Une partie de ma carrière s’est déroulée dans le monde de l’industrie pharmaceutique, ce qui m’a permis d’approcher d’innombrables médecins et quelques grands noms de la médecine française de l’époque (années 60/70) lors de congrès et de dîners professionnels. Les discussions autour de la table tournaient souvent autour des sujets culturels (quelques « patrons » français étaient de grands mélomanes), bien plus rarement politiques, mais, la plupart du temps, abordaient les question de technique et/ou d’éthique médicale. Et j’ai ainsi pu constater que, lorsque les mots d’euthanasie et même d’avortement (on ne parlait pas encore de  « suicide  assisté » ou d’« IVG » – c’est à dire d’assassinat légalisés – affleuraient dans les conversations, ils soulevaient ipso facto une forme de réprobation unanime qui conduisait à parler d’autre chose.
O tempora, o mores !

I – QUELQUES GENERALITES

Cinquante ans d’individualisme et de relativisme ont passé et c’est aujourd’hui un médecin (?) à la santé éclatante, si j’en juge par la générosité de ses formes, qui vient nous vanter l’euthanasie – c’est à dire la destruction d’une vie humaine – … par amour ! Vous l’avez compris, il s’agit de Mme Marina Carrère dite d’Encausse (vous allez comprendre plus loin)

Pour ma part, en amoureux de la langue française que je suis, j’ai toujours appeler cette abomination : un meurtre ou plutôt un assassinat (puisqu’il y a préméditation) et je ne vois aucune trace d’amour dans le fait de supprimer son prochain. La seule justification qu’on puisse opposer à ce principe moral absolu du respect de la vie, consistant à devoir défendre sa famille, sa patrie ou sa propre vie. Quitte d’ailleurs à rester sur le carreau. Ce qui ne risque pas d’arriver aux personnels médicaux qui s’activent dans les officines de mort, tels que le « planning pseudo familial », contre monnaies sonnantes et trébuchantes.

N’allez cependant pas croire que Mme Marina pseudo d’Encausse soit une personne cruelle ou foncièrement destructrice (quoique…) puisqu’elle nous assure que l’euthanasie, ce n’est pas tuer, c’est un acte de soin et d’accompagnement. C‘était, je crois, ce qu’affirmait Maris Besnard en sobn temps. Admirez l’art de la « communication » le choix des « langages » qui permettent à tous les idéologues du monde de faire prendre des vessies pour des lanternes aux gogos de tous les peuples ! Dont le nôtre, qui ne demande qu’à se laisser abuser, envahir et corrompre, pourvu qu’on ne touche pas à ses prestations sociales, à ses 35 heures et à ces vacances. Autrefois on ajoutait le PMU et le Loto. Mais les temps ont changé…

Ces mots ont ipso facto déclenché chez moi une série de réflexions qui vont de la franche rigolade à la plus vive consternation.

II – DE QUOI PARLE-T-ON VRAIMENT ?

C’est un peu ce que j’avais éprouvé en assistant à la projection du « Bal des Vampires » mis en scène par un célèbre nabot pédophile, et d’autant plus célèbre auprès de l’élite progressiste qui nous gouverne, nous informe et nous éduque, qu’il est justement nabot, pédophile et qu’il appartient à une communauté qui se pense « élue » ! Film dans lequel la montée en puissance de l’horreur s’accompagne d’une montée en puissance tout aussi irrésistible de l’humour, si bien qu’on finit par rire très fort , là où il faudrait le plus s’épouvanter.

Mme Marina Carrère, pseudo d’Encausse, semble douée pour utiliser les mêmes effets rhétoriques.
En effet si un acte de soin et d’accompagnement consiste à vous verser le bouillon de onze heures ou à vous étouffer sous un oreiller, nous n’aurions pas dû survivre très longtemps du fait que nos mères, durant toute notre enfance et bien au-delà, n’ont cessé de vouloir nous aimer, nous soigner (il est vrai que j’étais rarement malade) et nous accompagner. Que de difficultés et de peines la mienne ne m’aurait-elle pas évité, si sa façon de m’aimer avait consisté à appliquer la recette Marina au Penthiobarbital ! Bref.

Ce que nous décrit là, la plantureuse Marina, c’est le genre de soin et d’accompagnement dont use Carmen avec ses amants adorés à qui elle déclare : si je t’aime, prends garde à toi !
Surtout si, en plus, ledit amant est gravement malade et ne peut assurer dignement son office auprès d’elle.

Une question à cette dame et à toutes les cervelles de colibri qui militent pour « le droit à mourir dans la dignité » (j’y reviendrai) : pourquoi attendre la toute fin du processus de dégradation pour pratiquer une euthanasie ou persuader le patient qu’il a tout intérêt de se faire prescrire un « suicide assisté »… et – pourquoi pas ? – remboursé à ses héritiers par la Sécu comme pour l’abominable IVG ?
Si la maladie de Charcot est irréversible, comme certaines autres pathologies, pourquoi ne pas pratiquer l’euthanasie dès le diagnostic établi et le pronostic confirmé ? Ce serait pain béni pour l’intéressé qui terminerait son existence sans avoir eu à souffrir ; et ce serait tout bénef pour la Sécu, les Mutuelles et les Complémentaires qui se proposent de couvrir les maladies aussi largement et couteusement que possible à condition de disposer des moyens légaux leur permettant de se défiler du mieux possible lorsqu’il faudra effectivement payer les pots cassés d’une santé que tout, dans notre « civilisation » matérialiste, technicienne et polluante, s’efforce d’altérer par mille et un moyens.

Tout principe faux poussé à son point limite d’application aboutit à une absurdité.
La vie est inévitablement soumise à la sanction de la mort. Certaines vies seront plus ou moins épanouissantes à certains moments, mais la plupart seront très éprouvantes et difficiles à tous points de vue ; et, de toute façon, elles finiront par se détruire ou être détruites.
Pour être logique, i
l faudrait donc instaurer le droit à l’euthanasie pour tous : de 0 à 99 ans (et plus si nécessaire) puisque nous sommes tous condamnés à souffrir, quelquefois énormément, et sommes donc tous justiciables d’un acte de soin et d’accompagnement tel que l’entend ce drôle de médecin qui a trouvé, en reprenant l’hymne de l’euthanasie satisfaite, le même moyen de faire le buzz que la cacochyme Line Renaud, – la plus nombrilique de nos célébrités -, jouant de la prunelle et dégoulinant de bienveillance tarifée et décorée, au profit de toutes les causes tordues, pourvu qu’elles puissent attirer l’attention sur elle.
Dont, récemment, celle de l’euthanasie.
On fait parler de soi comme on peut, n’est-il pas ?

III – QUI EST DONC MARINA ?

Maintenant, penchons-nous un peu sur le cas de ce « médecin » qui se croit habilitée à venir prêcher sa morale satanique aux Françaises et Français, parce qu’elle a réussi à se tailler une carrière – qui n’a, a priori, rien à voir avec la médecine – dans les milieux ultra-progressistes (autant dire : hédonistes, relativistes, hostiles à toute forme de loi naturelle et divine) qui dominent actuellement la médiasphère française (aux ordres de quelques milliardaires mondialistes). Carrière qui semble avoir peu à voir avec celle d’un humble médecin de quartier ou de campagne, capable de se lever en pleine nuit pour venir soigner un enfant frissonnant de fièvre et rassurer une mère angoissée. Comme j’en ai connus quelques uns. Il y a longtemps, il est vrai. N’est pas Dr Schweitzer, Mère Térésa ou simple médecin des pauvres qui veut, et ne cherche surtout pas à l’être ! La « Cité de la Joie » n’est pas pour Marina qui préfère les loges de maquillage et les plateaux télé.

D’abord son nom : elle se fait appeler Carrère d’Encausse.
Comme sa mère, me direz-vous. Mais justement sa mère n’avait pas plus le droit de s’appeler d’Encausse qu’Honoré Balssa de s’appeler Honoré de Balzac, même s’il a généreusement compensé cette petite escroquerie par la puissance d’un génie qui a doté les Lettres françaises d’une œuvre inégalée. Et qui ne lui a pourtant jamais ouvert les portes de l’Académie Française ; contrairement à Hélène Carrère dite d’Encausse, dont l’entregent, la ténacité et les nombreuses connivences politiques, en firent la première Secrétaire Perpétuelle de la docte Assemblée.

Voici l’explication : Hélène, maman de Marina (et de deux autres garçons qui ne semblent pas avoir eu le ridicule de reprendre la particule) était la fille d’un Georges Zourabichvili, immigré géorgien, mort mystérieusement en 1944 à Bordeaux. En fait pas si mystérieusement que cela comme on va le découvrir, car, son propre petit fils, Emmanuel Carrère, le présente ainsi (extrait de Widipédia) :

« […] Mon grand-père maternel, Georges Zourabichvili, était un émigré géorgien, arrivé en France au début des années 20 après des études en Allemagne. […] Les deux dernières années de l’Occupation, à Bordeaux, il a travaillé comme interprète pour les Allemands. À la Libération, des inconnus sont venus l’arrêter chez lui et l’ont emmené. Ma mère avait 15 ans, mon oncle 8. Ils ne l’ont jamais revu. On n’a jamais retrouvé son corps. Il n’a jamais été déclaré mort. Aucune tombe ne porte son nom. Voici, c’est dit. Une fois dit, ce n’est pas grand-chose. Une tragédie, oui, mais une tragédie banale, que je peux sans difficulté évoquer en privé. Le problème est que ce n’est pas mon secret, mais celui de ma mère… »

Traduction : grand-papa qui avait fait des études brillantes (2 doctorats) en Allemagne, était un collaborateur actif des nazis dans ce beau pays de France qui l’avait accueilli et nourri. Et il a été « liquidé » en 1944, sans doute par la Résistance (ou par ceux qui se revendiquaient d’elle).
Encore « une chance pour la France » perdue à jamais. Mais, Dieu merci, il nous a laissé fille et une petite-fille !

On comprend que la mère d’Emmanuel, c’est à dire Hélène l’académisée, ne se soit jamais étendue sur le passé de son père et ait, sans doute pour surcompenser le déshonneur qu’il a infligé à toute la famille, cumulé tous les honneurs et reconnaissances possibles. Bref.

Mais cela n’explique pas la vraie/fausse particule qui participe de ce grand relooking, me direz-vous.
J’
y viens

Hélène Zourabichvili, donc, épouse à Paris le 5 juillet 1952 Louis Édouard Carrère (né en 1928), assureur, fils de Georges Carrère et de Paule Dencausse (nom du Sud-Ouest d’après mes recherches). Ledit mari ne trouve rien de mieux alors que de s’auto-anoblir en transformant le nom « Dencausse » de sa mère, en « d’Encausse » beaucoup plus reluisant auprès des prospects auprès de qui il cherche à placer ses  contrats d’assurances.
Naissent ensuite Emmanuel (1957), Nathalie (1959) et Marina (1961) la dernière, qui, seule reprendra la mystification.[1]
Donc Marina, petite-fille Zourabichvili, fille Carrère, n’est pas plus d’Encausse[2] que je ne suis descendant des empereurs de Byzance par ma mère (ni par mon père d’ailleurs).
Esbrouffe et tape-à-l’œil, bien dans les mœurs actuels où les bobos les plus progressistes, s’arracheraient un œil pour s’attribuer une particule.

La trahison du côté du père, l’esbroufe et l’escroquerie au patronyme du côté du mari ! On comprend que la pauvre Hélène se soit échinée à nous en mettre plein la vue avec son habit et sa Légion d’Honneur, là où d’autres auraient considéré qu’un peu de réserve et d’humilité aurait mieux convenu. Question de culture ou de nature. Qui sait ?

IV – MARINA DANS SES OEUVRES.

Venons en à l’essentiel et voyons voir ce que la charmante Marina a à nous dire en tant que médecin.
La carrière de Marina.
Au fait : est-ce vraiment une carrière de médecin ?

A-t-elle contribué par son activité de chercheuse à faire avancer la médecine.
A-t-elle consacré 6 jours sur 7 au service des malades au sein d’un cabinet encombré ?
S’est-elle attachée à un service de médecine hospitalière ?

Je n’ai rien vu de tel dans sa biographie professionnelle. Jugez-en plutôt par vous même

Voici le résumé de la notice biographique que Wikipédia (que nous ne remercierons jamais assez pour la somme des informations à laquelle ce dispositif nous donne accès, même s’il n’échappe pas toujours au « politiquement correct ») lui consacre :

– Marina Carrère d’Encausse apparait pour la première fois à la télévision en 1992 [3] sur Antenne 2 alors qu’elle est interviewée dans la rubrique Les 4 vérités du magazine Télématin. Elle commence sa carrière télévisuelle comme chroniqueuse dans le Disney Club sur TF1, puis dans Parole d’Expert sur France 3.
A partir de 2000, elle présente Le Magazine de la santé, avec Michel Cymes[4] et Benoît Thévenet sur France 5 et juste après, une autre émission appelée Allô Docteurs. En 2005, elle devient, également avec Michel Cymes, consultante santé sur la radio Europe 1.
En décembre 2009, elle coanime sur France 3 un magazine du Téléthon avec Louis Laforge.
En septembre 2014, elle récupère la présentation de la case du documentaire du mardi soir sur France 5, intitulé Le Monde en face, succédant à Carole Gaessler. À l’antenne d’Europe 1 le 27 juillet 2021, elle confirme qu’elle ne reprendra pas l’émission en septembre 2021, cette dernière étant désormais recentrée sur la géopolitique exclusivement et diffusée le dimanche.  

Engagements (toujours Wikipédia dixit)

– Depuis 2011, Marina Carrère d’Encausse est administratrice du fonds de dotation Bernard Giraudeau dont l’objectif est d’aider les malades du cancer et leurs familles.[5]

Fin 2017, elle accepte de devenir la marraine de l’Association des donneurs de voix qui gère 115 bibliothèques sonores destinées à fournir gratuitement des audiolivres et audio revues à toute personne dont l’empêchement de lire, dû à une déficience visuelle, motrice ou cognitive, est médicalement attesté.
(fin de citation)

Tout cela est admirable, mais voyez-vous la trace d’une quelconque activité médicale dans ce CV ?
Sa mère écrivait, faisait des discours, grenouillait dans la sphère politico-culturelle.
Elle, elle « cause dans l’étrange lucarne » et nous donne des leçons de santé (et désormais de mort) mais elle n’a probablement pas vraiment soigné un malade depuis ses 31 ans (elle en a eu 62 le 9 octobre passé : 31 ans à bavasser au lieu d’aller au charbon et de soigner ! Sur le terrain !
Ou alors, s’il lui arrive de pratiquer la médecine c’est à la façon dont Einstein pratiquait le violon : en amateur, aux risques et périls des oreilles de ses auditeurs.

– Cela me rappelle un souvenir tout personnel.
Du temps où,  visiteur médical puis responsable d’un service national au service d’un grande labor, je fréquentais assidûment les hôpitaux et les cabinets des médecins de France, deux revues trônaient immanquablement sur les présentoirs des salles d’attente de ces derniers : Paris-Match et Jours de France (et, quelquefois Le Chasseur Français !). Mes collègues et moi adorions Jours de France (disparu corps et biens), non pour ses articles, mais pour les pages dévolues à la fantaisie de caricaturistes géniaux : Jacques Faizant, Kiraz, Coq, Vigno, Jean Bellus, Gad, Henri Morez, Hervé si j’ai bonne mémoire,  mais j’en oublie certainement.

Mais ce n’était pas là le seul centre d’intérêt pour nous, car figurait aussi, dans chaque numéro,  l’inénarrable chronique du Dr André Soubiran qui ne pratiquait plus la médecine depuis des lustres mais dont la rhétorique faisait grande illusion.
Ce médecin de formation avait entrepris, dès 1940, une carrière de romancier et sa série de romans « Les Hommes en Blanc » (dont le tome 1, fut publié en 1947) qui décrivait par le menu, la trajectoire d’un jeune médecin s’installant dans la France profonde pour obéir à sa vocation (ce que ne savent plus faire les médecins de nos jours, semble-t-il) avait eu un grand succès.
A tel point que Jours de France attribua à Soubiran (de 1959 à 1985) une chronique médicale hebdomadaire, touchant à peu près, et autant  qu’il m’en souvienne, à toutes sortes de problèmes de santé assortis de conseils adaptés.
Jusqu’au jour où circulant au milieu des stands (labos pharmaceutiques, éditeurs, etc…) qui accompagnaient un grand congrès de médecine (consacré je crois aux maladies cardiaques, mais je n’en jurerais pas), je vis deux médecins face à face dont l’un (que je connaissais bien) paraissait très animé et l’autre tout déconfit.

Ce dernier était André Soubiran, il tenait un stand pour présenter ses livres et avait approché un de ses collègues en lui disant :
Cher ami, aimeriez-vous que je vous dédicace mon dernier ouvrage ? (je ne sais lequel c’était).
Et l’autre lui avait répondu, comme il me le confia avec fierté :
Non merci, je n’apprécie que les médecins qui pratiquent la médecine au lieu de se servir d’elle. Depuis combien de temps n’avez-vous pas ausculté un patient ?
Et, sans attendre la réponse, il avait tourné les talons.
Tête dudit Soubiran … Je vous laisse l’imaginer.

Sans pouvoir le certifier, je me demande si nous ne sommes pas dans le même cas de figure avec Marina la liquidatrice, désormais auxiliaire zélée des entreprises de Pompes funèbres, que médecin attachée au Serment d’Hippocrate.
Quant à évoquer le respect de la vie propre à la morale chrétienne qui a bâti notre civilisation, ce serait comme évoquer la santé morale, la pudeur et la chasteté dans un congrès LGBTQ+

VI L’interview de Marina

Quoiqu’il en soit, reconnaissons que Marina sait à merveille jeter la poudre aux yeux qui la feront apparaître sinon comme une grande spécialiste de l’empathie médicale, mais comme un modèle à suivre  dans l’exercice bienveillant de la médecine auprès des personnes en souffrance.
Écoutons là parler du film qu’elle a animé sur France V, aux côtés de la réalisatrice Magali Cotard :

– Magali Cotard a fait une enquête remarquable, et je l’incarne comme journaliste, femme et médecin : je suis là pour écouter les patients, les soignants, et porter toutes les paroles le plus loin possible. Le film n’est pas un objet militant même si je suis engagée à titre personnel [Ah bon ! C’est quoi un film « militant » alors ?]
Qu’espérez-vous de la future loi ?
Demande son interlocutrice l’interrogeant sur ce film.
[Vous remarquez, la journaliste ne demande pas « qu’espérez-vous d’une éventuelle loi légalisant l’euthanasie » mais «  qu’espérez-vous de la future loi ? ». Manipulation langagière très courante dans nos médias qui s’arrangent toujours par présenter les choses les plus tordues, comme absolument irréversibles et à nous le faire croire]
Sa réponse :

– Si je devais décider, mon choix se porterait vers le modèle belge, très éthique et humain [à mourir de rire… si le sujet n’était si grave], avec à la fois une grande implication et une grande responsabilité des médecins puisque ce sont eux qui accomplissent le geste [au contraire du suicide assisté en Suisse, où le patient doit pouvoir le faire seul, NDLR]. Même s’il est absolument normal qu’existe une clause de conscience pour ceux qui ne le veulent pas, je trouve que c’est le rôle du médecin d’effectuer ce geste de soin ultime. Un médecin accompagne son patient de la naissance à la mort, c’est sa place d’être là jusqu’au bout.
Quelques observations : Constatez la suprême habileté sémantique :

  • « clause de conscience » : comme celle qui était garantie aux médecins pour la loi Veil et que la thanatosphère médiatique s’acharne à supprimer en traitant les médecins réfractaires de tous les noms.

  • « geste de soin ultime » : depuis quand un « geste de soin » consiste-t-il à tuer le patient ? J’avais toujours cru qu’il consistait à le guérir ou à le soulager à tout prix !

  • « un médecin accompagne son patient de la naissance à la mort ». Quel culot ! Il ne l’accompagne pas, il l’y condamne et la provoque ! Ou, s’il « l’accompagne » c’est à la façon du juge qui a prononcé la sentence de mort et qui accompagne le justiciable de sa cellule au peloton d’exécution.

Mais il est vrai que la peine de mort n’existe plus en France… sauf pour les enfants à naître, et maintenant pour les vieillards, les grabataires, et bientôt les handicapés voire les Alzheimer comme le suggèrent déjà certains. Que voulez-vous, tous ces pauvres gens coûtent cher à la société et les bilans des sociétés de protection où s’investissent les fonds de pension américains, réclament des dividendes toujours plus élevés.
Dans ce même paragraphe d’anthologie, Marina la belle âme, évoque « le modèle belge très éthique et humain et je disais que c’est à mourir de rire (comme pour toutes les histoires belges) car après quelques  recherches je vous communique, en fin d’article un Additif qui réunit quelques exemples « éthiques » et « humains » de ce modèle belge recueillis dans la presse complétés par une analyse de la situation belge réalisée par l’Alliance VITA :
https://www.alliancevita.org/?gclid=EAIaIQobChMIxb_shavugQMVapRoCR2g8w-_EAAYASAAEgKBKPD_BwE
Vous ne trouverez probablement pas ces informations dans la grande presse aux ordres de la « culture de mort ». Je vous  recommande donc vivement de lire cet additif avec attention … et d’en tirer les conclusions qui vous sembleront les plus nécessaires.

 VIII – Revenons à l’interview de Marina Carrère d’Enfumage

 – Dans toutes les situations d’euthanasie dont j’ai été témoin ou que l’on m’a racontées, le dernier mot du patient est toujours : « Merci. » Je crois comprendre cependant que les parlementaires français se dirigent plutôt vers un modèle suisse, avec des critères plus stricts pour accéder au suicide assisté, et avec des exceptions permettant l’euthanasie pour ceux qui ne sont pas en capacité de prendre le verre et boire le produit, ou d’appuyer sur le bouton de la perfusion.
Une blague circulait autrefois à propos  de la pub. pour les pompes funèbres (si bien chantées par Brassens) : «  Mourrez, nous ferrons le reste ! ».

Quel pourrait être le bon slogan sur le « suicide assisté » vanté par Marina ?
Je propose : « Sonnez l’infirmière et faites votre dernière prière ». Ou encore : «  Ne vous accrochez plus à la vie et laissez nous vous trucider sans douleur ».
On peut certainement trouver mieux. Je vous invite donc à trouver le meilleur slogan possible pour promouvoir de si nobles entreprises. 

En tant que médecin, avez-vous toujours été favorable à l’euthanasie ? lui demande encore la journaliste

– Jeune médecin, j’étais animée par l’idée qu’on est là pour soigner et soulager [quelle découverte !], et je ne pensais pas qu’un jour je militerais pour que nous puissions donner la mort [comme quoi on ne s’améliore pas toujours avec le temps]. J’ai beaucoup évolué, grandi [lire : régressé] dans cette réflexion notamment après un grave accident : en attendant les secours, j’ai eu le temps de me voir mourir. J’ai aussi rencontré un médecin belge pour un documentaire, et assisté à deux euthanasies, et sa façon de parler de son rôle à ce moment de la vie des patients m’a beaucoup fait réfléchir. Aujourd’hui je me sens cohérente : l’euthanasie, ce n’est pas tuer, c’est un acte de soin et d’accompagnement. Au cours de ma vie, j’ai vu trop de gens partir dans de grandes souffrances, parce que personne ne pouvait les aider à mourir, et aussi parce que les soins palliatifs sont trop peu accessibles en France.

– Quelques observations.

Marina découvre l’eau tiède en paraissant avoir découvert que le rôle du médecin était de soigner et soulager. Passons.
De la porte ouverte nous passons à la franche absurdité : les accidentés qui se voient mourir et qui s’en sortent, justement parce que les secours les ont tirés de ce mauvais pas au lieu de les achever, – pardon !, de les « euthanasier » -, débordent ensuite d’énergie et de reconnaissance envers la vie. Ce qui les amène souvent à s’ouvrir à la souffrance des autres et à se lancer dans des activités gratuites et généreuses.

Pas Marina semble-t-il. Elle évoque cet accident mais ne nous explique nullement en quoi cette expérience justifierait son engagement en faveur de l’euthanasie, qui paraît des plus contradictoires pour ne pas dire absurde ? Il faudra que nous le devinions par nous-mêmes. Soit. En fait il s’agit là d’un pur pathos destiné à gagner notre sympathie en espérant qu’il nous rendra plus réceptif à sa prise de position.
D’où l’enchaînement avec le cas de ce médecin belge, tout aussi bon bonimenteur qu’elle puisqu’il l’a gagnée à ses arguments. Trop influençable Marina ? Sans doute. Quoiqu’il en soit, on ne peut pas dire que ce brouet sentimental destiné à faire pleurer dans les chaumières, offre une quelconque argumentation digne de ce nom. .

– Conclusion de ce couplet digne de France-Dimanche : l’euthanasie, ce n’est pas tuer, c’est un acte de soin et d’accompagnement ! C’est d’une rhétorique digne du meilleur Macron qui s’y connaît un brin en matière d’enfumage.

Il y a très, très loin des prémisses de Marina l’accidentée, à la conclusion, comme nous venons de le voir, mais, avec ce dernier couplet, on est franchement dans le délirant : l’euthanasie dont le Larousse nous dit pourtant qu’elle définit « l’acte d’un médecin qui provoque la mort d’un malade [qu’il juge] incurable » (donc à le tuer !),  ne le tue pas du tout ! En fait, l’euthanasie « soigne » le patient et l’ »accompagne » en lui administrant la seule thérapeutique dont on soit sûr qu’elle nous soulagera définitivement : celle qu’utilisait les Borgia, la Brinvilliers, la Voisin et Marie Besnard, mais en plus rapide, plus efficace et parfaitement légal.

– Ah, la brave femme ! se serait écrié Orgon tant cette dialectique nous renvoie systématiquement à Tartuffe dont le sous-titre, je le rappelle, est l’Imposteur. A quoi il faudrait ajouter « le tueur« .

Imposteur conscient de l’être ? Cela ferait de Marina une cynique de grande envergure.
Imposteur inconsciente de l’être et croyant naïvement favoriser le « progrès » sociétal ?
Je ne sais pas, mais quand je vois que Line Renaud (97 ans) en cette même soirée du 11 octobre 2023 où je rédige une partie de cet article va, une fois de plus, nous infliger sa diction sifflante (c’est dur d’articuler avec un dentier) son jeu dramatique geignard, sirupeux et mélodramatique, – sans oublier ses éternelles roulades de prunelle -, dans le cadre d’un téléfilm de propagande pour l’euthanasie, je me dis que le règne des bécasses et des gros nombrils qui soutiendraient n’importe quelle cause pour complaire à la ploutocratie médiatique, est loin d’être terminé.
D’autres parleraient « d’idiotes utiles », mais je leur laisse cette discourtoise responsabilité.

– Les acteurs de ces soins palliatifs, […] sont souvent opposés à une loi sur l’aide active à mourir…rappelle la journaliste.
Marina répond :
Le clivage entre l’aide active à mourir et les soins palliatifs ne devrait pas exister, ils sont totalement complémentaires. On le voit bien en Belgique : l’euthanasie est dépénalisée depuis plus de vingt ans et les soins palliatifs s’y sont dans le même temps développés davantage que chez nous. Quelle que soit notre future loi, il faut évidemment les améliorer et les amplifier. Ils résolvent l’immense majorité des fins de vie, avec la sédation profonde et continue. Les acteurs du soin palliatif craignent peut-être qu’une loi nouvelle aboutisse à les oublier, et je les comprends puisque son développement est totalement insuffisant depuis des années. Mon espoir, c’est qu’une loi intervienne pour les patients, très minoritaires, qui ont besoin d’une aide active à mourir, et que dans le même temps un plan massif pour les soins palliatifs soit enfin mis en œuvre. J’ai une nature optimiste, avec le travail de la Convention citoyenne, la somme d’engagement et de volonté que je perçois, j’espère qu’on ne va pas reculer.

Là encore, on constate combien Marina est habile à utiliser les éléments de langage destinés à nous faire avaler la pilule. Il faut dire que dans les milieux qu’elle fréquente, elle doit disposer de maîtres en la matière. Macron a dû lui filer quelques bonnes adresses.

– La première entourloupe consiste à établir une « complémentarité » entre soins palliatifs et exécution du patient requalifiée en – aide à mourir. Car, dans un monde dominé par la manipulation des esprits, il faut être très attentif au langage et aux mots utilisés;  je ne le soulignerai jamais assez.

Or, les soins palliatifs, s’ils interviennent lorsqu’il n’y a plus d’espoir ne sont aucunement destinés à tuer le patient mais, tout au contraire, à lui permettre de vivre le plus longtemps possible avec le minimum de souffrance possible. Pas à le tuer le plus vite possible.

Je veux bien que, pour les besoins d’une argumentation sophistique on tente d’établir une sorte de continuité entre soins palliatifs et euthanasie, mais, en fait, l’intention des deux positions est exactement opposée : il n’y a soins palliatifs que pour aider quelqu’un à vivre et le dissuader de vouloir mourir. Dans le cas contraire nous avons affaire à un meurtre. Tout simplement.

Sans quoi, et quoiqu’en dise Marina dans son plaidoyer plus qu’orienté, il n’y aurait même plus besoin de parler de soins palliatifs et encore moins de les développer. Soyons logique : si on est persuadé que le patient est engagé dans un processus qui le conduira inévitablement à la mort (qu’il souffre ou qu’il ne souffre pas d’ailleurs, comme vous le verrez dans l’Additif) pourquoi attendre la toute fin de ce processus inéluctable et coûteux pour lui administrer sa tasse de bouillon de onze heures et ne pas le lui administrer tout de suite ? Comme déjà noté, c’est la sécu et les complémentaires qui seront heureuses ! Quant aux établissements privés qui – par ailleurs – engraissent leurs actionnaires en maltraitant les vieillards dans les Ehpad ou en les laissant croupir dans leurs déjections, partageant ainsi le sort des nourrissons dans certaines crèches, ils pourront améliorer leurs résultats pour le plus grand bonheur  de l’hydre plouto-mondialiste, toujours à l’affût d’un petit bénéfice.

Marina évoque aussi, – naïvement ? – diverses Commissions Citoyennes mises en place par notre Foutriquet national (le nom est de Michel Onfray), que ce soit sur le climat ou sur la fin de vie.
Qquand on sait par qui elles ont été conçues, recrutées, organisées, par qui elles sont animées et « conseillées », on sait d’avance quelles décisions elles seront amenées à prendre avant même leur première réunion.
D’ailleurs, ce n’est peut-être pas un hasard, si,  nous promenant sur le site consacré à la Commission consacrée à la Fin de Vie,  nous tombons sur deux mains entrelacées, qui est un symbole maçonnique des plus courants. Or, toutes les prises de position de la maçonnerie française – et nommément du Grand Orient – au cours de ces cinquante dernières années l’ont été, sans nuance et sans complexe, en faveur de la culture de mort. Un des anciens Grands Maîtres de cette officine de mort lui-même écrivait dans un de ses livres (je crois qu’il s’agit d’Alain BAUER) que toutes les lois « progressistes » – lire païennes, transgressives et lucifériennes – avaient été élaborées dans les loges dudit GO.
Il est vrai que lorsqu’on connaît les racines philosophiques véritables de la FM qui plongent dans le tissu vivant du Talmud, de la Kabbale et de tout ce qui a pu être le plus hostile règne du Christ sur les nations au cours de ces deux derniers millénaires, on ne peut être surpris.

IX FAISONS LE POINT

L’argumentation de Marina est donc typiquement « progressiste » c’est à dire libérale, franc-maçonne donc luciférienne : il s’agit toujours de transformer un MAL qu’on ne veut pas combattre par conviction idéologique et religieuse (Satan a, lui aussi son église) en un BIEN de circonstance.

  • On ne peut pas empêcher les femmes d’avorter ?

L’avortement est une terrible transgression que rien, fondamentalement, ne justifie ou n’excuse. D’autant qu’il existe la possibilité d’une naissance « sous x » qui permet de confier l’enfant à naître à des parents d’adoption qui sauront l’aimer et prendre soin de lui. Pourquoi, alors, l’éliminer ?
Il est évident qu’on n’est jamais arriver à éradiquer ce fléau, comme on n’éradiquera jamais le mensonge, la cupidité, le vol, le viol, l’inceste, la pédophilie, le trafic de drogue, le crime, les guerres et j’en passe… suites obligées de ce que nous nommons « péché originel » et « sortie de l’Eden ». L’avortement a toujours été considéré et catalogué comme un crime et Simone Veil et le libidineux Giscard qui ont donné le feu vert à cette transgression fondamentale, le savaient aussi bien que quiconque.
Mais voilà, l’ère qui s’est ouverte dans  les années 60, est celle d’un hédonisme, d’un individualisme et d’un relativisme absolus, proprement « diaboliques ». Si bien que les enfants – qu’on avait toujours considérés comme des dons et des richesses – devinrent un obstacle direct au « jouir sans entraves » qui était devenu le leitmotiv de la nouvelle religion libertaire.
La contraception, qui avait pourtant favorisé la rupture définitive entre amour, mariage et sexualité, ne pouvait répondre aux volontés de retourner à des mœurs byzantines ou sardanapalesques pour ne pas dire animales. Il fallait aller plus loin et faire de l’enfant à naître non plus un obstacle mais un ennemi direct à l’épanouissement personnel.  A celui des femmes notamment, qu’on persuada, sans trop d’efforts, qu’il fallait qu’elles se libèrent au plus tôt d’un statut de mère et d’épouse que leur avait imposé la tyrannie d’une société patriarcale.
Au passage, on tua progressivement et parallèlement les « pères » en même temps qu’on élargissait le « droit » à l’avortement, par une série de lois où ils se virent déchus de leurs responsabilités statutaires de chef de famille. Ainsi n’eurent-ils plus droit au chapitre dans la décision des épouses d’avorter ou non, et de moins en moins d’autorité dans l’éducation de leurs enfants. La « liberté sexuelle » fit le reste.
La « dépénalisation » de l’avortement ne fut que le marqueur le plus destructeur de cette révolution totale des fondamentaux que le Christianisme civilisateur avait mis en place pour garantir l’épanouissement d’une société véritablement humaine de haut niveau moral et spirituel.

Avec la complicité de l’Église Conciliaire (que je distingue soigneusement de l’Église Catholique) pourtant censée défendre ces fondamentaux, comme le soulignera Simone Veil elle-même[6].
Ce que l’Église dite de France ne fit pas.

– En toute chose s’imposa alors une entreprise de portée historique : exalter la « liberté humaine » affranchie de toute forme de transcendance ; une liberté se justifiant par elle-même, l’Homme ayant totalement pris la place de Dieu. La nouvelle Idole Libertaire avait ses prophètes : Sartre, Debord, Althusser, Lefebvre, Marcuse, elle avait aussi son clergé et ses prédicateurs : Jacques Sauvageot, José Rossi, Hervé Chabalier, Henri Weber, Guy Hocquenghem, Daniel Cohn-Bendit, Brice Lalonde, Bernard Guetta ou Alain Krivine qui remplirent si bien leur office que progressivement des choix de vie jusque là considérés comme répugnants, contraires à la vie sociale, voire criminels, furent « légalisés » puisque correspondant à « la volonté du peuple » ramené à la satisfaction d’instincts primaires.
En fait, on s’apercevra plus tard que c’était aussi et surtout à « la demande du marché » !

On fit ainsi en sorte que ce qui était un  MAL ne le fût plus et devînt un BIEN, comme je le disais plus haut. Et l’appareil législatif se transforma alors, sous l’impulsion d’un exécutif au service des pourrisseurs ploutocrates transfrontières, genre Georges Soros ou Klaus Schwaab, une machine à recycler toutes sortes de passions honteuses, en « valeurs » (les fameuses « valeurs » de la république et de l’Europe (pas celle du Christ, mais celle de Mme Van der Leyen) : celles  qui enchantent ce cher Volodymyr Zelenski [7], lui qui jouait du piano avec son pénis avant de se faire élire président, et qui adresse aux dites « valeurs » plus ou moins rances, une ode vibrante à chacune de ses prestations télévisuelles.
Ainsi donnons à l’effroyable recul civilisationnel et anthropologique que nous subissons passivement et béatement, un nom rassurant et le MAL, n’importe lequel – pourvu qu’il serve les intérêts de la ploutocratie mondialiste qui nous fait payer très cher la satisfaction de nos instincts les plus régressifs – deviendra effectivement le BIEN.

Et c’est exactement ce qui s’est passé au fil des ans où toute une série de lois successives, promues par quelques gorgones « progressistes » et votées par une Assemblée de godillots grassement payés et défrayés, ont fait en sorte que ce qui n’était qu’« autorisé » et soigneusement « encadré » dans un premier temps (dispositions de la fameuse loi Veil), soit débarrassé de toute entrave, pour aboutir à la situation actuelle où ce « crime imprescriptible », n’est plus seulement « dépénalisé » mais encouragé et protégé par la loi. A tel point qu’il est devenu un BIEN tel qu’il pourrait figurer dans le marbre de notre Constitution. Si bien que nous pourrions désormais inscrire sur le fronton de nos mairies : Liberté, Égalité, Fraternité, Infanticide en attendant d’y inscrire Euthanasie…

Dans le même temps où, ceux qui, insensibles aux exhalaisons fétides de cette culture de mort parce que restés fidèles à la loi naturelle divine et humaine (dont je m’honore de faire partie), tentés de dénoncer (comme je le fais ici) ou de s’opposer à ce terrible recul de civilisation (de décivilisation comme dit Macron qui s’y connaît un brin en la matière), pourront subir les foudres de la loi parce que c’est eux qui, désormais, représenteront les forces du MAL.

Aboutissement logique des « immortels  principes » qui, dans la foulée des Lumières tant prisées par Michel Onfray et quelques autres, ont fait des égoïsmes et des passions humaines rebaptisées « volonté générale », la source de la justice, du droit et de la loi. Subversion devant assurer le Bonheur et le Progrès de l’Humanité … sauf qu’on se demande, en 2023, s’il y aura encore une Humanité à la fin de ce siècle pour savourer ce Bonheur, après que ledit  Progrès aura épuisé toutes ses possibilités de ravage.
C’est ainsi que les textes qui sortent des instances maçonniques internationales – ONU, OMS, UE, etc..- ont recensé les droits et pratiques favorisant le Massacre des Innocents dans le ventre de leur mère (jusqu’à moins une heure de leur naissance dans certains cas !) en Guide de la Santé Reproductive ! Fallait le faire ?
Nos « élites » belzebuthiennes l’ont fait.

  • Il n’y a que le viol et la pédophilie qui, pour le moment, mobilisent les foudres de la morale et de la loi. Mais cela ne durera pas, les mêmes officines très actives au sein de ces Institutions vont trouver le biais réglementaire et les éléments de langage qui permettront de souiller des enfants de moins de quinze ans, en toute impunité et en toute bonne conscience : Matzneff, Sartre, Beauvoir, Aragon, Glucksmann, Deleuze, Barthes, Ponge et Guy Hocquenghem, bref : tous les agités du bocal (Céline) et surtout du rectum, ainsi que quelques médecins (Wikipédia dixit) ne s’étaient-ils pas empressés de signer la fameuse pétition de janvier 1977 en faveur des rapports sexuels entre adultes et enfants ?

  • Autre exemple : on ne peut pas empêcher les crétins qu’ils soient jeunes ou vieux, ouvriers ou notables, bourgeois ou prolétaires, de se shooter à plaisir et de contribuer ainsi à la prospérité des « bandes de racailles » qui sévissent dans certaines banlieues dites françaises pour y régler leurs comptes à la Kalachnikov, au 9 mm ou au couteau, puisque, suivant la philosophie libérale : la demande créant le marché il suffit d’agir sur la demande pour développer le marché.
    Personne ne semblant pouvoir ou vouloir interrompre ce cycle infernal, dépénalisons l’usage des stupéfiants et ouvrons des salles de shooting. Il y aura toujours autant de consommateurs déjantés, abrutis par leur « fumette », mais beaucoup moins de dealers. L’État dit français étant devenu le pourvoyeur officiel de came, il n’y aura plus de guerres des gangs. CQFD.

J’arrête là ce très succinct panorama de la déchéance spirituelle, morale, politique, sociétale dans laquelle le « beau pays de France » est tombé et dont il ne se relèvera peut-être jamais, sans assistance providentielle. Et j’en reviens à l’euthanasie dont Marina se fait le chantre à travers une argumentation dont j’ai souligné l’incohérence, mais assez doucereuse et sentimentale pour faire des ravages dans l’opinion publique, si peu préparée à discerner et à discriminer le poison mortel pour la conscience, qui se cache dans ce flot ininterrompu de propagande qu’elle subit de la part de la radio, la télé, les réseaux sociaux sans oublier la presse écrite.

TUER est MAL.

En toutes circonstances. Sauf en cas d’agression subie, c’est à dire en état de légitime défense, pour une personne comme pour une nation. Cela ne peut devenir un BIEN quand il s’agit de protéger la victime contre l’assassin, l’agressé contre l’agresseur. La séquence actuelle du conflit entre le Hamas gazaoui et Israël est riche d’enseignements à ce propos.

AVORTER est MAL

Sauf rarissimes circonstances médicales mettant en cause  la vie de la mère. En dehors de ces cas, l’invocation à la « liberté de choix pour les femmes » n’est qu’une entourloupe idéologique censée déguiser un crime évident en une bonne et légitime action.
Ce ne sont pas les arguties « scientifiques » telles que les expose Michel Onfray, entre autres, qui peuvent convaincre un esprit lucide et de bonne foi. A quelque stade que nous considérions la croissance d’un enfant à naître – embryon puis fœtus -, se trouve … un enfant à naître justement ! Un être humain non « en puissance » car il est déjà « en acte » dès sa conception, comme le chêne est tout entier dans le gland, mais simplement « en devenir ». Et lorsqu’on avorte on ne « libère » pas la femme d’un « amas de cellules » sans conséquence , mais on sacrifie une vie humaine innocente, on sacrifie un TOUT en devenir, vivant depuis la première minute de son existence intra-utérine, présent à chaque stade de sa croissance.
La preuve – par l’absurde ou l’odieux, au choix – en a été donné par Mathilde Panot députée LFI qui, dans un échange violent avec Marine Le Pen, lui a reproché son amitié avec la Hongrie où l’on oblige les femmes à écouter battre le cœur de l’enfant qu’elles portent pour les dissuader d’avorter.
On en reste sans voix :
– Si un cœur bat, c’est qu’on n’a pas affaire à un « amas de cellules » ! Ainsi toute la dialectique de mort est anéantie pour celles là même qui la nie obstinément.
– D’autre part, on se demande pourquoi, sur quels critères, on pourrait condamner le fait d’éclairer au mieux la conscience d’une femme (lorsqu’elle en a une, bien sûr) en la mettant face à ses responsabilités, avant de prendre la terrible décision de supprimer délibérément une VIE et non un kyste indésirable ?
Il faudra que Mme Panot, après qu’elle ait renoncé à hurler des imprécations en guise de discours politique, nous éclaire sur ce point.

EUTHANASIER ou SUICIDER, est un MAL.

Nous voulons ramener ce geste définitif à sa dimension compatissante et purement technique, alors que nous violons une loi fondamentale qui conditionne l’humain dans l’homme : la nature sacrée de la vie, son respect et sa protection en tout son parcours.
Une vie dont on sait bien qu’elle devra affronter toutes sortes d’épreuves dont certaines extrêmement douloureuses. Ce qui fait, comme je le faisais remarquer plus haut, que si la souffrance et la douleur étaient la justification de la mise à mort des personnes qu’elles affectent, il vaudrait mieux nous euthanasier tous à la naissance (ce que recommandent d’ailleurs certaines personnalités politiques outre-Atlantique concernant les bébés non désirés ! Et ce à quoi, Michel Onfray ne trouverait sans doute rien à redire lui qui affirme que faire des enfants est inutile et nocif).

Euthanasier, suicider, participe d’une vision étroitement matérialiste, utilitariste de l’existence en négligeant totalement le processus spirituel qui se joue dans le fait d’affronter la souffrance, – certes en usant des moyens qui nous sont donnés pour la combattre -, mais en acceptant qu’elle puisse affiner en nous des dispositions humaines et spirituelles : humaines parce que spirituelles. Dispositions que nous n’aurions jamais pu développer sans elle. Dans la souffrance combattue mais assumée dans son principe, nous nous délivrons de problèmes qui empêchent tout accès à un mode de vie autre que physique et nous nous préparons à porter notre âme à son plus haut degré de conscience.
Comme le plus bel acier doit passer par le feu pour se délivrer de ses scories, comme le diamant doit être taillé pour mieux resplendir.

Un autre aspect des choses est à prendre en considération que nous oublions dans cet univers individualiste et égotiste jusqu’à l’écœurement, ce sont les « autres » : ceux qui nous aiment.
Mesurons nous le poids de la culpabilité que nous faisons peser sur eux lorsque nous décidons de nous suicider et, qu’en plus, nous leur demandons de nous y aider ?
Combien cela remet en cause la relation que nous avons établie avec eux, l’affection, la compréhension, le soutien que nous avons su ou non leur apporter pendant qu’ils se défendaient contre leurs pulsions autodestructrices ?

Avons nous songé que dans de nombreux cas, celui ou celle qui demande à être euthanasié ne s’y résout que parce qu’il a peut-être l’impression que personne n’est vraiment décider à l’accompagner vraiment jusqu’au bout ? Qu’il a l’impression de « déranger » ou d’infliger à ses proches une épreuve dont il cherche à les dispenser ?  Bref, qu’il préfère partir que de solliciter  un amour et une générosité dont il mesure lucidement toute les limites.
Je ne vois aucune évocation de ces problèmes dans le discours idéologique totalement apprêté de cette chère Marina ; discours inspiré par la culture de mort qui, peu à peu, s’efforce, d’effacer cette culture de vie que seul le Christ avait su non seulement prêcher mais illustrer par Sa propre vie, Sa propre souffrance et Sa propre mort acceptée pour le salut de tous. Mêmes des avorteuses, avorteurs et euthanasistes.

Remarquons, à rebours de cette propagande morbide, que le Christ, non seulement n’a jamais euthanasié personne, mais qu’il a guéri le serviteur du centurion, rendu la vue à l’aveugle, mis sur pied le paralytique et même arraché Lazare aux griffes de la mort et aux vers qui commençaient déjà à dévorer son corps de chair.

Plus près de nous, lorsque Sœur Térésa recueille les malades et les agonisants que la merveilleuse culture Hindoue – entre deux génocides de Chrétiens -, abandonne sur les trottoirs des grandes villes ou au bord des routes pour qu’ils liquident leur « karma », ce n’est pas pour les euthanasier, mais pour qu’ils puissent, dans ces derniers moments d’une existence où tous les ont abandonnés, rencontrer les consolations d’une compassion et d’une charité humaines authentiques : pas celles de Line Renaud ou de Marina Carrère, les pom-pom girls faisandées de la culture de mort au service du show-biz,  mais celles qui se traduisent par le dévouement, les soins, l’assistance et le soutien offerts sans compter… et sans trompettes.
Le contraire de ce qu’on veut nous faire avaler.

C’est ce modèle qu’en tant que femme, mère et, peut-être, baptisée (quoique …) Marina, ses consœurs et toutes les personnes de coeur et de bien, devraient avoir en tête lorsqu’elles réfléchissent à la meilleure façon d’accompagner des personnes en fin de vie. Souffrantes ou non. Comme mon épouse et moi avons eu à le faire à trois reprises dans notre famille, comme nous le faisons auprès d’une de nos amies arrivée au stade où les soins palliatifs ambulatoires ne suffisent plus à calmer totalement sa douleur, mais qui, bien loin de solliciter les services d’un pseudo-médecin empoisonneur-liquidateur, continue au contraire à donner de son temps en allant aider, nourrir et assister au quotidien, quelques vieilles personnes en difficulté.
Comme quoi les borgnes – lorsqu’ils ont vraiment du cœur – peuvent aider les aveugles à vivre et à espérer.

X – On veut nous imposer un autre modèle inouï dans notre Histoire.

Celui du suicide pour résoudre les problèmes.
Pour ma part je ne connais que la Rome païenne et le Japon traditionnel pour aborder le suicide dans une perspective des plus contraires à ma conception des choses ; celle suivant laquelle nous n’avons à rendre de compte qu’à nous-mêmes et pouvons en toute liberté nous affranchir de l’ordre naturel et de l’ordre divin (qui ne font qu’un en fait) pour décider de faire de notre corps, de notre vie et de ceux des autres (dont les enfants à naître) ce que nous voulons.

Nous sommes là aux antipodes de la pensée chrétienne certes, mais qu’y faire ?
Chaque génération choisit les modèles qu’elle mérite.
Que la France nation suicidaire entre toutes, se donne des maîtres à penser tels que Marina Carrère, Macron, Simone Veil, Kouchner, Mélanchon, et ceux que j’ai eu l’occasion de citer plus haut, – en y ajoutant désormais Line Renaud la  cacochyme, qui, à 96 ans, devrait être plus prudente sur la nature des lois qu’elle soutient -, ne peut surprendre que ceux qui n’ont pas encore compris qu’elle constitue le dernier verrou à faire sauter pour liquider la civilisation chrétienne dont le sabordage a commencé au XVIIIème siècle et a trouvé son acmé dans les années 60 lorsque l’Église Catholique est passée, avec armes et bagages, du côté de la Révolution, dont le caractère essentiel, je le rappelle, consiste à installer l’Homme à la place de Dieu et à décider du Bien et du Mal, en toute fantaise.  

XI – De l’essence de la médecine et de la vocation du médecin.

La seule personne en laquelle l’homme a toujours eu confiance pour l’assister et le soigner, même dans les pires circonstances de l’Histoire, même tombé dans des mains ennemies, a toujours été le médecin. Plus que le prêtre même. Quelles que soient ses convictions, sa nationalité, sa religion, le médecin est toujours celui chez qui le serment qu’il a prononcé primait tout le reste. Dans une scène du film « Le Vieux Fusil » on voit Philippe Noiret, responsable de la chirurgie dans un hôpital de province pendant à la fin de l’occupation, croiser dans l’escalier le chirurgien allemand qui lui demande s’il lui reste quelques antibiotiques pour ses soldats. On comprend que ces deux là ont su oublier la situation politique et militaire dans laquelle ils se trouvent, pour s’aider l’un l’autre à exercer leur vocation au mieux de circonstances extrêmement difficiles : ils ont toujours voulu soigner sans tenir compte des origines et des statuts des malheureux blessés en détresse et sans tenir compte de leur uniforme différent. Et un Allemand opéré par un chirurgien français se serait senti aussi rassuré qu’un Français placé dans le cas inverse : la conscience médicale les plaçant tous deux sous la haute protection de la vocation professionnelle des médecins et des personnels soignants.
Le médecin, dans notre civilisation chrétienne, a toujours été considéré sous un prisme qui apparente sa démarche à celle du prêtre qui, lui, doit sauver les âmes sans discrimination car, depuis le Christ, « Il n’y a plus ni juif ni Grec ; il n’y a plus ni esclave ni homme libre ; il n’y a plus l’homme et la femme ; car tous vous n’êtes qu’un en Jésus-Christ » comme l’affirme saint Paul.

Deux régimes se sont distingués, ont arraché le médecin à ce statut et ont profané le sacerdoce médical : le nazisme évoqué plus haut et le communisme soviétique qui, en plus de s’attaquer aux corps, a mobilisé la psychiatrie pour en faire un instrument d’oppression radicale.

Ainsi la loi sur la dépénalisation de l’avortement n’a pas seulement porté un coup fatal aux valeurs sur lesquelles notre civilisation était fondée, mais elle a gravement altéré la nature de la médecine elle-même : elle n’est plus faite seulement pour soigner et guérir (quand c’est possible) mais pour satisfaire aux caprices et aux passions humaines (avortement, transformations corporelles, changements de sexe, MPA et bientôt GPA).
Plus que toute activité humaine la médecine a besoin d’un socle moral et spirituel solide pour exercer ses activités dans le plus haut souci de responsabilité et de dignité. Ce socle ayant été abattu, elle est devenue une activité comme une autre, soumises aux mêmes dérives transgressives, destructrices … et mercantiles.

Avec la faculté supplémentaire, bientôt, si on laisse faire, de détruire les personnes les plus faibles ou les plus vulnérables sous prétexte de les « accompagner ». Après avoir accepté de dépecer des enfants à naître dans le ventre de leur mère dans des avortoirs où ces abominations se pratiquent à la chaîne. Après ce constat comment pourrions-nous continuer à avoir confiance en la parole d’un médecin ? Comment pourrions nous le respecter et simplement l’écouter ? Comment pourrions-nous ne pas entarter ceux qui viennent pontifier sur nos écrans en parlant au nom de la « science médicale » des « progrès médicaux » et autres couplets ?
Surtout si ledit médecin s’appelle Marina Carrère pseudo d’Encausse, qui profite du prestige douteux de son nom et de sa filiation (d’ailleurs tout aussi douteuse), pour nous promettre toutes sortes de félicités à condition que nous acceptions de nous laisser euthanasier ?
Je vous laisse donner la réponse qui vous conviendra à cette question.

Je lui souhaite néanmoins tout le bonheur possible auprès de son mari dont j’espère que la santé pourra s’améliorer grâce à ce nouveau traitement validé par l’Agence Sanitaire Canadienne, qui donne, semble-t-il, de grands espoirs aux malades de Charcot. De telle sorte qu’elle n’ait pas à devoir exercer sur lui, les recommandations de cette infernale culture de mort dont elle nous vante les délices sans prendre conscience qu’elle adopte ainsi le statut d’apostate à son serment de médecin. ce qui fait d’elle, étant données les responsabilités qui lui sont confiées,  un véritable danger public. Ou une potentielle tueuse en série.

XII – LE FAMEUX MODÈLE BELGE !

Dans cet additif je vous apporte quelques éléments de réflexion sur ce merveilleux modèle belge que Marina, future marraine des veuves noires françaises, vante avec tant de perfide éloquence.
Les merveilleuses qualités d’éthique et d’humanité du « modèle belge ».

Extraits :
« Environ 22 000 personnes – dont un tiers avait moins de 60 ans – ont été euthanasiées entre 2002 et 2020. Une part grandissante de ceux qui y ont eu recours (20 % en 2021) l’ont fait pour des raisons de souffrances psychiques et physiques, en dehors de situations de fin de vie »
…….
« La dose de sédatifs utilisée par l’équipe médicale était insuffisante. Le médecin et les infirmières auraient eu recours à un coussin pour étouffer une femme atteinte d’un cancer incurable. La famille de la patiente a déposé plainte. »
…….
« La Belgique est le seul pays où ce droit est accessible aux enfants sans fixer de seuil d’âge – les Pays-Bas, qui l’autorisent pour les plus de 12 ans depuis 2002, recensant moins de dix cas. » [« Peut faire mieux », est-on tenté de remarquer]
…….
« Ils sont poursuivis [il s’agit d’une équipe médicale] à la suite d’une plainte de deux sœurs de Tine Nys qui leur reprochent une décision hâtive. Tous trois sont accusés d’« empoisonnement » et encourent en théorie la réclusion à perpétuité, lors de ce procès prévu jusqu’à fin janvier ».
…….
« Le médecin ayant pratiqué l’euthanasie se voit aussi reprocher son attitude pendant l’acte. Il aurait notamment demandé au père de Tine de tenir l’aiguille dans le bras de sa fille pour l’aider. « Des manquements professionnels incontestables », selon une source proche du dossier. »
Pourquoi ? On se le demande. N’est-il pas normal qu’on père aide sa fille à mourir puisqu’il s’agit d’un « soin » et d’un « accompagnement » ?

 Alliance VITA

C’est pourquoi l’Alliance VITA voit dans la situation belge un anti-modèle pour la France, 20 ans après le vote d’une loi dépénalisant l’euthanasie alors qu’Emmanuel Macron s’est dit à titre privé favorable au « modèle belge » dans certains cas.

Le nombre d’euthanasies officiellement recensées a décuplé en 20 ans pour atteindre 2699 en 2021 soit un décès sur quarante en Belgique. Ce chiffre tranche radicalement avec l’argument avancé en 2002 selon lequel l’euthanasie devait être seulement permise dans des situations exceptionnelles.
En effet, la réalité belge montre l’inefficacité des gardes fous qui devaient éviter ces dérives : l’application élastique de la loi est d’ailleurs dénoncée dans une étude parue en 2021 dans le Journal of Medicine and Philosophy.
Cette étude rappelle la persistance des euthanasies clandestines : 30% des euthanasies ne seraient pas déclarées en Flandres, région qui concentre 75% des demandes. La Commission qui prétend contrôler a posteriori le respect de la loi, sur la base de la déclaration des médecins, admet elle-même qu’elle n’a pas les moyens de contrôler les euthanasies non déclarées ! Les médecins membres de la Commission peuvent même être amenés à se prononcer sur la conformité de leurs propres euthanasies !
Au fil des rapports de la Commission de contrôle, s’opère un glissement vers l’acceptation de cas d’euthanasies pour des pathologies mentales ou des polypathologies avec un laxisme choquant quant à l’appréciation de l’incurabilité et de la notion de souffrance qui ne pourrait être soulagée. Le nombre d’euthanasies pratiquées sur des personnes qui ne sont pas en fin de vie a ainsi doublé ces dix dernières années :

  • l’approche subjective de la souffrance a par exemple conduit la commission à valider une euthanasie pour une maladie de l’œil ! L’addition de pathologies en rien mortelles constitue le mobile d’une euthanasie sur 5 en 2021 ;

  • plusieurs dizaines d’euthanasies sont pratiquées chaque année pour des pathologies mentales (dépression, autisme…). Des praticiens belges se sont insurgés contre cette possibilité d’euthanasie qui fragilise les personnes souffrant de troubles psychiques, pointant ses effets délétères sur la prévention du suicide.

Alors qu’en 2014, la loi a été élargie aux mineurs, contre l’avis de nombreux pédiatres, des membres de la Commission fédérale de contrôle plaident aujourd’hui pour élargir encore la pratique euthanasique aux personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer.

Et le porte-parole d’Alliance VITA, Tugdual Derville de déclarer :

Les scandales de l’anti-modèle belge ont au moins le mérite de nous montrer la façon dont, à partir de prétendues exceptions, une société peut basculer, étape par étape, dans une culture d’exclusion – voire d’auto-exclusion – des plus vulnérables. Avec – c’était logique – des soins palliatifs déboussolés et dénaturés… Règle d’or de la confiance entre soignants et soignés, l’interdit de tuer ne souffre pas d’exception. Cet interdit protecteur encourage la créativité indispensable pour faire avancer la recherche et améliorer l’accompagnement des personnes fragiles. De même, aucune catégorie de personne ne doit être privée de la politique de prévention du suicide. Face à ce piège des prétendus cas-limite, à partir duquel la Belgique a tant dérivé, nous devons reconnaitre que les plus fragiles méritent davantage d’attention : la France doit promouvoir de nouvelles manières d’accompagner les personnes âgées et rendre les soins palliatifs accessibles à tous et partout. C’est la voie choisie par le législateur dès 2005 : ni acharnement thérapeutique, ni euthanasie, mais soulagement de la souffrance, accompagnement et soins palliatifs.

LE CAUCHEMAR EST POUR DEMAIN

Il se révèle à travers les chiffres démographiques de l’INSEE.
– Il y a eu 723.000 naissances en France en 2022 : chiffre le plus bas jamais enregistré [758600 en 2018 753400 en 2019 – 753200 en 2020 – 742100 en 2021]
– 2 naissances sur 3 étant d’origine extra-européenne chez nous, la France n’a donc augmenté sa population d’origine – la seule qu’on puisse qualifier de « française » – d’environ 241.000 bébés !
– Parallèlement nous avons enregistré 667.000 décès et, cerise sur le gâteau : 234000 avortements rebaptisés IVG pour nous auto-enfumer; soient + 17.000 qu’en
2021 où nous n’en avons enregistré « que » 223.282 !

Le constat est clair et ne demande pas la mobilisation de grandes connaissances mathématiques : la France, moralement et collectivement, se trouve dans la même situation que le malade suicidaire et en fin de vie :
– D’une part, grâce à Mme Veil que nous ne remercierons jamais assez, elle s’acharne à détruire ses forces vives. Or il n’est richesse que d’hommes affirmait déjà Jean Bodin au XVIème siècle, lorsque la France allait devenir la nation la plus peuplée d’Europe, et même celle dont la population équivaudrait à celle de tous les autres pays européens réunis.
– D’autre part on lui injecte tous les jours ce cocktail de « migrants » (qui plaît tant à François l’apostat et à Macron le félon) et qui finira par faire en sorte que nos enfants et petits enfants – ceux qui auront survécu au massacre légal des innocents – soient réduits, chez eux, au statut des nations amérindiennes croupissant dans leurs réserves.
– Pour couronner le tout, le suicide dit assisté, permettra à tous ceux et celles qui rejettent ce monde inhumain que nous concoctent Macron, Klaus Schwaab, van der Leyen, les GAFAM et consorts, mais qui n’ont pas le courage de le dénoncer et de le combattre, de fuir le champ de bataille. Et la loi que Marina la veuve noire, appelle de ses voeux finira ainsi par mettre fin aux jours de la France, en pratiquant la même médecine que celle de Molière : pratiquer une saignée sur un blessé qui est déjà en train de perdre son sang.

De profundis.

LSM

[1] Tout cela étant parfaitement documenté et vérifiable bien entendu.
[2] Choix d’autant plus néfaste que l’anagramme de « Dencausse » donne « saducéens » (c’est la lecture d’Etienne Klein, grand amateur d’anagramme, qui m’a orienté vers ce type d’humour). Or le dictionnaire Larousse donne la définition suivante pour « sadducéens » : Se dit d’un membre d’une secte juive rivale de celle des pharisiens. (Apparus vers le IIe s. avant J.-C., les sadducéens étaient conservateurs dans le domaine religieux et politique, collaborant avec l’occupant romain et se défiant à la fois des pharisiens, et des mouvements messianiques).
La pauvre Hélène, pas celle qui trahit son mari et déclencha la terrible guerre de Troie, mais la nôtre, académisée et dorée sur tranche, n’a donc échappé à un père traitre à sa patrie d’adoption pour épouse un homme affublé assez vaniteux pour s’affubler d’une particule accolée à un nom dont l’anagramme, nous ramène à la trahison et à la collaboration. Décidément.
[3] Si on considère qu’elle a 31 ans en 1992 – étant née en 1961 – on se demande quand, véritablement, elle a pratiqué la médecine ?
[4] L’inénarrable « médecin » qui nous si bien servi ses salades sur le Covid durant deux ans.
[5] A leur place je me méfierais étant donné son « goût certain pour la mort » (titre d’un célèbre roman de P.D  James) comme résolution des problèmes posés par la souffrance.
[6] Mme Veil elle-même, a déclaré que si l’Église dite Catholique – c’est à dire les « mitres molles » françaises (André Frossard dixit) – était montée au créneau, jamais la loi ne serait passée. L’Église, en l’occurrence, a « dépénalisé » le relativisme et la lâcheté.
[7] Ancien humoriste, acteur, scénariste, réalisateur et producteur de télévision nous apprend sa notice biographique. Ce qui veut dire qu’au-delà de son statut de courageux chef d’État en guerre, sa parole, sa pensée et sa philosophie, sont sœurs jumelles de celles de Macron et s’originent comme elle aux sources des théories ploutocratiques et mondialistes.

6 réponses à to “MARINA CARRERE pseudo d’ENCAUSSE : UNE VEUVE NOIRE POUR LA FRANCE ?”

  • Marina Carrère, dite Marina Carrère d’Encausse, née le 9 octobre 1961 à Paris, naissance sous une nouvelle lune , Vénus en Vierge maître de la NL ..

  • Bonsoir Louis, la Vierge est en lien avec la médecine , puisque cette femme est médecin. J’avais eu l’impression que vous n’aviez pas trouvé sa date de naissance et le pourquoi je me suis permise de la diffuser
    https://www.astrotheme.fr/carte/ZF4jZmc6JzL1IIOFqIuYAmpjZQNjZGNjZQNj.png
    carte disponible sur astrothème

    • Comme vous aurez pu le remarquer l’article que je consacre à Marina Carrère n’a rien à voir avec l’Astrologie bien que je connaisse parfaitement son thème natal car je pratique « Astrothème » et d’autres sites qui diffusent des données de naissance, depuis des lustres.
      C’est un article purement philosophique, moral et politique et je ne voulais pas embarquer le lecteur – non formé à l’Astrologie -, dans une démonstration qui n’aurait fait que lui compliquer la tâche.
      L’interprétation astrologie pourra être envisagée dans un tout autre contexte, si elle s’impose un jour.

  • Bonsoir Louis
    J’ai vu que vous étiez contre l’euthanasie alors que dire des femmes violés sans consentements qu’elles devraient garder un enfant qu’elles n’ont pas désirées.
    Nombreuses choisissent de mourir et vont en Suisse puisque je crois qu’en France ce n’est pas autorisé de choisir de provoquer sa propre mort. Et dans ce cas, que penser des jeunes qui se suicident ? , qui ont choisis de quitter ce monde plutôt que prévu et ceux qui meurent lors d’un grave accident … il y a tellement de façon de passer par la case de la mort, je pense qu’il faut l’accepter ?
    Cordialement

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