangle formé par

  • URANUS-Scorpion-M.IX opposé à la LUNE-Taureau-M.III, les deux compères étant au double-carré de MARS-Lion-M.VII en Maison VII.

Il va de soi que, ainsi que je ne cesse de le rappeler dans tous mes ouvrages, l’interprétation donnée à ces trois symboles universels, dépendra du cadre de référence symbolique mais aussi psychologique, philosophique, anthropologique, voire sociologique, qui est celui de l’observateur et qui ne peut pas ne pas manquer d’influer sur la traduction à donner de la chose observée.

C’est ainsi qu’André Barbault[13] verra dans la dissonance Uranus-Lune, au mieux : un facteur d’intellectualité (surtout dans l’axe des Maisons III/IX : celui de la pensée et de la communication), une défense contre sa sensibilité profonde, une relation essentiellement cérébrale avec « la » femme. Au pire : une hostilité fréquente de la mère qui tend à se traduire par une attitude de rejet, de mépris ou d’hostilité plus ou moins cynique ou sadique vis-à-vis de la femme.

Bigre ! Pauvre Brigitte. Mais il est vrai que le thème de Jocaste Macron (que vous pouvez découvrir ci-dessous) présente un amas de trois planètes dans le signe hyper-viril du Bélier, dont le Soleil, mais aussi la Lune et Vénus, symboles de la féminité[14] ! Quand on constate que, de plus, ce trio forme un trigone à Pluton en Lion (et en Maison XII : les choses cachées) et que Jupiter et Mars (deux symboles de force et d’autorité) culminent en Taureau au MC, on devine quelle extraordinaire femme de pouvoir se cache derrière cette épouse qui se veut discrète mais qui assiste aux enterrements, jambes haut croisées, mini-jupe remontée jusqu’à … la cuisse.  « Aussi impudique qu’un mec » a observé un de mes correspondants très sensible à la bonne tenue et aux apparences.

Ce qui explique peut-être les bruits qui ont agité les rédactions avant que la guerre d’Ukraine ne détourne l’attention vers des sujets bien plus dignes d’intérêt, bruits suivant lesquels Brigitte se serait appelée Jean-Michel à la naissance. Totale absurdité fort probablement puisque cette pseudo information n’a jamais pu être établie (à ma connaissance). Mais on ne prête qu’aux riches et le thème de Brigitte Macron conviendrait certainement mieux à quelque condottieri de la Renaissance, qu’à celui d’une tendre mère/épouse veillant jalousement sur son amant-mari-fils.

Voyons maintenant ce qu’en dit Jean-Pierre Nicola[15], inventeur du « conditionalisme » et qui a souvent le génie de la (bonne) formule.

Pour lui la fonction uranienne consiste à unifier la personne en vue d’une supériorité morale ou sociale alors que la fonction lunaire commande notre nature sensible, charnelle et imaginaire. Plus profondément la Lune reflète notre moi dans sa globalité primitive, quand nos différentes fonctions ne se sont pas encore élaborées et clairement différenciées les unes des autres, comme dans la graine ou dans l’embryon. C’est pourquoi le symbolisme de la Lune est présent dans toutes les formes de globalité indivise : l’âme, la nature, le corps, la personne, le groupe, la famille, le pays, la foule, l’enfance, le rêve écrit Nicola. A quoi j’ajouterai la mère, puisque pendant longtemps, avant et après notre naissance, nous ne faisons qu’UN avec elle.

C’est pourquoi les réponses de notre moi lunaire – comme celle de notre moi solaire d’ailleurs – sont toujours globales, elle « viennent des tripes » ; tandis que les réponses solaires tout aussi globales et entières, nous engagent (ou devrait nous engager) dans la plénitude de notre moi le plus élaboré : spirituel (Soleil : intelligence et volonté) rationnel (Mercure) et moral (Vénus).

Il y a donc, analogiquement, entre le « moi » lunaire et le « moi » solaire, toute la distance qui peut séparer le Soleil créateur et émetteur de la lumière, de la Lune qui se contente de la refléter.

On conçoit donc que les rapports entre URANUS et LUNE soient, pour le moins, problématiques. Et d’autant plus que ces deux symboles sont dans une relation d’opposition, c’est à dire à la recherche d’un difficile équilibre à trouver entre ces deux polarités.

Équilibre qui, toujours d’après Nicola, se réalise par moments fulgurants et par à-coups, produisant, dans les meilleurs cas, une grande maîtrise (Uranus est un principe de discipline librement consentie) et une polarisation dynamique de toutes les facultés (en accord avec la volonté unificatrice d’Uranus, celle qui engage toute la personne dans une direction quelconque).

Mais, comme on s’en doute, nous sommes loin de nous trouver « dans le meilleur des cas » avec le Pinocchio de Maîtres Soros, Rothschild, Attali et consorts.

Si bien que le sujet risque d’avoir à affronter  – notamment lors des transits individuels et des répétitions d’aspects tels que nous les avons définis ci-dessus et tels qu’ils se reproduisent en 2022 – un certain  nombre de difficultés, parmi lesquelles (toujours d’après Nicola dont je respecte strictement la pensée) : une vie familiale chaotique, avec ses divorces et séparations en série.

Je ne sais où Emmanuel et Brigitte en sont de leurs improbable couple, mais pour ce qui est du peuple français (figuré par la Lune) la rupture est franche et définitive :

  • D’abord 20,07% des inscrits (les seuls dont le chiffre soit significatif) à la présidentielle alors qu’ils étaient 43,61 % en 2017–

  • Perte de la majorité à l’Assemblée dite nationale : 308 députés en 2017 – 245 en 2022 ! Soient 63 députés en moins et l’impossibilité de gouverner (il en manque 44) sans entrer dans des compromissions qui, d’un côté comme de l’autre, finiront pas jeter dans les rues les Français dont le vote n’est pas respecté.

Sortons de la politique et approfondissons – toujours avec JP Nicola – les difficultés personnelles que « notre » président doit affronter du fait de la dissonance Uranus/Lune de son thème.

Le fondateur du conditionalisme cite, outre la poudrière familiale endémique ci-dessus évoquée, la susceptibilité, l’autoritarisme, l’intolérance, l’hostilité vis-à-vis de l’autre sexe, la trop grande « amitié » pour le sien (mais où sont donc passés Benalla, Gallet, Attal et quelques autres ?) l’instabilité qui l’empêche de réaliser un travail de bout en bout et peut provoquer sa ruine. Dans une approche que Nicola qualifie de « modérée », il pointe la difficulté à embrasser et canaliser l’ensemble des pulsions et facultés de l’être, son exaspération devant l’échec, lui qui se voudrait si stoïque, l’alternance de maîtrise (périodes de supériorité morale) et d’effondrement (périodes de déconfiture). Comme en juin 2022 ?

Mais, comme Nicola aime à aller jusqu’au bout de ses raisonnements, il nous propose de faire la distinction (qui ne peut s’établir qu’à l’analyse approfondie du thème et l’observation des comportements du sujet) entre

  • La domination de la LUNE d’un côté

  • Celle d’URANUS de l’autre

(La vérité pour la longue expérience que j’en ai, se déplaçant toujours d’un pôle à l’autre suivant les périodes de la vie et les circonstances).

  • Dans le premier cas, nous dit-il, une certaine fixation à l’enfance dans laquelle le sujet se réfugie, fait refuser les valeurs uraniennes qui sont normalement celles de l’adulte conscient et responsable. D’où la surabondance de caprices et d’incohérences spectaculaires vécues comme autant de défis à la culture sociale : amoralité, immoralité ou provocations systématiques. Il s’agit de toutes façons d’opposer un système de subjectivité absolue à un système de dépersonnalisation totale.

N’oublions pas qu’Emmanuel Macron n’a que 6 ans lorsque Nicola écrit ces lignes qui ne semblent avoir été conçues qu’en le prenant pour modèle tant elles sont criantes de vérité (quand, comme moi,  on s’est beaucoup documenté sur Emmanuel Macron, bien entendu !) !:

Le mariage oedipien avec une mère de famille qui pourrait être la sienne[16] et, conséquemment, l’arrachement de cette  mère à ses enfants[17] -, le renoncement à avoir ses propres enfants qui pourraient venir le concurrencer auprès de maman Jocaste -, l’appui  inconditionnel à toutes les initiatives libertaires et transgressives : l’avortement (« crime abominable » Vatican II dixit) – en attendant l’infanticide pour « convenances personnelles » – envisagé comme loi constitutionnelle-, la haine et la destruction de la famille traditionnelle (et chrétienne)-, l’influence toujours grandissante de la clique  LGBTQ sur le personnel politique (notamment élyséen) médiatique, tolérée et encouragée-, l’Elysée épisodiquement transformé en annexe de la hellfest ou de la  gaypride sous prétexte de « concerts » multiculturels.

Tout dans les choix et actes présidentiels s’apparente à ce besoin incoercible de provocation d’enfant révolté contre les valeurs les plus précieuses d’une LUNE en Taureau où, plus que partout ailleurs dans le zodiaque, la vie, ses vertus, ses exigences et ses promesses, doivent être exaltées.

En fait, il apparaît que tous les choix macroniens sont ceux de la stérilité, de la haine des valeurs vitales, familiales et ancestrales qui en font le dévoué serviteur de ce que Jean-Paul II appelait « culture de mort et structures de péché ».

 J’y reviendrai lorsque j’aurai terminé l’exploration des significations conditonalistes dues à Nicola.

  • Dans le deuxième cas : domination d’Uranus sur la Lune, Nicola aperçoit la manifestation possible d’une forme prédominante de dépersonnalisation. Le sujet, nous dit-il, adopte des modèles de rigueur et d’efficacité qui vont à l’encontre des débordements sentimentaux-instinctifs. Autant dire que nous avons alors affaire au technocrate type : ceux qui sont formatés par l’ENA, générations de fistons après générations de papas dans la plupart des cas.  Nicola ajoute : il joue à l’ordinateur implacable et incollable[18]. Ses ennemis le jugent comme on juge une froide mécanique ambitieuse, une locomotive sans cœur. Il ne manque peut-être pas de grandeur, mais il paie sa force d’une vulnérabilité secrète. L’enfant en lui, s’est fait tout petit, comme un embryon qui suce son pouce en cachette.

Quand je vous disais que Nicola a le génie de la formule, je ne vous trompais pas.

Une bonne part de la personnalité de Macron relève de cette analyse qu’on peut résumer de la façon suivante : un homme dont le haut potentiel cérébral et intellectuel est en conflit avec un « moi » infantile, possessif, égocentrique, avide, sans doute cupide et perpétuellement frustré ; en recherche permanente de surcompensation à un probable sentiment de rejet et d’exclusion dû à sa situation d’« enfant de remplacement » d’une part et de « vilain petit canard » pour faire bonne mesure, du fait qu’il est le seul de la famille (parents, frère et sœur) à n’avoir pas embrassé la carrière de médecin.

A SUIVRE

[1] En fait quand il veut ignorer l’axe Vierge/Poissons qui coupe l’axe Gémeaux/ Sagittaire à angle droit.

[2] D’après les cinq ouvrages que j’ai lus sur le personnage, nombreux sont ceux qui se sont abîmés sur les brisants amers de l’oubli et de l’ingratitude, après avoir succombé aux enchantements que le gentil Emmanuel leur avait prodigués.

[3] C’est très exactement le cas de Salvator Dali qui, lui aussi enfant de remplacement d’un frère né le même jour que lui mais deux ans auparavant, disait que, sans la peinture il serait devenu fou.

[4] De pacotille, cela va de soi, car Macron n’a rien à voir avec les quarante rois qui ont fait la France, lui, qui ne rêve que de la défaire dans le magma mondialiste par UE interposée.

[5] Le Sagittaire dissonant se prête admirablement aux fantasmes multiculturels, multiethniques, internationalistes et universalistes dans son souci d’effacer les limites qui entravent sa quête d’un absolu quelconque.

[6] Lire les déclarations du fondé de pouvoir de la banque Rothschild à ce sujet.

[7] A noter, pour le plaisir de la chose, qu’Arthur Rimbaud naît sous une opposition Soleil-fin Balance/Pluton-début Taureau, sur la ligne d’horizon et qu’il écrit « Une saison en enfer » (publié en 1873) sous une longue opposition de Pluton à Mercure (l’écriture). 

[8] Celle de 1983 nous avait apporté le scandale du sang contaminé et la catastrophe économique au bout de deux ans de socialisme

[9] J’ai beaucoup apprécié la réponse que notre si emblématique président a faite à une petite fille qui lui demandait pourquoi il n’avait pas d’enfants et qui lui a répondu qu’il s’agissait d’un choix réfléchi que le couple avait fait d’un commun accord et que, de toute façon, sa femme avait déjà des enfants (je cite de mémoire).

En oubliant de préciser à la gamine que lorsqu’un jeune homme de moins de 15 ans, se laisse séduire par une femme de 39 ans, avec laquelle il entretient une relation pleine et entière à partir de 17 ans environ, et qu’il l’épouse alors qu’elle en a déjà 54 (et lui 30), il est difficile d’envisager de fonder une famille véritable.

A coup sûr le modèle des Macron n’est pas celui de Louis XIV et Mme de Montespan, mais bien plutôt celui du mariage de l’évanescent Edouard VIII avec Wallis Simpson… avec tout l’arrière-plan qui l’explique.

[10] Claire SANTAGOSTINI – L’Astrologie du Débutant – Éditions Traditionnelles, Paris, 1974, 148 p., p. 55

[11] Je ne sais si je me fais des idées, mais il me semble que plus notre président vieillit et se trouve affronté aux défis qu’il n’a pas su prévenir – quand il ne les a pas provoqués lui-même pour obéir à ses « sponsors » mondialistes – plus le bas de son visage semble se rétrécir et plus son nez s’allonger… Illusion d’optique ou mauvais esprit de ma part ? A chacun sa réponse.

[12] Dramatique ici peut être entendu aussi bien au sens grec du déroulement d’une action, qu’au sens moderne où le drame met en jeu des sentiments exacerbés, des conflits sociaux ou psychologiques, voire des événements tragiques plus ou moins violents et destructeurs. Rien n’est jamais totalement identique à soi-même après l’irruption d’un drame dans la trame de l’existence.

[13] André BARBAULT – Traité pratique d’Astrologie – Le Seuil – 4ème trim. 1961 – 359 p.

[14] Beaucoup d’auteurs insistent sur le côté immature, infantile qui affecte le caractère de ceux qui présentent une dissonance Lune/Soleil, notamment dans le cas de la conjonction. On dirait que quelque chose chez eux ne peut pas grandir : soit sur le plan social et carrière, soit au contraire, sur le plan sentimental et familial. Ainsi le sujet est-il souvent contraint à privilégier l’un des deux pôles au détriment de l’autre et, par exemple, sacrifier sa famille au profit de sa carrière. Ou, au contraire, faire preuve de beaucoup d’intérêt et de présence envers tout ce qui touche à sa vie familiale et manquer d’ambition pour le reste.

Ici, ce qu’il faut remarquer, c’est le carré que lance Uranus (rejet, indépendance) en Cancer (famille) aux trois planètes en Bélier : révolte, volonté d’émancipation.

Les « féministes » admireront sans doute. Les autres – ceux qui essaient de ne pas soumettre leur bon sens à une idéologie quelconque – penseront sans doute qu’il faut être bien « infantile » (pour le moins) pour séduire un mineur dont on a la charge éducative et morale, qui pourrait être notre fils (24 ans d’écart), et pour se mettre en ménage avec lui, alors qu’on est épouse et mère de trois enfants. 

C’est pourtant ce « couple » que les Français – si on considère que les 20,07 % qui ont voté Macron au 1er tour de la présidentielle représentent les Français, bien sûr ! –  ont choisi pour les représenter. Preuve du niveau de désagrégation morale auquel notre nation est désormais parvenue.

[15] NICOLA Jean-Pierre – Le Grand Livre de l’Astrologue – Sand & Tchou – 2ème trim. 1983 – 238 p.

[16] Détail amusant : les parents d’Emmanuel se sont mariés la même année que Brigitte avec son premier mari !

Épatant non ? aurait ajouté un humoriste bien connu, mais, hélas, décédé.

[17] On songe à Anna Karénine et à Mme de Raynal… sans lui souhaiter une fin aussi misérable que la leur.

[18] Macron est doué d’une très grande mémoire et lit beaucoup, il connaît ses dossiers par cœur, en détails, sa femme disait un jour, au détour d’une interview, qu’elle ne l’avait jamais pu ne pas pouvoir répondre à une question... comme internet en quelque sorte.

2 réponses à to “EMMANUEL MACRON SOUS LA FOUDRE URANIENNE – I –”

  • Nanker:

    « le faux attentat de l’Observatoire de Meudon »

    Je me permets de vous corriger : il s’est produit avenue de l’Observatoire à Paris, près de Port-Royal.
    Et je poursuis la lecture de cet article passionnant!

    Je sors de l’astrologie mais ne pensez-vous pas que, s’étant fait élire comme Mitterrand en 1988 (pas de campagne et une unique tactique consistant à planer au-dessus de la meute de ses adversaires) Macron va vivre son second mandat comme l’escroc de Jarnac avait vécu le siens : catastrophes sur catastrophes, changements multiples de Premier Ministre pour gagner un peu de temps, et au final un désaveu absolu.
    Au moins nous n’aurons pas la ribambelle de morts suspectes, apanage du Scorpion Mitterrand…

    • Vous avez parfaitement raison. Ma mémoire s’est laissée abuser par le mot « observatoire ». Merci d’avoir rectifié.
      La « catastrophe » a déjà commencé : difficilement réélu, 52% d’abstentions aux législatives, et la minorité à l’Assemblée dite Nationale. Sans compter les « affaires » qui commencent à ressortir comme le muguet en avril.
      Peut-être la deuxième partie de mon article, sur laquelle je suis en train de travailler répondra – au moins en partie – à votre questionnement.
      Encore merci et bien cordialement à vous
      LSM

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