La difficulté qui se présente lorsque je dois établir une étude quelconque (thème natal, ou thème prévisionnel) consiste à devoir – si je veux fonder mes démonstrations – utiliser un langage spécifique à la fois très connu et très dévalorisé. Depuis qu’on a remplacé cette grande dame par une prostituée, comme le déplorait André Breton, à peu près tout le monde connaît son signe solaire, souvent son signe Ascendant et, la plupart du temps, le nom des principaux corps célestes qui prêtent leur nom aux archétypes astrologiques.

Mais, soit on en a fait un langage de distraction amusant et/ou mercantile, soit on place sous les termes techniques des images caricaturales liées à la conception d’une astrologie mécaniste, « influencielle », qu’il nous faut constamment désamorcer et restaurer dans ses significations propres, comme on doit soigneusement déminer un terrain si on veut pouvoir faire avancer les troupes.
Si bien qu’une démonstration qui pourrait se faire en quelques lignes entre deux interlocuteurs formés au bon langage, peut prendre plusieurs pages dans la mesure où il faut expliquer et justifier en permanence le propos et avoir quelque chance de la faire accepter.

Si je vous dis que Jordan Bardella a de fortes chances de remporter ces élections, voire d’être en mesure d’être nommé 1er Ministre, et que Marine Le Pen – sous la réserve que j’ai émise un peu plus haut – pourrait fort bien devenir la Première Présidente de la Cinquième République en 2027 contre l’éventuel candidat Mélenchon, vous me ferez courtoisement remarquer que je ne peux pas le prouver.
C’était exactement le cas de mon illustre et bien lointain confrère, Morin de Villefranche, médecin du roi et astrologue invétéré, lorsque Richelieu lui demandant quand il serait débarrassé de Gustave-Adolphe II, huguenot fanatique, qui mettait l’Europe du Nord à feu et à sang, ledit Morin, après calculs, put lui indiquer la date de la mort du roi : le 16 novembre 1632. Ce qui ne manqua pas de se produire  au cours de cette fameuse bataille de Lützen dans laquelle le roi, chevauchant sans armure, fut touché par trois projectiles et eut la décence de mourir.
En cette période commémorations, nous pouvons aussi évoquer le bon sens de l’État-Major allié qui avait embauché dans les rangs du MI5 avec le grade de colonel, un de mes plus récents prédécesseurs : Louis de Whol – écrivain catholique fervent …et astrologue expérimenté. L’histoire a gardé en mémoire, la prévision qu’il fit au simple vu des thèmes natals des maréchaux Rommel et Montgomery comparés. Remarquant un aspect puissant de Jupiter (facteur d’expansion et du succès) dans le thème du second et non dans celui du premier, il put annoncer la victoire des forces anglaises sur les forces allemandes au Moyen-Orient, et les responsables s’organisèrent en conséquence. Plus tard Louis de Wohl et sa femme furent reçus par Pie XII en audience privée. Ce qui ne surprendra que ceux qui ignorent la relation permanente établie entre l’Église et l’Astrologie dès les origines ; relation que je comparais, dans un de mes livres, à la maîtresse qu’on va voir en cachette lorsque le besoin s’en fait sentir. 

Je vous éviterai donc, autant que possible, l’inconvénient de démonstrations techniques, en m’efforçant d’aller directement à l’essentiel de ce que je crois comprendre grâce aux techniques qui sont à ma disposition, me réservant de me montrer plus explicite si, d’aventure, j’avais un jour le plaisir de vous rencontrer et que vous exprimiez le désir « d’en savoir plus ».
Une remarque cependant : étant célestes les cycles planétaires sur lesquels je m’appuie obéissent à des durées très précises et interviennent donc entre des dates très précises. Mais il s’en faut de beaucoup que les situations ou les événements qu’ils reflètent, participant du terrestre (donc du contingent et du conditionné) obéissent à cette même précision. Il faut donc garder en mémoire qu’il y a souvent un certain décalage entre les uns et les autres. Il faut aussi remarquer qu’on ne peut jamais déterminer le degré de correspondance se manifestant entre les premiers et les seconds. Un aspect qui semblera redoutable à l’astrologue, se révélant, en fait, moins marquant que prévu dans le vie du sujet, pour des raisons qu’il serait trop long d’analyser ici.

EMMANUEL MACRON

Son thème natal laisse apparaître un redoutable aspect de Saturne (mise à l’épreuve, retour du réel, efforts, contraintes, souvent : échec) qui entreprend un lent travail de remise en cause du contenu symbolique d’une des deux configurations les plus importantes de son thème natal. Celles qui représentent d’abord ses illusions, puis ses certitudes, sa conception du monde, l’image qu’il se fait de lui-même, pour ce qui est du plan psychologique ; mais aussi les espoirs, projets d’avenir, situation sociale, rapport aux autres (notamment aux amis et alliés) carrière enfin, au plan concret de l’existence : Neptune, Vénus, Mercure, Soleil et Jupiter. C’est le train d’aspect qui, normalement, vous ramène à l’essentiel, c’est à dire à un peu plus de réalisme et d’humilité : Napoléon à Sainte-Hélène ?

Ce train d’aspect commence par le carré (angle de 90°, assez conflictuel) que Saturne (la nécessité) forme avec Neptune (les illusions, les idéologies, les utopies, les questions qui touchent à quelque forme que ce soit de messianisme, universalisme, communisme, internationalisme).
Il n’est pas sans saveur de remarquer que cet aspect se forme en début mai 2024, se renouvelle en septembre 2024 et se défait courant janvier 2025. Les élections européennes et législatives étant incluses dans cet intervalle, y compris la composition du nouveau gouvernement qui ne manquera pas d’en constituer l’apogée.
Mais là ne s’arrête pas le travail de remise en ordre drastique qu’on peut toujours attendre de Saturne car, à partir de mars 2025 jusqu’en mars 2026, c’est à dire pendant un an, Saturne s’attaque aux emblèmes du pouvoir et de l’autorité dans le thème de Foutriquet (c’est le nom que lui donne Michel Onfray) : le Soleil et Jupiter [1] ! Les aspects exacts se formant en juin, juillet 2025 et se renouvelant en février, mars 2026.

Sans vouloir préjuger de la manière précise dont ces données symboliques se traduiront dans le domaine concret des choses, on peut dire qu’Emmanuel Macron, s’il est toujours président, aura du fil à retordre.
Saturne ne sera d’ailleurs pas le seul à s’attaquer aux positions essentielles du thème natal du personnage, Neptune céleste, dont les effets pratiques sont beaucoup plus difficiles à cerner mais qui vont toujours dans le sens de la confusion, dissolution, désorganisation, formera les mêmes aspects et pratiquement aux mêmes dates (de juillet 2024 à mars 2026).
La combinaison Saturne/Neptune qui se mettra donc en place n’est jamais très heureuse en « événementiel » : j’ai remarqué qu’en « individuel » elle accompagnait souvent un fort sentiment d’exclusion (par la maladie, un sentiment d’échec ou par un handicap quelconque par exemple) incitant à se replier sur son univers intérieur pour se protéger d’une réalité devenue insupportable. Déception, solitude, déprime, ruminations tristes l’accompagnent souvent.

GABRIEL ATTAL

Le pire cadeau que pouvait lui faire son protecteur c’était de lui confier le poste de Premier Ministre au moment où Saturne (qui, décidément, semble devoir opérer un nettoyage politique salutaire) entrait dans le signe des Poissons, qui est le signe solaire du charmant Gabriel : c’est à dire le 9 janvier 2024.
Or, le signe des Poissons chez notre Antinoüs, accueille les corps célestes qui gouvernent l’ensemble de la personnalité et  des choix de Gabriel. Et tout d’abord Mercure, l’intelligence, les idées directrices, les opinions en général,  les activités professionnelles, les appuis et les soutiens, les « copains » placé à 9° des Poissons : Saturne coiffait cette position en Mars 2024 et aurait dû inciter ce galopin – s’il avait voulu passer sous l’orage – a réviser un certain nombre de ses choix, à revoir son discours et à remettre en cause sa stratégie politique pour éviter la catastrophe qui se profilait et se profile encore dans son thème. Impossible bien sûr. D’abord parce qu’il ne conduit rien mais « assiste » simplement le patron élyséen, ensuite parce qu’il en est des changements d’orientation stratégique pour un gouvernement comme il en est pour une flotte ou une armée, voire un pays, qui doivent entrer en campagne : il faut s’y prendre très à l’avance.
De plus, l’ensemble des dissonances passées et à venir survient dans la Maison IX qui, dans notre jargon, concerne tout particulièrement les choix moraux, religieux, philosophiques et surtout politiques d’un sujet ! C’est dire si ce transit qui n’en est qu’à ses début risque de coûter cher à notre sémillant jeune premier. Surtout si on considère que Saturne, sans doute peu satisfait du travail accompli en 2024, en passant sur Vénus et le Soleil durant l’hiver le printemps 2025 et dans le même temps où il s’attaque aux principaux aspects de Macron, risque de lui causer  crainte et tremblement comme aurait dit Kierkegaard.

Je ne doute pas néanmoins que le sujet ait les ressources nécessaires pour rebondir, réagir ou changer totalement de direction de vie, certains aspects s’étalant sur la fin 2025 et allant jusqu’en 2027, peuvent le laisser supposer, mais, pour le moment, l’heure semble au retour à la case départ et aux bilans difficiles.

JORDAN BARDELLA

Commençons par ce qui pourrait fâcher.
Le retour de Saturne sur sa position natale. Il s’agit là d’un aspect « obligé » profondément déterminant, que nous devons tous affronter autour de 29 ans ½  à peu près.
Saturne – qui incarne la fonction structurante du Père, de la Loi, de la Maturité, bref de tout ce qui se rapporte à la Responsabilité que nous aurons à assumer dans notre vie d’adulte -, nous interroge alors sur notre degré de préparation pour assumer pleinement ce rôle.
Il ne vous aura pas échappé que c’est l’âge où le Christ, à l’issue d’une longue période d’anonymat, entame sa prédication publique et commence à construire Son Église, mission à laquelle Il sacrifiera sa destinée humaine au bout de trois ans.
C’est donc une échéance qui nous met au pied du mur et qui peut s’avérer cruciale quand certaines difficultés affectives, émotionnelles, éducatives liées à la première grande partie de notre vie [3] (ce qui semble être fortement le cas pour Jordan dont les parents ont divorcé quand il avait moins de deux ans et qui n’a plus vu son père ensuite que par intermittence) n’ont pas été dépassées. On peut dire que Saturne nous met alors au pied du mur, souvent à travers une épreuve initiatrice déterminante qui se présente sous la forme d’une orientation professionnelle définitive et/ou d’un choix sentimental exigeant un réel engagement : la fondation d’un foyer par exemple. Ou tout autre mise à l’épreuve du même genre, dont la capacité à l’affronter et la dépasser, sera déterminante pour le bon déroulement de la deuxième grande partie de notre existence : celle qui nous conduit au terme de la deuxième grande boucle saturnienne : vers 59/60 ans.

 

Jusqu’ici, il semble que Jordan ait su ou pu « surcompenser » ce sentiment d’épreuve, de manque, voire d’échec affectif, de magnifique manière ; par son intelligence et son talent indéniable d’abord ; mais aussi par de très heureuses orientations dans ses choix affectifs qui semblent contribuer à cette capacité de « surcompensation » justement : il est le compagnon d’une nièce de Marine Le Pen et, de ce fait, très proche de la cousine de celle-ci : Marion Maréchal. Donc si Jordan épousait sa compagne actuelle il deviendrait neveu de la première et cousin de la seconde. Par alliance certes, mais de la famille quand même. Ce qui, apriori, ne peut lui nuire.
En fait, cette échéance saturnienne n’interviendra vraiment que dans le courant de l’année 2025 où, du fait de la dissonance de ce même Saturne à son Asc (comme c’est le cas dans votre propre thème) l’aspect « mise à l’épreuve » « capacité de résistance » sera particulièrement  sollicité. Carrière ou vie affective et relationnelle (les « politiques » et les « journalistes » n’en sont pas moins des hommes) ? Je ne sais. Peut-être les deux.
Mais, globalement et en oubliant cet aspect de « croissance » inévitable qui nous fait accéder à l’âge des libres choix et des engagements adultes, on peut dire que le thème natal de Jordan Bardella présente pour l’année qui nous occupe, de très beaux et très décisifs indices de succès personnels et politiques. Je ne sais s’il se présentera personnellement aux législatives, mais on peut penser que, dans la foulée de sa victoire aux Européennes et du très bon score que le RN réalisera aux Législatives, il a toute chance d’être Premier Ministre au lendemain du 7 juillet.
La seule question qu’on pourrait se poser – qui n’est en fait que la traduction de la dissonance saturnienne qu’il doit affronter cette année et nonobstant les brillants résultats à attendre de son parti – est celle-ci : sera-t-il en mesure de gouverner et, s’il estime que non, acceptera-t-il le poste ? J’avoue que j’ai un doute à ce sujet.

[NB : La rédaction du présent article a été entreprise dans la semaine du 10 au 15 septembre, donc au lendemain des européennes, sujet que j’avais traité et publié le 06.09.2024 : https://www.astrophilo.com/2024/06/06/les-elections-europeennes-en-france-09-06-2024-20-00-paris/ Relisant mon article en écoutant la radio aujourd’hui 18 juin, j’apprends que Jordan Bardella a annoncé qu’il n’accepterait pas le poste de Premier Ministre s’il ne disposait pas de la majorité qui lui permettrait de gouverner vraiment. A savoir la majorité absolue pour le RN et ses alliés si j’ai bien compris.
Ainsi s’explique peut-être, cette dissonance saturnienne qui vient contredire les aspects évidents de succès qui animent son thème natal actuellement. Contradiction qui peut s’exprimer ainsi :

  • Le RN obtient la majorité absolue : Bardella est nommé Premier Ministre mais aura toutes les peines du monde à appliquer son programme dans le climat d’hostilité (éventuellement violente) que lui opposeront le Front imPopulaire d’un côté et les restes encore palpitants du Macronisme bobo-mondialiste de l’autre.

  • Le RN n’obtient pas cette majorité, et Bardella renonce (acte très saturnien) à Matignon.

Violences exclues on pourrait en dire autant de la situation dans laquelle se trouve Mélenchon dont je ne vois pas qu’il puisse gouverner contre le sentiment des 81% de Français et Françaises qui ne le veulent pas à Matignon et qui, même en cas de succès de son brûlot de gauche, aurait à affronter deux ou trois concurrents qui n’ont pas l’intention de lui laisser la place.
Dans les deux cas Saturne aura imposé sa loi inflexible au jeu politique. Un de mes anciens maîtres affirmait que Saturne faisait souvent de très beaux cadeaux, mais qu’il nous les faisait payer très cher. « Avec du sang, de la sueur et des larmes » dirait l’autre.]

JEAN-LUC MÉLENCHON

Chose curieuse qui m’a surpris en observant le thème natal de JLM, c’est que j’ai cru y déceler la présence d’une épreuve affective (narcissique diraient les psy) analogue à celle de Jordan Bardella, quoique se présentant de manière très différente. Lui aussi est un fils de divorcés, lui aussi semble avoir cruellement souffert d’un manque paternel et d’une relation quasi névrotique et contradictoire avec la mère. Mais il y a réagi tout autrement.
Son thème natal révèle d’emblée la présence de Saturne (la frustration, le manque, l’épreuve, l’insensibilité, le « complexe de sevrage » diagnostiqueraient les astrologues freudiens) en Balance (signe hyper affectif et sentimental, celui-là même qui nous unit aux autres) sur un Asc. Vierge (sec, mental, analytique, inquiet, méthodique, soucieux d’efficacité). On ne peut rêver blocage affectif plus efficace avec les mécanismes de refus/avidité qui se mettent en place. Refus d’un monde ressenti comme hostile et injuste, avidité consistant à vouloir le dominer pour le détruire et le remplacer.
De plus Vénus (l’amour et l’harmonie avec le monde) est elle aussi en Vierge (la raison) et en Maison XII (l’épreuve et la frustration, bis) dans son thème, ce qui ne prédispose pas JLM à se laisser aller aux désordres et aux dangers que peuvent entraîner les manifestations d’une sensibilité confiante et bienveillante.
Sans doute avons-nous affaire à un « fruit écrasé » – comme diraient les américains – qui désignent ainsi ceux qui sont en conflit avec leur nature profonde et cherchent à l’étouffer pour sauver les apparences[4]. Ce qui veut dire que la sensibilité de Jean-Luc n’est pas absente (elle est sans doute très vive) mais que mise au contact d’une réalité ressentie essentiellement comme hostile, elle se rétracte à l’extrême et s’est transformée, au fil du temps, en une forme d’acide corrosif qui colore sa vision du monde et les rapports qu’il a à entretenir lui.
En émettant l’hypothèse que Mercure, dans ce thème, soit bien le corps céleste qui, en « gouvernant » la Maison X traditionnellement dévolue à représenter « le père » (pas l’idéal, mais le réel) dans un thème, on s’aperçoit que, chez Jean-Luc, ce même Mercure s’identifie par conjonction à Vénus elle-même en opposition à la Lune, dans l’axe des Maison XII/VI et Vierge/Poisson, double représentation des « épreuves et limitations de l’existence » et des souffrances qui les accompagnent.

S’impose alors une double interprétation de cette configuration :

  • D’une part la représentation d’un père volage, infidèle, immature, incapable de remplir ses obligations de mari et de père.

  • D’autre part celle d’une mère (la Lune en Poissons) enfermée dans sa frustration et son incapacité névrotique à évacuer son chagrin et sa dépression.

Double hypothèse qui pourrait nous aider à comprendre cette invraisemblable figure de colère, de violence et de destruction qui s’attache au Soleil (à la fois : image-père et idéal de soi, pour les Jungiens) dans le thème de Jean-Luc. Un Jean-Luc qui, pour porter le prénom de deux Évangélistes et avoir été élevé dans la religion catholique[5] s’affirme comme un furieux adversaire des valeurs chrétiennes de sa propre patrie en y favorisant l’installation d’un islamisme mortel pour notre civilisation. Une rage qui me paraît tout autant autodestructrice que destructrice chez lui.
On pourrait émettre l’hypothèse d’un homme qui hait un père pourtant aimé et admiré (le Soleil est en Lion !)  autant pour lui avoir « manqué » que pour l’avo d’une mère qu’on devine vraisemblablement passive-agressive. Et, peut-être, plus « institutrice » (son métier) que « mère » (bisous, câlins).
Michel Onfray, dans ses entretiens sur une chaîne privée, compare souvent Mélenchon à Robespierre. Il y a certainement  de cela si on se souvient qu’après la mort de sa mère, le père de Maximilien abandonna une famille de cinq enfant dont Maximilien était l’aîné. Triple choc qui fut surmonté grâce au grand-père maternel mais qui n’est sans doute pas étranger à cette inhumaine impassibilité avec laquelle Robespierre, plus tard, considéra les massacres épouvantables que ses idées « humanistes et généreuses » entraînèrent dans tout le pays.
Quoique par son éloquence redoutable et si habile à fustiger, dénoncer et envoyer les récalcitrants à la guillotine comme le faisait Robespierre, c’est plutôt la figure de Saint-Just qui me vient à l’esprit quand j’entends Mélenchon éructer contre ses propres compatriotes, rêvant de les « éradiquer » (le mot a été prononcé par une de ses groupies sur une chaîne dite nationale) au profit d’un peuple de remplacement qui, depuis trois générations, a grandi dans nos banlieues à coups de subventions, de trafics de drogue et d’arnaques aux prestations sociales ; peuple qui constitue le phylum exotique de cet « homme nouveau » dont rêvent les messianistes-mondialistes embusqués derrière nos institutions dites démocratiques et qui se servent d’idiots utiles tels que Mélenchon et Macron.

J’écrivais plus haut « figure de colère, de violence et de destruction qui se focalise sur le Soleil » de JLM. Or, le SOLEIL, je le rappelle, est une figure d’autorité et représente, suivant le cas, le père, le chef, le roi, Dieu, mais il représente aussi, de manière plus subtile, les modèles que nous cherchons à représenter, l’orientation de notre volonté, la lumière qui éclaire notre esprit, notre rapport à la conscience, à la clarté, à la noblesse, dispositions qui sont censées encadrer cette volonté dans la voie du Beau, du Bien et du Vrai…
Or ici le Soleil – la Vie – se pare des couleurs :

  – de MARS : impatience, impulsivité, instinctivité primaire, colère, aveuglement, cruauté, conflit, goût du sang et de la mort (Achille, l’enragé, avec ses excès de violence inouïe, en est une figure emblématique dans l’Illiade).

– de PLUTON – la Mort – exact opposé du Soleil, Pluton est un symbole de destruction, corruption, éradication, déstructuration, déconstruction, putréfaction, toutes opérations souterraines et nocturnes, Pluton/Hadès régnant sur les enfers. Étape nécessaire, il est vrai, avant le passage à une figure nouvelle de la Vie ; la pourriture et décomposition végétale de novembre, constituent le « nettoyage » naturel indispensable à favoriser la floraison nouvelle de mai qu’elle a impitoyablement préparée. Mais en gardant du cycle périmé, ce qui pouvait en assurer le renouveau : la graine. Ainsi, quand on prétend construire un « homme nouveau », un « monde nouveau » en détruisant leurs fondements naturels, historiques, culturels, moraux, spirituels et institutionnels on contrevient stupidement aux lois mêmes qu’on prétend maîtriser. N’est pas démiurge qui veut et derrière les Prométhées autoproclamés se cache toujours quelque rocher où ils seront enchaînés un jour ou l’autre.
Léon Trotsky, P.I Lénine, Michel Foucault, Jacques Derrida, Louis Althusser, Judith Butler, et l’inénarrable BH Lévy, pour ne citer qu’eux, font partie de cette famille d’esprits qui s’attachent à détruire les racines qui ont nourri leur génie douteux, pour ne laisser derrière eux que ruines, désolation … ou dérision et ridicule en prétendant nous « réinventer ». Leurs thèmes natals présentent tous des dissonances analogues, voire identiques, à celles qui affectent le thème de JLM.

C’est Tolstoï je crois qui pointait du doigt ces hommes qui veulent changer le monde sans jamais songer à se changer eux-mêmes. Mélenchon en fait partie et, comme il n’est pas un simple philosophe mais un homme politique dont la parole draine toutes sortes de frustrations, de médiocrités, d’impuissances haineuses, de rancœurs et de violences potentielles (ce qui me rappelle les invraisemblables scènes de bestialité et d’anthropophagie auxquelles les « Lumières » aboutirent en libérant les forces les plus régressives de la nation durant la révolution française), il me paraît des plus dangereux.

Que se passe-t-il dans le thème natal de JL Mélenchon ?

Aussi surprenant que cela paraisse, il semble que Mélenchon doive traverser une phase délicate sur le plan affectif ; comme Jordan Bardella. Mais pour d’autres raisons astrologiques qu’il n’est pas nécessaire de détailler.
J’entendais l’autre soir Julien Dray, ex-député socialiste, qui l’a bien connu nous dire que Mélenchon ne supportait pas qu’on ne l’aime par, qu’il ne comprenait même pas qu’on puisse ne pas l’aimer (je cite de mémoire) et qu’un éventuel rejet de la part de certains éléments de son conglomérat d’agités pourrait être très difficile à vivre pour lui (ce ne sont pas les mots de Julien Dray, mais je ne pense pas trahir sa pensée). Ne parlons même pas d’un rejet unanime de l’électorat français.
Or, c’est bien ce qui semble se préparer avec l’opposition de Saturne à sa conjonction Vénus (amour, affections, sympathies, adhésion) Mercure (amitiés, collaboration, fraternités diverses et variées) durant toute la période qui va de mai 2024 à février 2025. Opposition qui ne se termine que pour voir ce même Saturne séjourner longuement sur la Lune (mère, famille certes, mais, en politique, la Lune évoque toujours le rapport au peuple et détermine la popularité d’un responsable). Transit qui se développe entre avril et décembre 2025 et qui trouve son point d’orgue en juin 2025 avec la triste et déprimante conjonction Saturne/Neptune (voir plus haut) qui se produit à 1° Verseau, donc à l’opposition de son Asc. et de son Saturne natal ; ce qui ne peut manquer de marquer une étape importante, une sorte de résolution, du conflit intérieur qui l’affecte dès l’origine et qu’il semble avoir transféré dans la conception qu’il a de son action politique et des services qu’il peut rendre à son pays.

Concrètement, cela ne peut traduire, à mon avis, qu’une forme quelconque de désaffection et de désaveu – politique en l’occurrence car je ne connais pas sa vie privée, ni s’il en a une – dont il pourrait avoir du mal à se remettre à 74/75 ans.
On peut aussi noter qu’il a déclaré renoncer au poste de Premier Ministre (en cas de victoire) puisque ces propres troupes de forcenés le trouvaient « trop clivant » ! Je pense que la blessure d’amour propre doit être très vive chez cet hyper-narcissique honteux.
En accord avec ma note précédente [cf. NB ci-dessus] et en supposant que, par je ne sais quel miracle, JL Mélenchon se trouve en position d’exercer une autorité quelconque dans les mois qui viennent, on peut penser – quasi à coup sûr – qu’il aurait le plus grand mal à traverser cette période qui va donc de mai 2024 à décembre 2025 au plus tard.

Plutôt rassurant pour la France, n’est-il pas ?
Ne nous réjouissons pas trop vite. Les essais que j’ai publiés concernant les « prophéties » de Nostradamus décryptées par Vlaicu Ionescu et Marie-Thérèse de Brosses [6] (dont une partie avait été publiée par Paris-Match) ne sauraient nous y encourager. Il nous faut nous préparer à des temps très durs auxquels seul le retour aux principes mêmes qui permirent à la France de naître, de se développer et de rayonner très au-delà de ses frontières, pourra mettre fin.

Louis SAINT MARTIN en ce 18 juin 2024.

[1] Versailles et l’Olympe, si on veut…
[2] On relève plusieurs personnalités remarquables dans l’Histoire qui ont achevé leur parcours terrestre justement autour de cet âge stratégique de 29 ans environ, voire un peu plus tôt, comme si leur mission étant déjà accomplie, il était inutile qu’elle fût prolongée. Je pourrais citer quelques exemples dont celui de Pergolèse… Mike Brant, Jimi Hendrix, Jeff Buckley dans des genres très différents.
[3] Celle où nous nous construisons en référence à toutes sortes de « conditionnements » intérieurs et extérieurs.
[4] C’est une expression qu’ils appliquaient surtout aux homosexuels honteux (lorsqu’il y en avait) mais qu’on peut reprendre ici sans aucunement préjuger de la sexualité du sujet.
[5] L’axe Vierge-Poissons que nous avons évoqué plus haut et où se situent les valeurs « féminines, maternelles » du sujet, est l’axe de Christianisme en Astrologie : celui des limitations, des épreuves, voire du sacrifice.
[6] https://www.astrophilo.com/2024/05/30/quel-avenir-nous-attend-i/
https://www.astrophilo.com/2024/06/10/11547/
https://www.astrophilo.com/2024/06/14/11603/

2 réponses à to “ESSAI SUR LES LÉGISLATIVES 2024 ET LEURS QUATRE PRINCIPALES MARIONNETTES”

  • Nathalie:

    Sur Mélenchon : je me souviens des émissions de Karine Lemarchand, qui interrogeait des politiques sous l’angle intime, privé. Mélenchon fut tout du long sur la défensive, très vite agressif, prenant la mouche pour des riens… jusqu’ à ce que ce que l’animatrice, regardant une photo de lui jeune, ne dise « vous étiez beau gosse ». Et là, on vit clairement d’abord une sorte d’incrédulité timide, puis Mélenchon devint tout sourire. Cela avait quelque chose d’un peu pathétique…

    • C’est bien ce que je pense : Mélenchon serait une sorte de narcissique blessé et ulcéré (pour des raisons que j’ignore) et qui se venge de ses déconvenues sur le dos de la France dont sa politique signerait l’arrêt de mort. En fait Mélenchon est un « matricide » en puissance et en acte.
      Bien à vous

      LSM

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