LOUIS XX
Successeur légitime des Rois de France

Dans mon précédent article je me suis efforcé – convaincu de la maîtrise de son inspiration par ses lectures du passé – de rendre compte des perspectives actuelles et futures que nous suggère Nostradamus. Rien de bien réjouissant. Mais rien d’étonnant non plus. Nous nous sommes tellement laissé aller qu’il ne faut pas nous étonner que la France se soit transformée en une sorte de foire d’empoigne où les partisans déclarés de la destruction ou de la conquête de notre pays ont pignon sur rue et peuvent même, demain, espérer prendre le pouvoir dans notre pays.
Je n’y reviens pas.

Dans ce troisième et dernier article sur le sujet, je m’attacherai à cerner un peu mieux ce que Nostradamus – et ses « traducteurs » Vlaicu Ionescu (V.I) et Marie-Thérèse de Brosses (MT-B) – peuvent nous apprendre sur ce Grand Monarque, qui nous lavera des lamentables incarnations du pouvoir que peuvent constituer le Foutriquet de l’Elysée et Selim-Abd-El-Mélenchon, l’allié des « Infidèles » (Nostradamus dixit) qui doivent nous envahir avec son aide.

A quoi la journaliste fait remarquer qu’il est bien difficile d’imaginer la France républicaine [NB : c’est à dire franc-maçonne et mondialiste pour la plupart de ses élites] rétablissant la monarchie !

  • Mais ce futur Grand Monarque est de sang royal! lui rétorque V.I.

Et de mentionner deux origines possibles des maisons régnantes de France. L’une légendaire, l’autre historique.

  • D’après la légende, les rois Francs, Mérovingiens, descendaient de Francus (ou Francion), fils du roi de Troie, Priam.

     

  • D’après l’Histoire, la monarchie française – parce qu’elle descend d’Hugues Capet – est d’origine germanique.
    Il s’ensuit que le futur roi de France appartiendra à une branche des anciennes maisons régnantes, probablement les Bourbons
    .

  • Ici deux réflexions personnelles.

Il n’est pas plus « difficile » d’imaginer la France républicaine renouant avec le régime qui a assuré son identité, sa force et son rayonnement pendant treize siècles, que d’imaginer cette même France unanimement Royaliste, sombrant dans le piège de la révolution qui lui est imposée à la fin du XVIIIème siècle par une assemblée de « juges et d’avocats » qui n’avaient rien à envier à M. Laurent Fabius, président du Conseil Constitutionnel, en matière de trahison des intérêts véritables du peuple français.
D’autre part, je rappelle que de nos jours, la Monarchie « Légitime » (par opposition à la famille d’Orléans totalement illégitime et depuis longtemps disqualifiée) est solidement représentée en France par Mgr Louis de Bourbon, duc d’Anjou, fils cadet d’Alphonse de Bourbon, duc d’Anjou et de Cadix décédé en 1989, descendant direct de Louis XIV par ordre de primogéniture mâle, en accord avec la loi imprescriptible de dévolution de la Couronne qui régit la Monarchie française depuis ses origines.


Chose curieuse – clin d’œil de l’Histoire ? – Mgr Louis de Bourbon, – actuel Louis XX en fait -, est né le même jour que son lointain aïeul : Louis IX que nous connaissons et révérons sous le nom de saint Louis, Patron de la France avec saint Michel, saint Martin et saint Rémi. Que du beau monde, comme on le voit.

Un signe nous est-il envoyé par cette date de naissance ? Je l’espère. Un fils de saint Louis sur le trône de France en lieu et place d’un « fils de Rothschild » d’un « Fils de la Veuve » ou d’un « Calife de Tanger », voilà qui ne peut que réjouir un cœur français (même d’importation comme moi).

Un autre développement de la pensée du prophète de Salon de Provence, précise que ce roi (éventuellement de sang « troyen » d’après la légende) mais doté des vertus de ses ancêtres Francs (germaniques) deviendra extrêmement puissant et réussira à chasser les invasion des ennemis lointains islamiques ou alliés des Arabes. Cela ne saurait mieux correspondre à notre époque.
Dans la foulée il protégera l’Église Catholique (en acceptant l’idée qu’elle ait retrouvé le sens de sa mission et renoncé à se corrompre en s’envirant de toutes les mixtures idéologiques à la mode) et l’aidera contre les hérésies, les schismatiques (adieu François et consorts ?) ou les invasions barbares, établissant ainsi son orthodoxie chrétienne originaire et sa dignité.
On croit rêver quand on lit ces lignes écrites en 1993, traduisant un texte du XVIème siècle, et qu’on observe l’état spirituel et moral d’une Église, se reniant elle-même ; notamment celui d’une Église de France dont la CEF vient de pondre un texte entièrement dévolu à promouvoir l’immigration tous azimut en France et en Europe (en plein accord avec les objectifs du Nouvel Ordre Mondial ploutocratique) ; texte où – chose stupéfiante ! – le nom du Christ n’apparaît pas une seule fois (voir mon article «  De Lépante à Gaza »). A tel point qu’on a l’impression qu’il a été écrit par Mme van der Leyen et M. Klaus Schwab et non par nos dignes prélats français.
Concernant la date où ce roi « A Reims et Aix sera receu et oint[3] », c’est à dire : où il sera couronné, V. I précise : partant de l’hypothèse que ce roi naîtra en 1999, on peut chercher au cours du XXème siècle l’année où se produira la conjonction mentionnée ici[4] [dans le quatrain qu’il est en train de commenter et que je ne reproduis pas entièrement pour simplifier la lecture]. Au terme d’une longue étude j’ai pu déterminer que les dates les plus probables pour ce couronnement sont les années 2023 et 2024. Nous y sommes.
Mais en fait, lorsqu’on approfondit le texte de V.I on constate, dans une des annexes du livre, qu’il propose plusieurs autres dates possibles : 5 février 2022, 16 février 2023, 1er mars 2024, 13 mars 2025 et – au-delà – 10 juillet 2033, 17 juillet 2035 (belle revanche sur le massacre de la famille impériale de Russie, perpétrée un 17 juillet aussi) et même 2 novembre 2042, 14 novembre 2043, jusqu’à : 31 janvier 2051, 12 février 2052.
Ces dates représentent les moments où se produiront les événements cosmiques (aspects astrologiques) sur lesquels Nostradamus date sa prophétie. Je pense qu’il ne nous les livre que par souci de se montrer aussi complet que possible.
Mais il nous faut raison garder. Je ne pense que notre pays, s’il veut perdurer autrement que comme une sorte de province balkanique sous l’empire ottoman des siècles passés, puisse attendre les années 40 et 50 pour réagir et se redresser. Sans vouloir atteindre à une réelle précision dans les dates, il me semble bien que cette restauration, si elle doit vraiment se faire et sous quelque forme qu’elle se fasse (il ne faut pas oublier la part symbolique dans les visions de Nostradamus) ne puisse se faire que dans un avenir assez proche.

Le G…M… de l’Europe mondialiste

Sans doute avant 2030, année du Great Reset, annoncé par un des patrons du mondialisme décomplexé : Klaus Schwab déjà nommé.
Dans un dernier article à venir portant sur les Élections Législatives de juillet 2024 et sur l’Élection Présidentielle de 2027 (si elle intervient à la bonne date) je reviendrai sur les « astralités » qui caractériseraient ce Grand Monarque chrétien qui, d’après Nostradamus, sauvera notre Occident bien décrépi, bien avachi, des dangers qui le menacent.

Mais, pour le moment, je reprends, en les résumant, les précisions apportées par V.I sur les temps que nous allons devoir vivre.

Dans le quatrain V-54, l’exégète de Nostradamus pense pouvoir déterminer non seulement de quelles régions viendront les Asiatiques [qui cherchent à nous envahir], mais quelles routes ils suivront. Il traduit donc le quatrain de la manière suivante :
Venant des régions situées autour de la mer Noire et du centre de l’Asie, un chef asiatique viendra avec l’intention d’entrer jusqu’en France. Il traversera l’ancienne Alanie et l’Arménie [on dirait que cela a déjà commencé, non ?] et par ses attaques en Turquie et au sud de la Russie, il laissera des armes pleines de sang.
La Turquie attaquée ? N’est-ce pas l’histoire de l’arroseur arrosé qui recommence ?

Mais voila que le Grand Monarque [quel que soit le personnage ainsi représenté] que Nostradamus appelle alors l’Ogmion (le grand roi de France) après avoir vaincu l’alliance des Barbares venus de l’Est, approchera, en les chassant, les régions de la mer Noire vers la Russie et la Turquie. La doctrine totalitaire de ces païens de l’Orient [pour ma part je ne vois que le communisme et/ou l’islamisme, comme doctrines totalitaires relatives à l’Orient] sera détruite, car depuis longtemps la France et le monde libre de l’Occident auront été en conflit permanent avec l’idéologie de ces Orientaux.
NB : En fait depuis 1974 et la funeste loi de regroupement familial signée par Giscard ; loi aggravée par tous les gouvernements qui ont suivi, qu’ils fussent de gauche ou de la pseudo-droite et acceptant l’invasion migratoire.
Il semblerait que, désormais, Sélim Abd-El Mélenchon et ses glapissantes groupies devraient commencer à s’inquiéter.

V.I : Cependant l’Italie, avant la venue du Roy Chiren, sera très violemment secouée à la fois par cette invasion meurtrière et par une révolution contre la religion chrétienne…. Pour évoquer ce danger mortel, Nostradamus évoque alors la déesse Lybitine, celle qui présidait aux funérailles chez les Romains ; on peut donc voir dans son nom une métaphore de la mort, estime V.I.
Mais, ajoute-t-il, cette image d’une déesse païenne qui se lance à l’assaut de Rome et du Vatican est celle des forces antichrétiennes envahissant l’Italie (du dedans, par une révolution de type communiste, ou du dehors, par des armées ennemies du catholicisme).
NB : Si nous considérons ces éléments marqués par le langage et les conceptions propres au seizième siècle, et les rapportons aux réalités que nous vivons, nous constatons combien ils correspondent d’un côté à la submersion migratoire qui menace l’Italie, comme elle menace la France et, de l’autre, à l’irruption dans notre vie politique, d’un parti révolutionnaire, – en fait wokiste, nihiliste -, haïssant la France historique et charnelle. Parti que Nostradamus appelle communiste et qui constitue un ennemi intérieur des plus redoutables puisqu’il est en mesure de déclencher une guerre civile chez nous, disposant déjà de toutes les troupes nécessaires.

Le choix de Lybitine, remarque encore V. I, cache peut-être une autre information (NB : comme il arrive souvent dans le langage de Nostradamus qu’il faut toujours envisager à plusieurs niveaux d’interprétation), à savoir une invasion venue des régions africaines, sous un dictateur cruel comme l’ancien Attila (NB : autre signification possible donc, que je ne détaille pas, en rapport avec le terme Lybitine qui peut renvoyer à Lybie).
Ce sens est d’ailleurs renforcé par la présence de la lettre « m » (initiale des mots comme « moslem », « mahométan », « musulman ») intercalée dans un autre mot du quatrain, le mot Tybre [5] que Nostradamus écrit sous la forme de Tymbre, dans lequel la lettre « m » n’a rien à faire. Mais rien n’est jamais là par hasard ou négligence dans les Centuries, tout a un sens qu’il faut savoir décrypter, ce que Vlaicu Ionescu réalise avec beaucoup de perspicacité me semble-t-il.

Un peu plus avant, nous apprendrons que ces armées d’Infidèles venus d’Afrique, feront de grands massacres en arrivant à Rome. Auparavant il y aura probablement une révolution qui mettra le pape aux arrêts et l’enfermera dans un lieu sombre, précise Nostradamus. Le château saint-Ange et le Vatican seront en feu [6].
Mais après toutes sortes de vicissitudes, le Grand Celtique entrera dedans Rome, victorieux, en ramenant avec lui les prêtres et les gens qu’une révolution antérieure en avait bannis. Le Grand Pape damnera tous ceux qui auront attaqué l’Église d’une manière frauduleuse pour plaire aux Républicains qui dominaient le pays avant la venue du Grand Monarque.
Le Grand Pasteur bénira le Grand Celtique en lui mettant la main sur la tête pour le couronner. Il lui avait demandé de pacifier l’Italie.
Le roi changera son sceptre de la main droite guerrière, à la main gauche, pacifique. Le roi guerrier deviendra empereur de la paix [7].
Il va de soi qu’en lisant ces vers de Nostradamus « traduits » par V.I, on a l’irrésistible impression de lire un roman de chevalerie conçu par Chrétien de Troyes ou Walter Scott, voire Cervantès, toutes proportions gardées. Rien qui puisse correspondre à notre réalité donc. Mais n’a-t-on pas la même conviction quand on lit les « Contes de Perrault », « Le Petit Prince » ou, mieux encore, la plupart des mythes grecs, pour ne rien dire des grandes paraboles évangéliques ?

Et je ne dis rien des leçons que nous apporte l’Astrologie quand elle est pratiquée avec le niveau d’exigence nécessaire, au lieu d’être souillée par la littérature mercantile. Et pourtant, nous ne cessons d’étudier ces contes, ces mythes, et même de nous affronter aux vertus iconiques et  herméneutiques de l’Astrologie, pour en tirer de grandes leçons de sagesse qui nous aident à mieux comprendre et conduire notre propre existence.
Ainsi, nous ne devons donc pas nous arrêter à ce que ces « prédictions » peuvent avoir d’anachronique, de sibyllin ou d’invraisemblable, mais bien au contraire, abandonner toute forme de préjugé rationaliste étroit, et ouvrir notre intelligence, c’est à dire les dispositions les plus élevées de notre esprit, aux vérités essentielles que ces textes tentent de nous communiquer et que nous devons savoir adapter aux circonstances dans lesquelles nous sommes immergés.

Pour l’instant la France, l’Italie et l’Europe occidentale sont en paix et rien ne semble bouleverser le cours de leur histoire.
Mais n’en était-il pas de même au 04 mai 1789, la veille de l’ouverture de ces États Généraux qui allaient, dans une sorte de chute irrésistible, conduire notre pays à la Terreur et à la guerre civile puis entraîner tout le continent à une guerre généralisée qui embraserait les peuples de Madrid jusqu’à Moscou, en passant par Paris, Vienne et Berlin ?
Or on retrouve ces mêmes miasmes révolutionnaires qui avaient alors poussé l’Europe au suicide, infectant une part de notre personnel politique appuyés par des forces étrangères d’occupation qui ne nous veulent pas que du bien. Tout peut donc basculer du jour au lendemain et aboutir aux situations que Nostradamus décrit, sans doute d’une manière approximative étant donné l’écart de temps qui nous sépare de lui, mais très éclairante si on fait l’effort d’appropriation intellectuelle nécessaire. 

Continuons l’exploration des quatrains les plus significatifs, sans nous attarder aux situations annexes aux faits que je sélectionne par souci de clarté et de sobriété.

C’est ainsi que le quatrain V-75 nous apprend que le Grand Pape (après les événements que nous venons de décrire) montera haut dans l’estime des peuples dont il cherchera le bien, et vers la droit conservatrice. Il restera solidement sur la pierre angulaire, le regard tourné vers le haut du ciel, il imposera aux libéraux son autorité pontificale et son intransigeance […]
Toutes les Églises catholiques [8]devront respecter les règles d’un seul calendrier spécifiant pour chaque jour les offices sacrés.
Le pape établira une élite guerrière de prêtres, semblables aux anciens Templiers et le Roi de France le protègera avec une cuirasse impénétrable.

Voilà qui nous promet un sacré remue-ménage dans l’Église dite catholique mais concilio-progressiste. Mais quelle que que soit la traduction concrète que prendra la remise en ordre annoncée par le prophète de Salon, il est incontestable que l’Église, (comme la France), si elle veut survivre, continuer sa mission et échapper aux « portes de l’enfer » dont le Christ nous dit qu’« elles ne prévaudront point contre elle », va devoir passer par une reprise en main dogmatique, morale et pastorale qui n’aura plus rien à voir avec la « théologie de la libération », avec cette sorte de « panthéisme écologique » ou avec ce pseudo « œcuménisme » ouvert à tous les vents idéologiques, si chers à François.

Je passe rapidement sur les passages où il est indiqué que le Grand Chiren réussira à faire une union des peuples chrétiensqu’au moins l’Espagne et l’Italie formeront avec la France une sorte de fédération… et autres péripéties dont le Grand Chiren entrant dans Rome, et chassant Sélyn (Sélim) monarque, pour arriver à un passage qui nous concerne en tant que Français :
Le peuple français – et son roi (l’Ogmion) – subjuguera les pays musulmans qui seront privés de tout pouvoir. Le roi français brandira son emblème ou étendard protecteur sur toute l’Italie où il établira un gouverneur sage, mais souffrant d’une déficience physique (sic) [9]
[….]
Les anciennes valeurs traditionnelles, monarchiques et chrétiennes seront remises en honneur. On fera une croisade (sic) pour soumettre définitivement ls forces orientales. Le Grand Celtique … fera trembler tous ces pays devant l’oriflamme de ses ancêtres.

Et j’en arrive aux toutes dernières pages de l’ouvrage qui reprennent et tirent la substantifique moeëlle de cet ensemble de prophéties dont certaines semblent déjà se manifester sous nos yeux sans même que nous en ayons pleinement conscience.

  • Marie-Thérèse de Brosses, tentant de réaliser la synthèse des propos tels que traduits par Vlaicu Ionescu remarque :

MTdB : En résumé, toute cette épopée du Grand Monarque est une série de pages glorieuses pour la France puisque notre futur roi … nous sauvera de l’invasion des hordes arabo-asiatiques et rétablira le règne de la papauté et la paix en Italie. Un beau palmarès ! Mais, on ne peut manquer de penser, en vous écoutant, que l’Histoire repart en arrière dans le temps où les conflits se passaient entre l’Occident chrétien et les Infidèles. Pour le XXIème siècle ce retour au vocabulaire de « forces antichrétiennes et de « Barbares » est proprement surprenant.

V.I : L’Histoire est cyclique et il y aura toujours de semblables retours aux événements du passé.

MTdB : [….] Nostradamus qui se disait inspiré par la « divine essence » aurait-il été capable de se projeter dans un futur déchristianisé comme le nôtre se prépare à le devenir ? (je rappelle que nous sommes en 1993).

V.I : c’est vous qui pensez que notre futur sera déchristianisé ! Nostradamus, lui, il présente le christianisme et l’église comme ayant une histoire cyclique. Des vagues antichrétiennes (au cours desquels l’église et le clergé souffriront des persécutions et subiront même le martyre) alterneront toujours avec des moments où les consciences retourneront, avec un nouvel élan, vers les sources de la vraie foi. Après Khroutchev, on a assisté en Russie au commencement de ce renouveau de la foi, et ce profond mouvement a été un facteur essentiel de la victoire d’Eltsine aux élections de juin 91. Ce retour à l’orthodoxie connaît actuellement un plein essor en Russie comme en témoignent de nombreux écrivains russes contemporains, et les pays libérés de l’Europe de l’Est vivent cette même situation. La renaissance cyclique de la foi chrétienne est exprimée métaphoriquement dans l’épître par la délivrance et l’enchaînement successif de Satan dans les prisons de l’Enfer. Et Nostradamus voit justement l’alternance des deux courants qui se terminera par le triomphe de la religion. « Dieu et les hommes seront en paix », nous dit-il

Et voilà qui nous concerne de plus près.

MTdB : Tel que vous le présentez, si grand si noble, si fort, si victorieux, le Grand Monarque a tellement peu de points communs avec les hommes politiques – passablement « moyens » – auxquels nous sommes habitués, qu’il ne paraît pas réel [NB : il est vrai que cette pauvre journaliste ne pouvait soupçonner le règne à venir d’Emmanuel Macron]. C’est un héros d’épopée de légende, ou …. de bande dessinée ! Une figure mythique, un symbole du chef sublime qu’on aimerait voir tenir les rênes du pouvoir. Presque plus qu’un homme ! L’ incarnation d’un rêve [….] Cette attente d’un nouvel Empire Romain, encore plus vaste, et que gouvernera un empereur français [NB : elle décrit là le rêve de Foutriquet 1er, seigneur de l’Elysée] issu d’une ligne cachée des bourbons, est profondément enraciné dans l’inconscient européen ; ce n’est pas du tout une invention de Nostradamus.

V.I : L’avènement d’un roi celtique qui rétablira l’empire Romain avant la venue du dernier Antéchrist, avait effectivement été prédit longtemps avant Nostradamus, par saint-Méthode, évêque et martyr sous l’empereur Dioclétien. Saint Augustin a résumé cette prédiction dans son traité sur l’Antéchrist et, au temps de Charlemagne, le fameux savant, l’abbé Alcuin, la reproduira aussi.

Saint Augustin disait qu’après le démembrement de l’empire Romain (auquel il assistait au début du 5e siècle) les rois francs maintiendraient cet empire et qu’il seraient les vrais  protecteurs de la religion de Rome. Clovis, le premier poids barbare christianisé, recevra effectivement de l’empereur de Byzance les insignes romains de la majesté, envoyés par Odoacre à Constantinople.
D’après saint Augustin, l’apostasie (c’est-à-dire l’abandon de la foi chrétienne) surviendra seulement après la chute des rois francs. C’est l’époque que j’ai nommée l’ère prolétaire, qui comprend le temps commencé avec la Révolution française et qui s’achèvera avec la chute du communisme.

NB : Nous y sommes, même si le mot « communiste » ne convient pas vraiment à notre époque mais qu’il faudrait lui substituer celui, beaucoup plus générique de subversion anarchiste (et luciférienne), appuyant la violence de communautarismes étrangers à notre pays, à son génie et à sa civilisation.

[….]

MTdB : L’époque du Grand Monarque sera donc profondément déchirée et d’une rare violence : guerres, invasions, luttes religieuses. Cependant Nostradamus nous a annoncé un retour de l’Âge d’Or (encore un autre mythe profondément ancré dans notre inconscient collectif). Est-ce une image consolatrice ou bien cette promesse correspond elle à une période heureuse que l’humanité connaîtra enfin ?

V.I : Il y a deux sortes d’Âge d’Or.

  • La première est associée à la monarchie. La fin de la monarchie française [….] est considérée par Nostradamus comme la fin d’un Âge d’Or : « le Tiers État devenu premier sera pire que ne fut Néron : siècle d’or mort (IX-7) ».

  • La restauration de la monarchie en France par la venue du Grand Monarque sera le rétablissement d’un nouveau siècle d’Or. Le quatrain V-41, qui parle de la naissance du Grand Monarque est très clair : « Renouvelant siècle d’Or pour l’Airain »[10]

Mais cette époque heureuse ne durera pas. Le véritable Âge d’Or est annoncé par Nostradamus comme venant de l’époque de la fin de ses Prophéties, c’est à dire à partir de l’an 3797. 

NB : Ne soyons pas trop déçus. Si nous nous montrons à la hauteur de ces temps prophétiques et en favorisons la réalisation par nos prises de conscience et notre courage, nos enfants auront, malgré tout, quelque chance de connaître quelques beaux moments où, pour le moins, il pourront être fiers d’eux et de l’héritage que nous aurons su leur laisser.

3797 paraît loin à vue d’homme, mais lorsqu’on considère que le règne de l’humanité n’occupe que les 4 dernières minutes d’une journée qui représenterait le temps déjà écoulé depuis la Création, on se prend à faire preuve d’un peu plus de détachement et d’optimisme.

MTdB : Cet Âge d’Or adviendra donc à une époque où le renouvellement spirituel de l’humanité lui permettra de coopérer avec des découvertes scientifiques qui, vues de la fin de notre XXème siècle, sont difficiles à concevoir.

NB : J’avoue que m’intéressant assidument à ces questions depuis de nombreuses années, j’ai peine à concevoir une « coopération » véritable entre la science telle qu’enfermée dans un matérialisme et un scientisme épais depuis trois siècles, et un quelconque « renouvellement spirituel » de l’humanité. C’est sans doute que ces mots n’auront plus tout à fait le même sens dans deux millénaires qu’ils n’en ont dans le nôtre.

V.I : Un autre quatrain permet de penser que la médecine aura fait de tels progrès que la cryologie sera complètement maîtrisée (X-74)

NB : « Et c’est bon pour nous ça ? » ne manquerait pas de demander un célèbre journaliste (Alain Sanders, pour  ne pas le nommer).

Voici un élément de réponse tiré de ce même quatrain X-74 :

V.I : Vers la fin du grand cycle septénaire, il y aura un temps où l’humanité, dans son imprudence, fera l’expérience de « jeux » et de jouets (nouvelles inventions techniques ?) qui aboutiront à de grands massacres. Ce temps précédera le commencement du millénaire où ceux qui seront entrés dans leur tombe en sortiront.

MTdB : Quel sens donnez-vous à ce » grand nombre septième » ?

 V.I: Si on prend comme unité cyclique la « saison cosmique » de cinq cent quarante ans (un quart de la précession des équinoxes pour une constellation) et qu’on en fait un septénaire (c’est à dire qu’on le multiplie par sept), on obtient : 540 X 7 = 3780 ans

Cette date est en effet toute proche de l’an 3797, fin des Prophéties et commencement du millénaire (« Non éloigné du grand âge millième », dit le quatrain) qui correspond à l’Âge d’Or.

Et Marie-Thérèse de Brosses, décidément en verve, de conclure :
Terminons sur une notre optimiste : pour connaître le bonheur, l’humanité n’a donc plus que dix-huit siècles à attendre.

NB : Si nous faisons le chemin inverse et nous projetons 18 siècles avant notre époque, c’est à dire vers le IIème siècle (auquel nous avons parfaitement survécus), nous nous retrouvons contemporains d’Athénagoras d’Athènes, Irénée de Lyon, Clément d’Alexandrie, Ignace d’Antioche, Tertullien et quelques autres de moindre envergure.

N’est-ce pas très rassurant pour nos très lointains petits-enfants quand ils verront que notre époque à nous a connu – dans le désordre –  Freud, Lacan, Sartre, Bourdieu, Bernard-Henry Levy, Michel Foucault, Michel Onfray et quelques autres qui me pardonneront de ne pas citer leurs lumineuses et si édifiantes productions intellectuelles.

En attendant il nous faut affronter notre temps – tel qu’il se précise de plus en plus – dans ce décryptage nostradamique. « Prophétisme » qui peut surprendre ou déstabiliser la rationalisme qui nous étouffe, mais qui n’est certainement pas plus absurde que le déluge de statistiques, souvent démenties par les faits, telles que nous les subissons depuis que les algorithmes de nos ordinateurs nous dispensent de penser par nous-mêmes ; laissant ce soin à des ploutocrates et des technocrates qui, ayant abdiqué toute forme de contact avec la vie, quelle soit celle du cœur ou de l’esprit, conduisent notre société à sa perte, comme le joueur de flûte d’Hamelin, conduisit la jeunesse de la ville à la noyade généralisée.

A bientôt pour parler des Elections Législatives du 7 juillet et de la Présidentielle de 2027. Inch’Allah !

NOTES

[1] Vlaicu Ionescu – Les dernières victoires de Nostradamus – filipacchi, janvier 1993 – 303 p.
[2] Op. cité, p. 233
[3] p. 236
[4] Il s’agit des rencontres (conjonctions) entre Saturne et le Soleil en « eau » ce qui provoque quelque perplexité car le latin « aqua » fait référence à un signe d’Eau. Ce qui pourrait se traduire par Aquarius. Sauf que Aquarius désigne le Verseau qui, dans l’astrologie moderne, est un signe d’Air et non d’Eau.
[5] p. 240
[6] p. 241
[7] p. 242
[8] Très subtile allusion à l’état de l’Église actuelle partagée entre Église dite conciliaire et l’Église respectueuse de la Tradition qui pourrait aboutir à un nouveau schisme si rien n’est fait pour conjurer le péril.
[9] p. 247
[10] p. 253

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