Cet article sera publié en deux parties.
La première pour présenter sommairement cette personnalité et surtout cet écrivain hors du commun, à tous les sens du terme, que fut Jean Raspail. La seconde, plus technique, pour vous proposer quelques commentaires sur son thème natal et sur les mouvements célestes qui ont accompagné sa disparition.
Bonne lecture à toutes et à tous.

 

Une grande voix française vient de se taire, un cœur catholique et français[1] vient de cesser de battre : celui de Jean Raspail qui incarna au vingtième siècle, plus que tout autre, à travers ses livres, l’esprit des grandes heures de notre pays ; celui d’une France qui n’avait pas honte d’elle-même, celui où sa culture régnait sur toutes les Cours d’Europe et où l’ambassadeur de France avait droit de préséance sur tous les autres ambassadeurs du monde ; celui où les élites européennes se faisaient gloire de parler le français le plus pur au lieu de baragouiner franglais comme nos médiacastres ; celui où ses souverains et les ministres qu’ils se choisissaient ne pliaient pas le genou devant des « minorités » tout justes sorties de leur abrutissement séculaire grâce à l’œuvre civilisatrice du pays qu’elles vouent aux gémonies tous les jours que Dieu fait et dont, pourtant, elles bénéficient plus que de mesure, de l’incroyable générosité.

Qui donc dénonçait ces chiens qui mordent la main qui les nourrit ?

C’était le temps où le Christ régnait sur un pays qui s’était entièrement consacré à Lui dès la fin du cinquième siècle ; ce pays que Louis XIII, consacrait au Cœur Immaculé de Marie (février 1638) ; celui qui pouvait compter sur les Trois Mousquetaires – archétypes du noble cœur français – pour assurer la gloire du souverain et la défense héroïque des destinées françaises.

Les choses ont changé : du Louvre, des Tuileries, de Versailles, on est passé à l’Élysée qui abrita les galipettes d’une Mme de Pompadour, plus frigide que lascive, avec son royal amant. On comprend que, marqué par une telle vocation, ce palais ait pu abriter en ce début du vingt-et-unième siècle où la France risque de disparaître sous la poussée des barbares auxquels ceux qui sont censés la protéger ont ouvert tout grand la porte, parmi le pires ir-responsables de notre Histoire. Ainsi avons-nous vu se succéder : la plus grande girouette politique que la France ait connu avec Jacques Chirac[2] ; une sorte de ouistiti levantin acoquiné à une chanteuse branchée et suppléant l’action par l’agitation et les grimaces; puis nous eûmes droit au Sapeur Camembert accompagné d’une égérie hystérique dénonçant son mépris des « sans dent » ! Et enfin, accéda au sein de notre Parthénon d’opérette, un jeune Œdipe, tout émoustillé par de jeunes Guadeloupéens demi-nus  et hésitant entre un solide garde-du-corps (non ce n’était pas le Mitchum du président Underwood) et une maman Jocaste refaite à neuf. Mais parfaitement unis par le désir louable, d’abord de satisfaire aux exigences de la pieuvre mondialiste, via sa succursale européenne, plutôt que d’assurer l’unité, la défense et la pérennité de la nation française ; et, ensuite, de noyer définitivement la vocation spirituelle de notre pays, dans la fange libertariste, « genriste », lgbtiste.

Noble programme pour un couple improbable qui a aiguisé la verve – pas toujours très rassurante – de la gent psychiatrique contemporaine. Notamment en Italie.     

Ce péril mortel que la France aurait à affronter, Jean Raspail l’avait prévu, nous en avait prévenus. De même qu’il avait anticipé la lâcheté, la veulerie, la complicité d’élites politiques – françaises et européennes – de droite comme de gauche (en admettant que cela veuille dire quelque chose) heureuses de trouver dans l’immigration maghrébine et africaine – essentiellement islamique – l’occasion de liquider la civilisation européenne et chrétienne et de réaliser l’advenue de ce « nouvel homme » sans passé, sans patrie, sans mémoire, sans appartenance, sans volonté, totalement soumis au Big Brother mondialiste, toute cette évolution d’un Occident dévirilisé, dé-spiritualisé, dévoyé, dégénéré, courant joyeusement vers l’abîme, après une bonne cure de retour à la barbarie.

Il avait décrit ce processus, notamment dans son fameux « Camp des Saints » publié en 1973 et republié récemment, que tous les Français de cœur et de souche devraient avoir lu.

Et personne ne l’a écouté. Ou plutôt, ceux qui l’ont écouté, n’ont jamais réussi à imposer les mesures nécessaires à endiguer le danger. Danger aussi mortel que celui qui nous guettait lorsque les hordes nazies ou les divisions soviétiques menaçaient d’engloutir notre nation.

Mais voilà, il y a toujours eu un parti de l’étranger en France.

Les nazis avaient le leur qui pensait guérir les fléaux de la démocratie républicaine en jetant notre pauvre patrie dans les bras d’une doctrine national-socialiste, plus proche du délire paranoïaque que de la doctrine politique.

Les marxistes, eux, disposaient d’un Parti Communiste, remis en selle par De Gaulle en 1945 et qui aurait applaudi à l’arrivée des chars soviétiques sur les Champs-Élysées pour assurer le bonheur et la prospérité de la classe ouvrière, en massacrant ou en envoyant au goulag, quelques centaines de milliers de personnes au passage. Mesures globalement positives, aurait affirmé Georges Marchais, le célèbre petit mécanicien d’Hitler pendant la guerre.

Mais que ne sacrifierait-on pas pour assurer la radieuse aurore d’une humanité nouvelle, l’éclosion de ces temps nouveaux, promis par le socialisme français !

Déjà, au quatorzième et quinzième siècle, une grande partie de notre territoire était sous domination anglaise grâce à la soumission de seigneurs et d’évêques (dont l’ignoble Cauchon et l’Université catholique de Paris) plus soucieux d’honneurs (frelatés) et de richesses (ignoblement acquises) que de satisfaire un quelconque sentiment patriotique, une quelconque loyauté à leur souverain légitime.

Au XVIème siècle, le protestantisme essayait de s’imposer en lâchant des hordes de hulans venues d’Allemagne, sur les malheureuses provinces de l’Ouest, et de circonvenir ce pauvre Charles IX (tentative de coup d’État qui manqua de réussir de peu), tandis que le parti catholique – de son côté -,  ne voyait d’autre salut qu’en ouvrant les frontières aux armées espagnoles, au Nord et au Sud.

Bref, une certaine élite française s’est toujours ingéniée à trahir notre patrie soit par intérêt soit par idéologie. Normal pour une nation à vocation chrétienne, donc destinée à vivre la Passion du Christ, trahi et honni par certains de se Ses frères, les Juifs bien-pensants de Son époque dont l’attitude est tout entière inscrite dans le cas emblématique de Judas Iscariote.

Et, puisque nous parlons christianisme, encore pouvions-nous compter en certaines circonstances sur la loyauté et le soutien de l’Église pour affronter les périls. Quand, par exemple, saint Pie V, faisait réciter le chapelet dans toute la Chrétienté pour conjurer le terrible danger que faisait peser sur elle la flotte armée par l’Erdogan de l’époque partie à l’assaut de l’Europe.

Nous en sommes loin : l’heure est aux câlins avec l’Islam[3] qui arme les assassins dans nos banlieues et ravitaille les pourvoyeurs de drogue; aux bisounours avec les imans (voir cet évêque qui, cette année, s’est fendu d’une lettre de félicitations aux Musulmans à l’ouverture de leur ramadan !) ; aux « relations interconfessionnelles » (voir le traité signé par François avec l’université Al Azhar un des foyers les plus virulents de l’islamisme).

Dans un entretien de 2016[4] Jean Raspail s’indignait de ces stupides marches blanches, de ces fleurs, de ces bouquets et autres niaiseries larmoyantes d’un peuple se contentant désormais de mettre en scène sa propre lâcheté, alors que, par exemple, on venait d’assassiner quelques 150 personnes au Bataclan (pour ne prendre que cet unique exemple) et que, dans les pays musulmans, les Chrétiens sont persécutés et éliminés par centaines de milliers, ou forcés de s’exiler ; en accord avec les divins préceptes du Coran[5] ! Il préconisait de laisser désormais éclater notre colère et de l’exprimer par toutes les voix et moyens possibles en tout temps et en tout lieu. Par exemple en formant de puissants cortèges protestant sous les fenêtres et devant les grilles des ambassades moyen-orientales, foyers de la subversion islamique en France et en Europe.

Ce qui lui donnait l’occasion de dénoncer, tout aussi vigoureusement, le poids de ce terrorisme intellectuel que le pouvoir médiatique (aux mains des pires ennemis de la nation, de la religion et de la culture chrétiennes) fait peser sur nos consciences et surtout sur notre parole et notre liberté d’expression pour dénoncer, par cent mille bouches (sainte Catherine de Sienne) les dangers qui nous guettent (voir les dernières facéties de Mme Avia à ce sujet).

Or, cette attitude de soumission d’une glorieuse civilisation devenue trop lourde à porter pour les pâles héritiers que nous sommes devenus, Jean Raspail l’avait annoncée et décrite, et avec quel talent, dès 1973. Il avait prévu que nous préfèrerions à travers nos votes et nos choix idéologiques (DDH, métissage, tolérance, immigrationisme, accueil,  naturalisations « de papier », droit du sol, et autres poisons mortifères) nous suicider en nous enivrant des derniers effluves nauséabonds du relativisme, de l’hédonisme et du libertarisme, plutôt que d’affronter le danger qui nous guette.

Le roi Alfred dans la célèbre série « Vikings » renoue avec la tradition romaine du suicide en s’ouvrant les veines dans une piscine à bonne température, ce qui apparente sa mort à une dernière jouissance terrestre. Notre époque semble vouloir l’imiter, sauf qu’elle a substitué une fosse d’aisance à la piscine de mosaïque et de marbre.

Doué d’une imagination romanesque débordante et convaincante, Jean Raspail a renouvelé ses avertissements de plusieurs manières pour nous alerter sur cet anéantissement qui nous attend si nous ne réagissons pas. Ce qui lui avait valu ce témoignage enthousiaste de l’historien Henri Amouroux : «  Ah, mon Dieu, je n’ai jamais vu de prophète de ma vie. Vous êtes le premier ! »

En 1985 il écrivit un article qui remua les tripes de toutes les officines de la subversion/immersion/colonisation barbare en France. Il l’avait intitulé Serons-nous encore français dans trente ans[6] ? (Figaro-Magazine du 26.10.1985).

Comme il était difficile de contester la pertinence de son interrogation, on voulut noyer le poisson en prétendant que le nombre d’étrangers en France restait stable. A quoi il fut facile de répondre qu’avec un nombre de naturalisations égal au nombre d’immigrants, ce chiffre ne pouvait que rester stable… mais qu’il dissimulait la terrible réalité, celle avec laquelle nous vivons : l’invasion. Mais c’est toujours le cas lorsqu’on se fie à des statistiques au lieu d’aller voir la réalité de près. Beaucoup des égorgeurs et des dealers de nos banlieues, beaucoup des djihadistes partis faire la guerre en Syrie avant de venir l’importer en France, sont Français et certains ont même fait de bonnes études (gratuites) en France.

Comment pouvons-nous accepter de nous laisser – de bonne grâce – abuser de la sorte et ne pas rentrer ces mensonges absurdes et criminels dans la gorge de ceux qui les profèrent ?

Le seul remède à nos malheurs, le seul qui soit apte à écarter les fléaux que nous avons attirés sur nos têtes et celles de nos enfants (enfin, ceux qui survivent aux 220.000 avortements par an… au nombre desquels je voudrais bien savoir quel est le pourcentage qui concernent des femmes musulmanes ?) n’est pas d’ordre politique, économique ou social, même si ces aspects ne sont pas à dédaigner. Il est d’ordre spirituel ; comme est de nature spirituelle l’erreur mortifère qui nous a conduits là où nous en sommes : l’idéologie des Droits de l’Homme sans Dieu, d’un Homme abstrait, sans passé, sans mémoire, sans fierté nationale, sans patrie charnelle, conçue dans les loges maçonniques du XVIIIème siècle, filles naturelles de la Réforme conduisant. Point de départ qui, de proche en proche, a abouti la l’invention de cet être décérébré, dévertébré, qu’est devenu l’homme moderne, l’éternel assisté des guichets de l’État providence, papa et maman. D’un État qui a perdu tout contact avec la réalité humaine et l’héritage historique des peuples qu’il administre désormais, avec son armée de technocrates, comme on administre une société anonyme.

Cela n’avait pas échappé à Jean Raspail bien sûr, catholique et royaliste convaincu (comme je le suis moi-même).

C’est pourquoi dans son ouvrage « Sire » qui se lit comme un roman d’aventures, voire comme un roman policier tant il mobilise notre constant intérêt, étant aussi peu doctrinal que possible,  il nous indique la voie à suivre à travers l’odyssée du jeune prince Philippe Pharamond de Bourbon, capétien âgé de 18 ans, qu’il fait sacrer roi de France – après de multiples aventures – en la cathédrale de Reims, par un vieux cardinal, Dom Felix, resté fidèle à la foi traditionnelle. Le prince est entouré de trois compagnons de son âge et Dom Félix, officie seul, ayant réussi à éloigner l’évêque titulaire du siège de Reims que Raspail présente (autant que je me souvienne) comme un petit fonctionnaire gris qui a perdu tout éclat, toute lumière, ces dons que dispense à ceux qui la confesse, la foi dans le Christ Rédempteur, vrai Roi de France céleste, accordant Ses grâces à son vicaire terrestre.

Quand je vois notre pape actuel, tout ébaubi d’humanisme, d’écologisme et d’universalisme maçonnisant, quand je l’entends dévider de sa voix doucereuse quelques une de ses  filouteries pastorales, où chacun peut comprendre ce qu’il veut ; quand je lis ses textes où ses qualités de sournoiserie[7]  font merveille en induisant des lectures contradictoires[8] ; quand j’entr’aperçois nos excellences et éminences actuelles ployant l’échine devant l’esprit du monde  – à l’exception de quelques unes d’entre elles – je me dis que Raspail a eu raison de dépeindre l’évêque de Reims sous les couleurs de la grisaille, qui est à la foi ce que la rouille est à l’épée, la vermine au manteau du sacre et la poussière à la couronne du Roi de France « fils aîné d’une Église » digne d’elle-même.

Le Camp des Saints n’est pas le seul ouvrage où Raspail cri « au feu ! » ou plutôt souffle dans l’Olifant  de Roland pour alerter l’occident du danger qui est en train de fondre sur lui.

Il réitère avec son roman Sept cavaliers quittèrent la ville au crépuscule par la porte de l’Ouest qui était ouverte, qui décrit assez bien l’état de nos banlieues actuelles (comme celui de la ville de Dijon en ce mois de juin). Dans L’anneau du pêcheur il s’intéresse à l’histoire de l’Église et aux comportements rien moins qu’édifiants des membres les plus éminents de son personnel au cours des siècles. Je n’y reviens pas 

C’était un homme de foi et, la foi ce n’est pas compliqué  affirmait-il.  Et j’applaudis des deux mains : ce n’est pas compliqué quand on accepte de se conformer à la volonté du Christ, aidé dans sa quête,  par une Institution elle-même fidèle et loyale à sa mission.

Or il pensait que ce n’était plus le cas (tout comme moi) et il vécut pendant plusieurs dizaines d’années éloigné des sacrements de l’Église (tout comme moi là encore). L’abandon de la liturgie traditionnelle d’abord, perdant de son caractère sacré pour devenir une simple commémoration dans laquelle la célébration de l’homme s’imposait en lieu et place du sacrifice non sanglant du Christ sur la Croix, fut décisif pour lui. Sans oublier toutes les distorsions apportées à la Vérité que j’évoquais succinctement plus haut. Tout cela l’éloigna de l’institution (comme moi).

Il était donc resté éloigné des Sacrements pendant une longue partie de sa vie. Et puis l’âge se faisant sentir, il avait décidé de se confesser, en preuve de bonne volonté. Mais, au moment de communier pour Pâques, il s’aperçut que la Communion était distribuée par des laïcs (donc par des mains non consacrées) sous la béate présence d’un prêtre qui, en tant que vicaire du Christ et Christ Lui-même, en ce moment sacré où le Christ renouvelle son sacrifice en nous offrant « sa chair et son sang » sous les espèces du pain et du vin », semblait avoir oublié (messe de Paul VI oblige) qu’il est le seul habilité à officier.
Démarche que, là encore, j’ai suivi en tout point. Sauf qu’il existe quand même des Communautés religieuses où la vérité éternelle portée par l’Église est encore honorée, respectée et enseignée et où le prêtre, configuré au Christ, joue pleinement son rôle de Médiateur et de Victime.

Ne voulant pas en rester là, notre ami Raspail demanda donc au prêtre de lui donner la communion. Qui, dans sa grande bienveillance, voulut bien sortir de sa léthargie et lui administrer l’Eucharistie.

Après quoi Jean Raspail jura qu’on ne l’y reprendrait plus et ne remit plus jamais les pieds dans une paroisse de cette Église de France qui est à l’Église catholique traditionnelle, ce que la famille de régicides, de félons et de maçons issus de Philippe d’Orléans est à la royauté traditionnelle de droit divin. Avec, en plus le culot, de se faire appeler « de France » en lieu et place « d’Orléans ».

Cette expérience n’a certainement pas adouci, sur ses dernières années, les inquiétudes et les souffrances qu’il ressentait quand il s’interrogeait sur l’avenir de ce peuple français auquel il était fidèlement, viscéralement attaché, par toutes les fibres de son être. Un peuple dont il pressentait, qu’un sombre avenir risquait de lui être imposé du fait qu’il avait non seulement apostasié la foi de ses pères, mais qu’il avait jeté aux orties cet héritage de générosité, de bon sens, de fidélité à soi-même, de courage et de dignité, de civilisation en un mot, qu’ils avaient mis tant de temps, de souffrances et d’efforts à lui constituer.

Certes, certains de ses personnages qui ne se résignent pas à l’humiliation d’une défaite sans combat contre un ennemi aveugle et borné, laissent planer un espoir : citons l’officier Dragasés qui se battra jusqu’au bout dans le  Camp des saints) et de l’officier Pikkendorff  qui entraîne ses Sept cavaliers vers la voies d’une renaissance future.  

Encore que le rôle d’officiers assez soucieux de la vocation de l’Armée dans la défense et la préservation de notre Patrie ne soit pas à dédaigner quand ils se comportent en soldats (donc en héros) et non en militaires (donc en fonctionnaires) soucieux de partager avec les évêques de France, cette grisaille ou  cette rouille qui  paralyse tout esprit de résistance, il me semble que, pour inverser le cours de l’Histoire dans laquelle nous sommes engagés, comme des rats dans un labyrinthe qui nous conduira à l’éradication, il nous faudrait un grand événement spirituel qui rallume le feu sacré dans les consciences françaises. Une Jeanne d’Arc en quelque sorte.

Une personne qui puisse faire mentir Jacques Bainville quand il affirmait : Penser la disparition de la France serait impie mais pas absurde.

Ce mot impie, jailli sous la plume d’un agnostique comme Jacques Bainville, indique bien que la révolution dont nous avons besoin pour survivre exige une conversion spirituelle avant toute chose.

Le reste nous le concevrons et le réaliserons par surcroît.

Avec l’aide de Dieu.   

[1] C’est évidemment un authentique pléonasme sous ma plume.

[2] Surnommé le « Grand Condor des Andes »à la suite d’un voyage en Amérique du Sud, ou, d’une façon moins exotique le « Grand Dépendeu d’Andouilles ». Au choix.

[3] Je parle de l’islam dans ses fondements doctrinaux et non de l’islamisme, concept inventé pour donner le change sur le danger réel que fait courir cette religion venue d’un autre âge au monde (encore) plus ou moins civilisé. De ce point de vue, parler d’un « islam modéré » par rapport à  l’« islamisme », c’est faire la distinction entre un crocodile végétarien par rapport à  un crocodile naturellement constitué. Une fiction pour les jobards.

[4] https://www.youtube.com/watch?v=9OmqLVVOZMw&utm_source=newsletter&utm_medium=email&utm_campaign=hommage_a_jean_raspail_rendez_vous_demain_10h_a_paris&utm_term=2020-06-16)  

[5] Rien de plus facile à vérifier. Je puis fournir une liste d’ouvrages à qui me le demandera… en commençant par le Coran lui-même.

[6] A noter que Philippe de Villiers se pose la même question de nos jours. Voir son dernier ouvrage.

6 C’est lui qui même qui se qualifie de « sournois ».

[8] Ce fut d’ailleurs la grande méthode de Vatican II que de glisser dans des Schémas  d’apparence parfaitement orthodoxe, des petites phrases ou expressions que le Pr de Mattéi appelle des « bombes à retardement » ouvrant, avec le temps, de larges brèches dans l’édifice doctrinal et théologique. Ce qui fit dire à Benoît XVI que l’Église était un navire prêt de couler. A qui la faute ?

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