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Vous êtes ici : Accueil > Articles et Conférences > Connaître pour Croire


On connaît sans doute l'anecdote. Louis Pasteur traverse un salon un verre à la main. Une dame s'avance et lui lance : « M. Pasteur, je ne crois pas à vos microbes ! ». Et lui, plus glacial que jamais : « Qu'est-ce-que vous voulez que ça leur foute ? ».
Pour ma part je manifeste rarement la rugosité de ce grand Capricorne étant plutôt porté à la courtoisie (Balance oblige) mais j'ai mes propres réponses aux préjugés de mes interlocuteurs. Ainsi quand on m'affirme :
- « Je ne crois pas à l'astrologie » je réponds toujours :
- « Moi non plus ».
- « Vous ne croyez donc pas à ce que vous faites ? ».

Ce n'est pas mon langage. Je constate chaque jour par des expériences nouvelles, la validité étonnante de la pensée astrologique ; mais je réserve le mot croire à d'autres dispositions de mon esprit. Et certains de mes contemporains devraient faire de même qui élèvent les certitudes limitées et contingentes de la pensée mécaniste à la hauteur d'une « foi » de Taliban. Comme si le réel ne pouvait s'offrir que sous les seules espèces de leurs mesures et de leurs équations ; en ignorant, malgré Nietzsche, Bergson ou Heidegger, l'art et singulièrement à la poèsie.

En fait il s'agit là d'une maladie de « foi » que les dictionnaires appellent « idéologie » et dont les fils se nomment « positivisme » « rationalisme » « scientisme »....Enfants bornés qui rejettent hors les possibilités de l'intelligence, toute forme de connaissance qui échappe au paradigme où ils s'emprisonnent eux-mêmes.
Je ne crois donc pas à l'astrologie : je la pratique, je l'interroge sans cesse et elle me donne accès à une vision de la réalité du monde et de l'être dont elle détient seule la clé. Et c'est par là qu'elle m'aide à vivre et à croire vraiment.
Qu'on me comprenne bien.

Si l'astrologie fonctionne, si elle me donne accès à des informations originales (des origines) sur les déterminations de ma personnalité, sur mon devenir possible dont les grandes phases sont déjà pointées dans le thème natal, si elle m'apporte aussi de précieuses informations sur l'héritage psycho-affectif qui m'est transmis par mes parents (d'où mon intérêt passionné pour ce que j'appelle la « cosmogénéalogie ») de telle sorte qu'elle me montre comment m'accomplir en connaissance de cause - c'est à dire en toute liberté - si elle me signale les pièges à éviter, les scénarios où ne pas m'enliser, les dispositions à développer, les activités dans lesquelles me réaliser, etc, et si de plus j'exclus toute explication causaliste pour justifier l'ensemble de ces déterminations (je ne crois pas à un destin absolu qui me serait imposé par une quelconque influence des corps célestes) car 1) cette explication n'est pas démontrée, 2) elle nierait mes possibilités de vivre mon thème de façon libre et originale (spécifique et individuelle) il me faut bien alors ouvrir mon intelligence à une explication inédite qui la satisfasse.

Je la trouve dans l'idée que le monde n'est pas une grande machine mais une grande pensée et que l'astrologie est un de ses langages. Les astres ne sont pas des causes, ils sont des signes. Ce n'est pas une idée originale, c'est une idée méprisée par la pensée moderne et post-moderne. Elle nous vient en particulier de Plotin.
Il nous faut alors concevoir que nous naissons au moment précis où « l'état du ciel » exprime qui nous sommes et indique les voies que cette Pensée attend de nous voir emprunter en déjouant les pièges que l'hérédité astrale nous révèle sur le parcours de notre destinée individuelle.
Ces voies sont toujours les plus satisfaisantes pour elle, les plus réalisatrices pour nous dans l'ordre des moyens dont nous avons été dotés.

Ainsi le ciel est le miroir de l'homme comme la psyché humaine est le reflet vivant et actif de cette Intelligence organisatrice et anticipatrice que Plotin et les Stoïciens appelaient « pronoia ». Et notre thème natal est un cadeau précieux qu'elle a bien voulu déposer au faîte de notre berceau, nous indiquant comment nous relier à un ordre où notre place trouve sa pleine justification.
Quelqu'un nous parle, grâce au thème natal, avec une sollicitude qui fait bien défaut à d'autres formes de pensée. Une sorte de poète qui dessine des ellipses étoilées sur le tableau du ciel pour mettre du sens dans notre existence.
Ainsi, une vie privée de sens est impensable pour un astrologue quand il constate que son itinéraire individuel trouve sa juste place dans le vaste réseau de correspondances où se manifeste un ordre universel que la science positive est impuissante à saisir.
Trouver un sens à sa vie en la configurant à une réalité plus vaste et plus gratifiante que le fonctionnement de nos neurones ou de nos glandes, n'est-ce pas une des formes de la foi ? Et si oui, comment une telle foi pourrait-elle ne pas m'aider à vivre ? Et à mourir.....