Coeur SacréDe « bons vœux » ? Pourquoi pas ?Satan 3

D’abord parce que, comme le disait une de mes amies à l’humour ravageur, « ça ne coûte pas cher et ça fait plaisir !« 

Ensuite et plus sérieusement, si on part du principe clairement énoncé par Maurras il y a quelques décennies qu’en « politique tout désespoir est d’une sottise absolue » on peut se permettre de souhaiter le meilleur à notre pays et à nos concitoyens en tâchant d’y croire et d’espérer.

Mais l’Espérance – qui est une des trois grandes vertus théologales – n’a jamais interdit de se montrer réaliste, voire de manifester un sain pessimisme car c’est le moyen « d’accueillir comme des dons gratuits et inespérés les moindres faveurs de la destinée » comme l’affirmait le philosophe-paysan Gustave Thibon, avec lequel j’ai beaucoup échangé, il y a de cela fort longtemps…

Je me demande quels étaient les sentiments de saint Augustin lorsqu’il voyait déferler les Vandales sur son pays, comme nous voyons les « migrants » ou les « réfugiés » déferler sur l’Europe aujourd’hui ? Etait-il pessimiste ? On le serait à moins. Mais il avait sans doute comme tout autre chrétien, plus que tout autre chrétien, l’Espérance au cœur et il s’en remettait à Dieu du sort des communautés chrétiennes qui peuplaient l’Afrique du Nord et qui se virent converties de force ou massacrées par l’islam conquérant quelques siècles plus tard.

Dans le cas de l’AFN on peut considérer que les Berbères, les vrais Nord-Africains, n’avaient pas les moyens de résister militairement aux hordes arabo-musulmanes venues des sables de la péninsule arabique. Mais dans notre cas ? Qu’est-ce qui nous empêche de résister aux flots d’une immigration inassimilable et très largement inassimilée, sinon les mots d’ordre que nous impose le mondialisme apatride, par le truchement de nos élites politiques qui confondent forfaiture et droits-de-l’homme et auxquels nous nous asservissons nous mêmes lâchement.

Peut-être saint Augustin que j’évoquais plus haut nous rappellerait-il que « le ciel n’aide pas qui ne s’aide lui-même« , tandis que Jeanne d’Arc, Du Guesclin, Turenne, Condé, Foch, Clémenceau et quelques autres opineraient gravement du chef ? Qui sait ???

Comme quoi aussi les tribulations subies (et Dieu seul sait si notre pays en a connues) ne nous mettent jamais à l’abri d’une tribulation encore plus cruelle avant que nous puissions entrevoir l’action bienfaisante de la Providence qui, pour le moment, se fait très discrète tant en AFN qu’au Moyen-Orient à feu et à sang ou chez nous qui ne tarderons pas à connaître le même sort si nous continuons à nous fier aux valets de l’oligarchie mondialiste qui nous gouvernent.

  • Quelles raisons avons-nous de désespérer ?

Ceux que les Ecritures appellent « la Synagogue de Satan » (Ap.2,9) « ennemis du genre humain » (1Th 2,15) qui se manifestent sous différentes formes dans l’Histoire de l’occident, depuis que la révolution française leur a permis d’accéder au pouvoir, ont réussi à instaurer une dictature de plus en plus étouffante, quoiqu’en apparence non violente, qui a déclaré une guerre sans merci à toutes les valeurs fondatrices de notre civilisation de l’amour et de la vie. Nations, peuples, traditions, coutumes, mœurs, religions, histoire, liens de solidarité et de réciprocité, institutions (et d’abord celle de la famille), réalités naturelles (comme le genre) tout cela est nié, attaqué, condamné au profit d’un individualisme radical et mortifère.

« Diviser pour régner » dit l’adage bien connu et on comprend ce principe sans qu’il soit besoin de beaucoup l’expliquer : quand on arrive à dresser ses adversaires les uns contre les autre, on a plus de chance de les vaincre qu’en les laissant s’allier.

Mais ici, la volonté est beaucoup plus radicale. Il ne s’agit plus de séparer mais  d' »émietter« , de dissoudre.

Quand Louis XI isolait Charles le Téméraire, quand Richelieu s’alliait aux princes protestants d’Allemagne pour desserrer l’étau de la Maison d’Autriche qui les dominait, quand la France soutenait les « insurgents » américains contre leur gouvernement légitime,  quand, plus tard, l’Angleterre dépensait sans compter pour isoler Napoléon – on pourrait multiplier les exemples – ils ne cherchaient ni à détruire les nations, ni à détruire les religions et corrompre les mœurs, ni à dissoudre la famille, ni à dénaturer le mariage et la filiation, ni à effacer les mémoires en pervertissant les enfants sous prétexte de les « éduquer », ni à favoriser les comportements les répugnants sous couleur de « ‘liberté individuelle ». Tous adhéraient à une civilisation qui leur imposait des règles et des limites dans la guerre elle-même, sauf à vouloir faire de l’Europe un désert peuplé de quelques survivants ramenés à l’état de sauvagerie originelle. Ce à quoi ils ne songeaient même pas.

  • Aujourd’hui l’entreprise est bien autre.

mondialisme 3Pour plusieurs raisons, il s’agit de façonner un « homme nouveau » en instituant un Nouvel Ordre Mondial censé accomplir le bonheur sur Terre. Un projet, comme on le voit, proprement luciférien : opposer un  homme qui se donne ses propres lois, toutes inspirées par le caprice individuel, à l’homme créature de Dieu soumis à la loi naturelle (et surnaturelle, l’une n’allant pas dans l’autre) – établir une dictature mondiale promettant le paradis sur terre en lieu et place du règne du Christ qui nous a pourtant averti que son royaume « n’est pas de ce monde« , car celui-ci est sous la coupe de Satan depuis la chute.

Comment faire ? En empêchant la personne (donc le(la) citoyen(ne) de s’accomplir et d’accéder à la pleine disposition de ses moyens de décision et d’action, en la privant de toutes les matrices nourricières, protectrices et structurantes. Celles que j’ai énumérées plus haut.

Il s’agit de la priver des repères nécessaires à exercer son lucidité et son libre-arbitre  en la dépouillant de tous ses « déterminismes culturels, familiaux, religieux » comme l’énonçait Vincent Peillon, c’est à dire de tout ce que l’expérience accumulée par les générations précédentes peuvent nous transmettre en matière de tradition vivante :

  • Soit pour réduire chacun de nous au statut de simple cellule esclave productrice/consommatrice mise au service de la techno-production mondiale, de ses supers-patrons et de ses super financiers (Georges Soros étant un exemple type de cette redoutable nomenklatura mondialiste). Ploutocratie a-nationale  qui rêve de cette sorte de déshumanisation par déracinement, pour aboutir à un « individu » parfaitement interchangeable à l’échelle mondiale, sans attache, sans ancrage, sans repères moraux, patriotiques, religieux, un « individu », presque un « matricule » entièrement sacrifié au culte du Veau d’Or pour le plus grand profit de l’oligarchie technico-financière au pouvoir.

  • Le deuxième aspect de ce projet unique consiste lui aussi à façonner un « homme nouveau » qui ne devra rien à Dieu qu’il remplacera sur Ses autels. C’est le projet luciférien par excellence :  » non serviam« . L’orgueil et la révolte érigés comme dogmes religieux. C’est le projet maçonnique en particulier, « messianique » en général, inspiré dès l’origine (c’est à dire dès la mission du Christ) par le messianisme du Talmud et de la Kabbale. Auxquels il faut associer celui de l’islam. Celui-là beaucoup moins dangereux parce-que beaucoup moins insidieux et sournois et qui s’évertue à se rendre odieux par lui-même sans qu’on ait besoin de l’y pousser.

  • Il y a aussi le messianisme politique. Le messianisme « révolutionnaire ». Celui de 1792 qui inspire  socialismes, libéralismes, démocratismes depuis plus de deux siècles et qui s’inspire largement du précédent.

  • Il y a encore un messianisme anglo-saxon apparu au XIXème siècle au moment de l’apogée de l’empire britannique, repris par les USA et qui pourrait se traduire de la façon suivante : « c’est au monde anglo-saxon qu’il incombe de dominer le monde« . Son outil est essentiellement économique, soutenu par les banques judéo-protestantes et par la puissance militaire US détournée de sa mission par l’hydre mondialiste qui a pris le pouvoir à Washington jusqu’à présent.  Appareil militaro-industriel qui a déclenché 43 guerres dans le monde depuis 1945 et qui n’hésite devant aucun coups tordu pour déstabiliser les Nations récalcitrantes.

Je n’ai établi ces distinguos rudimentaires que par commodité car, en fait, tous ces « messianismes » qui alimentent ce qu’il est convenu d’appeler le « mondialisme » en tant que tentative d’instauration d’une dictature mondiale se superposant à la volonté des peuples et s’exerçant à travers de pseudo « démocraties », tous ces messianismes ont une seule et même origine : une effroyable volonté de puissance de la part d’une « élite » internationale, souvent de culture « sataniste » (y compris à l’intérieur de l’Eglise catholique) et vouée, consciemment ou inconsciemment (quoique j’en doute) à installer le règne de Lucifer sur Terre.

  • Peu importe la façon dont on se représente « le règne de Lucifer« , ce qui est certain c’est qu’il est l’antithèse du règne du Christ car :

  • Le Christ est la Voie – le règne de Lucifer est donc un règne de « dévoyés« 

  • Le Christ la Vérité – le règne de Lucifer est donc le règne du mensonge (« démocratie », « droits de l’homme » et autres supercheries)

  • Le Christ est la Vie – le règne qui cherche à s’instaurer est donc celui que Jean-Paul II dénonçait en tant que « structures de péché » ou « culture de mort« .

mondialisme 1C’est un règne qui s’installe grâce à la multiplication de structures internationales de plus en plus coercitives envers les peuples : ONU, UE, FMI, UNESCO, ONG, Clubs comme Bildberger, Trilatérale, Davos, sans préjuger d’autres Super-Structures technocratico-mondialistes encore à inventer…et qui aboutira à l’érection d’une autorité mondiale incarnée dans une sorte d’Empereur qui se prendre pour Dieu, à l’imitation des empereurs romains que les citoyens romains devaient adorer à l’égal de Jupiter, Mars ou Minerve….
Bref, ce sera le plein avènement de cet AntéChrist qui est en voie d’accouchement depuis au moins la fin de la dernière guerre mondiale. Accouchement long et difficile mais, étant donnée la mise hors jeu de l’Eglise Catholique (je parle de l’institution humaine et non de l' »épouse du Christ ») envahie par « les fumées de Satan » et investie par la Franc-Maçonnerie depuis son coup de maître de Vatican II, plus rien maintenant ne s’oppose à la naissance de ce bébé monstrueux.

Et ce beau travail s’accomplit au vu et au sus de tous sous les couleurs d’une démocratie parlementaire qui donne aux peuples l’impression que la décision est entre ses mains, alors même qu’il est manipulé et asservi à la volonté de puissance de ces oligarchies toutes puissantes et complices qui lui imposent leurs volontés et les conduisent à la déshumanisation.

On l’a vu très clairement quand des référendums populaires ont été ignorés et  méprisés par la classe dirigeante en France et en Europe et quand les projets que les peuples venaient de rejeter leur ont été imposés malgré tout. Ainsi en est-il du référendum sur la Constitution européenne concoctée par le géronto-mondialiste Giscard, rejeté par le peuple français, mais recyclé en traité de Lisbonne un peu plus tard, grâce au simiesco-mondialiste Sarkozy.

C’est à ce genre d’événements que l’observateur attentif peut déceler le travail occulte de cette fameuse « synagogue de Satan » comme l’appelle la Bible dans son langage poétique et que nous pouvons reprendre à notre compte sans risquer de nous tromper.

  • Ecoutons Mme Merkel réagir à l’élection de Donald TRUMP qui, à tort ou à raison, est considéré par les « élites mondialistes » comme un de leurs adversaires.

Elle commence par « féliciter » DT de son élection mais les félicitations se transforment vite en rappels cinglants :

  •  « Celui qui dirige ce grand pays, compte tenu de sa puissance économique considérable, de son potentiel militaire et de son rayonnement particulier, a une responsabilité vis-à-vis du reste du monde »

Traduction : « la puissance économique considérable », et le « potentiel militaire » des Etats-Unis ne sont pas des moyens que le peuple américain a confié au président de son choix pour les utiliser dans le sens des intérêts de son pays et pour lesquels ils l’ont élu, mais des moyens  dont « le reste du monde » – autre façon de désigner le pouvoir mondialiste dont elle se fait là le porte-parole – est en droit de lui demander des comptes en lieu et place du peuple américain.

Quelle plus belle illustration – pour qui sait lire entre les lignes – du mépris de la volonté des peuples ?

  • Dans la foulée, la belle Angela n’a pas manqué de « rappeler »  les « valeurs communes » à l’Allemagne et aux Etats-Unis (c’est à dire de faire la leçon à Trump). Il s’agit de : « La démocratie, la liberté, le respect du droit et de la dignité humaine, quels que soient l’origine, la couleur de peau, la religion, le sexe, l’orientation sexuelle ou les opinions politiques. » Rien n’y manque de la Vulgate mondialiste destinée à la liquidation des peuples et des cultures comme  vous allez le voir.

Car, je le répète, pour qui s’intéresse de près au sens caché des textes politiques ou diplomatiques il apparaît que chaque mot a été prononcé pour envoyer un message très clair, quoique anodin en apparence, à DT. Elle a d’ailleurs repris les mêmes mots, sans exception, dans son discours de candidature à un quatrième mandat comme Chancelière.  Mots qui constituent le « cœur de son programme », affirme-t-elle :

  • « La démocratie, la liberté, le respect du droit et de la dignité de chacun, et ce quels que soient son origine, sa couleur de peau, sa religion, son sexe, son orientation sexuelle ou ses opinions politiques ». Vous le constatez, les termes sont rigoureusement ceux qu’elle avait employés, le mercredi 9 novembre, après la victoire Donald Trump à l’élection présidentielle américaine. »

Tout y est. C’est la profession de foi d’une authentique luciférienne (en tant que Lucifer est le « prince de ce monde » et que le mondialisme est son projet).

Reprenons point par point (comme dirait le Très Vénérable Frère Peillon qui a le culot de vouloir devenir président de la France « fille aînée de l’Eglise », lui dont le cœur est au Judaïsme, l’âme à la Franc-Maçonnerie et l’esprit à la Révolution).

Voyez la subtile évolution de langage. A Donald Trump elle rappelait le « respect du droit et de la dignité humaine », alors que dans le discours qui annonce sa candidature elle préfère: « le respect du droit et de la dignité de chacun ».

  • Référence implicite et, comme telle, reçue 5/5 par les mondialistes qui y verront une allusion sans aucune ambiguïté aux Droits de l’homme, qui, tels qu’ils les conçoivent sont une machine de guerre contre les droits de Dieu, les droits de notre religion constitutive et ceux des citoyens soucieux de préserver l’identité de leurs patries.  Ce sont ces droits qui ont remplacé les Dix Commandements depuis 1789 et qui, sous couvert de nous protéger nous ont au contraire exposé à tous les vents de la folie humaine en abattant les remparts naturels qui protègent vraiment l’homme : nations, patries, familles, coutumes, mœurs, traditions, religions.

  • Cela est très clair quand on poursuit la lecture et qu’on aborde le couplet sur le « respect du droit et de la dignité humaine, et ce, quels que soient son origine, sa couleur de peau ». C’est le rappel que les nations doivent accepter – contraintes ou forcées – la perte de leur identité, la contestation du droit des peuples à revendiquer leur civilisation propre, leur origine;  c’est la revendication du melting pot (multiculturalisme chez nous) inventé aux USA  et exporté en Europe depuis la « libération » en 1945. C’est l’affirmation du brassage des races sous couleur de non-discrimination et, par conséquent, la justification d’une immigration exponentielle, de préférence musulmane pour mieux noyer la civilisation chrétienne sur laquelle se focalise la haine des différentes  branches du mondialisme que j’ai évoquées plus haut.

  • Puis, vient « le respect du droit et de la dignité humaine, et ce, quels que soient sa religion ». Angela, cerbère de l’entreprise de subversion mondialiste rappelle ainsi à DT, et à toutes les nations à travers lui, l’interdiction – de revendiquer leur racines chrétiennes et de se doter de constitutions chrétiennes; plus l’obligation de plus en plus coercitive pour les chrétiens de faire disparaître de leurs traditions et espaces publics tout ce qui se rapporte au christianisme.

  • Poursuivons : « le respect du droit et de la dignité humaine, et ce, quels que soient son sexe, son orientation sexuelle ». Nous voilà  là au cœur de la politique de mort – anti-chrétienne par définition – avec l’instauration du  catéchisme LGBT obligatoire en lieu et place de celui de l’Eglise catholique. Catéchisme diabolique dont les commandements imposent l’avortement, le pseudo-mariage des invertis, demain l’euthanasie sans oublier la pédophilie, l’inceste (un texte est en préparation à l’ONU sur les « droits sexuels des enfants de plus de douze ans » dont j’ai déjà parlé par ailleurs) et l’installation du grand pandémonium  à l’échelle mondiale.

  • Avec « le respect du droit et de la dignité humaine, et ce, quels que soient ses opinions politiques, l’humour ou le cynisme (sans doute les deux) de la Chancelière atteint des sommets. En effet, comme elle a pris grand soin de bien énumérer les principes qui, dans cette dictature mondialiste ne pourront être contestés au nom de la foi ou de la liberté des peuples, elle se fout littéralement de nous en parlant « de liberté d’opinion politique » puisque, de toute évidence, toute opinion cherchant à échapper au carcan de la férule idéologique mondialiste, ne pourra s’exprimer et sera impitoyablement réprimée : comme en URSS il n’y a pas si longtemps, comme en Chine ou en Corée ou à Cuba.

Oui le mondialisme a mis en place en Allemagne un très efficace  molosse – d’ailleurs plus Rothweiller que Berger allemand genre « Belle et Sébastien » –  pour protéger son pouvoir occulte, nouvelle figure après la Renaissance, la Réforme et la Révolution et tous leurs avatars, de l’action du « prince de ce monde« . Il fallait que le 4ème cavalier de l’Apocalypse apparût pour que l’Ecriture s’accomplît. C’est l’hydre mondialiste avec ses aspects multiples tout orientés à détruire en l’homme ce qui le rend humain par filiation divine en excitant et favorisant ce qui l’éloigne le plus de son créateur : le culte de l’égo, de l’argent, du sexe et de ses déviations, l’oubli de ses racines terrestres. C’est ce que les déjantés maçonniques et socialistes (les mêmes souvent) appellent « faire un homme nouveau » et une « terre nouvelle« . « Terra Nova » est d’ailleurs le nom de l’officine socialiste la plus sectaire en France; celle qui inspire par exemple Mme Bécassem.

  • Ecoutons Berdiaev nous mettre en garde dans son chef d’œuvre « De l’inégalité« [1] contre toutes les tentatives d’imiter Dieu pour instaurer, en Son lieu et place, Son royaume sur terre alors qu’il ne s’agit, en fait, que d’une caricature humaine bien humaine :

 » Les tentatives pour établir le royaume de Dieu ici-bas, dans la vieille nature et sans que l’homme et l’univers aient été transfigurés, ont toujours consisté et constitueront toujours à créer l’enfer terrestre et non le paradis terrestre, une tyrannie épouvantable qui anéantit la nature humaine« .

Nous y sommes. Non seulement il ne s’agit pas de transfigurer l’homme pour établir un paradis terrestre, mais bien au contraire de réaliser ce paradis par le transgression et la dépravation en libérant d’abord en légalisant ensuite tous les caprices que sa nature instinctive peut lui inspirer. Une exacte contrefaçon du paradis en somme.

Des forces en apparence antagonistes : libéralisme, socialisme (tous deux enfants jumeaux de la révolution) auxquels se joignent écologisme, islamisme, mercantilisme anglo-saxon, ont enfin convergé, solidement chapeautées et inspirées par la grande entreprise immémoriale anti-chrétienne talmudo-maçonnique pour faire de notre Terre l’enfer rêvé par Lucifer. On pourrait presque reprendre le fameux slogan à son sujet « il l’avait rêvé, maçonnerie et mondialisme l’ont réalisé« 

Dans un de mes précédents articles je comparais notre situation – celle des hommes libres façonnés par deux millénaires de civilisation gréco-chrétienne – à celle du Gondor avant la bataille finale qui l’opposera au Mordor dans le 3ème volonté de la Saga du « Seigneur des Anneaux« . On sait qu’Aragorn dans « le retour du Roi » réalise l’impossible et vainc définitivement les forces du mal après une bataille épique, « la der des der » de la Saga. Et, quand on y pense, cela nous redonne quelque espoir.

Mais qui est Aragorn aujourd’hui et où est-il ? J’ai mon idée là-dessus mais elle n’est pas prête à être vue et acceptée par le plus grand nombre. Il est encore trop tôt, ce sont les événements eux-mêmes qui l’imposeront. Avant qu’il ne soit trop tard, j’espère.

  • Alors ? « No Future » comme disaient les punks autrefois ?
    2017, entrée de l’humanité dans les âges sombres ?
    Bof ! Elle y est déjà et depuis longtemps.

Mais voilà que sont apparus des signes qui montrent que peut-être tout n’est pas joué.

Et, parmi ceux-ci, il y a cet incroyable événement sur laquelle la presse en France (en France mais certainement  pas « française » ni d’esprit ni de coeur) s’est bien gardé d’insister : la Consécration de la Pologne au Sacré-Cœur !

En effet,  samedi 19 novembre dernier, à la veille de la solennité du Christ-Roi, les Polonais ont consacré solennellement leur pays et leur peuple à la royauté de Notre-Seigneur Jésus-Christ.

Cela s’est passé  dans la vieille capitale historique de la Pologne,  Craco­vie, en présence des évêques polonais, du pré­sident de la République Andrzej Duda, des pré­sidents de la Diète et du Sénat, du premier ministre, de membres du gouvernement et d’une foule de cent mille fidèles.

Que la France suive cet exemple et, fort probablement nous seront sauvés de la disparition car cela indiquera que nous avons retrouvé le goût et la force de vivre en puisant aux racines mêmes de notre identité, en « dynamisant nos mémoires » comme l’indiquait l’écrivain Frédéric Tristan que j’avais invité à une conférence pour les membres de l’association culturelle que j’avais créée.

Car il s’agit de rien moins que de faire régner le Christ sur toute la nation polonaise.

Et, demain, sur toute la nation française j’espère.

Or là où le Christ règne, la culture de mort – mort des corps, mort des âmes, mort des institutions, mort des nations – ne peut qu’être vaincue et tous ses suppôts avec elle.

  • Que dit le texte de l’« Acte d’accueil du Christ comme Roi et Seigneur de Pologne » ?

Précisons que cet acte de consécration qui a été renouvelé  le lendemain dans toutes les églises de Pologne vaut le détour pour qui – sans même être grenouille de bénitier ou pratiquant particulièrement  assidu –   s’intéresse aux maux qui affectent son pays et cherche les remèdes spirituels à y apporter.

Car s’il est vrai que notre pays est enfoncé dans une sorte de déliquescence individualiste, hédoniste, nihiliste, avide de seules satisfactions à court terme et aveugle aux forces destructrices qui le minent, cette prière pourrait éveiller au fond de chacun(e) de nous, citoyen(nes) d’un pays empoisonné par le matérialisme et tourneboulé quotidiennement  par les mensonges de la classe dirigeante et médiatique, des forces de vie qui ne demandent qu’à ressurgir pour tout régénérer et à rejeter un laïcisme (qui n’a rien à voir avec « la saine laïcité » – Pie XII) qui  n’est qu’une machine de guerre contre le Christ.

Je cite : « O Roi immortel des âges, Seigneur Jésus-Christ, notre Dieu et Sauveur ! En cette année jubilaire du 1050′ anniversaire du baptême de la Pologne, en ce jubilé extraordinaire de la Miséricorde, nous, les Polonais, nous nous tenons devant Vous, avec nos autorités, le clergé et le laïcat, pour reconnaître votre règne, nous soumettre à votre loi, vous consacrer notre patrie et tout notre peu­ple. Nous confessons devant le ciel et la terre que nous avons besoin de votre loi. (…) C’est pourquoi, humblement, en inclinant la tête devant vous, le Roi de l’univers, nous recon­naissons votre souveraineté sur la Pologne et tout notre peuple vivant dans la patrie et partout dans le monde.

Désireux d’adorer la majesté de votre puis­sance et de votre gloire, avec une grande foi et un grand amour, nous vous crions : Christ, régnez sur nous ! »

Rien  n’est oublié dans ce texte qui adopte la forme des litanies et qui appelle ce règne du Christ dans les cœurs de chacun et chacune mais aussi dans les familles, les paroisses, les écoles et les universités, les communications sociales, les bureaux, les lieux de travail, de service et de repos, les villes et les villages, dans toute la nation et l’État polonais : « Christ, régnez sur nous ! »

Il appelle mais il rend grâce aussi pour « l’amour insondable de son Sacré-Coeur », « la grâce du baptême et l’alliance avec notre peuple au long des siècles », « la présence mater­nelle et royale de Marie dans notre histoire », « la grande Miséricorde que vous nous accordez constamment », sa fidélité « malgré nos trahi­sons et nos faiblesses » Pour tout cela il clame : « Christ notre Roi, nous vous remercions ! »

Enfin, le texte s’engage « à ordonner toute notre vie personnelle, familiale et nationale selon votre loi« ,  » à défendre votre saint culte et à prêcher votre gloire royale », « à faire votre volonté et à protéger l’intégrité de nos consciences », « à prendre soin de la sainteté de nos familles et de l’éducation chrétienne de nos enfants », « à construire votre royaume et à le défendre dans notre nation », « à participer activement à la vie de l’Église et à protéger ses droits .

Chacune de ces promesses étant  solennisé  par le même engagement : « Christ notre Roi, nous nous engageons ! »

  • Ne vous pincez pas, vous ne rêvez pas !

Vous auriez sans doute à le faire si on vous disait que ces paroles ont été prononcées et reçues avec humilité par nos propres responsables politiques, religieux et laïques ainsi que par les grands corps de l’Etat, et par l’ensemble d’un  peuple autrefois fils aîné de l’Eglise aujourd’hui fils rendu indigne par les diktats d’une Union euro­péenne, dont les Commissions sont infiniment  plus acharnées à imposer aux peuples des pays membres, des mœurs hier considérés comme répugnantes et déviantes et recyclés aujourd’hui en droits moraux et légaux qui ont chassé ceux que Dieu ou même ceux de la vieille morale classique nous conviaient à observer.

Et pourtant ce peuple était dominé par un pouvoir communiste rien moins que chrétien il y a moins de trente ans; un peuple dont les prêtres étaient fliqués et traqués par un pouvoir qui n’hésitait pas quelquefois à les massacrer (qu’on pense au malheureux Père Popieluszko) !

Un peuple qui pourtant aujourd’hui se donne librement au Christ : « Vous, le seul souverain des États, des nations et de toute la création, le Roi des rois et le Seigneur des seigneurs ! Nous vous confions l’État polonais et les dirigeants polonais. Faites que tous ceux qui exercent le pouvoir le fassent avec justice et gouvernent avec rectitude et conformément à vos lois. »

 » Mais c’est la fin du monde !  » ont dû clamer les Maçons dans leur loges, les satanistes dans leurs temples, les mondialistes dans leurs building de la City ou de Wall-Street, nos socialos dans leur canot de sauvetage qui prend l’eau, et Les Grandes Bandes de Tarés qui noyautent les administrations européennes, dans leurs associations, leurs officines, leurs back-room, leurs saunas ou à travers leurs lorry-holes.

Un journaliste que j’estime beaucoup écrit dans la revue « Monde & Vie » : « Nous en venons, nous, Français, à nous demander si un rideau de fer invisible ne coupe pas de nouveau l’Europe en deux et si cette fois ce n’est pas l’ouest qui se trouve du mauvais côté, celui qui s’abîme dans le matérialisme et l’apostasie « .

On songe à Jean-Paul II (que vous m’autoriserez à ne pas appeler « saint » quel que soit le respect que je lui porte) :

  • « France, fille aînée de l’Église, es-tu fidèle aux promesses de ton bap­tême ? »

La réponse, on la connaît.

L’Etat, qu’il soit libéral à la Chirac (la grande girouette) ou à la Sarkozy (l’agent israélo-américain) ou socialiste à la Hollande, Peillon, Hamon, Belbécasse et consorts, a répondu :

 » Ta promesse Jean-Paul on s’en tape et on va tout faire pour en effacer jusqu’au souvenir dans le cœur des Français(es) qui ne demandent d’ailleurs que ça pour un certain nombre car ils se sont voués à d’autres dieux : le fric, la bouffe, la copulation tous azimuts, les vacances et la technique. Quant à ceux qui n’ont pas les moyens d’honorer un tel Dieu – car, dame, il coûte cher – ils ne rêvent que d’imiter ceux qui les ont. Alors, l’avenir est à nous. »

Et ils ne manqueront pas d’ajouter :

 » Une part d’entre eux, il est vrai, ne jure que par Dieu. Mais est-elle française cette part ? Car ce n’est pas ton Dieu que ces gens prient, le Ressuscité, le Dieu du Sacrifice, de la Rédemption et de l’Amour, Celui dont vous avez-vous même trahi la cause, vous les conciliaires, depuis Vatican II en faisant copain-copain avec toutes les fausses religions de la Terre. Leur Dieu à eux est une sorte de Baal qui s’exprime de façon tellement tordue dans son Livre, que ses adeptes ne savent jamais ce qu’il veut dire, sauf une chose parfaitement retenue : on doit massacrer les associationistes (c’est à dire les chrétiens) les mécréants et on peut violer leurs femmes, enlever et vendre leurs enfants en toute impunité sans risquer les foudres divines, pourvu que ce soit fait au nom du Tout Puissant Miséricordieux « .

  • Mais voilà, maintenant il y a la Pologne qui donne le signal de la conversion.

Or la Foi, l’Espérance et la Charité, font partie de ces germes qui peuvent se développer dans les âmes les plus noires comme certaines graminées peuvent s’accrocher et pousser dans les climats, aux altitudes et dans les lieux les plus improbables. Alors tous les espoirs sont permis.

D’ailleurs la Pologne, patrie de Jean-Paul II ne s’y est pas trompée  car après s’être confiée « au soin maternel de la Reine de Pologne », la Sainte-Vierge, et à l’intercession des saints patrons de ce pays, elle a tenu à préciser : « Ici, la Pologne, à l’occasion du 1050ème anniversaire de son baptême, a officiellement accepté la royauté de Jésus-Christ. ».

Le nôtre remonte bien plus loin puisqu’en 2016 nous aurions pu et dû célébrer son 1520ème anniversaire. Mais ce qui compte ici et que les Polonais nous rappellent c’est que la mémoire des peuples qui se sont voués une fois au Christ (ce fut le cas chez nous en 496 et, de nouveau, en 1638 avec la Vierge Marie) ne s’efface jamais. On a beau la recouvrir de tombereaux d’insultes et de mensonges, elle ne demande qu’à rejaillir dans les âmes et les esprits, aussi fraîche qu’au premier jour.

Les Polo­nais avaient consacré une neuvaine nationale pour préparer ce grand jour.

Satan 4Ne comptons pas sur nos autorités religieuses, celles qui composent cette assemblée de mitres molles qu’on appelle « Conférence épiscopale », pour décider et préparer un tel événement. A deux ou trois exceptions près, l’Eglise catholique en France est passée du côté de la révolution, de la maçonnerie et du laïcisme, quand ce n’est pas de l’islam, voire au satanisme. Implicitement ou délibérément. Voyez la photo que je reproduis ici : François et un cardinal asiatique forment le signe caractéristique des satanistes : l’index et l’auriculaire levés, les autres doigts repliés. On retrouve ce même signe chez Benoît XVI dans la photo qui lui fait face. Une coïncidence ? Si vous le dites…..

Lui parler de la Royauté Sociale de NSJC, pourtant instituée par Pie XI en 1925, serait sans doute provoquer chez nos évêques, archevêques et cardinaux le seul mouvement de courage dont ils soient capable….., la fulmination, le rejet, la condamnation.Satan 5

Non, c’est au peuple français, trahi par ses élites religieuses et politiques, de prendre les choses en main. Il ne peut pas compter sur les autorités naturelles pour le guider dans ces domaines, puisque justement ces « autorités » ne sont plus « naturelles » depuis longtemps, mais passées par le moule de la conversion au « politiquement correct », celui de l’oligarchie maçonnique qui, en matière religieuse, pousse à une sorte de Syncrétisme mondial dans lequel le rôle du Christ, Sauveur et Roi de la Création serait évacué et remplacé par un Grand Maître tout ce qu’il y a de plus profane.

Avec François à la barre de la nef de l’Eglise, ce projet est en très bonne voie et aboutira peut-être nous précipitant vers des temps eschatologiques. Nous verrons  bien.

Donc, je le répète, nous ne pouvons compter que sur nous et, peut-être, mais je n’ose l’espérer, sur l’aîné des Capétiens, le successeur légitime des « quarante Rois qui ont fait la France« , Louis Duc d’Anjou et de Bourbon, Roi de France par la grâce de Dieu, de facto si ce n’est encore de jure.

  • Cela vous paraît utopique ?

Pas plus que la Consécration de la Pologne à laquelle personne ne s’attendait, ni – dans un autre domaine – au Brexit, à l’élection de Trump aux USA, au (calamiteux) retour de De Gaulle en 58, à l’effondrement des armées françaises et au recours à Pétain en 1940, à l’effondrement de l’URSS sans un coup de feu en 1989/90…..

Tenez, je vais vous apprendre encore quelque chose que vous ne savez pas et qui vous redonnera un peu d’Espérance. A l’heure où la Pologne se vouait au Christ, la clique socialiste qui nous gouverne et le Grand Orient de France qui l’inspire célébraient, eux, le 111e anniversaire de la séparation de l’Église et de l’État par la loi du 9 décembre 1905, leurs larmes (de crocodile) aux yeux.

Et l’ambassadeur de France au Pérou, loyal serviteur du pouvoir qui le paye, s’était empressé de mettre en ligne « les conditions pour participer au concours pour le prix de l’Observatoire national de la laïcité » destiné à récompenser ceux qui se distinguent dans l’apostasie et le rejet de Dieu hors de la cité.

  • Mais voyez comme Dieu a de l’humour. C’est à ce moment précis qu’au Pérou justement, le président de la République, le Dr Pedro Pablo Kuczynski, a choisi de consacrer sa personne, sa famille et son pays au Coeur sacré de Jésus par le Coeur immaculé de Marie !

Tête de l’ambassadeur ! Je ne peux l’imaginer sans rigoler un bon coup.

Le Pérou n’est absolument pas un Etat clérical et les milieux médiatiques et politiques qui font l’opinion dans le pays, sont tout aussi inféodés à la « culture de mort » que ceux de France et d’Europe. Les lobbies de l’avortement et des droits LGBT s’y agitent comme des diables dans un bénitier (avant de s’agiter en des lieux moins accueillants). Le Pérou est tout aussi soumis à ce grand matraquage mondial que la France; chez lui aussi l’idéologie du genre s’infiltre dans les manuels scolaires et pollue l’esprit des enfants; chez lui aussi on invite les adolescents à se dépraver en toute sécurité en usant de la contraception; chez lui aussi, le Déca­logue est remplacé par le culte implicite de Satan et de ses artifices dans les médias. Certes le Pérou est de culture amérindo-espagnole et donc de tradition chrétienne mais on espère bien changer tout cela avec grâce à une active propagande bien ciblée.

Et voilà que la plus haute autorité du pays, simplement mais publiquement, se consacre au Christ…

Voici comment ce chef d’Etat a annoncé la chose lors du « petit déjeu­ner national de prière » annuel où  il  rencontre les communautés reli­gieuses (comme le premier président US venu avec la différences que les présidents US prient Le Grand Architecte ou Satan). A la fin de son allocution, et à la surprise générale, le Dr Kuczynski a pro­noncé ces mots :

« Je mets dans vos mains aimantes mon gouvernement avec tous les travail­leurs et les citoyens qui sont sous ma res­ponsabilité. Dieu Tout-Puissant, je vous offre mes pensées et mes décisions en tant que président afin de les utiliser pour le bien de notre pays et de toujours être conscient des Dix Commandements pour gouverner. Je demande à Dieu, par l’inter­cession du Sacré-Coeur de Jésus et du Coeur Immaculé de Marie, d’écouter et d’accepter mon acte de consécration et de couvrir notre pays d’une protection spéciale.

« En faisant cette prière, je demande le pardon de Dieu pour tous les péchés qu’on a commis dans le passé, tous ce qui a été fait dans le passé de la République et toutes les décisions qui ont été prises contre ses commandements et je demande son aide pour changer tout ce qui nous sépare de lui. »

Il faut savoir que le père de ce brave docteur (qui a un nom polonais)  était un médecin juif. Que cet homme s’est installé au Pérou avant-guerre pour fuir le nazisme, et que la mère du président, était une fran­çaise issue d’une famille protestante.

Bref, il cumule les contradictions si on considère que judaïsme et protestantisme sont ennemis déclarés et acharnés du catholicisme depuis toujours, quoique pour des raisons différentes.

Il est clair que le Dr Kuczynski n’a rien à gagner de cette démarche si ce n’est sur le plan spirituel et surnaturel qui, seuls comptent.

De plus, elle a été décidée en plein accord familial sous la poussée d’une foi sincère. N’oublions pas que la culture du pays a peut-être eu son rôle à jouer dans cette vocation car le Pérou traditionnel (c’est à dire non défiguré), « depuis sainte Rose de Lima et l’arrivée de nombreuses congrégations religieuses françaises, a cultivé la dévotion au Sacré-Cœur« .

Et, comme le Pérou n’est pas la France et comme son clergé est authentiquement catholique (en sa majorité) et non crypto-maçono-concilaire, Mgr Eguren de Piura, évêque péruvien l’a d’abord félicité puis l’a incité à la « cohérence ».

« Si on veut que votre consécration ait un sens« , lui a-t-il dit en substance, « vous allez devoir abroger les lois dictées par la culture de mort, dans l’entier respect du Décalogue – la loi naturelle, qui, en tant qu’inscrite au cœur de tous les hommes, ne présente aucun caractère confessionnel et peut être acceptée par toutes et tous ».

Je ne garantis pas le mot à mot, mais l’esprit est totalement respecté.

  • C’est sur cet exemple que je voudrais terminer cette réflexion à l’occasion des vœux de bonne année 2017.

Cette année qui commence, pas plus que les précédentes ni que les suivantes ne peut être bonne si nous ne procédons pas d’abord et avant tout à notre propre conversion. Il n’est nullement question de nous transformer en piliers de sacristie ou en grenouilles de bénitiers.

Il est question de reconnaître notre filiation divine qui à la fois constitue notre grandeur et trace nos limites : Créature divine nous sommes, mais créature quand même. Il est donc nécessaire de reconnaître Dieu comme notre Père et notre Législateur, comme l’Inspirateur inévitable de toutes les législations nationales. Il est indispensable de respecter les Lois qu’Il a inscrites dans le Décalogue image de notre propre coeur, afin qu’elles inspirent toutes les cultures, toutes les civilisations qui doivent les respecter dans l’établissement des codes et des lois positifs dont chaque société doit se doter si elle veut échapper à la barbarie moderne qui nous menace et qui  n’est faite que de l’exaltation soigneusement entretenue de toutes nos convoitises égotiques, de tous nos instincts débridés.

La source des lois n’est pas notre volonté, nos caprices ou nos désirs – souvent irréalisables d’ailleurs – mais l’ordre naturel des choses tel que Dieu l’a créé. Sauf à vivre dans un monde insensé : un monde qui a perdu le Nord et qui court à sa perte comme ces baleines qui s’échouent sur les plages au lieu de gagner la haute mer et y meurent misérablement.

mondialisme 2Il est nécessaire de remettre Dieu au centre de nos Institutions comme source de l’Autorité, du Droit et du Pouvoir car, là où Dieu est chassé, ce n’est pas le vide qui s’installe, mais Lucifer. Et tout ce que nous avons vécu en Europe depuis plus de deux siècles – révolutions, guerres incessantes, génocides, invasions, déliquescence des mœurs, culte de l’irresponsabilité, de la soumission, goût pour la gesticulation et le désordre, culture de la déviation et de la transgression en lieu et place de la santé morale et physique, mépris de la pudeur, de l’honneur; hédonisme et égotisme chassant l’esprit de sacrifice indispensable pour défendre sa patrie et sa famille quand c’est nécessaire; massacre des bébés à naître par convenance ou intérêt personnel, etc… – tout cela qui constitue l’im-monde européen occidental moderne, porte la marque de Satan (peu importe que nous y croyions ou non. Il s’en moque).

J’aime à penser que notre belle Europe – qui fut autrefois la Chrétienté – au-delà de ses sages, de ses héros et de ses saints, peut être identifiée à quelques unes de ces hautes figures féminines qui illuminent notre Histoire : sainte Clotilde, sainte Geneviève, sainte Jeanne d’Arc, sainte Thérèse, sainte Bernadette et tant d’autres sans oublier les laïques : Blanche de Castille, Marguerite de Provence, Diane de Poitiers, Marguerite de Navarre, et même, en un certain sens, Olympe de Gouge, Charlotte Corday, Mme Récamier, Mme de Staël, George Sand, Mme de Ségur, Marguerite Desbordes-Valmore, Camille Claudel, etc.  Toutes ces femmes ont contribué à un degré ou à un autre à illustrer la beauté et la grandeur de notre civilisation, et celle-ci aurait pu emprunter le visage de chacune d’elles, soit qu’elle fût belle par l’âme, par l’esprit ou par le corps…et quelquefois – rarement – par les trois.

Au lieu de quoi, nous nous faisons des icones des visages flétris de goules, d’ogresses ou de déjantées. Une Mme Veil digne émule d’Hérode le Grand, les « femen » et leurs provocations ignobles, Mme Rossignol et son acharnement à ne laisser aucune chance aux enfants à naître que personne ne songe à défendre (sauf les Catholiques), Mme Belkacem son sourire crétin et son entreprise de déculturation sur nos enfants, et je ne dis rien de cette avalanche de femmes obscènes et vulgaires qui peuplent notre monde des médias, du cinéma ou du show-biz. A tel point que lorsqu’on voit apparaître dans ce paysage ravagé une femme digne de ce  nom, une femme qui échappe aux flétrissures du siècle et qui respire l’élégance et la dignité d’esprit comme de tenue, on crie « miracle ! » pour les uns, « à mort » pour les autres. Voyez le sort réservé dans nos médias à Marion Maréchal-Le Pen, par exemple.

Qu’on ne s’y trompe pas. Notre époque regorge de ces femmes qui, plus encore que les hommes, font honneur à la nature humaine et je ne l’ignore pas. Mais elles ne font pas la couverture des « tabloïds » ou des « magazines féminins »  et n’ouvrent pas le « vingt heures ». Elles ont d’ailleurs beaucoup mieux à faire.

Parmi celles qu’on place sur le podium de nos équivoques vanités  je ne vois aucune d’elles digne de prêter son visage à la France et sa civilisation. Je parle de la France telle que Dieu l’a voulue et non de la « république » avec laquelle je ne la confonds pas, vous l’avez compris. D’ailleurs la dite « république » a choisi de s’identifier aux femen sur nos timbres-poste, n’est-ce pas un aveu ? Quoique le portrait de Mme Claude ou de Brigitte Lahaie pour les femmes, ou celui de DSK, Patrice Alègre ou Guy George pour les hommes, auraient très bien convenu aussi. Au point où nous en sommes….

  • Alors mon souhait est simple.

C’est que France renaisse et que France vive pour que mes petits enfants puissent grandir dans un pays qui a renoncé à se renier. Un pays qui retrouve sa dignité, son identité, sa grandeur, son honneur et sa mission qui n’est pas « la révolution » mais le règne du Christ dans les cœurs des hommes.

Une seule solution pour cela à mon avis. Elle n’est ni politique, ni idéologique, ni économique, ni sociale.

Elle purement et simplement spirituelle.

Que chacun de nous, que ce soit publiquement, au sein de son foyer, en famille auprès de ses collègues à l’atelier et au bureau, avec ses amis ou dans le cadre de son association,  bref de toutes les façons possibles et en tous lieux possibles, déclare se consacrer au Cœur Sacré du Christ, Roi de France depuis 496 et de Marie, Sa mère, Reine de France depuis 1638. Qu’il s’y consacre sincèrement et sans arrière-pensées. En matière de  » coming out  » et de retour au « fondement, » on ne peut rêver mieux, n’est-il pas ??? Rien de plus à faire que de décider d’ouvrir grand les portes du cœur au Christ…et de Le laisser faire.
Peu à peu nous verrons nos attentes évoluer, nos addictions s’estomper, nos comportements se redresser, nos sentiments s’affiner, notre courage s’affirmer. Rien d’autre à faire que de ne pas résister à l’amour du Christ, ne mettre aucun obstacle aux grâces dont Il ne demande qu’à nous combler si nous L’autorisons à Le laisser faire.

Alors nous verrons notre civilisation refleurir et notre pays ressusciter car nous pourrons affronter la menace mondialiste et l’invasion musulmane avec le sourire, sans haine et sans peur, mais avec la détermination, l’efficacité et le bon sens nécessaires pour que ces menaces s’effacent comme par enchantement…ou presque.

Comment ? C’est une question à poser à la divine Providence car elle seule a déjà la solution. Il ne tient qu’à nous et à notre Consécration sincère qu’Elle la mette en œuvre.

Je vous donne par ailleurs le texte de cette Consécration que j’ai reçu aujourd’hui même d’une Association laïque de re-christianisation qui fait un travail remarquable à l’échelle de l’Europe et qui vous renseignera avec plaisir :

Fédération Pro Europa Christiana – FPEC

10, chemin du Jaglu – 28170 St Sauveur-Marville – Tél 0810 310 025

Siège social : 9 rue de Hargarten – 57150 Creutzwald

www.FPEC-SacreCoeur.fr

Bonne et sainte année à toutes et à tous.


[1] Âge d’homme, 2008

Laisser un commentaire

Statistiques
  • 440087Visiteurs Total:
  • 107Visiteurs aujourd'hui:
  • 103Visiteurs hier:
  • 0Visiteur(s) en ligne:
Archives