Oui deux Gémeaux typiques nous ont quittés  : un ménestrel et un petit marquis.
Ils avaient 18 ans de différence, mais ils étaient malgré tout de « faux » jumeaux devant les astres, le premier étant né un 15 juin et le second un 16 juin.

Certes la distribution des corps célestes dans leur thème natal respectif était totalement différente bien sûr…. mais leur SOLEIL natal (et les éventuels corps célestes situés à leur proximité) transitait la même zone du zodiaque à 1° près : 24° C pour le premier, 23° C pour le second. Ce qui signifie que ce qui pouvait affecter l’un, affectait l’autre au même moment. De plus, comme je le laissais entendre ci-dessus, leurs SOLEIL respectifs n’étaient pas seuls :

Nous avions une combinaison

  • SOLEIL (24°) – MERCURE (19°) – Ascendant (17°) chez le plus âgé

  • SOLEIL (23°) – SATURNE (17°) – Milieu du Ciel (12°) chez le second…eux-mêmes précédés de MERCURE (1°) et URANUS (6°). Tous dans les Gémeaux !

Nous avions donc affaire à deux Gémeaux d’anthologie comme l’annonce le titre de cet article, le second surtout. Ils sont morts tous les deux, comme ils étaient nés : à 1  jour d’intervalle, le plus vieux d’abord – manifestation de son élégance coutumière – le plus jeune le lendemain.

Vous l’avez bien sûr deviné (si les photos qui illustrent cet article ne vous ont pas mis sur la voie), il s’agit de Jean d’Ormesson et de Johnny Halliday, décédés à moins de 24H d’intervalle entre le 5 et le 6 décembre 2017.
Deux personnages qui auraient pu figurer parmi les figures les plus sympathiques dans l’univers de Tintin, que j’ai toujours considéré comme un personnage typiquement Gémeaux, à l’instar de son créateur, Hergé né le 22 mai 1907.
Je vous proposerai bientôt une autre comparaison de vrais « jumeaux » astraux nés la même année à deux jours d’intervalle et morts tous les deux en 2017 (septembre et novembre) mais ils n’ont rien à voir avec l’univers de Tintin (si on excepte Rastapopoulos) car ils évoquent plutôt ce que l’humanité peut produire de plus ignoble : Tito Riina le mafieux, et Pierre Bergé le proxo de luxe.
Je vous demande donc un peu de patience.

Il ne s’agit pas ici de vous proposer une analyse des thèmes de nos deux Gémeaux, deux personnages sympathiques à bien des égards mais qui me laissent assez indifférent.
Leur point commun résidait dans cette incroyable faculté de durer en s’adaptant;  dans leur mobilité – intellectuelle et médiatique chez l’un, physique et artistique chez l’autre qui ne tenait pas en place et s’attaquait à tous les genres de la chanson; leur goût du jeu – avec les mots et les idées pour l’un, avec les notes et les différentes modes de la chanson pour l’autre; leur instabilité affective, discrète pour l’un, spectaculaire chez l’autre; leur besoin de se mettre en scène, de se donner en spectacle, en investissant les médias pour l’un, en mobilisant l’éclat éblouissant des projecteurs pour l’autre. Bref on en finirait pas d’énoncer tout ce qui, chez ces deux hommes, les assimilaient à des comédiens, des forains, des hommes de tréteaux, des baladins.

  • Chez le premier, ces qualités se traduisaient par une échine assez souple sur le plan moral et politique qui en faisait un lointain descendant de ces petits marquis qui auraient dit  n’importe quoi pour plaire et rester en Cour. C’était un homme qui avait sans doute un tas d’idées et une opinion sur tout mais, en fait, peu de convictions véritables. Ainsi avait-il l’art, dans sa carrière de journaliste, de feindre la défense d’une ligne politique conservatrice tout en donnant assez de gages à l’adversaire qu’il était censé combattre ou simplement contredire, pour pouvoir s’en faire un ami, voire un allié éventuel : « je suis oiseau : voyez mes ailes, je suis souris : vivent les rats« . Le tout pour lui consistait à se maintenir dans le fil du courant sans se créer d’obstacles, c’est à dire de continuer à exister dans notre monde médiatique et politique, fortement relativiste et progressiste, à être invité dans des émissions de télé, à parler, à pérorer, à distraire. Il paraît que ce fut l’homme le plus invité du petit écran pour y être interrogé et y faire son numéro de sage au-dessus de la mêlée. Or quand on sait combien les médias français sont férocement soumis au « politiquement correct » libertaire, droits-de-l’hommiste, antinational, antichrétien, mondialiste et hédoniste que lui impose ses annonceurs et tireurs de ficelle, on s’émerveille que  cet homme, de noble origine, fils d’ambassadeur à particule, ait pu diriger un quotidien prétendument de « droite » en restant copain comme cochon avec la faune de gauche, du centre et d’ailleurs.
    Bref. Si j’avais quelqu’un à choisir comme modèle dans le monde des lettres et de la presse pour le respect et l’admiration qu’il m’inspire, ce ne serait certainement  pas lui, quelque charme qu’il émanât de sa souriante et bienveillante personne. Je parle de l’homme de presse  bien sûr, car l’écrivain est beaucoup plus digne d’intérêt et de respect.

  • Chez le second, les qualités de base étaient les mêmes, mais le parcours bien différent. Le premier était né avec une cuiller d’argent armoriée dans la bouche et sa vive intelligence sophistique lui avait ouvert les portes d’une Grande École, le second avait connu une épreuve douloureuse d’enfant abandonné (quasiment autant par sa mère que par son père d’ailleurs) et pauvre, privé d’une affection et d’un soutien réels et n’avait connu d’autre école que celle des coulisses des salles de spectacles où la vie errante de sa tante chanteuse (qui l’avait recueilli) et de ses cousines (danseuses) l’entraînait. Et il avait trouvé dans une carrière de chanteur de rock, non dénuée d’épisodes de drames et de crises (alcool, drogues, promiscuité, bagarres, tentative de suicide) de quoi se structurer, finir par se discipliner, s’affirmer et réussir pendant près de soixante ans.
    Mais ce qu’il y a d’admirable en lui (même si on n’aime pas le chanteur et son univers, ce qui est mon cas) c’est qu’il n’a jamais voulu donner de leçon à ses compatriotes en jouant au « chanteur engagé » comme la plupart de ses collègues tellement inquiets de plaire aux puissances qui tiennent le monde du showbiz dans une main de fer. Et, d’autre part, c’est qu’il soit toujours resté fidèle à ses racines : il se déclarait Français et catholique et affirmait vouloir toujours le rester. La foule immense qui assistait à ses funérailles prouve que ce genre « d’engagement » parle encore à un peuple qui ne veut se laisser enterrer vivant dans les sables mouvants du métissage obligatoire et du mondialisme.
    Quelle leçon de dignité à tous les carpettes et les dhimis de l’intelligentsia médiatique s’affirmant « de gauche » ou à celles qui infestent le monde du spectacle et qui pensent qu’on est d’autant plus génial et digne d’intérêt qu’on crache sur son pays, sa culture, son Histoire et sa religion constitutive…. en flagornant la « culture » des autres au passage, même la plus contestable.

Belle leçon que le second donne au premier dont la dernière phrase que j’ai entendue de lui consistait, après avoir exprimé ses doutes sur Dieu (quand on a fait Normale Sup il faut douter de Dieu pour montrer qu’on est très intelligent, autrement on n’est pas pris au sérieux) et que s’Il existait ce serait un athée qui serait assis à Sa droite…à moins que ce ne soit à Sa gauche, puisque la droite est déjà prise par le Christ si je me souviens bien. Mais on me dira que s’il n’y a plus de Dieu, il n’y pas plus de Christ…et, forcément, il n’y plus non plus d’athées. Car en qui ne pas croire alors ?
Je pastiche car cela m’amuse comme un petit fou
. On devrait s’efforcer souvent de faire du d’Ormesson en famille pour  rire un peu et se consoler des temps que nous vivons. Lâcher des jugements absurdes ou contradictoires censés manifester qu’on est un esprit fort et indépendant alors qu’il ne s’agit que de bulles de savon sans consistance rationnelle,  est très apaisant. Mais on lui pardonne car il devait être charmant et agréable à vivre.

Il y a un éternel adolescent chez tout Gémeaux fortement marqué par le signe. D’Ormesson et Halliday, chacun à sa façon, étaient visiblement des adolescents attardés : opportuniste, brillant et verbeux pour le premier, sentimental, lyrique, écorché vif pour le second : Arlequin et Pierrot, Castor et Pollux….. Eusébius et Florestan pour les amateurs de la musique de Schumann qui était Gémeaux comme nos deux compères d’aujourd’hui et qui avait inventé ces deux personnages – l’un triste et romantique à souhait, l’autre joyeux et taquin – pour évoquer la dualité de sa propre nature cyclothymique.

Les astralités de la mort dans leur ciel de 2017.

Venons-en maintenant à l’objet même de cet article : une nouvelle validation de la pertinence de l’Astrologie à refléter notre personnalité et le déroulement de notre existence. Non comme cause active, mais comme miroir.
Il va vous falloir mobiliser vos connaissances techniques bien sûr car toute démonstration astrologique, comme toute démonstration mathématique, exige le recours à une « langue » particulière. Mais je vais essayer de me montrer aussi explicite que possible.
Que se passait-il d’important du point de vue astrologique dans le ciel de 2017 ?
Prenons les cinq corps célestes les plus lents, donc les plus importants concernant le sujet qui nous intéresse : la dynamique. Cette branche de l’astrologie qui permet de suivre les événements, voire de les anticiper.

Pour faire très simple disons que :

  • PLUTON se baladait entre 16 et 19° du Capricorne

  • NEPTUNE entre 9 et 14° des Poissons

  • URANUS entre 20 et 28° du Bélier

  • SATURNE entre 21 et 28° du Sagittaire

  • JUPITER entre 13 et 23° de la Balance, mais, au moment de la mort de nos deux Gémeaux, il était déjà entré en Scorpion et se trouvait sur le 6ème ° de ce signe les 5 et 6 décembre. Nous verrons que cette position n’est pas anodine.

Voyons ce que ces mouvements planétaires rapportés aux deux thèmes peuvent nous indiquer.

THEME NATAL de Jean d’Ormesson, 16 juin 1925 – 04.25 – Paris

Dans le thème de Jean d’Ormesson :

  • SATURNE (qui signale les périodes éprouvantes) s’est longuement opposé d’abord à l’Asc et à Mercure au cours de l’année 2016, mais surtout il s’est opposé au SOLEIL natal ( principe de vitalité) pratiquement de Février à Décembre 2017.

  • Dans le thème natal de l’écrivain, SATURNE est situé en Scorpion (la mort de la nature) en Maison VI (la santé) et il est le maître de la Maison VIII (analogique au Scorpion : la mort)

  • PLUTON dans son parcours arrive à la conjonction de JUPITER (capacités de développement, symbole de réussite et de notoriété aussi) en Maison VIII (voir plus haut) et Maître de la Maison VII (rapport avec la société, les autres) et de la Maison XI (vie culturelle, vie sociale). Or, le moins qu’on puisse dire est que la mort de l’écrivain a mobilisé tout le « public » ou le « lectorat » français, sans parler des médias, ce qui relève de ces deux Maisons.

  • NEPTUNE (la dissolution, le contact avec l’invisible) lançait des trigones à VENUS en Maison 1 (et Maîtresse de la Maison XII analogique aux Poissons et réputée Maison des grandes épreuves de l’existence).

  • Mais il en lançait aussi à la Lune Noire et à Pluton situés en Maison II (dont l’analogie avec le Taureau implique l’incarnation)

  • URANUS, quant à lui, séjournait depuis mai 2017 à la conjonction exacte de la LUNE (principe vital comme le Soleil) à la pointe de la Maison XII (voir plus haut) et Uranus gouverne la Maison X du thème (en analogie avec le Capricorne) qui évoque la destinée ultime du sujet.

  • JUPITER, à 6° du Scorpion en novembre, venait exalter les valeurs négatives de SATURNE à 8° du signe.

  • Ajoutons que le SOLEIL, corps céleste principalement affecté, est le Maître de la Maison IV qui exprime la fin de la destinée.

 

Étant donné l’âge du sujet, il était difficile d’imaginer que ce train d’aspects qui affectaient en même temps différents points sensibles du thème, ne puisse entraîner de redoutables conséquences sur sa santé et sa vie.

D’ailleurs sa Révolution Solaire (ou son Thème anniversaire si on préfère) avait de quoi confirmer les inquiétudes éventuelles du sujet :

 

REVOLUTION SOLAIRE 2017 calculée pour Paris

 

  • L’ASCENDANT de la tombe dans la Maison IV (fin de l’existence) du Thème Natal

  • SATURNE est exactement opposé au SOLEIL qui, dans cette RS gouverne à la fois la Maison XII et l’Ascendant les associant dans un redoutable jumelage.

  • PLUTON arrive à la conjonction de JUPITER natal et il est au carré du JUPITER de la RS

  • En retour ce même JUPITER de la RS est au carré de Pluton natal à 13° Cancer (4ème Signe, analogique avec la 4ème Maison). Vous avouerez que c’est une sacrée redondance.

  • URANUS est pile sur la Lune natale (et le trigone de SATURNE ne sert qu’à souligner le caractère radical de la situation)

  • MERCURE (que les « anciens » appelaient le psychopompe car il était censé guider les âmes des défunts vers les enfers) tombe exactement sur l’Ascendant du sujet, point sensible concernant la santé.

  • MARS, premier Maître de la Maison XII dont la pointe se situe à la toute fin du Bélier, est conjoints à VENUS, 2ème Maître de cette même Maison XII.

  • Cette même VENUS, maîtresse de XII natale, tombe sur le MC de la RS qui tombe, lui, …dans la Maison XII natale et, comme si cela ne suffisait pas, elle se poste à l’opposé quasi exact de SATURNE, maître de la VIII natale si vous vous souvenez bien.

  • Laissons la LUNE et NEPTUNE de RS qui ne jouent pas un rôle déterminant dans cette accumulation de correspondances inquiétantes et qu’aucun calcul statistique ne pourrait ramener à une combinaison due au hasard.

 

 

Passons au thème de JOHNNY.

  • SATURNE, bien entendu, exerce les mêmes longues oppositions au SOLEIL et à SATURNE natal dans la Maison X (destinée) tout au long de l’année 2017.

  • PLUTON est longuement passé au carré de MARS en Maison VIII tout au long de 2016, ce qui était de fâcheux présage.

  • URANUS l’explosif est au carré de JUPITER maître de la Maison IV (fin de la vie)

  • NEPTUNE est au carré de tout l’amas dans le signe des Gémeaux.

  • JUPITER a longuement soutenu le Soleil durant l’année 2017, mais en passant en Scorpion il forme un carré à PLUTON dont il intensifie les connotations destructrices (et à VENUS, maîtresse de la Maison IX : les grands voyages !)

  • Notons encore que l’Ascendant et le Milieu du Ciel, reçoivent les effets conjugués des dissonances de NEPTUNE et de PLUTON ce qui ne pouvait que signaler une étape cruciale dans l’existence du sujet.

 

Voyons la RS 2017 de Johnny

(Suite à un incident technique la Carte du ciel ne peut encore être publiée)

 Un air de déjà vu ?

C’est normal, les deux anniversaires étant intervenus à quelques heures d’intervalle, seule la LUNE et les angles du thème ont évolué de quelques degrés.

Aussi, ce qui nous intéresse c’est l’intégration de ces réalités dans l’économie du T.N. Ce que nous allons découvrir ci-dessous.

  •  Ici nous constatons que l’Ascendant de la RS tombe pratiquement à la pointe de la Maison XII (les grandes épreuves) alors qu’il tombait dans la IV d’Ormesson (la fin de l’étape).

  • Nous avons, bien sûr les grandes oppositions de SATURNE au Soleil mais aussi à MERCURE qui est le Maître de l’Ascendant de Johnny, le Maître de sa Maison X (la destinée) et celui de son Soleil, puisque le Soleil est en Gémeaux, signe mercurien.

  • URANUS est au carré de JUPITER, maître de la Maison IV natale et au trigone de NEPTUNE natal maître de la VII qui régit sa relation (très fantasmatique) avec les autres.

  • NEPTUNE céleste est à l’opposition de l’Ascendant, dans son propre signe, le 12ème, qui signale le changement radical du plan de conscience.

  • JUPITER en Balance est à l’opposé de MARS en Maison VIII (ce qui n’arrange pas les choses et laisse craindre un « accident »)

  • PLUTON est passé au carré de ce même MARS en VIII tout au long de 2016.

  • MERCURE (voir plus haut) se place exactement sur le MC du T.N donnant une indication précise de ce qui attend le sujet dans l’année en cours.

  • VENUS est au carré d’elle-même et de MARS : elle gouverne la Maison X dans la RS et la Maison XI (cf. plus haut) dans la RS.

  • MARS à 6° Cancer ne forme pas d’aspect majeur, un angle de 130° à la Lune en Scorpion, aspect qui n’a pas grande signification…. quoique dans un tel concours de dissonances….

Je n’ai aucune conclusion à ajouter à l’exposé des faits.
I
ls parlent par eux-mêmes.

Bien cordialement aux amis de l’Astrologie.

 LSM

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