Rassurez-vous on est gouverné…

Nous avons conclu notre précédent et avant-dernier chapitre consacré au thème de Gabriel Attal, en adoptant le ton de la dérision. Pourquoi ?
Parce que commentant la situation de notre pays en observant les comportement de noss élites décérébrées, caquetantes et impuissantes dont nous nous sommes dotés, je me suis spontanément demandé ce que cette situation, aussi ubuesque que funeste, aurait inspiré à Molière ? Et les vers de Musset rendant hommage à son génie et à son art de la dérision politique (entre autres) dans « Une soirée perdue », me sont revenus en mémoire :

 

J’étais seul l’autre soir au Théâtre Français
Ou presque seul
L’auteur n’avait pas grand succès, ce n’était que Molière
[….]
J’écoutais cependant cette simple harmonie,
Et comme le bon sens fait parler le génie.
J’admirais quel amour pour l’âpre vérité
Eut cet homme si fier en sa naïveté,
Quel grand et vrai savoir des choses de ce monde,
Quelle mâle gaieté, si triste et si profonde
Que, lorsqu’on vient d’en rire, on devrait en pleurer !

Une paire gagnante… pour tous les ennemis de notre patrie

A voir l’état de notre pays, du « bon sens » et du « génie » chez notre paire d’olibrius, il faudrait se lever de bon matin pour en trouver, sauf en matière comique comme on l’a vu précédemment.
« L’amour pour l’âpre vérité ». Voilà de quoi faire mourir de rire notre paire d’affabulateurs à l’inépuisable stock d’« éléments de langage » destinés à tordre le cou à ladite vérité.
La « mâle gaieté » ? Il faudrait demander à Brigitte[1], Alexandre[2] et Stéphane[3] qui ont partagé l’intimité de nos deux Pieds Nickelés, si on peut associer l’adjectif « mâle » au substantif « gayté », oups ! « gaieté ».

Le « gouvernement » Attal. à la manœuvre

Bref, dans un univers politique qui ne semble échapper à celui de Molière que pour sombrer dans celui de Poiret et Serrault, avant d’évoluer, bientôt, vers ceux de Haroun âr-Rachîd ou Big Brother (voire les deux), il ne nous reste que le parti de rire si on veut éviter de pleurer toutes les larmes de notre corps sur le sort d’une Patrie de plus en plus effacée, hébétée, bâillonnée et bientôt passée par pertes et profits ….
Cela dit, reprenons, plus sérieusement, l’exploration astrologique que nous avons entreprise sur le thème de Gabriel Attal et terminons là pour passer à d’autres sujets très actuels, comme se le propose cette série d’articles quasi nécrologiques sur l’état d’un pays qui fut grand et imposa autrefois son style et sa culture à toute l’Europe.

Nous nous sommes beaucoup attardés à réfléchir sur l’opposition :

LUNE/SATURNE-NEPTUNE-URANUS

qui nous est apparue comme exprimant l’enjeu majeur de la personnalité de Gabriel Attal. Nous l’avons comparée à l’axe central d’un « Cerf-Volant », dont les deux ailes reposent :
1 – sur PLUTON en Scorpion et en Maison V
2 – sur l’amas de 3 corps célestes en Poissons et en Maison IX, au centre duquel évolue le SOLEIL.

Reprenons ce deux configurations une à une.

PLUTON en SCORPION et en V.

Dire que Pluton dans son propre signe évoque la force invincible de la vie biologique et/ou l’appel à une ouverture spirituelle, celle qui permet au Phoenix de mourir et renaître de ses cendres, ne me semble pas exagéré.
Rapportée à sa dimension psychologique et morale, cette force de vie évoquée par PLUTON évoque le vouloir vivre à tout prix et en toutes circonstances ; celui qui nous anime dès notre naissance, et même bien avant [si la mère qui nous porte ne nous condamne pas à mort pour « convenances personnelles »]. Mais l’extrême ambiguïté qui s’attache à cet instinct plutonien c’est que chaque seconde de vie que nous gagnons grâce à lui, nous rapproche de la fin inéluctable dont il est aussi l’exécuteur impavide. Dieu (pour moi) la Nature (pour les autres) a réglé les choses avec beaucoup d’humour. Le même principe qui nous permet de nous perpétuer et de perpétuer l’espèce est aussi celui qui – depuis le péché originel – siffle la fin de la partie  quand le temps est venu de laisser la place aux générations à venir.
* Dans le premier cas c’est la sexualité qui est chargée d’assurer notre pérennité physique, dernier degré d’expression de cette force de création que Dieu a placée en nous[4]
* Dans le second c’est une sorte de très mystérieux instinct d’autodestruction ou d’obsolescence qui nous conduit à quitter la partie terrestre … mais pour nous ouvrir aux béatitudes de notre Patrie céleste. Ce que notre époque à quasi unanimement oublié.

Or PLUTON a un rôle à jouer dans ces deux domaines : d’où cette ambiguïté radicale que je soulignais plus haut qui en fait, sous la plume de la plupart des auteurs, facteur de destruction/régénération, ou de mort/renaissance.
Quant à son « domicile », le Scorpion, si je reprends ma petite revue de littérature astrologique, Colombet lui accorde le goût du combat et de la confrontation[5], la fermeté et la rudesse, le goût du ou des secrets, le besoin d’aller au fond des choses, l’esprit critique voire inquisiteur habile à trouver les points faibles de l’adversaire et à le torturer (si affinités…). Peu sensible, rancunier, excessif, dans le travail comme dans le plaisir (sexuel) il manifeste souvent une intensité extraordinaire et peut se montrer l’homme des crises et des situations difficiles.
On comprend alors pourquoi Macron embourbé dans ses délires et ses échecs aurait appelé Gabriel le plutonien, à Matignon : pour nettoyer les écuries d’Augias ?

J’arrête là les métaphores, on a compris : le Scorpion est la force d’action et d’agression nécessaire à nous garder en vie par tous les moyens possibles. Y compris les plus violents. Il assure en quelque sorte la fonction – indispensable à notre besoin essentiel d’autoprotection et d’autoconservation – chargée de nous prémunir contre tout ce qui menace notre survie physique, morale, intellectuelle et spirituelle.
Ce qui le conduit souvent le natif du Scorpion, à considérer la société en général, ou certaines cibles en particulier, comme des dangers mortels pour lui et à vouloir les détruire. Un psychiatre dirait certainement que son profil est celui du paranoïaque au meilleur de sa forme. Méfiant, agressif, réactif ou rejetant ; en tous cas toujours plus ou moins sur la défensive? quand nous avons affaire aux formes les plus atténuées et socialement intégrées, très présentes dans le monde politique.
Quand on a étudié, comme je me suis efforcé de le faire, de grandes séries de thèmes de criminels, assassins, sadiques et violeurs de toutes sortes, on ne peut que constater la prédominance constante des valeurs martiennes, plutoniennes et de la dimension Scorpion, présentes dans ces thèmes.
Rappelons, pour faire bonne mesure, que la Carte du ciel du marquis de Sade présente un magnifique PLUTON à l’Asc Scorpion et un MARS en Bélier au carré de VENUS (les autres) et SATURNE [6] (la régression morale).
Mais on rencontre cette dimension, aussi chez les grands réfractaires, les grands inspirés, les grands résistants : Saint Augustin affronté aux Vandales, Richelieu « résistant » au mortel encerclement de la France par la Maison d’Autriche des Habsbourg,  Luther défiant l’Église et la Papauté, Hitler (Asc. Scorpion -Pluton dominante) agressant l’Europe puis transformant l’Allemagne en bunker
J’arrête là ma digression sur les valeurs « Scorpion » encore qu’il y aurait encore beaucoup à en dire.

Je ne suis pas en train d’écrire que Gabriel Attal est un serial-killer en puissance, ou, inversement, un « résistant » de haute volée. Il n’y a qu’à voir comment il nous prémunit contre les dangers d’une immigration-invasion de plus en plus agressive pour le comprendre. D’une certaine manière son thème est trop équilibré, trop harmonieux, trop « féminin [7] » pour inspirer de tels « exploits ». C’est, en effet, le propre des figures en « cerf-volant » que de favoriser l’heureuse intégration de tensions qui, livrées à elles mêmes, conduiraient peut-être au pire, ce qui ne veut absolument pas dire qu’elles entraînent le meilleur. Tout dépend de la qualité d’âme de celui ou celle qui en bénéficie. Ce que le thème ne nous apprend pas.
Nous pouvons avoir un thème en Cerf-Volant chez un voyou harmonieux, sociable et heureux de lui-même, comme nous pouvons l’avoir chez une personne socialement et moralement équilibrée, facteur de très bonne intégration et de pondération dans le milieu qui est le sien.

Gardons en mémoire néanmoins ces remarques relatives à Pluton et au Scorpion, car on ne présente jamais impunément de telles dispositions, et le sadisme potentiel d’une telle configuration harmonieuse dans la forme mais qu’on pourrait dire « plutonisée » dans le fond, peut très bien s’exprimer par des comportements, certes admis socialement à telle ou telle époque (surtout à la nôtre de grand défoulement) mais rédhibitoirement nocifs à l’aune de la morale naturelle. C’est comme d’une petite cuiller de vinaigre versée dans un Gevrey-Chambertin : le volume n’y fait rien, le vin sera irrémédiablement gâché.

Terminons, de manière plus optimiste, avec la vision que nous offre notre astrologue allemand d’un PLUTON en Scorpion. Il y voit (potentiellement) zèle, courage, fermeté, lucidité, énergie, ambition, passion mais avec risque – si le sujet n’est pas à la hauteur de telles dispositions – de fanatisme, obstination et entêtement, indocilité, méchanceté, domination à tout prix.
Ne gardons que les qualités ainsi énumérées, et remarquons qu’elle soutiennent l’expression première du « moi » grâce au trigone que PLUTON adresse à la LUNE, maîtresse de l’ASC., et placée à l’ASC. C’est un aspect que l’Astrologie dite Conditionaliste [8] (contribution majeure de Jean-Pierre Nicola à notre art), considère comme ambigu.
En effet, pour cette Astrologie, la LUNE représente l’être dans sa globalité, son homogénéité, son unité intérieure, son équilibre homéostatique, si on aime les termes scientifiques. Comparons la à une cellule dotée de tous les mécanismes nécessaires à son bon fonctionnement au sein d’un organisme sain. Comparons maintenant PLUTON à un virus qui viendrait rendre visite à ladite cellule ronronnant dans son petit coin, au risque de fausser les multiples tâches auxquelles elle se livre. Comment croirez-vous qu’elle réagira ? D’accord vous n’êtes pas biologiste et moi non plus, mais on peut le deviner : la panique et la mise en place des mécanismes de défense dont la mobilisation du système immunitaire et autres réactions possibles…
Mais, sur le plan de la conscience de soi qui seul nous intéresse ici, on devine  la faille.
Freud y verrait sans doute le mauvais tour que le ça, ses pulsions, ses fantasmes et ses obsessions, viendrait jouer à un moi trop lisse et satisfait de lui-même. Son fameux Das Unheimliche, son inquiétante étrangeté. Quand on connaît l’histoire familiale de Gabriel on comprend et l’origine de cette « étrangeté » liée aux conditions mêmes de sa conception, et les dérives qu’elle a pu entraîner en s’associant aux autres circonstances d’une éducation très particulière dans une ambiance nocive.

Mais soyons plus positif. Ce rapport LUNE-PLUTON a sans doute contribué à éveiller la conscience de Gabriel à la complexité des choses, elle lui a fait pressentir les tensions et les énergies farouches s’agitant sous la simplicité des apparences [9] ; déceler les rides derrière le maquillage ; les calculs sordides  derrière les postures (politiques notamment) ; l’aspic caché sous les roses de la mentalité politicienne. Je pense, à considérer le déroulement de sa carrière, que l’aspect lui a surtout appris à tirer parti de cette complexité au lieu d’en être victime. D’abord pour se protéger, puis pour dominer.
C’est ainsi qu’il a tout naturellement découvert comment manipuler les vanités et les illusions de celles et ceux qui pouvaient servir sa carrière, à jouer sur leurs failles, leurs doutes, leurs attentes ; éventuellement leurs attirances pour lui (simple supposition) ? Bref on peut penser que, chez lui, l’aspic était toujours aux aguets, derrière la façade d’un visage de gendre idéal au teint de lys et de rose, jouant le rôle du disciple empressé, mais se muant en exécuteur sans pitié au moment opportun. Je pense que Mme Borne pourrait nous en dire quelque chose. Il faut dire qu’il avait un maître à la hauteur ; un maître qui a su enjôler puis trahir tous ceux qui ont pu favoriser sa carrière d’arriviste effréné.
Au positif il nous faudra donc accorder à notre sujet, outre les qualités ci-dessus énumérées, une sorte de flair de fin limier, une capacité de décrypter les êtres et les situations, qualités essentielles 1/ a se préserver de tout danger 2/ à assurer emprise et domination [10].
Voilà de quoi justifier le parcours expéditif de ce jeune homme, élevé sous la mère [11]. Fils à maman et à Marisol peut-être, mais fils doué malgré tout d’une sacrée volonté de s’affirmer, de prospérer et de réussir, comme s’il s’agissait pour lui, d’une question de vie ou de mort.
Le fait est que si Gabriel a été conçu par PMA, comme l’affirme ma correspondante dans le message publié en tête du précédent article, on peut penser qu’il lui fallait cette irrésistible envie de vivre pour franchir l’épreuve de sa conception et celle de son parcours vers la naissance, dans un contexte obstétrico-gynécolo-psychologique des plus difficiles.
Au chapitre des comportements, on peut deviner à travers cette présence en Maison V (celle des enfants, amours, créations et procréation) l’intensité des passions amoureuses, d’autant plus tourmentées que singulières, qui ont dû ravager le cœur de notre héros. On peut y voir aussi, l’empreinte d’un « égo » plus secret, plus décisif, plus affirmé et déterminé, que l’« ego » lunaire et cancérien. En effet, je considère que les dispositions fondamentales  de la personnalité de base d’un sujet, doivent se lire dans le réseau des Maison I – V et IX. Si l’Asc. exprime l’orientation première de la personnalité d’un individu, les deux maisons de même « élément » (la V et la IX) indiquent les phases d’un développement qui tendra à enrichir cette personnalité de significations nouvelles avec le temps.

On peut donc dire de Gabriel, qu’il est autant Scorpion que Cancer et qu’il est tout autant Poissons que Cancer et Scorpion, puisque les Poissons occupent cette 3ème Maison de ce j’appellerai le ternaire de l’Identité et que, de plus, on y trouve le SOLEIL[12].   

LE TRIUMVIRAT SOLEIL – VENUS – MERCURE en POISSONS

Nous voici quasiment arrivés à la fin de notre quête en observant ce remarquable « triumvirat » évoqué en titre.
Le Soleil, Mercure et Vénus, ne sont jamais très éloignés les uns des autres (45° au maximum pour Vénus) mais ce n’est pour autant qu’ils soient toujours présents dans le même signe et, surtout, aussi rapprochés qu’ils le sont ici.
Remarquons (autre rapprochement entre les deux personnages) que le thème d’Emmanuel Macron, présente lui aussi, une concentration assez étroite de ces trois corps célestes, mais en Sagittaire, sur moins de 10° : ce qu’on appelle une « conjonction ».
La plupart du temps, les trois compères évoluent dans deux, voire trois, signes. On peut avoir un SOLEIL en Balance par exemple, un Mercure vers la fin de la Vierge et une Vénus en début Scorpion.
On devine assez aisément la différence entre ces combinaisons : la présence simultanée tend le même signe tend :
1/ A renforcer l’unité de perception et de de représentation (pour emprunter ce terme à l’École Conditionaliste). Concevoir et vouloir (Soleil) Penser, Réfléchir et Communiquer (Mercure) Éprouver, Aimer et Choisir (Vénus) n’ont aucune difficulté à se coordonner ou à se concilier, car toutes ces facultés, émanent de la même source et visent le même objectif décliné sur tous les plans de la réalité. Toute proportion soigneusement gardée, on pense à la Trinité Père, Fils et Saint-Esprit (Création – Verbe – Charité) de ce Dieu Chrétien en « Trois Personnes » qui pose tant de problèmes à nos intellects limités.
On pourrait donc dire de cette « formule » qu’elle concerne des personnes chez lesquelles la cérébralité, l’intellectualité  ou, si vous préférez, le magistère des idées et des conceptions personnelles, l’emporte sur l’expérience, sur les faits, sur les réalités qu’il façonne à l’aune de sa volonté.
Ce qui me permet d’introduire ici une remarque de la consultante dont vous avez pu lire un des messages en entrée de mon article précédent, mais qui m’a communiqué, par ailleurs, la réflexion suivante :

Ce n’est pas tant le thème natal qui pose problème ici, mais les conditionnements [13] : le milieu privilégié dans lequel il est né d’une part, et le fait qu’il n’a jamais travaillé dans une entreprise, il n’a jamais véritablement mis les mains dans la glaise ! Il n’a pas eu à se battre et a été immédiatement materné : Marisol Touraine qui l’a recruté comme stagiaire à 19 ans, et pris comme conseiller à 22 (il avait été au lycée avec sa fille). Son côté Cancer et la difficulté à couper le cordon ombilical l’a amené à chercher une autre mère de substitution : Marisol Touraine est Poissons (de même que la mère de Gabriel), avec Mars en Gémeaux, Saturne en Capricorne, Mercure-Mars en Bélier.

Cette personne met le doigt où ça fait mal : chez Gabriel, comme chez Emmanuel, les idées, les apriori, l’idée qu’on se fait des choses, ont plus d’importance que ce que les choses nous révèlent d’elles-mêmes, les faits, l’expérience, l’affrontement aux réalités. Ce sont des enfants à l’intelligence livresque, à l’esprit plus ou moins chimérique et fermé aux réalités extérieures, protégés qu’ils sont – de plus ! – des dures réalités de la vie par un environnement privilégié, qui a développé chez eux une vanité inguérissable [14]. Ce qu’on nomme aujourd’hui des « adulescents ». En bref, des attardés à grosses têtes. Malheur à toi, pays dont le Roi est un enfant !  dit l’Ecclésiaste [15].
Je l’ai dit plus haut, ce sont des « mentaux » ou « cérébraux » avant tout, qui règlent leurs problèmes sur le dos de leurs concitoyens. Et des mentaux dans le thème de qui Saturne et Uranus – sans oublier Neptune – prennent trop de place, sont prédisposés d’abord à se comporter en théoriciens (souvent hors sol) puis, s’ils ne sont sévèrement recadrés, à vouloir imposer leurs conceptions à la réalité, du simple fait qu’ils se pensent destinés à réinventer (un mot très « macronien », « progressiste » et « wokiste ») le monde qu’à respecter celui qui existe déjà qu’ils détestent. On a alors toute la gamme des songe-creux, des marchands d’illusion, des « guides » inspirés, des « hommes providentiels », et, bien sûr celle des tyrans. Tous ceux, je le répète à dessein, qui voulant imposer l’idée qu’ils se font de l’homme et du monde, ne songent qu’à détruire ceux qui existent déjà ; tellement imparfaits qu’ils ne méritent aucunement de survivre. A un de gré moindre on a la caste des technocrates qui pensent que la vie et la destinée des hommes se règlent à l’aide de statistiques et d’algorithmes bien choisis par une I.A infaillible.
Bref, on a compris l’idée générale : comme dirait l’Astrologie Conditionaliste [16] que j’ai mise à contribution dans cette partie de mon étude, la conjonction SOLEIL-MERCURE-VENUS ne se réfère qu’à une seule source de stimuli à l’intérieur de laquelle elle puise ses informations.
En termes plus convenus, je dirai que ce que cette formule gagne en intensité, unité et clarté, elle le perd en réceptivité au réel, en souplesse et en ouverture à la diversité du monde. Ce que cette disposition intellectuelle éclaire, elle l’éclaire à la manière d’un phare dont on perçoit la lumière illuminant le paysage maritime à des km … mais, qui n’atteignant que certaines zones spécifiques mobilisant la vue du navigateur, laisse échapper tout le reste dans le noir le plus total. On pourrait en dire autant d’un radar dont on peut facilement déjouer la vigilance en volant au-dessus ou au-dessous de sa zone d’action.
Alors se pose la question : dans quel sens spécifique la conscience de Gabriel Attal, sera-t-elle orientée, au risque de laisser échapper de larges plages de la réalité ? Quelle est sa Weltanschauung (vision du monde) ? Quel Weiltgeist (esprit du monde) l’anime-t-il ? Comme vous le constatez, nos amis allemands possèdent un vocabulaire à la fois plus large et plus incisif pour désigner certaines réalités existentielles qui nous échappent.

Le thème répond sans ambigüité : la conscience de G. A. ne peut s’orienter que dans le sens du signe dont les dispositions foncières que nous venons de tenter de mettre à jour, auront à satisfaire les attentes : les Poissons.
On pourrait comparer cet état de fait, au domaine de la musique. Les tons et demi-tons de la gamme (douze au total) ont chacun une place qui leur est propre à l’intérieur de la bande sonore, donc une fonction et une mission qu’ils sont seuls à pouvoir remplir : un ne peut remplacer un si, de même qu’un bémol, n’est pas vraiment l’équivalent du dièze correspondant. Mais engagés à la fois dans un mode majeur ou mineur et à l’intérieur de l’une des vingt quatre tonalités possibles (je laisse les  fantaisies atonales modernes de côté) ces mêmes notes et groupes de notes, n’ont pas la même signification ni le même effet sur la sensibilité musicale et l’imaginaire artistique de l’auditeur [16 bis], car ils participeront à un discours spécifique – mélodique et harmonique – qui constitue l’équivalent de ce que les attentes essentielles de chaque signe, à l’intérieur de la structure zodiacale, entend voir se manifester.

Les corps célestes tout en ayant leur rôle propre, sont les « activateurs » des signes ; tout comme les signes sont les « canalisateurs » des forces planétaires. Ils déterminent l’ambiance et le cadre à l’intérieur desquels ces forces, doivent pouvoir agir et s’exprimer.

LES POISSONS

du bocal à Matignon…

 Je pourrai discourir sur les signes-étapes du zodiaque à n’en plus finir, tant la matière est riche puisqu’elle recouvre le champ complet à explorer pour une conscience humaine. Et les Poissons tout particulièrement, qui sont au terme d’un cycle dont ils doivent, d’une certaine façon, assimiler toutes les étapes, avant de donner naissance à un nouveau cycle. D’où les valeurs contradictoires qui les animent souvent. Je vais essayer de résumer les traits distinctifs d’un « signe » dont l’imprécision, la contradiction et l’indéfinition constituent les caractéristiques majeures .

D’un côté on peut valoriser le côté osmotique des Poissons. La symbolique saisonnière évoque ce moment de l’année où la durée de jour (en augmentation constante depuis le 1° Capricorne) cherche à équilibrer (puis à dépasser) la durée de nuit, tendant ainsi à effacer les différences, à réaliser une sorte d’union provisoire où rien n’est plus blanc et rien n’est encore noir et permet soit les intégrations supérieures, les assimilations les plus improbables, soit de sombrer dans l’indifférencié, le flou, le « ni l’un, ni l’autre » sans pour autant définir un 3ème terme qui permette de trancher le choix à faire : d’où indécision, aboulie, immobilisme.  

Dans une version plus médiocre on assistera à toutes les facilités offertes par les compromissions, les retournements de veste, le double-langage, voire pire…

Dans une version plus élevée, cette fin de cycle qui constitue le moment où le cycle précédent se défait et va disparaître, (comme le manteau neigeux s’efface en se répandant en coulées fécondantes sur les terres en aval), sans encore que les forces vives du printemps aient impulsé l’irruption violente d’un nouveau cycle de vie bien canalisé (le Bélier et le Taureau qui suivent), nous livre pour un moment aux charmes de l’inconditionné[17] inscrivant en marge de la partition de la vie  cet ad libitum par lequel les compositeurs invitent leurs interprètes à s’abandonner à leur imagination, à leur fantaisie, à faire preuve de poésie,  ou plutôt à se laisser assez vacants, disponibles, oublieux de tout ce qu’ils ont laborieusement appris, pour se livrer aux joies de l’inspiration pure.

Il s’agit d’atteindre à cet état de « vide » auquel aspirent les mystiques de toute les religions ; vide qui seul permet au « divin » de prendre toute la place ainsi libérée.

Tous ceux qui s’intéressent à l’Astrologie, connaissent trop la dimension qui est celle des Poissons en matière artistique, religieuse, humanitaire, pour que je m’étende outre mesure sur ce point.

On peut faire un premier point en rappelant que (toujours pour l’Astro conditionaliste) la force de jour (la lumière) est une donnée individualisante, identifiante, alors que la force de nuit (l’absence de lumière) évoque tout ce dont l’identité doit se dégager pour apparaître : le monde, le collectif (ou le non-déterminé, la société, bref le non encore individualisé en nous. Chaque signe traduit donc les étapes de cet équilibre en train de se faire ou de se défaire au cours du cycle solaire (une année).
Au Poissons, la force individualisante est en train de s’acheminer vers la victoire (au Bélier) mais elle n’est pas encore dégagée de ces limbes symboliques. L’Esprit n’a pas encore soufflé sur les Eaux pour séparer le Ciel (le Grand Tout) et la Terre (l’Individu) si je peux me permettre ce petit détournement des Écritures.

Mais les Poissons sont aussi et avant tout un signe d’Eau : pas l’Eau gestative et individualisante du Cancer ; pas l’Eau dissolvante et transformatrice du Scorpion qui détruit gamète et ovule pour ouvrir la voie à l’embryon ; mais plutôt l’Eau océanique aux mille courants, au mille possibilités de vie, la grande matrice universelle infinie dans le temps, d’où surgit à un moment de l’Histoire les formes et les êtres qui auront en charge de manifester toutes les richesses de la Création par les voies de leur propre existence et du sens qu’ils lui donneront. Ou pas.

Alors que je préparais cette série d’articles tout en écoutant d’une oreille distraite France-Musique qui accompagne toutes mes journées, j’ai saisi au passage une répartie de Vladimir Jankélévitch – aussi grand philosophe qu’il était bon musicien – qui demandait à Claude Mopomé, lors d’une très ancienne interview[18], si elle connaissait la définition de la mer (si j’ai bien compris). Non, elle ne le savait pas. Et Jankélévitch de lui asséner (je cite de mémoire) : Un océan n’a pas de forme et ne va nulle part, il s’élève ici, s’abaisse là, s’agite ici, se calme là, mais, en fait, il reste toujours à la même place [19].
Et je me suis demandé si Jankélévitch (qui est Vierge, avec un magnifique Jupiter en Poissons) n’évoquait pas là, sans même le savoir, une des caractéristiques de certains Poissons : une énergie et une richesse considérables mais qui ne trouvent pas de points d’ancrage dans le réel, donc inopérante, stérile, qui aboutit souvent à des tempêtes dans un verre d’eau.

Ainsi et pour mettre un terme à ces quelques réflexions sur les Poissons [20] je résumerai les choses (résumer c’est comme « traduire » c’est toujours « trahir ») en désignant, entre tant de formules possible, deux types principaux de Poissons :

  • LE « POISSONS » Dilaté.

C’est le Poissons en phase avec les défis océaniques de son signe. C’est celui qui se pensant libéré des limites dans lesquelles notre nature « finie », « conditionnée », nous enferme, considère que tout est possible ou plutôt qu’il n’y a aucune différence entre le possible et l’impossible (comme l’écrit J.P Nicola)[21]. Ce type (fort bien décrit par cet auteur) est celui qui justifie sa faculté de ne rien exclure en se plaçant là où les contradictions s’effacent. Il n’y a, pour lui, que de faux problèmes : il suffit d’adopter les croyances, principes, méthodes qui évitent ou contournent les antagonismes.

Dans une autre approche, plus proche de mes propres analyses, André Barbault – souvent cité – distingue une forme d’Extrême Dilaté », chez qui le « moi » aspire à un essor cosmique, par soif de grande évasion, d’une grande dimension. Il est comme le nomade qui n’a pas de patrie, ne possède rien sur Terre et s’abandonne à tous les horizons. Il dresse la voile en direction des brumes lointaines pour atteindre des régions inconnues. Il s’agit là d’une poussée vitale en direction de l’infini ou d’une totalité aussi vaste que possible. Cosmopolite, internationaliste, communautaire ou mystique, il a besoin de rejoindre le vaste univers pour s’y confondre.

Magnifique, mais il s’en faut de beaucoup que nous ayons affaire à de tels modèles. En matière morale, le « dilaté » moyen, représenterait assez bien le « libéral », le « relativiste » ; en matière religieuse,
l’« oecuméniste », le « progressiste », ceux – comme pour François – chez qui la « pastorale » inspirée par une charité larmoyante, vient subvertir le « doctrinal », mis à l’écart et oublié, comme la Présence Réelle, reléguée dans une chapelle latérale au lieu d’illuminer le Maître-Autel.
Fondée par un « Poissons » oblatif et sacrificiel, entièrement tourné vers le Ciel, l’Église catholique est en train de pourrir par la tête (caractéristique des Poissons, paraît-il) du fait que ses élites ne savent plus regarder que vers la Terre et ses séductions. Plus  rien à voir avec le portrait de Barbault.
Fermons la parenthèse.

Dénué de toute forme de principe et/ou de scrupule par définition – comme les eaux agitées de l’océan ne s’agitent confusément que sous la poussée de vents contraires -, on devine aisément ce que ce « type » risque de donner en matière politique : illusions, projets chimériques, enfumage, méthodes sournoises, entreprises tordues, esquive et défausse quand cela tourne mal

  • Dans sa version courante, le type inférieur produit le roi de la fuite et des échappatoires ; y compris les plus sordides : drogue, alcool, sexe, vagabondage[22], clochardise à l’extrême.

  • La version moyenne, la plus courante, produit les natures qui ont du mal à s’affronter à l’existence et à ses exigences. Ne sachant pas vraiment « qui ils sont », ne disposant d’aucun point de repère convaincant, ils évitent les engagements et les responsabilités et n’apprécient rien tant que l’attentisme, la passivité, la procrastination ; et même lorsque cette volonté qui leur manque tant[23], les pousse à entreprendre quelque chose qui leur tient à cœur, ils ne l’achèvent que très rarement. Cela se termine en queue de poissons, pourrait-on dire sans jouer sur les mots.

On trouvera ce type dilaté (dans ses trois versions telles que caricaturées ci-dessus) chez les porteurs de thèmes où Jupiter, Neptune, Vénus – valeurs « humides », « plastiques », « passives » – sont particulièrement valorisés et prennent le pas sur les autres forces actives .

Mais, face à ce type Dilaté, j’émettrai volontiers l’existence d’un type Rétracté.

  • Le POISSONS « Rétracté ».

Le problème est toujours le même : celui  des limites. Le dilaté s’ouvre à l’univers, à Dieu, au monde, aux autres, et se laisse balloter par les vagues et les vents contraires d’un imaginaire trop riche et d’une volonté trop faible pour le rendre pleinement ordonné et cohérent.
Le « rétracté » trouve la solution. A rebours du dilaté, il choisit de se constituer un univers spécifique et de s’y s’enfermer – éventuellement avec ceux qui partagent sa vision du monde – à l’abri de limites religieuses, morales, intellectuelles, comportementales, précises et intangibles.
Vous avez alors le « sectaire » adorateur du culte de l’oignon d’un côté, le théoricien ou l’idéologue enfermé dans ses représentations, de l’autre, et, comme pour le premier type, vous avez toutes les dérives possibles et imaginables dont l’aliénation mentale et l’enfermement psychique, voire psychiatrique.

Bien entendu, ces deux types que j’ai caricaturés à dessein, n’existent que sur le plan d’une typologie trop rigide pour être réellement observable à loisir. La plupart du temps nous avons affaire à tous les degrés intermédiaires possibles

  • du point de vue intensif les caractéristiques se présentent de manière plus ou moins accentuées à l’intérieur des deux types

  • du point de vue extensif : le curseur évolue plus ou moins en direction du type dilaté ou du type rétracté.

Les règles sont les mêmes qu’en caractérologie par exemple : nul n’est totalement introverti ou extraverti – nul n’est totalement primaire ou totalement secondaire, actif ou non-actif, etc. Ce sont des classifications utiles mais délirantes si on veut les appliquer au pied de la lettre ; ce que tend à faire une psychologie de plus en plus prisonnière de conceptions matérialistes de la neurologie. Passons.

Et notre bon Gabriel – que nous n’avons pas oublié – de quel type est-il ?

Regardez-le. Avez-vous l’impression d’avoir affaire à un type dilaté en observant ce long corps mince, gracile, presque adolescent ? cette bouche serrée, cette absence de gaieté, d’humour, de sourire ? cette parole sèche et souvent coupante ? Sans oublier la rigueur d’un parcours politique jusque là sans faute : un poissons-torpille plutôt qu’une loche de sable ou une baudroie, non ?
Cependant l’observation extérieure, pour instructive qu’elle soit, ne suffit pas toujours.
Pouvons nous alors déterminer à quel type nous avons affaire en ne tenant compte que du thème ?
La prudence me ferait répondre qu’en raison
de l’ambivalence du signe et des limites souvent imprécises entre dilatation d’un côté (par exemple dans la vie privée) et rétraction de l’autre (par exemple dans la carrière) le jugement n’est pas facile.
Je proposerai donc une méthode que j’applique souvent parce qu’elle me permet d’ordonner mes observations. Celle de la « chaîne planétaire » que j’ai eu l’occasion de décrire dans des articles précédents. Il s’agit d’établir le lien entre le signe ou un corps céleste se trouve et le signe que ce corps céleste gouverne, et de constater ce qui tient le bout de la chaîne.

Ici nous avons :

CHAÎNE PLANÉTAIRE GABRIEL ATTAL

On remarque aisément que SATURNE, chez lui en Capricorne, contrôle l’ensemble du dispositif planétaire, par l’intermédiaire des « domiciles  » et de « maîtrises »… sauf Le LUNE et PLUTON qui ne dépendent que d’eux, étant chez eux.

Il faudrait aussi (et peut-être surtout) placer URANUS, – lui aussi en Capricorne -, à égalité avec SATURNE comme « tête de chaîne », car certaines écoles d’astrologie considèrent qu’il y a un échange de « domicile » entre Saturne et Uranus.

  • Pour une naissance nocturne (Soleil au-dessous de l’horizon) c’est SATURNE qui prévaudra en matière de maîtrise. Uranus restant maître du Verseau.

  • Pour une naissance diurne (Soleil au-dessus de l’horizon) c’est URANUS qui prendra la main sur le Capricorne et Saturne celle sur le Verseau.

Or nous avons affaire ici à un SOLEIL quasi culminant au MC ….

De toutes façons, ces nuances (que certains considéreront comme byzantines, mais ne dit-on pas que « le diable se niche dans les détails » ?) ne se posent pas ici, puisque les deux maîtres du Capricorne se retrouvent dans le signe, se renforçant l’une l’autre dans ce qu’elles sont de plus « sec », et renforçant ce que le Capricorne peut présenter en termes de concentration, d’impassibilité (apparente), de rigueur, de fermeture, de ténacité, et, – je l’espère –  du sens des devoirs et des responsabilités. On peut peut-être y ajouter fermeté face à l’adversité et nuancer en rappelant l’inadaptation aux circonstances inattendues, celles qui échappent au goût de la planification à long terme qui sont celle du Capricorne (signe « administratif » par excellence). L’excès de « sec » et de « chaud » (avec Uranus) entraînent eux, une forme quelconque de rigidité mentale, encouragent le goût de la systématisation, de la simplification, de la planification, de l’abstraction. Il provoque aussi, et c’est le plus grave – le mental étouffant le coeur – un risque de désensibilisation, voire de déshumanisation au profit d’une forme de systématisation doctrinale, aboutissant ainsi (surtout avec Uranus) à une forme quelconque de fanatisme idéologique en matière politique où l’humain et le sensible n’ont plus leur place.

N’oublions pas non plus que ce couple – SATURNE – URANUS – s’oppose à la LUNE, maître d’Ascendant et représentant Gabriel Attal lui-même, ce qui signifie qu’une tâche primordiale du sujet consiste à intégrer les valeurs positives de cette conjonction – que certains qualifieront de « paternelles » « structurantes » « disciplinaires »  celles qui nous érigent au stade adulte et viril – et que, faute de cette intégration (par le biais d’un bon environnement et d’une bonne éducation par exemple) il ne pourra en manifester que la caricature et le côté régressif et destructeur.

Cela dit, nous n’avons pas oublié que nous cherchons à associer Gabriel Attal aux types Poissons dilaté ou au Poissons rétracté, et je pense que vous commencez à entrevoir la réponse.

Surtout si vous tenez compte du fait que le Capricorne – sous la maîtrise de pierre et d’acier en fusion de SATURNE et URANUS – emprisonne dans son donjon de granit, le malheureux NEPTUNE, le polymorphe, l’osmotique, le protéiforme, l’indéfini, le sans-limites, le flou, le mobile, le liquide, etc… Pauvre NEPTUNE qui, en ces circonstances ressemble fort à un fleuve coincé entre les parois d’un barrage ou plutôt à un océan enfermé entre les digues d’un port : capturé, dominé, enchaîné, asservi. Or, les trois symboles représentant le plus haut degré de la conscience – SOLEIL, VENUS, MERCURE – étant placés en POISSONS, sont eux-mêmes assiégés dans ce port, comme l’armada commandée par le déplorable amiral de Villeneuve le fut dans la rade de Trafalgar où elle périt corps et biens, quasi au moment même où Napoléon se déguisait en empereur…
Je crains donc que nous n’avons donc bel et bien affaire à un POISSONS du type radicalement « Rétracté ». Ce qui n’est guère rassurant pour la suite; sinon de la carrière de cet apprenti idéologue obsessionnel, du moins de notre destinée nationale.

Mais il reste une dernière carte à jouer à notre Giton déguisé en Rastignac, qui a trouvé en Emmanuel, le roi du « en même temps », autant dire de l’amalgame, du chèvre-chou, voire de la voile et de la vapeur,  le Vidocq nécessaire à assurer sa carrière, et ses arrières.
Sans aucune connotation coquine évidemment.
Vous n’oubliez pas que nous avons affaire à une carte où tout est ambigu à souhait.

MARS-JUPITER.

Qui qu’c’est-y qu’est le plus fort ?

Nous voilà affrontés  à la seule et unique configuration censée mettre un peu de mouvement dans un thème dominé :

  • par les valeurs d’« Eau» : élément de passage, matière vivante ou mouvante, état de relâchement, de détente, de soumission, de passivité, de réceptivité, de plasticité, de disponibilité (5 corps célestes sur 10)

  • et de Terre : élément de concentration matérielle, de contraction, de solidification, de résistance, d’immobilisation et de fixation, de détermination (3 corps célestes sur 10 [24]

Rappelons nous, d’autre part, que nous avons d’abord affaire à un « saturnien [25] » (rétraction autour du moi, amour de la solitude); à un « lunaire » d’anthologie [26] » (introverti, sensible, impressionnable, aux humeurs nocturnes, aimant la protection de son cocon se délectant de sa propre intimité) un « neptunien [27] » (très proche de l’introversion lunaire) et enfin un « plutonien [28] » (le passionné à froid, l’« étranger », l’intrus, le hors norme, voire le saboteur, le dynamiteur, le transgressif, le liquidateur… en tous cas l’inclassable qui n’obéit qu’à son « vouloir » profond, instinctif, intuitif).
Tout cet ensemble, plutôt statique, porte plutôt à la cogitation, à la méditation, voire à la rumination, aux passions froides et recuites, à l’esprit de calcul, peut-être à une forme de sublimation religieuse, artistique,  mais à l’impuissance créatrice au bout du compte, car il nous retranche du monde.

Mais voilà que la fée Clochette, prenant le jeune homme en pitié, lui attribue deux super-héros pour l’arracher à sa morne solitude, sous la forme d’une conjonction de MARS (« Feu » – chaud et sec) à JUPITER (« Air » – humide et chaud) dans le signe adolescent et primesautier des Gémeaux (« AIR » – humide et chaud), devenant turbulent et agressif sous leur influence.

Conjonction directement conflictuelle avec l’amas Poissons (c’est son seul aspect dans le thème) comme on peut le constater à la lecture de la carte du ciel de Gaby.
Or cette combinaison associe :

  • Le Feu de MARS: énergie intense, état d’incandescence ou d’animation ; essentiellement dynamique, dominateur, transformateur  et/ou destructeur (l’incendie) créateur ou transmutateur de la matière (la forge) d’un côté. Et

  • L’Air de JUPITER: fluidité, expansion, élément intermédiaire de liaison, expansion libre (par le chaud) échanges et renouvellement, mobilité, diffusion, dilatation dans l’ambiance, conciliation, souplesse, bienveillance, etc (par l’humide)

Conjonction fort bienvenue d’un côté, puisqu’intervenant à partir des GÉMEAUX qui incarnent pleinement la souplesse et la mobilité, la largeur du champ de conscience, l’adaptabilité de l’adolescent curieux, ouvert, disponible à toutes les expériences, y compris les plus légères, voire les plus futiles, volontiers farceurs, taquin, à l’aise partout, doué pour la controverse verbale[29].
Conjonction incertaine de l’autre du fait des défauts types des Gémeaux, rançon de leurs qualités : 
superficialité, instabilité, dispersion, agitation, incapacité à choisir et hiérarchiser les priorités, difficulté de passer des mots aux actes, souvent choix par l’échec : on choisit – quand on choisit – une solution non parce-qu’elle est bonne, mais parce que les autres ont échoué ou qu’on n’a pas sur les mettre en oeuvre.
Si bien que cette conjonction MARS-JUPITER censée donner une grande force vitale, de l’autorité, de l’esprit d’entreprise (c’est la configuration de self-made-men), de l’ambition et de la combativité[30], risque, dans un signe aussi peu réaliste et structuré que les Gémeaux, mobile et instable, phraseur, discoureur, imaginatif, débrouillard, « ficelle », (quelles que soient les qualités intellectuelles et communicatives du signe par ailleurs) d’amener plus :

  • D’agitation, d’impulsions éphémères, de surexcitation nerveuse, d’impatience et d’agressivité verbale, caustique (pénible pour lui-même comme pour les autres) avec Mars,

  • D’esbrouffe et de poudre aux yeux favorisés par une certaine aptitude à la sophistique, la condescendance vaniteuse et l’emphase oratoire qui impressionnent la galerie, une éventuelle habileté manœuvrière et tactique, grâce à Jupiter (qualités qu’on trouve à l’identique chez son patron avec des dispositions astrologiques différentes mais comparables).

Remarquons encore que l’affrontement entre la conjonction en Gémeaux et la triple conjonction en Poissons, amplifie le problème de la mesure et de la limite :
– Le POISSONS, qui a horreur de s’engager, donc de choisir fermement, cherche par tous moyens à échapper à toute forme de limites pour rester dans l’état d’indifférenciation, de disponibilité passive qui est le sien. Il ne faut donc pas compter sur lui pour décider quoi que ce soit (Charles VII avant l’arrivée de Jeanne d’Arc)
– Le GEMEAUX qui a horreur de se restreindre et qui veut, au contraire, tout goûter, tout connaître, tout expérimenter, tout choisir, entreprend mille choses sans les terminer, s’essouffle et attend que la réalité vienne le forcer à s’arrêter de « bavasser » en le mettant en échec.

Super combinaison pour un acteur, un représentant de commerce, un intermédiaire, un journaliste, un avocat, un propagandiste, un théoricien dans un domaine quelconque, un maquignon (au fait, saviez-vous que « Macron » en picard, désigne un maquignon ou un entremetteur ? Cherchez sur Google comme moi et vous serez étonné du résultat), mais piètre combinaison pour un homme d’action qui doit décider tous les jours de mesures à mettre en oeuvre pour assurer la sécurité et, sinon le bonheur, du moins la pérénité et le bon fonctionnement d’une société.

Cette conjonction risque donc d’apporter d’autant plus de déception qu’elle me paraît plus apte à mettre sa force au service du langage et des idées (bonnes ou mauvaises) que de mobiliser les ressources créatrices du thème pour accoucher de solutions courageuses et réalistes. Comment serait-ce possible quand le thème montre combien le contact avec la réalité est difficile et ne peut passer que par le filtre de l’idéologie et des apriori dogmatiques.

En d’autres termes, cette dimension « active et combative » représentée par la conjonction Mars-Jupiter, affrontée à la masse solide et liquide du reste du thème qu’il s’agit de mobiliser, quoiqu’agitée de passions souterraines et/ou sous-marines violentes, m’a refait penser à la définition qu’un journaliste avait donnée de Christian Fouchet, exécuteur servile du général De Gaulle, liquidateur de l’Algérie Française en 1962. Christian Fouchet, godillot entre les godillots du général (qui ne l’avait pas choisi pour rien), était d’une stature imposante, une sorte de colosse dont la force physique n’entamait en rien une souplesse d’échine et une pusillanimité, qui se percevaient avant même qu’il n’ouvre la bouche. Le journaliste l’avait alors décrit comme : « un porte-avions avec un moteur de vespa ». Je trouve qu’il avait fait preuve de beaucoup de bienveillance compte-tenu de l’action que ledit Fouchet (à l’instar de son illustre prédécesseur révolutionnaire) allait accomplir.
Certes n
ous ne saurions certes pas comparer Gabriel Attal à un porte-avions, il y faudrait trop d’imagination. Je filerais une autre métaphore aquatique : une girelle qui se prend pour un grand barracuda (Sphyraena barracuda).

Je conclurai cette tentative de décryptage en rappelant que seul Dieu peut sonder les reins et les cœurs, et, contrairement à Macron ou à certains idéologues actuels, je ne me prends pas pour Dieu. Loins s’en faut. J’espère néanmoins, avoir su faire ressortir les problématiques qui, d’après moi, conditionnent le thème qui nous était proposé et définissent la personnalité de Gabriel Attal.

En rappelant qu’il n’y a pas de bons ou de mauvais thèmes. Chacun de nous doit trouver la voie d’un accomplissement qui nous rapproche de notre destination et de notre identité finale, qui ne peut être que céleste.
Ce parcours vers notre accomplissement, – prélude à la vie éternelle -, se fait (pour des raisons que j’expose dans mes livres mais que je ne peux reprendre ici) sur la base des dispositions qui apparaissent dans notre thème natal. On pourrait parler de « destin » à ce sujet, mais à condition de distinguer ce concept de celui de « fatalité » qui nierait l’exercice de la conscience, de la volonté et du libre arbitre dans la conduite de notre vie.
Aussi, pour éviter cette erreur, je parlerai plutôt d’un  équipement existentiel dont nous héritons à la naissance et au moyen duquel nous aurons à nous accomplir. Comment atteindrons-nous notre but à partir de ce donné ? Schématiquement en empruntant deux voies.

  • Une voie verticale, celle qui permet de manifester toutes les dispositions de notre thème, inscrites de manière symbolique dans notre carte du ciel, en essayant de découvrir d’abord et d’atteindre ensuite à la meilleure expression possible des archétypes divins tels qu’ils tendent à se manifester en nous, en résolvant les distorsions qui les empêchent de produire le meilleur ; car ces archétypes ne sont que la façon dont l’Absolu, cherche à se refléter et se manifester dans notre personnalité et notre vie. Les conditionnements et circonstances extérieures ne devenant alors que les moyens par lesquels le « divin » en nous, nous fait signe.

  • Une voie horizontale qui cherche à mobiliser les dispositions et ressources de notre thème natal vers la seule satisfaction de préoccupations terrestres. Non qu’il faille condamner les besoins qui se justifient pour assurer notre existence terrestre et celle de ceux dont nous avons la charge. Ces besoins naturels qui font partie de notre nature humaine, en laquelle et par laquelle le divin se manifeste, sont par là même, et en eux-mêmes, spiritualisés. C’est pourquoi le Christ qui a épousé la condition humaine, peut continuer à Se manifester sous les espèces d’apparence « triviale » du pain et du vin. Tout cela nous dit : la Nature est bonne, le corps est bon. C’est d’ailleurs ce que Dieu constate à la fin de chacune des journées de la Création : « Et Dieu vit que cela était bon « .
    Mais par l’effet de ce que Paul Diel nommerait une «  imagination exaltée » (conséquence du péché originel) valorisant des appétits aussi contraires que possible à notre élévation et accomplissement, et nous attachant aux séductions de la chair, dont les plus animales, nous pouvons rejeter cette voie verticale et adopter la voie horizontale qui nous assujetit à tous nos désirs exaltés, jouissances, turpitudes : argent, pouvoir, sexe. Ce qu’encourage fébrilement la société actuelle en recouvrant du manteau de la légalité, les initiatives les plus ignobles en ces domaines.

C’est donc à nous que revient la responsabilité de choisir, à partir du même thème natal, la voie verticale ou la voie horizontale.

Il nous faut bien comprendre que l’Astrologie, dont la nature est épiphanique, n’est destinée à éclairer la façon dont notre âme, ou notre psyché (pour parler « moderne ») est structurée, organisée, les conflits qu’elle doit résoudre, les dispositions qu’elle doit développer, etc. C’est la part de nous mêmes qui est intermédiaire entre le corps et l’esprit; entre notre profond attachement terrestre et les sollicitations de l’Esprit, toujours présent en nous. Corps, Âme, Esprit, telle est la tripartition propre aux sagesses traditionnelles. Dans cette tripartition, c’est la science et plus particulièrement la médecine et toutes les disciplines qui s’y rattachent qui peuvent nous éclairer sur la nature et les besoins du corps. L’Esprit, lui, n’a pas à être éclairé : c’est d’ailleurs impossible car c’est lui qui fournit la lumière qui permet d’éclairer le reste; le Soleil ne s’éclaire pas lui-même, mais éclaire la Terre.
Mais du corps à l’Esprit, de l’existence terrestre avec tous ses conditionnements, à la plénitude et la liberté célestes, que de choses à comprendre, que le luttes à mener, que de conflits à résoudre. C’est là qu’intervient l’Astrologie. C’est en comprenant puis en réalisant les valeurs archétypes universelles telles qu’elles s’organisent dans notre thème et en faisant appel à l’Esprit (intelligence, volonté, liberté) que nous pouvons donner sens à ce que nous aurons découvert en orientant notre effort soit vers le Vertical, soit vers l’Horizontal. Cela fait entièrement partie de notre liberté qui n’est rien d’autre que la conformité du chemin que nous empruntons, à celui que Dieu espère nous voir emprunter pour notre plus grand bonheur et pour le Sien, qui, en fait, n’en font qu’un.
C’est donc le choix et l’enjeu que Gabriel Attal, à partir des éléments constitutifs que je viens d’essayer d’éclairer, devra affronter dans l’exercice de ses fonctions, présentes et à venir. Choisira-t-il le Vertical ou l’Horizontal ? Nous verrons bien.

Le Soleil, pôle de conscience, de volonté, de noblesse et de générosité au Vertical, sera-t-il vécu comme source de suffisance, de narcissisme et d’égocentrisme à l’Horizontal ? MERCURE pôle d’intellection et de réflexion, se cantonnera-t-il au bavardage, à l’enfumage ou ou mensonge? VENUS chutera-t-elle des sommets de l’amour/charité/communion, aux bassesses d’une VENUS de la cupidité, de la luxure et de la promiscuité ; MARS de l’action au service d’une volonté exigeante, à une volonté dominée par les passions individuelles, l’arbitraire et la violence ; JUPITER   dégradant les qualités d’autorité, de générosité, de sens collectif qu’il incarne, en suffisance, ambition mondaine, étalement de la personnalité, la boursouflure de l’« égo », la vanité satisfaite… etc. Ce ne sont là que quelques exemples caricaturaux mais je pense qu’ils se suffisent à eux-mêmes pour bien comprendre combien une même carte du ciel peut se vivre à des niveaux différents.

Il est évident que ce choix entre le VERTICAL et l’HORIZONTAL,  s’impose aussi et surtout à ceux qui se piquent de vouloir gouverner les autres. Pour ce que j’en sais, je ne pense pas que nos gouvernants actuels aient adopté l’esprit de détachement, d’humilité, de don de soi, de générosité, de fidélité et de loyauté qu’exige la mission dont ils ont voulu être investis, et qui est justement celui de la Voie Verticale pour un homme politique.
Cela vaut pour Gabriel Attal, comme pour Emmanuel Macron ou n’importe quel personnage public.
Y compris pour Mélanchon et tous ceux qui devront bien un jour rendre compte de cette fureur homicide, de cette bêtise à front de taureau dans laquelle les plonge un appétit de pouvoir qui les entraîne sur cette VOIE HORIZONTALE qui consiste à trahir leur propre patrie en soutenant tous ceux qui rêvent de détruire ce qu’elle est et ce qu’elle représente, sous prétexte d’égalité et de progrès.

Espérons une « illumination » qui les éclaire sur le sens véritable de leur mission. Illumination peu probable de la part de responsables tout préoccupés de leur égo. Quelqu’un prétendait un jour qu’il fallait être psychopathe pour réussir en politique. Je crains que nos trois joueurs de pipo, Gabriel, Emmanuel et Jean-Luc –  chacun exécutant son exécrable partition – ne lui donne raison.

Mais, nous sommes – hélas – en démocratie parlementaire. Nous avons chassé Dieu de nos institutions politiques et pensons nous gouverner nous-mêmes, en « élisant » des représentants censés nous représenter et servir le Bien Commun, mais qui trahissent tous les jours l’héritage que nos pères nous ont légué qui est mille fois plus précieux et vivifiant que tout ce que ces agités du bocal pourraient nous imposer.
Ce qui veut dire que si nous sommes si mal gouvernés que certains entrevoient déjà la fin de notre nation, le suicide de notre civilisation, nous ne pouvons nous en prendre qu’à nous mêmes, puisque ces personnalités tellement délirantes qui sont aux commandes, c’est NOUS qui les avons choisies ! Certes en subissant des manipulations évidentes – médiatiques, politiques, idéologiques, financières -, mais il n’en demeure pas moins que nous continuons à accepter la tutelle d’un personnel politique dont nous constatons tous les jours qu’il trahit nos intérêts. Nous sommes donc leurs complices.

En fait, comment les avons-nous choisies ? En élisant ceux et celles qui nous ressemblent le plus, nous font les plus belles promesses, satisfont ainsi notre inépuisable nombrilisme en nous renvoyant au passage, le reflet le plus aveuglant de cette décrépitude spirituelle, morale, politique et sociale qui a commencé de nous infecter, comme la lèpre un organisme, à partir des « Lumières » si nous nous plaçons sur un temps long, à partir du septennat de Pompidou sur un temps plus court.

Bref, nous avons les Macron et les Attal (et les Mélenchon) que nous méritons depuis que nous avons, en tant que peuple et en tant que culture, abandonné la Voie Verticale que nous indiquait le Christ, pour clabauder allègrement dans la bauge progressiste, individualiste, relativiste, nihiliste, qui, elle, nous ouvre tout grand la voie horizontale du cynisme, de l’ensauvagement, de la dé-civilisation (concepts très à la mode), de l’impiété, de la jouissance sans entrave, de l’égoïsme absolu, de l’individualisme farouche, bref de la mort en tant que nation dont l’âme est partie en fumée.

Comme les marins d’Ulysse transformés en cochons par Circé (qui s’y connaissait en hommes) nous nous couchons tous les jours devant les méfaits d’un État Providence devenu État Pourrisseur, Etat fornicateur, puis État Avorteur et qui demain – le Mondialisme aidant – deviendra État Dictateur, État Punisseur, État Liquidateur (les enfants, les vieillards, le malades longue durée, les handicapés, les opposants), État fossoyeur.

Alors Lucifer, juché sur la montagne où il avait conduit le Christ pour Le tenter, pourra contempler le monde transformé, partie en bauge, partie en cimetière et se frotter les mains en s’écriant : Mission accomplie.

Sauf grâce divine. Mais, comme l’écrit quelque part Frithjof Schuon, pourquoi Dieu interviendrait-Il pour sauver un peuple qui l’a délibérément chassé au profit de petits démiurges agités d’idées folles ?

Terminons sur Gabriel Attal.

Pour tout vous dire, et nonobstant tout ce que j’ai écrit ci-dessus, je ne nierai pas qu’il puisse jour « touché par la grâce » et adopter la Voie Verticale, au service d’une communauté nationale qui ne lui doit rien, mais à laquelle lui et sa famille doivent tout. Son thème autorise cet espoir : la qualité de certaines données astrologiques (planètes dans leur propre signe par exemple), l’importance des Poissons qui peut favoriser les plus belles conversions, la rigueur et la discipline capricorniennes, le sens familial et collectif du Cancer, peuvent un beau jour inonder sa conscience de leurs dispositions les plus hautes et infléchir sa destinée …
Étant donné mon âge, il faudra qu’il se dépêche si je veux assister à cette rédemption, mais enfin l’espoir fait vivre.

Et puis, nous sommes tous dans la main de Dieu. Lui aussi. Alors…

LSM

[PS : Je demande à mes lectrices et lecteurs de bien vouloir excuser les erreurs, fautes et coquilles qui auraient pu échapper à ma vigilance et je les en remercie bien vivement]

NOTES

[1] Que certains – dont je ne suis pas, je le précise à toute fin utile – s’obstinent à appeler Jean-Philippe. Je dirai pourquoi dans un article à venir. Patience…

[2] Benalla,

[3] Séjourné

[4] Freud, en matérialiste obsédé sexuel qu’il était, pense exactement l’inverse : il considère la sexualité sublimée comme la source de nos potentialités créatrices, comme si le supérieur pouvait naître de l’inférieur et l’esprit de la matière.

[5] Le Scorpion, pris entre la Balance et le Sagittaire, est chargé d’assurer la permanence du « moi » face aux forces collectives comme il est chargé d’assurer la pérennité de ce même « moi » sur le plan physique (choix du partenaire, sexualité, procréation) mais aussi de le préparer à son passage à un autre niveau d’existence. C’est ce qui apparaît dans le côté sacrificiel, du signe ; destructeur et autodestructeur quand cette exigence qui nous est faite de passer (Eau = passage) de la chair à l’esprit, de la vie à la mort pour ressusciter, n’est pas comprise.  

[6] SATURNE est le gardien de la loi, le pôle qui, dans l’exercice de notre volonté, permet le contrôle et la discipline des pulsions ou fonctions représentées par les autres corps célestes. Quand il ne peut les combattre ou les contrôler efficacement, il les libère mais sur un mode régressif et destructeur. C’est ce qui se passe dans le thème de Sade, comme dans celui de Hitler pour prendre un autre exemple … Pas dans celui d’Attal, quoique…

[7] Toujours au sens junguien.

[8] Nous la retrouverons plus en détail un peu plus loin.

[9] Cela me rappelle un excellent film des années 70 qui pourrait illustrer mon propos : « Blow-Up ». Ceux qui l’ont vu comprendront.

[10] Ce qui ne laisse pas de solliciter notre curiosité en matière sexuelle et amoureuse, domaine directement intéressé par cet aspect. Cela dit pour mettre un peu d’humour dans cette étude.

[11] Je devrais écrire « les mères » car, d’après une de mes correspondantes, c’est Marisol Touraine Marisol Touraine qui l’a recruté comme stagiaire à 19 ans, et pris comme conseiller à 22 (il avait été au lycée avec sa fille). On comprend de mieux en mieux combien cette Lune protectrice à l’Asc a joué dans la carrière d’un garçon qui n’a eu qu’à se donner la peine de naître et de sucer la petite cuiller en argent que lui tendait ses protectrices pour croître et embellir dans le royaume de Macron l’Enchanteur.

[12] En revanche, la présence d’un PLUTON en Maison V (comme celle de MARS ou de SATURNE d’ailleurs) indique souvent un problème de stérilité. Dans le cas des « choix » sexuels de Gabriel, cela se conçoit assez aisément. Mais c’est une question à approfondir qui n’a pas sa place ici.

[13] Pour ma part je ne saurai séparer l’un de l’autre, car environnement et personnalité constitutive, renvoient à un plan de réalité qui les justifie et que seule la psychologie transgénérationnelle peut essayer d’approcher.

[14] Gabriel couvé par sa mère, puis par Marisol et sa fille ; Emmanuel préférant vivre chez sa grand-mère, à l’abri d’une mère dépressive et d’un père plutôt distant, absorbé par ses recherches en neurologie … et sur l’éternuement des chats (paraît-il). Chez Granny au moins, il peut vivre en enfant unique à l’abri de la concurrence de la fratrie, car l’important pour Emmanuel c’est d’être l’« Unique ». J’aurai l’occasion d’y revenir sans doute.

[15] En 10 :16-18

[16] Pour cette Astrologie, telle que définie par Richard Pellard, un de ses plus éminents théoriciens et praticiens :

en reprenant les types nerveux définis par Pavlov et en postulant que les fonctions planétaires sont équivalentes à des réflexes absolus innés et les variations annuelles diurnes-nocturnes du cycle zodiacal à une grille de présélection des réflexes conditionnels, elle aussi innée, on aboutit à une définition rationnelle de la relation Planète-Signe, et à la formulation d’un zodiaque réflexologique.

Il s’agit comme vous le constatez d’une démarche intellectuelle qui n’est pas du tout la mienne, car j’ai une tout autre approche de la réalité astrologique. Mais je la respecte néanmoins beaucoup, car son argumentation théorique est solide et sensée dans l’ordre de la vision du monde sur laquelle elle repose, et parce que, d’autre part, elle aboutit à des résultats pratiques qu’on ne saurait négliger ou contester. 

[16 bis] Mon ami (et préfacier d’un de mes ouvrages) Wolfgang Smith, un des plus grands physiciens et métaphysiciens de notre siècle, résume cette idée en disant (je cite de mémoire) : enlever un demi-ton et vous passez du mode majeur « solaire » (héroïque) au mode mineur « lunaire » (ou nocturne : pathétique).

[17] Ce qui n’est pas défini, inscrit dans les limites précises qui tendent à enfermer êtres et choses. C’est le travail de la raison, de la logique : le signe de la Vierge en face.

[18] Claude Mopomé fut une talentueuse productrice d’émissions de radio fort prisées des amateurs de musique, dont je suis. « Le concert égoïste » puis « Comment l’entendez-vous ? » firent partie de ces émissions que je ne ratais pour rien au monde à partir de 1975, je crois, où elle invitait un grand nom du monde de la culture (quel que fût son domaine, sauf la musique) à venir présenter et commenter ses choix musicaux. Très instructif…. C’était du temps où il existait encore  une authentique culture française, fière de se proclamer telle, et servie par des personnes de qualité.

[19] Alors que le fleuve ou la rivière, eux, avancent vers un objectif déterminé : le confluent ou l’embouchure pour se perdre dans plus grand qu’eux  (du moins est-ce ce que j’ai compris car, je le répète, je travaillais et n’écoutais que d’une oreille discrète ; mais je ne pense pas trahir les propos du maître).

[20] Pour ceux qui veulent approfondir un peu, je conseille le petit ouvrage « L’Univers des Poissons » que Jacques Berthon – créateur de l’École Supérieure d’Astrologie de Paris, une chapelle astrologique parmi tant d’autres, très marquée par la psychanalyse – avait publié en janvier 1984 aux Éditions Traditionnelles. Jacques Berthon était Poissons, Asc. Poissons, Mercure et Uranus dans le signe ! C’est ce qui explique sans doute la qualité et l’intérêt de son ouvrage.

[21] A rapprocher de certaines intuitions de Nicolas de Cuse (ou de Cues), génial théologien du quinzième siècle dont nous ignorons, hélas, la date de naissance, mais dont j’ai toujours pensé qu’il devait être Poissons.

[22] Vous ne serez pas surpris d’apprendre que Jack de Kerouac, auteur de « Sur la route… », est un Poissons né le 12 Mars 1922…qui mourra, « miné par l’alcool et la drogue » en 1969, dit sa biographie. Cela ne s’invente pas…

[23] Vous avez bien compris, je pense, que le principal problème du Poissons, consiste à se construire une volonté personnelle, autonome ; à se construire (l’éducation doit beaucoup l’y aider) une structure psychique centrée sur un « moi » un « centre » véritables, au lieu de se laisser balloter par tous les courants d’une nature essentiellement émotionnelle, osmotique, plastique, mystique, poétique, imaginative, souvent sensuelle et marginale… qui peut l’amener au meilleur (Victor Hugo – Chopin…) comme au pire (Francis Heaulme, Richard Ramirez…)

[24] Toutes des connées sur les Éléments symboliques et sur les Valeurs Élémentales qui les constituent, sont reprises de l’Astrologie Globale conçue par Claire Santagostini qui s’était elle-même inspirée des travaux d’un sculpteur-astrologue, Maurice Muntzinger qui avait publié un article intitulé « Le Symbolismes des 4 Éléments dans le Zodiaque », deux personnalités inspirées auxquelles je veux rendre hommage ici.

[25] Saturne chez lui en Capricorne et tête de chaîne planétaire

[26] Lune chez elle en Cancer, très valorisée qualitativement

[27] Neptune valorisée par sa conjonction aux têtes de chaîne et maitresse du Soleil (la conscience et la volonté)

[28] Pluton chez lui en Scorpion, trigone Lune (maîtresse d’Asc.) et trigone amas Poissons, dont le Soleil, sextile Saturne maître de chaine. Que nous faut-il de plus ???

[29] Son effarante facilité à passer d’un poste à un autre, d’une responsabilité à une autre, d’un ministère à un autre en quelques années en font le Fregoli de la politique française. Mais que restera-t-il de concret une fois les costumes remisés au vestiaire ?

[30] Nous la trouvons en Verseau chez De Gaulle, à la jointure Balance/Scorpion chez Martin Luther…. et en Taureau chez Brigitte Macron ; presque conjointe à la Lune natale du président ! Que de supputations possibles à partir de telles dispositions astrologiques !

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