Il y a 2023 ans (la rigueur mathématique compte peu en la circonstance) Dieu se fit homme.
Le plus petit et le plus démuni des hommes. Il s’agissait de rappeler à l’espèce humaine son éminente dignité mais aussi son incomplétude substantielle : l’homme n’est pas l’auteur de lui-même, il est créature. Créature formée « à l’image et à la ressemblance de Dieu » certes, c’est à dire en puissance de divinisation, mais, créature qui, ayant choisi la voie de la désobéissance et de la révolte lors du fameux épisode de la Genèse, nécessitait le secours céleste pour assurer son salut éternel.
Ce recours c’est l’enfant de la Crèche de Bethléem qui le lui a apporté.

Ce salut, malgré plus de deux millénaires de Christianisme, s’avère encore plus problématique aujourd’hui qu’il ne l’était hier car, malgré tous les signes que nous ne voulons pas voir ou que sommes incapables de déchiffrer – dont les catastrophes naturelles pourtant si explicites – nous vivons dans l’illusion d’une immunité et d’une sorte d’impunité fondamentale assurées par notre arrogante science matérialiste dépourvue de toute conscience spirituelle. Elle qui nous fait croire que nous viendrons à bout de tout ce qui nous menace et que chaque catastrophe déclenchée par le « progrès » techno-scientifique, sera à l’origine d’une trouvaille encore plus audacieuse qui, nous délivrant de la catastrophe précédente, sera à l’origine d’une catastrophe encore plus grave. Chaque catastrophe surmontée nous apparaissant comme le signe d’une protection inconditionnelle, alors qu’elle n’est que la marque d’un auto-aveuglement de plus en plus grave quant à nos fins dernières sur le plan spirituel, et l’annonce de notre fin définitive en tant qu’espèce sur le plan biologique et historique.

En 496 (quelle que soit, là aussi, la date exacte) Dieu nous fit une piqûre de rappel !
A Reims, en la veillée de Noël rappelant celle de Bethléem, ce n’est pas seulement un roi païen – Clovis et toute la haute société franque qui se convertirent -, mais c’est une nation qui naquit en s’ouvrant au Christ et qui, à l’image de la Vierge quelques siècles plus tôt, s’écria « qu’il me soit fait selon votre parole« . A partir de ce don de soi, de cette ouverture à l’Esprit Saint, fleurit alors la plus belle civilisation que l’Histoire des hommes ait connue, malgré les imperfections inévitables et bien humaines de ceux qui allaient en bénéficier. Civilisation qui allait fertiliser tout le continent européen et qui est en passe de disparaître corps et biens, avec la bénédiction d’une Église apostate, d’un Pape hérétique soucieux de satisfaire aux intérêts d’une ploutocratie mondialiste, rien moins que chrétienne.

Civilisation à laquelle nous devons encore les quelques restes de dignité, de solidarité, de générosité, de bon sens, de pudeur, de respect des lois naturelles et divines qui marquent encore, quoique très faiblement, les moeurs des nations catholiques et que la upper-class qui a pris le pouvoir en occident et qui dirige de façon occulte l’ensemble de nos institutions, européennes et nationales, s’efforce d’effacer au profit d’un « progressisme » qui nous ramènera au niveau moral et spirituel que les nations dites « primitives » n’ont certainement jamais connu.

C’est cela que je voulais rappeler en cette veillée de Noël, qui n’a d’autre sens pour la plupart de nos concitoyens et de nos concitoyennes, que de ripailler aussi agréablement que possible, et, pour certains de nos édiles (élus par nous) que d’effacer les origines religieuses et historiques de la fête de Noël, et de les transformer en Saturnales new-look, voire en bacchanales. Et plus, si affinités.

J’aurai l’occasion d’approfondir ces quelques réflexions qui me sont inspirées par l’air du temps, à l’occasion de mes vœux de nouvel an.

Mais, pour le moment, je voudrais terminer en vous souhaitant à tous et à toutes un très heureux NOËL à partager avec ceux que vous aimez, dans la joie et la paix du Christ Notre Seigneur à tous, même si on nous a soigneusement formatés pour l’ignorer.

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