singeCet article doit tout au professeur et grand historien Jean de Viguerie, spécialiste de l’éducation, de la philosophie dite des « Lumières » et de la révolution française. Il avait adressé une Tribune Libre à « L’Homme Nouveau » en date du 1er juillet 2013 et publiée dans le N° 1548 en date du 31 août de ce bimensuel. Et j’ai eu envie de partager cet article avec vous qui n’êtes peut-être pas abonné(e)s à « L’Homme Nouveau » (voir le « lien » en page d’accueil)

  • Que nous apprend Jean de Viguerie ?

Rien que nous ne soupçonnions déjà mais qui s’affirme de plus en plus au fil du temps depuis quelques années : notre Ecervelage National, notamment en ce qui concerne les têtes pensantes chargées d’élaborer les programmes de nos enfants, est passé aux mains des transgressifs et libidineux de toutes « orientations » comme on dit maintenant pour désigner les sujets atteints de ces perversions multiples et variées qui chatouillent délicieusement nos élites intellectuelles et politiques.

Ainsi en 2009, nous dit-il, on n’avait rien trouvé de mieux que de mettre « au programme du bac en Terminale littéraire » L’Art d’aimer d’Ovide ». De quoi s’agit-il ? D’un « art de la séduction » assorti de « passages libidineux« . Ce choix avait provoqué un certain nombre de réactions de la part de professeurs qui ne se sont pas encore convertis/invertis aux normes de la morale sexuelle de notre époque.

Aujourd’hui les « queers » installés au sein de l’EN par ceux-là même que nous avons élus pour conduire la nation et éduquer ses enfants, ont décidé de progresser dans la turpitude éducative.

  • JDV écrit « sur quatre œuvres obligatoires, trois offusquent le bon goût, dont Les Mains libres de Paul Éluard et Man Ray« .

Côté Paul Eluard, « les vers sont incompréhensibles » et auront sans doute beaucoup de mal à passer auprès de « jeunes » qui, arrivés en Terminale, doivent faire à peu près 3 fautes d’orthographe, d’accord ou de syntaxe par ligne. Mais on est prié d’admirer béatement ce grand poète qui a si bien illustré la cause coco-stalino-marxiste. Je ne suis pas sûr qu’il en serait de même s’il avait, par exemple, opté pour la collaboration comme le fit Robert  Brasillach qui le dépasse pourtant de quelques coudées et que vous pourrez chercher longtemps dans la liste des poètes au programme. Il n’avait pas fait le bon choix.

Côté Man Ray (photographe américain) le programme passera mieux puisque ses dessins « représentent [pour] la plupart des femmes nues dans des postures suggestives. Certains …..[relevant] carrément du porno » écrit Jean de Viguerie.

Mais, si on veut véritablement découvrir la personnalité profonde de ce grand « artiste humaniste » que fut Man Ray, digne de figurer dans des ouvrages éducatifs destinés à des adolescents, je conseille vivement au lecteur(trice) de se reporter au livre de Steve Hodel intitulé « L’affaire du Dahlia noir« [1], notamment le chapitre 19 (p.323 à 344) intitulé « Les derniers fils : les empreintes de pensée de Man Ray« .

Le livre, en effet, reconstitue la longue et minutieuse enquête par laquelle Steve Hodel, fils du très célèbre Dr George Hodel Jr (éminente personnalité du Los Angeles de l’époque), découvre et prouve que son père n’est autre que l’épouvantable assassin d’Elisabeth Short (plus connue sous le nom de Dahlia Noir). Mais ce n’est pas tout. Il découvre en outre que ce père, cruel, partouzeur et cocaïnomane, ne s’en est pas tenu là mais a proprement trucidé et découpé avec un grand raffinement de cruauté d’autres jeunes femmes, sour l’inspiration des fantasmes artistiques d’un certain… Man Ray, en qui il a trouvé une âme sœur de la sienne parce qu’aussi noire et damnée que la sienne.

Voici ce qu’écrit Steve Hodel dans la présentation qu’il nous offre de Man Ray, grand ami de son père :

 » …….Tou­jours est-il qu’il arriva à Hollywood en novembre 1940. Son come-back artistique ne fut pas une réussite. En 1941, l‘exposition qu’il avait organisée dans un musée de Los Angeles ne fut pas bien accueillie. Dans l’article d’Art Digest qu’il lui consacra, le critique artistique du Los Angeles Time, H. Millier, ne vit dans son « Portrait imaginaire de D. A. F. de Sade » qu’un sujet digne des revues consacrées au crime et à la torture ». [Edifiant, n’est-il pas ? [NDA]

L’adoration de Man Ray pour Sade se retrouve dans toute son oeuvre. Dans une photographie argentique inti­tulée « Monument à D. A. F. de Sade », il montre une fesse de femme encadrée par une croix inversée, référence claire aux préférences sodomites de Sade et à son mépris complet pour l’Église.

C’est peu de dire qu’aussi bien philosophiquement qu’esthétiquement Man Ray était un chaud partisan du sadisme. Jamais il ne tenta de cacher ce qu’il pensait de la subjugation (sic) et de l’humiliation des femmes. Tout au contraire, il adorait les montrer dans la situation d’objets de plaisir destinés à satisfaire les appétits du vrai sensuel. Comme Sade, en effet, il pensait que la femme n’existe que pour le plaisir de l’homme, qui ne peut être accru que par les humiliations, atteintes physiques et douleurs que l’homme inflige à ses partenaires.   

Où et comment Man Ray et Juliet firent-ils la connais­sance de mon père et de ma mère, je ne le sais pas. Il est très vraisemblable qu’ils se soient rencontrés peu après l’arrivée de Man Ray à Los Angeles; selon un témoignage non confirmé, mon père l’aurait croisé à New York en 1928, époque où il rendait souvent visite à ma mère et à John Huston au Village.

Que ces quatre personnes Man Ray, Juliet, George et Dorero finissent par se rencontrer était presque inévitable. Tous étaient des sensualistes, dont les préférences et puissants désirs devaient les attirer tels des papillons de nuit vers une même et unique flamme de passion. Pour mon père c’était la vie même qui était surréelle, rêve dans lequel chacun devait vivre selon ses propres lois. Tel le sinistre « Magicien Noir » d’Aleister Crowley du début du XXème siècle, mon père vivait sa vie selon le principe : « Fais ce que tu veux selon ton unique loi  » (fin de citation)

Un précurseur, en quelque sorte, de notre époque d’hédonisme poussé à ses plus répugnantes manifestations.

Or, la loi du Dr George Hodel – on vient de le voir – était le sadisme comme facteur suprême du plaisir. Et c’était aussi celle de Man Ray.

Où vous commencez à apercevoir le but de la manœuvre insidieuse des concepteurs du programme. La sodomie, le saphisme, la voile et la vapeur, le mariage pour les invertis et toutes les autres transgressions réunies sous l’appellation de la culture du « queer » que j’ai évoquée plus haut, c’est une chose. Mais vous remarquerez que dans ce concert pour nous faire avaler une pilule que toutes les sociétés civilisées ont rejetées depuis la plus haute antiquité, on est resté bien discret sur le plan du sadomasochisme. Infliger la douleur, se complaire à la subir,  n’est pas très « vendeur » pour les pollueurs intéressés qui se sont donné pour tâche de pourrir la société occidentale. Cela aurait même pu devenir contreproductif chez les plus enragés du « mariage pour tous » (après tout pourquoi pas le « mariage pour les sado-masos » ? L’ennui c’est que lorsque l’un dira oui, l’autre dira forcément non pour faire souffrir le premier…Il faut bien rire un peu, non ?).

Alors nos pédégogues de l’Ejaculation Nationale laïque, gratuite et obligatoire, ont contourné le problème par « la bande » (si j’ose dire). Au lieu de vanter les mérites du sadomasochisme et d’en faire une affaire politique ce qui, je le répète, serait très maladroit, ils vont s’évertuer à le présenter sous les riantes couleurs de l’art et de la poésie dans la catégorie « culture littéraire ».

Le marquis de Sade, Sacher Masoch, Georges Bataille, voire Alain Peyrefitte, c’était peut-être un peu voyant pour polluer des adolescents de 17/18 ans. Tandis que Eluard et Man Ray, cela peut passer….sans lubrifiant.

  • Après Eluard et Man Ray, passons au deuxième auteur choisi pour les candidats latinistes. Il s’agit des « Vies des douze Césars » de Suétone.

Sur les douze il est vrai qu’il serait difficile d’en trouver un seul qui nous épatât par ses vertus morales. Mais, forcément l’un devait se détacher entre tous : Néron, bien sûr. Le véritable inspirateur – avec Hitler – des mœurs de notre culture contemporaine. Je vous ai déjà beaucoup parlé des deux, mais on ne peut s’empêcher en pensant à ce crétin de maire de Nice, aussi solide dans ses convictions qu’une planche savonneuse pour traverser un torrent, au beau couple qu’Hitler et Néron auraient formé s’il avait pu procéder à leur union en grande pompe. Ne rêvons pas. Dans le texte de la vie de Néron choisi pour édifier nos enfants, Suétone décrit « en détail ses crimes abominables, ses relations incestueuses avec sa mère, et ses orgies. Le chapitre 28 montre un Néron promoteur de la transsexualité. Suétone écrit : « Il rendit eunuque le jeune Sporus et prétendit le métamorphoser en femme. Il l’orna du voile nuptial et l’épousa ».

L’orgie, l’inceste, la castration, la sodomie , et le crime (ne pas oublier que le doux Néron a assassiné sa mère comme nos pédégogues assassinent l’âme de nos enfants) dans le même texte !!!

Mais que demander de plus, je vous le demande ?

  • Pour les Hellénistes, on n’a pas été en reste du côté du ministère.

On a choisi le Livre 1 des Histoires vraies de Lucien de Samosate «  auteur mineur visiblement choisi parce qu’il se délecte dans les mêmes vices, emmène le lecteur sur une planète où les hommes vivent entre eux sans femmes, mais trouvent tout de même le moyen de s’unir pour avoir des enfants. Des enfants pour tous. « 

Décidément le monde de la culture est plein de surprises inattendues tant qu’on n’a pas compris le projet qui se déploie sous nos yeux. Ainsi pourrait-on s’attendre, en toute bonne logique, à ce que nos pédégoguesprogrammateurs fassent l’effort de trouver la perle au milieu du tas de fumier des auteurs mineurs pour séduire et intéresser nos jeunes. Ce serait ne rien avoir compris à cette démarche parfaitement concertée. Foin de cette littérature grecque, base de notre culture qui a formé tant de grands et  beaux esprits et  qui foisonne de génies qu’on ne se lasse pas de relire : Platon, Homère, Hésiode, Héraclite, Aristote, Euripide, Eschyle, Sophocle, Thucydide,  pour ne rien dire des Pères grecs. Athlètes de la pensée qui constituent comme les perles d’un incomparable collier.

Non, la démarche adoptée est inverse : il faut jeter le collier de perles (trop dangereux, trop « réactionnaire ») et  puiser dans un bon gros tas de fumier en espérant qu’il puisse souiller en profondeur les jeunes âmes qui ne sont pas encore converties aux joies du « genre », de l’inversion, de l’indifférenciation généralisée et,  pour faire bonne mesure, de la haine de l’autre sexe déguisée en attitude d’amour et de tolérance….à sens unique.

  • En ce qui concerne le programme Sciences de la vie et de la Terre (SVT) de la 1re L et de la 1ère ES,  je préfère laisser entièrement la parole au Pr de Viguerie car elle se suffit à elle même.

Je le cite :

« …. là j’invite les bons parents des candidats bacheliers à mettre le nez dans un manuel. Ils ont comme tout le monde un ami ou un parent professeur de lycée. Qu’ils se fassent prêter le manuel pour quelques jours et lisent la troisième partie intitulée « Masculin Féminin ». Ils verront ainsi d’eux-mêmes ce que leurs enfants devront apprendre, soit la « reproduction », le « Genre » et la manière de « vivre sa sexualité ». Commençons par la « reproduction ». En fait les élèves qui entrent en classe de Première, savent déjà tout sur le sujet ; on leur en parle depuis les classes élémentaires, comme s’il s’agissait de la fonction essentielle.

En Première on traitera donc le sujet à l’envers, et il s’agira surtout de la « non reproduction », ou plutôt, comme dit le manuel, de la « maîtrise de la procréation » [quel subtil euphémisme ! NDR]. Les candidats apprendront ici tout ce qu’il faut savoir pour éviter l’enfant. L’avortement et tous les moyens de contraception n’auront plus de secret pour eux. Ils retiendront par exemple que « l’acétate d’ulipristal bloque… l’ovulation, mais aussi peut empêcher l’implantation d’un œuf dans la muqueuse utérine » (p. 154 du manuel de Bordas). La culture générale n’est pas oubliée ; le futur bachelier saura que « les femmes mésopotamiennes plaçaient des pierres au fond du vagin pour bloquer le sperme »(ibidem, p. 163). Le second chapitre expose tout bonnement la théorie du « Genre » comme s’il s’agissait d’une vérité scientifique incontestable. Le candidat saura donc distinguer l’« identité sexuelle » (« se sentir homme ou femme n’est pas si simple que cela peut en avoir l’air »), et l’« orientation sexuelle » correspondant au « sexe des personnes qui nous attirent », et qui peut très bien être le même que le nôtre.« 

Terminons cette étourdissante application en matière d’enseignement des prétentions morales de Gouda 1er (et de son amie Molette….celle qui nous coûte si cher et qui ne nous sert à rien)  par le chapitre : « Vivre sa sexualité ».

Comme pour tous les « penseurs » des Lumières, le chapitre prend exemple sur les comportements animaux pour expliquer les nôtres. C’était la spécialité de Rousseau. A tel point que Voltaire (qui n’était pas en reste sur le sujet de l’humiliation du genre humain) lui écrivait, après avoir lu un de ses livre, « qu’il avait envie de marcher à quatre pattes » !

C’est ainsi que l’illustration de « l’acceptation du mâle chez le mouton » nous permet d’abord de découvrir « l’approche », ensuite le « flairage » (le mouton flaire le postérieur de la brebis), puis « l’approche latérale », l’« immobilisation », enfin le « chevauchement ».

J’espère que nos jeunes garçons ne prendront pas trop exemple sur ces braves ovins, car ils risquent fort de se prendre une main sur la figure de la part de leurs copines.Et ils ne l’auront pas volée.

Ensuite, tout naturellement, on passe aux singes, nos cousins paraît-il. Je veux bien le croire pour certains de nos hommes politiques. Pour le reste je me pose des questions….

On nous affirme d’emblée « que le comportement sexuel chez l’homme n’est plus un comportement de reproduction », mais « un comportement érotique essentiellement fondé sur la recherche du plaisir ». Pourquoi ? Parce que le plus grand développement du cortex chez l’homme (76% du cerveau, 26% chez le rat) nous impose ses caprices.

Quid de la « reproduction » alors ?

Il n’y a qu’à faire comme les singes hominoïdes. Notamment les bonobos qui peuvent s’avérer nos grands éducateurs. Ils s’accouplent environ huit fois par jour (!). Bien sûr sans fins reproductrices, mais « sociales ». Et oui. Les rapports sexuels chez les bonobos permettent « d’établir des liens entre les différents membres de la communauté, et de résoudre des conflits ».

Et dire qu’on se cassait la tête à payer des psychologues, psychanalystes, psychiatres sexologues, conseillers conjugaux, sociologues et j’en passe …. alors qu’il suffisait de passer par la copulation non stop (à condition d’avoir la santé) !

Je commence alors à comprendre pourquoi une certaine catégorie d’homos, surtout passifs, recherchent les tendres assauts d’une demi douzaine de partenaires dans la soirée (voire plus si affinités) en errant de pissotières en parcs publics et de terrains vagues en « boîtes » spécialisées (comme j’en ai eu la confidence au cours de certaines consultations). Ces personnes, que je me refuse à appeler des « anormaux » comme vient de le faire je ne sais quelle sportive russe ou ukrainienne qui va subir les foudres de la justice, sont, en fait, de grands créateurs de liens sociaux et bien plus efficaces que tous les « Médiateurs » du monde pour résoudre les conflits …..jusqu’en leurs fondements. Il fallait y penser. Les « programmateurs » qui travaillent sous la haute inspiration du très vénérable Vincent Peillon l’ont fait. Le Grand Architecte saura les en récompenser. Au passage on comprend pourquoi ces messieurs se revêtent de tabliers en peau de porc. Une sorte de prédestination peut-être.

Jean de Viguerie a intitulé sa Tribune Libre :  » Bac 2014 : la descente dans l’absurde« .

C’est un homme courtois et modéré.

Moi je verrai plutôt, dans cette entreprise de longue haleine de pourrissement moral de nos enfants, par le truchement de textes « littéraires » judicieusement choisis, ou de travaux « scientifiques » qui sont à la science dans sa portée véritable ce que « Libération » est à l’oeuvre de Goethe et les dessins de Plantu au plafond de la chapelle sixtine,  » une descente dans l’ignoble ».

LSM

PS : Si l’avenir de nos enfants et celui du système éducatif dont ils sont les victimes (ils le seront de plus en plus sous le règne Gouda/Peillon) vous inquiète autant que moi qui suis grand-père de sept jeunes garçons, je vous invite à le faire connaître en le diffusant sur vos contacts facebook ou par votre carnet d’adresses.

C’est une demande que je n’ai jamais faite depuis que j’ai ouvert ce site de réflexion, mais nous ne pouvons pas laisser se développer une telle entreprise –  littéralement « satanique » – sans réagir.

 


[1] Paru aux éditions « Points », vol. P1372, septembre 2005, 762 p.

8 réponses à to “POUR NOS JEUNES : LA PERVERSION PAR LES TEXTES ! A QUAND LES TRAVAUX PRATIQUES OBLIGATOIRES ???”

  • ROLLAND:

    Bonjour,

    Je suis professeur de lettres classiques et nouvelle venue dans le cycle du lycée, j’ai accepté au soulagement évidemment de mes collègues, de me charger des classes de terminales L, celles qui ont donc des non pas des oeuvres « obligatoires », nuance, mais des oeuvres « au programme ».L’an dernier nous avons eu le magnifique mais trouble « Lorenzaccio », reporté cette année, auquel s’ajoutait « Zazie dans le métro », une plaisanterie ouliposienne que j’ai dû traduire pour mes élèves de 2012, peu au fait de l’argot des années 50, et pour lesquels les jeu avec l’orthographe et la syntaxe perdent beuacoup de valeur puisqu’ils ne voient pas où est le jeu. Maizenfin comme dirait Queneau…
    Mais là, je ne vois pas comment je vais traiter ces « mains libres » si emprisonnantes et empoisaonnantes! Plus que tout ce qui leur est reproché quant à la morale, ce qui me choque, c’est leur pauvreté! Pauvreté du dessin Et du texte. J’avoue, moi, j’aime, j’aimais, tout ce que je connaissais de Paul Eluard, c’est une belle déception. Pour le dessin et vu mon retrait quasi physique devant ces encres, je me suis adressée à un jeune peintre (moins de 35 ans), qui a souri: « Oui, bon, il s’est amusé ». Je reste persuadée, malgré la lecture difficile,assidue et crispante de tout une série de dossiers sur ce recueil écrits par de hauts et puissants professeurs que nos 2 lascars se sont bien amusés à pondre en vitesse un truc, qui pouvaient leur faire gagner quelque argent de la part des snobs de leur temps.
    C’est décidé, je prends ma retraite dés l’an prochain. Ras le bol des inventions de ceux qui « s’autorisent à penser » pour nous.

    • Sage décision que la vôtre qui vous évitera d’être contrainte à enseigner des « Insanités » là où vous pensiez former le goût et la sensibilité de vos élèves à ces « Humanités » sans lesquelles il n’y a pas de civilisation et donc pas d’être humain authentique. La nuit de la barbarie est en train de tomber sur nos jeunes esprits. Les programmes modernes n’ont d’autre but que de couper les jeunes générations des sources de notre culture et de tuer dans l’oeuf l’éclosion d’un sain esprit critique qui seul leur permettrait vraiment de faire des choix de vie et de prendre leur existence de citoyens en main. Ainsi « formés » on les prépare à se comporter comme des robots, techniquement aptes (d’où l’écrasante tyrannie des maths dans la sélection des « élites ») à faire tourner la machine productrice/consumériste sans se poser de questions.
      Rien de bien différent, sur le fond des choses, avec les esclaves qui construisaient les pyramides il y a quelques milliers d’années. Un peu plus de confort matériel, la bagnole et la télé en plus…..le rêve quoi !
      Je vous souhaite plein de bonheur dans la nouvelle vie qui va s’ouvrir pour vous.
      Bien cordialement à vous.

  • Liçou:

    Non mais vous êtes un coincé, sans vouloir vous vexer… C’est vous qui êtes plein d’insanités pour voir le mal comme ça ! il faut un peu s’adapter à son temps et s’ouvrir 🙂
    Faut voir plus loin que ses préjugés et ôter ses oeillères!
    bien à vous

    • Mais vous ne me vexez pas du tout, vous m’attristez. Pour vous.
      Si vous connaissiez ma vie vous pourriez sans doute me reprocher beaucoup de choses (je suis pécheur comme nous tous) mais certainement pas d’être « coincé ».
      Il est difficile d’éviter d’évoquer les « insanités » de notre époque puisque désormais on les érige en modèles sociaux et que, dans un certain nombre de cas, on nous les impose légalement.
      Et, puisque vous avez la gentillesse de me donner des conseils d' »ouverture » et sans doute de « tolérance » (vous l’avez oubliée celle là) les deux mots clés qui, depuis 1968, autorisent toutes les transgressions, toutes les compromissions morales et spirituelles, permettez moi à mon tour de vous en donner deux (pour le prix d’un seul):
      – libérez vous même votre esprit des fantasmes qui obstruent votre bonne perception de l’état de « barbarie » (le mot n’est pas de moi) dans lequel on voudrait nous faire vivre, car ces fantasmes pourraient bien être interprétés comme de la connivence ou de la complicité.
      – arrachez vos propres oeillères (vous connaissez sans doute la parabole de « la paille et de la poutre ») celles de la bonne conscience libertaire, qui vous empêchent de voir dans quoi vous marchez….quoique l’odeur devrait vous avoir alertée depuis longtemps. Mais, peut-être, souffrez-vous d’anosmie ?
      Bien à vous

      LSM

  • Liçou:

    Cher Louis Saint Martin,

    Qu’est ce qui vous fait peur ? En quoi le fait que les jeunes soient informés de la sexualité vous inquiète ? Je ne comprends pas trop votre point de vue. Pourquoi pouvoir choisir sa sexualité est-il « barbare »?
    En quoi étudier Paul Éluard et Néron est-il dangereux ?

    Et pourquoi faire des jeux de mots si malsains alors que vous voulez protéger les jeunes ? J’ai été plus choquée de vos propos que les dessins de Man Ray ( qui selon moi n’ont rien de choquant)

    Mal à vous ( lol )

    • Rien ne me fait peur, surtout pas les raisonnements à la graisse de chevaux de bois ou les pseudos « débats » qui n’ont d’autre intention secrète que de justifier l’injustifiable en lieu et place de la recherche de la vérité.
      Je vous réponds donc pour la dernière fois car étant données vos positions, votre ton et vos références, il est évident que nous ne pourrons jamais nous comprendre.

      L’éducation morale, spirituelle, religieuse et sexuelle des enfants appartient à leurs parents. Et à personne d’autre (c’est d’ailleurs dans la déclaration universelle des « droits de l’homme » si je ne me trompe pas).
      Ils délèguent leur autorité à l’école pour instruire leurs enfants, à charge pour celle-ci de rester (du moins ce devrait être le cas) dans la plus stricte neutralité idéologique.
      Ce qui n’est pas le cas à notre époque, c’est le moins qu’on puisse dire où un récent ministre se vantait de vouloir « arracher nos enfants à tous leurs déterminismes ».
      L’Etat n’a pas à se substituer au rôle des parents et s’il le fait c’est uniquement pour endoctriner et non pour éduquer.
      D’autre part, éduquer à la sexualité n’est pas faire la propagande de toutes les formes de déviations sexuelles en confiant la dite éducation à des associations de déviants ou de sodomites, en inculquant les théories déjantées du « genre » dans les jeunes cervelles ou en demandant aux garçons de venir au lycée en jupes, comme l’a fait tout récemment un « recteur » de la « pseudo » éducation dite nationale.
      Nous ne sommes même plus alors dans la perversion de nos gamin(e)s mais dans l’imbécilité manifeste.
      D’ailleurs cela n’a pas échappé à une humoriste qui sévit tous les jours sur France Inter. Cette astucieuse personne a conseillé à nos jeunes lycéens, s’ils voulaient vraiment partager la condition féminine, d’enfiler un tampon hygiénique. Et Lucifer sait si France-Inter est à mille lieux de s’opposer aux dérives actuelles.

      « Choisir » sa sexualité est une crétinerie. Une « crétinerie » à la mode desinée à détruire un peu plus notre civilisation déjà bien mal en point, mais une « crétinerie » quand même.
      Le « sexualité » est une et elle est destinée par essence à la reproduction et à la survie de l’espèce. Mais elle a ses dérives comme toutes les autres fonctions ou facultés humaines. On appelle cela généralement des « troubles de la personnalité », des « déviances » des « anomalies », des « perversions » (au sens psychologique). Et comme tels, ces troubles ne justifient aucunement une quelconque condamnation morale, mais compréhension et accompagnement éventuel.
      Le problème intervient quand on décide que le pathologique est équivalent à la santé, le malsain équivalent au sain et et quand on veut veut ériger en normes sociales, voire en « droits » l’ensemble de ces déviances. Et les enseigner à nos enfants en plus « pour les informer ».

      Si vous n’êtes pas d’accord avec cela que pouvons nous nous dire de plus ?
      Vous avez certainement vos raisons et je doute qu’elles soient parfaitement innocentes. Je ne me souviens pas avoir évoqué Paul Eluard (le chantre du communisme qui a fait tant d’heureux dans les pays de l’Est et partout ailleurs dans le monde) et je ne me souviens pas non plus avoir refusé « d’étudier » Néron, comme vous dites, bien au contraire. Cela permettra de découvrir ses atrocités dont – entre autres délices – celui d’avoir violé à plusieurs reprises son jeune demi frère Britannicus, avant de l’assassiner avec la délectation qu’on devine.
      Quant à Man Ray, si vous avez bien lu mon article vous aurez découvert que c’était un pervers sexuel (mais cela doit constituer un titre de gloire supplémentaire à vos yeux) et qu’il est certainement l’inspirateur de la façon dont le malheureux « dahlia noir » (Elisabeth Short) a été assassiné en référence à une des ses « oeuvres ».
      Derniers points : mes jeux de mots n’ont rien à voir avec la protection des enfants. Ils sont destinée à faire réagir ceux qui, comme vous, semblez avoir des yeux pour ne pas voir et des oreilles pour ne pas entendre.

      Je vous remercie pour le « mal » que vous me souhaitez, bien en accord avec vos références morales, et, en échange, je vous souhaite tout le bonheur possible, dont celui d’une bonne santé morale.

      LSM

  • Maillard:

    Bonjours,
    Je suis moi même lycéen en terminal, et j’étudie donc bien « les mains libres » en ce moment.
    Et quel bonheur de travailler cette oeuvre! Mais au risque de vous decevoir: moi et mes camarades ne sommes pas devenus des prédateur sexuel pour autant!

    « J’espère que nos jeunes garçons ne prendront pas trop exemple sur ces braves ovins, car ils risquent fort de se prendre une main sur la figure de la part de leurs copines.Et ils ne l’auront pas volée. »
    Oui j’ai bien l’impression que vous maîtrisez mal votre sujet! l’oeuvre est proposer à des lycéen en terminal, donc à des adolescent qui sont à l’aube de leur majorité, qui ont eux même le pouvoir sur leurs sexualité. Oui, selon la loi, nous disposons de la liberté de notre sexualité à l’age de 15 ans et 3 mois!
    et je ne vais pas vous cacher, monsieur, (au risque de vous choquer) que je me suis astiquer bien avant avoir ouvert ce livre ( ce qui n’étais alors pour moi un acte inavouable et qui me couvrait d’une honte rougissante que je devais faire taire au fond de moi)
    Je ne sais pas pour vous, mais je trouve que ce silence envers le sexe que nous impose les conservateurs de la société est bien plus déstabilisante pour les jeunes gens.
    Les créations artistiques des surréalistes s’inscrit dans la grande hypothèse du XXe siècle qui boulversa la vision de l’homme ( je parle evidemment de l’hypothèse de l’inconscient de Freud)
    Les surréalistes tentent de faire parler leurs inconscients et leurs pulsion ( car c’est en faisant apparaître ces pulsions qu’on peux en prendre conscience, et enfin s’en libérer)
    Si nous nous cachons ces choses, nous les faisons pas disparaître, nous les refoulons, mais cependant, nous les conservons, et cette conservation est un danger pour l’intégriter de nos personnes.
    Et c’est bien en ce sens que guillaume Apollinaire parle du marquis de Sade: il dit de lui qu’il à été l’homme le plus enfermer ( car prisonnier sous quatre régimes politique différent) Néanmoins il était l’homme le plus libre, car libérer de ses tabou, le marquis de Sade pouvait écrire sans complexe!

    « nous ne pouvons pas laisser se développer une telle entreprise – littéralement « satanique » – sans réagir. »
    Je pense que le témoignage d’un lycéen ne doit pas vous semblez futile, puisque votre indignation nous est consacrer,
    Cependant je vais vous demander d’arretter de diffuser votre peur car celle ci est bien trop conservatrice pour que nous puissions devenir de jeunes gens libre dans ce pays

    Vous avez fait mention de mai 68 en vous inscrivant dans la branche des conservateurs, je finis donc mon commentaire en faisant echo a cette période:
    « SADIQUE DE TOUS LES PAYS, POPULARISEZ LES LUTTES DU DIVIN MARQUIS »

    • J’ai trouvé votre « commentaire » assez intéressant – et surtout assez affligeant – pour en faire la matière d’un article qui me donne l’occasion de vous répondre en détail.
      Vous le trouverez donc sur la page d’accueil de ce site, sous le titre :  » Entretien avec un jeune « sadique ».
      J’espère que vous y trouverez matière à réflexion.

      Bien à vous

      LSM

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