« Reboussié (ou Reboussier)
« Adj. Qual. provençal : rebours, à l’opposé des autres
« (trait de caractère)
« Chez nous, être reboussié , est la facette du caractère de celui qui a une tendance « assez vive à être pour ce qui est contre et … contre ce qui est pour !
« C’est celui qui marche dans un sens opposé aux autres ; il marche à rebours, en « sens contraire

Voici maintenant une brève présentation du Pr Raoult sur le site de l’Institut de Recherche pour le Développement France en date du 19.10.2010.

Didier Raoult lauréat du Grand Prix Inserm 2010

© IRD Directeur de l’unité URMITE

A 58 ans, Didier Raoult, lauréat du Grand Prix 2010, est consacré pour l’ensemble de sa carrière. Il dirige actuellement l’URMITE (Unité de Recherche sur les Maladies Infectieuses et Tropicales Emergentes), unité mixte associant le CNRS, l’Inserm, l’IRD et l’Université de la Méditerranée (Aix-Marseille 2). Professeur de microbiologie, spécialiste des maladies infectieuses , Didier Raoult découvre en 1992 un virus totalement nouveau qu’il baptise Mimivirus. D’abord assimilé à une bactérie puisqu’il mesure 0,4 micromètre, le chercheur montre que Mimivirus possède toutes les caractéristiques d’un virus… géant. Cette découverte a ouvert un champ de recherche complètement inexploré. En 2008, Didier Raoult découvrira Spoutnik, le premier virus géant capable d’en infecter un autre pour survivre, puis Marseillevirus en 2009. Didier Raoult, par ailleurs, reçoit des patients du monde entier dans son centre devenu référence mondiale pour la fièvre Q et les maladies de Whipple1.

  1. Maladie infectieuse rare due à la bactérie Tropheryma whippelii . Elle se présente comme une maladie digestive ou systémique.

Voyons maintenant ce que nous révèle son thème de naissance :

Thème très structuré presque entièrement construit sur la grande opposition Jupiter-Mercure en Bélier et en Maison IX à Saturne-Lune-Neptune en Balance et En Maison III, sur laquelle nous aurons à revenir bien entendu.
Remarquez les nombreux « arbitrages » de cette opposition qui réunit pas moins de 5 corps célestes sur 10, et qui font de ce thème un ensemble dont toutes les parties sont articulées les unes aux autres, sans qu’aucun élément soit abandonné à son triste sort !

  • Double-carré à Uranus en Cancer et en Maison XI

  • Harmonie à Pluton à l’Asc

  • Par le relais d’Uranus, l’opposition est reliée à Mars en Scorpion et en Maison IV – et, par Mars, au Soleil en Poissons et en VIII.

  • Par le relais de Neptune, l’opposition est reliée à Vénus en Verseau et en Maison VII qui, elle-même, forme un sesqui-carré à Uranus.

La boucle est bouclée et nous pouvons être sûrs que cette personnalité est dotée d’un grand équilibre intérieur, d’une unité et d’une cohérence où toutes formes de contradictions ne sont certes pas absentes – comment la volonté pourrait-elle s’exercer si elle n’était sollicitée ? -, mais où ces contradictions sont toujours intégrées à une grande unité intellectuelle, morale, agissante.
Ce n’est donc pas l’idée de déchirure ou de dissociation qui vient à l’esprit à l’observation première de ce thème, mais bien plutôt celle de la mise en présence d’un principe organisateur à la source d’une très forte énergie.
– Pour les amateurs d’Astrologie plus ou moins « karmique », plus ou moins « ésotérique » remarquons la présence de la Lune Noire sur l’ascendant (en conjonction avec Pluton) et celle du Nœud lunaire Nord sur le 1er degré des Poissons, en conjonction à Vénus sur le 27ème degré du Verseau.
– Remarquons aussi le double-carré que l’axe des cinq corps célestes en Bélier/Balance par lequel nous avons abordé cette observation, se situe au double-carré de Chiron (certains écrivent Kiron, pourquoi pas … ?) à la pointe de la Maison VI en en Capricorne.

Essayons maintenant de traduire cet ensemble de correspondances dans un langage que nous puissions tous comprendre, et dont nous puissions percevoir la cohérence ; toute interprétation astrologique devant, pour moi, se plier aux règles de la démonstration rationnelle – certes d’une raison ouverte à l’univers symbolique qui donne sens aux mouvement naturels du ciel – et non  à une série d’intuitions ou d’observations dénuées de tout rapport organique.

  • Remarquons d’abord que le Pr Raoult est Poissons, Asc Lion.

Nous savons que chaque Ascendant est « maîtrisé » ou « gouverné » par un corps céleste particulier : le Bélier, c’est Mars, le Cancer c’est la Lune, etc…

Mais dans le cas précis du Lion nous nous trouvons dans un cas de figure unique : le maître de l’Asc est le Soleil qui donne donc une importance accrue au signe dans lequel il se trouve et par lequel le sujet est destiné à se manifester, à s’affirmer, à rayonner éventuellement. Pour les onze autres Ascendants possibles nous avons affaire à une dissociation (à réconcilier ou à utiliser bien sûr) entre les orientations de l’Ascendant (Ex : un  Asc. Vierge dont le maître est Mercure) et les moyens par lesquels le sujet aura à se réaliser, son signe solaire donc, qui peut être n’importe quel autre signe du zodiaque : le Sagittaire par exemple.

– Un autre cas de figure, et un seul, peut réaliser cette identité Ascendant/Signe Solaire, c’est lorsque le Soleil se trouve à l’Asc d’un thème. Ex : Michel Onfray – 01.01.1959 – 08.50 – Argentan : Capricorne, Asc Capricorne (si l’heure de naissance que je possède est bien la bonne !).

  • Donc notre sujet sera d’autant plus destiné à se réaliser comme Poissons (son signe solaire) que son orientation première (Asc.) est portée à s’exprimer à travers l’univers de Poissons. Dont nous retiendrons entre de multiples manifestations possibles : le monde de la souffrance et de la maladie, donc celui de la médecine et des capacités compassionnelles qu’elle présuppose de la part de celui qui choisit de s’y consacrer par vocation à soulager et non à profiter de la souffrance des autres pour s’enrichir. Ce qui devient de plus en plus le cas d’une médecine dévoyée vers la satisfaction de toutes les lubies insanes de nos contemporains.

Ce n’est visiblement pas le cas du Pr Raoult.

  • Ce Soleil en Poissons tombe en Maison VIII – celle que l’Astrologie traditionnelle associe aux grandes crises de l’existence : dont celles qui sont liées au fait que nous soyons mortels et que nous ayons toujours à assurer notre survie contre tous les dangers qui nous guettent, soit en tant qu’individu soit en tant que membre d’une espèce quelconque. Le lecteur averti se souviendra que la Maison VIII est en analogie avec le 8ème signe/étape du zodiaque – le Scorpion – qui possède donc, à l’échelle universelle, les quelques significations que nous avons retenues de la Maison VIII.

  • Ce qui d’ailleurs nous amènerait à affirmer qu’on est d’autant plus destiné à une carrière de médecin, qu’étant né Poissons, notre Soleil se trouve en Maison VIII (ou en Maison XII aux orientations aussi « funestes »).

  • Mais il y a plus dans ce thème ; quelque chose qui participe de ce faisceau de tendances convergentes qu’un Astrologue doit toujours pouvoir discerner s’il veut réaliser une interprétation qui puisse se justifier sur le plan de la démonstration et non de la simple « monstration ».

  • Le Soleil, je l’ai fait remarquer un peu plus haut, reçoit un trigone de Mars. Or Mars, dans ce thème, est en Scorpion – 8ème signe – et il est le maître traditionnel du Scorpion ; d’où sa qualité particulière. Ce qui renforce encore les orientations premières : l’énergie martienne se met au service du principe solaire pour lutter contre la maladie et contre la mort. Comme cela devrait être chez tous médecin digne de ce nom. Et s’il en est qui font de Mars (toujours valorisé dans les thèmes de médecins ou de chirurgiens) une arme de mort – avortements, suicides « assistés », euthanasie – ce n’est pas au niveau martien qu’il faut en rechercher la cause, mais au niveau de la conscience morale (Soleil, Vénus, Mercure) qui fait que ces médecins se comportent comme les baleines qui viennent s’échouer et mourir sur le sable au lieu de regagner la pleine mer, parce que leur boussole interne est faussée et qu’elles choisissent les moyens de la mort en lieu et place des valeurs de la vie. On peut plaindre les baleines, mais pas excuser des êtres humains, des médecins, qui auront à rendre compte de l’usage criminel – pour de pures raisons idéologiques et/ou  mercantiles – qu’ils ont fait d’un esprit et d’une science que Dieu leur avait confiés dans un but généreux et qu’ils ont détournés à l’inverse de leurs fonctions véritables.

Ce ne semble pas être le cas du Pr Raoult, pour ce que je sais de lui et si on lit la présentation que j’ai reproduite ci-dessus.

  • Mais ce n’est pas tout. Dans l’ordre des tendances convergentes, on se souvient que j’ai signalé la présence de Pluton à l’Ascendant. Or Pluton est bien le maître contemporain du Scorpion, et de la Maison IV où évolue Mars, son compère, comme vu plus haut ? Perçoit-on comme tout dans ce thème est orienté vers un effort unique : affronter la maladie et la combattre ?

    Je n’en disconviens pas : nous pourrions avoir le même thème et une orientation beaucoup plus destructrice que celle que le Pr Raoult lui a imprimée. Il est souvent difficile de distinguer le thème de criminels ou d’hommes violents, de celui de soldats, de défenseurs de la loi… ou de médecins. Il y a sans doute un élément supra-rationnel qui nous échappe dans certains choix de destinées (l’environnement, l’éducation, l’héritage transgénérationnel, les modèles auxquels l’individu s’est identifié…) mais il y a un élément dont nous pouvons essayer de proposer une signification (je dis bien « essayer ») c’est l’orientation morale d’un individu telle qu’elle apparaît dans sont thème.

  • Qui dit « orientation morale », « règles de vie », « autonomie de la conscience » doit observer la Maison IX et ce qu’elle nous révèle. Ici elle tombe en Bélier dont le maître est Mars. Or Mars, non seulement est au trigone du Soleil (Conscience morale, volonté) mais il est aussi au trigone d’Uranus (sans doute est-ce un aspect plus ambigu puisque Uranus est totalement amoral et non immoral). Nous savons qu’Uranus indique les principes supérieurs auxquels un individu est capable de se soumettre (qu’ils soient bons ou mauvais). Or il serait illogique que Mars fût à la fois harmonique au Soleil (conscience morale) maître d’un Asc. Lion (noblesse, générosité, cœur haut placé), et harmonique à Uranus si celui-ci dénotait des principes contraires à cette exigence première ! Il faut donc en conclure que Uranus :

    • placé en Maison XI, analogique au Verseau : le progrès au service de l’humain, la connaissance au service de l’homme (Prométhée), les activités culturelles, les valeurs qui orientent une existence,

    • et maître de la Maison VII : les principes sur lesquels nous basons notre relation aux autres (les lois, les contrats, les engagements qui nous lient à eux et qui les lient à nous).

Uranus donc, obéit ici à des principes exigeants et élevés… qui ne laissent pas d’ailleurs de poser des problèmes au sujet dans ses relations sociales, mais nous y reviendrons.

  • Après avoir observé le maître de la Maison IX, voyons ce que cette Maison IX « contient » : une conjonction Mercure/Jupiter (et même Cérès).

Jupiter ne peut être mieux placé qu’en Maison IX puisqu’il est le maître du 9ème signe : le Sagittaire. Formant avec Mercure une configuration particulièrement  favorable à l’intelligence pratique, mais aussi aux activités de communication, de démonstration, de négociation et de persuasion, on s’aperçoit que ces qualités ne peuvent que se mettre au service d’une bonne cause puisque Jupiter est bien intégré par cet Asc. Lion qui imprime à tout le thème ses exigences – sans doute quelque peu emphatiques et un rien théâtrales à la limite du narcissisme – mais toujours de nobles qualités dans le genre : Moi Monsieur, je ne m’abaisserai jamais à ceci ou cela. Ah, mais ! La main sur le cœur (autant que possible).

Remarquons aussi, pour en terminer (provisoirement avec cette configuration) que Cérès fait partie du trio de planètes en Maison IX.

De plus j’ai aussi fait remarquer que l’axe Bélier/Balance formait un carré avec Chiron en Maison VI (celle qui caractérise nos conditions et nos méthodes de travail, notre rapport à nos subordonnés, etc..) dans le signe du Capricorne (exigences, autorité, organisation, responsabilités, ambition).

Cet entrecroisement, en ces lieux, de Cérès (maître de la Vierge et donc de la Maison VI par analogie) et de Chiron (maître du Sagittaire et donc maître de la Maison IX par analogie lui aussi) ne font que souligner la vocation de médecin – et plus particulièrement  d’épidémiologiste du Pr Raoult – puisque Cérès est un principe de pureté, d’hygiène, de soin et d’éducation aux méthodes qui les favorisent; tandis que Chiron, que certains surnomment le « guérisseur » favorise lui aussi les mêmes aptitudes ou le même souci , mais plus par l’éducation, la formation, l’enseignement (Chiron est le centaure qui a appris la médecine à Esculape et qui formait le caractère des héros grecs : c’est dire si, en lui, se conjuguent les préoccupations physiques et morales – corpore sana in corpore sano – du véritable éducateur soucieux de former des hommes dignes de ce nom, à la hauteur de leur filiation divine).

Cette configuration n’est pas pour rien dans la querelle qui a opposé le Pr Raoult à certaines « autorités scientifiques » (dixit Macron) de son temps.

Ce qui me permet de revenir sur Pluton à l’Asc, ainsi que la Lune Noire, que j’ai dû laisser de côté jusqu’à présent.

Pluton est un principe qui touche à  notre instinctivité la plus profonde, à ce qui nous adapte à la vie, hors de toute élaboration rationnelle ou affective. Nous l’envisageons le plus souvent en tant que facteur indissociable de la sexualité, puisque c’est d’elle que dépend notre survie en tant qu’espèce et que nous pouvons difficilement échapper à ses exigences[1] ; mais c’est elle, bien sûr qui commande les gestes liés à la satisfaction de la faim, de la soif, de la survie dans un monde ressenti comme hostile ; c’est cette exigence qui lorsqu’elle est maîtrisée et prise en compte par l’esprit, débouche sur la médecine, la biologie dont dépend la connaissance des mécanismes de la vie organique… ou vers la destruction et la mort lorsque nous les ressentons comme seules susceptibles d’assurer notre survie, ou, – dans le pire des cas – lorsque cela correspond à une forme de satisfaction ou de jouissance pour nous. Ex : le pervers, le sadique, etc, qui sont souvent des « plutoniens »…
Bref. Il ne nous faut donc jamais oublier que l’instinctivité, ou les instincts en général, sont un autre mode d’approche du réel, premier par rapport à celui de la rationalité qui s’est élaborée à partir d’elle.

Les dictionnaires retiennent généralement trois approches sommaires de la notion d’instinct. Je cite, par exemple Wikipédia, le plus accessible :
Part héréditaire et innée des tendances comportementales de l’homme et des animaux : Instinct de survie.
Impulsion souvent irraisonnée qui détermine l’homme dans ses actes, son comportement : Son instinct lui disait de s’en méfier.
Avoir un don, une disposition naturelle, une aptitude à sentir ou à faire quelque chose : Avoir l’instinct du beau.

Ainsi la présence de Pluton à l’Asc du Pr Raoult, indique-t-elle un « part héréditaire et innée, une impulsion irraisonnée, un don, une disposition naturelle, notamment orientée vers la survie ».

On comprend bien qu’en tant qu’impulsion, part héréditaire, don, la fonction plutonienne est celle qui est le plus indifférente à celle de règle ou de modèle. Le plutonien, s’il veut être lui-même, ne peut se plier à des règles qu’il ne « sent » pas, qu’il ne partage pas « dans ses tripes ». Il suit son propre chemin.

Dans le cas qui nous occupe, les relations entre Pluton, Mars, le Scorpion et la Maison IV me paraissent très indicatrices d’une part non négligeable d’héritages transgénérationnels : maladies et deuils ayant fortement marqué l’inconscient familial ? C’est possible. Seul l’intéressé pourrait confirmer ou infirmer cette supposition.

C’est en raison de cette influence profonde de l’instinctivité qui pousse les plutoniens à s’efforcer à s’accomplir contre vents et marées, qu’on les qualifie souvent d’ambitieux, d’hommes de pouvoir et, Pluton étant souvent lié à l’argent en temps que manifestation de notre cupidité naturelle, cette influence a donné son nom à laPloutocratie. Hommage de la littérature à la fécondité inspiratrice de l’astrologie.

Le Pr Raoult est-il un homme de pouvoir ?

Très probablement. Il règne très certainement  sur son service en souverain tout puissant, mais pas forcément tyrannique du fait des nombreuses composantes émotionnelles de son thème.
Régne-t-il en appliquant ses seules règles arbitraires ?
Je ne le pense pas. Pour la bonne raison que Pluton est harmonique à Jupiter et Mercure : le Pr Raoult respecte les règles dont il reconnaît la valeur intrinsèque et pour autant qu’il puisse les critiquer, les améliorer, les amender. C’est bien la position qu’il a adoptée durant tout l’épisode du Coronavirus où il a dût affronter une véritable cabale pseudo-scientifico-médicalo-mercantilo-politique et qu’il n’a pas cédé d’un pouce sur des positions éprouvées par l’expérience : Pluton est au sextile de Saturne (la raison expérimentale) fort valorisé en Balance (esprit de contrôle, de mesure et de justice).

C’est le moment, peut-être, de parler de l’amas en Balance

Cet amas souligne la nature compassionnelle du sujet, déjà suggérée par le Soleil en Poissons. Cet amas est constitué par un Saturne fort bien inspiré : sens des réalités, sens des limites qui s’imposent aux êtres humains. Il est associé aux indices d’une vive sensibilité et réceptivité : Lune-Neptune, qui le rend d’autant plus sensible à tout ce qui de l’ordre de la privation, de la peine, du manque, et de la souffrance. Avec Saturne en Balance, il s’en sent non solidaire, mais responsables . Le Saturno-Neptunien a une sorte de tendance masochiste par laquelle il croit devoir supporter la misère du monde. La présence de la Lune, facteur d’intimité et du subjectivité, ne fait que montrer la proximité entre cette vision des choses et l’univers intérieur du sujet. On pourrait presque dire que le Pr Didier Raoult ne peut vivre que dans la proximité de la maladie et de la souffrance.

Un freudien parlerait certainement ici de complexe maternel, de sevrage affectif et d’une tendance quasi masochiste à souffrir, à désespérer, à renoncer. Il ajouterait peut-être qu’il y a comme une sorte de sentiment de culpabilité dans ce « complexe »; comme si le sujet se sentait le devoir de compatir et de soigner, pour compasser une « faute » inconsciente.
On remarque aussi que ces dispositions s’orientent vers une Vénus en Verseau conjointe au Nœud Nord en Poissons, comme je l’ai fait remarquer plus haut. Cela ne fait que renforcer les dispositions humaines, fraternelles, altruistes, « charitables » qui sous-tendent ce thème par ailleurs si ombrageux. Le Noeud Nord – souffrance et compassion – indiquant la voie de résolution des problématiques soulevées par le thème.

Et URANUS ?

Le sujet, tel que je le comprends, est amené à lutter sur deux fronts :

  • la lutte pour s’émanciper des  règles admises par la collectivité en général, ou des conformismes liés à son milieu intellectuel et professionnel en particulier. C’est comme cela que j’interprèterais le carré d’Uranus (les convictions personnelles, les postulats ou les principes,  comme je l’ai désigné plus haut) en Cancer (le milieu) en Maison XI (le milieu social, culturel, celui des appartenances paradigmatiques et de leurs valeurs partagées)

  • la lutte pour s’affranchir des risques d’une affectivité très vive qui risquerait de bloquer le sujet  (Saturne) dans une sorte de pessimisme impuissant. Là encore Uranus favorise une saine réaction qui permet de se dégager de la passivité et au désespoir.

Mais, comme nous l’avons vu, Uranus est trigone à Mars en Scorpion (qui est son propre signe d’exaltation et de dépassement) ce qui lui donne force, esprit stratégique et offensif; et, par Mars, il engage une relation heureuse, quoique indirectement, avec le Soleil (lumière, volonté, exigence) maître de l’Asc. De plus, il est sextile au MC, ce qui semble bien indiquer que son « originalité » ou son « indépendance d’esprit » ne nuisent nullement à l’efficacité de ses entreprises. Bien au contraire.

Retour sur Pluton

Nous avons compris que Pluton, en tant qu’il nous met en rapport avec les forces qui, dans le monde, gouvernent tous les phénomènes de transformation, de fécondation ou de corruption, de destruction ou de régénération – dans quelque domaine que ce soit : celui des cellules aussi bien que celui des idées; celui des individus aussi bien que celui des cultures et des sociétés, celui des corps physiques aussi bien que celui des institutions sociales et politiques, voire religieuses – Pluton donc, révèle le monde obscur, sous-jacent, invisible qui sous-tend l’apparence – séduisante ou non des choses : le monde solaire. Le soleil est ce qui manifeste et éclaire une réalité; pluton celui qui, dans l’ombre, la soutient ou la corrompt. Le Soleil c’est le pouvoir politique apparent, Pluton celui des forces obscures qui en tirent les ficelles : par l’argent, par l’idéologie, par le chantage, par les moyens de pressions multiples et divers. Or bactéries, microbes et virus ont un rôle déterminant dans les équilibres (et déséquilibres) biologiques qui assurent la bonne marche de la vie végétale, animale, humaine. Sans eux, pas de vie possible sur Terre.

On comprend donc la présence de Pluton si fortement valorisé à l’Asc. du Pr Raoult et gouvernant la Maison IV : la sources, les origines, les fondements de la vie biologique.

La Lune Noire.

Plutôt que de tenter une interprétation exhaustive de ce symbole (recherche de l’absolu et de la perfection) qui demanderait des développements que nous ne pouvons aborder dans un tel article, j’évoquerai les noms de quelques-uns des représentants les plus éminents d’une Lune Noire à l’Ascendant ou conjointe au Soleil (puisque nous avons affaire à un Ascendant Lion): 

Georges Bernanos (le combat des âmes contre les entreprises du démon) Dostoïevski (recherche du point de rencontre ou de rupture entre les destinées et comportements terrestres et la voie du salut) Melville (l’âme habitée par une folie meurtrière qui se retourne contre le sujet lui-même qui accepte de s’abandonner au mal)   Flaubert (dégoût de la vie, désespoir, morbidité, sentiment d’échec, rien n’est totalement bon, honorable et pur. Ne règnent ici bas que l’ignoble, la méchanceté, la traitrise : scepticisme, ironie sinistre, grimaçante, féroce et glacée… Mais un des plus grands stylistes de la langue française : culte de la beauté qu’il dit rechercher par-dessus tout)

A chacun de voir, chez le Pr Didier Raoult ce qui participe de cette recherche éperdue du beau contre les laideurs du monde (Flaubert) du salut contre la perdition (Dostoïewski) du satanique contre le céleste (Bernanos) de la violence et de la vengeance aveugles interdisant toute rédemption (Merville) ou encore de la recherche incessante de la perfection du style, du polissage du verbe, de « la vie avec les mots » (R.L Stevenson).

Ce qu’il y a de certain, c’est qu’avec lui nous avons un véritable chasseur de licornes.

LSM

 

 

 

 

 

Comme il apparaît de plus en plus maintenant que la grande comédie médiatique, politique et pseudo-scientifique est en train de s’essouffler et que les prises de position du Pr Raoult étaient tout, sauf improductives, inadaptées ou inefficaces.

[1] Cette « sexualisation » insupportable de notre culture, dans le sillage de Freud, constitue un des éléments qui font du monde contemporain, un  monde « plutonien ».

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