Le regard qui tue…

Très pris ces derniers temps par mes activités et quelques soucis d’ordre familial, je n’ai pas eu l’occasion de publier l’article que j’avais écrit à l’annonce de l’accession de notre sémillant et éphémère Ministre de l’Éducation dite Nationale au poste de Premier Ministre.

Depuis, d’autres événements sont survenus qui méritent qu’on s’y attarde : la mort de Badinter et sa panthéonisation, l’inscription de l’AVEN [1] dans le marbre douteux d’une Constitution devenue Code de la Transgression, dernier témoignage d’un peuple tellement avachi qu’il disparaîtra dans les égouts de l’Histoire, comme l’eau au fond du lavabo (pour reprendre une image sartrienne je crois), sans même s’en apercevoir. Notre Dame que nous reconstruisons à si grands frais et avec tant de dévouement ne sera plus alors qu’un temple maçonnique érigé à la gloire du Lucifer Mondialiste en plein cœur de Paris, ou l’une des milliers de mosquées qui ont commencé de recouvrir notre Patrie en lieu et place de ce « blanc manteau d’Églises » dont s’extasiait le moine Raoul Glaber, au début du XIème siècle.

Comblons notre retard et intéressons-nous un peu aux dessous (ne rêvez pas !) astrologiques du nouveau locataire de Matignon… dont la conférence de presse donnée par Ubu-Roi, son patron, dans la grande salle des fêtes de l’Élysée, nous a démontré quel rôle véritable lui est réservé : porte-serviette ou voix-de-son-maître ? Au choix. Si bien qu’on se demande ce que ce pauvre minet pourra bien annoncer d’original et de personnel dans son prochain discours de politique générale [2] devant une Assemblée dite Nationale, qui depuis quelques temps, fait une concurrence endiablée à la Cour des Miracles dépeinte par ce grand « Poissons » que fut Victor Hugo. Il n’y manque ni les bonimenteurs ni les viragos.

Je viens de vous mettre sur la piste, sans même que vous vous en aperceviez, grands ignorants !
Comment pouvez-vous ignorer que notre nouveau Premier Ministre est né sous le signe des Poissons ?
Comme Hugo donc : Légitimiste sous Charles X, Orléaniste sous Louis-Philippe, Socialiste sous la 2ème République, opposant à Badinguet depuis l’île de Guernesey (comme De Gaulle, « résistant » depuis Londres), et terminant ses jours dans une sorte d’universalisme plus ou moins teinté de mysticisme voire d’occultisme. Ce n’était pas la ronde des derviches soufis qui fascinaient Hugo à ce moment là, mais les tables tournantes.

A un niveau plus modeste et plus proche de nous, on peut citer aussi François Fillon, qui s’est « moulé » sur Sarko, pendant 5 ans et a supporté Pénélope pendant beaucoup plus longtemps qu’Ulysse et lui a coûté beaucoup plus cher. Sans jamais se plaindre. Évoquons encore Jacques Chaban-Delmas universelle aragne, au centre de la toile de la politique française pendant des décennies, doué d’un entregent extraordinaire, et même assez « ficelle » pour passer du grade de lieutenant à celui de général sur un coup de baguette magique politique tant il sut faire croire qu’il était indispensable pendant l’Occupation. Jean-Pierre Chevènement (l’éternel opposant qui – en bon « Poissons » (signe double) – voulait (et veut toujours je pense) concilier le socialisme le plus technocratique qui soit, avec une forme de nationalisme ombrageux, ce qui, sous d’autres cieux et en d’autres temps, a enfanté le pire régime qu’on puisse imaginer… après celui des Soviets. René Coty, assez bonne pâte pour appeler au secours de la Quatrième République et de l’Algérie française, celui qui allait les liquider, l’une et l’autre ; et, dernière image que l’Histoire retiendra de lui, pour rester comme deux ronds de flan sur le bord du trottoir après que De Gaulle, avec qui il avait déposé une gerbe sur la tombe du Soldat Inconnu, lui ait infligé le pire camouflet possible pour un Président de la République encore en exercice : l’ignorer, lui tourner le dos sans le raccompagner à sa voiture.

Renaud Donnedieu de Vabres, ex-ministre de la culture qui a dû faire battre le petit cœur de nombre de ses assistants et froufroutants collaborateurs rue Saint-Honoré. Julien Dray, toujours pris entre différentes loyautés. Arlette Laguiller, qui se serait bien vue mourir en martyre pour la religion marxiste, comme une nouvelle Blandine livrée aux lions « capitalistes ».  Évoquons encore l’incertaine mémoire de  Jean Lecanuet, Gérard Longuet, Pierre Messmer, tous plus ou moins ondoyants et contradictoires, et the last but not the least le verbeux et perspicace pacifiste Aristide Briand, archétype du Poissons universaliste et pacifiste hors sol, Prix Nobel de la Paix en 1926 conjointement avec son « confrère » Stresemann, ministre allemand, qui cosigne en 1928, le pacte Briand-Kellog-Stresemann qui déclare « la guerre hors-la-loi » ! Il n’avait pas lu Mein Kampf, pourtant paru en 1925 qui ne laissait aucun doute sur les intentions de nos cousins teutons. Peut-être conscient de sa jobardise, Briand (aux dires de cette mauvaise langue de Maurras) se refuse cependant à alerter le pays, à le mettre en état de se défendre, et à remettre l’Allemagne à sa place (la France en a encore les moyens à ce moment là). Il se contente de cacher les dossiers qui témoignent du réarmement allemand, en pure attitude « Poissons » qui est souvent une attitude d’évitement, de fuite, de désengagement, de compromission même, en espérant que Dieu reconnaîtra les siens.

C’est exactement ce que fait notre gouvernement depuis des lustres qui se refuse à nommer le danger qui nous menace et qui, bien au contraire, favorise une politique d’immigration exponentielle d’un côté et des abandons de souveraineté de l’autre, qui finiront par nous balayer. Comme les nouveaux Seigneurs de la Guerre nazis, ont balayé la Troisième République et la France en 1940 : douze ans après les accords Briand-Kellog-Stresemann !

Mais notre nouveau Premier Ministre est beaucoup plus subtil : il ne cesse de nous mettre en garde et de nous alerter, ce que ne faisait pas Briand ou Blum. Mais, avec son art consommé de l’inversion, il nous met en garde non contre ce et ceux qui nous menacent et transforment petit à petit la France en coupe-gorge islamo-gauchiste, mais contre ceux-là mêmes qui dénoncent ce danger, cherchent à nous préserver d’une éventuelle guerre civile et proposent des solutions politiques courageuses pour échapper au Charybde pseudo-européen d’un côté, et au Scylla islamo-woko-gauchiste de l’autre. Les deux s’entendant comme larrons en foire. Pour le moment…

Ainsi, plus de 60% des Français qui partagent la même analyse que moi et éprouvent la même inquiétude quant à la montée des périls qui nous menacent de plus en plus effrontément, sont-ils traités régulièrement de fascistes, racistes, complotistes, voire de nazis par ces « élites » politiques qui préparent, sans complexe, la liquidation/absorption de notre patrie bimillénaire et de sa culture helléno-chrétienne, dans la grande soupe mondialiste où toute culture, toute nation, toute individualité seront effacées. Pour le plus grand bonheur des différentes obédiences qui tirent la ficelle des pantins politiques qui s’agitent sous nos yeux, – dont Emmanuel et Gabriel [de si beaux prénoms pour de si pitoyables personnages] – au profit d’un seul maître : Lucifer. Sous quelque apparence qu’il se présente car, on le comprend bien, Lucifer n’est qu’un terme générique pour désigner les forces historiques qui, depuis des siècles, s’acharnent à détruire le monde occidental chrétien. C’est une histoire qu’il faudra bien que j’aborde un jour, mais le temps n’est pas venu. D’autres recherches me sont encore indispensables.

Cette tâche de liquidation-absorption, vous pouvez êtres sûrs que notre Premier Ministre s’y dévouera, corps et âme, sous l’égide d’un maître dont il partage les mêmes dispositions osmotiques et digestives : l’art d’avaler et de faire avaler les plus grosses couleuvres [3] suivant la position dans laquelle on se trouve. Dispositions qui permettent de passer d’un statut de militant du parti socialiste à celui de membre du cabinet de la ministre de la Santé Marisol Touraine (d’illustre mémoire) à 23 ans, parallèlement à une fonction de conseiller municipal de Vanves à  25 ans. En 2016 – 27 ans – il découvre la voie, la vérité et la vie en rejoignant En Marche et son prophète inspiré : Emmanuel Macron (dont la mégalomanie galopante apparaît déjà qui le conduit à gratifier son parti des mêmes initiales que les siennes). A 29 ans (âge saturnien entre tous : celui des grands choix de vie et des grands engagements) le voilà porte-parole de son bien-aimé Gourou. En découle son élection en tant que député de la dixième circonscription de Hauts de Seine, en 2017, soit à 28 ans ; puis membre du bureau exécutif de son parti à 32 ans, alors qu’il est déjà membre de la Commission des Affaires Culturelles et de la DésEducation Nationale et, dans la même foulée, rapporteur du projet de loi relatif à l’Orientation et à la Réussite des Étudiants (ORE). Lui qui – quoique nanti d’un diplôme Sciences Po [4] et d’un master en droit public – n’a jamais réussi à passer son examen de licence en droit, va donc s’occuper de la « réussite » des étudiants ! Comme quoi on ne prête pas toujours qu’aux riches.

Là encore on pourrait évoquer l’affinité avec son mentor qui n’a jamais réussi à entrer à Normale Sup, malgré deux tentatives et qui s’est donc rabattu, comme le font (ou le faisaient) beaucoup de fils à papa issus de notre upper-class politique, sur l’ENA, usine à technocrates assurant la garantie de revenus confortables à vie. Ce qui explique pourquoi la France est si bien administrée.

Mais cette brillante évolution ne s’arrête pas là. Le voilà désormais – à seulement 29 ans – secrétaire d’État auprès du ministre de l’Éducation nationale et de la jeunesse, dans le second gouvernement d’Édouard Philippe et, the last but not the least, plus jeune membre d’un gouvernement sous la Vème république.

J’interromps ce panégyrique par un souvenir personnel qui date de mes études secondaires. Autant dire qu’il y a un siècle ou presque. Un de mes condisciples de Troisième, me glisse à l’oreille en classe d’Histoire (on était en plein dans l’étude des différentes coalitions organisées contre la mégalomanie napoléonienne) :

– Connais-tu l’anecdote de Napoléon et du jeune officier ?
– Non. Raconte.

– A l’issue d’une journée de victoire, Napoléon remet des décorations à ses « braves » et s’approche d’un jeune officier aussi brillant sur le terrain qu’assidu à « soulager » certains de ses camarades de chambrée. Il lui pince l’oreille et lui dit :

– Bravo, jeune homme, vous êtes un véritable aiglon.

Et l’autre de lui répondre, tout rougissant et papillonnant des paupières :.

  • Oh non sire, tout juste un faucon…

Je ferme la parenthèse « souvenir ».

Mon anecdote napoléonienne apparaît moins incongrue qu’on le croirait quand on se souvient qu’à cette même époque, on charge notre jeune faucon de mettre en place le Service National Universel ! En fonction de quelles compétences ? Personne ne pourra répondre à cette question, sauf ceux qui l’ont investi. Je ne sache pas que l’empereur Hadrien ait jamais demandé à Antinoüs d’organiser le recrutement de ses armées. O tempora O mores disait l’autre.

– Un sacré mec cette Élisabeth
– Un joli p’tit lot ce Gabriel ! Mais moins viril que ma copine…

Mais ce n’est pas fini, car le voilà ensuite porte-parole du gouvernement Jean Castex, à 31 ans. Puis, Ubu-Roi étant réélu, le voilà Ministre délégué chargé des Comptes Publics (on comprend pourquoi la France est l’un des pays les plus endettés du monde) dans le gouvernement d’Elisabeth dite Borne, la taulière de Matignon. Réélu député, il renonce rapidement aux Comptes Publics. Ouf ! Mais il ne perd pas au change car il est tout aussitôt nommé Ministre de l’Éducation Nationale et de la Jeunesse (il n’y manque que « les sports »… pas forcément « en chambre ») à 34 ans !

Lui qui n’a jamais posé son tendre postérieur sur les bancs d’une école de la république puisqu’il n’a connu que l’École Alsacienne (et qu’il s’en vante) : la plus huppée et la plus snob des écoles françaises, celle où les bobos parisiens (de souche ou d’adoption) seraient prêts à se prostituer (un peu plus qu’ils ne le font) pour pouvoir y inscrire leur progéniture.  

Même remarque que pour les Comptes Publics, contournés sitôt qu’abordés (ah ! cet art de l’évitement dont je parlais plus haut !). Devant une nomination aussi incongrue, on se demande sur quels critères de compétences – autres que claniques et/ou privées – les ministres sont nommés.

Là encore, il ne fait d’ailleurs que passer et la rue de Grenelle n’en gardera pas grand souvenir. Ses ailes de faucon s’étant muées en ailes d’aiglon, le voilà en janvier de cette année 2024, le plus jeune et le plus inattendu, le plus inexpérimenté, le plus improbable Premier Ministre que la déliquescente Cinquième République ait jamais enfanté, et qui finira par se faire dessus tant elle est déclinante, même si elle s’efforce de pallier sa décrépitude par la nomination de jeunes ministres dont l’incompétence désarmante et la virilité à géométrie variable, ne sauraient lui redonner la force et le courage qui l’ont abandonnée depuis longtemps.

– Rodrigue as-tu du cœur ? demande la Cinquième finissante à ses responsables.
– C’est le Giton de Pétrone et non Le Cid de Corneille qui répond :  Non, mais j’ai bien d’autres appâts… Avant de partir filer le parfait amour avec un quelconque ministre chargé d’administrer des affaires qui lui sont aussi étrangères que la langue française qu’il massacre à chacune de ses phrases.
Ainsi se termine le bref résumé de l’improbable carrière de ce jeune prodige – et de son protecteur -, que seule la plus décadente des sociétés romaines aurait pu rêver.

On songe, en observant la paire « jeuniste » Emmanuel-Gabriel, à la destinée de Romulus Augustule, dernier Empereur d’une Rome expirante  à l’âge de 14 ans et n’ayant régné que 10 mois avant d’être mis au piquet par le mercenaire Odoacre, puis remplacé par Théodoric l’Ostrogoth, renvoyant les emblèmes impériaux à l’Empereur d’Orient.
A qui nos deniers ectoplasmes politiques renverront-ils les emblèmes de la France ?
A Soros ? à Rothschild ? à  Rockefeller ? à Klaus Schwab en son fief de Davos ?

Évoquons l’heureux temps où la France constituait l’unique souci de nos souverains. Quels que fussent leurs défauts personnels, ils n’auraient jamais toléré que le Royaume de France tombât aux mains d’une clique mondialiste cupide et dictatoriale à terme. Puisque nous parlions plus ou moins de « jeunisme » avec l’actuel locataire de Matignon, on songe à saint Louis IX, roi de France à douze ans,     après la mort précoce de son père Louis VIII dit « le lion ». Très jeune pour régner certes, mais encadré et formé à tenir son rôle – maintenir l’intégrité du royaume – par Philippe-Auguste son grand-père et par Blanche de Castille, sa mère, aussi « couillus » l’un que l’autre et qui auraient préféré le voir mort que de livrer la couronne et son peuple à quelque puissance politique, idéologique ou religieuse.
C’était le temps où on savait qui devait gouverner et pourquoi. Celui où « servir la France » ne consistait pas à la dissoudre « par ruse, par cautèle », par ambition aveugle et par cupidité.
Ce n’est plus le cas aujourd’hui où la « démocratie parlementaire » a  ouvert la voie à toutes les ambitions, toutes les manipulations, toutes les malversations amenant au pouvoir des gens qui n’ont de Français que l’état-civil, mais certainement pas l’esprit et le cœur, entièrement dévolus à d’autres puissances.

Dans le prochain chapitre je m’efforcerai de dégager les grands traits de la personnalité de ce nouveau Premier Ministre « Poissons »… s’il est encore en place à ce moment là.

– Fin du chapitre « I ».

NOTES.
[1] Assassinat Volontaire de l’Enfant à Naître.
[2] Depuis, on a vu et on a été servi…
[3] Le climat de « cage aux folles » qui s’est installé chez nos élites politiques auto-proclamées, pouvant égarer le lecteur je le prie donc de ne voir aucune allusion de nature sexuelle dans cette image.
[4] Je ne sais si être diplômé de Sciences Po, de nos jours, peut réellement signifier autre chose que d’être prêt à entrer en guerre contre notre identité et notre culture historique et à se vautrer dans la fange durant la fameuse semaine « Queer »… Qu’en pensez-vous ?

 

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