Voici la publication d’un échange avec une lectrice sur la très grave question concernant la nature du mariage, de la parentalité et de la filiation.
Cet échange a commencé dans la partie « commentaires » de ce site, mais j’ai pensé qu’il serait bienvenu de le développer sous la forme d’un « article ». Pour quelle raison ?

Vous constaterez que ma correspondante et moi-même sommes en désaccord total sur tous les aspects de la question débattue, mais la façon courtoise et modérée dont cette personne a abordé la discussion m’a séduit. Elle représente pour moi, le ton idéal sur lequel une polémique, même très vive, peut s’engager entre responsable d’un site et visiteur-lecteur. Cela me change des torrents d’injures que j’ai dû quelquefois subir de la part de certaines personnes qui, ne trouvant pas ici l’écho de leurs certitudes, ne connaissent d’autres moyens de me convaincre que de m’insulter.

Jusqu’ici, par loyauté et souci d’honnêteté intellectuelle, j’ai publié ces interventions édifiantes sur la qualité de leurs auteurs et j’y répondu avec autant de patience et de bonne volonté qu’il m’est possible.  Mais ce temps est terminé. Je ne publierai plus et ne répondrai plus aux « commentaires détritus » qui dérogeront aux exigences de la courtoisie et de la politesse les plus élémentaires.

Bonne lecture.

 

Bonjour,

Je suis tombée totalement par hasard sur votre site et je me suis dit que j’allais vous répondre, car j’aime les débats et je pense que pour avancer il faut se confronter à des points de vue opposés.

Savez-vous que la « taylorisation de la procréation » comme vous l’appelez existe depuis bien longtemps pour les couples mariés hétérosexuels? Si l’on doit interdire l’aide à la procréation pour les homosexuels sous prétexte qu’ils ne peuvent se reproduire naturellement, interdisons toute aide à la procréation tout court. Un enfant né de cette manière élevé par des hétéros ne connaîtra pas plus son vrai père s’il est élevé par un couple homosexuel.

  • Une précision de départ.  Si vous avez bien lu l’article que vous commentez, vous aurez constaté qu’il ne s’agit pas d’un texte de moi (ce que laisse entendre l’expression « comme vous l’appelez« ) mais celui  d’une association qui s’appelle « Catholiques en campagne« . Texte dont j’ai apprécié la pertinence et la sobriété, non parce qu’il vient d’une association catholique mais parce qu’il reflète le bon sens.

  • Je vais mettre d’ailleurs en lien, avec cet article, l’intervention du grand Rabin de France et vous verrez qu’elle est en parfaite adéquation avec la position des « catholiques en campagne« . J’essaierai aussi d’établir un lien  vers des analyses de philosophes laïcs et vous constaterez combien les arguments avancés se font écho les uns aux autres. Peut-être parce que « le bon sens est la chose la mieux partagée » comme disait Descartes qui eut été bien surpris qu’on voulût marier des hommes entre eux ou des femmes entre elles et qu’on voulût de plus donner à ces combinaisons transgressives, le nom et le statut de « ‘parents ».

Ceci précisé, répondons maintenant à votre argumentation, point par point.

  • 1/ Il est inutile d’utiliser, comme vous le faites, l’expression de : « couples mariés hétérosexuels » car il n’en existe pas d’autres. L’humanité, comme j’aurai l’occasion d’y revenir plus bas, ne se partage pas en « homosexuels » et « hétérosexuels« , façon habile de fausser le débat inventé par les théoriciens du « genre », mais elle est constituée d’hommes et de femmes ou de mâles et de femelles pour les animaux (et même pour les arbres et les plantes). Et il n’y a justement « couple » et, conséquemment possibilité de « mariage » que lorsqu’il y a présence d’une femme et d’un homme (ou un mâle et une femelle si vous préférez), s’engageant l’un envers l’autre pour fonder une famille où des enfants naîtront, seront élevés dans la collaboration des genres, des sexes et des rôles, si le couple s’avère fécond et responsable. Cette réalité anthropologique, à travers les multiples figures qu’elle a prise dans l’Histoire – dont le mariage est la plus achevée – transcende les religions elles mêmes car elle est une condition de possibilité de la Vie et les religions n’ont fait que sacraliser ce qui constitue un fondement naturel de la réalité humaine comme la faim, la soif, la respiration. Mais les réalités naturelles peuvent se dénaturer et se pervertir chez certains : la faim devenir goinfrerie, la soif alcoolisme, la respiration aboutir à sniffer et la sexualité se désorienter et se fermer à la procréation ou engendrer de multiples « turpitudes » dont notre cher  Bêta Normal 1er lui même s’est dit vouloir protéger les enfants dans un tout récent discours contre la pornographie. C’est de ce mariage et de la procréation à laquelle il ouvre et qui est au fondement d’une considération réaliste des rapports humains que nous discutons ici.

 Quelle est l’origine de l’homosexualité ?

Pour faire court on peut dire que deux théories s’affrontent.

  • Celle par exemple de Jacques Balthazart, chargé de cours à l’ULg, qui fait partie du Giga-neurosciences où il dirige un groupe de recherche en neuro-endrocrinologie du comportement et qui vient de publier un  livre (février 2012) intitulé  » Biologie de l’homosexualité. On naît homosexuel, on ne choisit pas de l’être. Ouvrage qui a causé quelque bruit dans les milieux homosexuels. Pourquoi ?

  • Parce que, nous disent les commentateurs [c’est la première théorie] « il est couramment admis que l’orientation hétéro ou homosexuelle d’un individu est le résultat d’interactions sociales qui se déroulent dans la petite enfance, [et] les théories psychanalytiques freudiennes analysent l’homosexualité comme le résultat d’un blocage du développement de la libido à un stade immature« .  Contrairement à Jacques Balthazart qui, lui,  affirme [deuxième théorie] que « l’homosexualité dépend de déterminants biologiques prénataux [….] et qu' »une  large proportion des homosexuels naissent avec une orientation qui se révèle à eux de façon progressive au cours de l’adolescence et n’est acceptée, bien souvent, qu’au prix d’une souffrance psychologique importante. La compréhension des mécanismes biologiques devrait conduire à une acceptation plus large de l’homosexualité dans la population et réduire la souffrance des personnes concernées« .

  • Fureur et grincements de dents chez certains homosexuels qui voient ainsi leurs comportements affectifs et sexuels associés à une déficience biologique au même titre que certaines « maladies » génétiques ou congénitales. Or, ils ne se sentent et ne se veulent pas malades mais tout aussi « normaux » que les hétérosexuels.  Dont acte.

  • Mais en fait, il ne faut pas que cette querelle évacue la seule leçon à tirer de ce débat : que l’homosexualité soit d’origine biologique ou qu’elle soit liée à des interactions sociales et à un blocage du développement de la libido à un stade immature il est évident qu’elle évoque une irrégularité, voire une déficience, du comportement naturel d’un être humain puisqu’elle est liée soit à un accident biologique soit à un traumatisme social. CQFD.

  • Je lisais les commentaires et interventions d’homosexuels à la suite de la présentation du livre de Jacques Balthazart et j’ai été amusé de ce que certains demandent « pourquoi ne fait-on pas d’étude sur l’hétérosexualité ? ». En fait, cela n’a rien d’amusant mais prouve combien nos cervelles actuelles sont tourneboulées par des idéologies qui tentent, non de mieux faire comprendre et accepter les homosexuels ce à quoi j’applaudis des deux mains, comme j’ai toujours applaudi à une totale intégration des handicapés dans la société et le monde professionnel, mais de nous imposer « un monde dans lequel les déviances sexuelles sont élevées au rang de vertus, l’anormalité au rang de norme et la destruction de la société au rang de saint progrès » et de tenter de nous faire oublier que « l’homosexualité est un phénomène significativement minoritaire, et comme tel, il mérite notre protection, pas qu’on en fasse nécessairement l’apologie [….] Respecter l’homosexualité, oui. Respecter l’homosexualisme, non ».

  • Ce sont là des paroles prononcées par le président tchécoslovaque qui a succédé à Vaclav Havel. J’y souscris pleinement en apportant une toute petite modification à ses paroles :  » Respecter les homosexuels, oui, respecter l’homosexualisme et l’homosexualité elle même, non« . Seuls les êtres humains sont dignes de respect. Pas leurs comportements, quels qu’ils soient. Je respecte infiniment Marcel Proust en tant que personne humaine et génie de la littérature. Je ne respecte pas ceux de ses comportements qui conduisirent Clémenceau à suggérer qu’on édifiât une pissotière comme monument à sa mémoire.

  •  Si bien que je répondrais assez volontiers à ceux qui voudraient qu’on s’interrogeât sur l’hétérosexualité : pourquoi ne pas  s’interroger sur le scandale de se trouver en bonne santé au lieu de considérer simplement la maladie comme un état naturel et enviable ? au fait de marcher sur ses deux pieds – contre tout bon sens – au lieu de marcher sur la tête ? Comme toujours, à vouloir trop prouver par des arguments absurdes on finit par conforter le scepticisme au lieu de servir la vérité.

  • 2/ Ce qu’il nous faut maintenant retenir, c’est que les homosexuels ne pouvant « se reproduire naturellement » comme vous le soulignez vous même, car la définition même du comportement homosexuel (la fermeture sur son propre sexe) impliquant la non-reproduction, ils s’efforcent d’imposer et institutionnaliser, en matière de filiation, des pratiques aberrantes qui révulsent, à juste titre, une très large part de nos contemporains et dont nous allons reparler.

  •  La fermeture à la procréation est douloureuse et frustrante pour une minorité d’homosexuel(le)s sans doute – la plupart préférant de beaucoup mener une existence marquée par le vagabondage sexuel tout azimut et sans entrave –   mais, encore une fois, c’est la définition même de l’homosexualité qui implique et entraîne cette stérilité comportementale puisqu’il y a refus du partenaire sexuel qui seul permettrait filiation et reproduction et qu’il ne s’agit que de vouloir sortir de la prison non-procréative dans laquelle on s’est enfermé….ou d’y rester seul et sans enfant. Ce qui est le cas de nombreux hétérosexuels qui n’en font pas un drame.

  • Cette non-habilitation au mariage et à la procréation entraînée par le choix homosexuel, est un fait admis par toutes les civilisations et il n’a jamais pu être remis en question de bonne foi (et pour cause) jusqu’à ce que les Lumières ont fait croire à l’homme qu’il pouvait s’affranchir de tout cadre de référence – naturel ou transcendant – et n’obéir désormais qu’a ses seuls désirs et pulsions au nom d’une liberté individuelle devenue extravagante. On voit à quoi ce délire prométhéen a abouti progressivement : individualisme, nihilisme, hédonisme et, couronnant le tout, cynisme dominant notre culture à partir des années 68, et exalté avec l’arrivée du socialisme en 81, qui – incapable d’inventer les lendemains qui chantent, le règne de la justice et de l’égalité qu’il nous promet depuis le XIXème siècle – s’est fait une spécialité de la corruption des moeurs, d’abord pour obéir à sa haine consubstantielle des valeurs traditionnelles de notre civilisation, et ensuite pour se fabriquer une clientèle à la mesure de ses ambitions et de sa pertinence doctrinale.  Cette volonté corruptrice, pseudo-libératrice et égalitaire, aboutissant désormais à toutes sortes de revendications absurdes, irrationnelles, purement passionnelles, s’affirment d’autant plus impérieuses qu’elles vont à rebours d’une saine approche des relations humaines.

  • J’en ai d’ailleurs tout autant, sinon plus, à l’égard du « libéralisme » qui, au cynisme du socialisme, ajoute les couleurs de la lâcheté et de la veulerie consistant à adopter les idées de l’adversaire pour n’avoir pas à  leur résister avec courage. Giscard, Chirac et Sarkozy s’étant révélés des maîtres de la posture consistant à proclamer « vivent les valeurs traditionnelles » en installant concrètement les valeurs de la subversion dans les faits. Comme je n’appartiens ni n’appartiendrai jamais à l’un ou à l’autre clan de ces faux ennemis et vrais jumeaux, mais à la seule famille des chercheurs de vérité, je n’éprouve aucun scrupule à enfermer ces deux doctrines dans le même panier et à les jeter au fond d’un puits pour qu’elles ne puissent plus « scandaliser les petits enfants « , expression que nous devons au Christ et qui symbolise le coeur de notre sujet.

  • En fait, nous vivons une « crise de civilisation » ou, pour certains, « la fin d’un monde » sinon « du monde« . L’Egypte, la Perse, la Grèce, Rome ont connu ces crises qui les ont détruites en tant que figure provisoire de la civilisation. Notre monde helléno-chrétien affronte cette crise depuis trois siècles (les civilisations mettent du temps à mourir) Nous verrons bien ce qui  naîtra de la décomposition de notre culture post-moderne, mais, pour le moment, il nous faut supporter l’arrogance et l’insanité de valeurs devenues folles, dont le pseudo-mariage « homo », qui voudrait se légitimer par une instrumentalisation perverse des concepts de liberté, d’égalité et de droit, est une figure emblématique et nous ramène à l’époque de Néron et Héliogabale (Varius Avitus Bassianus, empereur de Rome au 3ème siècle) qui, seuls dans l’Histoire, crurent pouvoir polluer l’ordre naturel en mariant des personnes du même sexe. Des hommes en l’occurrence.

  •  3/ Les techniques mises en œuvre pour pallier les conséquences d’un tel choix de vie, ne trompent personne et ne doivent pas tromper les homosexuels eux mêmes quelque disposition que certains d’entre eux manifestent pour alimenter le fantasme de leur aptitude à la parentalité. Fantasme qui risque bien de se terminer en cauchemar pour eux, et surtout pour les enfants qu’ils enferment dans leur délire. Sans négliger la mortelle désorganisation de la société qui n’existe – avant même l’installation sur Terre de toute organisation politique – que là où il y a inscription d’un être humain dans une filiation clairement identifiée, solidement enracinée dans l’ordre naturel qui exige de toute éternité, la co-créativité (appelée procréation) d’une mère et d’un père . Et, en tant que psychogénéalogiste, je peux vous assurer que cette exigence naturelle, que nous pouvons nier mais à laquelle nous ne pouvons pas échapper, débouche sur une dimension essentielle de la structuration psychique, émotionnelle, mentale, des personnes humaines; et qu’elle cause les plus grands ravages quand elle n’est pas respectée.

  • Avoir deux « papas » dont l’un joue le rôle de la maman ou deux « mamans » dont l’une joue le rôle du papa, au-delà des images sexuelles éventuellement choquantes que cela entraîne dans l’imagination fertile des enfants, est une expérience que tout être sain et généreux devrait vouloir éviter à un enfant dont je vous rappelle qu’il n’a pas demandé à la vivre puisqu’on lui impose cette situation artificielle, pour ne pas dire nocive. Il faudrait quand même de temps en temps essayer d’imaginer le point de vue et le ressenti des enfants  ! Avoir une vraie famille où chacun est à sa place et dans son rôle est déjà quelquefois une épreuve, mais se voir  imposer une « famille » de cauchemar bricolée de la sorte est, à coup sûr, un fléau contre lequel nous devrions tous nous élever au lieu de nous poser des questions oiseuses auxquelles le bon sens répond de lui même.

  • En effet, le débat actuel ne tourne qu’autour du désir et des choix de ces messieurs et dames en mal de parentalité ainsi que des méthodes artificielles et, souvent dégradantes, qu’ils mobilisent pour les satisfaire. Je pense notamment à la fabrication sur commande par une « mère-porteuse » à partir de l’ovule d’une autre femme pour éviter que l’une des deux, prise de remords ou de regrets, ne revienne sur le contrat passé avec les pseudo « parents » acheteurs, et je me demande si une femme qui vend son ventre et le bébé qui s’y est développé, peut encore mériter le  nom de « mère« . Porteuse ou pas….

  • Et je me demande aussi (en essayant de me mettre à sa place) ce qu’un enfant peut éprouver en découvrant, plus tard, le sinistre bricolage/marchandage auquel il doit son existence…. Mais, encore une fois, nous ne parlons jamais des enfants, de leur ressenti, de la mutilation émotionnelle, de la blessure psychique qu’on leur impose à travers  une pseudo-filiation totalement brouillée, tordue, a-normale et a-naturelle au possible.

  • Prenons un exemple. Avez-vous pensé à ce qu’un tel enfant pourra ressentir quand il aura à souhaiter la fête des mères à un homme (d’ailleurs, lequel des deux sera « maman« ) ou la fête des pères à une femme (laquelle des deux fera « papa ») ? Quel monde de fous voulez vous inventer pour nos enfants ?  Je pourrais largement développer ce point en détaillant toutes les conséquences psychologiques, morales, sociales que de telles aberrations, si on les acceptait, entraîneraient pour nos enfants, mais d’autres l’ont parfaitement fait avant moi et je vous renvoie à leurs études.

  • 4/  En revanche je suis tout à fait de votre avis sur un point. Je considère que la PMA quand elle fait appel à un tiers – c’est à dire à un donneur étranger au couple  – est une manipulation illégitime et contraire à la dignité humaine. Je ne considère pas que d’être le produit d’un spermatozoïde anonyme sorti du frigo d’un labo quelconque, soit digne d’être vécu par un être humain. Mais, sur ce point, je serai moins catégorique, car il y aura quand même un vrai papa et une vraie maman au bout, c’est à dire un homme et une femme.

  • Hélas, tout le monde ne peut pas avoir d’enfant, comme tout le monde ne peut être premier prix de beauté, champion olympique, vedette du show-biz ou pianiste concertiste ou, tout simplement, bien dans sa peau. C’est ainsi. La vie nous impose des épreuves et des limites que nous devons savoir accepter et surmonter pour grandir au lieu de vouloir à tout prix les nier, les contourner ou mettre le feu à la maison parce qu’on n’y trouve pas sa place.

  • Ceci bien précisé, on ne peut évoquer l’existence d’un mal installé (la procréation artificielle dans le couple par donneurs de sperme ou mère porteuses interposés)  pour justifier l’acceptation d’un mal plus grand encore (l’instrumentalisation de la vie au profit de « duos » homosexuels). Ce n’est pas un argument valide. Ce serait même une aberration logique très dangereuse. On ne va pas légitimer le braquage parce qu’il existe et qu’il existera toujours des voleurs; l’inceste parce qu’il existe des pères et des mères (et oui) incestueux; le viol parce que certain(e)s ne peuvent retenir leurs pulsions et qu’une quantité d’autres viols n’ont pu être évités, et encore moins sanctionnés. C’est la logique même du « libéralisme pourrisseur » ; les nuisances sociales et morales dont on ne peut protéger la société, on les « dépénalise » ou même on les « légalise« …et il n’y a plus de nuisances ou de crimes ! C’est-y pas génial ? Comme je le faisais remarquer à un  de mes étudiants, ce n’est pas parce que les gens fument et boivent en toute légalité et s’infligent mille maux (fort coûteux pour la Sécu en plus) qu’il faut autoriser la drogue ! C’est un raisonnement totalement autodestructeur. Essayons plutôt d’améliorer les comportements en matière d’alcool et de tabac, par l’éducation, l’aide psychologique, mais aussi la sanction des comportements extrêmes, et la société, la culture, la civilisation s’en porteront beaucoup mieux.

 

Savez-vous que l’accès au mariage pour les homosexuels n’entraînera pas nécessairement la légalisation des mères porteuses ? 

  • Ne soyez pas (faussement) naïve : lorsqu’un fondement anthropologique aussi radical que la constitution de l’humanité en deux genres ou deux sexes distincts s’ouvrant l’un à l’autre pour combler notre finitude constitutionnelle et pour transmettre cette vie que nous avons reçue en partage mais qui ne nous appartient pas – bipolarité reconnue par toutes les religions, toutes les cosmogonies, tous les mythes fondateurs des cultures universelles – quand ce fondement, donc, est violé, nié, profané, comment voudriez-vous contenir les mille et une conséquences qui en découlent comme des maux s’échappant de la boîte de Pandore ? Observez ce qu’est devenue la loi sur « la dépénalisation de l’avortement dans les cas extrêmes » que la sinistre Mme Weil a fait voter en 1975 et qui levait le tabou inconditionnel du respect  de la vie à venir et faisait du corps de la mère une enceinte sacrée. De quelques « cas extrêmes et douloureux » on est passé allègrement à 220.000 avortements annuels, injustifiables dans l’immense majorité des cas par un quelconque « danger pour la mère » (surtout à notre époque de surmédicalisation) et désormais encouragés et intégralement remboursés par la Sécu, abaissant la gestation d’un enfant au niveau d’une  maladie à éradiquer…comme la grippe ou le sida. A quand la vaccination obligatoire contre la grossesse des femmes ?
  • D’ailleurs l’utilisation de la formule  « pas nécessairement » que vous utilisez, montre le peu de consistance que vous accordez à vos propres arguments.

 

Savez-vous que la haine contre l’homosexualité est aussi triste et stupide que n’importe quelle intolérance (le racisme, l’antisémitisme, la haine des chrétiens chez les romains…)……..

  •  Ma première réaction est de vous répondre : « Halte à la manipulation sémantique et à l’amalgame ! » J’y suis totalement insensible.

  • Cette manipulation consiste à ressasser des arguments usés jusqu’à la corde, totalement sophistiques, mais qui n’ont d’autre fonction que de culpabiliser l’adversaire, voire de le mettre en accusation grâce à la mise en œuvre de l’amalgame inspirée en droite ligne des méthodes de ‘l’agit-prop » de sinistre mémoire pour imposer cette « hégémonie culturelle » par laquelle Gramsci pensait assurer le triomphe de la révolution. On sait que l’individu « étiquetté » n’aura plus le courage de défendre son point de vue, quelle que soit sa pertinence, tant il se sent vulnérable devant les foudres du politiquement correct.

  • Si on analyse cette série comparative en usant du simple  bon sens, en observant les faits avec  logique, on constate qu’elle est totalement artificielle, mensongère, purement destinée à intimider.

Voyons cela de plus près.

  • L’humanité – je l’ai dit plus haut – ne se partage pas en « hétérosexuels » et en « homosexuels » mais en « hommes » et en « femmes« . Ou, pour le dire autrement, en « sexe féminin » et en « sexe masculin » : c’est là la distinction fondamentale et constitutive de la condition humaine, totalement pré-poliltique ou pré-sociale. On dira qu’elle est « première »  car c’est justement elle qui permet à l’humanité de se conserver, elle qui permet d’édifier une société et de décider d’une politique. De même qu’il faut commencer par Vivre avant de se poser gravement la question de l’existence et de sons sens éventuel. Elémentaire mon cher Watson !

  • C’est cette distinction qui permet aux hommes et aux femmes, aux femmes et aux hommes, de transmettre la  Vie, (rôle de pro-créateurs) leurs outils étant l’amour (sur le plan spirituel)  la sexualité (sur le plan physique/biologique) qui permettent dépasser la séparation originelle et de faire que « le deux ne soit qu’un » comme il est dit dans l’Evangile de Thomas. D’ailleurs il en est de même pour les animaux et les végétaux, à travers leurs comportements et formes spécifiques bien sûr. Ainsi, tout dans la vie est sexué et cette sexuation est la solution mise en place par (au choix : Dieu, la Nature, l’Evolution, le Cosmos, le Démiurge…suivant vos convictions) pour assurer la survie des espèces. En y prenant quelque plaisir au passage la plupart du temps…. Quoique ! comme aurait dit le regretté  Raymond Devos (un peu d’humour ne messied pas dans les débats sérieux).

  • Or, il advient que la dite sexualité [ pour des raisons qui ont été sommairement évoquées plus haut] au lieu de s’orienter vers le Complémentaire et de choisir l’ Autre,  se retourne vers le Même, s’éprend du Même (comme Narcisse se mirant dans les eaux) et s’interdit la pleine actualisation de son essence, renonce à sa finalité intrinsèque.

  • Il s’agit d’une sorte d' »accident » ou d’empêchement » aux graves conséquences anthropologiques et sociales puisqu’il implique fermeture et non-transmission. Fermeture radicale et authentique celle-là, au vrai « Autre ». Rejet (et dégoût) envers le ou la partenaire sexuel(le) naturel(le). Donc stérilité.

  • Tant et si bien que je me demande si, au lieu d’accuser leurs adversaires d' »homophobie » (terme absurde et purement idéologique puisque le suffixe « phobos » désigne une maladie et que les personnes qui dénoncent les dérives de la revendication homosexuelle comme c’est leur droit, ne sont nullement « malades » mais pleines de bon sens à mon avis!) il faudrait que les propagandistes de la désinformation sur ces questions, s’aperçoivent qu’on pourrait, à très juste titre, retourner l’accusation et les qualifier, eux, d »HETEROPHOBES  militants« .

  • Ceci posé, je peux en venir au raccourci que vous opérez entre ce que vous appelez « haine de l’homosexualité, racisme, antisémitisme, haine des chrétiens….etc » qui manifeste une grande mauvaise foi intellectuelle (involontaire et irréfléchie, j’en suis sûr).

 

D’abord « la haine de l’homosexualité« .

  • Je vous remercie de ne pas avoir écrit « haine des homosexuels » ce qui prouve bien que les choses ne sont pas aussi caricaturales dans votre esprit qu’on pourrait le craindre.En conservant votre formule, n’aurait-on plus le droit de considérer ce qui peut marquer – dans un sens ou un autre – la nature humaine, sans devoir aussitôt être gratifié d’une étiquette idéologique,

– favorable si elle correspond aux intérêts du lobby dominant

–  infamante si elle dénonce l’idéologie que ce groupe cherche à imposer comme nouvelles tables de la loi ?

Le rejet de l’homosexualité comme mode de vie enviable et épanouissant : oui, absolument. 

  • Ce que j’ai pu observer durant une vie déjà longue consacrée à beaucoup écouter et, quand c’était possible, à aider, consoler, notamment de très nombreux homosexuel(le)s c’est que cet état n’est pas très souvent un « choix d’orientation » mais « une épreuve de désorientation » fondamentale, une blessure, une cicatrice, un manque qui compromettent – 95 fois sur 100 –  toute vie épanouissante et pleine sur le plan sentimental, affectif et sexuel, sauf à de très brefs moments. Un désordre de la personnalité qui conduit quasi irrémédiablement à la solitude dès que l’âge compromet l’apparence physique et même bien avant. Voyez la vie de tous les grands noms de l’homosexualité que nous connaissons dans l’Histoire, et vous observerez qu’ils ont tous vécu et terminé leur vie seuls. Certains très entourés sans doute, par leurs amis et connaissances, mais absolument « seuls » sur le plan qui nous occupe ici : une vraie relation de couple.

  • Et je dis rien des homosexuels défavorisés sur le plan physique. Ceci étant un peu moins vrai pour les femmes qui demandent autre chose à leur partenaire que d’être dotés de certains attributs bien spécifiques. Les laids, petits, gros, contrefaits, n’ont pas grande chance d’être appréciés (voir leurs P.A).  Intéressez-vous à la littérature, aux pubs, aux représentations esthétiques inspirées par l’homosexualité et dites moi combien de « laids« , de « vieux« , de « banals »  vous y trouvez. Pour ne rien dire d’autres critères de choix qui semblent obséder ces messieurs. Pardon de vous faire descendre des sommets de l’idéologie pseudo-libératrice et progressiste pour toucher du doigt la réalité telle qu’elle se présente dès qu’on cherche à connaître le monde homosexuel tel qu’en lui même. Ce monde – masculin surtout – profondément narcissique (c’est même sa définition essentielle) est à la poursuite d’Adonis, d’Antinoüs, de Brad Pitt ou de quelque autre fantasme exaltant la « virilité » et la « beauté du diable ». Mais les fantasmes en chair et en os sont peu nombreux et ils vieillissent vite. D’où beaucoup de laissés pour compte se satisfaisant d’ersatz d’amours tels qu’on peut les vivre dans les endroits « spécialisés ».

Inscription de l’homosexualité dans la catégorie des malheurs qui peuvent affecter une vie humaine ? oui, sans hésitation.

  • Au même titre que les multiples autres malheurs et déficiences physiologiques, fonctionnels, physiques, physiologiques, biologiques et psychiques, plus ou moins graves, qui peuvent marquer une existence humaine dès le départ. Les Grecs appelaient « fatum » ce qui conditionnait (généralement négativement) une destinée humaine qui leur paraissait inexplicablement éprouvante. L’homosexualité est-elle la marque d’un « fatum » quelconque ? Fort probablement est-elle en correspondance avec des épreuves trans-générationnelles, mais explorer cette piste nous entraînerait trop loin. Quoiqu’il en soit je la considère comme une épreuve à assumer au même titre qu’une quelconque déficience physiologique de départ.

Insulte, mépris, intolérance, comportement raciste (et j’en passe) envers les homosexuels ???  

  • Je répondrai ceci : considérer l’homosexualité comme une épreuve, est-ce mépriser ceux qui sont éprouvés ? J’essaie simplement d’avoir une juste appréciation de ce que l’homosexualité représente, de ce qu’elle implique, permet ou empêche. Sur le plan individuel je n’éprouve que bienveillance et sollicitude envers les homosexuel(le)s dont l’attitude et les comportements justifient bienveillance et sollicitude. Et il en va parfaitement de même de ma part envers les hétérosexuel(le)s.

  • Je m’émets donc aucun jugement de valeur sur la personne même des homosexuels, car chacun – tel Oedipe – est obligé d’affronter son existence telle qu’elle se présente et du mieux possible. Mettre un(e) homosexuel(le) en accusation pour le fait de sa dés-orientation, comme on l’a fait pendant si longtemps, est d’une infinie bêtise car il n’en est pas plus responsable que d’un bec de lièvre, d’un pied-bot ou d’un don particulier pour les maths et, qu’au-delà de son homosexualité, il peut apporter beaucoup plus à la société que nombre d’hétérosexuels parfaitement médiocres.

  • En revanche, sur le plan social, sur celui des moeurs et des lois qui organisent la société, je revendique  totalement le droit d’affirmer qu’une difficulté individuelle ne doit pas devenir prétexte à une régression collective en la niant en tant qu »épreuve » ou « difficulté » individuelle et en la transformant en valeur normative. Et je me refuse à admettre (je crois que je suis loin d’être le seul) que cette disposition particulière à une catégorie de personnes, puisse d’une manière ou d’une autre intervenir dans l’organisation sociale, dans la constitution de la famille, dans la définition naturelle de la filiation et de la parentalité auxquelles elle est justement contraire. Notre société a dépassé le stade des insultes, des condamnations et de la pénalisation des homosexuels. N’oublions pas qu’elle était encore considérée comme « maladie mentale contraire à la vie sociale  » (voir le DMS III & IV) il n’y a pas si longtemps. Et, en France,  elle n’a été totalement dépénalisée qu’en 1991 je crois (c’est à vérifier). Et cette dépénalisation est très heureuse.  Mais pour autant, il ne s’agit pas de faire d’un comportement sexuel auto-érotique – comme l’appelle certains -en tout cas évoluant en circuit fermé, un modèle valable et admissible là où s’impose de manière absolument nécessaire ouverture des genres l’un à l’autre, indissociable complémentarité des sexes pour fonder la famille, la filiation et la société.

  • Une « famille » un « couple » une « filiation » homosexuelles constituent des contradictions absolues dans les termes. C’est à peu près du même niveau logique que de vouloir imposer une recette du boeuf bourguignon ou de tournedos Rossini à partir d’une philosophie végétarienne. La sphère d’expression de l’homosexualité est la relation individuelle (librement consentie) pas celle du mariage, du couple, de la famille qui lui sont étrangères.

  • Cela n’empêche nullement d’aimer, de respecter, voire d’admirer la personne homosexuelle en tant que telle, qu’on ne saurait réduire à la dés-orientation » de sa sexualité.  Ex : j’admire beaucoup l’action civilisatrice de Lyautey au Maroc, à laquelle les Marocains eux mêmes rendent hommage; son énergie, son courage, son intelligence, son humanité. Mais j’apprécie modérément l’aspect grande cocotte de cette fringante personnalité, les conséquences de cette « torrentielle sensualité homophile » qui l’amenait à déclarer « J’ai toujours aimé l’Art et la Beauté sous toutes ses formes [….] je n’aime pas les gens laids; je n’ai jamais pu tolérer quelqu’un de laid dans mon entourage et dans mon Etat-Major« (1) ! Merci pour les officiers de valeur, incapables de séduire leur patron parce qu’ils étaient laids, qui ont pu voir leur carrière bloquée parce qu’ils ne pouvaient satisfaire la « torrentielle sensualité homophile » de leur général en chef, alors que d’autres, peut-être moins compétents mais plus beaux et à la fesse plus accessible bénéficiaient de toutes les faveurs de leur chef.

  • Bref. La personne seule m’importe.

  • Certaines de ces personnes sont homosexuelles et me sont très proches, très précieuses et je ferais n’importe quoi pour leur manifester mon affection. Mais les qualités de coeur et d’esprit qui me les rendent très chères ne m’empêchent pas de reconnaître la blessure qui les affecte et les rendent inaptes à incarner une dimension paternelle ou maternelle dans le cadre strict de leur homosexualité. Ce sur quoi, elles et moi sommes d’ailleurs bien d’accord.

  • Et rien, ne me forcera jamais à considérer ce handicap, cette blessure, cette particularité, quelle qu’en soit la cause, comme un « équivalent » à une sexualité aboutie en ce qui concerne le mariage, la filiation, la parentalité. Comme il en est – je le disais plus haut – pour toutes sortes de caractères physiques ou psychologiques qui marquent chacun de nous, nous ferment certaines voies d’expression et qu’on ne peut améliorer et sublimer– autant que faire se peut – que lorsqu’on les a parfaitement reconnus et acceptés.

  • En résumé je distingue parfaitement « la personne » de son « acte » et de ce qui, physiquement ou psychiquement, lui pose problème et lui interdit certains accomplissements. On ne manifeste pas son affection à une personne en difficulté en l’encourageant dans une voie qui n’est pas la sienne, mais en l’aidant à découvrir quels sont les moyens de réalisation qui lui sont offerts. Encore faut-il  connaître et reconnaître cette difficulté et ne pas la transformer en illusoire outil de supériorité égotique.

« L’hétérophobe est donc un malade !? », vous indignerez-vous.

  • Chacun répondra en son âme et conscience La psychologie, la médecine, la religion, la sociologie ont donné leurs réponses depuis des siècles (je vous en ai indiqué deux ci-dessus), toutes s’accordent pour la considérer comme une « déviance » ou une « perversion » (Freud) même si on tend à occulter ces approches dans une espèce de surenchère démagogique,  » plus  homocompréhensif ou plus homocompatible que moi tu meurs !  D’autant que la « police de la pensée » veille et que ne pas trouver l’homosexualité absolument acceptable, normale et enviable, peut vous attirer des ennuis. Mais, à mon âge, je me f…iche de toutes les intimidations à tendance totalitaire, possibles et imaginables.

  • Mais, sur le plan qui nous occupe : le mariage et la procréation aberrante,  j’ajouterai que de même que les « pieds plats » étaient inaptes au service armé du temps où nous avions un service militaire – que les myopes et les sourds sont refusés dans des postes où leur sécurité physique pourrait être menacée du fait de leur handicap – que les muets ne pourront jamais faire des présentateurs télé – les manchots devenir violonistes, des jeunes filles contrefaites occuper la couverture de Vogue,  etc, etc….les hétérophobes/homosexuels ne sont pas en possibilité ni de former un couple, c’est à dire de se marier d’une part  ni, encore moins, d’avoir des enfants. Ni physiologiquement ni psychologiquement. Et pour cause puisque le seul choix de vie qui s’impose à eux les exclut de ces possibilités par définition. comme on l’a vu plus haut. Vous donnerez à cet état de fait, le nom que vous voudrez.

  • Il faut bien comprendre que ce qui se joue dans le mariage et qui est reconnu, officialisé par la loi, ce n’est pas la reconnaissance d’un sentiment amoureux ou d’un choix affectif (tant mieux s’ils existent) c’est l’engagement de deux personnes de genre complémentaire à constituer une famille à venir, à cheminer vers une forme de transcendance impliquant une certaine part d’oubli et de dépassement de soi au profit des générations à venir.  Mais l’essentiel c’est la complémentarité qui ouvre à la manifestation de la Vie.

  • Il ne peut y avoir de bronze que là où se marient le cuivre et l’étain. Vouloir désigner du cuivre seul ou de l’étain seul comme bronze c’est comme dire que le roi est bien vêtu quand il est nu. Au sens propre il s’agit d’une aliénation mentale quand on est sincère.  Mais ici il ne s’agit que d’une mauvais foi qui ne servira pas à grand-chose car on ne peut pas circonvenir les esprits et nier la réalité pendant très longtemps sans provoquer de grands dommages.

  • D’autre part, s’il est évident qu’une personne homosexuelle est capable d’aimer (jamais très longtemps la même personne comme j’ai pu le constater chez les duos masculins qui durent, dans les meilleurs des cas, pas plus de trois ans en moyenne) il est d’observation permanente que la blessure affective de départ, le désordre constitutif de la personnalité homosexuelle, entraînent la plupart du temps, des comportements désordonnés en matière sexuelle, incompatibles  avec une vie authentique de « couple », de « famille », basée sur la confiance, la fidélité, la stabilité et la chasteté (entendue non comme abstinence mais comme respect du corps de l’autre et maîtrise des pulsions). Et j’ai pu aussi remarquer que lorsqu’un duo dure, c’est grâce à une mutuelle entente pour transformer ce qui se voulait couple au départ, en une sorte de compagnonnage  basé sur la recherche d’expériences sexuelles multiples, chacun cherchant fortune de son côté….ou ensemble. Un consultant qui vivait avec un compagnon depuis une bonne vingtaine d’années me confiait un jour la façon dont il considérait le troisième partenaire qu’ils appelaient dans leur ébats pour continuer à vivre ensemble ;  « Le troisième partenaire est comme une banane : il met en appétit comme un beau fruit mûr, mais quand on l’a consommé, on en  jette la peau « . La réduction de l’autre en simple objet sexuel n’appartient pas qu’au monde homosexuel, mais ce qui est dérive dans le monde hétéro, devient règle permanente dans le monde homo du fait de cette fermeture fondamentale et constitutive qui ferme à l’altérité véritable.

  • Exposer clairement ces réalités au lieu de gloser sur le droit, la liberté, la tolérance, l’antiracisme et j’en passe, c’est peut-être, pour vous, manifester de « l’homophobie » ou une « haine de l’homosexualité » et vous assimilerez peut-être ces données de réflexion à du « racisme ou de l’antisémitisme ? ». Vous vous tromperez : il ne s’agit que de simple bon sens et du fruit d’une très longue expérience de la consultation et de la vie tout court.

 Où en sommes-nous ?

  • Je me suis donné beaucoup de mal à vous exposer ma position par souci de courtoisie et de clarté envers vous et envers nos lecteur(trice)s. Et le moment est peut-être venu de vous retourner votre conseil : « je doute de vous avoir convaincue, mais j’espère que vous réfléchirez au moins à la pertinence de vos arguments« . 

 

  • Ceci fait, je voudrais en venir maintenant   à ce terme qui se veut infamant d’homophobe et qui n’a d’autre utilité que de faire taire l’adversaire, comme en d’autres époques ou vous faisait taire en vous qualifiant de « ci-devant« , d' »ennemi du peuple« , de « vipère fasciste » ou d' »ennemi du Reich »  avant de vous couper la parole en vous coupant le cou ou d’une balle dans la tête.

  • Ce terme d' »homophobe » est le dernier outil de la panoplie des procédés de manipulation et de terrorisme sémantiques inventés par les lobbies « progressistes » et « transgressistes » de tout poil et leurs conseillers en communication. Son utilisation permet d’instrumentaliser les luttes qui, sur le plan historique, ont été menées à très juste titre contre le racisme, le sexisme et l’antisémitisme en les rattachant contre toute bonne foi aux revendications homosexuelles qui, à leur contact, se forgent une respectabilité et une pseudo-honorabilité à moindres frais.  Cette étiquette entre dans la catégorie de ces concepts et mots d’ordre artificiellement forgés qui finissent pas obérer tout sens commun chez ceux qui sont soumis à leur matraquage permanent (écoutez France Inter, France Culture, voire même France Musiques et vous serez fixés) et à conditionner de nouvelles mentalités par le biais de l’intimidation, de la culpabilité et de la peur. Un excellent observateur des techniques de manipulation et de subversion a qualifié ces termes  de « mots virus« . Ce sont ces qualificatifs qu’on attribue à un adversaire dans un débat pour le déconsidérer, un « virus » qui permettra de l’ostraciser, de le stigmatiser de telle sorte qu’un cordon « sanitaire » s’établisse autour de lui et que la parole lui soit retirée.

  • Ainsi, en créant un rapprochement permanent entre les quatre termes – racisme, sexisme, homophobie, antisémitisme –  et en rabâchant  ce « carré magique » jusqu’à plus soif dans les oreilles de nos braves contemporains effarés et conditionnés, les esprits, peu à peu, finissent par admettre le théorème suivant : « Si vous êtes contre le pseudo-mariage homo et l’adoption (ou la fabrication artificielle) d’enfants par ces duos éphémères et contre-nature qui se prennent pour des couples comme les poissonnières de la halle se prenaient pour des duchesses en 1792,, vous vous inscrivez forcément dans la lignée de ceux qui disent « sale nègre », « sale juif », « bobonne à la cuisine ». Car soutenir que l’homosexualité n’est pas équivalente à l’hétérosexualité et aussi honorable qu’elle, mais qu’elle implique un autre mode de vie individuel, incompatible avec les fondements d’une famille et d’une société véritables, ce qui l’empêche  d’assurer l’environnement psychologique et moral sain  dont un enfant a besoin pour se structurer, c’est soutenir que les Noirs, les Juifs et les femmes sont des êtres inférieurs« .

Et ça marche à tous les  coups. Je dirais même : plus c’est gros, plus ça marche…..Enfin pas toujours. La preuve : cet article.

  • Or cette méthode, quand on la démonte, est aussi stupide que celle qui consisterait à affirmer  « Ah, vous aimez Wagner, donc vous êtes un nazi  » ou « Vous détestez le hard rock, donc vous êtes un « raciste anti-jeunes« , « Le rapp vous tape sur les nerfs, vous méprisez donc les Arabes et les Noirs« ,  » Vous vous inquiétez pour les Palestiniens, vous êtes donc antisémite (en oubliant au passage que les Arabes sont aussi des sémites. Passons). C’est du même niveau de terrorisme intellectuel élémentaire et primaire, mais, comme je le disais plus haut, plus la ficelle est grosse plus cela fonctionne.

  • En 68, dès qu’une personne essayait de faire entendre un peu de bon sens dans cette explosion d’hystérie, de défoulements et de bêtise adolescente, il était qualifié de « fasciste=assassin=S.S=Nazi » ! C’était stupide mais ça marchait sur le brave gogo. Cela a fait fuir le vainqueur de Montcornet (De Gaulle pour les jeunes générations) en Allemagne, a conduit Pompidou à déclarer devant les syndicats « qu’il préférait voir un gouvernement communiste s’installer en France plutôt que les Américains » et Edgar Faure livrer l’Université à la clique trotsko-léniniste qui s’y est installée, y a prospéré et est en train de l’achever.

  • Aujourd’hui les choses sont plus graves, puisque l’emprise des groupes de pression est si grande sur les médias et le monde politique, qu’on ne peut plus s’exprimer sur des sujets de société très essentiels pour notre survie en tant que peuple, sans être ostracisés quand on se démarque de la ligne idéologique imposée par les lobbies. Homosexuels en l’occurrence, et ceux qui les soutiennent hypocritement, espérant retirer un bénéfice idéologique, politique (électoraliste) ou commercial de ces dérives.

  • Ainsi la violence verbale ou physique qui était faite hier aux Noirs, aux femmes et aux Juifs, se reconvertit dans une sorte de violence symbolique qui serait faite aux « homos » qui se proclament persécutés, accusant « la société » de tous les maux qui les accablent en oubliant, suivant l’observation de Jung :  » qu’ils se plaignent  de la tragédie qui les frappe sans s’apercevoir qu’ils ne cessent de l’alimenter et de l’entretenir » (je cite de mémoire) par leurs comportements provocateurs (voir la Gay-Pride oue les Femen) et leurs revendications insupportables.

  • Et nos pauvres concitoyen(ne)s, décervelé(e)s par une désinformation qui atteint des sommets à notre époque,  de  s’autocensurer, de se taire et de laisser faire. Enfin, pas tous, puisque samedi 17 novembre ils étaient plus de cent mille à défiler dans les rues de Paris (les cent mille ne comptabilisaient que ceux qui défilaient mais, d’après mes informations il y en avait autant sur les trottoirs à les regarder défiler). Sans compter les villes de province. Le bon sens et les réflexes sains seraient-ils en train de se réveiller ?

Deux autres slogans que vous n’avez pas invoqués mais que je m’empresse de dégonfler eux aussi avant que vous ou un autre lecteur de ce site ne les utilisent,  est celui de « l’égalité des droits » et du « mariage pour tous« .

  • Vous avouerez qu’ils sont d’une rare sottise quand on les examine logiquement et c’est un signe des temps que de pareilles inepties soient reprises par ceux là mêmes qui sont sensés incarner les plus hautes valeurs de la République dite française, comme notre cher Bêta Normal 1er

 ] « Egalité des droits« .

  • Egalité en quoi ? par rapport à quoi ? Une carotte et un morceau de bois peuvent être « égaux » en longueur et largeur, mais au-delà de cette approche arithmétique en quoi sont ils égaux ? Deux personnes qui mesurent 1,85 m chacune ont une taille égale. Mais au-delà ? En quoi une telle égalité justifie-t-elle un droit ?

  • Les homosexuels ne sont-ils pas égaux devant la loi (et devant Dieu, s’ils y croient) ? ne votent-ils pas ? ne bénéficient-ils pas de la sécu ? n’ont ils pas accès aux universités ? Ne sont-il pas ministres et députés pour certains ? journalistes pour d’autres ? et même : instituteurs, professeurs, éducateurs, juges et procureurs ? Etc, etc, etc. En quoi leur « droit » de citoyens serait-il compromis ou nié ?

 Mais, vis-à-vis du mariage ! » me répondrez vous.

  • Mais pas du tout vous répondrai-je. Ils ont tout à fait le droit de se marier comme tout le monde…pour peu que le ou la partenaire accepte leur homosexualité et que cette question d’ordre sexuel reste de l’ordre de la sphère privée dont elle n’aurait jamais dû sortir. De telle sorte que cette « particularité » d’un des deux époux (voire des deux) soit subsumée par le haut, c’est-à-dire se soumette aux impératifs de  l’équilibre de la famille et du bien-être émotionnel, psychologique et social des enfants éventuels.  La loi et le droit n’ont rien à voir là dedans. J’ai eu à connaître du cas d’un enfant adopté par un couple dont le mari s’est révélé au fil du temps, un assidu des clubs spéciaux et une drag-queen de haut vol. Ce garçon a donné des signes de déséquilibre manifeste à l’adolescence « alors qu’il avait toujours été un enfant harmonieux et adorable » est devenu bipolaire de plus en plus violent et a collectionné les séjours en HP et en prison et a fini par littéralement dévaster la maison de ses parents. Je ne prétends pas « prouver » la relation directe entre la « perversité » du père adoptif et l’état psychologique de l’enfant adopté, mais je ne doute pas que le mensonge nocif dans lequel cet enfant a vécu n’ait puissamment contribué à développer les tendances psychotiques qu’il portait en germe. D’autant que la maman m’a confié qu’elle était persuadée que ce garçon – très beau physiquement – avait bénéficié des assiduités de son cher papa adoptif. Ce n’est qu’un cas parmi des dizaines dont j’ai eu à connaître, mais il doit faire réfléchir.

  • Ainsi, ce que veulent les homopropagandistes, ce n’est pas de bénéficier d’un droit qui leur serait refusé puisque ce n’est pas le cas. Mais c’est corrompre le droit existant et le faire exploser. il s’agit en fait d’imposer des dispositions spéciales et communautaristes qui déconstruiront le mariage, la famille et le statut des enfants, pour satisfaire à leurs désirs en reconnaissant à leur dés-orientation la même valeur anthropologique que l’orientation naturelle des sexes, et qu’elle puisse devenir ainsi fondement du droit. Et c’est en cela, bien sûr, que leurs revendication est insupportable et inacceptable.

  • En fait, loin de défendre le droit, ils le contestent et cherchent à le subvertir. Après avoir tenté de ruiner les fondements anthropologiques de la société en établissant la disparition des genres – homme/femme- au profit dune nouvelle classification d’équivalences : ni homme, ni femme mais « orientation homo ou hétérosexuelle« ,  on voudrait transposer cette  perversion logique et anthropologique dans le domaine du droit. Or, il n’est pas inutile de se poser la question des fondements du droit, même de manière cursive.

  • Ou on le fait dépendre d’une vision communautariste et pragmatique : les intérêts catégoriels de telle ou telle communauté dominante, deviennent source de droit et celui-ci vogue ainsi au gré du désir des groupes de pression les plus habiles, pour satisfaire les revendications des uns et des autres, mais aussi des idéologies, des humeurs, des engouements et des modes qui s’imposent à la société à un moment ou un autre. Et on aboutit aux  errances du « droit positif » (c’est de plus en plus tendance en France actuellement) qui consiste à faire dépendre le droit des moeurs et des modes, au lieu de les éclairer. C’est la position majeure  du libéralisme en matière de droit.

  • Ou, on considère au contraire qu’il faut enraciner le droit, non sur ce qui est acceptable et favorable  à tel ou tel intérêt particulier au fil des modes et des manipulations sociales, mais sur ce qui est « droit » en-soi (qui tient debout par soi-même et peut être respecté) pour une société donnée; ce qui, inversement, définira ce qui ne peut y être toléré (exemple : la polygamie, la polyandrie, le viol, le vol ou l’inceste) a partir d’un cadre de référence philosophique, métaphysique, moral, religieux.  Le « droit » devient alors traduction dans la loi des valeurs supérieures qui inspirent et structurent une culture et dont elle doit s’inspirer pour rester elle même et développer son plus haut degré de civilisation. Avec les réformes nécessaires au fil du temps bien sûr, mais toujours en gardant le cap des valeurs à sauvegarder. C’est ce qu’on pourrait appeler le droit traditionnel : insensible à la démagogie mais ouvert aux évolutions inévitables et corrigé par la coutume dans la mesure où elle ne contrevient pas aux principes de base de la culture considérée. Conceptions de plus en plus négligée en France puisque la notion même de « valeur » n’y a plus cours et qu’on a jeté christianisme, humanisme, patriotisme, pudeur et décence, les critères de « bonne vie et mœurs » chers à nos parents,  aux oubliettes de l’Histoire depuis longtemps au profit d’un hédonisme et d’un individualisme avides et tentaculaires.

  • Or, du point de vue de ces valeurs fondamentales et du droit qui en est découlé, l’homosexualité, jusqu’à ce jour, n’a jamais été jugée comme constitutive de la société puisqu’elle est avant « hétérophobie » et refus de remplir les rôles assignés aux deux genres qui constituent justement la société, donc la culture et la civilisation.

  • C’est dire que, au -delà des polémiques actuelles,  toute évolution vers la reconnaissance d’un « droit au pseudo-mariage » spécifiquement homosexuel constituerait non une évolution sociétale semblable à une autre, mais un coup mortel porté à la conception même de ce qui depuis toujours s’exprime à travers les concepts et les réalités structurantes que sont la famille et la société, dépuillées de tout principe organisateur.

  • Instituer le « droit au pseudo-mariage homosexuel » serait l’acte radical qui sanctionnerait l’émancipation des sociétés par rapport à ce qui les constitue dans l’ordre naturel et les livrerait à toutes les aberrations idéologiques par lesquelles le mondialisme libéral/progressiste et ploutocratique, cherche à les détruire : l’homosexualisme revendicatif constituant un des moyens de choix de cette désorganisation/déconstruction/liquidation.

  • Ce serait aussi radical et symbolique que la décapitation de Louis XVI pour symboliser la mort du droit divin, cadre de référence de notre civilisation hellénique et chrétienne.

  • Ce serait l’aboutissement ultime de ces « droits de l’Homme » entendus non plus comme l’ensemble des principes universels qui viennent encadrer la dignité de tout homme, mais comme Droit que s’attribuerait l’Homme à lui même de s’émanciper des lois naturelles, de se révolter contre elles et de définir, de sa propre initiative et de sa pure volonté, ce qui – par exemple – peut être qualifié de « masculin » et de « féminin », ce qu’est un « père » et ce qu’est une « mère« , sans aucun recours au cadre naturel et pratique de son existence, sans référence à une transcendance quelconque, mais en se rapportant à son seul désir, à sa seule subjectivité.

  • On touche là au somment de l’orgueil prométhéen, si bien représenté au siècle des Lumières (vacillantes) par le personnage du don Juan de Mozart. Probablement un « homo » qui s’ignorait quand on observe son comportement destructeur avec les dames. On sait d’ailleurs comment Prométhée et don Juan, aveuglés par leur orgueil – par leur hubris – diraient les Grecs, ont terminé. Nous ne sommes pas obligés de nous comporter et de finir comme eux.

  •  Il y a une filiation directe à établir entre la décapitation du « père » par la révolution en 1793 et la tentative d’éradication de la notion même de « père » et de « mère » dans la loi, par les agités actuels mobilisés par des forces et des évolutions méta-historiques qui dépassent largement le cadre de leurs revendications nombriliques. Ce sera peut-être l’objet d’un autre article.

  • Mais il est intéressant de constater – quand on est anthropocosmologue – que ces deux événements symboliques par lesquels une civilisation vieille de quasi deux mille ans – chrétienne, humaniste et européenne – cherche à se donner congé d’elle même, surviennent sous l’égide des explosives dissonances URANUS/PLUTON dynamisées, courant 2013, par le renfort des dissonances de JUPITER et MARS….comme en 1793 justement (Prière de se reporter à l’article que j’ai consacré aux conflits URANUS/PLUTON dans l’Histoire).

  • Notons que beaucoup d’homosexuel(le)s qui n’ont pas un sexe à la place de la cervelle et n’érigent pas leurs frustrations ou leurs transgressions personnelles en philosophie de vie valable pour tous et sans concession, ont adopté la solution du mariage (le vrai) et ils n’en sont pas trop malheureux, même si des difficultés persistent. Mais les difficultés ne sont-elles pas le lot de toute existence humaine, qu’on soit homo ou hétéro ? Et, quand ils ne se marient pas et qu’ils aiment les enfants, ils peuvent toujours s’occuper des enfants malheureux, cela ne manque pas de par chez nous et dans le monde. Et ils ne sont pas pour autant obligés de les adopter.

  • Inutile alors de transposer une question qui oppose bon sens et délire, réalité et fantasme, normalité et transgression à un conflit  « droit  » contre « non-droit et « arbitraire »  ?

  • Oui, mais comment alors noyer le poisson et apparaître comme victime alors qu’au contraire, les pseudo-plaignants sont ceux là mêmes qui essaient de bouleverser et de transgresser les règles de la vie sociale à leur seul bénéfice ? La mauvaise foi est toujours payante n’est-il pas ?…

 

Mariage pour tous !

  • L’autre argument débile – et j’ai honte de l’avoir entendu dans la bouche du garçon coiffeur qui nous gouverne et que Nicolas Canteloup sur TF1 incarne si bien tous les soirs – consiste à vociférer à tous les échos :  » Mariage pour tous ! « 

  • Slogan d’autant plus mal venu dans la bouche du président qu’il n’a jamais été capable d’épouser lui-même la femme à qui il a fait quatre enfants avant d’en choisir une plus jeune qu’il nous impose comme « première dame » alors qu’elle ne représente qu’elle même et n’a, jusqu’ici, attiré l’attention que par ses sottises. « Mariage pour tous » sauf pour Babar et Valoche ?

  • Les commentateurs avisés  traduisent ce slogan au ras des pâquerettes par la formule : « mariage avec qui on veut et qui on aime ! »

  • Bien. Je suis amoureux de la femme de mon voisin, pourquoi m’empêcherait-on de l’épouser ? Parce qu’elle est déjà mariée pardi ! Ah bon ! Alors ce n’est pas le mariage pour tous, comme on aime comme on veut, mais pour certains seulement ?

  • J’aime ma petite chienne épagneul qui a un si tendre regard. Même question et même réponse ?

  • J’ai lu il y a quelques mois qu’un Japonais un peu plus fêlé que beaucoup d’autres, s’était marié avec son tamagotchi !!!  Comment l’en empêcher si le « mariage est pour tous » et n’obéit qu’aux désirs et aux délires de chacun et n’obéit plus à ces fondements naturels que j’évoquais plus haut ?

  •  Et pourquoi ne pas épouser mon frère, ma fille, ma nièce, ma belle-mère ou mon ami d’enfance dans la mesure où je les aime infiniment ??? Et, s’ils sont déjà mariés, pourquoi ne pas épouser leur conjoint aussi ? Quand il y en a pour deux il y en a pour trois, et plus on est de fous ou de folles, plus on s’aime et on est heureux, n’est-il pas ? D’ailleurs la Hollande, vieux pays calviniste qui a toujours une longueur d’avance en Europe en matière de décomposition morale et sociale, est en train d’étudier la mise au point du mariage à trois ! Trois qui seront d’ailleurs extensibles et interchangeables au gré des rencontres et des passions du moment car si le mariage n’est plus l’union d’un homme et d’une femme à l’exclusion de tout autre partenaire, comment pourrait-on désormais limiter le nombre de conjoint(e)s possibles ????

  • De quoi ruiner à tout jamais le théâtre de Feydeau et de Labiche et les triangles libidineux qui nous faisaient tellement rire…

  • Pendant combien de temps va-t-on encore gouverner et impressionner les Français avec des slogans politiques qui sont encore plus débiles (et destructeurs) que les slogans publicitaires qu’on nous inflige sur les « étranges lucarnes » ?·          

« Savez-vous que les enfants adoptés ne connaissent bien souvent pas leurs vrais parents ? Sont-ils tous de dangereux criminels? Jésus était dans une famille recomposée, il n’a pas trop mal tourné » m’écrivez-vous encore

  • Je vous laisse le soin d’assumer votre lecture de la filiation de Jésus. Nous sommes en présence non plus d’un « ‘problème » mais d’un » mystère » devant lequel les plus grands esprits des vingt derniers siècles se sont inclinés avec humilité, se contentant d’adorer là où ils ne pouvaient plus discutailler, polémiquer, argumenter, « espépisser » comme on dit dans le midi. Mais sans doute avez-vous des lumières à nous faire partager qui viendront combler leur manque… De plus, si je suis bien votre raisonnement, finir cloué sur la Croix, vous semble une bonne façon de « tourner » comme vous dites !

  • Que cela ne m’empêche pas de relever le sophisme de votre affirmation.

  • Si les enfants adoptés ne connaissent pas leurs « vrais parents » ils sont du moins élevés – en général – par un papa et une maman, adoptifs certes, mais qui incarnent chacun leur sexe, occupent chacun leur place et remplissent leurs fonctions normales dans le couple et ne se livrent pas à des pratiques sexuelles qui ont toujours heurté la conscience de l’immense majorité.  Et cet homme et cette femme qui adoptent, constituent une famille avec l’enfant adopté ce qui lui permet de se structurer psychiquement et de s’identifier puis de se personnaliser dans les meilleures conditions possibles en l’absence des parents géniteurs dont cet enfant porte toute l’histoire en lui même. Ce ne sont pas des « parents biologiques » certes – absents pour une raison ou une autre dans la vie de leur enfant – mais ce sont de « vrais parents » au sens où ils incarnent d’abord une parentalité saine et normale et où ils l’assument ensuite en aimant et en élevant l’enfant qui leur a été confié dans toutes les conditions de dignité possible. Il n’y a pas de solution idéale dans un monde imparfait. Il n’y a que des solutions meilleures que d’autres, saines ou malsaines, acceptables ou inacceptables. La raison peut nous les indiquer, mais c’est notre sens des valeurs, notre qualité morale et spirituelle qui nous permet de choisir ce que nous voulons vivre et faire vivre à nos enfants.

  • Et il faut être bien peu au courant des problèmes graves que nombre de parents adoptifs ont à surmonter dans la relation avec leurs enfants adoptés (notamment quand ils viennent d’autres cultures) pour en parler aussi inconsidérément. Ma femme (qui était psychothérapeute) et moi même, avons eu à débrouiller bien des situations violentes et douloureuses liées aux comportements d’enfants adoptés qui rejetaient tout à coup leur famille d’adoption et adoptaient une attitude totalement autodestructrice, comme un greffé rejette la greffe qui l’a sauvé et finit par en mourir. L’adoption n’est pas une solution idéale mais un pis-aller et on a toujours intérêt (pour lui) à aider un enfant à vivre dans son milieu d’origine que de l’en séparer pour se faire plaisir à soi. C’est un langage que beaucoup ne veulent pas entendre, et  notamment les homosexuel(le)s qui ne semblent pas devoir prendre en considération la double-peine (séparation/déchirure + adoption/transgression) qu’ils vont infliger aux enfants qui leur seraient confiés.

  • Même dans le cas bancal d’une mère célibataire (qu’on appelle « famille monoparentale » pour éviter de désigner les choses par leur nom véritable) l’enfant sait qu’il y a un homme (ou, plus rarement, une femme, dans le cas d’un homme seul élevant un enfant) spécifique à l’origine de sa conception et de son existence. Et sa mère ou son père, s’ils ne sont pas trop obsédés d’eux mêmes et de leurs propres illusions/déceptions, peuvent lui en parler et donner à ce parent absent cette place indispensable qu’il doit avoir dans la structuration psychique de l’enfant. Je sais que cela ne se passe pas toujours comme cela et que de nombreuses femmes à têtes de linotte (non forcément homosexuelles) décident de se faire faire un enfant pour se faire plaisir mais sans avoir à « supporter un mec« . Comment peut-on se montrer aussi égocentrique et aussi peu soucieux de l’intérêt de cet enfant qu’on dit « aimer » ?

  • Mais même s’il n’y pas de solution idéale mais des pis-aller, encore faut-il éviter des solutions destructrices.

  • Vous pourriez m’objecter aussi le problème des orphelins. Eux non plus ne deviennent pas criminels (et c’est même plutôt rare) mais pensez-vous que ce soit un sort enviable qui puisse servir de modèle pour justifier toutes les aberrations à la mode et d’infliger un cruel « orphelinat » de fait à des enfants qui auront été conçus pour permettre à deux messieurs (ou a deux dames) de jouer à papa/maman ? Pensez vous que les enfants soient des cires molles totalement façonnées par leur milieu qui les rendra heureux s’il pourvoit à tous leurs besoins affectifs et autres ? C’est une absurdité. Un enfant naît avec une histoire, il est inscrit dans la substance sexuée de la nature humaine  et il doit trouver ses repères dans cette histoire et, si on l’en empêche en l’achetant ou le fabriquant comme un produit de luxe, on crée une blessure vive qui ira en s’infectant et causera beaucoup de dégâts. Pas forcément de ceux qui amènent devant un juge, mais des dégâts intérieurs qui empêchent toute aptitude au bonheur et conduisent souvent chez le psy ou le psychiatre.

« Je passe maintenant à l’argument le plus effrayant: les enfants d’homosexuels subissent des abus et ont moins facilement accès à l’emploi. Ne croyez-vous pas que s’ils subissent des abus c’est justement qu’il y a un problème d’homophobie à l’école ?? Et quand bien même, malheureusement en France c’est aussi le cas des noirs, des arabes, des gros, des moches, des timides, des banlieusards… INTERDISONS LEUR A TOUS DE CE REPRODUIRE !!!!  On évitera à leurs enfants une vie de misère!! C’est ce qui s’appelle être miséricordieux, non?
Savez-vous que si on se débarrassait de tous les pauvres (puisque c’est de ça qu’il s’agit quand vous parlez de précarité?), et bien on n’aurait pas un pays que de riches! Les écarts se creuseraient de nouveau, c’est comme ça »·        

  • Chère Madame, je crains que la passion et  la générosité naturelle que je devine en vous, ne vous égarent et faussent votre aptitude à raisonner.

  • Votre premier point – s’il est justifié, ce que j’ignore – devrait justement attirer votre attention sur l’épreuve inexcusable qu’on fait subir à un enfant en le confiant à un couple d’homosexuels, situation qui l’exposera aux épreuves que vous évoquez et dont ou pourrait le dispenser en le confiant à ces milliers de couples normaux qui n’arrivent pas à adopter.

 » C’est de la faute de ces satanés moutards qui naissent homophobes ou qui sucent l’homophobie au lait de la mamelle «  me répondrez-vous.

  • Vous me permettrez de douter de la pertinence de vos arguments car je vous citerai alors le cas des enfants ou des adolescents hétérosexuels qui subissent des viols de la part d’homosexuels : en banlieue, en prison, à l’armée et même chez les pompiers de Paris tout récemment. D’autre part je suppose que les « abus » dont vous parlez ne surviennent pas à l’école maternelle, mais plus tard, au collège notamment, au moment où le sexualité commence à s’éveiller. Donc il est probable que les « enfants d’homosexuels » sont agressés par des « candidats homosexuels » démangés par leurs désirs. CQFD. Mais quand on connaît la composition sociologique de nos écoles actuelles, on se doute bien qu’il y a d’autres causes dans ces agressions, causes manifestes dont il est pourtant interdit de parler sous peine de se retrouver devant un juge. Nous les laisserons donc de côté.

  • Ont-ils tous été élevés dans le culte de l’homophobie ? C’est une généralisation bien abusive qui ne repose que sur une approche passionnelle et partiale du problème.

  • Et, si oui,  quelle est cette logique qui voudrait qu’un « homophobe » se comportât en « homosexuel » actif et violent dès que l’occasion lui en est donnée ? En fait les « homophobes, » comme vous les appelez, ne seraient-ils pas autre chose que des « hérérophobes » c’et à dire des « homosexuels » refoulés ? Les autres, l’immense majorité des enfants et adolescents, n’agressent pas leurs copains homos et enfants élevés par un homo, je crois. Il y a là des causes cachées qui vous échappent et qui méritent d’être mieux étudiées.

  • Et puisque nous abordons la question des violences faites aux enfants, il faut que vous sachiez que 80% des cas de pédophilie sont exercés par des hommes sur des garçons. Vous en tirerez les conclusions que vous pourrez. Je ne pense pas qu’elles puissent servir à la cause que vous défendez.

  • En ce qui concerne les gros, les moches, les timides, je n’ai aucune information qui puisse faire avancer le débat. Je n’en dirai donc rien mais si j’en juge par ce que me rapportent mes 6 petits enfants en âge d’aller à l’école, on leur apprend plutôt à se montrer gentils et attentionnés avec leurs camarades en difficulté. Et mes petits enfants ne vont pas dans des écoles « privilégiées ».

  • Quant aux noirs, arabes, banlieusards que vous mettez dans le même panier des « victimes » vous devriez, là encore, voir de beaucoup plus près qui sont les agresseurs dans 90% des cas et qui sont les victimes. Cela peut-être vous inciterait à changer de discours. Une fréquentation des tribunaux pour enfants ou jeunes adultes vous éclairerait beaucoup je pense.

  • Pour ce qui est d’interdire à certains de se reproduire au profit d’autres catégories, outre que nous sortons complètement du sujet et que vous sombrez dans l’amalgame, le « feu de tout bois« , vous devriez savoir qu’en France le taux de fécondité des femmes d’origine européenne (les Françaises de souche) est de 1,8 % (pas de quoi pavoiser comme vous voyez) alors que le taux moyen des femmes extra-européennes dépasse les 8% ! Ne prenez donc pas vos fantasmes pour des réalités. Vous voyez, au contraire, que vos inquiétudes sont totalement infondées et que personne n’empêche personne de « se reproduire » quand il est en mesure de le faire, quelque soit son origine, sa race, sa couleur ou sa religion…et les coûts qu’il entraînera pour les services sociaux.

  • Ce qui n’est pas le cas des hétérophobes/homosexuels justement. La société ne les empêche nullement de « se » reproduire, ils s’en empêchent eux mêmes en s’obstinant dans leur dés-orientation tout en la niant. Je n’y reviens pas.

  • Enfin, pour le dernier argument,  vous écrivez : « C’est quoi un papa? c’est quoi une maman ? Ma maman bricolait, mon papa cuisinait. Rien à voir avec le modèle stéréotypé de la mère douce et gentille au fourneau et le père travailleur et autoritaire. Le rôle de parent doit-il être forcément sexué ? Est-ce mal de ne pas répondre à ces rôles ? En quoi avoir deux papas, ou deux mamans, est-il pire que de n’avoir qu’un seul parent ? Ou d’avoir deux parents, mariés à des gens différents?

  • J’ai déjà partiellement répondu à ces interrogations au cours des développements précédents. Mais je peux y ajouter quelques mots.

  • Qui vous parle de comportements stéréotypés et d’activités spécifiquement masculines ou féminines ? J’ai toujours aidé ma femme dans les tâches quotidiennes (ménage ou cuisine) et, depuis que nous sommes mariés (28 ans) ma femme a rarement eu l’occasion de repasser une de mes chemises, une serviette de table ou un pantalon car je me charge entièrement du repassage. Et je fais souvent les courses avec elle pour porter les paquets. J’ai toujours aussi sorti les poubelles et promené nos chiens quand c’était nécessaire. Je savais aussi laver et langer le petit dernier, il y a bien longtemps de cela. Quant à mes deux fils et à mon beau-fils j’observe qu’ils prennent leur large part des tâches traditionnellement dévolues aux épouses et mères.

  • Il n’en demeure pas moins que nos trois enfants ont toujours su clairement qui était papa et qui était maman. Et c’était d’autant plus important pour eux qu’ils ont été privés très tôt de leur papa biologique décédé très jeune, dont je n’ai jamais cherché à occulter la mémoire, bien au contraire. Et pourtant, malgré l’amour que nous nous portons, mes beaux-enfants et moi, il en est toujours resté une cicatrice qui les a affectées dans leurs vies d’adolescents puis d’adultes. Rien ne peut remplacer un parent biologique, rien.

  • Vous allez peut-être me rétorquer : « mais certains remplissent mal leur rôle« . Soit. Mais ce n’est pas une objection valable pour deux raisons.

  • D’abord parce que la filiation fondamentale est inscrite en germe dès l’acte de conception dans notre corps et notre psyché et ne fait que se développer ensuite et rien ne peut l’effacer. Et ensuite parce que rien ne prouve – a-contrario de votre argument – qu’un parent d’occasion, qui ne partage rien d’essentiel avec son enfant avant même qu’il ne naisse, le remplira mieux ? Rien. C’est un pari, un choix idéologique qui vous convient mais qui ne correspond à rien de solide sur le plan de la vie réelle. Encore une fois, on ne peut justifier d’un mal avéré en se cachant derrière un mal  hypothétique.

  • Vous analysez les choses par le biais des manifestations les plus superficielles. Le masculin et le féminin sont constitutives notre identité et  nous ne pouvons intégrer ces deux dimensions essentielles à notre structuration psychique qu’en pouvant d’abord les rencontrer et les objectiver à l’extérieur de nous-mêmes, essentiellement dans le couple parental essentiellement. Vous ne vous posez jamais la question de savoir l’utilité de la droite et de la gauche, du haut et du bas, de l’avant et de l’après, du temps et de l’espace, de vos deux poumons, des deux lobes de votre cerveau, de vos deux reins, etc… ? Parce qu’ils font partie de nous-même et nous servent soit à structurer notre saisie du monde, soit à vivre tout bêtement. C’est lorsque nous sommes privés d’un de ces éléments constitutifs de notre humanité vivante que nous en mesurons l’importance. Et rester fixé à une seule dimension au détriment de la dimension complémentaire est fort préjudiciable à notre équilibre. Ainsi rester accroché au passé ou en projection constante sur l’avenir nous empêche de saisir le présent, de le comprendre et de le vivre dans toute sa plénitude. Inversement être oublieux de son passé, insouciant de l’avenir, nous transforme en feuilles mortes agitée par tous les vents de l’émotion, de la fantaisie ou par l’influence des autres sur nous. Je pourrai multiplier les exemples qui touchent à ces expériences qui nous sont tellement intimes que nous les avons oubliées, comme le fait d’inspirer et d’expirer. Un(e) homosexuel(le) est une personne accrochée à un traumatisme de l’enfance ou de sa gestation biologique. Cela l’empêche d’avancer vers la voie du mariage vrai et de la parentalité. C’est sans doute triste mais c’est comme ça et toutes les contorsions purement idéologiques ou verbeuses n’y feront rien.

  • Je ne sais pas ce qui se serait passé si votre papa ou votre maman avaient été autres qu’ils ne sont, mais je sais que vous auriez été profondément troublée s’ils n’avaient été là, tenant leur place et assumant leur rôle car ces deux fonctions nous constituent. Et je peux dire que tous les homosexuels que j’ai rencontrés en consultation ou dans le cadre de ma vie personnelle, souffraient d’une grave déficience dans le domaine de la place qu’auraient dû occuper chacun de leurs parents dans le couple qu’ils formaient aux yeux de leurs enfants. Sans tenir compte de leurs inévitables qualités et défauts personnels puisqu’ils n’étaient que des humains, comme les parents d’hétérosexuels. Quand personne n’est à sa place, l’enfant a du mal à trouver la sienne et son identité. Il va donc au plus court : l’homosexualité qui le rassure dans la mesure où elle le ramène vers l’identique et lui évite de se confronter à l’Autre pour assumer une sexualité adulte et de devenir mari et papa ou épouse et maman. Soit. Chacun fait comme il peut. Mais vouloir « tricher » ensuite  n’est pas acceptable. Dans beaucoup des cas que j’ai eu à connaître, le handicap principal était que le couple  parental était mal sexué ou pas sexué comme vous dites : le masculin et le féminin n’étaient pas portés, incarnés comme ils auraient dû l’être et pas toujours par celui ou celle qui l’aurait dû : mère dominatrice, sur-protectrice coupant la relation père/fils ou fille,  et père dominé et absent (dans sa fonction et sa place) ou, au contraire, père autoritaire, inaccessible, critique, fermé et mère victime névrotique ou complice. Je simplifie et caricature, mais à peine.

  • Si vous m’avez suivi jusqu’ici, vous devez maintenant vous faire une idée sur la nocivité d’avoir deux papas et deux mamans – c’est à dire le rejet violent, brutal du deuxième pôle constitutif de l’identité humaine –  alors que tout dans la nature vous démontre que cette amputation est une aberration. Deux papas ou deux mamans, déjà fondamentalement perturbées dans leur structuration psychique et sexuelle. Que peuvent donner deux perturbations qui s’associent ? Une perturbation plus grande qui va se perpétuer. Et cela quelle que soit la qualité humaine des deux personnes concernées. Des psychiatres autrefois se sont penchés sur la question « Comment rendre fou son enfant« . Je peux, pour ma part, vous dire qu’une des meilleures méthodes consiste à lui affirmer le contraire de ce qu’il peut expérimenter ou éprouver par lui même : ce que tu as vu, tu ne l’as pas vu – « ce que tes sens perçoivent n’existe pas » – « ce que je t’ai dit, je ne te l’ai pas dit » – « ce que tu prends pour une réalité est une illusion, une vérité un mensonge »  etc…

  • Nous rejoignons là le rôle central du « secret » du « mensonge » et du « déni » en psychogénéalogie, qui délivrent leurs substances délétères sur plusieurs générations quelquefois et qui organisent des scénarii névrotiques ou psychotiques au sein des familles, dans lesquels certains se débattent toute leur vie. Et, là encore, je vous parle d’expérience.

Ce que je viens de dire répond à  « en quoi avoir deux papas ou deux mamans est-il pire que de n’avoir qu’un seul parent ?« 

  • N’avoir qu’un seul parent est un malheur (décès, divorce, fantaisie maternelle quand une femmes décide d’élever seule son enfant « sans s’embarrasser d’un mec« ). C’est douloureux pour l’enfant qui aimerait bien avoir lui aussi un papa comme les copains

  • Mais ce n’est pas nocif dans sa structuration mentale. Cela ne l’engage pas à découvrir le monde comme un lieu inquiétant où les choses ne sont pas ce qu’elles paraissent être, où elles ne sont pas ce qu’elles paraissent; un monde d’illusions, de faux semblants, de trompe l’oeil. C’est un monde un peu plus éprouvant que celui des autres mais on sait parfaitement en quoi consiste l’épreuve

  • Alors qu' »avoir deux papas » est un mensonge, une tromperie qui force l’enfant à accepter un langage qui ne correspond pas à la réalité. Il voit bien qu’on n’a jamais « deux papas » ou « deux mamans » et il comprend de mieux en mieux pourquoi en grandissant. Or on le force à faire comme si, à croire que « c’est vrai » que « c’est la même chose » que pour les copains, que les mots employés ne veulent pas dire ce qu’ils veulent dire. Il peut en résulter de graves dommages que nul n’est en mesure d’évaluer ni en droit de lui infliger délibérément. A la limite on pourrait très bien admettre que les circonstances amènent deux hommes ou deux femmes à devoir assumer l’éducation d’un enfant. A la seule condition qu’on ne l’oblige pas à les appeler « papa » ou « maman » qu’on ne l’oblige pas à accepter le délire selon lequel on peut avoir « deux papas » ou « deux mamans« . Bref à ne pas s’efforcer – en toute bonne volonté – de le rendre fous.

  • Claire Santagostini, excellente astrologue disparue il a une vingtaine d’années, spécialiste des thème d’enfants et qui travaillait avec des psychologues, des enseignants et des juges pour enfants, s’intéressant au thème de Jean-Paul Sartre pour comprendre le fonctionnement des Gémeaux, écrivait, en s’inspirant de la biographie que J. Jeanson avait consacré au philosophe de l’existentialisme :·          

« Jean-Paul n’a pas deux ans lorsque son père, officier de marine, meurt au loin sans avoir pu revoir les siens. La jeune veuve se réfugie alors chez ses parents ; elle ne se remariera que dix ans plus tard. L’enfant est très heureux, choyé par un grand-père qui l’adore et qui est, de surcroît, le seul homme de la famille : la seule Autorité…. « J’étais, à dit Sartre, le faux bâtard ». Totalement accepté, donc légitime (un peu trop légitime, à vrai dire, tant on lui faisait fête) et cependant pas du tout justifié, dans la mesure même où les sentiments dont on l’accueillait, par lesquels on lui témoignait qu’il avait sa place dans le monde, lui apparurent très vite un peu forcés, excessifs et pour tout dire joués. « Mon grand-père, ajoute Sartre, était fort comédien ; et moi aussi : tous les enfants le sont plus ou moins… »

« …Un comédien d’un côté, un comédien de l’autre, et le climat de jeu est installé dans la vie quotidienne ». Jean-Paul Sartre va désormais courir après quelque justification de sa vie.

Il précise encore : « Je n’ai jamais connu le sentiment de la propriété ; rien ne m’a jamais appartenu, puisque j’ai d’abord vécu chez mes grands-parents et qu’après le remariage de ma mère, je n’ai pas davantage pu, chez mon beau-père, me sentir « chez moi » ; ce sont toujours les autres qui me donnaient ce dont j’avais besoin. …

…Voici donc un enfant auquel on ne donne l’être (en surabondance) que pour aussitôt, et du même geste, le lui retirer (absolument). Voici un enfant légitime, contraint de découvrir notre fondamentale bâtardise…La voix de son grand-père était pour lui prépondérante. C’était, dans une certaine mesure, la voix du Père, celle en tout cas du seul homme de la famille ; ainsi l’aspect « comédien » de cette voix a-t-il pu suffire à dénoncer l’existence comme absurde et la comédie comme le moyen qu’emploient les hommes pour se dissimuler cette absurdité ».

  • Voilà un texte à méditer pour tous ceux qui imaginent que la conception que nous avons de la famille, de la parentalité, de l’éducation d’un enfant, n’obéissent qu’à notre choix et à nos « orientations » plus ou moins désordonnées et vaniteuses. Vous remarquez combien  le jeune Jean-Paul est aimé dans cette famille déséquilibrée et nocive, et les conséquences – nonobstant cet amour – que ce déséquilibre produise sur la vision d’un monde dans lequel il n’arrivera jamais à se situer et qu’il préfèrera juger comme absurde plutôt que de remettre en question la raison  qu’il a de le percevoir comme absurde. Quand on sait que Sartre était affligé d’un violent strabisme divergent, on se demande si le corps ne contribuait pas à symboliser ces rapports artificiels, cette fracture fondamentale qui avait marqué son enfance, ces rapports bivalents, contradictoires, par lesquels ce jeune garçon s’est ressenti à la fois comme aimé et comme rejeté, non intégré. Tous les enfants élevés dans une famille bancale ne sont pas Sartre (Dieu merci) ou Camus (orphelin, élevé par une maman à la limite de la déficience mentale et qui se sentait « Etranger » au monde) et tous  ne finissent pas philosophe à la mode….mais certains finissent plutôt comme  « agité du bocal » ainsi que  Céline caractérisait Sartre.

Les hétérosexuels sont-ils toujours de bons parents, toujours ???

  • Qu’est ce que c’est qu’un « bon parent » ?

  • C’est tout simple et très difficile à la fois. Tentons l’expérience. Etre un bon parent c’est :

– accepter l’enfant comme un don et comme une responsabilité et non comme un droit ou une gratification

– l’aimer pour lui même et non pour soi

– assumer le rôle de père ou de mère dans toutes ses dimensions et avec dignité

– ne pas empiéter sur le rôle de l’autre, donc préciser clairement les rôles au départ.

– témoigner de valeurs morale et spirituelles vraies – ne pas se contenter de les proclamer mais les vivre du mieux possible dans les faits

– faire pour le mieux quand on se trouve devant une difficulté : il n’y a pas de recette miracle

– rester toujours fidèle et probe avec soi même, c’est à dire ne jamais mentir à un enfant. C’est sans doute la règle la plus importante pour l’équilibre psychique de l’enfant.

Ce sont là quelques règles qui me viennent à l’esprit en répondant à votre commentaire. Mais il va de soi qu’on peut les exprimer autrement mais on ne peut les ignorer.

Ne pensez vous pas qu’avec tant de difficultés, l’enfant élevé dans un couple homosexuel ne peut qu’être fortement désiré, aimé, élevé avec la plus grande attention ?

  • Sans doute, mais le problème ne se situe pas au niveau affectif comme je m’efforce de vous le faire comprendre depuis le début, mais sur la composition structurante et saine d’un vrai couple de parents. L’exemple de Sartre devrait vous avoir inspiré quelques réflexions à ce sujet. Si on aime vraiment les enfants on ne leur imposera pas des parents de contrebande et on ne les obligera pas à supporter le poids de nos propres déséquilibres. Les situations que vous défendez témoignent peut-être d’amour mais certainement pas de respect des intérêts de l’autre. Or il n’y a pas d’amour véritable là où il n’y pas respect de l’autre, de son intégrité psychique et physique. Il n’y a que désir et autosatisfaction.

Pensez-vous qu’un enfant conçu après 10 minutes de réflexion, voire par accident, sera forcément mieux élevé ?

  • D’abord on ne bâtit pas des théories avec des exceptions ou des cas insolites. Ensuite, cet enfant ne sera pas forcément plus mal élevé. L’équilibre et la dignité de nos enfants ne sont pas dépendants de nos réflexions, de nos projets sur eux ou des égarements qui provoquent leur naissance, mais de notre capacité à assumer notre rôle et notre responsabilité dès que la Vie installe leur présence dans notre existence. Que nous l’ayons voulu ou pas. Les belles formules concernant « l’inscription dans un projet parental » et autres fadaises actuelles n’ont été inventées que pour justifier notre égoïsme à assumer notre parentalité (le plus tard possible et le moins possible) et, conséquemment, à légitimer le recours à l’avortement. Or le premier « droit de l’Homme » ne réside pas dans le désir des autres, fussent-ils nos parents,  mais dans la possibilité reconnue à tous d’accéder à l’existence. Le droit à la Vie dont bénéficient les Vivants actuels, ne peut être refusé aux générations à venir sous peine de marcher sur les traces – sans même en prendre conscience – de ceux qui considéraient avoir droit de vie et de mort sur les autres en fonction de critères raciaux, religieux, politiques ou idéologiques. L’avortement légalisé n’est pas autre chose qu’un génocide organisé qui ne veut pas dire son nom.

  • Quant à la brièveté de certaines amours humaines, c’est parler de corde dans la maison d’un pendu, car l’observation du milieu homo (masculin surtout) montre à l’évidence combien, chez nombre d’entre eux, les relations intimes s’y établissent et s’y défont au hasard de rencontres multiples, de telle sorte que certains sont capables de vivre plusieurs grandes passions au cours d’une seule soirée dans les ombres propices des « lieux de drague » ou des « discothèques ». Là encore, je vous conseille de vous documenter très sérieusement.

 » Sensibiliser nos petites têtes blondes à la tolérance n’est pas de l’argent gâché ? Et savez-vous que ce type d’intervention est le plus souvent bénévole ?? « 

  • De toutes les réflexions que vous m’avez adressées, de toutes les idées que vous avez agitées, je crois que celle-ci est peut-être la plus naïve, mais sans doute la plus effrayante !

  • D’abord parce que l’éducation morale, religieuse, sexuelle de nos enfants appartient à leurs parents et non à une Ecole de plus en plus ouverte aux idéologies permissives à la mode. Personne n’a à apprendre à mes enfants avec qui on doit ou ne doit pas faire l’amour, quels sont les comportements sains et les comportements déviants en matière sexuelle. C’est la tâche des parents et d’eux seuls.

  • Il fut un temps où l’Ecole était un véritable sanctuaire, fermé à la politique et aux idéologies et jamais un instituteur ou un professeur ne se fût permis de se transformer en propagandiste. Ce fut le cas jusqu’en 1968. Ce temps n’est plus et le bourrage de crânes de  nos petites têtes blondes, comme vous dites, commence maintenant dès l’école primaire et ne consiste plus du tout à leur apprendre à respecter leurs semblables et à faire preuve de politesse envers tous et chacun, à aimer leurs pays, à obéir à leurs parents, à honorer les personnes âgées, à leur laisser une place assise dans le bus par exemple, à connaître les lois du bien-vivre en société, à ranger leurs vêtements le soir sur un dossier de chaise, à se brosser les dents et à se coucher tôt, comme on me l’apprit  lorsque j’allais en classe moi-même. Ce serait un programme d’instruction civique et morale parfaitement acceptable par tous.

  • Ce que vous appelez « sensibiliser les enfants  à la tolérance » en revanche, c’est les conditionner à accepter, à « tolérer » voire à approuver (et, pourquoi pas, expérimenter) des comportements déviants en les persuadant qu’ils sont équivalents en qualité et en dignité aux comportements qu’on a de tout temps considérés comme adaptés et souhaitables. Là encore je ne serais pas hostile à ce qu’on leur apprenne à respecter les homosexuel(le)s comme on doit respecter toute personne qui vous respecte elle même. Mais je condamne fermement la promotion, habile et insidieuse,  qui est faite en cette occasion, des comportements et pratiques homosexuels comme « choix » dénués de toute portée morale (la morale c’est l’étude des mœurs saines) anodins et parfaitement souhaitables. Et je suis encore plus inquiet indigné que cette « éducation à la tolérance » soit assurée par des « bénévoles » issus d’associations militantes et engagées, au lieu d’éducateurs triés sur le volet pour leur neutralité et leur respect des consciences (si de tels éducateurs existent en une époque où l’engagement idéologique submerge tout).

  • Car envoyer de tels militants dans les écoles, les collèges et les lycées (quels merveilleux terrains de propagande !) c’est comme envoyer des « bénévoles » salafistes enseigner la tolérance religieuse dans les écoles laïques ou des « bénévoles » des Brigades Rouges sensibiliser les adolescents à la démocratie et à la non-violence.

  • D’ailleurs il est un fait avéré que ce travail d’embrigadement moral et intellectuel de l’esprit des jeunes enfants a été inventé et largement développé dans tous les régimes totalitaires pour assurer leur pérennité : la Russie de Staline, l’Allemagne nazie d’Hitler, la Chine de Mao où on apprenait à des gamins de cinq ans à manier le fusil et surtout à dénoncer leurs parents ou leurs voisins auprès du parti; et je ne vous dis rien du Cambodge de Paul Pot, de la Corée, du Viet-Nam ou de Cuba. En viendra-t-on en France à encourager nos « chères têtes  blondes » à dénoncer les propos qualifiés d' »homophobes » de leurs parents, auprès de la police de la pensée de l’activisme homophile qui s’est installée en France avec la complicité des politiques ? Et recevront-ils une médaille de Citoyens d’Honneur décernée par un « Ministère pour le Développement de l’Homosexualisme » comme il y eut sous la Terreur un « Comité de Salut Public »  ?

  • Quant au « bénévolat » il représente pour mois un facteur qui n’a rien de rassurant, car, en la matière,  il est la marque de l’engagement, du prosélytisme, de la démarche de propagande. Et je suis atterré qu’une femme puisse considérer une propagande idéologique parfaitement orientée, comme une « sensibilisation à la tolérance » de son enfant. Mais peut-être n’êtes vous pas mère vous même.

Je doute de vous avoir convaincu, mais j’espère que vous réfléchirez au moins à la pertinence de vos arguments (en particulier l’avant-dernier).

Cordialement

  • Je vous rappelle que ces arguments ne sont pas les miens, mais, puisque vous attirez mon attention sur l’avant dernier argument du communiqué que j’ai porté à la connaissance de mes lecteurs, je préciserai que pour légitimer leurs revendications les militants hétérophobes évoquent les travaux de certains « experts » pour montrer combien les enfants élevés par deux hommes ou deux femmes sont équilibrés.

  • « Or, ces études » – comme l’écrit le philosophe Thibaud Collin dans l’Homme Nouveau du 27 octobre 2012 – « portent sur un très petit échantillonnage. Elles reposent sur un questionnaire volontaire adressé aux parents  volontaires, le plus souvent membres actifs d’associations militantes [bonjour l’objectivité !]. Enfin, les critères de normalité retenus manifestent en creux qu’elles cherchent à vérifier si les enfants élevés par deux hommes ou deux femmes ont plus de risque d’avoir des troubles du comportement, de l’identité sexuelle, d’intégration dans leur milieu scolaire. Or tous ces critères sont insuffisants pour discerner la souffrance psychique due à la privation d’un bien humain fondamental : se savoir issu de l’amour de son père et de sa mère, amour que l’enfant peut vérifier  dans sa vie quotidienne« .

  • Ajoutons brièvement que des études beaucoup plus sérieuses, reposant sur un échantillonnage vraiment représentatif ont été menées en Espagne et aux USA et qu’elles ont montré que les enfants élevés dans les conditions ci-dessus décrites souffraient beaucoup plus de troubles du comportement que leurs camarades élevés normalement. Qu’ils avaient de moins bons résultats scolaires, qu’ils étaient plus prédisposés au déviations sexuelles, etc, etc…. Il doit être facile de retrouver ces études en fouillant un peu sur internet.

  • Est-ce tellement étonnant ? Comment acquérir estime de soi, se sentir bien dans sa peau et développer un réel équilibre psychique, affectif et comportemental quand on se sait le fils ou la fille d’une pipette et de l’ovule d’une femme « x » implantée dans le ventre de location d’une autre femme  « y » et élevés par une parie qui se prend pour un couple, nonobstant l’ineffaçable différence sexuelle ?

Et, puisque nous parlons études et statistiques, permettez moi de tordre le cou à une désinformation qui court les ondes actuellement (je l’ai entendue sur France Inter et sur France Culture). Elle consiste à affirmer qu’il y a plus d’hétérosexuels atteints du sida que d’homosexuels !

  • Dans une approche superficielle (ou orientée) c’est absolument vrai.

  • Je m’explique : sur 100  malades du Sida environ 60 seront hétéros et 40 homos.

Bien, Mais si on en reste là on est complètement à côté de la plaque.

Car il faut comparer ce qui est comparable. En effet :

  • Les 60% de malades hétéros sont issus d’une population qui couvre environ 96% de la population française = 24/25ème

  • Tandis que les 40% restants sont issus d’une population qui ne concerne que 4% (au mieux) de la population française. = 1/25ème

Si on traduit ces pourcentages en valeurs absolues cela veut dire – si je compte bien – que sur 100 personnes atteintes du SIDA toutes orientations confondues, nous aurons :

7 personnes hétérosexuelles contre

93 personnes homosexuelles.

 En d’autres termes :

–  93% des personnes malades du SIDA sont homosexuelles

–   07%  seulement sont hétérosexuelles.

  • Vous voyez qu’on est loin du trompe-d’oeil des 60/40 !

  • A vous d’en tirer les conclusions qui s’imposent en tous domaines.

  • En terminant ce trop long article, permettez moi à mon tour, de vous demander de reconsidérer l’ensemble de vos arguments qui me paraissent beaucoup trop marqués du sceau de l’arbitraire et du prêt-à-penser idéologique pour rendre  pleinement justice à la réalité des faits et des choses, à la vérité, à la beauté et à la dignité des institutions humaines que sont le mariage, la parentalité et la filiation  tels que l’Humanité les a toujours vécues avant qu’elle ne marche sur la tête.

 

Louis SAINT MARTIN

 

(1) « Lyautey-Charlus » par Christian GURY, Ed. NON-LIEU, 295 p., p.48

 

 

31 réponses à to “SODOME ÜBER ALLES ?”

  • BLASI Alain:

    Extraordinaire échange et une formidable mise au point.

    Mon neveu a huit ans. Lors de la dernière rentrée des classes il nous a annoncé que cette année son maître serait un « monsieur-fille ». Il ne sait s’il doit l’appeler « monsieur » ou « mademoiselle ».

    Il découvre la notion d’homosexualité. Le mariage entre les « monsieur-fille » le turlupine.
    – Est-ce qu’ils ont une nuit de noces? et qu’est-ce qu’ils font s’ils n’ont que le zizi? Etc..

    Bien à vous. A. BLASI

    PS Le monsieur-fille n’a pas tenu deux mois. Et les parents n’y sont pour rien.

    • Merci de ce commentaire très éclairant M.Blasi. Vous avez résumé avec ce simple exemple, l’ignominie d’une situation qui peut paraître comique mais qui, en fait, est malsaine au possible, et devrait indigner toutes les associations de parents d’élèves….si leurs dirigeants avaient ce qu’il faut là où il faut.
      Cela rejoint ce que je disais à propos de ce délire qui consiste à affirmer que les choses sont ce qu’on voudrait qu’elles soient au lieu de les reconnaître pour ce qu’elles sont, dans leur nature même, pour nous en accommoder avec autant de dignité que possible quand elles sont laides. Quelle cervelle dérangée au sein ce qui se prétend être « Education » nationale a pu pousser la perversité jusqu’à imposer à des gamins de huit ans comme « maître » un « monsieur-fille » ? Et pourquoi pas un « monsieur drag-queen » en attendant une « dame sado-maso » avec ses bottes et son fouet ?
      Comment notre civilisation dans son ensemble a-t-elle pu en arriver à un tel degré de pourrissement moral qu’on puisse soumettre nos gamin(e)s à de pareilles insanités ?
      Je parlais de blessures et de cicatrices a propos de déviances sexuelles dans mon article, mais je constate qu’à l’inverse des plaies physiques, purulentes et nauséabondes qu’on s’efforce de soustraire au regard des autres par simple dignité, il devient de plus en plus apprécié d’exhiber ses misères comportementales. Et devant des enfants en plus, clientèle de choix pour former de futurs convertis (un autre mot eut mieux convenu sans doute).
      Je lisais aujourd’hui dans la lettre quotidienne qui m’est envoyée par « l’observatoire de la christianophobie » (dont vous trouverez le lien sur ma page d’accueil) que Act-Up une association d’enragés hétérophobes (subventionnée par nos impôts) qui s’évertue à recueillir des fonds pour lutter – paraît-il – contre une maladie que ses membres sont nombreux à propager, qu’il fallait préparer les planches et des clous pour crucifier les chrétiens.
      Je ne suis pas si cruel que les responsables d’Act-Up, justement parce que je suis chrétien, mais je me demande, quand le peuple français aura enfin réagi à ces poisons qu’on infiltre dans son esprit à longueur d’année, si tant est qu’il y réagisse un jour, s’il ne faudra pas choisir un des pourrisseurs les plus représentatifs de notre époque (Dieu seul si nous avons le choix) pour lui donner, en public, une fessée qui sanctionnera toutes les aberrations ignobles qu’on nous impose depuis trop longtemps.
      Bien à vous

      LSM

    • Maryse Jolles:

      Bien sûr que » les parents n’y sont pour rien « . Dans ce monde de tolérence , ça va sans dire .
      Mais pourquoi ce jeune hommedame est-il parti ? Une grosse rougeole d’adulte sans doute .

  • André Durousseau:

    Anna Freud était homosexuelle « mariée » à son amie dont elle a élevé les enfants avec la bénédiction de Papa Sigmund .
    Dans les villages ,quand une femme était stérile , sa soeur ou une amie se dévouaient pour lui en faire un et les enfants de filles mineures étaient » parentalisés » par les grands parents .
    Voilà de quel monde structuré nous venons : » Rien n’est nouveau ….. »

    Jésus a mal fini ,pas parce qu’il était un bâtard mais parce qu’il voulait changer l »‘ordre du Monde  » ce que des « rabbis » à votre image ont vu d’un très mauvais oeil .

  • Rolland:

    Bon. Excellent débat.
    Les civilisations anciennes, méditerranéennes entre autres avaient leur façon d »‘intéger » les homosexuels: ils devenaient serviteurs d’un dieu et résidaient dans son temple. Je crois savoir qu’un système semblable a toujours cours aux Indes.
    Et quand aux diverses Aghar (ortho?), elles ont toujours existé, mais toujours dans le cadre d’une société où ceux qui élevaient l’enfant étaient de sexes différents! Donc l’argument de M.Durousseau ne tient pas dans ce débat.

    • Merci pour cet éclairage historique qui me paraît cependant peu approprié à la situation car, si j’en juge d’après leurs slogans et comportements, le service de quelque dieu exotique me paraît très peu préoccuper les groupuscules militants qui manipulent l’opinion publique. Sauf peut-être le Culte de l’Oignon !
      Quant aux Aghar, je ne sais pas ce que c’est.
      Le tout, effectivement, est que les enfants – comme vous l’évoquez vous même – soient élevés par deux personnes qui occupent naturellement et dignement la place, la fonction de maman et papa.
      Bien à vous

      LSM

  • André Durousseau:

    Pour faire encore plus court : ne pourrions-nous pas envisager , et constater, une certaine indifférenciation des sexes due à la nourriture ultra chimique que nous ingérons depuis quarante décennies au moins, ce qui crée pour le peu un mélange des genres ,physiquement et psychiquement ; pensons aux troubles pubertaires observés en milieu médical etc …
    …ce qui fait naître et germer dans les esprits l’idée de lois qui semblent aberrantes à certains mais sont dans la droite ligne de l’essence des êtres actuels .
    Car en fait ,que sommes nous en premier lieu sinon principalement des usines chimiques dépendants de nos hormones ?
    Quoi qu’il en soit, je trouve cruel , vu le maigre temps qui nous est imparti sur terre , de priver, au nom d’un ordre soit disant sacré ( et éprouvé !!) les personnes quelque soit leur organisation de couple, de chérir un enfant et de l’accompagner dans son développement .
    Vu ce que la Sainte FAMILLE traditionnelle réserve à certains , j’ai des doutes sur la pertinence de ce schéma institué ce qui me fait à bon droit avancer cet argument .
    Essayons autre chose ; il sera toujours temps pour cette pauvre humanité de revenir en arrière q et qui depuis des siècles sait pratiquer tout genre de reculade .

    • Merci pour ce commentaire, profondément matérialiste certes mais qui a le double mérite de tenter une argumentation et de l’exprimer sur le ton de la courtoisie, voire de l’humour (corrosif, certes, mais humour quand même).
      Qualités auxquelles je suis très sensible. Cela me change des vitupérations habituelles qui n’apportent pas grand-chose, sinon la preuve que nous vivons une époque où les tenants de la pensée unique considèrent que « débattre », cela veut dire tout ce que l’on veut, sauf leur apporter une contradiction quelconque. Je répondrai à vos arguments, ainsi qu’à ceux de deux autres contradicteurs, dans l’article que je suis en train de composer.
      En attendant, concernant la question de la liberté du débat dans notre démocratie populaire, voici un compte-rendu publié par un observateur de la chose publique concernant le « débat » sur le mariage homosexuel à l’assemblée dite nationale.

      Le « débat pour tous » selon Binet, rapporteur de la loi homosexualiste
      Le candidat Hollande l’a promis : la « présidence normale » serait celle de l’écoute des citoyens, en rupture avec la présidence « brutale » de Sarkozy. Chose promise, chose due : dans le cadre des tables-rondes organisées sur le « mariage pour tous », Erwann Binet, député PS et rapporteur de la loi pro-homo qui se prépare, a décidé de consulter les différentes parties en toute objectivité. Jugez-en par vous même :
      La première table-ronde a été celle des juristes. Un grand moment de débat démocratique : cinq juristes invités, cinq favorables au projet de loi gouvernemental (encore qu’au vu des positions de certains, il semblerait que le projet gouvernemental n’aille pas assez loin). Le Sieur Binet aurait-il eu du mal à trouver des juristes contre le projet de loi ? Pourtant, seuls quelques… centaines de juristes ont signé l’appel pour le pluralisme à l’Assemblée Nationale sur le débat du mariage et de l’adoption pour tous[1]. Mais sans doute n’est-ce pas encore assez pour M. Binet ?
      Ne soyons pas cyniques. Il n’y eut pas que la table ronde des juristes. La table ronde des sociologues garantissait en effet l’objectivité, puisqu’elle était composée de… Irène Théry, sociologue favorable au projet de loi, Martine Gross, présidente d’honneur de l’Association des Parents Gays et Lesbiens et Virginie Descouture, sociologue qui a notamment reproché au Gouvernement d’être incohérent en excluant la procréation médicalement assistée du débat.
      Il fallut attendre la table ronde réunissant les « psys » pour avoir un semblant de débat. (Rassurons-nous cependant : les opposés au projet de loi était en légère minorité). Enfin, cerise sur le gâteau, M. Binet invita les associations françaises et européennes de lesbiennes, gays et autres trans-je-ne-sais-quoi. Les pauvres, peut-être n’ont-ils pas eu le temps de s’expliquer suffisamment ?
      Face à ces débats (sic) on ne peut plus partiaux, les représentants des religions – connus pour leur opposition – ont eu droit à un peu de temps. Reconnaissons-le, la stratégie du Binet est habile : on invite ces représentants au nom de la DEMOCRATIE, et ce faisant on laisse supposer qu’il n’y a plus que les religions pour s’opposer au « mariage pour tous ».
      Enfin, deux autres tables-rondes doivent encore être organisées : l’une – sur laquelle nous n’avons pas d’informations – est prévue le 13 décembre et réunira les philosophes et les ethnologues ; l’autre est annoncée pour le 20 décembre et permettra de finir en beauté. Le thème ? L’approche des familles homoparentales ! Au cas où nous n’aurions pas compris…
      Quand on voit un tel programme et la composition de la plupart des tables-rondes, on a envie de penser : Staline l’a rêvé, Binet l’a fait !
      Puisque le combat actuel contre l’homofolie se déroule dans le cadre constitutionnel du système démocratique, on aurait aimé que la procédure contradictoire fût respectée jusqu’au bout. Ne soyons pas naïfs pour autant : les démocrates autoproclamés, férus de débats et de dialogues, sont souvent prompts à suspendre la règle du débat démocratique équilibré lorsque ses résultats ne leur conviennent plus. C’est pour eux un procédé Hollande, pardon… normal.

      Henri Préhaut

  • André Durousseau:

    Matérialiste , certes mais qui a au moins le mérite d’être issu de l’observation  » environnementale » en considération de l’évolution de notre monde contemporain .
    Nous vivons une époque de Grandes Découvertes , à l’égale de celles qui ont déjà existé dans les temps anciens ; l’intelligence humaine et sa propension à la recherche toujours plus poussée nous a apporté les progrès de la médecine , de la technologie…; les sciences ont fait un bond inoui … avec évidemment pour l’être humain le fardeau de porter les deux revers de ces médailles.
    Maintenant Il est de plus en plus difficile de se bercer de comptines sur l’origine supposée du Monde et des plaies qui s’y abattent . La poétique des symboliques a fait son temps et les religions sont bien fatiguées – mis à part le Bouddhisme à mon avis,école véritable de tolérance et de bonté :véritable philosophie adaptée à la triste condition éphémère de l’homme .
    A l’heure d’internet , les mensonges divulgués par les pairs des églises sont éculés ;nous passons à des choses plus rationnelles .Les procès en sorcellerie se sont déplacés .C’est ainsi .
    Concernant ce fameux Mariage et Etat Civil fossiles ,cela ne concerne que très peu de monde – quelques milliers de personnes tout au plus . Il n’y a pas de quoi sortir encore les verges et la guillotine: les polissonages et engendrements classiques si chers à nous habitudes, ont encore de beaux jours et nuits devant eux ..
    Le PACS avait déjà créé un grand trouble dans notre Hexagone poussiéreux ! qu’est-il arrivé ? Pas grand chose .La faculté d’absorption d’un corps social est forte .
    Oui , franchement , il n’y a pas sujet à fouetter encore plus un arrière train .
    Ce n’est pas avec deux mots supprimés sur un papier ,la plupart du temps indignes d’êtres portés, que notre belle France des fromages risque de dévisser moralement .
    Tout le monde s’y retrouvera très vite !
    Quant au souci de protéger les enfants ,permettons-nous d’en dire deux mots : certains doivent souvent pendant la période d’élevage ,longues années de cohabitation avec Papa-Maman, le faire tous seuls comme des grands afin survivre à une terreur familiale . Alors ,un papier ….
    Que ce qui reste des croyants ait la décence de se montrer moins hypocrite et cruellement égoÏste . Au moins une fois !

    .

    • Je ne peux répondre à ce long couplet philosophique car il exigerait des développements qui dépassent largement le cadre de ces « commentaires ».

      Je veux simplement relever deux points précis. Je suppose que vous plaisantez quand vous présentez le Bouddhisme comme « école véritable de tolérance et de bonté véritable » !
      N’avez-vous jamais entendu parler des guerres sanglantes qui, au cours des siècles, ont opposé les « bonnets jaunes » aux « bonnets rouges » ?
      Et, de nos jours, allez donc parler de « tolérance et de bonté véritable » aux Chrétiens et aux Musulmans qui se font massacrer allègrement par les dits Bouddhistes en Inde ou au Sri-Lanka.

      L’autre point concerne l’inversion que vous opérez de la notion d’égoïsme.
      Pour moi il m’apparaît que les « égoïstes » sont ceux qui veulent s’approprier des enfants (quelque soit le moyen utilisé) pour leur simple plaisir individuel, en les privant d’une famille réelle, d’un père et d’une mère pour leur infliger « deux papas » ou « deux mamans ». Vous êtes vous jamais posé la question de ce que pouvait ressentir un enfant qu’on force à vivre une telle aberration ?
      Quant au couplet sur les mots de père et mère « la plupart du temps indignes d’être portés » c’est un argument tellement spécieux qu’il ne mérite pas qu’on lui apporte une quelconque attention :
      D’abord parce que s’il fallait attendre que les êtres humains fussent parfaits pour être dignes de devenir parents, l’humanité n’existerait plus depuis longtemps.
      Ensuite parce que les tares que vous accordez généreusement aux parents biologiques qui se sont engagés dans la procréation et l’éducation des enfants, ne seront pas évitées du simple fait qu’on leur aura substitué des ersatz de « parents » plus ou moins équilibrés. Bien au contraire.
      Enfin, vous qui voulez sans cesse vous présenter comme tolérant, sincère (voir votre couplet sur l’hypocrisie), ouvert, « humaniste » en diable, vous semblez ne pas vous apercevoir combien vos critiques mordantes envers les parents et la famille biologique – que je considère moi, admirables d’amour et d’abnégation la plupart du temps même s’il existe quelques rares tordus – combien ces paroles donc, révèlent d’orgueilleux mépris envers vos semblables. C’est d’ailleurs la tare originelle de tous les « progressismes » : la volonté de faire advenir un homme idéal qui réponde à leur fantasmes, les amène toujours à condamner les hommes de chair et de sang tels qu’ils sont. Le contraire de ce Christianisme que vous vous complaisez à railler à chaque occasion sans bien le comprendre il me semble.
      Bien à vous.

      • Jeanne Manson:

        C’est beau de croire avec autant de force à une Révélation . Je vous envierais presque ; mais préfère affronter ma finitude seule, sans la béquille d’aucune croyance .
        Pour revenir aux gamètes qui nous intéressent.
        Ils sont, bien sûr, l’Oeuvre de Dieu et le restent en tant que tels quelque soit la façon dont on les met ensemble et où on les met .
        Pensez-vous que ce soit un « caprice » que de vouloir « à tout prix » un enfant pour ceux qui ne le peuvent pas quand on sait le « parcours du combattant » que cela représente, tous styles confondus de foyers .Une marchandisation de l’être humain ?
        J’ai comme dans l’idée qu’ils sont ardemment désirés ces enfants là et que l’amour attend tout chaud pour leur est abondamment dispensé … et qu’il entre très peu de « caprice » dans ce désir …et même s’il y a un peu ou beaucoup d’argent à la clef .L »argent est méprisable :c’est un paravent facile qui cache la fragilité de l’être dans sa nudité ; ce moyen ne doit même pas être relevé par celui qui cherche à comprendre au-delà des apparences.
        Pourquoi un couple hétéro, stérile ou non, aurait-il plus le droit d’être parent qu’un couple homo quand l’Amour est le seul sentiment capable de faire sauter toutes les barrières conventionnelles et morales, et se moque des lois .

        Jésus, en tant que fils de Dieu n’ aurait peut-être pas trop trouvé à redire, considérant ces nouvelles façons de » croître et multiplier » en usant de cette branche de « l’Arbre de la Connaissance » après la Chute – et aurait compris cet altruisme voulant s’exercer envers et contre tout et tous .
        Quant à l’IVG : il est sans doute meilleur qu’un enfant à naître parte dans les limbes plutôt que non désiré ou risquant être mal accueilli .C’est triste mais c’est comme ça .
        De toute manière, la vie est tellement proliférante :7 milliards d’individus bientôt ! Les IVG mondiales ont si peu de poids devant ces chiffres .
        Mais ce discours est celui d’une matérialiste . Il est recommandé de ne pas me répondre .
        Bien à vous .

        • Vous avez raison, chère madame, il vaudrait mieux ne pas vous répondre car nos positions sont irréconciliables sur de nombreux points.
          Je me permets simplement de vous faire remarquer que votre argumentation ne s’exerce qu’au profit de ce que vous appelez les « couples homo » bien que la notion même de « couple » implique la présence d’une femme et d’un homme et sans tenir compte de la fragilité et de l’instabilité manifeste, mille fois constatées dans les études qui y sont consacrées, de ces duos unisexes.
          Pour ma part j’essaie de me placer de l’unique point de vue de l’intérêt des enfants et je considère qu’ils ont un droit imprescriptible à avoir un vrai père et une vraie mère. Et, s’il vous plait, arrêtons le couplet sur les « mauvais parents » car rien ne prouve que deux hommes ou deux femmes incapables de fonder une vraie famille feront de meilleurs parents que la version. Ce type de raisonnement est du même ordre que ceux qui prétendraient qu’il faut tenir les voleurs pour aussi honorables que les non-voleurs sur la simple supposition que ces non-voleurs pourraient bien se révéler pires que ceux qui les ont dépouillés.
          D’autre part j’essaie de rester près de la réalité humaine.
          1/ Quand je lis sous votre plume : « Pourquoi un couple hétéro, stérile ou non, aurait-il plus le droit d’être parent qu’un couple homo quand l’Amour (ne pas oublier le A majuscule)….etc…. » je me dis que vraiment nous ne vivons pas dans et ne voyons pas le même monde tant vous accumuler de contre-vérités et de purs fantasmes en une seule phrase.
          Je ne reviens sur la notion de couple que pour vous faire remarquer que cette expression que vous utilisez pour mettre en parallèle un « couple hétéro » à un « couple homo » est une pure fiction destinée à abuser les esprits en faussant le langage. C’est une technique mise au point et portée à son point de perfection sous tous les régimes totalitaires : persuader les humains que ce qu’ils voient ils ne le voient pas et faire confiance à ceux qui voient pour eux.
          Un « couple » en-soi, est constitué par une femme et un homme. Fussent-ils tous les eux homosexuels d’ailleurs. Il n’y a donc jamais eu de « couples hétéro » et de « couples homo » puisque celui-ci s’établit sur la distinction des sexes, des genres et non sur des orientations sexuelles quelconques. Ainsi, pourquoi n’aurions nous pas des « couples de zoophiles » par exemple ? Ou, mieux encore, pourquoi ne pas considérer monsieur et sa chienne ou madame et son beau Danois comme des « couples » puisque seule compte, d’après votre raisonnement, l’orientation ou la fantaisie sexuelle ?
          2/ « Pourquoi un couple hétéro, aurait-il plus le droit….etc ». Mais ce n’est pas un « droit » ! C’est un fait, si vous arrivez encore à comprendre ce mot. Ce que vous appelez « couple hétéro » n’est qu’un couple tout court, un vrai, constitué d’un homme et d’une femme. Et lui seul possède cette ouverture à la procréation qui lui est donnée par sa nature même. C’est si difficile à comprendre et à respecter ?
          Vous essayez d’établir (et vous n’êtes pas la seule) une équivalence entre une réalité naturelle et une déformation, une désorientation de cette réalité, on en arrive forcément à des absurdités. Nous naissons homme ou femme et cela détermine pour ce vrai couple, un comportement sexuel qui trouve son lieu de réalisation dans la rencontre avec l’autre sexe. Et c’est là le fondement du mariage et de procréation. Point. Pour des raisons x ou y, biologiques ou psychologiques, certain(e)s ne peuvent accéder à la plénitude dans l’expression de leur nature sexuelle et préfèrent se tourner vers le « même » plutôt que vers « l’autre ». Rien à dire. Chacun est libre de vivre comme il veut tant qu’il n’attente pas à la liberté et à l’intégrité des autres. Mais cela entraîne du même coup l’impossibilité d’accéder à la filiation. Et toute les contorsions mentales que vous pourrez utiliser n’y changeront rien.
          Pourquoi le petit poisson de Juliette Gréco ne peut-il pas aimer le petit oiseau qui est là haut ? Parce qu’il a des nageoires et pas des ailes. Et vouloir, de manière quasi psychotique, considérer qu’on a des ailes quand on a des nageoires c’est faire preuve d’ùbris, comme disaient les Grecs. C’est vouloir transgresser les limites qui sont les nôtres, mépriser les lois naturelles. Et cela se paye toujours très cher et sur plusieurs générations.
          3/ Je vous rappelle aussi, si le sort des enfants vous émeut autant que celui des pauvres homos privés de jouer à papa/maman, qu’il y a des milliers de couples (des vrais) en France qui ne demandent qu’à offrir à un ou des enfants, cet Amour tout chaud que vous écrivez avec un grand A, et qu’ils n’y arrivent pas tant les lois sur l’adoption sont complexes. Et pourquoi eux plutôt que les pseudo-coup)les ? Toujours la même réponse: parce qu’un enfant doit pouvoir bénéficier de l’amour d’un vrai papa et d’une vraie maman qui assument leur nature et leur sexe. A moins que vous ne les frappiez de suspicion du simple fait qu’ils sont ce que vous appelez « hétéros » ???
          4/ Soyez gentille de vous en tenir aux paroles de Jésus, à Ses actes, à Ses rapports avec Sa Mère et Son père, à Sa vie, à Sa mort et à Sa résurrection. Cela fait déjà beaucoup sans que vous vous sentiez obligée de décider à sa place ce qu’Il aurait dit ou fait en telle et telle circonstance (en parfaite contradiction avec ce dont Il a toujours témoigné) pour faire droit à des revendications aussi contestables que celles que vous soutenez.
          5/ Votre raisonnement sur les avortements qui envoient nos enfants dans les limbes pour leur éviter un mauvais accueil, est bien digne d’un raisonnement progressiste : pourquoi laisser souffrir les pauvres malades, pourquoi laisser se traîner le vieillard perclus de rhumatismes, pourquoi apporter une aide dérisoire à ces populations asiatiques ou africaines qui ne mangent pas à leur faim, d’autant qu’elle sont si « proliférants » ? Ne serait-il pas plus « charitable » ou « meilleur » comme vous dites, de les achever ou de les laisser crever ?

          Je vous laisse à vos considérations purement émotionnelles, à votre monde imaginaire, à votre foi « new-âge » et je vous conseille d’aller jusqu’au bout de vos positions pour essayer d’en apercevoir les conséquences. Peut-être alors penserez-vous que je ne suis pas si rétrograde que vous (et d’autres commentateurs) pourriez le croire et que mon apparente sévérité est liée à un amour inconditionnel de mes semblables et de ce qui peut vraiment assurer leurs équilibres essentiels.

  • Dolce Sogno:

    Dieu dans son immense créativité , lorsqu’il a fait le Monde nous a montré le chemin des possibilités d’accouplements , d’élevages et maternages divers . Il n’est que de se renseigner sur les moeurs des oiseaux et du monde animal ; la vie se perpétue dans toute sa fantaisie . C’est l’enseignement exemplaire que nous laisse le très haut .
    Il n’y a que le genre Humain avec son dégoût pour la vie et sa rage effrénée envers une finitude qu’il n’arrive pas à accepter , qui s’est donné des cadres concernant le « comment procréer et comment élever » dans une auto exécration mortifère .

    • Je ne sais si le genre humain dans son ensemble éprouve un dégoût pour la vie, même s’il est évident qu’un certain nombre de nos semblables sont de grands adeptes de la « culture de mort », mais mêle si je ne perçois pas très bien à quoi vous voulez faire allusion, il me paraissait évident que les hommes n’avaient pas choisi leur mode de reproduction et qu’il leur était imposé par la Nature (ou par Dieu, pour ceux qui y croient).
      Bien à vous.

  • Jeanne Manson:

    Un peu de confiance dans ces nouvelles lois qui ne concernent que très peu de monde ;Acceuillez chrétiennement tous ces changements comme un bon croyant que vous semblez être . Le Christ aurait pu le faire ,vous le pouvez .
    La loi Weil sur l’avortement est déjà une grande avancée pour protéger l’enfant d’une éventuelle mauvaise mère et, en  » floutant » le père-mère du Code civil nous pouvons espérer faire profiter nos chers bambins à venir, du respect qu’on leur doit à ne pas être obligés de savoir d’où viennent exactement tous leurs maux .
    Actuellement , après tant d’année d’application des lois de ce vieux Code Civil,voyez où nous en sommes : l’état de l’enfance est tragique et les adultes de plus en plus sadiques et irresponsables
    Les nouvelles lois en prévision ne produiront pas de désorientation infantile,tout au plus un bon électrochoc aux parents hétéro. qui en rabattrons de leur droit à la propriété sur leur progéniture et aussi ce droit à exercer une cruauté inconsciente .
    Confiance et patience .
    Le Ciel vous tienne en joie .

    • Chère madame, je me suis pincé pour être sûr que je ne rêvais pas en lisant vos lignes, même si j’en apprécie la courtoisie et l’esprit évangélique.
      « Le Christ aurait accueilli ces changements » me dites-vous. C’est une plaisanterie ! Certes Il n’aurait pas condamné ni puni, mais je suppose qu’Il agirait comme Il l’a fait pour Marie-Madeleine : « Va, et ne pèche plus ! » lui a-t-il dit. Si on applique votre raisonnement à la lettre, Il aurait dû prendre l’initiative d’une pétition pour la loi d’Israël « légitime » l’adultère. Et, au lieu de chasser les marchands du Temple, Il aurait édicté une Convention collective qui encadrât leur trafic dans les lieux sacrés. De même, après avoir affirmé « Si quelqu’un entraîne la chute d’un de ces petits « qui croient en moi », il vaudrait mieux pour lui qu’on lui attache une grosse pierre au cou et qu’on le jette dans la mer. Malheureux l’homme par qui la chute arrive » Il aurait fait adopter une loi par les autorités de l’époque pour que les pédophiles de l’époque soient « dépénalisés ». Je me demande où vous allez chercher de pareilles idées chère Madame et je comprends qu’avec des convictions pareilles le Prince de ce monde n’a pas grand mal à faire avancer ses affaires.

      Votre couplet sur la loi Weil est encore plus effarant : vous pensez sérieusement que pour « protéger l’enfant d’une éventuelle mauvaise mère…..nous pouvons faire profiter nos chers bambins à venir, du respect qu’on leur doit » etc, etc….
      Qui décidera de ce qu’est une bonne ou une mauvaise mère et à partir de quel degré de « nocivité » décidera-t-on de laisser vivre un enfant ?
      Et comment ferez vous « profiter votre cher bambin » de quoi que ce soit dès lors qu’il aura été zigouillé dans le lieu même où il devrait, plus que partout ailleurs, être sûr de trouver asile, protection et sécurité, c’est à dire dans le ventre de sa mère ? Savez vous que pour 4000 € des cliniques espagnoles se chargent de délivrer les « bonnes mères » de leurs « cher bambin » jusqu’à 8 mois de grossesse ?
      Vous me parlez de « l’enfance tragique [livrés] à des adultes sadiques et irresponsables » et la solution que vous avez trouvé c’est de tuer les enfants et de laisser vivre tranquillement ces adultes au lieu de les éduquer (si cela s’avère possible) ou de les traîner en justice ?
      De quels « parents hétéros » me parlez-vous ? Y-a-t-il jamais eu et peut-il y avoir d’autres parents qu’hétéros ? Vous utilisez le langage de l’époque qui consiste à désarmer les esprits en trafiquant les mots : il n’y a pas de parents « hétéro » qu’on pourrait oppose aux parents « homo ». IL n’y a que des parents tout court. Et, depuis que le monde est monde, les parents sont constitués par un couple homme/femme ouvert à la procréation.
      quant à votre louable souci de protéger l’enfant du « droit de propriété sur la progéniture » et du droit à « exercer une cruauté inconsciente » vous devez l’appliquer d’abord et avant tout à lutter contre les lois qu’on voudrait nous imposer car il ne peut y avoir pire « droit de propriété » que celui qui consisterait à pouvoir acheter (très cher) un enfant en louant une mère porteuse ou d’en faire fabriquer un dans les éprouvettes d’apprentis-sorciers squi ont perdu tout sens humain. De même n’est-il pas pire cruauté que de priver un enfant de ses père et mère véritables et de l’ensemble de la filiation dont il est issu et qui constitue une bonne part de son identité pour lui imposer la fiction complètement aberrante de « deux papas » dont l’un jouera le rôle de maman ou de deux mamans dont l’un jouera e rôle de papa.
      Je me demande comment ces remarques de simple bon sens peuvent faire problème et m’attirer tant de critiques alors que nous devrions tous et toutes les partager sans réserve….
      Quant à la méfiance et à la condamnation acerbe que vous exprimez vis à vis de la famille « normale », je suppose qu’elles sont liées à votre histoire personnelle et à la mauvaise expérience que vous en avez faite. Mais il est toujours dangereux et injuste de vouloir ériger une expérience personnelle en loi universelle.
      La famille – quels que soient ses aléas puisqu’elle est constituée d’être humains imparfaits – est l’invention la plus géniale qui soit pour assurer, dans la plupart des cas, le bonheur et l’épanouissement des enfants et futurs adultes.
      Bien à vous

  • Jeanne Manson:

    Monsieur,
    Effectivement, Jésus aurait pu appréhender tous ces problèmes à l’image des solutions que vous en donnez ; et qui sont encore d’une brûlante actualité .
    Mais , il a fait ce qu’il a pu avec ses pauvres moyens de marginal révolté .Alors pour se faire entendre et bien comprendre ,il a forcé le trait jusqu’à souhaiter la mort de son prochain par une grosse pierre : nous pouvons en voir une variante actuelle dans la pratique de l’intifada .
    Mais il avait tellement de rage et d’orgueil en lui .En un mot :il voulait sauver sa peau . Alors , comme l’on dit actuellement: « il y a été franco « .
    Imaginez ce bambin qui a porté son contexte familial comme une croix , psychiquement et malheureusement physiquement :
    Enfant naturel, donc bâtard selon le mot consacré,dégouté par ce vieil homme trop modeste à son goût et qui lui a servi de référence paternelle , ne trouvant pas sa place dans cette famille agrandie par toutes les grossesses maternelles qui ont suivi et lui ont inévitablement infligé un autre père et des demi-frères et soeurs .
    Il y avait de quoi quitter le « nid », aller apostropher les docteurs de la loi , s’inventer un père aux cieux , et partir dans le désert !
    En pauvre enfant douloureux ,il s’est même attaqué à sa mère en la désespérant ;pourtant, elle a sans doute été le seul être humain qui l’ai profondément aimé . Voyez la déviance à laquelle il a été réduit pour faire bien comprendre ses idées .
    Post-mortem , sa mégalomanie a été satisfaite mais qu’en est-il des résultats pour le monde ? Un chaos .L’adaptation a été mauvaise, il s’est trompé sur la nature de l’Homme .
    Donc notre belle civilisation est issue du dérapage mental d’un caractériel .Je me rends compte en écrivant que la famille c’est peut-être bon à garder quand même.
    Dans une grande mesure ,vous m’avez convaincu .
    Mais pourquoi, dans ce monde Kleenex ne pourrions-nous pas essayer autre chose que cela qui dans sa généralité donne de si mauvais résultats ? si ce n’est pas bon , les générations qui vont suivre le jetteront.
    A vue de nez , à moins que nous réussissions à installer « Le Meilleur des Mondes  » livre qui constitue maintenant nos Saintes Ecritures , ça ne durera pas 2000 ans .
    P.S.
    Je n’ai mentionné que les « hétéro  » car pour le moment ils sont les seuls à être sur la défensive et risquent de vivre « l’abolition des privilèges « . Les « homos  » sont en demande .

    Je vous souhaite un joyeux Noël , fête qui a été recyclée par la chrétienté , son origine « paienne » comme vous le savez certainement, venant du retour équinoxial de la lumière.

    • Chère Madame,

      Vous portez un regard très personnel sur la personne du Christ, sa nature et sa mission.
      Je le respecte mais je ne peux adhérer à un tel flot d’analyses purement subjectives. Vous semblez avoir une imagination fertile et vous devriez l’investir dans des oeuvres de fiction où vous rencontreriez sans doute beaucoup de succès.
      Joyeux Noël et bien à vous.

      LSM

  • Jeanne Manson:

    Mon imagination n’a d’égale que celle qui a procédé au montage de la religion des chrétiens quand rien n’est prouvé par des faits réels et donc purement subjectif ; nous voyageons depuis 2000 ans à travers les comptines inventées par nos quatre apôtres, perpétuées et enjolivées au cours des siècles par un pouvoir clérical bien arrimé à sa place .
    l’objet des comptines n’étant pas présenté de façon très sympathique (cruauté, esprit cassant, mépris pervers de la vie de l’autre ) , le mal est moindre. Ainsi,certains ont toujours la possibilité de faire la part des choses .
    Tout ceci n’est pas très grave quand on peu juger sur pièces .
    De toute manière, chacun a son irrationnel et s’y accroche comme il peut, ou comme il veut; c’est l’essentiel .
    Je vous souhaite de bonnes fêtes .

    • Quand vous affirmez que « rien n’est prouvé » j’ai tout à fait l’impression que vous évoquez une autre religion que la religion chrétienne, car la totalité des épisodes relatés par les Evangiles (dont on sait maintenant – grâce à l’analyse des papyrus au carbone 14 je crois – qu’ils furent écrits dès le 1er siècle) ont fait l’objet de nombreux témoignages.
      De même, en relisant les Evangiles, clé de la Révélation, je ne vois pas où se nichent « cruauté, esprit cassant, mépris pervers de la vie de l’autre » dans les paroles du Christ, dans les témoignages des Apôtres ou dans leur vie même. En revanche je les constate, éclatants, chez leurs contradicteurs et ennemis.
      Il n’en est certainement pas de même pour ce qui concerne l’Ancien Testament, je vous l’accorde, mais s’il s’était suffi à lui-même, le Christ n’aurait jamais eu besoin de mourir sur la Croix et de ressusciter pour notre salut.

      D’autre part, l’éternel couplet contre le « pouvoir clérical« , l’institution ecclésiale, etc, participe d’un défaut qui nous est commun à tous : celui de nous croire mieux informés, plus intelligents, plus probes intellectuellement que cette immense cohorte de savants et de saints – la plupart très humbles, très pauvres et n’ayant exercé aucun pouvoir au sein de l’Eglise ou de la société – qui se sont succédé tout au long des deux derniers millénaires.
      Pire : de nous croire « meilleurs » moralement parlant, quasi angéliques, en faisant peser sur leurs seules épaules le poids de la « cruauté, de l’esprit cassant, du mépris envers la vie des autres » (amusant de la part de quelqu’un qui considère l’avortement délibéré, légalisé, encouragé, comme un grand bienfait pour l’humanité) et en pensant y échapper nous mêmes quand nous les jugeons.
      Ce parti pris permanent d’apparaître comme celui ou celle à qui « on ne la fait pas », de s’imaginer à l’abri de l’erreur, de la subjectivité, de la partialité et de se reconstruire une gentille religion à l’aune de son imagination et de ses préférences individuelles, a un nom. Cela s’appelle l’orgueil.

      Bien cordialement à vous. Je vous souhaite de belles et saintes fêtes de Noël, même si vous êtes trop avisée pour croire à la naissance d’un Sauveur à quelque moment de l’année que ce soit. Pensez ! TF1 n’était pas là pour couvrir l’événement.
      Il faut bien arriver à rire de notre propre bêtise, n’est il pas ???

  • Michele Barsac:

    Pourquoi tant de terreur devant des états de faits qui demandent obligatoirement de légiférer?
    Les lois du code civil se font lorsque les moeurs nouvelles de la société sont déjà manifestes .
    LES LOIS SUIVENT LES CHANGEMENTS DE MOEURS;CELA A TOUJOURS ETE.
    Pourquoi s’arcbouter sur un ordre familial caduc et qui satisfait de moins en moins de monde ?
    Il n’y a pas si longtemps , un enfant né hors mariage était un bâtard et sa vie entière en était entachée . Maintenant que l’enfant naturel est devenu « légion » ,il est légalement reconnu et a droit à l’héritage. Est-ce si mauvais que ça pour « les droits et le bien être de cet enfant » ?
    Les enfants et parents de couples homo ont besoins de lois protectrices pour préserver ce qu’ils s’échangent d’AMOUR en prévision des accidents de la vie familiale ( mort, droit parental , séparation ..) .
    Quelles polémiques stériles et craintes absurdes !!!! Quelle cruauté indécente de ne pas vouloir comprendre ça .

  • Michelle Barsac:

    « A trop vouloir forcer le trait pour soutenir la cause que l’on veut défendre,on risque de la desservir » …ETC…Entre autres arguments de mauvaise foi et balivernes explicatives truffant cette réponse, que viennent faire l’oiseau et le poisson dans cette galère ?
    Juliette Gréco mentionne simplement les difficultés qu’elle a pour vivre ses amours aux U.S.A. avec Miles Davis qui est noir . Les paroles de cette chanson mettent le doigt sur l’intolérance et le racisme des gens » normaux  » et » bien mariés » et non sur le genre dans un couple .
    Effectivement , en extrapolant un peu la démonstration ….
    Si J.Gréco lit ce site ,elle va beaucoup rire .

    • Je suis tout à fait de votre avis : quand on veut forcer le trait pour le simple plaisir d’épater la galerie par ses références littéraires gratuites, en restant fixé à la lettre au lieu de saisir l’esprit, on en arrive à manifester un certain pédantisme sans portée démonstratrice.
      La référence à l’oiseau et au poisson de la chanson, qui s’aiment mais ne peuvent se rejoindre – comme tout le monde l’aura certainement compris – était une manière plaisante de montrer qu’on ne pouvait jamais échapper au réel biologique et faire « comme si » on pouvait être ce qu’on n’est pas. J’aurais aussi bien pu prendre l’image de la grenouille et du boeuf, mais elle était beaucoup moins parlante.
      Tout le monde aura donc tout aussi bien compris, qu’il s’agissait d’imager l’absurdité d’un monsieur qui veut se croire maman et celle d’une dame qui veut se croire papa et « fait comme si ! ». Cela ne vous pose pas problème ? Nous sommes quelques millions par le monde qui n’arrivons pas à prendre ce délire au sérieux. Quelques dizaines ou centaines de millions qui acceptons volontiers que chacun vive sa sexualité comme il l’entend à titre personnel, à condition qu’il le fasse dans la dignité et qu’on ne nous impose pas ce qui hier encore était considéré comme perversion, déviation, fléau social, maladie mentale – ce qui, évidemment était injuste et excessif – comme une norme imposée et protégée par la loi. Et qu’on évite vigoureusement de mêler des enfants à ces « turpitudes » pour reprendre le mot de Hollande lui-même. Juliette Gréco et Miles Davis n’ont absolument rien à voir là dedans, sinon que c’est Juliette Gréco qui chante cette chanson et pas Edith Piaf.
      Mais si cela vous offre le moyen de faire votre numéro d’experte, et à Juliette Gréco l’occasion de rire, vous me verrez doublement ravi.
      Bien à vous et Bonne Année.

      • Michelle Barsac:

        Je sens votre ravissement palpable et tout ceci bien ; enfin un peu de décrispation .
        Mais, pour revenir à cette charmante petite chanson ,nombreux également, sont ceux qui auront compris qu’il y est surtout parlé de contexte environnemental (pays, lois) les ailes et les nageoires n’étant ,ni plus ni moins ,que le moyen requis pour y évoluer et vivre .
        Pas grand chose à voir avec un quelconque genre que l’on veut changer.
        Le premier degré de compréhension étant passé , la relecture en est limpide .
        L’eau : la France tolérante ( en 66 … mais ça a beaucoup changé ) , l’air :l’Amérique raciste .
        Mais libre à vous d’appliquer votre monomanie du moment à ces innocentes paroles .
        « De la lettre à l’esprit » …et vous en connaissez un rayon !

        • Chère Madame, il me semble qu’en matière de monomanie vous ne damnez le pion, et de loin.
          Je répète que j’ai pris l’exemple du petit poisson et du petit oiseau que parce que cette image me passait par la tête au moment où j’écrivais ma réponse. Il n’était pas question pour moi d’envisager une savante exégèse de l’oeuvre inoubliable de la madone de Saint Germain qui n’a pas grand intérêt à mes yeux lui préférant, bien d’autres chanteurs et chanteuses portés par un génie véritable.
          J’ai simplement voulu faire comprendre qu’il y avait des « couples » qui n’en étaient pas et ne pourraient jamais constituer une famille, quelle que soit l’intensité de la passion du moment qui attirât l’un des partenaires vers l’autre et inversement. Est-ce si difficile à comprendre ? Etes-vous complètement fermée au procédé de l’analogie que vous preniez les choses au pied de la lettre et nous imposiez une pesante explication de texte qui, visiblement, ne passionne que vous ?
          Je vous laisse y réfléchir.
          Bien à vous.

  • Michelle Barsac:

    Ce que je comprends c’est que dans ce pays, tout changement a été sujet à cris d’orfraie : le divorce des femmes,leur vote,leur permis de conduire,la contraception,le PACS et maintenant ce mariage dont très peu d' »éthéros » veulent encore vraiment – sinon pour des raisons la plupart du temps triviales – et dont la durée une fois qu’il ait été célébré, se rétrécit comme peau de chagrin.
    Cette institution semble caduque . les homos pour moins sentir le rejet et pour s’insérer dans la société, choisissent de relever le gant ? c’est plutôt touchant .
    Mais il est vrai que les symboliques séculaires tremblent sur leurs bases.
    Pourtant, dans cette affaire, je remarque que l’amour envers l’enfant va croissant(bien que certaines dérives…) .
    Ca n’a pas été toujours le cas au cours des siècles .
    Alors? Pourquoi ne pas aller au-delà de « bizarres apparences  » et donner à tous la possibilité d’élever un enfant dans un cadre légal sécurisé ?
    L’histoire et l’étude des civilisations anciennes nous enseigne que les symboliques ont toujours été remises en cause.
    Bien à vous .

    • Votre argumentation est éloquente et doit faire réfléchir.
      Cependant vous vous arrêtez en chemin et cela nuit à la démonstration.
      Vous ne défendez l’évolution des moeurs que sous la catégorie du « changement » comme si le « changement » représentait une fin en soi ou s’avérait toujours bénéfique.
      Reprenez votre liste et vous observerez que la plupart des « changements » que vous citez, outre les avantages incontestables qu’ils ont amenés sur le plan d’une vision exclusivement hédoniste et individualiste des choses, ont provoqué – parce que mal maîtrisés – des dégâts collatéraux sur le plan de la vie sociale et familiale qu’il faut mettre eux aussi dans la balance pour rester pleinement objectifs et relativiser cet émerveillement convenu envers le « changement ».
      Comment expliquez vous, par exemple, que tous ces merveilleux changements aient abouti à la société la plus sujette à l’anxiété et à la déprime de toute notre Histoire, alors même que le niveau de vie est, parallèlement, le plus élevé que nous ayons jamais connu, même en la période de crise que nous vivons ? Les chiffres concernant l’épidémie psychanalytique dans notre pays, associé (contradictoirement d’ailleurs) à celui de la consommation de toutes les classes de psychotropes (nous arrivons largement en tête en Europe pour ce type de consommation) devraient vous inciter à plus de prudence dans votre panégyrique des merveilleuses avancées du « changement ».
      Il y a dans la vie humaine des « fondamentaux » inaliénables que nous devons savoir reconnaître et respecter si vous voulons vivre humainement. Le « changement » dont j’accepte bien volontiers la nécessité, ne doit intervenir que dans le sens d’une amélioration, d’une facilitation de la mise en oeuvre de ces fondamentaux. Et non dans leur subversion, leur inversion, leur transgression.

      Les allocations familiales, les assurances sociales, les congés payés, la réglementation du travail (quand elle ne s’avère pas sectaire et absurde) la diffusion de l’enseignement, l’accueil des enfants dans les crèches pour les mamans qui désirent travailler, etc, sont d’incontestables « changements » heureux qui ne nuisent en rien à la vie familiale (au contraire) quand qui au contraire, déployés avec mesure et bon sens, en ont facilité l’exercice.
      C’est ce que j’appellerais volontiers, une « amélioration » une « facilitation ».
      En revanche la multiplication des divorces « à la carte », les ruptures et les conflits qui en découlent, le déchirement des enfants pris entre deux personnalités bien souvent immatures qui se font la guerre par progéniture interposée, la déresponsabilisation des pères au profit de la toute-puissance des mères, l’absence de plus en plus déstructurante des parents, soucieux de leurs seuls intérêts individuels, dans l’éducation des enfants, ne sont pas de bons « changements »: ce sont des dérives regrettables dont nous constatons tous les jours, en ouvrant nos journaux, les conséquences funestes sur l’équilibre de nos adolescents et la disharmonie de nos sociétés.

      Quant à votre dernier couplet – un pur chef d’oeuvre – il montre à quel degré de sophisme nous pouvons descendre quand, à l’instar de Protagoras, nous nous trouvons devoir affirmer une chose et son contraire. Proclamer la caducité de l’institution du mariage en revendiquant son « ouverture » à ceux et celles qui y sont – par la nature même de leurs moeurs, de leurs choix et de leurs comportements (qu’il ne faudrait pas oublier dans cette histoire) – les plus radicalement étrangers, constitue une haute leçon d’équilibrisme intellectuel et moral qui peut impressionner les badauds, mais qui, personnellement, me navre car, une fois de plus, un choix purement idéologique aura conduit un esprit qu’on devine vif et cultivé, à défendre l’indéfendable en épousant à tout prix la dernière absurdité à la mode et se sentir un peu plus intelligent, ouvert, « humain », que ces traditionalistes insensibles et obtus qui s’accrochent à de vieilles lunes.
      Bien à vous.

      LSM

  • Camille Molliard:

    Cette réponse à Michelle Barsac semble être celle d’un « contradicteur » fortement dépité et mortifié par les arguments et la fine intelligence dont fait preuve cette dame .
    Moi qui suis ces échanges avec intérêt pour me faire une idée des préoccupations du moment , l' »explication de texte » ne me semble pas si » pesante » et il y en a un ,au moins ,que ça passionne : c’est moi .
    Un peu d’honnêteté et de simplicité en la matière vous siéraient ; d’autant que vous semblez vous contredire dans le rappel de ce que vous avez exposé lors d’une précédente réponse sur le sujet ( lignes 8 à 10).
    Quant à écrire « les images qui vous passent par la tête  » donc: sans consciencieusement les peser et les soupeser , ce n’est pas l’opinion que doivent avoir les lecteurs quand ils vous lisent .
    Je souhaite que votre foi soit moins mauvaise devant le Seigneur .

    • Madame,

      Je répète que cette allusion était une simple image, un figure de style, un clin d’oeil, une façon de mettre un peu de légèreté et d’humour dans un débat difficile dont vous conviendrez avec moi que je ne le récuse pas et ne m’en « défile pas » alors qu’il me serait si facile d’effacer les « commentaires » désagréables ou insignifiants comme l e vôtre, qui me sont prodigués.
      Pourquoi me conseiller « l’honnêteté » alors que c’est elle qui m’amène à ne pas hurler avec les loups du pseudo-progressisme et à devoir supporter toutes sortes de noms d’oiseaux (c’est le cas de le dire) à chaque fois que j’ouvre ma rubrique « commentaires » ?
      Et qu’est-ce-que la « simplicité » quand une citation analogique ou allégorique (à votre choix) qui me paraissait des plus simples à comprendre, me vaut des tonnes d’exégèse littéraire et de sentencieuces réprimandes ?
      Laissez ma foi tranquille, chère Madame, elle vaut probablement la vôtre et ne s’épuise pas à considérer un simple jeu de mots à l’égal d’une parabole évangélique !
      Au reste, quand Notre Seigneur évoquait ce fameux « chameau qui ne passerait pas au travers du chas d’une aiguille » (d’après ce que j’ai pu lire : parce qu’il existait à Jérusalem une porte si étroite qu’un chameau ne pouvait y passer…et qui s’appelait justement « la porte de l’aiguille »)Il utilisait, Lui aussi, une image plaisante qui pouvait illustrer les propos très sérieux qu’Il tenait à Ses disciples. Devrions nous, Lui manifester notre vertueuse indignation, un rien anachronique, pour avoir joué sur les mots ? Et la paille et la poutre (que vous devriez relire) et la joue gauche et la joue droite ? Toutes ces expressions étaient parfaitement comprises de Son temps, car elles étaient intimement et très largement utilisées dans la culture de l’époque.

      Ainsi, chère Madame, l’esprit – quand on sait le saisir – l’emportera toujours sur la lettre, sauf chez les pédant(e)s. Et la bonne foi, même maladroite (ce qui reste à prouver) sur le mot à mot académique.
      Au reste, je m’étonne – et je me navre – qu’une personne aussi honnête et croyante que vous voulez le paraître, n’ait rien trouver à discuter dans ces nombreux échanges qui portent que l’avenir même d’une institution fondamentale dans la vie des hommes depuis cinq mille ans et sur celui des générations à venir, que l’usage adéquat ou non d’une petite citation tirée d’une banale chanson soixantenaire.

      Pour vous remercier de vos bons conseils en matière d’honnêteté et de simplicité, permettez moi, à l’orée de 2013, de vous souhaiter un peu plus de bienveillante lucidité quand vous lisez quelqu’un qui ne s’exprimer comme vous auriez aimé qu’il le fasse.

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