Qui sera élu en 2022 ?

Voilà une question qui apparaît tout à la fois préoccupante et totalement dérisoire du simple fait que le « jeu démocratique » censé désigner nos dirigeants et totalement dominé et corrompu par les groupes de pression qui ont pris le pouvoir en France et en Europe. Groupes de pression qui pré-sélectionne les pantins entre lesquels nous aurons à « choisir » et qui s’arrangent – étant donnée leur emprise absolue sur nos médias – de faire en sorte que nous « choisissions » celui qui conviendra le mieux à leur projet mondialiste.

  • Nonobstant cet état de choses, dans mon précédent article j’émettais une simple hypothèse de travail : le thème de l’élu ou de l’élue de 2022 devrait fort probablement présenter une valorisation des rapports Jupiter/Neptune.

Cette hypothèse ne m’avait pas été inspirée par mon Neptune à l’ascendant (quoique, comme aurait dit Raymond Devos) mais elle reposait sur une série d’observations, sinon d’expérimentations (il est difficile d’ « expérimenter » en Astrologie du fait même que nous ne pouvons enfermer le ciel dans un laboratoire…) et, en cela, elle respectait les canons d’une méthode « scientifique » qui se fierait à un certain empirisme.

En quoi consistait ces observations ?
A remarquer et à relever la place de Jupiter/Neptune dans le thème d’une longue série de gouvernants français : naturels ou élus.
Mais on pourrait se demander pourquoi précisément mettre en valeur Jupiter/Neptune ?
La réponse est assez aisée pour qui s’efforce de pénétrer le sens profond des symboles universels que nous  mobilisons en astrologie.
Dans le présent article je vais tenter de la détailler et, en deuxième partie, j’essaierai de déterminer qui, des principaux candidats produits par le Système et plus ou moins adoubés par Big-Brother, aura le plus de chance d’être élu en tenant compte du « signal » Jupiter-Neptune.

Quelques précisions sur la symbolique Jupite-Neptune.

JUPITER, roi des dieux, représente l’autorité. Autorité reposant avant tout sur la notion d’unification, de rassemblement sous des lois communes (religieuses, philosophiques, politiques, culturelles) et de la capacité à les « représenter ». Il est donc logique d’affecter sa maîtrise au signe du Sagittaire qui, sous l’angle individuel, évoque l’effort d’unification intérieur, de résolution des dualités multiples qui nous divisent et que nous ne pouvons résoudre qu’en choisissant de donner un sens à la fois individuel et collectif à notre existence en vue d’un authentique accomplissement (l’arc, la flèche, la cible… je n’insiste pas) accomplissement qui nous fera accéder à une autorité vraie : celle qui – étymologiquement parlant – consiste à « faire grandir » les autres en leur apportant les éléments indispensables à leur croissance morale et spirituelle. D’où l’importance de Jupiter et du Sagittaire en matière d’éducation.
Au niveau collectif, possède l’autorité celui qui est chargé de guider la collectivité dans le cours changeant des époques et des âges. Pendant treize siècles, cette fonction était dévolue au Roi, dont l’autorité reposait sur la délégation qui lui en était faite par Dieu et qui faisait de lui, le « sergent de Dieu », le « lieutenant du Christ ».
Il en est tout autrement aujourd’hui où cette autorité – par le truchement de l’utopie démocratique – est dévolue à celui qui, ayant réussi un long et harassant parcours du combattant dans le marigot des ambitions politiques déchaînées, aussi soucieuses du Bien Commun que moi de ma première brosse à dents, aura su manifester l’allégeance indispensable à ceux qui décident vraiment des destinées de notre pays, et possède la capacité de séduire ceux – vous et moi – que l’on a soigneusement préparés à l’élire en lui servant le discours le plus susceptible d’emporter leur adhésion, matraqué par un appareil médiatique tout-puissant… et totalement asservie aux puissances d’argent. En un mot : l’électorat.
Il existe quelques remarquables et fragiles exceptions à cet état de chose, mais, sauf à s’appeler Jeanne d’Arc, elles n’arrivent jamais au pouvoir. Au moins jusqu’à présent.

NEPTUNE, quant à lui, opère une action, absolument contradictoire et complémentaire à celle de Jupiter (c’est pourquoi le Sagittaire et les Poissons sont en carré dans le zodiaque).
Alors que Jupiter et le Sagittaire, unifiaient et regroupaient le collectif  (ou toute autre forme de réalité) sous une règle commune, un destin commun, des repères – notamment historiques – une histoire et une destinée communes, Neptune et les Poissons, eux, ont pour fonction d’effacer et de dissoudre, voire de transgresser, l’édifice vertical jupitéro-sagittairien, pour retourner à un état de disponibilité originel riches de toutes possibilités à venir (en analogie avec l’océan au sein duquel la vie serait née en ses multiples formes) en opérant la dissolution des principes mêmes qui avaient présidé à la provisoire unification/organisation jupitérienne.  Cela en vue d’une nouvelle forme de manifestation censée être meilleure, plus inclusive, plus universelle et répondant mieux à la  nostalgie du « paradis perdu » qui habite le cœur humain, comme l’habite le mystère de ses origines…
Ce qui s’explique que Jupiter et le Sagittaire clôturent la triade d’automne qui nous renvoie aux valeurs collectives, bien terrestres – disons culturelles, sociales, spatio-temporelles en un mot -, qui nous conditionnent, alors que les Poissons, en clôturant le zodiaque par le triade d’hiver et ses valeurs transcendantes (« plus-que-personnelles » écrirait un astrologue « humaniste ») nous renvoient à l’illimité, au « non-conditionné » (pour parler comme un astrologue « conditionaliste ») et nous préparent à accueillir l’infini ou l’absolu dans nos existences sous une forme quelconque[1].

Pendant les treize siècle sus-évoqués – du baptistère de Reims, à la guillotine place de la « concorde » (quel humour macabre !) l’alliance de ces deux dispositions fut exemplaire :

  • à l’autorité politique : le Roi, dont l’autorité reposait avant toute chose sur l’alliance avec le divin qui en limitait l’exercice.

  • à l’autorité spirituelle : l’Église ou, tout au moins, sa Tradition constante, dont l’autorité consistait à inspirer et à guider le politique dans sa tâche.

Cet équilibre « miraculeux » fut détruit à la révolution.
Désormais pouvoir politique (ressort de : Jupiter-Sagittaire) et pouvoir transcendant (Neptune-Poissons) s’acharnèrent à se faire la guerre l’un l’autre, du fait que le second fut alors décrété comme soumis à la volonté de l’homme et non plus sujet d’une « révélation »et d’une « tradition »[2].
Chaque citoyen remplaça alors Dieu et le Roi (le suffrage universel décidant de nos lois et valeurs aussi bien morales, sociales que politiques) mais, comme Sujet, il resta soumis à l’arbitraire d’une  « volonté générale » parfaitement utopique (voir les divagations de Rousseau à ce sujet).
Or, dès le moment où la règle ne nous vient plus d’une autorité transcendante mais est laissée à la libre décision de chacun, on sait ce qu’il se passe : la guerre de tous contre tous (Hobbes) qui oblige, finalement, à faire appel à un « sabre » (Robespierre dixit) pour rétablir l’ordre (Bonaparte).
Sous le couvert d’un pouvoir élu, donc expression de la volonté générale en son principe (Jupiter), purent se déchainer alors les utopies (voire Thomas More) politiques et sociales dissimulant les pires appétits de pouvoir sous les plus généreuses apparences … mais aboutissant à de sanglants épisodes, tant les « idéaux » qu’elles voulaient imposer, parce que ressortissant à des motivations plus que contestables, étaient chargés d’irréalité (Neptune) destructrice (Pluton).
Ce fut donc la longue succession des révolutions, coups d’État, bouleversements politico-sociaux, massacres et génocides [3] qui devaient amener l’éclosion d’une humanité nouvelle sous un ciel débarrassé de  Dieu et de ses saints, mais habité par de nouvelles idoles dont on nous assurait qu’elle amènerait le paradis sur terre. Démocratisme, électoralisme, socialisme, marxisme, libéralisme, consumérisme, existentialisme, sexualisme, relativisme, individualisme, hédonisme, allaient faire notre bonheur… toujours plus tard ou plus loin (en quoi ils sont bien des reflets de la face sombre de Neptune[4] la planète des brouillards et des attentes insensées).
On peut constater aujourd’hui où l’existence même de l’humanité est en question, où nous ont menés de pareilles émancipations.
J’arrête là ce petit intermède historico-philosophique sur l’approche que je vous propose de bien vouloir adopter à ma suite, au moins provisoirement, dans notre réflexion sur Jupiter et Neptune en politique.

Ce sont donc l’ensemble de ces considérations qui m’ont conduit à formuler cette hypothèse de départ concernant le jeu crucial de Jupiter/Neptune. Hypothèse qui m’est apparue assez pertinente pour que je vous propose de l’appliquer aux principaux candidats à la course de l’Élysée en 2022. Je dis bien les principaux car sur les dix-huit [5], j’ai éliminé ceux qui me paraissaient les plus folkloriques (encore qu’ils ne fussent peut-être pas les pires).
On aura compris que
JUPITER favorisera celui ou celle qui inspirera le maximum de confiance quant à la pertinence de son discours politique, des solutions pratiques qu’il est prêt à mettre en oeuvre et – à ne pas oublier – on le jugera peut-être aussi sur les responsabilités qu’il a déjà assumées et les réalisations qu’il y a favorisées.
Cela ne suffira pas, car nombre de nos compatriotes présenteraient toutes les qualités requises pour occuper une fonction qui ne pourra de toutes façons échoir, qu’à un certain nombre de personnes soigneusement « pré-sélectionnés » par le « Système » (super-Jupiter que d’autres appelleraient Big Brother) qui ne se risquera jamais à laisser élire un olibrius ne présentant pas toutes les qualités de servilité nécessaire pour occuper le poste. Qu’on songe à la mésaventure de François Fillon en 2017 qui présentait toutes les chances d’être élu, mais qui, ne « devait » et ne « pouvait » pas être élu. Et pourtant, en fait de souplesse, de servilité, voire de duplicité, il paraissait difficile de faire mieux que lui.
NEPTUNE, quant à lui, favorisera celui qui saura le mieux traduire les attentes inconscientes et quelque peu utopiques de la société et la persuader qu’il saura y répondre. Celui qui saura la rassurer, la faire rêver, l’anesthésier et la déresponsabiliser. Celui qui saura calquer son langage dans le moule de ses attentes inconscientes et, mieux encore, lui faire croire que c’est elle qui parle par sa bouche; comme ces psychanalystes qui finissent par vous faire dire ce qu’ils ont besoin que vous disiez pour vous enfermer dans les petites cases de leur classification préétablie.

La campagne de 2017 du candidat Macron, que personne ne connaissait trois ans auparavant, candidat n’ayant jamais rien réalisé d’exceptionnel mais qui eut le génie de faire croire qu’il était l’homme providentiel assurant le renouveau politique de notre pays ; candidat dont la réputation fut fabriquée de A à Z comme on fabrique une « story » pour une vedette de cinéma ; candidat qui reprit ces fameuses attentes  inconscientes et sut y répondre grâce à des méthodes  importées des USA qui donnent au baratineur qui a quelque chose à vous vendre, les moyens, après qu’il ait soigneusement répertorié les mots et expressions dans lesquels vous vous reconnaissez, de vous faire croire qu’il vous a « compris » mieux que vous-même et qu’il est seul susceptible de satisfaire vos intérêts et finit par emporter votre adhésion ; la campagne 2017 de Macron donc, fut un chef-d’œuvre du genre grâce aux moyens que la ploutocratie financière qui régit l’Europe, mit à sa disposition.
Pas de quoi s’étonner quand on constate que,
dans son thème justement, Neptune domine la conjonction Soleil/Vénus en Sagittaire, sous la maîtrise de Jupiter, maître de l’ensemble donc, et lui-même exalté en Cancer,  en faisant un super « jupitéro-neptunien ». Le plus amusant dans l’histoire c’est que dans les médias on le surnomme souvent « Jupiter ». Il aurait pu être un excellent comédien ou saltimbanque, il sera l’un des plus dangereux présidents que nous ayons eus à supporter, dans cette séquence historique de la cinquième république où la concurrence est vive pour la première place en matière de félonie plus ou moins larvée et d’abandon des intérêts vitaux de la France et des Français.

Les Candidats actuels

J’ai donc retenu les sept candidats les plus susceptibles de l’emporter (sauf improbable et divine surprise interrompant le flot de médiocrité dans lequel la civilisation française semble devoir être engloutie et dont l’élection de 2022 n’est qu’un épisode un peu plus lamentable que les autres). Les voici par ordre alphabétique :

BERTRAND Xavier : conjonction Lune/Neptune en Scorpion opposée à Jupiter en Taureau – harmoniques par trigone et sextile au MC en Poissons.

HIDALGO Anne – Jupiter sans aspect remarquable – Neptune 5° Scorpion, trigone (assez large) Soleil 28° Gémeaux en M.X. Signalons, pour être équitable, que Jupiter « maîtrise » la Lune en Sagittaire au carré de l’Asc. Vierge. Il faut faire avec ce que le ciel nous donne, n’est-il pas ?

JADOT Yannick : Conjonction Soleil/Jupiter en Lion – très large conjonction (18°) entre Neptune et Mars, maître de l’Asc, en Scorpion. Même remarque.

LE PEN Marine : Lune Capricorne trigone Jupiter Vierge (les deux corps célestes sont donc « en exil ») – Neptune Scorpion trigone Mars Lion, conjoint MC en Cancer.

MACRON Emmanuel : Soleil opposé Jupiter (comme Mitterrand) – Neptune/Vénus/Soleil/Mercure regroupés entre 16 et 30° Sagittaire, en Maison X/XI

MÉLENCHON Jean-Luc : Opposition Neptune/Balance à Jupiter/Bélier sans rapports très significatifs, sinon un double carré à Uranus en M.X qui souligne la structure idéologique, à la limite du fanatisme –  du personnage, soulignée par la triple conjonction Soleil/Pluton/Mars en Lion.

ZEMMOUR Éric : conjonction Jupiter/Neptune à l’intersection Balance/Scorpion au sextile de Mercure, maître de l’Asc et du MC.

Auxquels j’ai pensé devoir ajouter un 8ème :

BARNIER Michel, dont le MC est conjoint à Jupiter en Poissons et la Lune, Maître d’Ascendant, au trigone de Neptune (en Balance) maître du MC.

Ce qui nous donne 8 candidats déclarés.

Une première remarque : Xavier BERTRAND et Michel BARNIER appartiennent au même parti politique qui a décidé d’organiser des élections primaires. L’un des deux devrait donc être exclu de la course. Si c’est Michel Barnier, je pense qu’il s’inclinera. Mais si c’est Xavier Bertrand je doute qu’il se résolve à renoncer à se présenter quand même à l’élection. Il se prévaudra de la tradition qui s’est instaurée depuis que De Gaulle a institué l’élection du président au suffrage dit universel : l’élection est la rencontre entre la volonté d’un homme et celle d’un peuple qui se reconnaît en lui, et aucune disposition quelconque telle qu’une « primaire » [non inscrite d’ailleurs dans la Constitution si mes connaissances sont exactes] ne peut venir s’interposer entre les deux.
On connaît la chanson et on se doute que Xavier Bertrand saura l’interpréter avec un art consommé.
Quoiqu’il en soit, faisons comme si les 8 candidats sélectionnés étaient en mesure de se présenter.

Il est clair que cette démonstration astrologique aurait été beaucoup plus « évidente » si nous pouvions avoir le thème des 8 personnages sous les yeux ainsi que leurs RS pré-élection et éventuellement leurs Progressions, voire tout l’arsenal des moyens prévisionnels qui s’offrent à l’astrologue en mal de « prévision ». Mais le cadre de cet article de blog se prête mal à la présentation de tous ces nombreux documents qui noieraient le lecteur, déjà assez sollicité par les références techniques que je suis bien obligé d’évoquer pour justifier mon propos.
D’autre part, le but que je poursuis ici n’est justement pas de tenir compte de tout ce que ces moyens prévisionnels pourraient nous enseigner, mais de me cantonner à observer le « travail » éventuel de la seule et unique relation Jupiter/Neptune à l’occasion de cette présidentielle.
Comme en médecine interne, lorsqu’on recherche les causes d’un ensemble de symptômes pathologiques, il arrive qu’on exclue plusieurs hypothèses pour se fixer sur une seule censée recouvrir l’ensemble des données du problème.
C’est un peu ce que je fais ici.

L’année 2022

Nul n’ignore (ou ne devrait ignorer) que l’année 2022 est marqué par la formation de trois configurations mettant en cause les planètes lentes :

  • deux plutôt secondaires (encore une fois : quoique) : ce sont les sextiles Jupiter/Uranus du 18 février (12° Taureau/Poissons) et Jupiter/Pluton du 03 mai (29° Capricorne/Poissons). Sachant que l’effet symbolique d’un aspect dépasser largement la date où il échoit exactement.

  • l’une qui me paraît majeure : la conjonction Jupiter/Neptune (justement) qui se produit environ tous les 13 ans – [la dernière, d’ailleurs enrichie de Chiron, a eu lieu à deux reprises au printemps-été 2009] – et qui, en 2022 se produira le 12 avril (deux jours après le 1er tour) à 24° Poissons, c’est à dire dans le signe le plus apte à l’accueillir.

On remarque que JUPITER participe aux trois principales configurations se formant en cette année 2022, ce qui donne sans doute un poids particulier, peut-être complémentaire, aux deux configurations que j’ai qualifiées de « secondaires » dans la mesure où l’une ou l’autre pourrait venir en appui de la principale pour l’un des candidats..

On peut remarquer aussi, en passant, une série de rencontres mineures qui se forment entre 17 et 19° (arrondis) Capricorne, entre le 9 janvier et le 3 mars : Soleil/Vénus, Soleil/Mars, Soleil/Pluton; ainsi qu’une conjonction Vénus/Mars sur le 1er degré Verseau le 6 mars.

Le ciel de nos candidats en 2022

Regardons maintenant – et nonobstant tout autre moyen prévisionnel comme je l’ai écrit plus haut – comment opèrent ces configurations dans le thème nos présidents en puissance.

A tout seigneur, tout honneur, commençons par le tenant du titre.

 Emmanuel MACRON

Le sextile Jupiter/Pluton touche positivement son Asc à 29° Capricorne alors que Jupiter passe au carré de la conjonction Soleil/Mercure à 29° Sagittaire du thème présidentiel. Aspect à la fois stimulant mais ambigu si on remarque que Jupiter est opposé à cette même conjonction dans le natal.

Quant à la conjonction Jupiter/Neptune à 24° Poissons, elle n’intervient que sous forme d’un carré un peu large à l’amas Vénus/Soleil/Mercure en Sagittaire. Stimulant mais non décisif.

J’ouvre néanmoins une parenthèse dans le cas précis d’Emmanuel Macron pour remarquer une tout autre dynamique qui marque son thème en cette année 2022.
J’ai évoqué le sextile Jupiter/Uranus qui intervient le 18 février sur les 12èmes degrés Poissons/Taureau.

Un simple coup d’œil sur le thème présidentiel nous permet de constater que c’est le moment où Uranus, arrive à demi-course de son cycle, va passer sur la Lune natale à l’opposé de lui-même et, ce faisant, actualise la dissonance qu’il forme à la naissance avec ladite Lune (opposition) et avec Mars (en carré à 12° Lion). La dissonance – tellement révélatrice des structures psychiques de Macron – se réactive mais en s’inversant. Remarquons en passant que pour un « progressiste » comme lui, une inversion de plus ou de moins ne devrait pas poser de problème. Mais du point de vue de sa destinée les choses pourraient ne pas se présenter de manière aussi lisse qu’il pourrait l’espérer. Cette opposition d’Uranus à lui-même qui intervient, disons, à la quarantaine (entre 38 et 42 ans), est très souvent le signal d’un changement voire d’un bouleversement radical dans l’existence. Les astro-psychologues vous expliqueront que la partie la plus authentique ou la plus individuelle de nous-mêmes tend alors à se révéler, à s’imposer et à infléchir le cours de notre existence.

Je ne pourrais mieux faire – pour une fois – que d’en appeler à un cas que je connais bien : le mien. Lorsque Uranus arriva à mi-course dans mon thème natal j’éprouvais l’envie irrésistible de quitter une belle carrière en entreprise et de me consacrer entièrement à l’étude et la pratique de la philosophie, de la mythologie et de l’astrologie (Uranus est trigone Neptune/Asc dans mon thème et il occupe la Maison IX – Mercure forme une opposition appliquante avec lui). Dans le même temps ma vie affective et familiale fut bouleversée et prit un cours que je n’aurais jamais pu imaginer l’année précédente. En bref, Uranus avait révélé et imposé une dimension essentielle de ma personnalité laissée plus ou moins en jachère et il avait totalement débloqué une vie relationnelle et sentimentale assez problématique jusqu’alors.

En revanche il m’avait mis en situation de devoir tout reconstruire sur le plan professionnel avec toutes les difficultés financières qui accompagnaient une telle réorientation puisque je me retrouvais, en quelques mois, responsable d’une famille de cinq personnes en épousant une veuve mère de trois adorables enfants.

Sans vouloir faire preuve d’une imagination trop exaltée, je me demande si – à cause ou en dépit – de l’élection présidentielle, notre cher spécimen élyséen ne risque pas de se trouver affronté à une situation tout aussi déstabilisatrice (mais, à terme, beaucoup moins heureuse) que la mienne en vivant une forme de « révélation » très déstabilisante.

Le moins qu’on puisse dire c’est que la vie d’Emmanuel Macron, toute considération électorale laissée de côté, s’avère devoir être passionnante (et sans doute éprouvante) l’an prochain.
Une réélection est-elle possible ? Certes car les élections se font souvent sous des aspects très tendus et on vient de voir que les « tensions » ne manquent pas dans le thème de Macron en 2022. Reste à savoir comment il les affrontera et les fera jouer en sa faveur.

Michel BARNIER :

Le sextile Jupiter/Pluton ne joue pas un rôle important dans son thème – le  sextile Jupiter/Uranus paraîtrait plus significatif dans la mesure où Uranus va arriver au trigone du Soleil natal (19° Capricorne)….en août 2022 ! La conjonction Jupiter/Neptune, elle, que nous pistons tout particulièrement  échoit en Maison X du sujet (le MC se positionnant à 18° Poissons, et ne devrait pas avoir d’autres conséquences que de braquer quelques projecteurs sur un des « infiltrés » dans le groupe des candidats. « Infiltré » car ses positions supra nationales et pro-européennes risquent de le disqualifier – si on admet l’idée qu’un président français doit se préoccuper du seul et unique avenir de la France, toute autre allégeance étant exclue – pour occuper le poste. La France veut un président, pas un gauleiter. De toute façon, au vu de ses astralités 2022, ses chances sont minces d’y accéder.

Laissons de côté Éric Ciotti et Nicolas Dupont-Aignan qui – sauf à avaler mon chapeau – n’auront d’autre importance dans cette élection que le ralliement « sincère » qu’ils effectueront en faveur de l’un des deux candidats  restant en lice après le premier tour.

Anne HIDALGO.

Le  sextile Jupiter/Pluton ne donne pas grand-chose – le  sextile Jupiter/Uranus met – faiblement – en valeur Mercure natal en M. XI et Maître du MC – la  conjonction Jupiter/Neptune tombe à côté d’un trigone au Soleil à 28° Gémeaux, mais le plus difficile réside certainement  dans le carré qu’Uranus et l’opposition que Saturne, forment avec l’amas hyper offensif de son thème : Mars/Vénus/Uranus (là encore, le goût de la transgression est manifeste) en Maison XII : ce qui évoque plutôt la chute de Belfort que la victoire de Verdun. 

Dominique JADOT

Son thème respire l’autorité, la confiance en soi, la détermination et un « je ne sais quoi » de fermeture idéologique. Peu importe.
Le sextile Jupiter/Pluton ne semble avoir aucun impact dans son thème en 2022.
Le sextile Jupiter/Uranus, en revanche, pointe par trigone et quinconce sur sa Vénus (accompagnée de Pluton et Uranus) en Vierge (d’où l’écologie sans doute ?) pendant une bonne partie de l’année 2022.
Quant à la conjonction – Jupiter/Neptune dont nous avons émis l’hypothèse qu’elle pouvait se révéler déterminante dans le thème d’un élu à la présidentielle -, hormis un trigone à son Neptune en VIII, elle semble ne représenter qu’un très faible intérêt chez lui.
Je crois que nous pouvons l’exclure d’un éventuel succès en 2022.

Marine LE PEN

Elle semble avoir raté sa vocation : son amas en Lion (qui aime tant dramatiser ses émotions) et son Asc Balance (sens artistique, esprit souple et malléable) aurait dû l’orienter dans une carrière théâtrale ou vers le spectacle en général. Vous me répondrez sans doute qu’une carrière d’avocate et/ou de politicienne exige absolument les mêmes qualités que celles qu’on attend d’une tragédienne. Et vous aurez raison.

Mais il faut quelque chose de plus pour devenir calife à la place du calife.
En 2022 bénéficiera-t-elle de ce « supplément d’âme » dont parlait Paul Valéry ?

Regardons son thème.
Le sextile Jupiter/Pluton donne naissance à deux quinconces et forme, grâce à eux, ce que l’Astrologie moderne (« humaniste » surtout) nomme un « doigt de Dieu ». La figure ainsi formée pointe ici – quoiqu’assez largement : 3° d’orbe – sur la Vénus natale de Marine, Maître d’Asc. et en M. XI. On peut augurer d’un tel aspect que la communication de Marine saura faire merveille et, partant son impact sur la conscience collective ; on peut donc augurer qu’un certain nombre d’objectifs (M. XI : attentes, appuis, projets) seront atteints.

Mais est-ce suffisant ?
Durant toute l’année 2022 Saturne passera successivement à l’opposition de l’amas en Lion et en Maison X du thème de Marine Le Pen, dans le même temps où Uranus, reste en carré avec ce même amas. On devine la tension (symboliquement) explosive dégagée par une telle configuration. Tension dont les racines se trouvent dans la suite de carrés d’Uranus au Soleil de la candidate formés entre juillet et décembre 2021. De plus, après une période de rétrogradation qui l’a fait redescendre à 11° Taureau (soit au carré exact de Mercure natal) Uranus reformera, pour la 4ème fois ce fameux carré au Soleil qu’il asticote ainsi depuis juillet 2021 ! Quel obstiné !

La seule différence – et elle pourrait s’avérer décisive – c’est que l’opposition saturnienne, pleine et directe à l’amas en 2021, tend à se déplacer et à réduire sa pression sur le Soleil à partir de février 2022 : 18° Verseau en début mars, 22° début avril et, assez excitant pour l’esprit, Saturne rétrogradera et séjournera longuement à l’opposition de Vénus (26° Lion) en mai, juin, juillet 2022. Mauvais signe me direz-vous ? Peut-être. Sauf que :

1/ la difficulté ainsi éventuellement annoncée peut s’exercer dans un autre domaine que le politique (affectif par exemple).

2/ Il s’en faut de beaucoup qu’un transit saturnien annonce un échec (même si c’est assez courant). Il ne peut être évalué que par rapport à  la difficulté d’une situations qui va se présenter et qu’il faudra savoir aborder avec détermination, sens des réalités et solidité.

Si je peux me re-permettre un exemple personnel : ma femme a accouché de ses trois enfants sous un transit saturnien. Le mieux qu’on puisse dire est la mise à l’épreuve que Saturne signalait, à terme s’avéra des plus bénéfiques.

2/ et surtout, dans le cas présent, cette opposition survient entre deux facteurs qui sont en parfaite harmonie dans le thème natal : Saturne 26° Bélier trigone Vénus 26° Lion. On peut donc envisager une forme de contrainte liée à une obstacle surmonté.
Louis Gastin, astrologue très oublié, affirmait que le conflit entre deux mauvais garçons en dissonance à la naissance (entendez par là deux symboles qualifiés de « négatifs » comme Mars et Saturne par exemple) annonçait toujours quelque chose d’éprouvant, que leur accord pouvait amener d’heureuses surprises s’ils étaient en bons termes à la naissance, que l’accord entre deux bons garçons à la naissance (il n’était visiblement pas féministe) aboutissait toujours à quelque chose d’excellent, et que le conflit entre un bon (Vénus) et un mauvais (Saturne) garçon en bons termes à la naissance, n’était jamais aussi mauvais qu’on aurait pu le craindre.
Je cite de mémoire mais je ne crois pas trahir sa pensée.
Ici, si le succès l’emportait, on peut légitimement augurer des difficultés qui attendraient cette femme politique après qu’elle soit évidemment élue. Dont le moindre serait de former un gouvernement et d’obtenir un succès aux législatives qui ne manqueraient pas de suivre.
Bien du plaisir.

Reste à observer la conjonction Jupiter/Neptune pour laquelle nous avons les yeux de Chimène depuis le début de cette étude.
Vous vous souvenez qu’elle tombe à 24° Poissons !
Soit au trigone exact de Neptune natal à 24° Scorpion et au double trigone (un peu large) du MC à 20° Cancer. Si on tient compte que Neptune occupe la Maison II (les acquisitions. Ici : les votes) et qu’il gouverne la M. VI (le service de la collectivité) on peut garder à l’esprit que Marine Le Pen – indépendamment d’autres sources d’informations et de prévisions – constitue un des deux – ou trois ? – candidats majeurs à cette élection.

Jean-Luc MÉLENCHON

Lui aussi est né en Lion (Asc Vierge comme Louis XVI) subit l’opposition de Saturne.
Mais, né le 19 alors que Marine Le Pen est né le 5 Août, cette opposition s’exerce essentiellement contre son Soleil natal à 26° Lion, de  mai à juillet 2022. Au mois de l’élection, avril, Saturne est opposé à Pluton, configuration assez redoutable.
Autre observation qui vaut ce qu’elle vaut.
Saturne en Balance, est conjoint à l’Asc du thème natal (ce qui peut expliquer le côté revendicatif et « frustré » du personnage) mais, surtout, il forme un carré avec le MC à 27° Gémeaux. Mauvais indice pour accéder à une fonction suprême et/ou la garder.
Quant à Mercure, maître de l’Asc et du MC, il est en M. XII et conjoint à Vénus, 2ème maître de la M. I, et renforce l’impression de souffrance de révolte et de mal-être du personnage.
En avril Uranus (sortant de son sextile à Jupiter) entrera au trigone de Mercure/Vénus en Vierge et on peut s’attendre à une mise en lumière de certains des thèmes qui sont chers à notre candidat.
Mais ce qui doit retenir l’attention c’est la rencontre entre cette fameuse  conjonction Jupiter/Neptune et la Lune natale de JLM en Poissons, au sextile de Pluton.
Configuration remarquable, me semble-t-il, qui devrait faire de JLM un des arbitres de cette élection. Sans, cependant, qu’il me paraisse devoir l’emporter.
J’en arrive à quelqu’un qui fait beaucoup parler de lui actuellement.

Éric Zemmour.

 J’ai qualifié, un peu plus haut, le candidat Barnier d’« infiltré » pour les raisons que j’ai dites, sans d’ailleurs que mon estime pour cet homme politique puisse être mise en cause, car dans l’ensemble du personnel politique de notre république croupissante, il me paraît se détacher par son honnêteté et sa rigueur. Souvenez-vous qu’on en disait autant en 1994 de Jacques Delors, dont j’avais informé mes lecteurs qu’il ne se présenterait pas à l’élection présidentielle. Ce qui fut confirmé par les faits. Lui aussi apparaissait comme un homme honnête, rigoureux, travailleur acharné, moralement irréprochable… toutes qualités qu’il préférait mettre, malheureusement, au service de l’utopie européenne plutôt qu’à celui de sa propre patrie. Bref.

Je crains que nous nous trouvions devant un cas de figure semblable avec Éric Zemmour. Mais en beaucoup plus obscur. Lui aussi m’apparaît comme un « infiltré » chargé de faire échouer une authentique candidature « française » (qu’elle soit de droite ou de gauche) pour permettre la réélection d’Emmanuel Macron, le candidat de l’oligarchie financière qui gouverne le monde et avec laquelle Zemmour a des rapports plus qu’anecdotiques. Mais je ne développerai pas ici cet aspect des choses, ce n’est pas le lieu.
Cependant, pour vous livrer le fond de ma pensée, je me demande si Zemmour pour tous les électeurs soucieux de voir renaître leur patrie, sa culture, son unité, son indépendance,  son génie propre, et la délivrer des maux qui la rongent : européisme supra-national avant-garde d’un mondialisme ploutocratique et messianique qui a déclaré la guerre aux nations en général, aux nations chrétiennes en particulier; immigrationnisme extra-européen qui certain qualifient de « grand remplacement », islamisme conquérant, progressisme virulent, violent, haineux, pervers, nous éloignant chaque jour un peu plus des lois naturelles et divines qui firent notre civilisation; je me demande donc si Zemmour ne représente pas pour l’ensemble de ces Français (dont je suis) et de leurs attentes (environ 70% du corps électoral) ce que fut le général De Gaulle en 58 pour l’Algérie Française qu’il s’engagea à défendre et à protéger avant d’être élu, et dont il accéléra l’indépendance
de manière honteuse voire criminelle une fois arrivé au pouvoir et qui alla jusqu’à livrer aux couteaux des égorgeurs, des populations entières ayant mis leur confiance en la France.
C’est une question que je me pose devant le constat de certaines des amitiés de Zemmour et celui de certains de ses silences. Mais – bien entendu – je n’ai pas toutes les données en mains et je peux me tromper.
Ce que je sais en revanche, c’est qu’il ne sera ps élu et que s’il se présentait malgré tout, il favoriserait la réélection de Macron (s’il se représente…) et que c’est peut-être bien le but de la manoeuvre.

Un détail : cela vous amusera, vous surprendra ou vous inquiétera suivant votre « sensibilité » politique, mais les thèmes de Zemmour et de Mélenchon présentent une Lune située à quelques degrés l’une de l’autre : 25° et 30° Poissons… pas loin de la Vénus du thème de Xavier Bertrand (dont nous n’avons encore rien dit) à 25° des Poissons elle aussi. On comprend les innombrables identifications que ces positions suggèrent dans l’esprit d’un observateur avec un aussi mauvais esprit que le mien.

Bref.
Il en résulte que la  conjonction Jupiter/Neptune tombe exactement (à 1° près) sur la Lune natale de Zemmour, au quinconce … d’une identique (ou presque)  conjonction Jupiter/Neptune natale à 29° Balance pour Jupiter et 3° Scorpion pour Neptune.
Jupiter céleste formant (comme nous l’avons observé) sextile à Pluton… lui-même au carré de Jupiter natal, ce qui donne à réfléchir.
Ajoutons que l’amas Uranus/Vénus/Mercure en Lion doit lui aussi résister à l’opposition de Saturne en Verseau.
Quant à Uranus, il entrera en carré avec sa position natale au moment de l’élection et avec tout l’amas à partir de l’été 2022.
Remarquons aussi que cet amas (Uranus, Vénus, Mercure, Pluton, Soleil) se situe en Maison XII : celle des épreuves… et des « choses cachées » enseigne l’astrologie traditionnelle.
Qu’est-ce-donc que Zemmour a à cacher ? Et quelles sont les épreuves qu’il aura à affronter lorsque Saturne, par exemple, traversera la fin du Verseau et le début les Poissons entre – grosso-modo -, mars 2022 et mars 2024 ?
Mystère. Mais cela n’incite pas à beaucoup d’optimisme quand aux succès éventuels du sujet dans l’avenir immédiat.

Reste le dernier candidat que j’ai gardé pour le bonne bouche. D’autres penseront peut-être : in cauda venenum. A chacun de voir.

Xavier BERTRAND

On ne peut pas ne pas remarquer, dès le départ, combien le thème de XB se prête à une « destinée nationale » remarquable. Surtout dans les périodes où Jupiter, Neptune .et les Poissons sont mis en lumière.

Qu’on en juge :

Soleil/Mercure Bélier conjoints Vénus 25° Poissons, elle-même conjointe au MC ! Remarquons aussi la présence plus sombre, plus problématique de Saturne toujours en Poissons à 10° Poissons et conjoint à la PdF.

Une position très fort combattue – plutôt complétée – par une triple conjonction énergique, offensive, déterminée, peu encline aux concessions : Uranus/Mars/Pluton, quintessence de valeurs sèches en Vierge (la raison) et en Maison III (les idées). A coup sûr cet axe III/IX représente une composante intellectuelle où l’esprit analytique et doctrinal, volontiers dogmatique, quasi sectaire, sûr de son bon droit l’emporte sur une approche plus pragmatique et bienveillantes des êtres et des choses.

Il y a du Saint-Just chez XB et ce n’est pas très rassurant. En revanche ces dispositions natives lui fournissent une arme excellente pour mener le combat des idées, subjuguer les contradicteurs et s’imposer. Qu’on se souvienne de son discours, martial, passionné, au soir de son élections à la tête de sa région. Il alla jusqu’à se vanter d’avoir « brisé les mâchoires du mouvement national », en oubliant que les mâchoires qu’il affirmait avoir brisées étaient celles de 20 à 25% de ses compatriotes (que je ne confonds pas avec les dirigeants plus que décevants de leur parti), compatriotes qui n’ont pas le couteau entre les dents, ne lisent pas Mein Kampf en cachette et dont le parents ou grands-parents furent souvent parmi ceux qui sacrifièrent leur vie en 14-18 et 39-45.
De même que les électeurs de Mélenchon – nonobstant l’écœurante démagogie et la surenchère dans la posture furieuse de leur chef de file – ne sont pas tous prêts à déclencher le « grand soir » et à passer tous les bourgeois au fil de l’épée. Du moins je le suppose et l’espère. Mélenchon se prend peut-être pour Louise Michel, mais je ne suis pas sûr que ses électeurs désirent voir leurs rues se hérisser de barricades et leur reverbères s’orner de cadavres en guise de guirlandes de Noël.

Remarquons aussi, dans le thème de XB, la très remarquable Lune/Neptune en Scorpion (combattivité, agressivité, instinct de survie) au trigone de l’Asc Cancer – la famille, la nation – donc sous la maîtrise de la Lune ! et au trigone de Vénus/MC Poissons, elle-même sous la maîtrise de Neptune.
Remarquons enfin que la conjonction Jupiter/Neptune – qui me paraît si importante dans le cours des destinées françaises – va se former, sur le 24ème degré Poissons, ie exactement sur ladite conjonction Vénus/MC Poissons, donc au trigone de la conjonction Lune/Neptune et de l’Asc natals.
Pluton se plaçant au sextile du Soleil : puissance et pouvoir.
Uranus entrant en trigone avec tout l’amas en Vierge, dont il fait partie à la naissance.

Que voulez-vous de plus ???
Aucun des thèmes des autres candidats – Macron compris – ne présente un tel faisceau de tendances convergentes… vers le succès et l’élection.

Ajoutons, cerise sur le gâteau, que la RS 2022 du candidat est assez explicite par elle-même.
L’Asc tombe en Bélier et le MC en Capricorne.
La Maison XII (qu’il me semble pouvoir interpréter ici comme secteur « prénatal ou gestation d’un événement à venir) est occupée par le quatuor Soleil [6] (au sextile de Pluton en X) Neptune, Mercure, Jupiter.
Mars (maître d’Asc) Vénus, Saturne (maître du MC) occupent la Maison XI dans son signe du Verseau (celle, nous l’avons vu, des espoirs, projets, soutiens et appuis du sujet) Saturne étant le maître du MC et formant un sextile (un peu large) avec l’Asc Cancer.
La Lune, maître de l’Asc du thème natal, à 8° Scorpion en RS est opposée à Uranus à 12° RS et forme avec lui un axe de détermination absolue favorable à la carrière puisque cette opposition est doublement harmonique au MC de RS à 12° Capricorne … et à Saturne natal (10° Poissons) !
Opposition reliée par double-carré à la très redoutable et très déterminée triple conjonction Mars/Vénus/Saturne en Maison XI.

En foi de quoi, et sous réserve que le ciel ne nous tombe pas sur la tête, par Toutatis et Bélénos réunis, je considère que Xavier BERTRAND est celui qui a le plus de chances de l’emporter face à Emmanuel MACRON s’il se représente, et à n’importe quel autre candidat actuellement déclaré, si le remue-ménage qui se dessine dans son proche avenir, amenait ce dernier à ne pas se représenter à l’instar de son mentor François Hollande.

En conclusion

Est-il possible d’échapper à ce que laisse clairement prévoir, dans un thème, un train de configurations (positives ou négatives) indiquant une orientation de la destinée qui paraît inéluctable ?
C’est une question essentielle pour l’ Astrologie, mais, en fait, c’est une question à laquelle elle ne peut pas répondre car cette question relève d’un plan qui lui échappe. Les mouvements célestes, envisagés comme indicateurs de destinées terrestres, indiquent que telle ou telle probabilité est parfaitement envisageable. Mais assurent-ils pour autant que ladite probabilité se réalisera concrètement ? Je pense que non.
D’abord parce qu’il y a toujours des facteurs et des données qui échappent à l’observateur et qui faussent son appréciation.
Ensuite parce que l’interprétation qu’il donne de la façon dont les signes qu’il perçoit se manifesteront dans le réel, dépendent de toutes sortes de paramètres qui lui échappent; chaque cas, chaque personne, étant spécifiques et uniques.
Il m’est arrivé plus d’une fois de faire des prévisions parfaitement justifiées dans les faits, mais sous une autre forme que celle à laquelle je pouvais penser du fait de mon manque d’informations sur la situation et les attentes précises de mon consultant. Je disais, tout récemment, à un de mes consultants qui m’interrogent tous les mois à partir de sa révolution lunaire, qu’il allait de voir affronter de fortes tensions dans son environnement proche, et/ou des soucis de santé dans son milieu familial. En fait, les tensions se manifestèrent dans son entreprise où la charge de travail et les tensions nerveuses qu’elle engendrait amena trois personnes à démissionner et deux autres à se mettre « en maladie ». Quand on sait que, pour ce consultant, son entreprise et le style de rapports qu’il y a instaurés, présentent vraiment un caractère familial, on comprend combien ma prévision était proche de la vérité sans pour autant la recouvrir totalement.

Une troisième possibilité qui ressortit à un niveau sans doute plus « spirituel » que pratique, consisterait à dire qu’il est nécessaire qu’à un moment donné nous soyons amenés à nous engager dans la voie qu’une prévision à fort taux de probabilité nous indique, pour laisser à la « providence », la possibilité de dérouler ses plans sans entrave, un peu comme le prestidigitateur focalise votre attention et votre regard dans une direction particulière pour accomplir son tour sans que vous vous en aperceviez. De même que certaines expériences désastreuses ou certains échecs nous sont nécessaires pour mieux nous connaître, mieux nous aguerrir sur le chemin de notre accomplissement, peut-être certaines interprétations prévisionnelles qui s’avéreront infondées, nous sont-elles inspirées pour accéder à une autre vision, plus profonde, plus inclusive de la réalité.

Un proverbe italien affirme que « Qui entre pape dans un conclave, en ressort cardinal ».
La vie n’est pas une mécanique et le cours de nos destinées participe d’un mystère si grand que nous ne saurions prétendre le circonscrire à coup sûr. Néanmoins la prévision astrologique, quand elle est pratiquée avec toute l’humilité nécessaire, nous réserver souvent de très belles surprises.

Ce 27 novembre 2021 – 18.41

Louis SAINT MARTIN

[1] Sur le plan psychique et pour essayer d’être concis jusqu’à la caricature, les deux ensembles – Jupiter/Sagittaire et Neptune/Poissons – quand ils sont mal intégrés dans une structure individuelles, manifestent avant tout un problème à régler avec les limites :

  • le premier cherche à les repousser le plus possible et à dominer la situation (dans le domaine qu’il a choisi bien sûr) : étalement de la personnalité, irréalisme, histrionisme, mégalomanie.

  • le second – éternellement empêtré dans les filets du réel – cherche tout simplement à les ignorer et à s’en évader : l’illuminé, le mystique, le drogué… et finit souvent par se trouver encore plus entravé qu’il ne l’était au départ : la prison, la camisole ou la cellule.

[2]Robespierre ne décréta-t-il pas une religion d’État et ne força-t-il pas les prêtres à jurer loyauté et fidélité à la république et non plus à Dieu ? Napoléon n’alla-t-il pas jusqu’à mettre le pape Pie VII en prison pour lui apprendre qui était le maître ? Aujourd’hui c’est le ministre de l’intérieur qui convoque le plus haut responsable du clergé catholique français pour lui apprendre ce que c’est que le secret de la confession…

[3] Il faudrait ici faire une parenthèse sur le rôle de Pluton gardien des lois immuables de la vie et de la mort (que je viens d’évoquer brièvement) aussi bien la vie et la mort des hommes, que celles des idéologies, des sociétés, des cultures, des civilisations quand ils ou elles ne répondent plus aux exigences de la survie de l’espèce… mais cela demanderait un trop long développement hors sujet.

[4] Car, bien entendu, il en existe une face lumineuse que vous trouverez exaltée dans les thèmes des grands inspirés, des visionnaires, des dévouements les plus généreux souvent inspirés d’un idéal religieux élevé, des artistes les plus doués, etc…sans parler de son rôle dans la destinée de ceux qui ont brillé plus encore par leur humilité que par la grandeur de leur témoignage. Penchez-vous sur le thème de Bernadette Soubirous pour vous en faire une idée.

[5] Qui sont devenus 19 je crois, depuis que Dieudonné a décidé de se présenter lui aussi à l’élection présidentielle.

[6] Xavier Bertrand est né le 21.03.1965 – la conjonction Jupiter/Neptune est exacte le 12 avril, soit 22 jours après son anniversaire !!!

5 réponses à to “ANALYSE PROSPECTIVE SUR LA PRÉSIDENTIELLE 2022 – Suite et Fin –”

  • Beze:

    Bonjour mr Louis St Martin,j’étudies depuis plus de 20 ansnl’astrologie seule par mes propres moyens,très passionnée par la « Grande Dame Sagesse » qu’est l’astrologie, la voùte d’étoile m’a depuis mon enfance fascinée. je reste toujours émerveillée par le langages des transits et ses mystères, on a pas finit d’en voir surtout venant de l’espace. Quand à vos analyses très pernitentes, audacieuses confirment par ma propre intuition ce que vous écrivez, sachant que les astres inclinent mais ne permets pas toujours, surtout dans ces temps très suspects et compliqués. oui en effet une conjonction de Jupiter/Neptune s’annonce en 2022, dans le signe du Poisson,sans se voiler la face (propre à Neptune le brouillard)il faudra avoir beaucoup de discernement en ces temps délétères et les manipulations des élites cachées sur nos destinées et nations. merci pour votre éclairages bravo. Fabienne

  • Dominique:

    BonsoirMr Louis St Martin
    Pationnante Analyse, Mais, malheureusement, la realite est tout autre! A ce jour,XB n‘est plus en liste pour la presidentiel ce qui contredit le passage des planetes dans son theme. C‘est comme les sondages: une personne emerge alors que ce n‘etait prevu. En effet,les astres inclinent Mais ne determinent pas!
    Et, quid de Valerie Pecresse, celle qu‘on n‘attendait pas?
    Merci pour cette analyse qui pose interrogation sur le potentiel de chacun.
    Dominique

    • Merci vivement pour ce commentaire amical et fort pertinent.
      Vous n’oubliez pas que mon propos ne consistait pas à désigner le vainqueur de la présidentielle mais à vérifier l’importance de la conjonction Jupiter/Neptune dans la destinée des dirigeants français… et de leurs institutions puisque la Cinquième république naît sous une conjonction Jupiter/Neptune.
      J’envisageais de publier un article pour commenter ces résultats, et votre message (que je vais utiliser anonymement bien entendu) me servira d’entrée en matière.
      Bien cordialement à vous.
      LSM

  • Nanker:

    « notre cher spécimen élyséen (…) risque (…) de se trouver affronté à une situation tout aussi déstabilisatrice (mais, à terme, beaucoup moins heureuse) que la mienne en vivant une forme de « révélation » très déstabilisante ».

    La révélation du cas Jean-Michel Trogneux?

    • Cher Monsieur,

      Je pense que le sieur Macron, dont la personnalité est plus que « perturbée » (« déviante » diront certains) n’a pas besoin d’avoir épousé un homme (ce qui reste à démontrer réellement tant cette hypothèse est improbable, pour ne pas dire farfelue) pour avoir du souci à se faire devant la situation déstabilisante qui s’ouvre devant lui.
      De toute façon l’avenir finira bien par nous éclairer. Un peu de patience….
      Bien cordialement à vous.

      LSM

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