Voici le texte de la lettre que j’ai envoyée au directeur de la publication du magazine Monde & Vie (fort intéressant par ailleurs) à la suite d’un article paru dans son N° 989 d’août 2020 et dans lequel François La Choüe  nous entretenait des regrettables fluctuations de Jean Raspail en matière de restauration royale en France, mettant à égalité le « légitimisme » qui a assuré l’identité, la pérennité et la vigueur de la France pendant treize siècles, et l' »orléanisme », contre-façon libérale et révolutionnaire, qui l’ont conduite aux pires désillusions.
Je m’efforce ici de dégager les principes qui distinguent ces deux approches du royalisme en France et surtout de démontrer en quoi le second peut difficilement prétendre à remplacer le premier dont il n’est que la caricature.

Chacun pourra juger en connaissance de cause.

 

Texte de ma lettre à Monde & Vie.

Non que je veuille porter ombrage en quoi que ce soit aux hommages qui sont rendus à ce grand écrivain, inspiré par les idées les plus généreuses : celles d’une France chrétienne, disparue corps et biens avec le denier de ses rois : Charles X et non Louis XVI… et encore moins Louis-Philippe dont je rappelle qu’il n’était que « rois des Français ».

Mais la pensée de Jean Raspail, comme celle – peut-être – de son interprète, François La Choüe, semble comporter un certain nombre d’erreurs qui la disqualifient pour nous parler de royauté et encore moins de légitimisme.

Le légitimisme en tant que doctrine qui fonde la royauté française (je précise bien la royauté et non la monarchie) c’est comme le Credo pour la foi : on ne peut en changer un seul élément sans en sortir.

Quand je lis dans vos colonnes que « Jean d’Orléans, doué et prédestiné » est le « dernier maillon solide » qui pourrait assurer la pérennité de la royauté en France, je me dis que Jean Raspail, ou ne connaissait pas les lois dynastiques de la France ou avait suivi, en matière doctrinale, la même pente que les catholiques dits libéraux ou les catholiques dit modernistes. On abandonne l’essence pour ne conserver que les apparences, en intégrant à la doctrine ce qui justement la condamne à mort, soit parce qu’on s’est laissé corrompre par les arguments de l’adversaire (toujours le même : Lucifer), soit parce qu’on a décidé de poser les armes à ses pieds pour en obtenir quelque avantage terrestre.

Je vais préciser, de manière concise et rapide, pourquoi un Orléans ne pourra jamais prétendre être Roi de France, sinon de substitution et par forfaiture. Quelles que soient, par ailleurs, les éminentes qualités personnelles qu’on pourrait lui supposer.

Lorsque saint Rémi posa la couronne sur la tête de Clovis en ce geste fondateur de la royauté française, il ne consacra par un homme, mais une lignée et un projet. Il ne fit qu’imiter, au plan terrestre et politique, le geste fondateur de NS-JC quand il établit Pierre à la tête de Son Église, premier de tous ceux qui allaient assurer la continuité de l’Église tout au long de l’Histoire.

Clovis fut donc le premier des ces « lieutenants du Christ » ou « sergents de Dieu » chargés d’assurer la continuité dynastique et politique d’une France fidèle aux promesses de son baptême (Jean-Paul II) : celles qui consistent à placer le Christ « Roi des Francs », à la tête de ses institutions, en la personne de Son vicaire : le Roi. En aucun cas ne fut installé en cette occasion, le pouvoir d’une personne, mais fut institué le premier maillon d’une chaîne qui couvrirait les siècles et assurerait la permanence de la royauté française dans la foi du Christ suivant des impératifs précis. De ce point de vue, les onctions royales, lors du sacre, étaient quasi équivalentes aux onctions sacerdotales. Il n’en manquait qu’une pour que le roi devînt évêque, ce qui l’eut empêché de se marier et d’assurer la continuité dynastique.

Ainsi le Roi de France n’est jamais un héritier d’un royaume qui aurait appartenu à son père : il n’est qu’un successeur dans l’ordre de cette continuité. Le royaume de France ne lui est confié qu’en usufruit pour la durée de son existence. Il ne peut donc – je le répète, tant cette question est importante – avoir d’héritiers mais seulement des successeurs puisque le royaume lui est seulement confié. Le parallélisme étroit avec la succession apostolique est si évident, qu’il n’échappera qu’à ceux dont la pensée est trop conditionnée par l’esprit révolutionnaire pour l’apercevoir encore.

Il découle de la nature religieuse et sacrée de l’institution royale, reflet de l’autorité de Dieu sur le royaume, que la couronne est « indisponible » : le Roi ne peut ni choisir son successeur (on se rappelle la tentative avortée de Louis XIV de légitimer les bâtards qu’il avait eus de la Montespan) ni l’exclure, puisque celui-ci est désigné par l’ordre de succession légitime établie par Dieu, vrai Roi de France. C’est cette loi de succession qu’on désigne sous le nom de « loi de primogéniture mâle » : le fils succède à son père ; le petit-fils, voire l’arrière-petit-fils si les pères sont morts (ex : Louis XV) le fils cadet si le frère aîné est mort (ex : Louis XVI) ; le neveu, voire l’oncle (Louis XII), s’il n’y a pas de fils, de petits-fils, etc… Toujours le plus proche par le sang dans l’ordre de primogéniture.

C’est une loi qui, outre son caractère transcendant, est d’une intelligence politique remarquable. C’est elle qui a assuré la continuité dynastique et politique de la France durant treize siècles, sans que jamais nous n’ayons eu à subir – en plus des inévitables malheurs de l’Histoire – la malédiction de sanglantes guerres de succession comme en connurent l’Angleterre, l’Espagne ou la Russie. Jusqu’à ce que les Orléans apparussent dans notre Histoire récente.

C’est cette Loi qui assura la continuité de la dynastie, après que les Capétiens directs aient dû céder le pas aux Valois en l’absence d’héritiers mâles, puis ceux-ci aux Bourbon dans les mêmes circonstances. C’est cette Loi – par laquelle les fils de France régnaient en tant que vicaires du Christ – qui inspira l’intervention de Jeanne d’Arc en un moment où la couronne, si elle était passée à Henri VI d’Angleterre, eût rompu le lien tissé à Reims entre le Christ et Son vicaire. Quand on songe que l’Angleterre, sous le règne du psychopathe Henri VIII et de sa digne fille, allait sombrer dans l’hérésie anglicane et se livrer à la chasse aux catholiques, un siècle plus tard, on comprend combien la mission de Jeanne d’Arc a été providentielle.

Cet ordre de succession prévaut sur tout autre considération : parmi les princes du sang (le sang de Clovis et de saint Louis) seuls les aînés des Bourbons depuis l’accession de cette famille à la Couronne à la fin du XVIème siècle, – parce qu’elle remontait en ligne directe à Robert de Clermont, fils de saint Louis -, sont appelés à régner sur la France sans autre condition que leur place dans l’ordre de succession. Dans quelque condition qu’ils se trouvent, dans quelque pays qu’ils soient nés, quelles que soient les fonctions qu’ils occupent au moment où l’Histoire les saisit, ils sont Rois de France, parce qu’ils occupent la première place dans l’ordre de succession.  Ils sont donc, ipso facto, Chefs de la Maison de France et appelés à régner. Un fils de saint Louis ne peut jamais être un « étranger » : les Orléans le savent pertinemment qui reprochent à Louis XX d’être né espagnol, en oubliant que l’aïeul dont il assume la succession était prince français en la personne de Philippe V dit d’Espagne, mais « né du sang de France ». Ce que son grand-père, Louis XIV, lui rappela avant qu’il ne partît occuper son trône en Espagne :

Souvenez-vous toujours que vous êtes prince français !

Mais je serais étonné qu’ils fussent de bonne foi quand ils arguent du principe de « pérégrination ».

Ainsi Louis, Alphonse de Bourbon, duc d’Anjou, aîné des Bourbons, et arrière-petit-fils de Louis XIV, est né à Madrid le même jour que son illustre aïeul saint Louis : le 25 avril 1974. De quoi, peut-être, nous interroger.

Ce qui n’a pas empêché que ses droits aient été clairement confirmés par un tribunal républicain français dans les années 89 et 90 lorsque le prince Alphonse de Bourbon, duc d’Anjou et aîné de la Maison de Bourbon ― et à ce titre Roi de France de jure ― mourut dans un accident de ski. Le jeune Louis-Alphonse, – qui avait déjà perdu son frère aîné quelques années auparavant -, succéda à son père dans l’ordre de primogéniture mâle et reprit le titre de duc d’Anjou. C’est alors qu’Orléans ― en la personne de feu le pseudo comte de Paris ― manifesta cette hauteur d’âme sans pareille qui qualifie cette famille depuis la révolution française (et même avant) en attaquant un orphelin âgé de 15 ans pour lui contester le droit de porter son titre. Mauvais calcul, la Providence – sans doute indignée – plaça Jean Foyer – grand juriste et ancien Garde des Sceaux du général De Gaulle – sur la route de Louis-Alphonse, – devenu Louis XX de façon dramatique – pour faire reconnaître ses droits, qui ne sont, en fait, que ceux de la légitimité historique. Le tribunal confirma son titre de duc d’Anjou et le droit légitime de disposer des pleines armes de France. Ce qui n’est pas et ne peut être le cas des Orléans. Ce qui ne les empêche pas de se les approprier comme on peut le constater quand on visite le site qui leur est consacré. Mais ne dit-on pas qu’on n’est jamais mieux servi que par soi-même ?

Tout cela Jean Raspail le savait et, s’il ne le savait pas, il aurait dû essayer de se documenter avant d’intervenir dans une question essentielle pour les destinées de la France, en apportant à une très mauvaise cause le poids de son prestige littéraire.

Résumons en quelques traits ce qui disqualifie définitivement les Orléans à prétendre régner sur la France en se réclamant de « droits » qu’ils n’ont cessé de trahir.

D’abord, rappelons que plusieurs familles princières se situent avant les Orléans dans l’ordre de succession. Leur seul avantage sur ces familles repose sur le coup de bluff de Louis-Philippe au XIXème qui, trahissant et violant l’ordre de succession légitime et instituant ainsi un précédent redoutable, justifierait maintenant, à leurs yeux et à ceux des aveugles qui les suivent, qu’ils revendiquassent le soin de restaurer le principe, qu’hier, ils ont profané !

Dans un pays aussi déboussolé que le nôtre, seul le culot paye pensent-ils, mais ils se trompent.  

En ne remontant qu’au dix-huitième siècle (je passe sur les « exploits » des Orléans au quinzième et au dix-septième), nous savons que Louis-Philippe d’Orléans, dit Philippe-Égalité, n’a cessé de travailler à la chute de Louis XVI (comme l’avait fait, au siècle précédent, Gaston d’Orléans animateur de complots en tous genres contre son neveu Louis XIII) ; qu’il a joué un rôle inexcusable dans la manipulation de l’opinion publique contre le roi pendant tout le règne de son « cousin » et, singulièrement, en suscitant, en sous-main, les troubles sanglants des 5 et 6 octobre 1789 grâce auxquels il pensait être nommé Régent après que Louis XVI eût été détrôné ou eût abdiqué (ce qui était mal le connaître).

Pis que cela : il a voté la mort du Roi dont on sait que la condamnation s’est jouée à une ou deux voix près ! C’est-à-dire qu’il a contribué à détruire (il faut absolument tenir compte de ce point essentiel) le principe dont ses héritiers se prévalent aujourd’hui pour devenir Califes à la place du Calife.

Imagine-t-on un descendant de Lénine ou de Staline prétendant à la couronne des Romanov ou à Gavrilo Princip se présentant comme successeur des empereurs d’Autriche-Hongrie ?

Trente-sept ans après la mort ignominieuse de ce triste sire sous la guillotine (Grand-Maître du Grand Orient de France, il ne faut pas l’oublier), son fils Louis-Philippe, trahissant son allégeance à son Roi légitime, Charles X, qui lui avait confié la Lieutenance générale du royaume pendant la minorité du jeune duc de Bordeaux, prend le pouvoir, avec l’aide de cette tête folle de La Fayette, et s’érige « Roi des Français ».

Iznogoud est enfin devenu Calife à la place du Calife.

Pas tout à fait, cependant, car nous n’avons plus affaire au Roi de France, s’inscrivant dans une lignée de Vicaires dont seul le Christ conduit les destinées, mais, avec Louis-Philippe d’Orléans, à un roi des Français, qui met implicitement au pouvoir avec lui, ces principes révolutionnaires dont notre civilisation est en train de mourir et que son père franc-maçon, avait tellement contribué à imposer à notre pays par ambition, bêtise et jalousie personnelles ; principes qui consistent à faire du « peuple » (tel que l’entend la bourgeoisie cupide qui prend le pouvoir avec lui) la source de toute autorité en lieu et place de Dieu. Nous sommes aux antipodes des principes qui ont toujours fondé la royauté française.

Ce qu’on impose alors aux Français, avec Louis-Philippe, c’est le « libéralisme » dans toute son horreur, le gouvernement du peuple par l’argent et la fiction du « nombre » ; ce qui conduire, près de deux siècles plus tard, l’inféodation de notre nation à l’hydre ploutocratique que nous appelons « mondialisme ». Avec Louis-Philippe et sa trahison, c’est la Banque qui arrive au pouvoir et en chasse Clovis, saint Louis, François 1er et Henri IV, Jeanne d’Arc et le Christ. Le roi n’est plus l’oint du Seigneur, le sergent de Dieu, il devient, bien avant Pompidou et Macron, le fondé de pouvoir des Rothschild et autres ploutocrates. L’Or a remplacé le Sang, écrira Maurras. Autre façon de dire que désormais Mammon règne sur la France.

Voyons maintenant les arguments que les Orléans utilisent pour contrattaquer et faire oublier leurs tares généalogiques.

Louis XIV disent-ils (aïeul direct du duc d’Anjou comme nous l’avons vu plus haut) a renoncé aux droits de Philippe V et ses successeurs sur la couronne de France. 

Renonciation nulle et non avenue : la couronne de France, je le répète, est indisponible et Louis XIV, comme tout autre souverain français ne pouvait renoncer à un droit qu’il ne possédait pas. C’est une spécificité essentielle au droit monarchique français qui rend donc caduque une quelconque application du traité d’Utrecht. Personne n’était dupe en Europe au moment de cette signature, mais, dans la mesure où cette clause pouvait rassurer les chancelleries sur les risques d’une fusion des nations française et espagnole, tout le monde fit semblant de prendre cette renonciation au sérieux.

Mais qui se réclame de ce droit, doit commencer par le respecter. Or, je crois me souvenir que mon ami Guy Augé – qui fut sans doute le plus grand spécialiste du droit monarchique français dans la deuxième partie du vingtième siècle -, m’avait confié, dans une de nos conversations, que Louis-Philippe lui-même avait renoncé aux (fallacieux) droits dynastiques de ses successeurs lors de son abdication et de sa fuite pitoyable en Angleterre sous le nom de Mr Smith ! Je n’ai pas les moyens de vérifier ce point, mais quand on a assisté aux foucades de feu le pseudo comte de Paris, destituant son fils aîné et tripatouillant sa lignée pour choisir un héritier à sa main au mépris, une fois de plus, des principes dynastiques qu’il prétendait incarner, on prend la mesure des convictions qui animent cette « famille ».

Aucun homme, aucune circonstance, aucun accord, aucun traité ne peut empêcher un successeur désigné par les lois de succession à la couronne (la loi de primogéniture mâle) d’accéder au trône. Seul Dieu peut modifier l’ordre de succession dans la lignée. Ce qu’Il fit lors du passage des Capétiens directs aux Valois et des Valois aux Bourbons et des Bourbons directs aux Bourbons princes français régnant sur l’Espagne. Ce qui, somme toute, n’était pas différent dans le principe de ce qui s’était passé pour Henri IV en 1589.

C’est pour laisser le champ libre à l’aîné des Bourbons qu’Alphonse XIII d’Espagne (devenu, par le jeu de l’Histoire, Alphonse 1er de France à la mort de son père), désigna le comte de Barcelone, son second fils, comme son successeur pour l’Espagne (la loi dynastique espagnole le permet) et écarta de sa succession son fils aîné, le duc de Ségovie, grand-père paternel de Louis XX, afin qu’il fût disponible pour régner sur la France en tant que désigné par loi de primogéniture mâle, si l’Histoire en décidait ainsi.

Mais cette question où s’affrontent avec délices les spécialistes du droit, mais qui ne demande qu’un peu de bon sens, ne doit pas devenir l’arbre qui cache la forêt. La réalité est celle-ci :

– un assassin ne peut hériter de sa victime, et ses héritiers ne peuvent hériter des héritiers de ladite victime.

– donc, un descendant de Philippe-Égalité, régicide, et de Louis-Philippe, prince félon et roi illégitime,  ne peut prétendre succéder aux rois que ses aïeux, ont trahi deux fois (1793-1830). Le fils d’Iznogoud ne peut succéder au fils du Calife légitime.

– le petit-fils d’un de Franc-Maçon qui a participé activement à une révolution essentiellement anti-chrétienne, donc luciférienne, ne peut se présenter aujourd’hui comme le restaurateur et le successeur « légitime » du Roi Très Chrétien pour rétablir le droit divin.

D’autant que certains parlent ouvertement des liens privilégiés que certains membres de la famille d’Orléans entretiendraient avec la GLNF. A vérifier.

Au-delà du simple bon sens, le sens de l’honneur et peut-être une certaine exigence de dignité, auraient dû pousser, depuis longtemps, la famille d’Orléans à faire amende honorable auprès de la famille légitime, à se soumettre aux droits qu’elle incarne, et à mener auprès d’elle l’action morale, politique et culturelle nécessaire au redressement de la France, et de la cause royale qui en est la condition sine qua non..

Et je comprends mal que Jean Raspail, se soit égaré à prendre des positions rien moins que profitables à cette cause qu’il défendait pourtant avec son talent spécifique. Et je comprends tout aussi mal que l’article de François La Choüe désigne le duc d’Anjou comme « prétendant » légitimiste, alors que justement, il n’a pas à « prétendre à un droit qui est le sien de naissance.

Comme il le dit lui-même : je ne prétends à rien, je suis, comme le démontre la photo qui illustre cette lettre.

Dans l’état dans lequel on a plongé notre pays depuis quarante ans, il n’est pas impossible que, pour tenter de survivre, il ne se tourne un jour vers la solution royale pour enrayer sa disparition programmée par la république maçonne et mondialiste et renaître de ses cendres.

Choisir un Orléans en cette occasion serait faire rentrer par la fenêtre du poulailler le renard qu’on aurait voulu mettre à la porte. Ce serait recommencer l’extraordinaire jeu de dupe de 1958 où l’on mit au pouvoir, pour sauver l’Algérie Province française, celui-là même qui allait décider de l’abandonner aux mains du FLN et de livrer des populations entières aux mains des égorgeurs. Ces mêmes populations qu’on retrouve maintenant dans nos banlieues où elles imposent leur loi.

On ne se sauve pas de charybde en se jetant dans les bras de scylla et – outre sa totale illégitimité – Orléans entretient une trop longue complicité avec les immortels principes qui trahissent la nature et la mission de la France depuis plus de deux siècles, pour qu’on leur confie le soin de nous en délivrer.

Quand on se dit royaliste et plus particulièrement légitimiste, il faut se montrer cohérent ou se taire.

C’est d’ailleurs ce que nous enseigne Henri V lorsqu’il nous enseigne « qu’on ne revient pas à la vérité en changeant d’erreur ».

Dieu sauve la France et le Roi.

Louis SAINT MARTIN

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