Nous avons tous été saisis d’horreur et indignés au-delà de toute mesure par le peu que nous avons appris de la façon dont les valeureux chouhadas islamistes du Hamas ont conduit leur glorieuse offensive au nom d’Allah – que Son saint nom soit béni – contre des hommes, des femmes et des enfants israéliens désarmés, parfaitement pacifiques, en train de faire la fête et incapables de se défendre.

Personnellement j’ai très bien connu ce genre de situation en Algérie avant qu’elle ne fût livrée aux équivalents algériens de ces glorieux et courageux combattants. Et l’évocation qu’ont fait certains de femmes violées, éventrées et dépecées, d’hommes torturés, émasculés et égorgés, d’enfants enfournés vivants (après quelques menues gâteries peut-être ?) n’a fait que me rappeler les horreurs vécues pendant huit ans dans une terre pacifiée et mise en valeur par la France durant plus d’un siècle avant même que la Savoir et Nice fussent français.

Et l’indépendance imposée non par la guerre mais par la perfidie d’un chef d’État retournant ses propres troupes contre les habitants musulmans, chrétiens, juifs et non croyants, qu’il était censé défendre contre une poignée de terroristes plus soucieux d’assouvir leur soif de pouvoir que de défendre une nation qui n’existait ni d’Eve ni d’Adam, remonta à ma mémoire de vieil homme. Surtout quand j’entendis des hommes et femmes politiques, soit-disant Français, prendre fait et cause pour cette ignominie et souhaiter qu’elle se produisît dans notre pays pour que « ces trois dernières générations destinées à remplacer la vieille France [entendez les Français de papier issus de l’immigration qui peuplent nos banlieues] – s’approprient » les rues de nos villes comme Alaric 1er s’est « approprié » Rome et l’a copieusement pillée avant de partir en vacances en Gaule méridionale.

Propos que je cite de mémoire mais qui ne trahissent certainement pas la pensée de Sélim III plus connu sous le nom d’Abd-el-Mélenchon. L’allusion à Sélim III vous étant révélée un peu plus loin…

Alors cette date du 7 octobre me « turlupinant » un peu, j’ai fait quelques recherches dans le passé. Et vous verrez qu’elle est souvent dramatique.

  • 7 octobre 1950: les troupes chinoises, inspirées par la pensée du « génial Mao », envahissent le Tibet, qu’elles réduiront à merci presque sans résistance (le Panchen Lama, agent chinois, ayant fait le nécessaire pour désarmer son pays, comme Mélenchon le sien), forçant le Dalaï Lama actuel – 88 ans en 2024 – à fuir en Inde 9 ans plus tard, sous peine d’être proprement trucidé au nom des « cent fleurs » du « bond en avant » ou de je ne sais quelle autre image poétique dont les révolutionnaires chinois ont toujours su revêtir leurs pires atrocités.

  • 7 octobre 1337: en l’abbaye de Westminster, le jeune roi Édouard III (fils du très gay Roi Édouard II que les LGTBQ+ pourraient prendre comme saint Patron) lance un défi à son cousin Philippe de Valois, [qui succède aux Capétiens directs sous le nom de PHILIPPE VI] qui se dit Roi de France (sic).

Et voilà la guerre de cent ans et toutes ces horreurs et ces souffrances qui s’abat sur notre malheureux pays et dont nous ne sortirons victorieux que grâce au courage et aux victoires de Jeanne d’Arc d’abord, du combat poursuivi ensuite par Charles VII et qui aboutira à l’extinction définitive des prétentions anglaises en 1453…. l’année même de la chute de Constantinople (devenue Istamboul depuis) sous l’assaut des troupes de Mehmet II !

Ce qui nous amène à la plus importante et la plus réconfortante de tous ces dates anniversaires :

  • 07 octobre 1571.

Celle de la très célèbre bataille dans laquelle Cervantès lui-même fut engagé : la bataille navale de Lépante.
Je me doute que la plupart de Français, dont le cerveau a été imprégné pendant soixante ans d’enseignement « progressiste » et de « pédagogie moderne », délires où « chacun construit son savoir » et où « l’élève devient le maître », plus personne ne sait ce que représente cette bataille, ni où se situe Lépante. Il suffit de lire certaines copies de « bacheliers » pour constater à quel niveau d’ignorance crasse (sauf dans les matières dites scientifiques peut-être) sont parvenues nos futures « élites » en matière de culture générale, et notamment en Histoire où, pour mieux brouiller leur cerveau déjà partiellement endommagé par les jeux vidéos, on s’évertue de leur désapprendre toute forme de chronologie.
Bref.
Ainsi ce qui s’est passé en Israël le 7 octobre dernier m’a fait penser à ce qui s’était passé à Lépante, mais dans une version de cauchemar pour l’Occident. Bien que les deux événements n’aient que peu de points communs, sauf la date et le danger islamique.
Voici comme Wikipédia – qui, malgré certains partis pris, constitue un recours fort bienvenu pour éviter d’avoir à courir les bibliothèques pour faire une recherche – présente la chose :

Je cite :

La bataille de Lépante, qui a lieu le 7 octobre 1571 dans le golfe de Patras, sur la côte occidentale de la Grèce, à proximité de Naupacte (alors appelée « Lépante »), est une bataille navale de la quatrième guerre vénéto-ottomane, où s’affrontent la flotte ottomane de Sélim II[1] et la flotte de la Sainte-Ligue. Cette coalition chrétienne formée sous l’égide du pape Pie V, comprenait des escadres vénitiennes et espagnoles, renforcées par des galères génoises, pontificales, maltaises et savoyardes. Cette bataille s’achève par la défaite des Ottomans qui y perdent la plus grande partie de leurs vaisseaux (187 sur 251 engagés) et plus de 20 000 hommes. [Ne sortez pas vos mouchoirs]

Le retentissement de cette victoire est immense en Europe, plus encore que la défaite des janissaires lors du Grand Siège de Malte en 1565, car elle apparaît comme un coup d’arrêt décisif porté à l’expansionnisme ottoman. C’est d’ailleurs en souvenir de cette victoire qu’est instituée la fête de Notre-Dame de la Victoire, puis fête du Saint-Rosaire à partir de 1573.
Certains historiens estiment que cette bataille navale est la plus importante par ses conséquences depuis celle d’
Actium (31 avant J.-C.), qui a vu la victoire d’Octave (Auguste) sur Marc Antoine et Cléopâtre marquant ainsi la fin des guerres civiles romaines.
Soit.
Le déclencheur est la prise de Chypre par les Ottomans en 1570 : la prise de cette possession de la république de Venise, au terme d’une conquête brutale (plus de 20 000 habitants de Nicosie sont mis à mort[2]), entraîne rapidement une réaction des catholiques européens. Sous le nom de « Sainte-Ligue », le pape Pie V mobilise et réussit à constituer une alliance entre l’Espagne, Venise, les États pontificaux, la république de Gênes, le duché de Savoie, l’ordre de Saint-Jean de Jérusalem et quelques autres puissances.

L’ensemble s’inscrit dans le contexte plus général d’une lutte généralisée d’influence pour le contrôle de la Méditerranée. La bataille dérive des tensions géopolitiques et religieuses croissantes de l’époque, consécutives à la montée de l’expansionnisme musulman ottoman en Méditerranée. Celui-ci menace à nouveau des puissances chrétiennes, en particulier les intérêts espagnols, puissance dominante dans la région à l’époque. Depuis le début du XVIe siècle, les Turcs pratiquent des razzias en Méditerranée occidentale. Débarquant sur les côtes italiennes ou espagnoles, ils pillent les villes du littoral et arrachent les populations à leur village pour les emmener comme esclaves au service du sultan de l’Empire ottoman [….]
L’article beaucoup plus long est très instructif quant à la portée de cette bataille, à ses prolongements, conséquences et aboutissements. J’ai souligné certains membre de phrases qui montrent bien que l’Islam a toujours entretenu, entretient et entretiendra toujours, une volonté de conquête de l’Occident (autrefois) Chrétien, non par la prédication – ce qu’on pourrait comprendre -, mais sous la forme la plus agressive qui soit. La violence, la mise en esclavage de tout ce qui n’est pas musulman, le pillage et le massacre au nom d’Allah sont dans ses gênes et détermineront toujours sa politique. L’ignorer, comme le font nos élites européennes et françaises qui ont liquidé la civilisation européenne depuis longtemps au profit du Nouvel Ordre Mondial, nous coûtera très cher.
C’est d’ailleurs ce que souligne- d’une manière très implicite et quasi humoristique quand on assiste à ce qui se passe chez nous -, la fin de l’article de Wikipédia que je vous livre ici.

Elle nous dit ceci :
La portée de la bataille de Lépante fait l’objet de débats historiographiques. Certains ont vu dans cette victoire de forces européennes coalisées avec la papauté l’émergence d’une certaine « conscience européenne », structurée ici autour de son identité religieuse.

[Fin de citation]

On ne saurait mieux dire et je pose aussitôt la question : Qu’est-ce-qui pourrait « structurer l’identité » de l’Europe et lui permettre de résister aux dangers qui la menacent de l’intérieur comme de l’extérieur si ce n’est son identité religieuse bimillénaire ou presque ?
Or justement, comme pour répondre à ma question, les évêques conciliaires dits « de France » viennent de réunir leur conférence annuelle et ont pondu le poulet suivant.

La Conférences des Euwokes de France, pardon… des Évêques de France.

Figurez-vous que ladite conférence, que je ne m’imagine pas une seconde constituer une authentique Assemblée Catholique, a voulu intervenir dans le scrutin des Européennes. Pour aller à l’essentiel  elle appelle ses fidèles – dont je devrais être mais dont je ne suis plus – à « ne pas se tromper d’enjeux » ! Parfaitement d’accord avec ce point. Mais qu’entendent-ils par là et en quoi des élections peuvent-elles les intéresser, eux dont la tâche est d’édifier et non de militer ?
C’est tout simple, Mgrs les Évêques sans doute formés dans des séminaires dont les programmes dédaignant l’Histoire et les Dogmes de l’Église, ont été écrits par Mme Taubira, M. Mélenchon, Mme Martine Aubry et quelques autres penseurs politiques inspirés, appellent les Français à voter en faveur d’une « Europe de nations toutes ouvertes au monde entier et attentives aux besoins et aux réalités des autres ».
Vous remarquerez d’abord la subtilité entre Europe de nations et Europe des Nations : la première expression concerne une conception purement numérative et administrative, la seconde désigne une nature, une identité et une volonté politiques communes.
Il ne faut pas oublier que nos Euwoques ont été soigneusement choisis et mis en place par un pape jésuite, qui a depuis longtemps, lui aussi, voué l’Europe chrétienne aux oubliettes de l’Histoire, au profit de ce qu’il appelle « les périphéries ». Entreprise sournoise favorisée par un « syncrétisme œcuménique » sur le plan doctrinal, favorable au mondialisme athée qui cherche à se mettre en place définitivement. Une fois de plus on s’aperçoit qu’en matière d’ambiguïté et d’enfumage l’Église Conciliaire est championne toutes catégories. Normal puisqu’elle est fille de cette Maçonnerie qui, depuis la fin du XIXème siècle a réussi à s’infiltrer dans ses rangs et à en noyauter tous les rouages. Jusqu’au sommet.  

Reprenons le texte de la CEF. On a bien lu : nations toutes ouvertes au monde entier !
C’est tellement criminel et stupide qu’on en vient à douter du bon sens des rédacteurs.
La population mondiale était estimée à 8 milliards d’individus en 2023. Faudrait-il que chaque nation, grande ou petite, fût prête à accueillir tout ou partie de ce monde entier ? Bien sûr que non répondront humblement nos patelines excellences. Parfait. Il faudrait donc faire un tri, une sélection, établir des normes qui permettent aux pays « d’accueillir » et non « d’être submergés ». Or, justement, ce n’est pas ce que dit le texte dans lequel je ne perçois aucune nuance de cet ordre.
Il m’est venu alors à l’idée qu’en émettant de telles énormités pour satisfaire le « politiquement correct » gauchiste, nos Euwokes espéraient trouver la recette pour remplir les églises que leur apostasie silencieuse a vidées. Dame, avec quelques centaines de millions d’individus à accueillir, on pourrait en faire camper un grand nombre, avec leurs chèvres et leurs chameaux éventuellement, dans des lieux que la foi a désertée, pour leur redonner un peu de vie…
Et pourtant ils insistent lourdement en instrumentalisant l’anniversaire du débarquement en Normandie : Nous n’avons pas le droit de construire notre Europe comme un ensemble d’États repliés sur leur identité, soucieux de leurs seuls intérêts, alors que tant de fils de l’Amérique et de l’Océanie et l’Afrique se sont battus pour que nous ne vivions pas sous le joug de l’idéologie, celle de la race ou celle de la collectivisation.
Il faudrait que ces dignes prélats aillent raconter cela aux Chrétiens persécutés et massacrés aux quatre coins d’Amérique, d’Océanie, d’Afrique, du Moyen-Orient et d’Asie. Aussi bien d’ailleurs pour leurs origines raciales et pour leur opposition à toute forme de collectivisation que pour leurs choix religieux.
Les statistiques internationales les plus objectives montrent d’ailleurs que les Chrétiens constituent la population la plus persécutée au monde. Mais Nosseigneurs, leur préfèrent les Afghans et les Maghrébins.
Or, n
on seulement nous avons le droit de construire une Europe fidèle à ses racines, à son génie et au bonheur de ses enfants, certes amicale à tous les autres continents s’ils nous veulent du bien, mais sachant se protéger de toutes les entreprise de subversion et de submersion, s’ils nous veulent du mal. Nous en avons le droit et même le devoir car ce que ces messieurs appellent « identité et intérêts » constitue l’héritage que nous avons reçu des générations, chrétiennes ou non, qui nous ont précédés ; le précieux don à partir duquel notre capacité d’accomplissement individuel et collectif peut se développer ;  trésor civilisationnel et culturel que nous devons absolument transmettre à nos enfants.
Ne pas le reconnaître ou le mépriser c’est justement en cela que réside le wokisme doctrine à laquelle la hiérarchie de l’Eglise Catholique dite de France semble s’être convertie.

Je remarque aussi que ces combats contre l’idéologie, la race ou la collectivisation doctement invoqués par la CEF, n’ont pas profité qu’à nous Français et Européens, mais qu’ils ont aussi bénéficié aux Américains, Océaniens, et Africains. Le combat lorsqu’il se fait en faveur de liberté quand elle est soumise à la vérité, profite à tous et pas seulement à ceux qui le mènent. Ce sont les Européens qui ont été à la pointe de ce combat. Et les Chrétiens tout particulièrement ! C’est sans doute ce que prévoyait le Christ quand, négligeant de demander à ses Apôtres d’aller baptiser le monde ou les continents, Il leur enjoignait d’aller « baptiser les « nations ». C’est donc qu’Il les reconnaissait comme institutions favorables à la croissance spirituelle, morale et matérielle des hommes !

Mais nos évêques puisent-ils encore les éléments de leur discours politique, dans les Évangiles ou dans les Manifestes et Imprécations wokistes, ultragauchistes, mélanchoniens ?
Permettez moi un peu de poésie : si l’humanité est un bouquet, les nations en sont les fleurs et chacune d’elles est indispensable à la beauté de l’ensemble.   C’est pour ignorer cela que, pour le coup, nous retomberions dans une forme cette collectivisation-uniformisation que ces braves prêtres feignent de dénoncer sans voir qu’ils ne font que la susciter dissimulée sous les nouveaux haillons mondialistes.
D’ailleurs, s
’il y a plusieurs demeures dans la maison du Père, pourquoi n’y aurait-il pas de nombreuses nations cultivant chacune un ou des charismes et vertus particuliers ? Et pourquoi renoncerions nous à les cultiver et les protéger si nous voulons pouvoir les offrir à nos frères et surtout à nos enfants ?

Plus loin dans ce texte d’anthologie, Mgr Eric de Moulins-Beaufort, président de la CEF a pensé se distinguer dans l’exercice d’une sorte de masochisme spirituel en déclarant : nous, Européens, plus que les autres peuples de la Terre, avons une dette à l’égard du monde entier … ce que nous faisons de notre continent se doit d’honorer ceux qui ont mis leur vie en jeu pour nous.
Je répondrai à ce digne prélat que nous Européens, parce que le Christ nous a confié Sa parole, n’avons aucune dette mais un devoir envers ces peuples : celui de Le faire connaître et de Le faire aimer de toutes les nations et autant qu’il nous est possible. C’est bien ce que, malgré nos limites et nos imperfections bien humaines, nous n’avons cessé de faire tout au long de notre Histoire. S’il y a des Chrétiens au Japon, en Terre de Feu, en Afrique du Sud, dans les Balkans, en Mongolie, au Soudan, ou au Gröenland et même au Moyen-Orient, n’est-ce pas que nous avons su Lui obéir en Le faisant connaître ?

Le pire dans ce manifeste idéologique, c’est qu’on a beau chercher et rechercher : pas une seule fois le nom de Jésus Christ n’y apparaît ! Seule y figure une longue mise en accusation des peuples et des nations européens – dont la France fait partie.Peuples et nations que nos évêques sont censés édifier, enseigner et conserver dans la foi ! Et, – c’est tellement évident que je ne devrais pas avoir à le rappeler -, peuples et nations qu’ils devraient d’abord et avant tout aimer et protéger au lieu de les fustiger et de les condamner à devoir disparaître sous un flot migratoire, rien moins que fraternel, pour expier leurs péchés supposés. Et les leurs.

Quant à la dette si elle existe, elle a été depuis longtemps acquittée par les innombrables bienfaits culturels, scientifiques, médicaux, techniques, religieux que l’Europe a apportés à des peuples qui, sans elle, vivraient peut-être encore à l’âge de pierre et pratiqueraient allègrement l’anthropophagie ou la collection de scalps et la réduction des têtes de leurs adversaires.
Songez par exemple à l’Algérie : moins de deux millions d’habitants en 1830 à l’arrivée de la France, plus de dix millions en 1962 à son départ ! Un pays disposant alors, grâce à elle, de structures abondantes et généreuses : écoles, universités, hôpitaux, dispensaires, routes, lignes de chemin de fer, ports, aéroports, agriculture florissante partout où la terre le permettait, à tel point qu’en 1956 (si ma mémoire est bonne) l’Assemblée générale de l’ONU adressait ses félicitations à la France pour son œuvre en Algérie après que le ministre socialiste Christian Pineau en eut ouvert tout grand le dossier auprès de la dite Assemblée.
Sans oublier cet article de l’Écho d’Oran, d’un des dirigeants historiques du FLN qui y déplorait, il y a quelques années, le départ des Pieds-Noirs, force vive de l’Algérie. [Je n’ai pas pris le temps de le rechercher, mais si le coeur en dit à un lecteur ou à une lectrice, libre à eux]
Ne pourrait-on pas en dire autant de l’œuvre de la France dans le reste de l’Afrique dont la mise en valeur, contrairement à la propagande anticolonialiste, coûtait plus cher au contribuable français qu’elle ne lui rapportait par les matières premières qu’elle lui fournissait. Les ouvrages de Bernard Lugan, grand spécialiste de ces questions, me paraissent en administrer la preuve définitive.

Plus loin, la CEF, appelle à traverser la crise écologique sans conflits meurtriers et sans morts de millions d’êtres humains, et souhaite que la mémoire du 6 juin 1944 renouvelle le désir de servir une véritable culture  de la paix, bénéfique pour la France, pour l’Europe et pour le monde. Nobles paroles, fort convenues et aussi vides que vaines dans une période où le monde s’enflamme un peu partout. Le seul pompier véritable serait le Christ, Son amour, Son sacrifice, Son intercession et celle de Sa mère, mais nos prélats, plus militants progressistes que chrétiens, les ont complètement oubliés.

Cela me rappelle un souvenir amusant. Au début des années 70 Richard Nixon avait entrepris un voyage officiel en Espagne où il avait été reçu avec tous les honneurs par le gouvernement espagnol. Cependant Franco, déjà très affaibli par l’âge et la maladie, n’avait pas ouvert la bouche durant tout le repas officiel qui réunissait le gratin hispano-américain dans les salons du palais officiel du généralissime.
Et Nixon assis à côté de lui, plein d’humour, l’oeil pétillant avait demandé à son entourage : Est-ce qu’il fait que je suis là ?
Je me demande parfois si le gratin de l’Église conciliaire actuelle sait encore qu’il existe un Christ, roi des Nations (Quas Primas 1925), et un ensemble de principes constitutifs de la foi catholique, que l’on nomme la tradition de l’Église dont la France fut la protectrice et la promotrice durant plus de treize siècles ?
Bref, je me demande tout simplement s’ils savent qu’ils sont catholiques et que cela oblige leur conscience à proclamer la Vérité qu’on leur à confiée, à temps et à contretemps contre toutes les formes d’hérésies, au péril de leur vie s’il le faut, au lieu de flirter (quelquefois plus au propre qu’au figuré) avec les excités de tous bords ?

Autre perle sur l’écologie que nous devons à Mgr de Moulins-Beaufort : Nous n’avons pas le droit de négliger nos responsabilités à l’égard du monde entier, alors que le monde entier s’est mobilisé pour nous permettre d’être maîtres de notre destinée.
Ce qui sous-entend que les Européens, hier aidés à se débarrasser de la peste nazie grâce au concours de nations alliées dans un combat commun, seraient aujourd’hui les principaux, voire les seuls responsables, de la situation catastrophique du climat. On dirait qu’ayant oublié les principes élémentaires de leur foi, ils n’ont pas pour autant appris grand-chose de la réalité  concernant les principaux responsables de la crise climatique (si tant est que cette crise soit vraiment liée aux activités humaines) : les USA, la Chine, l’Inde à eux seuls doivent cumuler à peu près 55% de la production de CO2 et cela monte à 75% pour les pays du G.20. La France représentant 1% de l’émission de GES dans le monde !
Ce qui n’empêche pas la CEF de rappeler la mise en place en 2019 du Pacte vert européen, visant à réduire les émissions nettes de gaz à effet de serre d’au moins 55 % d’ici à 2030 et de  demander aux Européens – 7,7% des émissions mondiales pour l’UE, je le rappelle ! – d’être plus exigeants pour que notre continent, qui a tant et tant profité du vaste monde, soit un acteur premier d’une manière nouvelle d’être et d’avoir.
D’accord, mais que Messieurs les Chinois, les Indiens, les Américains, les Russes, les Japonais, les Iraniens, les Arabes, les Indonésiens, les Coréens nous donnent l’exemple, eux  qui nous surpassent infiniment dans le domaine de la pollution ; eux dont, d’autre part, notre continent n’aurait en rien profité, s’il n’avait d’abord contribué par tous les moyens possibles – humains, scientifiques et techniques – à leur propre développement, ce qui fait que ces peuples, de ce point de vue, resteront à tout jamais ses obligés et ses débiteurs.   

« Et c’est ainsi qu’Allah est grand » écrivait Alexandre Vialatte à la fin de ses articles. Pourquoi ne pas reprendre cette si prémonitoire tradiction ?

NOTES

[1] D’où mon allusion à Sélim III, allié objectif des islamistes partis à la conquête de l’occident.
[2] Charmants islamo-turco-ottomans : toujours acharnés à vouloir vous faire connaître le royaume d’Allah par les moyens les plus expéditifs. C’est sans doute ce qu’ils considèrent comme une forme de prédication. On est loin des Apôtres parcourant le monde à pied et se faisant trucider aux quatre coins de la planète, sans rien demander à personne ; morts pour témoigner simplement de leur amour du Christ et de leurs frères humains.

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