Nous allons laisser parler ces deux personnages dont j’ai recueilli les propos à de bonnes sources. Donc parfaitement vérifiables.
Le premier, Jean-Paul II, fut un des premiers témoins de notre temps, doué d’une hauteur de vue et d’une expérience au plan géopolitique (pour ne parler que de cet aspect de sa personnalité hors normes) à laquelle le second ne peut même pas rêver, quelque talent qu’il manifeste en matière d’esbroufe politique, et quelle que soit la qualité des leçons que lui ont prodiguées Messieurs Rothschild, Attali et consorts, sans oublier celles de maman Brigitte.

 Ce second personnage est surtout célèbre pour avoir réussi le tour de force de se faire élire – contre toute attente – président d’une république française dont il se fiche éperdument puisque son objectif – en tant qu' »Européen convaincu » comme dit France Inter – conforme à la mission que lui ont confiée ses sponsors,  consiste à la préparer à se dissoudre dans ce mondialisme apatride que les ploutocrates qui mènent le monde veulent nous imposer; et dont l’emprise de plus en plus tyrannique de l’UE sur les nations historiques est une étape décisive.
Il s’agit donc d’une confrontation déséquilibrée. On n’oppose pas un poids lourd à un poids coq en matière de boxe; on ne pourrait non plus considérer de manière équivalente les réflexions du Roi-Soleil et celles de son bouffon en matière de politique internationale.
Sauf que, depuis plus de deux siècles, les bouffons ont pris le pouvoir et parlent en lieu et place des Rois de France… »Ô Dieu, que ta volonté est impénétrable ! » s’exclamaient les malheureux prêtres réunis dans la Basilique Sainte Sophie, avant de se laisser égorger comme des moutons, par les janissaires de Mehmet II (prédécesseur d’Erdogan) qui venait de faire tomber Constantinople.

 

Et justement cette évocation historique concernant les destinées de notre malheureux pays, nous amène au sujet sur lequel j’ai choisi de confronter ces deux personnages.
Nous allons voir comment le premier donne une leçon au second, assez arrogant pour proférer sans s’émouvoir, depuis son entrée en politique, une série de sophismes tout droit inspirés pour moitié par sa nature de soixante-huitard libertaire attardé, et pour l’autre moité par son ambition décomplexée mise au service de la ploutocratie mondiale. Avec leur long cortège de références obligées au « politiquement correct ». Après les insultes à la France et à son armée avant-hier en Algérie,  la condamnation sans nuance, hier, de la colonisation devant un parterre d’Africains qui n’auraient rien compris à son discours s’ils n’avaient, justement, subi cette terrible colonisation qui les a instruits et formés; voilà aujourd’hui les flagorneries odieuses sur l’islam, « religion d’amour et de paix » comme l’appelle Boubakeur (qui peut-être s’emmêle les pinceaux avec l’Évangile, qui sait ?).
Pas de quoi s’étonner quand on a entendu
Emmanuel-l’apostat s’exprimer sur la culture, la bioéthique, les mœurs, l’identité française (celle qui n’existe pas d’après lui), bref sur tout ce qui devrait lui être plus précieux que la vie même : l’intérêt moral, politique, sociétal, historique et spirituel de son pays et de ses concitoyens…qu’il foule aux pieds dès qu’il ouvre la bouche, s’étant délibérément affranchi de toute exigence morale ou spirituelle et de toute préoccupation à dire le vrai.

Le voilà donc à pérorer à Abu-Dhabi, avec cette éloquence de bonimenteur manipulateur, qui a séduit tant de nos compatriotes à la dernière présidentielle. On n’oublie pas que notre distingué représentant était là-bas pour inaugurer un musée. Il était donc normal qu’il traitât du thème de la Culture. Écoutons-le :

…. « la beauté sauvera le monde » affirme-t-il [il a donc lu Dostoïevski] …. nous n’avons rien de plus urgent en réalité, ni de plus important à faire que de promouvoir la culture, l’éducation, la beauté, et ce qui nous semble exprimer le plus haut degré de l’humanité. […] La beauté est en soi une éducation parce qu’elle nous incite à viser plus haut, à sortir de nous-mêmes, de notre condition ; parce qu’elle nous apprend que nous sommes au monde pour agir mais aussi pour contempler, pour réfléchir, pour dialoguer. Parce qu’elle nous met face à notre condition humaine dans un monde qui s’emploie tellement à nous ravaler au pire de nous-mêmes. Parce qu’elle nous apprend que la beauté est aussi d’ailleurs et que la beauté d’ailleurs est parfois tellement semblable à la nôtre. Elle construit un pont entre les continents qu’aujourd’hui certains voudraient diviser, elle construit un pont entre les générations. »

L’envolée est ambitieuse mais elle est sinon fausse, du moins totalement incomplète et je doute que Dostoïevski, le converti, ait entendu le mot « beauté » de la même façon que notre énarque radicalement relativiste et hédoniste.
La beauté et la culture n’ont jamais sauvé personne en tant que telles. Du moins pas ce qu’on affuble de ce nom à notre époque. Et certainement pas Dostoïevski lui-même. Tout dépend de l’idéal qu’elles entendent servir, de la lumière qui les inspire. Elles sont des moyens, non des fins et peuvent tout autant nous avilir que nous élever au-dessus de  nous-mêmes suivant le regard qu’elles portent sur le monde.  Je ne crois pas qu’une toile de Picasso (« qui détruisait tout le monde autour de lui » d’après le témoignage de sa propre petite-fille) ou une robe de YSL – ignoble et odieux hors son talent de styliste – vendue par Pierre Bergé – sadique et esclavagiste sexuel – ait jamais sauvé qui que ce soit ou simplement converti qui que ce soit au Bien au Beau et au Vrai.  J’aurai l’occasion de revenir sur ces personnages dans un autre article, je ne m’attarderai donc pas sur eux ici. En attendant, je conseillerai simplement au lecteur de cet article,  de lire l’ouvrage écrit par l’ex-amant (victime de l’un et bourreau de l’autre) Fabrice THOMAS  » Saint Laurent et moi : une histoire intime« . Il est possible qu’ils aient ensuite besoin d’aller vomir pour se sentir mieux. Mais la nécessité de s’informer exige quelquefois certains sacrifices.

Laissons donc là le couplet sur la culture et la beauté du petit agent de Big-Brother installé à l’Élisée (avec bonne-maman Brigitte)en visite au pays de l’or noir, et relisons plutôt le Banquet de Platon si nous voulons savoir de quoi il retourne en la matière.

Poursuivons plutôt la découverte de sa pensée religieuse (mais oui, Macron a une pensée religieuse !) et les abîmes dans lesquels elle promet de nous plonger. Après sa puissante réflexion sur la culture et la beauté, il était normal que notre jeune Rastignac – notre « Danube de la pensée » national s’attaquât à la plus haute dimension de la spéculation intellectuelle; qu’il nous donnât une grande leçon de philosophie religieuse montrant l’envergure de ses conceptions en toutes choses.

Déclaration  qui ne peut nous faire oublier que le seul dieu que révère notre Emmanuel national est Mammon. Et mieux encore : Lucifer, puisque c’est lui qui se fait fort, dans les synoptiques, de réaliser les désirs de toute-puissance terrestre qui pourraient tenter le Christ à la fin de ses quarante jours de jeûne au désert. Avec les résultats que l’on sait.

On se dit que, dans les mêmes circonstances, après tous les efforts que ce charmant garçon a dû accomplir pour arriver là où il en est, toutes les couleuvres qu’il a bien dû avaler, il est peu probable qu’il eût refusé une aide quelconque si elle avait pu lui faciliter la tâche. Y compris celle de Lucifer. Mais il est vrai que Lucifer ne manque pas de mandataires dans notre monde moderne….

C’est pourquoi, et bien qu’Emmanuel signifie « Dieu est avec nous » ou « Dieu nous est donné« , notre président, qui n’est pas le Christ, a jugé bon – pour de sombres raisons idéologiques – de nous servir un couplet religieux, hérétique sur le plan théologique puisqu’il ne différencie pas ce qui spécifie les trois monothéismes et les rend irréconciliables; absurde sur le plan logique puisque le syncrétisme est à la Vérité Révélée ce que l’amalgame est à la démonstration rigoureuse; ignoble sur le plan moral et politique car il manifeste une veulerie vis à vis de l’islam dont on espère tirer profit mais qui ne peut conduire qu’à le rendre encore plus sûr de lui et dominateur (pour paraphraser un discours célèbre) chaque concession qui lui est faite étant comprise comme une lâcheté et une dérobade de ses adversaires.
Écoutons le :

« Ce Louvre de la lumière et du désert c’est ce message envoyé contre tous les obscurantismes, c’est ce message envoyé et ce courage que vous avez voulu, celui de remettre votre religion dans ce qu’elle a toujours fait et que vous venez de rappeler avec beaucoup de courage.

Ce message d’un syncrétisme profond, on ne peut pas aimer la religion qui est la vôtre ici si on ne rappelle pas que dans cette région tous les grands monothéismes sont nés et que l’islam est né de ce palimpseste de cultures et de civilisations qui font que de manière indétricotable, irréductible, nos religions sont liées, nos civilisations sont liées ; et que ceux qui veulent faire croire où que ce soit dans le monde que l’islam se construit en détruisant les autres monothéismes sont des menteurs et vous trahissent »

On se demande à la lecture de ce couplet syncrétiste et messianique (en fait d’inspiration maçonnique) ce qui doit l’emporter chez le lecteur : l’ahurissement devant le culot que constitue un tel recours à l’amalgame [ce trait de caractère, déjà signalé, constitue un des défauts majeurs du Sagittaire, largement partagé par l’autre Sagittaire du moment, François, pape conciliaire favorable à toutes les promiscuités théologiques] la honte devant la veulerie du propos, l’effroi devant un tel déni de la réalité chez celui qui préside à nos destinées. Au choix.
Car, enfin, il n’est qu’à ouvrir un livre d’histoire ou s’intéresser, même de loin, à l’actualité mondiale pour constater que partout dans le monde l’islam s’est « construit » ou plutôt s’est « imposé » par la guerre, le massacre, la destruction ou la mise en esclavage des autres religions. Et qu’il continue de le faire impunément. Notamment dans la région où Macron postillonnait ses énormités : il n’y a qu’à interroger les chrétiens de Syrie, d’Irak, d’Égypte, de Lybie, ou ce qu’il en reste, pour être fixé.  

  • Et c’est là qu’il convient de lire ce que Jean-Paul II pensait et affirmait sur le même sujet.

Voici un extrait d’une conférence donnée par Mgr Mauro Longhi sur Jean-Paul II traduite sur le site Benoit-et-moi.  Mgr Mauro Longhi est un prélat qui fut en contact étroit avec le Pape polonais au cours de son long pontificat. Notamment de 1985 à 1995, où il accompagna le Pape dans ses promenades en montagne (…).
Or, ce qui a le plus frappé  Mgr Longhi au cours de ses entretiens amicaux  – et le public auquel il s’adressait – c’est la confidence que lui fit le pape au cours d’une de leurs nombreuses promenades sur le Massif du Gran Sasso, et qui concernait l’Islam et l’Europe. Laissons le parler :

 » C’est alors que Wojtyla change de ton et de voix et, me faisant partager l’une de ses visions nocturnes, il me dit: « Rappelle-le à ceux que tu rencontreras dans l’Église du troisième millénaire. Je vois l’Église affligée d’une plaie mortelle. Plus profonde, plus douloureuse que celles de ce millénaire » – se référant à celles du communisme et du totalitarisme nazi -. « Elle se nomme l’islamisme. Ils envahiront l’Europe. J’ai vu les hordes venir de l’Occident vers l’Orient », et il me fait une par une la description des pays: du Maroc à la Libye en passant par l’Égypte, et ainsi de suite jusqu’à la partie orientale. Le Saint-Père ajoute: « Ils envahiront l’Europe, l’Europe sera une cave, vieilles reliques, pénombre, toiles d’araignée. Souvenirs familiaux. Vous, Église du troisième millénaire, vous devrez contenir l’invasion. Mais pas avec des armes, les armes ne suffiront pas, avec votre foi vécue intégralement « .

Il nous donc choisir.
 – Soient les élucubrations d’un homme politique qui a réussi, au cours de sa campagne électorale, à dire une chose et son contraire suivant le public auquel il s’adressait, en s’aidant, pour ce faire, d’un argumentaire de marketing politique que des conseillers coûteux lui fournissaient après enquêtes sur le terrain; un homme qui a réussi à investir tous les milieux nécessaires à le porter à l’Élysée comme l’anguille suit les courants qui la mèneront à la mer pour y pondre ses œufs.
– Soit la vision d’un homme (désormais un « saint ») promu au sommet de l’Église pour ses seules qualités humaines et religieuses, un homme à l’abri de toute forme d’ambition personnelle, doué d’une spiritualité exceptionnelle et de qualités de visionnaire (comme l’ont été beaucoup de papes catholiques, Pie XII notamment)[1].

  •  Choix difficile ?

Que non pas. Car ce qui doit nous aveugler ici c’est que la « vision » du second se trouve tous les jours corroborée par la réalité dans laquelle nous vivons et l’Europe avec nous. Et rien ne vaut l’observation des faits pour juger de la vérité d’une théorie ou d’une autre.

Aussi, si le second a raison – et il a raison – le premier se trompe et nous trompe.

Pourquoi ?
Couplet de circonstances ou déclaration de dhimitude particulièrement  absurde et écœurante mais répondant à une attente de la ploutocratie mondialiste qui compte sur la poussée de l’islam pour désarticuler définitivement les vieilles nations européennes, fondées sur l’héritage chrétien  ? A chacun de choisir sa version.
Ce qui peut paraître étrange c’est qu’aucun grand média (à ma connaissance) n’ait repris les propos de Jean-Paul II…..Ils ont pourtant de quoi retenir l’attention, non ? Mais quand on sait à quelles puissances nos médias sont asservis, on comprend qu’ils se taisent.

Quant à François, successeur de Jean-Paul, il semble avoir choisi la danse des sept voiles si chère à Salomé, pour séduire l’islam en ignorant les mises en garde de son prédécesseur. Il est vrai qu’il semble ignorer tout ce que la Tradition constante de l’Église est censée lui avoir appris, et pas seulement en matière d’islam.

« Mais attendons la fin… » comme le conseillait le roseau au chêne de La Fontaine.

LSM

PS : Je précise cependant que je ne suis pas un « inconditionnel » de Jean-Paul II. Et de loin. Je ne peux admettre qu’un pape digne de ce nom ait pu engager l’identité et l’honneur de l’Église catholique, en  signant la déclaration conjointe avec les luthériens le 31.10.1999 « qui laisse croire que le problème doctrinal est désormais réglé, alors qu’elle n’est qu’un jeu de  balançoire entre un paragraphe luthérien et un autre plus ou moins catholique » (Vincent Lhermite,  « Synthèse historique du protestantisme« , Ed. Le Sel de la Terre N° 99, p. 24).

Je ne peux non plus approuver, admirer ou simplement respecter un Pape qui embrasse le coran, comme on le voit faire sur la photo qui accompagne cet article.

Jean-Paul II, fortement marqué par le signe des Gémeaux a louvoyé entre modernisme et tradition tout au long de son pontificat. Et, si sa dimension prophétique et visionnaire (soulignée par une conjonction Jupiter/Neptune dans son thème de naissance) est à prendre en considération, elle ne saurait excuser son relativisme intellectuel et dogmatique qui a tellement contribué à maintenir L’Église dans la crise profonde qui l’affecte depuis Vatican II, moment de l’Histoire où les infiltrés franc-maçons ont réussi à y prendre le pouvoir.

 

 

 

 

 

 

 

 

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