Voici une des dernières correspondances que j’ai eues avec un de mes consultants  passionné d’astrologie.
Ses questions sont intéressantes et pertinentes. Mes réponses s’efforcent de l’être tout en gardant une proportion raisonnable alors que le sujet m’inspirerait de très longs développements.
Néanmoins j’ai pensé que cet échange sur les qualités et les limites de la prévision astrologique pouvait intéresser le plus grand nombre.
Je vous le livre donc avec plaisir en conservant, comme il se doit, le plus strict anonymat à ce consultant avisé.

JM : Cher Monsieur,

Repensant à la consultation, et après une nuit de réflexion, il m’est venu quelques réflexions (encore : désolé). Mr X…Y… me disait « Vous n’arrêter pas de réfléchir, de tourner les questions dans tous les sens ». Je crois que ce n’est pas faux.LSM : C’est l’idée qui s’est imposée à la lecture de votre thème, lors de notre dernier entretien, et que j’ai exprimée – quoiqu’en d’autres termes -, si vous avez bonne mémoire.J.M : Après avoir lu vos deux derniers livres, entre les Philosophes et les Pères de l’Église, j’ai peur d’avoir perdu un peu le fil. J’ai bien noté que l’avenir n’est pas écrit dans le marbre et qu’il faut tenir compte de l’environnement et du libre arbitre de la personne.LSM : Cette opinion est juste mais un peu restrictive, notre libre-arbitre n’intervient que dans la mesure où la dimension morale et spirituelle de la personne est engagée et opérante. Autrement il a peu de poids pour modifier notre parcours, entièrement dicté par les circonstances ou les opportunités. Ainsi lors du naufrage du Titanic le libre-arbitre de chacun n’a pu lui éviter d’être pris dans le naufrage, mais il est intervenu dans sa façon d’y réagir : piétinant les autres passagers pour accéder à un canot de sauvetage, aidant, au contraire, femmes, enfants, personnes plus faibles à embarquer, ou, à l’extrême, renonçant à se sauver soi-même pour sauver quelqu’un d’autre.

LSM : Ne confondons pas le libre-arbitre qui ne se joue que devant notre conscience (intelligence et volonté) avec la relative autonomie de nos actes dictés par la fin que nous poursuivons : satisfactions égotistes (parfaitement légitimes sous certaines conditions), objectifs professionnels, pratique ou matériels, expression de nos passions (à l’exact opposé de notre libre-arbitre).

JM : Ceci m’amène à quelques réflexions à partir d’un exemple célèbre : Napoléon. Comme tout le monde, il est mort.

LSM : Non, pas tout le monde, puisque – Dieu merci – vous et moi sommes encore vivants et avons l’occasion de cet échange😉.  Sans compter quelques milliards d’autres personnes.

JM : Je pense que le thème du jour de sa mort devait alerter. Mais une telle configuration avait pu se répéter au cours de sa vie (tumultueuse), et ne se réaliser que ce jour là. Peut être est ce un mystère insondable, même avec l’astrologie ?

LSM : Sur le plan théorique et cosmique cette supposition est fausse : aucun moment ne reproduit exactement un même moment du passé ( sauf pour Nietzsche, Platon et quelques penseurs orientaux !) puisque le système solaire (et, plus largement, ce que nous appelons le Cosmos) se trouvent dans un état de mouvement permanent. Certaines structures effectivement se reproduisent à intervalles réguliers – comme, par exemple, les grandes conjonctions entre planètes lentes du système solaire et, encore plus souvent, conjonctions des corps célestes rapides : par exemple la conjonction Lune/Soleil, appelée « Nouvelle Lune » tous les 29 jours environ. Mais ces mouvements parfaitement répétitifs ne se produisent jamais dans la même environnement cosmique. Il faut donc les spécifier à chaque fois qu’ils se renouvellent.
Pour ce qui est de la date de sa mort (05.05.1821 – 17.49 -) on peut dire que le thème de Bonaparte évoquait bien une période très difficile (à interpréter dans le cadre général de la vie et de l’état du sujet) – On remarque, le jour de sa mort, la quasi superposition d’une opposition Uranus/Neptune à 3° Capricorne à la Lune 3° Cancer – sur Vénus natale (7° Cancer) qui gouverne à la fois la Maison VIII et la Maison XII de son thème, maisons « mortelles » par excellence et pour faire court – Uranus évoquant, lui, la Maison IV (fin des choses).
– On remarque aussi une conjonction exacte du redoutable duo Mars/Saturne à 21° Bélier au trigone (comme quoi « bons » et « mauvais » aspects ne veulent souvent rien dire) du Soleil à 22° du Lion (qui, en plus du sujet dans son être vitalo, représente la carrière dans le thème, puisque situé en Maison X et maître de cette Maison X) : un aboutissement, un  achèvement.
– Jupiter à 15° Bélier active le sinistre Pluton par « carré » à 14° Capricorne dans le même temps où le Soleil (accompagné de Vénus que nous avons déjà sinistrement rencontrée) arrive à 14° Taureau, associant ainsi le symbolisme vital du Soleil au symbolisme morbide de Pluton. Etc…

Donc l’observation attentive des transits qui allaient affecter le thème de Napoléon durant l’année 1821 aurait pu alerter l’astrologue perspicace, surtout s’il avait bien connu le contexte (santé, environnement, état d’esprit, etc…) de son consultant. Mais aurait-il pu empêcher que cette mort ne survînt au moment où elle est survenue ? Il est évident que non. Ce n’est d’ailleurs pas ce qu’on doit demander à un astrologue : interférer sur une existence. Alors qu’il doit simplement s’efforcer de l’éclairer du mieux possible.

Un astrologue, étudiant son thème en 1815, sa révolution solaire (pour la démonstration, je pose que la consultation se fait à l’aveugle, par correspondance, et que l’astrologue ne connait pas ce consultant), aurait pu lui indiquer des problèmes de santé ou plus, durant cette période.
Bien entendu. Les RS de 1814 – 1815 – que je ne détaillerai pas ici – présentent quelques indices inquiétants quand on les rapporte au thème de Napoléon. Notamment à travers une importance particulière et un peu agressive de la Maison XII dans la RS de 1814, qui pouvait, entre autres choses, attirer l’attention sur la santé de l’intéressé. Quant à celle de 1815, elle est proprement « dramatique » tant les tensions y sont encouragées.

JM : Or, Napoléon a eu sa vie et sa santé en équilibre instable tout le long de son existence (Iéna, Arcole, Austerlitz,….).

LSM : Raison de plus de s’inquiéter quand les indices astrologiques pointaient vers le domaine de la santé.

JM : Or, le 18 juin 1815, Waterloo sonne le glas de Napoléon (12.000 morts, 30.000 blessés) [1]. De plus, ce jour là, il souffrait d’ulcères, hémorroïdes et de cystite. Est ce que l’avertissement astral, plus ou moins dramatique, pouvait concerner sa propre santé uniquement, ou aussi celle de son entourage, compte tenu de cette hécatombe? A Austerlitz, il était en parfaite santé, mais l’hécatombe a eu lieu. Devait il interpréter ce thème uniquement de façon personnelle, ou bien prendre en compte l’ensemble des circonstances ?

LSM : Je crois que vous posez très mal le problème par manque de discernement.
D’abord, compte tenu de l’intrication indissociable entre notre personnalité, notre vocation, nos décision et actions, et les circonstances dans lesquelles nous (nous) sommes engagés, vouloir savoir si nous avons affaire à l’une ou l’autre de ces dimensions est superfétatoire, car nous devons envisager toutes les hypothèses.
En revanche il faut éviter d’amalgamer la santé de l’empereur (sphère individuelle); celle de son entourage (qui ne peut se concevoir que par l’étude des thèmes natals de chaque personne concernée); la bataille de Waterloo (événement politique majeur qu ne peut se concevoir sans tenir compte des tenants et aboutissants qui l’ont suscitée dans le cadre de cette branche de l’Astrologie que nous appelons « Astrologie Mondiale »); et l’hécatombe (événement collectif à l’intérieur duquel chacun a vécu sa propres destinée, comme il en a été pour les passagers du Titanic que j’évoquais plus haut).
En fait, votre propension à vouloir aborder toutes sortes de données différentes à travers le prisme de la destinée (et du thème) du seul Napoléon, vous conduit, contradictoirement, à constituer un amalgame entre des données qu’il s’agit de soigneusement distinguer pour pouvoir les traiter correctement et en faire une synthèse.
Mais surtout, vous attirez l’astrologie dans le piège mortel de la prédiction absolue d’événements qu’on veut imaginer inéluctables. Et je crois que c’est une erreur. Nous ne pourrions expliquer l’Histoire universelle par l’Astrologie que si nous nous placions au niveau de Celui qui

– a déterminé le cours de l’une  – pour autant qu’Il l’ait déterminé et qu’Il n’ait pas laissé aux hommes et aux circonstances, une certaine autonomie.
– et la nature révélatrice de l’autre.

Observons d’abord que cette double intention (que, personnellement, j’appelle divine) existe certainement mais qu’elle n’est pas à la portée des intellects finis comme les nôtres.
D’autre part, ce que cette Intelligence Universelle nous donne à observer et à comprendre, ce ne sont, à notre niveau, que des dispositions, des intentions, des projets, des volontés et des libertés – avant tout individuelles – et s’élevant au collectif à travers l’emprise que certaines grandes destinées (et Napoléon en fait tristement partie) ont pu avoir sur le cours des événements affectant l’humanité. Des destinées qui cristallisent des tendances propres à un moment de l’histoire humaine pour une société donnée.
Restons modestes et prenons de la distance.
Napoléon et Waterloo interviennent certainement comme conséquences circonstancielles de tout un enchaînement d’évolutions politiques et métapolitiques qui prennent leur très lointaine origine dans la naissance du Christ – pour ce qui concerne notre civilisation occidentale – et tout ce que cette Révélation implique quant à la vocation et la destinée de l’espèce humaine. Il n’est pas question de retracer ici l’Histoire globale de l’Occident telle qu’elle s’est déroulée depuis cette origine.
On peut simplement en distinguer les deux orientations essentielles et antinomiques du point de vue métahistorique et eschatologique :

– L’orientation chrétienne qui passe par le respect d’un ordre divin auquel l’homme doit se soumettre librement pour assurer son salut personnel et favoriser les conditions d’une société pleinement humaine, reflet toujours imparfait, toujours à améliorer, de la « cité de Dieu » (voir saint Augustin) donc cité parfaite.
En bref, une société harmonieuse et civilisée plaçant le Christ à la tête de ses institutions, seule capable de favoriser, au plan collectif, social et politique, les conditions nécessaires à l’épanouissement de la destinée spirituelle de chacun des êtres humains qui la composent.
– L’orientation luciférienne caractérisée par ce refus de l’ordre divin. Tendance apparue pleinement du point de vue historique, à la mort du Christ Personne humaine (qu’elle a d’ailleurs provoquée). Il s’agissait pour ceux qui ont condamné et crucifié le Christ et ont nié Sa nature divine, de refuser un Messie qui promettait un royaume céleste au détriment du royaume terrestre, assurant prospérité, richesse et puissance au peuple promis à le diriger et à l’ériger au-dessus de toutes les nations, tel que les prophètes l’avaient annoncé d’après eux.
Cette deuxième tendance – qui s’est manifesté de multiples façons dans l’Histoire occidentale depuis deux mille ans – est celle que nous avons pris l’habitude de nommer, à l’instar de ceux qui l’incarnent, la pensent et la mettent en oeuvre de toutes les façons possibles : RÉVOLUTION.
Révolution rendue indispensable pour faire advenir les promesses d’un prophétisme biblique (mal digéré) et talmudique (fort corrupteur) qui se caractérisent tout logiquement par le refus de cet ordre divin « révélé » par le Christ,  qui s’imposerait à la « volonté » de l’homme maître de lui-même, égal des dieux (comme le lui promettait Lucifer)  et par la guerre incessante que les serviteurs de cette révolte contre l’ordre naturel (naturel parce que spirituel) ont menée et mènent contre toutes les institutions, lois, règles (morales et religieuses), personnes,  qui ont incarné et peuvent encore incarner cet ordre chrétien. Le but étant de faire advenir – sur Terre et non dans le Ciel – le règne du « Prince de ce monde » sous couleur de lendemains qui chantent, d’ une égalité, d’une liberté et d’une fraternité préalablement définis et imposés par ceux-là même qui en sont les propagateurs. Prophétisme matérialiste et politique qui nous a déjà coûté des centaines de millions de victimes.
En bref il s’agit du combat – perdu d’avance, faut-il le rappeler – que Lucifer mène contre le Christ pour retarder Son règne, combat qui prit naissance dès le Jardin d’Eden.

Par conséquent et pour avoir une parfaite et profonde appréciation de la destinée de Napoléon – héros absolu de l’esprit révolutionnaire tel que défini plus haut – à Waterloo ou à Sainte Hélène, il faudrait pouvoir remonter toute la filière qui fait qu’il ait eu à incarner, à un moment de l’Histoire, la fausse promesse faite à nos malheureux Parents et à endosser tous les déboires qui s’en sont suivis : Vous serez comme des dieux. Ou qu’il se soit pris pour Prométhée, au choix. Les deux approches, la biblique et la mythologique ayant exactement le même sens : on n’entre pas en guerre contre Dieu, car on se retrouve forcément, à un moment ou à un autre,
– attaché à un rocher le foie dévoré par un aigle, ou,
– perdu sur un ilot à soigner « ulcère, hémorroïdes et cystite » ce qui constitue, vous l’avouerez, une fin bien peu glorieuse quand on a cru pouvoir défier Dieu (penser la façon dont Napoléon s’est couronné lui-même et dont il a traité le Pape) et dominer l’Europe. Autant dire le monde à cette époque.

Or toutes ces considérations interviennent pour comprendre, prévoir et rendre compte, des dispositions d’un thème natal pour un moment donné. Surtout s’il s’agit du thème d’une personne assumant une très grande et très haute responsabilité sur ses semblables. J’aurais assez tendance à affirmer que ces considérations touchant à l’explication même de la destinée de Napoléon à Waterloo ou sur l’île de Sainte-Hélène étaient parfaitement présentes dans les dispositions de son thème à ces moments précis. Mais quelle intelligence aurait pu s’élever assez haut pour se représenter le tableau d’ensemble dans toute son amplitude dans le temps, associant ainsi origines fort éloignées et présent vécu et pour en décrire le détail pratique ? Et même après deux siècles (où l’Esprit semble avoir cessé de souffler sur nos intelligences, sans doute dégoûté par tant d’orgueil et de bêtise) qui, jetant un coup d’oeil sur le thème de Napoléon, sur celui de sa défait et de sa mort, pourrait faire le lien avec le rôle qu’il a joué dans le développement des plans de Dieu sur la destinée de la malheureuse France et sur celle du monde moderne ?

JM : Un siècle, deux siècles plus tard, on connait l’Histoire et l’histoire de Napoléon. On sait que tel jour a été fatal (il en faut bien un). J’ai vu des analyses rétrospectives indiquant, que compte tenu de la configuration astrale, qu’un tel célèbre trépassa était très probable, par maladie, guerre, suicide ou autres joyeusetés. Il est certainement plus aisé d’être péremptoire, après coup ?
Est ce contradictoire avec ce qui précède ?

Il n’y a là rien de contradictoire à faire des prévisions et à les voir se manifester. Il est normal et même indispensable qu’on puisse vérifier concrètement la façon dont une prévision s’est traduite dans les faits. C’est le contraire qui devrait nous poser problème. Et le fait qu’on explique deux siècles plus tard, qu’untel est mort ou a remporté un grand succès en concomitance significative avec un train de configurations planétaires pouvant être mises en corrélation avec l’événement en question, ne constitue aucunement une raison de manifester scepticisme ou méfiance. C’est comme si un médecin doutait qu’un malade qu’il a soigné se trouve guéri par l’effet de son traitement, parce qu’il répugnerait à établir une quelconque  corrélation entre les deux faits et penserait : c‘est peut-être dû au hasard [2]. Ce genre de raisonnement a peut-être fait le succès de Hume, mais il ne fait pas partie de ma façon de penser et de raisonner.
Un doute peut certes se manifester à propos d’une expérience unique . Mais lorsque vous disposez d’un large panel d’observations où les données célestes recoupent et confirment – au moins de façon globale – un ensemble d’expériences terrestres, avec une grande régularité, pourquoi faire la fine bouche et dire :  oui, après coup c’est facile de justifier tout ce qu’on veut ?.

Parce que justement ce n’est pas facile et que tout l’art du praticien est de montrer en quoi et pourquoi, dans ce cas précis, les observations pratiques confirment ou non des règles théoriques. La pratique de l’astrologie requiert au moins autant de subtilité et discernement que n’importe quel autre domaine de l’activité intellectuelle censée nous apporter quelque connaissance de la réalité que nous vivons et dans laquelle nous vivons.

Mais surtout ce travail rétrospectif présente une autre très grande utilité pour affiner le pronostic du praticien; pour lui suggérer comment, dans telle circonstance précise, chez tel sujet précis, une donnée symbolique (analogique) peut avoir à se concrétiser dans le tissu vivant d’expériences concrètes, fort différentes.

Ex : un transit saturnien pour n’importe quel praticien annonce une mise à l’épreuve quelconque et la survenue d’un éventuel obstacle ou difficulté à franchir. Or, les trois accouchements de mon épouse ont tous été accompagnés de transits saturniens caractérisés. L’Astrologue qui aurait ignoré qu’elle était enceinte, et qui aurait utilisé le panel habituel, généralement négatif, des significations attribuées à Saturne, lui aurait sans doute pronostiqué une période difficile et une épreuve. En quoi, sans avoir totalement tort puisqu’un accouchement est rarement une partie de plaisir, il aurait raté le principal : le bonheur incommensurable pour une mère de mettre un enfant au monde. Bonheur qui effaçait le caractère éprouvant purement circonstanciel de ce transit et en faisait, au contraire, une étape de grand accomplissement (ce qui est le sens ultime de la fonction saturnienne, souvent un peu trop oublié) du fait que s’accomplir ne rime jamais avec se faire plaisir ou se laisser aller.

JM : Je crois avoir lu quelque part qu’il aurait eu un astrologue? Pourtant, Napoléon semble avoir été quelqu’un de très cartésien! Je ne sais pas si cet astrologue a existé ?

Je pense qu’il est indispensable d’éviter d’utiliser l’adjectif « cartésien » quand on parle d’astrologie … ou d’autre chose d’ailleurs.
D’abord parce que l’usage de la raison n’a pas attendu Descartes pour être pleinement mis en lumière par l’histoire de la philosophie. Bien au contraire. Si quelqu’un a caricaturé la raison, c’est bien Descartes. Je pense que Napoléon, était trop subtil pour être « cartésien ».
Ensuite parce que la plupart de ceux qui utilisent cet adjectif n’ont jamais lu Descartes ou le comprennent de travers. Combien de mes consultant(es) ont commencé par m’affirmer, en début de consultation : « Moi, M Saint Martin, je suis très cartésien(ne)« . Aucun(e) n’a jamais pu me dire précisément ce que cela voulait dire et en quoi il était pertinent de se déclarer « cartésien(ne) » quand on s’intéressait à l’Astrologie. Passons.

Quant à la réalité d’un astrologue de Napoléon, je ne saurai vous répondre sur ce point. Il me faudrait faire des recherches qui ne font pas partie de mes travaux actuels.
Mais, pour sourire un peu, je vous ferai remarquer que Hitler aussi avait un astrologue. Cela ne lui a pas servi à grand-chose. D’ailleurs le malheureux praticien, s’il voulait sauver sa peau, était obligé de faire de « bonnes prédictions » sur les initiatives imbéciles d’Hitler, qui, après s’être cru grand peintre, se pensait grand stratège. Cela n’a pas empêché les deux compères de très mal finir.
Louis de Wohl, astrologue attaché au MI.5 pendant la guerre, a eu plus de chance auprès de Eisenhower qu’il a sagement conseillé. Il a même eu l’insigne honneur d’être reçu, avec son épouse, par Pie XII en audience privée après la guerre.

Ce qui ne laisse pas d’interroger sur l’hostilité de certains milieux chrétiens envers l’astrologie…(voir mon dernier livre sur le sujet).

Sur Louis de Wohl vous pouvez aller sur : https://boowiki.info/art/les-ecrivains-hongrois/louis-de-wohl.html

J’ai péché aussi un article qui relate une prédiction qui avait été faite à Louis XI concernant l’année 1476 (celle de la mort de Charles le Téméraire) par l’astrologue du duc de Bourbon : https://manuscripta.hypotheses.org/3398

Peut-être ces lectures répondront-elles à certaines de vos préoccupations.

Cordialement à vous

Louis SAINT MARTIN

Notes:

[1] Ah, le brave homme ! n’aurait pas manqué de s’exclamer Orgon.

[2] Remarquez bien que, connaissant les hommes comme je les connais, c’est une attitude qu’on s’attendrait à trouver beaucoup plus du côté du patient que du médecin

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