répDans mon tout récent article sur les emblèmes authentiques de la France avant qu’elle fût défigurée et déviéeislam de sa trajectoire spirituelle, je me demandais si la république était la France. Bien entendu ma réponse était négative puisque la France charnelle, spirituelle réelle est née au Ve siècle alors que la république n’a que 223 ans et encore a-t-elle été renvoyée aux placards de l’histoire par deux empires, trois intermèdes  monarchiques et une « révolution nationale » issue de l’effondrement de 1940, tant elle s’avérait incapable d’assurer les destinées de notre pays.

 Mais qu’est-ce donc que cette république dont on nous rebat les oreilles ?

Étymologiquement le sens en est simple puisque la traduction en est : chose publique. La chose publique est ce que doit prendre en charge un Etat, quelle que soit sa nature. En fait ce concept pourrait se confond avec celui de politique, d’organisation ou d’administration. Diplomatie, justice, économie et défense représentent les quatre pouvoirs régaliens qui appartiennent à un état pour assurer la bonne marche de la chose publique, donc de la république (res publica).

C’est pourquoi au XVIe siècle Jean Bodin, le théoricien de la monarchie absolue, intitule-t-il son maître ouvrage « De la République » sans que personne y voit une quelconque contradiction.

Mais la révolution s’est emparée du terme et les révolutionnaires, dans leur parfaite maîtrise du nominalisme politique lui ont fait subir les distorsions qui leur convenaient pour le plus grand profit de cette « élite » anti française qui a pris le pouvoir chez nous.

Ce sont là les quelques idées qui ont conduit l’écriture de ce récent article évoqué plus haut. Et c’est alors – curieuse coïncidence –  que m’ont été fournis deux éclairages qui venaient conforter la vision que j’avais du problème et que je vais résumer pour vous.

  • Le premier m’a été délivré dans le dernier numéro de l’excellent mensuel « monde et vie », où je suis tombé sur un article consacré au dernier ouvrage de Frédéric Rouvillois intitulé : « Être (ou ne pas être) républicain »[1]

Frédéric Rouvillois n’est pas un politicien évoluant dans la grande fosse septique qu’est devenu notre monde politique, mais professeur à Paris V où il enseigne le droit constitutionnel et le contentieux constitutionnel. C’est donc un auteur autorisé qui a voulu axer sa réflexion sur la notion d’utopie politique et sur les conséquences de l’utopie : le totalitarisme. Il est aussi spécialiste de droit comparé et, à ce titre, il travaille depuis 6 ans sur les structures constitutionnelles du régime marocain qui combine, semble-t-il de manière étonnante, la démocratie et la monarchie.

C’est donc un homme autorisé à se demander – en observant les mœurs de notre pays et en méprisant le politiquement correct de nos milieux politiques – comment, en France, on peut être républicain. En fait le titre qu’il avait primitivement choisi pour son ouvrage était la réponse à cette question puisqu’il l’avait intitulé : « La République n’existe pas ». On ne peut être plus clair.

Étonnant non ?… quand tout le monde dans le marigot politique où scorpions et crocodiles font bon ménage dans la mesure où chacun peut faire sa pelote, disposer d’un peu de pouvoir ou répandre ces nuisances sans trop de danger, étonnant donc de se poser cette question (et d’y répondre négativement) quand chaque irresponsable politique – de la patronne du Front National à celle de Lutte Ouvrière en passant par toutes les autres figures de notre théâtre politique –  affirme, la main sur le cœur : « Mais je suis républicain, moi, Monsieur ! » ou encore : « Plus républicain que moi tu meurs ! ».

Pour l’auteur, il est évident que ces nobles déclarations ne veulent rien dire. Il s’agit d’une simple pétition de principe qui ne mange pas de pain et qui fait plaisir à tout le monde. C’est « une étiquette, un label, qui ne dit rien de son contenu. un concept vide, qui justement parce qu’il est évident est in-critiquable » explique-t-il à Guillaume de Tanoüarn, rédacteur en chef de « monde et vie ».

Et il précise sa pensée de la manière suivante : « Autant on peut établir une définition consensuelle ou plausible de ce qu’est une démocratie, autant on ne sait pas ce que c’est que la république ».

Autant j’approuve l’auteur dans la dénonciation de ce label de « républicanisme » que chacun se décerne à lui même (en le contestant pour les autres) sans jamais le définir et en « oubliant » les horreurs ou les crétineries qui ont été commises en son nom, autant je conteste que le mot ne veuille rien dire si on veut bien le considérer sous un autre angle qu’institutionnel ou constitutionnel. J’y reviendrai dans le cadre du deuxième article qui m’est tombé sous les yeux peu après celui de Frédéric Rouvillois.

Ainsi, l’aveu magique de « républicanisme », si je comprends bien sa pensée, est celui qui empêche de se poser les vrais problèmes. Par exemple celui de l’exercice de la démocratie, complètement occulté, dissimulé derrière l’écran de la « république » qui empêche de voir les agressions dont, pourtant, cet exercice est l’objet.

En fait, pour l’auteur, la « république » ne fait vraiment référence à rien ; qu’on soit à l’extrême gauche ou à l’extrême droite, qu’on soit socialistes ou libéraux, on est forcément « républicain » un peu comme Monsieur Jourdain est forcément prosateur même et surtout lorsqu’il dit des bêtises. Mais on lui pardonne puisque que la prose est la forme obligée de notre langue commune.
Il en serait de même avec la république.

« On ne peut la définir » nous dit-il « par des caractères fondamentaux, en expliquant ce qu’elle est [….] Mais on ne peut même pas non plus la définir sur le plan négatif, en exposant ce qu’elle n’est pas. Par exemple dire « la république n’est pas la monarchie », c’est une assertion très imprécise, car il y a des monarchies qui sont des républiques avec un roi « .

Et l’auteur nous fait cet aveu : « Je me suis aperçu, en écrivant ce bouquin, que depuis 30 ans que j’enseigne le droit constitutionnel de la Ve République, je n’avais jamais employé ce mot « république ». Cela ne peut pas être un hasard, c’est que ce mot… Ne parle pas. C’est un concept vide ».

En fait, Frédéric Rouvillois explique qu’au vingtième siècle on a créé une véritable légende républicaine qui, comme toutes les légendes, a opéré par élimination des traits défavorables et sélection de ce que l’on entendait mettre en avant. On a abouti à la « vision d’une république forte, autoritaire, fidèle à la primauté de la loi et du parlement et passionnée par la question de l’éducation. » En fait, nous dit-il, c’est une idée propre au projet du parti Radical qui n’a été mise en œuvre – de manière très contrastée d’ailleurs – que par trois présidents du conseil successifs, durant la très brève période qui va de 1899 à 1908.

À partir de cette vision on a idéalisé les « valeurs républicaines » en faisant l’impasse sur « des personnes ou des institutions sociales et politiques précises » pour promouvoir d’abord des « processus mentaux ». Et, Claude Nicolet, théoricien de « l’idée républicaine » dans un ouvrage éponyme, avoue avec une évidente satisfaction que « le mot républicain a une valeur idéologique ». On commence à y voir clair. Mais poursuivons notre chemin avec Frédéric Rouvillois

Or celui-ci constate que même durant cette très brève période de l’âge d’or de la République (1899/1908) on ne peut décrire précisément ce que sont les valeurs mises en œuvre ! Etonnant non ? aurait demandé un célèbre humoriste aujourd’hui disparu.

L’auteur explique : « comme toute construction mythologique, la légende s’inspire et se nourrit de la réalité historique, mais c’est en mêlant le merveilleux et le vraisemblable, le mythique et le véridique« . C’est ainsi que Clémenceau pourtant président du conseil entre 1906 et 1908, donc en plein âge d’or républicain, est traité de « dictateur » par Charles Seignobos, l’un des artisans de la légende, dans le même temps où pour Charles Nicolet, ce même Clémenceau, représente « l’incarnation même de la République« . Va-t-en comprendre Fred.

Mais ce qu’il faut noter de cette anecdote c’est qu’elle montre qu’il y a une possibilité de dérive dictatoriale dans le modèle républicain.

L’exemple que nous en donne aussitôt François Rouvillois est celui de BenitoMussolini et du fascisme italien; en particulier à la fin de son aventure avec la création de la république de Salo.

La raison en est que Mussolini avait en tête la République Romaine, qui a toujours prévu la possibilité d’une dictature… Tout en restant une République.

[NR- Ce qui est strictement impossible, en tous cas complètement contradictoire avec la notion de démocratie. Ainsi commence à apparaître l’idée que si on ne sait toujours pas ce qu’est la « république » on peut parfaitement constater qu’elle n’est pas forcément la démocratie].

C’est la raison même, nous rappelle l’auteur, des inquiétudes d’Alfred de Vigny qui craint la dérive dictatoriale de la République de 1848. Et il n’a pas tort quand on constate que l’inventeur du suffrage universel en France Ledru-Rollin, demande que seuls des Républicains puissent se présenter aux élections !

[NR- Si bien qu’on se dit que la transformation du « Prince Président » en Empereur des Français s’inscrit parfaitement dans la logique de la République].

Et de nous rappeler que la révolution française avait déjà montré combien la République pouvait se montrer non démocratique : députés déportés ou guillotinés par la convention, ou tout simplement enfuis pour échapper au Comité de Salut Public « qui exerça ainsi sa répression républicaine contre une assemblée élue« .

[NR- Et je n’évoque que pour mémoire les centaines de milliers de Français qui ont été assassinés non pour ce qu’ils faisaient ou disaient, mais simplement pour ce que la naissance ou les hasards de la vie sociale en avaient faits !]

D’ailleurs, on ne peut pas dire que le suffrage universel soit une des caractéristiques du régime républicain puisqu’au dix-huitième au dix-neuvième siècle la République met  en place un suffrage censitaire, c’est-à-dire un suffrage qui n’est ouvert qu’aux riches. Et il faudra attendre 1946 pour accéder à un suffrage universel véritable avec le vote des femmes.

De nos jours le premier ministre que la Catalogne nous a si généreusement fourni, ne déroge pas à la tradition d’une certaine gauche républicaine lorsqu’il affirme que la République est au-dessus du Suffrage universel. Et il précise que, le cas échéant, la République peut utiliser « tous les moyens à sa disposition » pour empêcher l’élection de certains candidats – notamment donc la violence ».

[NR : Nous verrons donc peut-être un jour Marine Le Pen élue présidente de la République par le suffrage universel, ou les députés éventuels du FN et leurs électeurs embarqués dans un car  de CRS comme de vulgaires djihadistes, pour sauver la République. Laquelle ? La réponse est simple : celle des copains et des coquins comme l’a qualifié je ne sais plus trop quel homme politique dans les années quatre-vingts. Mais plus sérieusement celle des F.·. comme nous le verront plus avant.]

Cette question des rapports entre la république et le suffrage universel n’est pas récente, d’après l’auteur, et elle s’est posée dès 1850 lorsque Émile de Girardin posait la question : « La République est-elle au-dessus du suffrage universel ? ». Plus près de nous, il évoque un autre publiciste, Jacques Trouessart qui écrivait : « les ennemis de la République nous disent : le suffrage universel est le véritable juge ».

[NR- Si on comprend bien il faut être un ennemi de la République pour croire au suffrage universel !…. Édifiant n’est-il pas ?]

 Il est un autre exemple que l’auteur aurait pu évoquer (il le fait peut-être dans son livre que je n’ai pas encore lu) c’est celle du 13 Vendémiaire (5 octobre 1795) où les royalistes – qui avaient gagné les élections et voulaient chasser ce Directoire prévaricateur et corrompu jusqu’aux moelles qui avaient succédé aux Néron et Caligula de la Convention – furent implacablement massacrés sur le parvis de l’église saint Roch,  par un certain Bonaparte, sauveur de la République et néanmoins….futur Empereur.

  • Une question se pose que l’auteur n’évite pas, et pour cause car la réponse en est savoureuse : « Qui sont donc ces ennemis de la République qui invoquent le suffrage universel au XIXème siècle ? »

Vous n’allez pas me croire : ce sont les Légitimistes (comme moi depuis que j’ai l’âge de raison). Pourquoi les Légitimistes. L’auteur nous dit que c’est parce-que ce mode de prise de décision est foncièrement conservateur. Et il a sans doute raison si on comprend par là que le peuple, notre peuple, est le gardien ultime de notre identité, de notre culture, de notre histoire et donc le meilleur maître d’œuvre de notre avenir dans le respect de notre passé, de nos sources inspiratrices et constitutives.

[NR- Michel Onfray dont Dieu seul sait combien ses positions hédonistes et libertaires sont éloignées des miennes, ne dit pas autre chose lorsqu’il accuse notre classe dirigeante non seulement d’avoir « oublié » le peuple » mais de le mépriser si souverainement qu’elle ne sait même plus ce que le mot « peuple » désigne].

D’ailleurs paraissent autour de 1850 des brochures parfaitement significatives éditées par des penseurs légitimistes: « De l’alliance entre la monarchie héréditaire et le vote universel ». Et le comte de Chambord lui-même, – successeur légitime de ses quarante rois qui ont fait la France – dans son Manifeste du 5 juillet 1871, en appelle à « un suffrage universel honnêtement pratiqué » [rien à voir donc avec le scrutin uninominal à deux tours, inventé par ce jocrisse de Michel Debré je crois, qui favorise la constitution de majorités parlementaires, pourtant minoritaires dans le pays et qui permet surtout  – par le jeu des désistements – d’interdire toute possibilité de représentation parlementaire à un parti (le FN en l’occurrence) qui représente 25 % et même plus de l’électorat actuel et n’occupe que deux sièges à l’Assemblée dite nationale].

Ce qui veut dire qu’au dix-neuvième siècle les monarchistes les plus antirépublicains défendent le suffrage universel.

Cherchez l’erreur !

  • Poursuivant son analyse Frédéric Rouvillois précise qu’il n’y a rien dans les institutions de la troisième république qui « vienne contrebalancer le caractère absolu de la loi, ce qui crée une ambiguïté dans le rapport entre la loi telle qu’elle est votée et les libertés individuelles« . La troisième république ignore la nécessité d’un Conseil Constitutionnel (invention de la Cinquième) et, en tant que représentative du « légendaire républicain » elle apparaît comme incompatible avec l’état de droit car, se plaçant au-dessus du Suffrage universel, elle est potentiellement liberticide.

 De fait, la Cinquième République (toujours d’après l’auteur) « va à l’encontre de la légende républicaine et de ce qui, selon [celle-ci] serait authentiquement républicain« .

Ainsi les dents « républicaines » ont-elles grincé avec l’élection du président de la république au suffrage universel, principe contrevenant à l’idée républicaine imposée en 1792 et « qui rejette toute incarnation du pouvoir au sommet de l’Etat« .

De même en est-il de la distinction des deux chambres, le Sénat et l’Assemblée nationale, contraire à la tradition républicaine française.

 Et Frédéric Rouvillois de faire remarquer que « depuis Rousseau on définit la république comme le pouvoir de la loi« . Or, depuis 1958, une seule motion de censure a-t-elle pu aboutir à l’Assemblée nationale ! Recherchez l’erreur.

Quant aux procédures de démocratie directe, comme le référendum, il est inconnu de la « tradition républicaine française« .

C’est pourquoi, sans doute, le marchand de tapis levantin que nous avons pris pour un président de la république n’a éprouvé aucun état d’âme (s’il en a une) pour violer le rejet du projet de constitution européenne issu du Suffrage Universel en nous le resservant sous la forme du Traité de Lisbonne.

Ce qui prouve bien que si on ne sait pas ce que c’est que la « République », elle, elle sait très bien qui elle est, ce qu’elle veut, et n’hésite pas à mettre en oeuvre les moyens les plus tordus pour nous imposer ses (mauvaises) intentions par-dessus la loi « expression de la volonté générale » (dont elle se fiche comme d’un guigne) quand le besoin s’en fait sentir.

 

  • Comment cela est-il possible ?

Notre vie politique et nos destinées nationales, seraient-elles soumises à deux principes dont

–        l’un, apparent, serait constitué par le Suffrage Universel qui nous invite à aller voter en toute occasion

–        et l’autre, occulte, en fait corrigerait en sous-main les volontés populaires véritables et nous obligerait à aller pisser là où il aurait décidé que nous devions pisser ?

Poser la question c’est y répondre. Ce qui n’est pas étonnant car il n’y a de bonne philosophie que lorsqu’il y a de bonnes questions, bien posées qui conduisent aisément à la solution.

La réponse à cette question nous est donc donnée dans un éditorial publié dans le dernier N° de « L’Homme Nouveau »[2] et signé par Guilhem Golfin (professeur de philosophie, directeur du comité scientifique de l’Institut Ethique et Politique Montalembert).

L’occasion de nous apporter ces précieuses précisions, lui est donné par la défense que Thibaud Collin, dans un précédent numéro du journal, avait prise des positions que le philosophe Pierre Manent  sur la place de l’islam en France et qui avait remué le lanterneau chrétien. Laissons ce problème de côté ainsi que la place des Chrétiens dans la politique et voyons ce que Guilhem Golfin a à nous dire de  la république.

Après nous tirerons nos propres conclusions.

 La thèse de l’auteur consiste à affirmer que la place les  Chrétiens – celle qu’ils ont délaissée ou abandonnée en politique – est parfaitement justifiée [NR- c’est quand même le Christianisme et singulièrement le Catholicisme qui a inventé et construit le France] mais qu’elle se heurte à l’obstacle d’un « régime républicain français [qui] est fondé sur le rejet des catholiques hors du champ de la vie politique en tant qu’ils sont catholiques« . Non que des catholiques n’aient pu assumer des responsabilités locales ou nationales, mais ils l’ont fait en mettant « en sourdine leur foi sur la place publique en faisant allégeance à un régime qui nie l’implication de cette foi pour la chose publique« .

Passons sur les tentatives relevées par l’auteur qui se sont toutes soldées par un échec : l’Action Française avant la guerre; le [sirupeux] MRP (ou Démocratie Chrétienne) après 1945, absorbé par l’UDF à la fin des années 60; et enfin l’Action catholique « qui a mis en avant l’action sociale et non politique, en espérant regagner la société à l’Evangile par la base, mais s’est  brisée sur la crise des années soixante » [à mon avis c’est prendre les effets pour les causes; c’est parce-que l’Action catholique a raté son coup par trop de compromissions avec « le monde » et le philosophie libérale, surtout avec Vatican II (1963/1965) que nous avons eu la crise de 68…et non l’inverse. Mais passons]

Pourtant l’auteur voit une lueur d’espoir dans les événements de 2013 qui ont provoqué des défilés de plusieurs centaines de milliers de personnes, essentiellement catholiques, [pour protester contre l’adoption de lois installant le désordre et la déviance comme fondements de nos lois sociales].

Mais le fond du problème est que « le régime nie toutes légitimité au catholicisme en tant que principe d’organisation socio-politique » sous couvert de « laïcité « .

Or la laïcité « n’est pas la neutralisation religieuse de la société » mais la claire distinction entre le spirituel et le temporel, entre le politique et le religieux, étant entendu que « distinction » n’est pas « séparation » ou « négation ».

Or, la « laïcité » entendue à la sauce socialo-libérale c’est, nous dit l’auteur, « la neutralisation complète du catholicisme comme principe d’organisation du temporel« 

Pourquoi rejeter hors la cité, une religion qui, à l’inverse de l’islam par exemple, ne veut  nullement se constituer en système politique ou social ? Car, que je sache les papes et les évêques ne sont pas des « califes » à qui les peuples doivent obéir au doigt et à l’œil, les pays chrétiens ayant rarement été gouvernés par des hommes qui remplissaient la double fonction politique et religieuse. Et, s’il est arrivé qu’un homme d’église ait accédé au pouvoir (Richelieu, Mazarin, Dubois, Fleury) il était toujours placé sous l’autorité d’un souverain « laïc » qui pouvait les  remplacer quand il le voulait. Je reviendrai sur ces différences.

Le problème, suggère Guilhem Golfin, est que « selon les fondateurs de la République, la laïcité est un principe en soi religieux, qui repose sur l’affirmation d’un progrès indéfini de l’esprit compris comme progrès de la liberté à travers l’Histoire[3]. C’est ce qui en fait un principe intangible, qui consacre l’Etat comme seule instance suprême et confère au politique tous les pouvoirs pour gérer le temporel[4]. La République est à ce titre un événement religieux autant que politique qui abolit de ce fait la distinction opérée par le Christ.

En effet, « s’il faut rendre à César ce qui est à César, et à Dieu ce qui est à Dieu, il reste bien entendu dans l’Eglise qu’après la Résurrection « tout pouvoir a été donné [au Christ] au Ciel et sur la terre » (Mt 28,18).

En d’autres termes, César ne peut, dans sa fonction suprême, se séparer du Christ….. comme tous les autres hommes car, lui aussi est une créature[5]. Ou, si on préfère, nous pourrons dire que toute autorité naturelle, légitime, (celle des parents comme celles des dirigeants) est exercée en nom et place de Dieu et sous Son regard. Elle ne peut donc déroger à Ses commandements.

Comme la « laïcité » pourrait-elle accepter une telle conception, elle qui s’est constituée d’abord contre le Christ pour mettre l’Homme à sa place ? Comment pourrait-elle accepter une telle concurrence : la religion du Christ, Dieu fait homme et régnant sur toutes les institutions humaines et la religion de l’Homme fait Dieu et décidant de manière autonome du bien et du mal, du vrai et du faux, du juste et de l’injuste, etc  ?

Impossible bien sûr. Impossible de récuser l’indépendance du politique. Impossible de le soumettre à une autre loi que la sienne : « la laïcité » élevée au statut de religion de l’Homme (révolté contre Dieu) comme nous l’avons définie plus haut.

D’où la sortie inévitable et de plus en plus consommée de « la conception chrétienne traditionnelle (c’est à dire catholique) du temporel, et donc du politique, et cette situation reste la nôtre » 

Les conditions d’une rechristianisation de la culture, des mœurs, de l’âme et des cœurs français est une tâche qui appartient à l’Eglise. Malheureusement il semble qu’elle soit fort peu en état de l’assurer actuellement tant elle a du mal à se laver de ses compromissions avec la philosophie maçonnique des « droits de l’homme » , du dialogue inter-religieux (qui n’est qu’un monologue) avec cette liberté de conscience tellement mal comprise qu’elle provoque relativisme et apostasie. Et je ne dirai rien de ses délires œcuméniques qui n’ont abouti à rien moins qu’à vider nos églises et à les remplacer par des mosquées.

Mais, je suis catholique et je sais que les miracles existent et qu’ils surviennent au moment où on s’y attend le moins et d’une façon totalement inattendue. Songez que toute la « Chrétienté » était arienne au 5ème siècle….mais pas saint Rémy, évêque rigoureusement « orthodoxe » qui a baptisé Clovis à Reims devenue une sorte de foyer spirituel qui a fini par embraser toute l’Europe.

En revanche les conditions d’un rechristianisation de nos institutions, peut s’envisager et, de même que Clovis a montré la voie au clergé de son temps égaré sur les pas d’Arius, de même une authentique rechristianisation ou Restauration chrétienne de notre vie politique, pourrait-elle conduire notre Eglise conciliaire, relativiste et quasi apostate à retrouver la voie de la santé doctrinale. Qui sait ? Je n’en discuterai pas ici.

 

Alors me direz-vous, « pourquoi comparez-vous la République à l’islam en affirmant qu’ils poursuivent le même combat »

Je pense que c’est désormais évident.

Tous deux sont des systèmes qui placent dans les mêmes mains le religieux, le politique et le social. Ce qui a pour conséquence que vouloir manifester une quelconque indépendance de pensée sur un point du système total (en fait totalitaire) – par exemple le religieux – entraîne ipso facto des conséquences insupportables sur les deux autres puisque tout est lié et interdépendant !

Sous l’Ancien Régime, il est arrivé que le Roi se soit opposé avec beaucoup de fermeté soit à certains courants religieux, soit au Pape lui même car il pensait cette opposition favorbale au Bien Commun, indispensable à la bonne marche du royaume. Quand il a eu à combattre la formidable puissance de l’empire habsbourgeois sous Charles Quint ou même plus tard, il n’a pas hésité à s’allier avec le Grand Turc, pourtant mahométan, contre des nations chrétiennes comme la France. On pensera ce qu’on voudra de ce type d’alliance mais, du fait même que le politique et le religieux n’étaient pas confondus, le Roi, tout en restant le Très Chrétien, pouvait conduire une politique qui s’émancipait de toute considération purement conventionnelle en la matière.

C’est absolument impossible en islam où le calife est chef de guerre, chef religieux et chef de la communauté. D’où le sort quelquefois effroyable des musulmans qui voudraient se convertir, sortir de la Umma (communauté des croyants) abandonner la religion de leur famille. Je n’insiste pas là-dessus, de nombreux ouvrages sont sortis pour témoigner de cette impossibilité de sortir de l’islam sans danger extrême.

De même était-il était impossible de s’émanciper du régime soviétique ou chinois ou cubain. Il n’y avait que la fuite ou la mort car il était impossible de continuer à vivre dans le Système en pensant hors du Système.
Tous, d’une manière ou d’une autre, sont ou étaient des Totalitarismes.

Des systèmes qui prétendent satisfaire le tout des aspirations de  l’âme humaine sur terre et qui considèrent donc, toute volonté d’émancipation comme pure perversion, trahison, folie.


Le Messianisme

Et c’est là que nous touchons à un autre fondement commun à la République et à l’Islam. Tous deux sont des « Messianismes » comme le « Judaïsme » auquel ils empruntent d’ailleurs beaucoup de traits constitutifs comme j’aurais l’occasion de le démontrer en d’autres occasions.

Mais qu’est-ce que le Messianisme qui, au-delà de leurs différences spécifiques,  caractérise Maçonnerie apatride, Islam et Judaïsme ?

 J’ai sélectionné pour vous un certain nombre de citations qui vont nous permettre d’avancer.

  • En matière religieuse c’est la  » Croyance, espérance et attente du peuple juif en l’avènement d’un messie promis par Dieu pour instaurer son Royaume, libérer ce peuple du péché et le combler de ses bienfaits« .

Renan nous dit : « J’ai voulu (…) développer une pensée analogue à celle du messianisme hébreu, c’est-à-dire la foi au triomphe définitif du progrès religieux et moral  » (Renan, Drames philos., Prêtre Némi, 1885, p.525).

 » Mais pour l’Errant qui a trouvé sa voie, le messianisme n’est pas un vain songe lunaire, l’attente toujours déçue d’un secours tombé du ciel. C’est un espoir prochain, immédiat, la résurrection morale et politique d’Israël… (Tharaud, An prochain, 1924, p.194)

  • En matière sociologique ou politique c’est un « Mouvement politico-religieux d’inspiration charismatique, observé dans des pays d’Afrique et d’Amérique du Sud en réaction à la domination étrangère, dans lequel on constate l’élaboration de cultes syncrétiques, des aspirations nationalistes ou l’avènement d’un chef considéré comme investi d’une mission divine » (Ds Sociol. 1970, Willems 1970, Laplantine 1974).

     » Attitude personnelle ou collective qui voue un être (ou une idée) à jouer un rôle de libérateur quasi divin pour l’humanité ou un groupe, à accomplir une mission exceptionnelle : Plus d’individu. Ne pas recréer de nouvelles idoles, maintenir (contre le messianisme) la pluralité, le collectif  (Michelet, Journal, 1851, p.162). Messianisme de l’entourage du Kaiser, qui voudrait faire de chaque Allemand un croisé dont la mission serait d’imposer l’hégémonie germanique au monde (Martin du Gard.,Thib., Épil., 1940, p.976)

  •  » Un messianisme d’origine chrétienne et bourgeoise, à la fois historique et scientifique, a influencé en lui [Karl Marx] le messianisme révolutionnaire, issu de l’idéologie allemande et des insurrections françaises »  . (Camus, Homme rév., 1951, p.234).

  • En psychiatrie c’est la « conviction délirante d’un sujet qui s’identifie à un messie et tente de faire du prosélytisme«  (Pel. Psych. 1976).

Voilà qui devrait vous permettre de mieux comprendre ce que sont, en leur fonds, les « messianismes » et en quoi ils se distinguent radicalement du catholicisme à qui ils ont déclaré une guerre mortelle (mortelle pour eux puisque le Christ a assuré Son Eglise de Son soutien jusqu’à la fin des temps).

Le messianisme est une doctrine qui, sous ses différents avatars, poursuit toujours le même objectif : le paradis sur Terre, mais un paradis conçu comme l’installation d’une idéologie toute puissante.  L’exemple le plus caricatural et inhumain dont nous ayons fait l’expérience est celui du « communisme » qui se voulait (et se veut toujours) universel alors que le « nazisme » – autre messianisme furieux et génocidaire – se voulait strictement racial.

Il s’agit toujours d’un paradis réalisé par des hommes  qui attendent quelquefois qu’un personnage « divin » vienne se mettre à leur tête. Le « Mahdi » chez les musulmans en est une incarnation. Chez les communistes ce furent successivement Marx, Lénine et Staline à qui on vouait un culte quasi religieux. Chez les juifs aussi et surtout on attend le « Messie ». « Il est venu mais ils ne l’ont pas connu » écrit saint Jean. Et il est clair que le rejet du Christ suite à Sa disqualification en tant que « Messie » et sa condamnation par le Sanhédrin à la grande satisfaction d’une large partie de la communauté d’alors, repose sur un double grief (d’ailleurs contradictoire si on y réfléchit bien) :

–        D’une part Il se déclare « fils de Dieu » et « Roi » ce qui met en danger les pouvoirs en place. Ils veulent bien un « Messie » mais faudrait pas pousser, ils n’ont pas envie de perdre leur place s’Il se met à régner sur Israël.

–        D’autre part, en tant qu’Il serait vraiment fils de Dieu et Roi d’Israël (on ne sait jamais) pourquoi ne fait-Il rien pour établir Israël dans la suprématie sur toutes les autres nations de la Terre ? Suprématie que Jéhovah lui a pourtant promise. Quel drôle de Messie est-ce là ? A la trappe !

En plus, Il enfonce le clou en affirmant que Son royaume n’est pas de ce monde – Il se cache lorsque la foule de Ses fidèles veut le porter au pouvoir et Il se laisse juger, humilier, condamner, exécuter sans élever la moindre protestation.

On attendait Superman on a affaire à un agneau !

 Et c’est là où nous touchons à la profonde complicité qui associe République, Islam, Judaïsme et Mondialisme[6] dans la vision commune d’un « salut » s’exprimant dans une réalisation terrestre.

Chacun de ces messianismes a sa doctrine et son clergé veillant farouchement à la mise en œuvre de la doctrine, par la violence s’il le faut et il le faut toujours puisque ces « messianismes » sont des contrefaçons.

 –        L’islam a le sien nous en constatons les éminentes qualités tous les jours un peu partout dans le monde dans des pays qui, même lorsqu’ils ont des gouvernements « laïcs » sont régis rigoureusement par la Shariah.

–        La ploutocratie mondialiste, qui réunit essentiellement le judaïsme laïc et la tentative anglo-saxonne de domination terrestre a la sienne : les Banques, l’ONU et tous les grands Organismes Internationaux, ONG et Europe Unie comprises.

–        L’Israël religieux attend toujours, lui aussi, un Messie qui établira sa suprématie terrestre…A tel point que certains de ces juifs religieux refusent de reconnaître l’Etat d’Israël puisqu’il n’a pas été instauré par le Messie attendu. Mais la vision de domination terrestre est toujours la même.

–        Et la République aussi a le sien :

  • son clergé c’est la Franc-Maçonnerie (qui s’inspire beaucoup du judaïsme messianique). Par essence elle est donc apatride et transreligieuse.

  • sa doctrine c’est le « laïcisme » entendu comme une guerre sans merci à un « messianisme » qui, par sa nature même invalide le sien : le Christianisme et singulièrement le Catholicisme, car le « protestantisme » sous toutes ses formes folkloriques est au Christianisme ce que le Canada Dry est au Wisky. Ce Christianisme qui nous détache de tout ce qui pourrait nous enchaîner aux passions terrestres (argent, pouvoir, orgueil, domination, accumulation de richesses, sexe….) pour nous ouvrir à nos destinées véritables : la Béatitude éternelle auprès de notre Créateur et qui ne se réalise que par la pleine adhésion, en toute liberté, à Son amour et à Sa loi. Etant entendu que la Terre n’est qu’un passage préparatoire et non la destination finale de notre itinéraire.

  • De plus, le Christianisme est un « messianisme » réalisé : le Christ est venu, Il nous a enseigné, Il a porté la Révélation à son point d’achèvement et de perfection, Il a installé Son Eglise. Il est donc évident que pour tous les autres « messianismes » qui nous promettent un paradis terrestre qui, comme l’horizon, recule au fur et à mesure que nous cheminons vers lui, il est le « messianisme » à abattre !

  •  Il va de soi que tous ces pseudo-messianismes ont leurs passerelles, leurs intérêts communs, leurs points de convergence et de divergence. Les liens entre maçonnerie, judaïsme laïc, ploutocratie financière et république par exemple ont été mis en lumière à de nombreuses reprises et je n’y insisterai pas.

Mais, je le répète, ce qui les réunit avant toute chose, c’est leur « ennemi » commun : le Christ tant Son message révèle la nature luciférienne commune de leurs entreprises. Lucifer, celui qui ne pouvant être le calife à la place du Calife, se contente de l’imiter et de tromper Son peuple.

Vous comprenez à mieux comprendre je pense combien il est impossible pour un de ces « messianismes » de tolérer une pensée qui puisse diverger de sa doctrine. Cette pensée prouverait qu’il existe d’autre voies de salut que celles qu’il impose; c’est donc qu’il ne serait pas complet, pas « total », pas « universel » ! Impossible puisque le propre du « messianisme » est de couvrir tous les aspects de la vie terrestre. L’islam, religion politique et sociale est d’évidence un excellent exemple de ce totalitarisme qui, par nature, par définition, ne souffre pas de contradiction car le « totalitarisme » ne couvrirait la « totalité » du réel.

Mais la république en est un autre.

L’idéologie qui l’inspire se veut elle aussi « totale ». Il suffit de relire les discours et déclarations du Frère Vincent Peilhon pour en être convaincu; notamment lorsqu’il affirme que la République n’a pas pu s’installer vraiment en France parce-que la religion catholique lui résistait et qu’il fallait désormais libérer les enfants de tous leurs conditionnements culturels, familiaux et religieux pour en faire de bons petits citoyens de la république maçonne au service de laquelle il a voué sa vie….tout en pratiquant et faisant pratiquer à ses propres enfants la religion juive qui, d’après lui, n’est pas contradictoire avec la religion maçonnique et laïque. Ajoutant d’ailleurs que l’islam n’était pas dangereux pour la République !

Vous comprenez maintenant pourquoi aussi la « république » peut s’opposer à la « démocratie » comme le remarquait Frédéric Rouvillois. Le citoyen républicain le droit de s’exprimer, de penser, de voter certes, il est à la source de la « volonté général » mais….car il y a un « mais »…..dans le cadre défini par les « valeurs républicaines » (entendez maçonniques) qui lui interdisent d’exprimer son patriotisme, caricaturé en « nationalisme » et plus encore en « national-*socialisme », son rejet de l’immigration de colonisation, condamné en « fascisme » ou « racisme », son rejet d’un islam envahissant en France traité « d’intolérance » ou d' »islamophobie », son respect du mariage sain et naturel (un homme, une femme) raillé (quand il n’est pas condamné) comme « attitude rétrograde, conservatrice » voire « intégriste ».

Car la république (et sa philosophie) qui vise à l’installation d’une République Universelle (revoilà le « messianisme ») émancipé de la Loi divine, des traditions nationales, des cultures historiques, et érigeant le culte d’un Homme se donnant à lui même sa propre loi (sous le contrôle des Obédiences et des Loges) ne peut que soutenir, encourager, imposer quand elle le peut, toutes les formes de transgression qui effaceront de la surface de la Terre la présence du Christ Sauveur et assureront le règne du « prince de ce monde » qui inspire toutes ces  pitoyables – et souvent criminelles – turpitudes sans que la plupart d’entre nous en ait conscience.

 Si bien qu’on peut conclure que la République et l’Islam qui ont le même ennemi, le Christianisme, sont des alliés objectifs comme les compères qui s’entendent pour assassiner le riche voyageur. Mais vient toujours l’heure du partage et là il n’y a plus d’entente possible…

D’autant que le riche voyageur n’a pas l’intention de se laisser égorger sans se défendre….

LSM

PS : Pressé par le temps je n’ai pas pu relire cet article. Je demande donc l’indulgence du lecteur. Je le relirai et le corrigerai à mon retour la semaine prochaine. Promis.

 

 


[1] Edition du Cerf, 240 pages, 14 €.

 

[2] L’Homme Nouveau – N° 1602 du 21 novembre 2015

[3] En d’autres termes devient Dieu par le seul effet de sa raison appliquée à la connaissance des choses à l’infini. C’est exactement le programme luciférien :  » Vous serez comme des dieux ».

[4] Vous me demanderez sans doute : si l’Etat et le politique ont tous pouvoirs pour gérer le temporel, où puisent-ils les principes « religieux » de cette laïcité érigée en « religion » ? Bonne question. Réponse : auprès des grands Ordres maçonniques et singulièrement, chez nous, au Grand Orient de France qui a inspiré les lois les plus transgressives de l’ère contemporaine, et la Grande Loge de France qui sur l’échelle de Richter de la « déconstruction » chrétienne de notre société doit se situer aux alentours de 6 ou 7 alors que le Grand Orient a atteint les 9 depuis longtemps.  Pour ne rien dire du « Droit Humain » tout aussi virulent mais de moindre importance.

[5] Clémenceau, un des pires hommes politiques que  nous ayons eu à subir nonobstant son rôle galvaniseur en 1917 (et encore il y aurait beaucoup à dire sur son refus d’accepter une paix séparée avec l’Autriche-Hongrie du fait qu’il haïssait  l’Autriche-Hongrie catholique et qu’il voulait la détruire…quitte à sacrifier quelques dizaines ou centaines de milliers de Français de plus en refusant de raccourcir la guerre de plusieurs mois,) le Vénérable Frère Clémenceau donc, disait, lui, dans cette logique inversée qui est proprement celle de Lucifer : « Rendez à César ce qui est à César et à Dieu ce qui est à Dieu….mais tout est à César ».

Cela se passe de commentaires non ?

[6] Celui-ci puisant ses racines dans toutes les formes de messianisme et appliquant ses outils de domination à travers une oligarchie ou une synarchie  économique – et financière surtout – totalement apatride.

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