Chacun y va des siens :

Au sommet le président qui, non content d’avoir épousé une maman parfaite qui le borde dans son petit lit tous les soirs (maintenant que le méchant garde-du-corps est parti) s’évertue à obliger « la femme-sans-tête » (dixit Maurras) à tapiner pour le mondialisme apatride aux profits de quelques ploutocrates internationaux qui ont, depuis longtemps, vendu leurs âmes noires à Belzébuth et à ses suppôts qu’on trouve embusqués dans toutes les grandes institutions internationales et nationales.

Au plus bas de l’échelle, l’humble chômeur qui ne sait pas si ses enfants mangeront demain ni où ils dormiront à la fin du mois depuis qu’il a été remplacé par un de ces robots qui sont censés accélérer l’advenue du meilleur des mondes. Un monde inhumain certes, mais absolument idéal justement parce qu’il aura évacué l’humain, pensent ses concepteurs.

Chacun y va pourtant de ses souhaits de santé, prospérité, bonheur qu’il adresse à tous les siens, à ses voisins (qui l’insupportent), à ses collègues (qu’il jalouse) à son patron (qu’il verrait bien pendu à la lanterne) et, incidemment, à ceux qu’il aime vraiment et dont il désire sincèrement le bonheur.

Vous dire que je déteste cette période depuis que l’ex Royaume de France a décidé de s’installer dans une bauge où sa civilisation millénaire se dissout peu à peu, ce serait peu dire. Il est loin le temps où les dames de la Halle venaient apporter le gui au Roi qui les recevait comme des amies ; en fait comme un Père reçoit ses enfants et avec d’autant plus de cœur qu’ils sont plus humbles de statut et fiers de leur état.

Aujourd’hui nous aurions plutôt une délégation de La Grande Bande De Timbrés (ou De Tarés : au choix) venue saluer le nouvel Œdipe et sa Jocaste, protecteurs de toutes les transgressions, en leur pandémonium doré sur tranche. Cérémonie au cours de laquelle un couple d’invertis issus de la « diversité » dont l’un se fait appeler « madame » (l’époux du premier ministre du Luxembourg, et son conjoint, par exemple) viendrait présenter au couple olympien leur dernier né, spécialement fabriqué pour eux sur commande dans un utérus américain pour une somme rondelette.

J’en ai les larmes aux yeux, rien que d’évoquer cette présentation imaginaire des vœux de nouvel an au joueur de flûtiau picard !

Quel moment de grâce cela aurait pu être dans la vie d’une société par ailleurs tellement agitée, violente, affolée, fracturée, émiettée qu’il faudrait plutôt parler de dissociété ! Pensez à une sorte de grand organisme malade dans lequel chaque nouvelle blessure produite par nos comportements hostiles à la Loi Naturelle, exacerbe la tendance suicidaire et entraîne des réactions encore plus libertaires, permissives, violentes, hédonistes, déjantées, destructrices.

Avec humour, on pourrait presque parler d’une société homéopathique. C’est à dire une société qui soigne le Mal par le Mal. Sauf qu’il ne s’agirait pas de l’atténuer ou de le guérir – c’est là la différence avec la méthode de Samuel Hahnemann – mais de l’exacerber jusqu’à ce qu’il se transforme en Bien. Méthode adoptée par nos législateurs depuis une cinquantaine d’années et plus.

C’est normal puisque c’est le moyen qu’on mis en oeuvre tous ceux qui ont décidé dans leurs officines plus ou moins discrètes de bazarder la civilisation occidentale et chrétienne au profit de la -civilisation ploutocratique, dont le Grand-Marché-Unifié deviendra l’Église Universelle et l’homme, déshumanisé, arraché à ses communautés naturelles, amputé de sa mémoire et de ses repères culturels remplira le rôle d’une ouaille taillable, corvéable, interchangeable à merci. Un simple spécimen anonyme de producteur/consommateur, chargé d’entretenir le grand temple de Super-Mammon qui règnera désormais sur les destinées mondiales.

C’est cela qui nous pend au nez et c’est vers cet  horizon qui ne chante que pour quelques centaines d’hommes d’argent et de pouvoir dans le monde, que nous conduisent consciemment ou inconsciemment[1]  ceux qui nous dirigent.

Mais de quoi nous plaignons nous dont ne soyons directement les responsables ?

Ces lois sociétales iniques qui nous gouvernent en dépit de toute considération spirituelle, qui les acceptent ? Nous.

Qui les a votées ? Ceux que nous avons élus et à qui nous avons confié nos destinées ! C’est à dire nous  à travers eux.

Mais qui accepte sans mot dire depuis des décennies que le «système » affranchisse ces pseudo-représentants de toute responsabilité politique en évitant soigneusement de leur imposer un quelconque mandat dit « impératif » ? Mandat qui les obligerait à mettre en place la politique voulue par leurs électeurs et seulement celle-là ? Nous.

Et qui accepte que cette disposition qui consiste à donner au renard le moyen de décider de la vie des poules (ou plutôt des pigeons) se trouve aggravée par le système dit « uninominal à deux tours » qui, parfaitement maîtrisé et biaisé grâce à la complicité unanime des médias qui vivent du système[2], permet à des groupes de pression totalement minoritaires, mais entreprenants et déterminés, d’imposer les hommes et femmes de main de leur choix pour décider de la vie de la nation en fonction de leurs lubies transgressives ou de leurs intérêts idéologiques ? Toujours nous.   

Qui tolère ces gouvernements qui ne sont plus que des administrations mondialistes soit-disant « élues » mais en fait imposées et chargées de dissoudre les nations pour les transformer en troupeaux sans passé, sans mémoire, sans culture, sans identité afin de  mieux les préparer à l’esclavage du « marché mondial » par UE – ONU – FMI – CPI – OMS – OMT – OMC et ONG interposés ? Nous.

Qui se laisse passivement intoxiquer 24H/24 par cette classe médiatico-politique grâce aux « petits écrans », radio, journaux, réseaux sociaux interposés, tous depuis longtemps convertis à cette grande apostasie morale, politique et culturelle mise en place de main de maître par les forces de subversion ? Nous.

Qui s’esbaudit aux vulgarités des divers « humoristes » comme Nagui et sa « bande originale » qui s’attaquent toujours aux mêmes (les Français et les Catholiques) sur France-Intox ? Nous.

Qui se régale aux pitreries de Laurent Ruquier et de ses joyeux compagnons ? Nous.
Et pourtant nous devrions dresser l’oreille puisque Laurent Ruquier, dans un effort pathétique pour se dédouaner, intitule son émission « on n’est pas couchés » ! Sans doute pour faire oublier combien nos producteurs et réalisateurs télé sont, depuis belle lurette, couchés devant les annonceurs, tenants de l’idéologie dominante et combien ils ne sont tolérés que dans la mesure où, de la bauge où ils s’allongent, ils alimentent le pourrissement de l’intelligence, de la foi traditionnelle et de l’âme françaises.

Mais qui ferme les yeux à ces évidences ? Nous.

Qui accepte que le mur d’un théâtre où se projette le portrait du Christ se couvre d’excrément ou qu’une croix inversée soit plongée dans un bocal d’urine au titre des droits de « l’œuvre d’art » ou de la « liberté d’expression » ? Nous.

Qui accepte qu’un grand monsieur barbu exige qu’on l’appelle « madame » et même que ce genre soit porté sur sa CNI ? Nous.

Qui accepte béatement qu’un monsieur en épouse un autre et une dame une autre, pour le plus grand scandale non de la morale bourgeoise, mais de la pure santé mentale ? Nous.

Qui accepte que le transhumanisme fabrique demain des esclaves et de la main d’oeuvre à volonté ou des fournisseurs d’organes à bas prix ? Nous.  

Qui accepte que nos enfants soient soumis dès leur plus jeune âge à la vulgarité, à la perversion et à la pornographie qui se déversent sur les petits écrans de leur smartphone ? Ou sur le grand écran installés dans leur chambre pour qu’ils nous fichent la paix ? Nous.

Qui a accepté qu’on enterre avec des honneurs insensés un homme qui a passé sa vie à renier ses idées et ses engagements, adhérant honteusement en 86 comme en 95 ce qu’il avait dénoncé en 74 à Cochin, pour le simple bonheur de devenir président de la république – après avoir été baiser les babouches des grands caciques bruxellois sans l’aval desquels aucun candidat à l’élection présidentielle ne saurait être élu  – et de pouvoir enfin agiter stérilement ses grands bras de dépendeu d’andouilles comme un pantin agite les siens sous les doigts du marionnettiste qui le manipule ? Nous.

Qui aime assez les bécasses pour en faire des ministres et leur laisser affirmer publiquement : « Un père, c’est une fonction symbolique. Cela peut être une femme évidemment. Cela peut être une altérité qui est trouvée ailleurs dans la famille, on le voit, cela peut être des oncles, […] une grand-mère !? Nous. Mais il est vrai qu’au royaume du libertarisme et du cynisme des autruches que nous sommes devenues, les bécasses sont reines. Appelées au pouvoir par un faucon qui se prend pour un aigle, elles font merveille.

Et, puisque nous parlons de bécasses, comment ne pas citer celle-ci qui ose affirmer : Ce n’est pas l’accouchement qui fait la filiation, à l’intention des couples de femmes ayant recours à une PMA.

Or cette bécasse là est chargée de la Justice dans notre pays, donc de dire le Droit, mais comment définir le Droit quand on   ne le réfère pas au Réel dont il doit être le reflet ? Jusque dans les années 60 et leurs funestes prolongements, le droit, peu ou prou, s’inscrivait dans l’ordre de la loi naturelle, elle-même inspirée du Décalogue qui n’est pas, comme on le croit trop souvent, une loi « imposée » d’en haut, mais la simple révélation ou le simple rappel de la loi inscrite dans l’« Être » humain et, comme telle, partie intégrante dès le départ de sa nature constitutive.

Tout ce qui, anthropologiquement et moralement, tenait debout en France et en Occident s’enracinait dans cet héritage hors duquel ne subsiste que ce qu’on appelle le « droit positif ». En fait un droit déconnecté de la notion de justice et de vérité, qui ne consiste plus qu’à organiser la satisfaction de tous les fantasmes de toute-puissance, de toutes les aberrations humaines, y compris les plus sordides, quand les sociétés renoncent à se rattacher à l’Ordre qui les constitue. Pour l’Occident c’était celui du Christ.

La France, ses élites, son personnel politique, éducatif, médiatique, s’est efforcée, avec grand succès, de chasser le Christ de sa mémoire et de sa culture depuis 1793 et singulièrement depuis la fin du XIXème siècle et la mise en place de la Troisième république, franc-maçonne, socialiste et calviniste. Le Christ chassé de nos institutions, il était normal que ce fut Lucifer qui prît la place, comme les Évangiles nous en avaient avertis, en « libérant » toutes les passions, la plupart du temps morbides, qui s’agitent dans l’âme humaine quand elle n’est pas éduquée, formée, épurée, convertie. Quand elle se détourne de la Voie, la Vérité, la Vie.

C’est chose faite.

Et le résultat est si parfait dans l’ordre de la destruction que des personnes prétendument sensées, cultivées, instruites, chargée de grandes responsabilités, parce qu’elles sont perdu tout repère spirituel en viennent à s’exprimer comme des crétines :

  • L’une, pourtant en charge de la Santé, ne sait pas reconnaître ce qu’est un père et le voit sous les traits d’une femme !

  • L’autre, pourtant en charge de la Justice, ne comprend plus le mot filiation et lui donne la définition qui lui inspire son idéologie libertaire afin de satisfaire aux délires d’une clientèle de femmes encore plus déboussolées qu’elle. Ce qui n’est pas peu dire.

Or, qui supporte un gouvernement, un président, des ministres, qui, à longueur d’années, nous font prendre des vessies pour des lanternes, nous abreuvent de déclarations mensongères et nous entraînent sur la voie de l’aliénation collective en inventant une réalité qui se substitue au Réel et au bon sens, pour mieux nous entraîner sur la voie du déclin, de l’abandon et de la disparition en tant que culture, nation, civilisation ? Nous.

Qui accepte que nos enfants, déjà arrachés à l’éducation de leurs parents dès l’âge de six ans par l’école « laïque, gratuite et obligatoire », le soient désormais à partir de trois ans pour être soumis au lavage de cerveau progressiste et libertaire de l’Éducation Nationale, haut lieu de la subversion de notre civilisation et de la promotion des perversions sexuelles sous couvert de « liberté » et « d’acceptation des différences » ? Nous.

Qui, demain acceptera sans moufter une nouvelle loi, dite de bioéthique (qui viole, en fait, les lois de la biologie comme celles de l’éthique) qui va être soit-disant discutée à l’Assemblée dite nationale (nous savons déjà qu’elle sera forcément adoptée) soucieuse, là encore, de satisfaire les dérèglements insensés d’une toute petite minorité de déviant(e)s fort active dans les milieux politique, médiatique, judiciaire et universitaire, contre l’avis de la majorité du peuple français ? Nous. Et pourtant ce projet de loi pseudo-bioéthique (examiné au Sénat) n’est qu’une suite d’injustices graves qui, demain, seront inscrites dans les tables de la loi.Voici l’analyse qu’en fait l’association Alliance Vita[3]. Je cite : 

[Ce projet de loi] prépare de graves injustices, pour tous :

  • Injustices pour les soignants : la médecine, déjà en manque de moyens, est détournée de sa mission première (soigner) pour fournir une prestation de service au bénéfice d’intérêts particuliers.

  • Injustices pour les patients les plus fragiles : personnes âgées dépendantes ou personnes atteintes de handicap, qui peinent à recevoir des soins palliatifs adaptés et voient se profiler les tentations de l’euthanasie et de l’eugénisme libéral.

  • Injustices pour l’enfant : avec la PMA sans père, le rôle essentiel du papa dans l’éducation et l’équilibre de l’enfant et purement et simplement renié.

  • Injustices pour les femmes : avec le risque de basculement vers le marché de la procréation, vers la GPA et les mères porteuses, qui arrivent à très court terme.

  • Injustices pour la dignité humaine : avec la levée des interdictions fondamentales de créer des embryons transgéniques et des embryons chimères, la loi fait disparaître la frontière entre l’homme et l’animal.

J’arrête là ma liste qui pourrait se prolonger sur des pages entières.

Se révolter contre l’une ou l’autre de ces iniquités est totalement inutile quand on ne prend pas conscience qu’elles sont toutes les expressions d’une aberration première, constitutive de notre Weltanschauung (ou vision du monde) moderne et post-moderne, celle qui a été imposée à la civilisation occidentale depuis les « Lumières » et qui consiste à déclarer l’Homme maître de lui-même et maître des lois de la nature à la place de Dieu ; et façonnant les dites lois à l’aune de sa perversité naturelle.

Or Bossuet nous avertit :

Dieu se rit des hommes qui déplorent les effets dont ils chérissent les causes !

On ne saurait mieux dire. Il est inutile de se plaindre, de se révolter, de défiler, de porter des bonnets rouges ou des gilets jaunes, d’organiser des marches blanches, de casser des vitrines, de se mettre en grève, bref de s’agiter en tout sens dans un simulacre de révolte, en espérant que ce qui atteint nos intérêts immédiats puisse changer, mais sans toucher aux principes sur lesquels repose ce « tout » qui, dans le fond, convient bien à notre désarticulation spirituelle et à notre relativisme moral.

Inutile de changer de gouvernement, de président, de députés, de république ; de voter à droite, à gauche ou au centre : surtout quand on connaît les connivences idéologiques, financières, philosophico-maçonniques, a-nationales et a-patriotiques qui associent ces pseudo-partis politiques destinés à amuser la galerie. Inutile  de suivre ceux qui vous disent « en marche ! » sans vous dire « vers où ou vers quoi ? » ils vous entraînent. Inutile de vous déclarer hardiment « insoumis »… car vous ne quitterez une soumission que pour en subir une autre, peut-être pire ? Inutile aussi bien de vous « rassembler » dans un parti qui – comme tous les partis qui acceptent la logique révolutionnaire relativiste – ne peut vivre que de son habileté démagogique et de ses adaptations successives. Inutile encore plus d’adhérer à un parti « républicain » qui ne proclame ses idéaux de droite que pour mieux mettre en oeuvre les solutions de gauche. Notamment en matière d’éducation nationale.

Chaque parti ayant perdu son âme depuis longtemps et n’ayant d’autre ambition que de permettre à ses élites d’arriver au pouvoir, ne sert qu’à donner l’illusion d’un choix politique possible au pauvre électeur et, en feignant de s’opposer à ses pseudo-concurrents, se fabrique une légitimité dérisoire qui ne trompe que ceux qui veulent bien l’être.

Mais il faudra bien qu’un jour le peuple s’aperçoive que le roi est nu !

Ce moment est-il venu dans notre Histoire ?

Je n’oserais l’affirmer… bien que je sois astrologue. Encore que si nous lisions de très près Nostradamus ou quelques prophètes mystiques du passé nous pourrions avoir quelque idée de ce qui nous attend. Mais restons dans l’ordre rationnel. Ce dont je suis sûr, en revanche, et qui constituera la substance même des vœux que je forme pour tous mes compatriotes, c’est que rien ne s’améliorera si nous n’ouvrons enfin les yeux sur la réalité qui est la nôtre et sur les causes qui nous on conduits là où nous en sommes..

Cessons d’écouter les discours, les analyses, les programmes des uns et des autres et interrogeons nous nous-mêmes, du fond de notre conscience éclairée par l’héritage de près de deux mille ans de cette lumière chrétienne enrichie par la sagesse antique, les deux sources qui ont façonné notre identité et notre civilisation. C’est leur alliance qui a donné à cette civilisation une perfection, un rayonnement et un haut degré de sociabilité à nuls autres pareils, quels que soient par ailleurs les défauts inévitables des hommes qui l’ont incarnée. Qu’ils reprennent donc les fils de l’Histoire nationale authentique là où ils ont été brisés : à 1792 pour être précis et que, sans aucun passéisme, ils sachent s’inspirer des grandes leçons de ce passé et des principes sur lesquels il s’est édifié. C’est dans doute à partir de là qu’ils pourront construire un authentique avenir. C’est ce que conseillait saint Pie X : revenir aux origines pour se régénérer.

Quels sont ces grands principes

  • Avant tout la reconnaissance d’un ordre surnaturel s’exprimant dans et se manifestant par l’ordre naturel (justification foncière de l’astrologie, je le souligne au passage). Cette reconnaissance entraînant une conversion spirituelle sans laquelle il est vain d’espérer une quelconque survie de notre société.

  • L’adoption d’institutions qui s’inspirent de ces deux ordres au lieu d’en inventer de nouveaux au gré de nos appétits de pouvoir, de nos intérêts ou de notre orgueil infantile. La royauté française est restée « une » pendant treize siècles. La révolution a épuisé deux monarchies constitutionnelles, un directoire, un consulat, deux empires, un état français et cinq républiques en un peu plus de deux siècles !

  • Le respect des communautés naturelles : familles, paroisses (quand l’Église fait son boulot) communes, provinces, métiers, cultures locales, nation. Le tout couronné par un arbitre authentique qui ne peut être que le Roi de droit divin [4] indépendant de toute forme de partis ou de groupes d’intérêts, régulateur du jeu politique, gardien de l’intégrité de la nation et garant du libre jeu des institutions.

  • La remise en place d’une organisation sociale et politique de nature organique et non contractuelle à la Rousseau ou à la Hobbes qui institue la concurrence et la lutte de tous contre tous en lieu et place de la fraternité chrétienne.

  • Mise en place d’une administration décentralisée régie par le principe de subsidiarité.

  • Le développement d’une vocation nationale spécifique, certes tolérante et accueillante à ceux qui demandent à s’y agréger et s’engageant à respecter sa culture et ses institutions, comme la Gaule gallo-romaine et chrétienne le fut à l’égard des Francs germains se convertissant à la foi chrétienne, mais fermement opposée à ceux qui, sous le couvert de droits-de-l’homme astucieusement manipulés, chercheraient à la subvertir de l’intérieur (islam) ou de l’extérieur (internationalisme, mondialisme, européisme).

  • Vocation nationale harmonieusement associée aux autres vocations nationales européennes issues des mêmes racines constitutives, le Christianisme, dans des ensembles plus ou moins vastes où la solidarité entre les nations sœurs ne l’emporteraient jamais sur leurs intérêts légitimes propres. Ce qui entraînerait la mise en conformité préalable des traités et accords internationaux avec les lois et institutions propres au peuple français. Et pas l’inverse.

  • L’adoption ou la ré-adoption de lois partout et toujours favorables à la vie et à sa protection de la conception à la mort naturelle. Sans exception d’aucune sorte. Pour n’adopter qu’un point de vue très prosaïque, on ne peut protester à tue-tête comme on le fait en France depuis quelques semaines contre la réforme du régime des retraites (quelle que soit la pertinence de cette réforme, ce qui n’est pas le propos de cet article) en travaillant de moins en moins, en vieillissant de plus en plus et en tuant dans le ventre de leur mère, ceux qui, demain, devraient prendre la place de leurs aînés et payer les cotisations qui permettront à ceux-ci de vivre. C’est totalement inconséquent et justifie le pronostic de Mère Thérésa : «  Les nations qui tuent les enfants dans le ventre de leur mère, n’ont aucun avenir ».

  • L’adoption ou la ré-adoption de lois sociales partout et toujours prioritaires pour les Français, quelle que soit leur origine, sur les étrangers et les naturalisés de première génération.  

  • La pratique strictement individuelle de toute religion qui entrerait en conflit avec notre culture traditionnelle et notre civilisation d’essence chrétienne. C’est le cas essentiellement de la religion musulmane qui serait tout à fait acceptable si elle se contentait d’être une simple foi (un rapport de l’homme à Dieu) mais qui ne peut pas être tolérée dès lors qu’elle s’exerce dans le champ social et politique suivant sa nature et sa vocation constitutives qui consistent à dominer le tout de la vie sociale : religieux certes, mais aussi politique, social et juridique et qui, de plus, n’admet aucune possibilité pour celui ou celle qui est né(e) dans son orbite, de s’en émanciper sous peine de mort. Toutes les palinodies, les discours, les marches blanches, les dissimulations gouvernementales, les bobards médiatiques qui voient systématiquement dans les actes terroristes la manifestation individuelle et regrettable de « déséquilibrés » n’y feront rien : l’islam est totalitaire par nature. Il suffit le lire le Coran (ce que j’ai fait) pour s’en convaincre. Quant aux musulmans ils n’ont d’autre choix que de

  • – Le rester pleinement et donc de s’exclure de la communauté nationale politique et sociale telle qu’elle s’est érigée sur notre sol français,

  • Ou de renoncer à leur religion, ce qui les exclut de la Oumma (communauté des croyants) et les expose à un bannissement dans la meilleur des cas, à un égorgement en bonne et due forme dans le pire (le plus courant). J’ai des consultants musulmans et je sais par expérience dans quel intolérable dilemme ils sont plongés.

  • La troisième solution consistant à retourner vivre dans ces charmants pays musulmans où ils pourraient pratiquer la religion de leur coeur et subir le système politique et social qui leur plaît. Et non à tenter de l’importer chez nous et de nous l’imposer.

  • La France et l’Occident (malheureusement sans âme) sont agressés de l’intérieur par une immigration essentiellement musulmane (l’immigration asiatique, vous le remarquerez, ne fait jamais parler d’elle ; ni l’immigration africaine de culture chrétienne) dont chacun des éléments pris isolément peut s’avérer très sympathique et paisible et peut même être qualifié de « modéré » (encore que les enquêtes menées en 2018 devraient nous alerter sur le nombre réel de « modérés » en France), mais qui, dominée et manipulée par ceux qui savent comment mobiliser une  foule de braves gens à titre individuel, parce qu’elle est endoctrinée, menacée et affolée, peut se transformer en une horde de forcenés hurlant, vociférant et cassant tout sur leur passage. Les images récurrentes de la télé en provenance de tous ces merveilleux pays du Moyen-Orient où l’on applique la Sh’aria devraient quand même nous donner à réfléchir…
    D’ailleurs, si contrôlée que soit la parole politique et médiatique, les expressions de « guerre civile » potentielle ou de « communautés qui, au lieu de vivre côte à côte se retrouveraient face à face » ont été prononcées par des autorités au-dessus de tout soupçon d’extrémisme quelconque.

Nous pourrions développer cette liste des maux qui nous affectent du fait de notre aveuglement, de nos illusions et de notre passivité consentante, et des redressements premiers qu’il nous faudra réaliser si nous voulons survivre en tant que nation, mais je ne crois pas que ce soit très utile. Que ceux qui ont des yeux, voient et que ceux qui ont des oreilles, entendent.

Dans ce effort de redressement, n’ayons aucune crainte d’être baptisés du honteux suffixe « phobe » par lequel on s’efforce de vilipender, culpabiliser, terroriser ceux qui s’opposent à la doxa laxiste officielle. Mieux : retournons le contre ceux qui l’utilisent. Après tout :

  • ceux qui nous accusent d’être des « homophobes » ne sont-ils pas avant toute chose eux-mêmes des « hétérophobes » ?

  • ceux qui nous accusent d’être des « islamophobes » ne sont-ils pas eux-mêmes des « francophobes » des « christianophobes » des « occidentophobes »

  • ceux qui tentent de dévaloriser notre parole, ne sont-ils pas des « véritophobes » ou des « réalophobes » ?

Etc. A chacun de trouver la « phobie » par laquelle il se sent agressé et contre laquelle il veut réagir en brandissant la « phobie » contraire.

Vous l’avez peut-être compris, chers lecteurs peut-être un peu incommodés par ces lignes iconoclastes, je ne renonce pas à vous adresser mes vœux mais ce ne sont pas ceux auxquels nous pourriez vous attendre. Je remplacerai les voeux de bonheur, santé, prospérité qui ne mangent pas de pain et dont tout le monde sait qu’elles exigent des conditions que nous ne maîtrisons pas tous,  par des vœux bien plus utiles en ces temps sombres de lucidité, courage, déterimination, conversion intérieure, réaction positive à tous les poisons intellectuels et moraux qui infectent notre air quotidien ; vœux qui vous aideront peut-être à affirmer haut et fort votre identité de Français, de Catholiques (pour ceux d’entre vous qui se réclament du Christ) fermement décidés à le rester et à conserver l’héritage de leurs pères. Un héritage qui ne réside pas dans les « valeurs républicaines » si réceptives aux insanités du moment, mais dans la somme d’amour, d’efforts, de foi, de probité, de patriotisme, qu’il a fallu à nos pères pour ensemencer, enrichir et conserver intacte la terre de leur pays : la France chrétienne et/ou sincèrement laïque.

Je devineque, même convaincus par ces arguments, nous ne savons comment nous comporter à l’échelon individuel quand il s’agit de s’opposer à la pensée dominante. Mais il est toujours possible de constituer des associations ou des communautés qui défendront telle ou telle prérogative de notre héritage civilisationnel ou culturel et moral à l’endroit où nous nous trouvons et avec les armes dont nous disposons. Il ne sert à rien de vouloir « sauver l’enrivonnement » si l’on n’adopte pas l’attitude morale et spirituelle adéquate. C’est conne de vouloir interdire aux enfants de fumer en alumant une clope devant eux toutes les cinq minutes ou de les détourner de la pornographie en introduisant des revues spécialisées dans le foyer familial.

Peut-être pourrions-nous trouver quelques éléments d’inspiration dans l’exemple de Gandhi qui réussit à faire plier la grande force « mondialiste » du moment, l’empire britannique, par le seul moyen de ce qu’il appela la résistance civique et la non-violence. Ce qui lui permit d’affranchir la culture indienne, plurimillénaire, de la tutelle commerciale et matérialiste de l’Angleterre protestante.

Peut-être un exemple à méditer. Mais il y en a d’autres : la Hongrie, la Finlande, l’Irlande, la Pologne, le Cambodge et, d’une certaine façon, la Russie, sont des pays qui ont su conserver le précieux héritage de leur culture nationale et de leur identité spirituelle malgré les terribles épreuves auxquelles l’Histoire les a soumises. Et qui sont en train de le faire refleurir.

Intéressons nous aux solutions que ces nations ont mises en œuvre et inventons notre propre forme de résistance et de redressement.

C’est le vœu que je forme pour mon pays.

Quoiqu’il en soit, je vous souhaite de vivre la meilleure année possible dans l’univers qui est le nôtre.

LSM

  

[1] Car il faut toujours compter sur ces idiots utiles qui ont tant fait hier pour chanter les louanges du communisme et qui aujourd’hui, se sont reconvertis aux joies du mondialisme.

[2] Je lisais, il y a quelques semaines, que l’ensemble des médias français appartient à neuf milliardaires… aussi soucieux de l’identité nationale et de la préservation de notre civilisation, que du premier euro qu’ils ont réussi à détourner.

[3] https://www.alliancevita.org/la-societe-progressera/?gclid=EAIaIQobChMI5eON6YT05gIVScreCh3p_ww2EAAYASAAEgJxRvD_BwE

[4] Le droit divin n’est pas le droit de tout faire et de se comporter comme si le roi était Dieu. C’est tout le contraire. Le droit divin est celui qui institue la fonction royale hors de la volonté et des ambitions des hommes : d’où l’hérédité et la primauté de la lignée sur la personne royale.

Et il est aussi celui qui  oblige le souverain à gouverner en fonction du Bien Commun. Autorité qui ne saurait s’exercer sur des hommes considérés comme de simples réalités statistiques dépendantes de considérations purement matérielles et économiques, mais qui se met au service d’êtres créés « à l’image » et « pour la ressemblance » de Dieu. Ce qui entraîne, on le conçoit assez aisément, une exigence spirituelle et morale dans l’exercice du pouvoir qui disparaît totalement dans la caricature laïciste, contractualiste et électoraliste du pouvoir « républicain » contre lequel il n’est pas de recours possible puisqu’il se prétend expression de la « volonté générale » et donc affranchi de toute considération et de toute responsabilité vis-à-vis d’une morale supérieure.

6 réponses à to “DES BONS VŒUX ? OUI, MAIS LESQUELS ?”

  • Isa:

    Bonsoir Louis de Saint Martin,
    Votre premier paragraphe des « bons voeux » m’a fait réagir.Perso, j’ai un autre souvenir littéraire, pas de Maurras mais de Claudel:
    « C’est la bonne femme sans tête qui boustife la boustifaille, vous comprenez? quoi de plus naturel? Elle a un rude appétit! « (Le Soulier de satin).
    Mais je reste « en phase », ça peut effectivement se lire à plusieurs sens! Cela ne m’empêchera pas de vous envoyer mes meilleurs voeux, de santé mentale physique et spirituelle, en souhaitant longue vie en 2020 et dès maintenant à vos analyses.
    Pour le reste, je suis d’accord, mais:
    Même si je participe le plus souvent possible à la messe en latin à côté de chez moi
    Même si j’ai encore quelques voisins(nes) très âgés(es)croyants et d’une grandeur d’âme constante (quel que soit leur niveau social ou culturel)
    Je me sens mal, en pré-dépression, parce que mon intuition de la pression collective est insupportable ,conjointement à celle de l’islam et de l’argent;
    Bref, nous en parlerons plus tard.
    Bien à vous
    Fomalo

    • Merci vivement de cet aimable message.
      Je ne comprends pas très bien ce que vous voulez exprimer en citant Claudel par rapport à Maurras, mais je crois deviner que nous ne sommes pas loin d’être du même avis.
      Pour le reste, je ne vois pas comment un esprit sain et une âme solide pourraient résister à la pression qui s’exerce sur notre pays sans tomber en pré-dépression.
      Mais j’espère que la Providence veille et nous aiguillonnera pou réagir avant qu’il ne soit trop tard.
      Bien cordialement à vous
      LSM

  • Elisabeth ROLLAND:

    Je ne pourrais pas être plus claire que vous:  » je ne vois pas comment un esprit sain et une âme solide pourraient résister à la pression qui s’exerce sur notre pays sans tomber en pré-dépression. ». Et je suis ravie d’être âgée et de me dire que, avec un peu de chance, j’échapperai à la destruction totale de notre civilisation. mais je m’en veux tout de même d’avoir mis au monde des enfants que j’ai bien mal armés pour cette société-ci, en leur donnant des principe de loyauté, honnêteté, etc.. Et ils font de même pour leurs propres enfants: comment se défendront-ils?

    • L’inquiétude et l’angoisse guettent tous les esprits lucides qui essaient de penser par eux-mêmes, d’observer, d’écouter autre chose que les discours officiels ou les argumentaires de tous ceux qui s’acharnent à vouloir nous détruire à travers les lois ignobles, le couplet du « vivre-ensemble » et les joies de « la diversité ». L’oeuvre de Laurent BERTONE, notamment « la France de Big Brother » et « La France Interdite » qui révèle la réalité de l’immigration en France à travers des chiffres parfaitement contrôlables et vérifiables (Ed. Ring) a de quoi éveiller les esprits les plus abrutis par la propagande officielle.
      Cela dit, je me demande quel devait être l’état d’esprit des contemporains de Jeanne d’Arc quand les bandes anglaises ravageaient nos provinces et assiégeaient le petit roi de Bourges. Il semblait qu’il n’y eût plus d’espoir et que notre identité française allait disparaître…
      Et puis, à 18 ans, Jeanne a lâché son tricot et son smartphone et elle est partie bouter les Anglais hors de France…
      Aurons-nous la joie de vivre une surprise semblable ?
      Je l’espère comme j’espère dans le secours de la Providence qui, jusqu’à présent du moins, n’a jamais abandonné un peuple qui mérite pourtant entièrement ce qui lui arrive.
      Nos enfants devront se montrer braves. Vous leur avez inculqué les principes qui devraient leur permettre de tenir bon.
      Quels que soient les drames et les épreuves qui nous attendent, il faut que la vie continue. J’ai moi-même sept petits-fils. J’espère qu’ils sauront faire face.
      Bien amicalement à vous

  • AMP:

    Cher Louis,

    Votre dernière lettre d’informations est magnifique. Très sombre, mais
    tellement vraie.

    Avec toutes mes amitiés
    AMP

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