LouisNous avons fêté, le  25 de ce mois d’Août, la saint LOUIS.

Cette date a été choisie par l’Eglise – quand elle était fidèle à elle-même – en commémoration de la mort de ce pieux, simple et courageux monarque qui est devenu le modèle – « souvent imité, rarement égalé », comme dirait la pub – de tous les souverains européens, survenue devant Tunis, couché sur un lit de cendres le 25 août 1270.

C’est une date qui pourrait, si les Français avaient un peu de mémoire et de reconnaissance, se conjuguer à celle du 15 Août[1] – date de l’Assomption de la Vierge à laquelle Louis XIII avait consacré la France en 1638 pour fixer notre fête nationale en lieu et place du 14 juillet qui ne fut que le prélude du génocide franco-français perpétré pendant les années de plomb de la révolution dite française.

Je ne reviendrai pas sur les mérites de saint Louis, de nombreux ouvrages lui ont été consacrés – entre autre celui, tout récent, de Philippe de Villiers – et son prestige est tel, que même les plus abjects spécialistes de la déconstruction spirituelle à l’œuvre dans nos médias, notre enseignement ou nos institutions dites culturelles, n’osent s’y attaquer.

  • Mais ce qui nous intéresse aujourd’hui c’est la fête d’un autre Louis.

Un Louis bien vivant et bien solide celui-là.

Un Louis qui non seulement porte ce prénom illustre (non, il ne s’agit pas de moi) mais pousse l’impertinence jusqu’à être né le même jour que son illustre prédécesseur – 25 Avril 1214/25Avril 1974 – et, pour comble, à se trouver être son successeur direct.

Vous savez qu’en France le roi ne meurt jamais (forcément puisque le roi n’est que le sergent de Dieu, lieutenant du Christ véritable souverain du royaume, et que, par définition, le Christ est le « Vivant » par essence). Je ne vais pas vous assommer avec un cours sur le droit royal français et ce qui fonde la légitimité de nos souverains, sinon en vous rappelant que la monarchie française n’est pas « héréditaire » comme on le croit trop souvent (le roi ne peut disposer de sa fonction sacrée con on dispose d’un héritage) mais « successive » (il est roi parce-qu’il s’inscrit légitimement dans l’ordre dynastique au cours des siècles par ordre de primogéniture mâle ; un ordre naturel qu’il ne peut ni ignorer ni modifier).

Loi fondamentale du royaume qui a assuré son unité pendant plus de treize siècles, en a fait le royaume le plus solide et le plus illustre d’Europe en lui évitant toutes sortes de convulsions dynastiques – comme en Angleterre, en Espagne ou en Russie par exemple, où l’on trouve toujours un « prétendant » décidé à devenir calife à la place du calife et prêt à provoquer guerres civiles fratricides pour arriver à ses fins.

Rien de tel en France, si on excepte les Orléans, dont le nom est souvent associé aux moments les plus sombres de notre Histoire et qui ont pris le train de la révolution en marche pour arriver à leurs fins en 1830. Pour une très courte période Dieu merci. Mais c’est une autre question qui pourra être débattue en d’autres temps.

Louis, duc d’Anjou, aîné des Capétiens, chef de la Maison de Bourbon et de la Maison de France, seul autorisé à porter les armes pleines de France (droit confirmé par les autorités judiciaires de notre pays en 1989 et 1990 !) est donc notre Roi légitime. Un Roi de droit, certes et non de fait, mais laissons faire la Providence qui, seule, décidera, quelle elle le jugera utile de « remettre sur le trône le Roi de France » (Joseph de Maistre, je cite de mémoire).

Je ne vous fournirai pas sa biographie, elle figure, très détaillées sur Wilkipédia et je vous conseille de vous y reporter :

 https://fr.wikipedia.org/wiki/Louis_de_Bourbon_%281974%29).

Vous pouvez aussi consulter des sites légitimistes comme l’excellent site d’information « Vexilla Galliae » dont vous trouverez le lien en page d’accueil de ce même site.

Ce qui m’intéresse aujourd’hui, c’est seulement de tenter une approche du thème natal de Louis pour le découvrir avec un autre regard que celui du politique, du juriste ou de l’historien.

LOUIS XXLouis est né le 25.04.1974 aux alentours de 11.30 (je n’ai pu obtenir une heure plus précise) à Madrid.

Le thème se présente sous une combinaison TAUREAU/CANCER.

Et cela nous renvoie doublement à saint Louis qui avait, lui aussi, un ASC CANCER.

  • ASC CANCER.

On connaît le respect et la confiance que saint Louis portait à sa mère à qui il confiait les rênes du royaume en son absence ; l’attachement respectueux et profond pour son père Louis VIII « le Lion » et pour son grand-père, Philippe-Auguste qui sauva l’avenir du royaume et assura la pérennité des destinées françaises à la bataille de Bouvines où, aidé par les communes du Nord, il défit les armées anglaises en cette même année 1214 qui voit la naissance de son exceptionnel petit-fils. On connaît aussi  l’amour qu’il portait à sa femme, qu’il ne trahit jamais et à laquelle il fera onze enfants d’où surgiront toutes les différentes branches dynastes à des titres divers. Dont celle issue de son dixième et avant-dernier enfant, le duc de Clermont devenu héritier des BOURBON par son mariage ; branche qui accéda au trône, plus de trois siècles plus tard avec l’avènement de Henri IV fils …et constitue un espoir politique pour les légitimistes contemporains.

Quant à son rapport avec la royauté, il la concevait totalement comme celle d’un père de famille dont l’autorité consiste à protéger les siens et à administrer sagement le Bien Commun.

TAUREAU et CANCER sont des signes d’essence lunaire et vénusienne : il est normal que la Vie sous ses multiples manifestations y soit magnifiée.

Les valeurs matricielles-maternelles du CANCER (la matrice, la graine, la gestation, l’héritage biologique, etc…) associées aux valeurs familiales élargies (la France et la Chrétienté considérées comme une seule et même grande famille aux origines communes : le pacte de Reims et le choix électif de la famille qui allait gouverner le royaume dévolu au Christ) s’appuyant sur le projet typiquement TAUREAU.

  • Le TAUREAU

Consiste à maintenir, conserver ce que la vie a édifié et que nous héritons des générations précédentes ; et, sur ces bases solides, à bâtir (saint Louis fut un grand bâtisseur : abbayes, cathédrales, hospices, Sorbonne, Sainte Chapelle, fortifications…) à faire fructifier, à favoriser ces forces de vie, à les épanouir, à préparer des récoltes futures. C’est le sens même de cette poussée qui travaille et anime la nature en ce mois où les valeurs génésiques (d’aucuns diraient dionysiaques) animales et végétales orientent vers les joies simples, saines et naturelles où s’épanouit notre incarnation : joies du corps qui dans la satisfaction de ses besoins naturels au niveau le plus élémentaire (manger, boire, dormir, procréer) ; joies de la création (artistique entre autres, le signe étant « vénusien») au plus haut degré de cette faculté que Dieu nous a accordée de participer à Sa création, de devenir des Co-Créateurs encouragés à développer les « talents » qui nous ont été accordés au lieu de les enfouir « dans la terre ».

Quand on étudie le règne de saint Louis, on ne peut qu’être stupéfait devant l’effort de construction et d’organisation entrepris et mené à bien en tous domaines (politiques, juridiques, économiques, militaires, fiscaux) malgré les absences qui lui étaient imposées par sa participation à deux Croisades.

Et, quand on considère l’aspect dynastique, on se prend à s’émerveiller que cet homme ait pu engendrer toute la série de nos rois jusqu’à nos jours,  avec les Capétiens directs jusqu’au quatorzième siècle, l’arrivée des Valois en 1328, celle des Bourbons en 1589…et celle des Bourbons dits d’Espagne de nos jours avec Louis XX. Tous « fils de saint Louis » ainsi que l’abbé Edgeworth de Firmont interpella Louis XVI au pied de l’échafaud ; « Fils de saint Louis, montez au ciel ! ».

Comme quoi il n’y a rien de tel que les « TAUREAUX » pour construire dans la durée.

Nul doute, que hérédité biologique, hérédité historique, hérédité culturelle et hérédité astrale aidant, le duc d’Anjou n’ait hérité au moins quelques unes de ces dispositions fort positives pour qui est appelé à régner.

Voilà, en quelque sorte, pour la toile de fond.

Je vais essayer de synthétiser maintenant l’économie du thème en m’intéressant aux trois grandes configurations qui le structurent. J’essaierai, comme toujours, d’éviter un langage trop technique mais je ne le pourrai pas totalement, si je veux pouvoir fonder mon propos et éviter l’accusation d’arbitraire. On m’en excusera si on se souvient que ce site est, avant toute chose, un site de réflexion et de démonstration anthropocosmologique.

 

  • La première configuration

–        met en conflit une conjonction MARS/SATURNE en CANCER et en Maison XII (celle des épreuves et limitations de toutes sortes) à PLUTON en Maison IV (les origines, la famille,)

–        établit une harmonie entre cette même conjonction MARS/SATURNE à URANUS en Maison IV toujours, en fait, presque en Maison V.

–        établit une harmonie entre MARS et JUPITER situé en Maison IX (la foi, les positions philosophiques et morales, le rapport à la politique étrangère pour un homme d’Etat, les idéaux, les grandes orientations de l’existence) et POISSONS (signe mystique, religieux marqué par la foi, la charité, la compassion, les grandes causes sociales…quand il est bien vécu bien entendu)

  • La deuxième configuration

–        Etablit une conjonction assez large entre le SOLEIL en TAUREAU et MERCURE en Bélier

–        En opposition à URANUS en Balance

–        Etablit une harmonie entre le SOLEIL et MARS.

–        Présente un dissonance mineure entre le SOLEIL et VENUS.

 

  • La troisième et dernière configuration

–        Forme ce que le langage astrologique appelle une « flèche ». En fait, un triangle rectangle dont la base est constituée par une opposition LUNE/NEPTUNE dans l’axe Gémeaux/Sagittaire, et le sommet par JUPITER en POISSONS, qui se trouve donc jouer le rôle de « courroie de transmission » entre 1ère et 3ème configuration.

Observons que c’est ce même JUPITER associé à VENUS conjointe au MC (point majeur relatif à la destinée et à la carrière d’un sujet) qui constitue ce que « l’astrologie globale » conceptualisée par Claire Santagostini, conceeption à laquelle j’attache beaucoup d’intérêt, appelle « l’Echappatoire du thème ».

Analysons schématiquement ces trois configurations (dont nous pourrions d’ailleurs inter changer l’ordre d’importance suivant le point de vue adopté, à condition, bien sûr, de ne pas nuire à la compréhension de l’ensemble)

 

  • MARS/SATURNE carré PLUTON

On ne peut concevoir configuration plus nocive et destructrice que celle-ci.

Située comme elle l’est, elle ne définit pas une dimension de la personnalité du sujet, mais, beaucoup plus réellement ce qui marque profondément l’expérience et  le discours familial (PLUTON en Maison IV : les origines) conditionnant les épreuves qu’il aura à affronter (carré à SATURNE/MARS en Maison XII : les grandes épreuves mais aussi, en astropsychogénéalogie : le poids des attentes familiales).

On a souvent associé PLUTON au « pouvoir »….sans trop préciser en quoi ce symbole pouvait être ainsi qualifié.

Cela vient simplement d’une réflexion non menée à son terme.

PLUTON n’est pas le pouvoir politique, manifeste, déclaré qui serait de l’ordre du SOLEIL et de JUPITER/SATURNE, c’est à dire de l’ordre de la représentation. Mais c’est l’emblème du pouvoir réel, premier, fondamental, viscéral, souvent occulte. La sexualité qui nous donne la possibilité de mettre au monde des êtres vivants fait partie du domaine de PLUTON. Celle qui fait germer la vie en des lieux parfaitement inhospitaliers de la planète, est aussi une manifestation « PLUTONienne ». Donc PLUTON représente une force naturelle, tellurique, invincible. Parallèlement PLUTON régit aussi les forces de mort, l’instinct de mort, ce qui conduit toutes les manifestations naturelles à la dégradation, à la corruption et la destruction….pour donner naissance à un nouveau cycle. Il représente donc une force à laquelle nous ne pouvons que nous soumettre puisque c’est d’elle que nous tirons notre propre existence physique et biologique.

Elle devient véritablement force de pouvoir  négatif, quand certains s’emparent des moyens d’intervenir, plus ou moins sournoisement, sur tout ce qui conditionne la vie des autres : les manipulations génétiques en matière scientifiques, les spéculations financières et la captation des ressources naturelles sur le plan économique, la propagande, le mensonge, la manipulation ou le conditionnement des esprits sur le plan politique, la subversion,  la fomentation de troubles sociaux, la mise en œuvre de complots, l’espionnage politique et industriel sur le plan diplomatique ou géostratégique,  bref tout ce qui altère la vie naturelle des hommes, des peuples et des nations, ressortit du symbolisme PLUTONien. Bien sûr, l’avortement qui nous interdit de naître (qui devrait être le premier des « droits de l’homme ») et l’euthanasie (la condamnation à mourir) imposés et légalisés, la GPA et la MPA qui souillent (ou qui ne tarderont pas à souiller) notre législation en autorisant à « fabriquer » des enfants orphelins pour satisfaire à nos délires transgressifs de déjantés friqués,  ressortissent de cette symbolique liée à la vie et à la mort et à leurs instrumentalisation à des fins moins que ignobles.

Sinon la consolation du moins l’espoir de voir les forces de vie reprendre le dessus, résident justement dans le fait que ces lois naturelles (incarnées par PLUTON) sont indestructibles….sauf à détruire la Terre elle-même bien sûr, ce qui pourrait arriver. Donc nous sommes assurés qu’elles reprendront toujours le dessus. Et c’est cette inéluctabilité qui donne à PLUTON ce caractère « fatal » qui lui prêtent certains en mettant de l’occulte et du l’ésotérique, là où il n’y a que du logique et du réel.

 

  • Donc Louis naît avec PLUTON en IV.

Si on interroge le passé, on s’aperçoit que jamais cette branche dite espagnole[2] des Bourbons n’aurait été appelée à régner sans :

–        L’invraisemblable succession de malheurs qui a entraîné les fils et petits-fils de Louis XIV dans une mort prématurée (Louis XV n’était que l’arrière petit-fils de Louis XIV, le seul qui lui restât)

–        Celle qui a frappé la descendance de Louis XV (puisque Louis XVI était le petit-fils et non le fils de Louis XV, son père, le Grand Dauphin, étant mort avant Louis XV)

–        Celle qui a frappé Louis XVI lui même (mort du Dauphin en mai 1789 puis élimination sournoise et monstrueuse de son second fils dans la prison du Temple)

–        Celle qui a frappé de stérilité de Louis XVIII.

–        Celle qui a frappé la descendance et de Charles X dont le fils (le duc de Berry) est assassiné en 1820……en laissant sa femme enceinte du Comte de Chambord (né duc de Bordeaux) et surnommé « enfant du miracle »

–        Mais miracle quasi stérile puisque ce même Comte de Chambord, espoir des légitimistes, qui aurait dû régner sous le nom d’Henri V après l’empire….est mort sans laisser de successeur.

D’où les droits des Bourbons régnant en Espagne, arrière-petits-fils de Louis XIV alors que les Orléans – en oubliant leurs multiples forfaitures – n’en étaient que les arrières-petits-neveux.

 

Mais là ne s’arrêtent pas là les effets « plutoniens» dans l’héritage familial dont le thème de Louis rend compte.

Louis est le successeur direct d’Alphonse XIII d’Espagne (Alphonse 1er de France) aîné des Capétiens, chef de la Maison de Bourbon et donc de la Maison de France, chassé du pouvoir par une manipulation éhontée des élections de 1931.

Il est aussi, par sa mère, le petit-fils du général Franco et porte dans son héritage familial le poids d’une guerre civile atroce qui faillit livrer l’Espagne au sort des « pays de l’Est » et, avec l’Espagne, peut-être l’occident tout entier.

Plus près de nous, Louis a suivi l’exemple de Louis XVI qui n’était que le second dans l’ordre de succession et qui n’est devenu roi (à son grand regret semble-t-il) que par le décès prématuré de son frère aîné, Louis-Joseph Xavier qui était la coqueluche de ses parents !

Louis, lui, a dû affronter et assimiler successivement la mort brutale de son frère aîné (1984), François, alors qu’il n’avait que dix ans et, plus terrible encore dans la mesure où on peut mesurer la malheur et le chagrin, celle de son père en 1989, décapité par un câble qui « traînait » sur une piste de ski qu’il était en train de reconnaître en prévision des jeux olympiques d’hiver je crois. Il n’avait que quinze ans !

Commence-t-on à comprendre combien un thème natal peut nous dire de choses sur les structures mêmes de notre personnalité et de notre destinée dans une admirable économie de moyens ?

La mort, la destruction, la violence, la trahison fort probablement, mais aussi la juste perception des rapports de force et des règles de la survie constituent-ils donc le langage originel dans lequel Louis a dû se construire.

 

  • Et, ce que PLUTON annonce depuis la Maison IV se confirme dans la conjonction MARS/SATURNE du CANCER en Maison XII.

 J’ai déjà eu l’occasion de m’exprimer en d’autres circonstances sur la nocivité particulière de cette association dont l’un des deux pôles exprime agressivité, énergie, combativité, décharge instinctive et l’autre maîtrise, contrôle voir doute, sentiment d’échec, démobilisation.

Sur le plan événementiel une telle configuration illustre les obstacles et les drames auxquels Louis a dû faire face à un âge encore tendre (le CANCER) avec les morts violentes de son frère puis de son père. Avec eux disparaissaient les deux tuteurs naturels (SATURNE) sur lesquelles il aurait pu et aurait dû s’appuyer pour grandir et se construire. Il ne peut donc en résulter qu’une sorte de profonde insécurité qui vient colorer la perception que Louis peut avoir de l’existence ; une sécurité pouvant déboucher sur une vigilance, voire une méfiance de tous les instants. Celles-ci ne s’expliquant d’ailleurs pas seulement par les drames auxquels j’ai fait allusion mais aussi par le rôle que la destinée a dévolu à Louis : il est, depuis la mort de son frère et celle de son père, en tant que chef de la Maison de France et souverain potentiel de notre pays, un homme politique dont la providence peut décider un jour qu’il devienne le personnage-clé de notre Histoire et de notre renaissance nationale. Par conséquent un personnage qui ne doit pas s’attendre à ce que les forces visibles ou occultes que cette restauration dérangerait dans leurs projets, lui fasse de cadeaux. Mais qui, d’autre part, doit éprouver, comme n’importe quel homme de bon sens l’éprouverait à sa place, le poids des responsabilités incommensurables qui pèsent sur ses épaules

La conjonction MARS SATURNE, comme le font n’importe quelles configurations dans un thème natal, évoque tout à la fois la difficulté à laquelle le sujet est affronté et les moyens qui lui sont donnés pour la résoudre.

Si elle peut affecter la personne qui la porte de façon destructrice sur le plan de la destinée comme nous l’avons vu plus haut, si elle peut un – à cause des tendances contradictoires qu’elle associe pour le meilleur et pour le pire – sur le plan plus personnel, lui donner « mauvais caractère » ou bien encore déterminé chez lui un conflit aigu entre l’impulsion et l’inhibition, une tendance maniaque et une tendance mélancolique ou entre eux un désir est un renoncement, une force et une faiblesse ; bref si cette conjonction peut, en termes freudiens, le « castrer » ; elle peut aussi chez les sujets supérieurs, les doter d’une énergie indestructible associée à la prudence, à la réflexion ; lui donner le sang-froid nécessaire pour faire face à des situations difficiles, affronter les aspects dramatiques de la vie, prendre de lourdes responsabilités, être présent (c’est-à-dire ne pas fuir) devant l’épreuve.

On me répondra : « Ce que vous nous révélez est assez inquiétant. Si on vous suit bien il peut résulter de cette première grande configuration que vous venez d’analyser, le meilleur et le pire. Vécue sous ses aspects les plus négatifs cette configuration peut faire de Louis aussi bien une sorte de victime expiatoire nourrissant un tel sentiment de culpabilité de devoir sa place de Chef de Maison à la mort prématurée et violente de son père et de son frère, qu’il agira dans la vie tantôt en pur masochiste sélectionnant les comportements d’échec pour « se punir » d’être « le survivant » (notion très importante en PsychoGénéalogie sur laquelle je ne m’étendrai pas ici et qu’on pourrait peut-être utiliser pour comprendre certains comportement de Louis XVI) et, à d’autres moments, agir de manière désordonnée, violente agressive en adoptant un comportement qui pourrait traduire la haine inconsciente ressentie du fait des blessures que la vie lui a infligées ; blessures qui ne sont elles-mêmes que l’écho des deuils, des offenses et des malheurs qui ont frappé la famille de Louis depuis le XVIIIe siècle et qui n’ont pas été verbalisées, symbolisées, dépassées comme il le faudrait ».

Une telle objection montrerait d’une part qu’on a bien compris ce que j’essaye d’expliquer et surtout qu’on a bien placé l’enjeu au niveau où il doit se trouver : Louis est un personnage historique, le successeur d’une lignée dont la légitimité politique à gouverner la France, repose sur un principe spirituel, religieux qui fait que sa personnalité individuelle doit disparaître derrière le personnage méta-historique.

Ceci dit, le thème est là pour répondre à nos légitimes inquiétudes.

Si nous craignons sentiment d’échec, inhibition, fuite devant l’obstacle, dérobade devant les responsabilités nous pouvons nous rassurer : la conjonction MARS SATURNE forme un trigone avec URANUS maître de la Maison neuf (la morale, les principes, les motivations supérieures) cette configuration évoque à la fois les promesses d’un dynamisme organisé, rationaliser, une activité apte à donner le coup de boutoir nécessaire, à renverser les obstacles, à briser les résistances dans une sorte de sursaut de la volonté. On trouve un trigone MARS URANUS chez Napoléon Ier. Ici URANUS et en signe d’Air, en PLUTON plus précisément. C’est dire que cette énergie ou cette volonté inflexible de faire face s’exercera particulièrement dans le domaine des idées, des principes, de la politique.

Quant au trigone SATURNE URANUS il favorise la construction de la personnalité sur des principes qui sont propres au sujet. Il semble qu’il ait pu compenser l’absence de père au moment où il en avait le plus besoin, à l’adolescence, en se forgeant des principes d’action, une ligne de conduite, à partir de ses propres blessures et de la destinée de sa famille (MARS SATURNE sont en Maison 12, les grandes épreuves – URANUS et en Maison quatre, les origines – il est le maître de la Maison huit les pertes et les deuils). De plus, étant donné le rôle qu’il sera peut-être un jour appelé à jouer, Louis n’a certainement pas manqué de soutiens et de formateurs de qualité qui l’ont aidé à se forger une personnalité et à se tracer une ligne de conduite.

L’autre aspect négatif envisagé par l’objection évoquée ci-dessus, en résumé, serait celle d’un homme aigri par les épreuves et manifestant des tendances destructrices et/ou autodestructrices.

Là encore le thème répond grâce à la troisième grande configuration :

MARS/SATURNE se place au trigone d’une magnifique conjonction VENUS JUPITER en POISSONS. Cette conjonction étant elle-même, par JUPITER surtout, au double carré d’une opposition plus NEPTUNE.

En même cet ensemble de quatre Symboles apporte à ce thème – dont nous avons surtout, jusqu’à présent, observé les aspérités et les rigueurs – une note de décontraction, d’humanité, de détente et même de joie de vivre fort bienvenue.

Plus précisément, l’orientation positive du couple MARS/SATURNE vers JUPITER, indique tout naturellement que les dispositions comportementales, caractérologiques que j’ai longuement associé à ces symboles, doivent servir à la dimension jupitérienne du thème.

Or JUPITER est chez lui dans le signe des POISSONS où il peut faire rayonner sa dimension généreuse, sa fécondité, son humanité dans de nombreuses directions : religieuses, sociales, politiques.

Il est aussi chez lui dans la maison neuf : celle de nos aspirations supérieures, notamment morales et religieuses. Ici le sentiment religieux ne peut s’exprimer que de manière indulgente, tolérante, respectueuse de l’orthodoxie. Il tend à s’épanouir dans le cérémonial, le décorum mais il peut aussi se tourner vers l’organisation de la foi, vers le domaine temporel et bien entendu la politique entendue dans son sens le plus généreux. On prête à un JUPITER en POISSONS et en maison neuf de hautes qualités morales et humaines. Il inspire généralement des carrières bien sûres dans la religion, mais aussi dans la magistrature, l’administration et c’est un excellent facteur concernant la diplomatie et la politique étrangère pour un souverain aux chefs d’État.

Cette dimension associée à la fermeté et à la détermination mars/Saturne représente un très bel indice d’une prédestination à régner. Pourra-t-elle s’actualiser ? L’avenir nous le dira…

Nous avons vu que JUPITER n’est pas seul dans le signe des POISSONS et dans la maison neuf, il est accompagné par VENUS. VENUS qui, d’ailleurs, « culmine » dans le thème ce qui veut dire qu’elle représente le facteur clé concernant la carrière et la destinée du sujet. VENUS des POISSONS exprime l’importance de la sensibilité, souvent des tendances romanesques ou mystiques, une recherche incessante de communion : avec les femmes ? Avec Dieu ? Avec une communauté, un peuple, une nation ? Il y a dans cette position quelque chose de salvateur et de rédempteur, un besoin de se donner, voire de se sacrifier… Qui ne peut pas ne pas évoquer la présence du sang de Saint Louis dans les veines de Louis (pour ne rien dire de son arrière-cousin Louis XVI).

Présente en maison neuf il me semble que VENUS associe les dispositions que je viens d’évoquer avec la notion de voyages et d’étranger. Cela pourrait indiquer que ce n’est pas dans son pays d’origine (Louis est né en Espagne) que le sujet suscitera les plus hautes marques d’affection, réunira des plus grandes marques de sympathie, par son action, puisque « amour et carrière » semble indissolublement liés dans ce thème.

Cette combinaison VENUS JUPITER en un tel lieu du thème, en exaltant les polarités affectives, le potentiel généreux, les qualités de cœur et de bienveillance associées au respect des normes sociales, morales, religieuses, souligne encore le degré de popularité, de véritable communion qui pourrait s’instaurer entre un tel personnage et la communauté dont il aurait la responsabilité. Pour moi il s’agit typiquement d’une représentation paradigmatique du souverain chrétien.…

 

  • À condition d’en éviter les dérives possibles sur lesquelles l’opposition Lune/Neptune au double carré de ladite conjonction VENUS JUPITER, nous met en garde.

La libéralité, la bienveillance, l’affectivité, la sentimentalité, la sensualité, le goût du plaisir et de la bonne vie qui ressortissent des rapports VENUS/JUPITER, doivent être contrôlés.

L’opposition Lune Neptune pourrait en effet obérer cette dimension affective et morale d’un élément de confusion, de désordre, ou bien encore de laisser-aller, de relâchement. Les dissonances lune Neptune affectant souvent l’homme d’instabilité émotionnelle aboutissant à une forme d’inconstance, à une tendance au papillonnage, au flux et reflux de sentiments contradictoires, une sorte d’éternelle adolescence affective liée à une difficulté à réaliser l’unité intérieure. Les carrés JUPITER/Neptune allant dans le même sens de désordre, d’irrationalité, de fantasme, de manque d’objectivité dans l’appréciation de la réalité. Dans les cas les plus graves les dissonances JUPITER/NEPTUNE mettent en garde contre les risques de scandales ou d’irrégularités dans lesquels le sujet pourrait être impliqué à son corps défendant.

Je pense que c’est une disposition semblable qui a assombri les dernières années du règne de Juan Carlos et entraîné une de ses filles dans des scandales fiscaux et financiers dont la monarchie espagnole aurait pu se dispenser.

Alors que bien contrôlé cet ensemble symbolique, en renforçant les qualités de réceptivité de sensibilité mais aussi d’humanité et de générosité d’une part, celles de maturité affective, de générosité et de bonté et en multipliant les facteurs de réussites de l’autre (notamment par le mariage).

Comme toujours les dispositions que nous héritons à notre naissance et que nous observons dans notre thème ne sont ni bonnes ni mauvaises en elles-mêmes ; elles sont l’expression intrinsèque détention par lesquels la vie se manifeste à l’échelle humaine. C’est le degré de conscience des difficultés d’intégration qu’elle posent, le degré de volonté que nous mettons à les résoudre et à les manifester en accord avec l’orientation morale que nous avons choisie d’adopter, qui les rend positives ou négatives.

En résumé il ne tient qu’à Louis de vivre ces dissonances lune/Neptune/VENUS/JUPITER sous l’angle de la jouissance, de la sensorialité, de l’exaltation hédoniste des plaisirs de la vie qui sont une des dimensions possibles de la combinaison taureau CANCER ; ou, au contraire, sous l’angle des dispositions les plus généreuses que j’ai tentées de décrire.

  • Il est bon aussi de remarquer combien dans un thème – c’est-à-dire en nous, en chacun de nous – les tendances contradictoires s’équilibrent pour assurer notre harmonie intérieure et extérieure.

Ici les rapports mars/Saturne/PLUTON/URANUS tendent vers une sécheresse d’esprit et de caractère et pourrait faire juger une sorte de tyran inflexible.

Alors que les rapports VENUS/JUPITER/lune/Neptune vont dans le sens exactement contraire : détente bienveillance ouverture, affectivité, sensualité, plaisir…

On ne peut rêver exemple plus évocateur de la façon dont les forces de vie tendent toujours à l’équilibre.

Et c’est là que réside notre liberté : céder aux manifestations naturelles et contradictoires de notre nature ou accepter de les faire concourir à la plus haute dimension d’expression de nous-mêmes.

 

  • Ceci nous amène à la dernière configuration que nous n’avons pas encore étudiée et qui, peut-être, nous indiquera une orientation possible dans la résolution des problématiques que posent ce thème.

Il s’agit de l’opposition que forment la conjonction Soleil/taureau – Mercure/bélier à URANUS/balance.

Il s’agit d’un trio de valeurs « sèches » : le « sec » dans la symbolique anthropocosmologique évoque « la rétractation plus ou moins grande par rapport à l’ambiance ; la précision qui exclut ce que le sentiment, l’instinct, peuvent avoir bien déterminé, d’indéfinissable : intransigeance, caractère entier, tension, acuité, netteté » (Claire Santagostini – Astrologie du débutant).

Nous sommes la face a une configuration qui appartienne à une personnalité qui tend à s’affirmer et à affirmer son individualité, son originalité, sa discipline intérieure. L’aspect soleil URANUS allant dans le sens de la personnalisation, de l’indépendance, de l’affirmation personnelle, de l’ambition, voire de la volonté de puissance qu’il faudra contrôler pour en éviter les manifestations excessives. Le Soleil en taureau apportant la stabilité, la fermeté, la continuité, la PLUTONhumanisant et assouplissant l’exigence uranienne d’accomplissement personnel. Quant à Mercure dans le bélier il peut donner à Louis I intérêt pour tout ce qui est en germe et promet pour l’avenir, pour les vérités nouvelles (comme des cartes. Einstein). C’est souvent un esprit inventif, improvisateur, innovateur, combatif aux partisans.

Excellente combinaison générale pour défendre une conviction, un droit, un principe, une identité en les envisageant sous un jour nouveau. Le risque étant (puisqu’il s’agit d’une opposition) de se montrer un peu trop systématique intransigeant.

Aspects de fermetés qui s’appuie, ne l’oublions pas, sur la détermination et la capacité à faire face aux obstacles les plus rudes évoquées par la conjonction Mars Saturne. Conjonction qui dans le cadre du thème (mais je ne veux pas rentrer dans les détails pour ne pas alourdir encore cette démonstration) évoque aussi bien les adversaires déclarés et affirmés, que les oppositions sournoises et secrètes, souvent nourries dans le milieu habituel du sujet est d’autant plus dangereuses, voire mortelles.

Nous savons aussi que cette grande configuration est reliée harmonieusement aux dispositions libérales et généreuses par les harmonies qu’elles forment à JUPITER (VENUS) en POISSONS, etc…

Tout concourt donc dans ce thème, pour peu que Louis ait pris conscience de son organisation intérieure et de ses enjeux, à le doter des qualités non plus contradictoires mais complémentaires d’autorité et de bienveillance, de fermeté et de souplesse, d’intransigeance et d’ouverture, de confiance en soi, en son principe, en son rôle rapportée à la pleine conscience des responsabilités qu’il aurait à assumer en faveur du Bien Commun et dont il aurait à répondre devant l’Histoire, pour faire de lui le restaurateur des institutions dont la France a le plus urgent besoin si elle ne veut pas disparaître.

Le reste est affaire de la Providence.

LSM

 


[1] Date officielle de l’Assomption de la Vierge à laquelle Louis XIII avait consacré la France par Lettres Patentes en 1638 et qui se trouve donc être celle de notre fête nationale véritable.

[2] Le principe des nationalités n’existe pas en matière monarchique. Les souverains français sont légitimes dans la mesure où ils sont « du sang de Clovis et de saint Louis » d’où l’expression « princes du sang » et non « princes de sang » comme les désignent quelquefois les ignares qui peuplent nos médias.. nous avons donc affaire à un droit du sang en matière dynastique et non au droit plus ou moins révolutionnaire du « droit du sol » qui est en train d’organiser le « grand remplacement »  dans notre pays.

6 réponses à to “LOUIS XX Espoir et Salut de la France ?”

  • Michel:

    Bonjour Monsieur Saint Martin,

    J’extrais de votre texte le membre de phrase suivant :

    « … une guerre civile atroce qui faillit livrer l’Espagne au sort des « pays de l’Est »
    et, avec l’Espagne, peut-être l’occident tout entier ».

    Auriez-vous pu écrire que cette guerre civile atroce a livré l’Espagne à une dictature
    qui a duré presque quarante ans avec le soutien indéfectible de l’église catholique ?

    Cordialement.

    • Vous confondez les causes et les conséquences. Sans la trahison des milieux révolutionnaires et francs-maçons qui amenèrent la chute de la monarchie espagnole en trafiquant les résultants électoraux poussant Alphonse XIII d’Espagne (Alphonse 1er de France) à abdiquer; sans les surenchères des enragés de toutes obédiences (sauf des obédiences civilisées) qui entraînèrent le pays tout entier, paralysé par des grèves imbéciles, au bord de la guerre civile où l’on vit refleurir les atrocités de la « révolution française », sans cet état de fait dans lequel il n’était pour rien, il n’y aurait jamais eu de « Général Franco ».
      Comme nous l’apprend la biographie de Michel del Castillo (peu suspect d’être un suppôt de la dictature) consacrée à Franco, ce dernier était un « légaliste » strict et il avait accepté le résultat des élections démocratiques. C’est en voyant l’état dans lequel son pays était en train de s’enfoncer, la violation permanentes des droits individuels et collectifs perpétrés par les « forces révolutionnaires », la destruction de l’économie, la violence dans lesquelles elles étaient en train d’entraîner la société espagnole qu’il se décida, poussé par ses pairs, à entrer en action.
      Certes il « régna » en maître. Certes il eut sans doute la main dure. Mais il ne faut jamais oublier le service qu’il rendit à son pays en le sauvant des abîmes d’une « révolution » dont nous même,Français, devrions plus que tout autre peuple, connaître les funestes et atroces conséquences.
      De plus, je remarque qu’il est de bon ton en France de s’ériger en vertueux « démocrate » en fustigeant l’action du général Franco, mais qu’on reste muet, pour ne pas dire admiratif dans de nombreux cas, quand on cite les noms de Lénine, Staline, Castro, Ho-chi-Minh ou Pol Pot. Sans doute parce qu’ils ne présentaient pas la tare originelle d’être des Chrétiens et contre-révolutionnaires….
      Bien à vous

      LSM

  • ROURE:

    Bonjour Monsieur Saint Martin,

    compte tenu des évènements je lisais votre interprétation du thème astrologique de Monseigneur Louis XX qui pourrait être un espoir pour notre Patrie charnelle.
    Mon métier est d’essayer de construire des logements et je ne suis qu’ un humble étudiant et amateur en la science divine. pour autant le nombre de planètes en chutes et exils dont les maléfiques en secteur XII m’interpelle ( Mars, saturne, pluton, Uranus);la destinée de Monseigneur peut elle être « rattrapée » par la très belle conjonction en dignités des deux bénéfiques malgré tout ? d’autant plus que vénus maître du soleil est conjoint au MC ?
    Mes salutations respectueuses
    D ROURE

    • Merci infiniment pour votre message qui montre la façon attentive dont vous avez lu mon étude du thème de duc d’Anjou.
      Vous avez parfaitement raison de souligner les aspérités et obstacles qui se présentent dans le thème, et donc dans la vie, du prince.
      Mais il me semble que les facteurs familiaux et généalogiques tels que j’ai essayé de les envisager dans mon étude, expliquent pour une large part les aspérités astrologiques que vous évoquez. D’autre part il ne faut pas nous faire illusion : si Louis XX devait monter sur le trône ce serait à l’occasion d’événements dramatiques car, ne nous faisons pas d’illusion, le peuple français est actuellement incapable d’envisager une restauration royale de sang froid et par simple bon sens. Nous sommes un peuple qui se pense intelligent mais assez écervelé pour n’adopter les solutions politiques indispensables qu’en dernier recours, au bord du gouffre : Vercingétorix, Jeanne d’Arc, Louis XVIII, Clémenceau, Pétain, De Gaulle, à des titres très divers, incarnent cette faculté de se ressaisir au moment où ce peuple indiscipliné perçoit clairement la catastrophe finale où son génie autodestructeur l’a entraîné. Et, pour répondre à des circonstances aussi dramatiques, il faut disposer d’un thème adéquat.

      Je profite de cette réponse pour vous dire combien je suis navré – après relecture de l’article en question – de la qualité médiocre de mon texte. Je l’avais rédigé en recourant à un procédé de dictée vocale et l’ayant mal relu, j’ai laissé passé d’innombrables erreurs et coquilles dont je vous prie – et tous ses autres lecteurs avec vous – de bien vouloir m’excuser.
      Je procèderai aux corrections nécessaires dans les tout prochains jours, c’est promis.
      Bien cordialement à vous

  • ENLEVEMENT DE « L’ENFANT DU TEMPLE » ET DU PETIT ROI

    Tout ce que nous vous présentons ici, sur ce sujet si important, se fonde sur des Archives nationales…. Nous vous serons donc gré de bien lire et…d’éviter de nous insulter gratuitement…

    Il vous appartient de vérifier vous-mêmes en allant consulter ces Archives.
    ARCHIVES NATIONALES- B.B. 30-964. Déclaration Voisin : 23 janvier et 10 mars 1816 ; déclaration Dusser 7 et 10 mars 1816 ; déclaration Bureau 15 mars 1816 – MONITEUR OFFICIEL T. 24, p. 670 ; sextidi, 26 Prairial An III.

    Le convoi funéraire du prétendu Louis XVII (précisons que le chef du convoi se nomme Voisin dont les dépositions restent aux Archives Nationales suscitées ; cette précision a son importance) :

    On lit dans le « Moniteur Officiel » du 26 prairial, an III (14 juin 1795) ce qui suit:
    « Avant hier (12 juin 1795), à huit heures et demie du soir, deux Commissaires civils et le Commissaire de Police de la Section du Temple se transportèrent à la Tour du Temple pour enlever le corps du fils Capet. Des mesures de sûreté générale ont fait escorter ce convoi, de loin en loin, par des détachements d’infanterie.» Précisons que ces deux Commissaires s’appelaient Petit et Simon.

    M. Jean de Chantelauze (1787-1859), homme politique français, constate le même fait en ajoutant ceci: « Les officiers de la garde laissèrent sortir librement le convoi.»

    Jacques Peuchet (1758-1830.), Avocat à Paris avant la Révolution, un des rédacteurs de la « Gazette de France » puis Archiviste de la Préfecture de Police sous la Restauration, précise aussi en ces termes le caractère de ce convoi: « Les Commissaires Petit et Simon se jugèrent suffisamment informés pour asseoir leur opinion. Le 15 mars 1816, ils remirent au Préfet de Police un rapport. Ils stigmatisaient en même temps la déclaration de Dusser qui avait parlé d’un grand concours de monde à la porte du Temple, lorsqu’il était, au contraire, de notoriété publique que l’enterrement, qui n’était nullement une cérémonie, avait eu lieu presque dans la solitude, en quelque sorte clandestinement.»

    Ce convoi clandestin avait été combiné pour enlever du Temple l’enfant-Roi ; il s’agençait, en fait, sur une double bière et non d’une simple :

    1° – Le premier fond reçut le corps de l’enfant scrofuleux dénommé Gonnhaut (décédé le 8 juin 1795 à 15 heures de l’après midi (cf. acte de décès émis par le Comité de Sûreté Générale). Voisin, conducteur du convoi (cf. Archives Nationales BB 30-934 4ème liasse, déposition de Voisin) dit que vers 8 heures du soir (du 12 juin 1795) régnait déjà une obscurité dans les sombres bâtiments de la forteresse, et qu’il prit l’enfant mort dans ses bras, descendit le grand degré au bas duquel était déposée une bière et y plaça le corps.

    La bière demeura, toujours selon le témoignage de Voisin, OUVERTE PENDANT UNE HEURE AU PIED DE CET ESCALIER QUI CONDUISAIT AUX COMBLES DE LA TOUR OU SE TROUVAIT CACHÉ DEPUIS SEPTEMBRE 1794 LOUIS XVII (on lui avait substitué, en septembre 1794, un enfant sourd et muet, Tardif, puis un autre qui mourut très vite et enfin en mars 1795 un troisième, nommé Gonnhaut, qui mourut le 8 juin 1795. Toutes ces répétitions tendent à rendre l’affaire plus claire car elle est, de fait, complexe).

    C’EST A CE MOMENT-LA DONC, DU 12 JUIN 1795, ENTRE 8 HEURES ET 9 HEURES DU SOIR, QU’EUT LIEU LA MISE EN BIERE DE DEUX CORPS, UN CORPS MORT (GONNHAUT) ET UN CORPS VIVANT, CELUI DE LOUIS XVII, ENDORMI PAR UN OPIACÉ, l’obscurité aidant ces transferts.

    A cette époque il n’y avait pas encore de voitures spéciales pour les convois et, sous prétexte de la possibilités d’un grand concours de monde ( qu’on eût soin d’empêcher), on avait commandé par mesure de sûreté générale, outre un brancard et quatre porteurs, une de ces voitures dites tapissières – assez large – qui servaient ordinairement pour les pauvres (enterrement à plusieurs).

    A 9 heures du soir, déclara Voisin, il fit fermer le cercueil (contenant l’enfant Roi endormi) « encore, précisa—il, qu’il ne le fit point clouer… ». Cette première bière se dirigea devant la porte fermée du cimetière et entra dans l’Eglise, transformée en école « pour les élèves du Salpêtre » (déposition de Bureau, concierge du Cimetière. Archives Nationales B.B 30-964). A ce moment-là, il se passa l’enlèvement de l’enfant-Roi vivant, devant les quatre porteurs de la bière, témoins donc de tout ce procédé. Puis les 4 porteurs allèrent enterrer dans le cimetière attenant l’enfant mort (Gonnhaut) qui était resté dans la bière. Une discrétion totale devait être assurée… « alors, dit Voisin dans ses déclaration (Archives suscitées), ils firent une mort aussi funeste que les trois médecins qui avaient soigné l’enfant du Temple » (Gonnhaut)- (Voisin faisait allusion aux Docteurs Dessault, Choppard et Doublet qui avaient été empoisonnés car ils s’étaient aperçu de la substitution et avaient eu l’imprudence de le dire…).

    2° L’autre fond de la bière reçut le corps de l’enfant mort (Gonnhaut) après qu’il eut été enlevé, comme cela vient d’être expliqué, de la première bière. Cette deuxième bière a été conduite au cimetière de l’Église de Sainte Marguerite. C’est ce même corps qui fut exhumé en 1864 et sur lequel on retrouva les vestiges de l’autopsie faite par les Docteurs Pelletan, Lassus et Demangin le 9 juin 1795 au matin et dont on constata la taille et l’âge et la taille d’un adolescent de 16 ans alors que Louis XVII avait 10 ans et mesurait d’après près de 95 cm (sa mère, la Reine, l’avait mesurée en août 1793 et avait fait une entaille de la hauteur trouvée sur le montant d’une porte).

    Nous affirmons ici, et l’affirmerons toujours, eu égard aux Archives et documents, comme l’ont affirmé les contemporains de « Naundorff », les têtes couronnées et autres témoins du temps, que LOUIS XVII :

    – N’EST PAS MORT AU TEMPLE MAIS QU’IL EN A ÉTÉ ENLEVÉ DANS LA SOIRÉE DU 12 JUIN 1795 ;

    – A CONNU UNE VIE DE POURSUITE EFFROYABLE PERPÉTRÉE PAR SES ONCLES ET PAR SON PSEUDO COUSIN, LOUIS PHILIPPE 1er (alias fils Chiappini- cf. argumentation en cours) ;

    – A ÉTÉ RECONNU PAR UNE MULTITUDE DE PERSONNES ET PERSONNALITÉS L’AYANT CONNU ENFANT LORSQU’IL VINT A PARIS EN 1833 ;

    – IL RÉUSSIT A VIVRE EN PRUSSE SOUS L’IDENTITÉ DE « KARL WILHELM NAUNDORFF » QUE LUI DONNA UN AGENT DU ROI DE PRUSSE, PAPIERS D’IDENTITÉ QUI PERMETTAIENT D’AVOIR UN DROIT DE CITÉ ;

    – IL VÉCUT PAUVRE, TRAVAILLA POUR NOURRIR SA FAMILLE, ALORS QUE SES ONCLES ET COUSINS « BOURBON » GARDERENT LES BIENS QUI LUI REVENAIENT DE DROIT (certains de ces biens sont encore en possession de ces cousins) ;

    – IL MOURUT LE 10 AOûT 1845 (date fatale !) A DEFT (HOLLANDE). L’EXAMEN DU CORPS ( que l’on pourra publier en détail) REVELE LES MARQUES OU SPECIFICITÉS QU’AVAIT LOUIS. XVII ET QUI ÉTAIENT CONNUES ;

    – SON ENTERREMENT FUT SA SEULE ET TRISTE APOTHÉOSE CAR LE ROI DE HOLLANDE, GUILLAUME II, QUI AVAIT DES PAPIERS EN MAINS, RECONNUT PUBLIQUEMENT SON IDENTITÉ ROYALE EN LUI FAISANT UN ENTERREMENT « DE ROI » ET FIT INSCRIRE SUR SA PIERRE TOMBALE :
    « Ici repose, Louis XVII, Roi de France et de Navarre, Fils de Louis XVI et de Marie Antoinette de Lorraine-Autriche »…

    Qui dit mieux ?

    • Cher Monsieur,

      Je vous remercie pour cet intéressant commentaire.
      Mais avant de vous exprimer mes propres observations, permettez-moi de vous faire remarquer que l’insulte – même « gratuite » – ne possède aucun droit de cité sur ce blog. Dieu seul sait la dose de grossièreté et d’agressivité qu’il m’a fallu subir à la publication de certains de mes articles (vous pourrez en retrouver la trace, je pense, en remontant dans le temps de ces « commentaires ») : je me suis toujours efforcé d’y répondre avec le plus parfaite courtoisie. Ce qui en faisait d’autant mieux ressortir la bêtise « à front de taureau ».
      Votre requête était donc inutile. Bien que non naundorffien je n’en respecte pas moins votre point de vue même s’il me paraît peu fondé.
      J’ai lu soigneusement les déclarations que vous avez bien voulu me communiquer et je vous avoue que j’ai eu du mal à les comprendre.
      Notamment le rapport entre votre 1°) et votre 2°) qui semblent contradictoires.
      En effet (je résume) on comprend clairement au départ qu’il y a « une double bière et non une simple », c’est à dire une bière à deux fonds dont le premier reçoit le corps du défunt et le second celui du roi endormi. Jusque là c’est très clair.

      Mais un peu plus loin on lit « cette première bière se dirigea devant la porte fermée du cimetière et entra dans l’église [laquelle], transformée en école« . Il nous faut donc comprendre que la bière à double fond s’est transformée en deux bières distinctes l’une de l’autre ? Puis nous lisons « A ce moment-là, il se passa l’enlèvement de l’enfant-Roi vivant……Puis les 4 porteurs allèrent enterrer dans le cimetière attenant l’enfant mort (Gonnhaut) qui était resté dans la bière« .
      On est revenu à une seule bière.
      Je passe sur l’élimination des 3 médecins et des 4 porteurs qui semble n’avoir alarmé personne.
      J’en arrive à votre 2°. Je cite votre texte : L’autre fond de la bière reçut le corps de l’enfant mort (Gonnhaut) après qu’il eut été enlevé, comme cela vient d’être expliqué, de la première bière. Cette deuxième bière a été conduite au cimetière de l’Église de Sainte Marguerite.
      Il y avait donc deux bières et non une bière à double fond ? Comment est-ce possible ? Cette église Sainte Marguerite est-elle la même que celle du 1° ? De plus, le texte est tellement alambiqué qu’on a l’impression qu’il y a eu deux enterrements et non un seul. Relisez vous et vous comprendrez ce que je veux dire.
      Bref.
      Je passe sur l’énorme mobilisation de personnes nécessaires à la mise en oeuvre d’un tel projet. Personnes dont vous ne nous dites rien. Qui a profité de la mort de pseudo-roi pour faire évader le vrai ? Qui a organisé l’enlèvement, qui l’a financé et comment se fait-il que rien n’ait véritablement transpiré par la suite ? Rien non plus sur la façon dont ce successeur du Roi de France a survécu après sa délivrance, qui l’a accueilli, nourri, élevé, etc….
      Je vous avoue que la lecture de votre commentaire m’a donné l’impression que c’était Alexandre Dumas qui l’avait conçu ou Michel Zévaco. Encore qu’eux auraient pensé à répondre à ces interrogations légitimes.

      Mais le plus important est ceci.
      « Le sang de France ne se présume pas« . C’est une pierre angulaire des Institutions de l’Ancienne France (avec la loi de primogéniture mâle et la loi de catholicité). Le successeur légitime du roi de France (et non son « héritier » comme on le lit la plupart du temps ce qui prouve qu’on ne comprend pas l’essence de la royauté française) ne peut être issu que d’un mariage légitime. Il doit même naître en public (ou presque) pour qu’aucune contestation, aucun doute ne soit possible concernant la légitimité du successeur.
      C’est pourquoi aucun « bâtard » des Rois de France (il y en eut de nombreux à certaines époques) n’a jamais pu monter sur le trône. Et même Louis XIV, le plus autoritaire de nos souverain et père de plusieurs « bâtards » qu’il reconnut très officiellement, vit (si tant est qu’un mort puisse voir quelque chose) son testament cassé par le Parlement et ne put faire accéder l’un d’eux au trône de France après la terrible hécatombe qui s’attacha à détruire sa descendance.

      Que Naundorff soit ou ne soit pas le « vrai » Louis XVII (pour ma part je ne le crois pas mais je peux me tromper) n’a absolument aucune importance : son hérédité est impossible à prouver et il ne dispose que d’une « présomption » d’identité basée sur sa seule revendication. Quant aux analyse ADN, elles se sont avérées très contradictoires et, même si elles ne l’étaient pas, elles ne prouveraient rien car bien des Français doivent disposer d’un ADN Bourbon quand on pense à la vie sexuelle de Henri IV, Louis XIV et Louis XV et de leurs propres enfants.
      Or, je vous le rappelle, « Le Sang de France ne se présume pas« .
      Merci de votre contribution mais jusqu’à plus ample informé de manière absolument incontestable, le Duc de Bourbon, arrière petit-fils d’Alphonse XIII (Alphonse 1er de France)lui même descendant direct de Philippe V d’Espagne, fils de Louis XIV, est le seul et unique Roi de France sous le nom de Louis XX.
      Roi de jure, sinon de facto…hélas.
      Mais la Providence veille. Gardons l’Espérance qui, avec la Foi et la Charité est le précieux trésor d’une âme chrétienne et royaliste.

      Bien cordialement à vous
      LSM

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