bifronsCe qualificatif de « bifrons » – c’est à dire « à deux têtes » – était attribué à Janus dans la mythologiePAPE romaine. Celui-ci était le dieu des commencements et des fins, des choix, du passage et des portes. En tant que « bifrons » il avait une tête tournée vers le passé et l’autre vers l’avenir ce qui explique qu’on le fêtait le 1er janvier (Januarius) le mois qui commence l’année dans le calendrier romain…et le nôtre.

Son temple édifié sur le forum n’était ouvert qu’au début d’une guerre et refermé la paix revenue (ce qui ne devait arriver ni souvent ni longtemps, si je ne me trompe). C’était un dieu si important qu’on lui avait consacré l’une des fameuses collines de Rome, le Janicule et qu’il était le seul dans la  hiérarchie du panthéon romain – avec Jupiter et Mars – à être  qualifié de « Dieu le père », soit  Januspater.

  • Ce qui nous amène à François (non pas le dindon libidineux qui préside aux destinées de la république dite française mais qui n’est que crypto-maçonne) mais à François Bergoglio, le locataire du Vatican – bâti sur la colline éponyme. C’est à dire au pape, qui, s’il n’est pas « dieu le père » en est le Vicaire, le Représentant sur Terre, désigné par le Saint-Esprit.

Toutes choses qui, mutatis mutandis, le rapprochent singulièrement de Janus, n’est-il pas ? Pour un Catholique comme moi s’entend…. pour les autres, ils sont libres de considérer ce rapprochement comme ils l’entendent. Mais, au-delà des éventuelles analogies de lieu et de fonction, il en est une, essentielle, que je voudrais tenter de faire apparaître dans ce petit essai sans aucune prétention.

Il s’agit de cette dualité symbolisée par les deux personnages, parfaitement naturelle chez Janus, puisqu’elle illustre le lien indissoluble qui unit l’avenir au passé (thème si cher à Bergson en philosophie ou au Cardinal Newman en théologie).

Dualité qui, chez François, se mue en ambigüité avant de s’épanouir, d’après certains observateurs/commentateurs, en une étonnante duplicité..

Dualité, ambigüité se présentant sous la forme de faux-semblants et de postures, de déclarations iconoclastes sitôt reprises et corrigées (voire démenties) après avoir été prononcées…à la légère (du moins essaie-t-on de nous le faire croire). Elles s’alimentent d’approximations doctrinales étonnantes (François ne se veut pas théologien et se pique de dédaigner la science liturgique), pour aboutir à une forme de syncrétisme invertébré qui – puisque par définition, il ne peut être chrétien et encore moins catholique – ne peut  apparaître, en considérant le lieu d’où il est diffusé et la fonction de celui qui le professe – que sous le signe de l’apostasie et la marque de l’anti-christ. En d’autres termes, de la victoire (temporaire, certes) du règne de Lucifer : le menteur, l’imitateur, l’affabulateur parvenu jusqu’au sommet de l’Eglise comme cela avait été annoncé par la Vierge en de multiples occasions. D’ailleurs, dans un de ses moments de sincérité, François ne s’est-il pas vanté d’être « sournois » ?

A tel point que je me demandais si je n’allais pas intituler mon article, Jorge-Jekyll et François-Hyde. Ce qui n’aurait pas manqué de choquer certain(e)s lecteurs, même si au pays de Charlie Hebdo, des Femen et de  Jean-Michel Ribes l’avorton cultureux, on en a vu d’autres du côté de la provocation et de la scatologie.

  • On comprend bien que, dans le cas de cet article, je ne vais pas me livrer à une étude détaillée sur les positions théologiques ou dogmatiques de François ; cela est hors de mon propos et ferait double emploi. D’autres, possédant la formation nécessaire – tout aussi perplexes que moi-même d’ailleurs – le font avec profondeur et subtilité et je renvoie le lecteur à leurs analyses et travaux (qui m’ont servi à composer cet article et que je citerai le moment venu). Les lecteurs y découvriront deux catégories de commentaires : les très critiques et les très béats d’admiration, tant les enseignements doctrinaux de François mis en rapport avec ses  comportements, déclarations, gestes officiels, fréquentations et décisions, paraissent contradictoires. Dualité, quand tu nous tiens….

Bien entendu, le fil conducteur de la réflexion – qui interviendra en seconde partie de cette étude – est constitué par le thème natal de « l’évêque de Rome » (puisque François, en grand modeste devant l’Eternel, affecte l’usage de ce titre plutôt que celui de pape) qui constitue, entre autres choses, une très belle illustration des fonctionnalités sagittairiennes lorsqu’elles se dérèglent.

Après le cas d’Andras Lubitz, nous aurons là un autre aperçu de cette dynamique qui peut nous amener si loin lorsqu’on en a découvert l’enjeu fondamental : le contrôle et l’unité intérieure, l’accès à l’autonomie morale et spirituelle lorsque la personne a trouvé la force d’organiser et de résoudre toutes ses contractions et tensions ; mais aussi ce goût de l’illimité qui habite le signe, la soif de performance sous un principe fédérateur qui ne dépend pas d’elle, mais dont au contraire elle dépend et qui doit lui servir de boussole…puisque le Sagittaire est le signe du « grand voyage » aussi bien du corps que de l’âme.

  • Faisons d’abord un sort à la réputation de simplicité et de modestie de François.

Il a renoncé au camail lors de son élection, il n’habite pas les appartements officiels mais une chambre de caravansérail ecclésiastique et dîne dans la salle commune, se perd dans les favelas, visite les prisons, fait rire les enfants (et pas qu’eux) etc…etc….ma concierge en a les larmes aux yeux.

Je ne sais pourquoi, mais tout cet étalage de simplicité qui lui permet de se démarquer de la fonction, me fait irrésistiblement penser à Alcibiade qui poursuivait le même but par d’autres moyens : il avait coupé la queue de son chien pour épater le bourgeois d’Athènes. C’est dire que, lui aussi, avait instrumentalisé le « moins » (l’amputation de son chien) pour obtenir le « plus » (l’admiration du populo).

La vraie modestie pour un pape, me semble-t-il, eut été de se couler dans la tradition et d’épouser le modèle et les comportements de ses prédécesseurs en signe d’hommage et de respect….quitte à les dépasser sur le plan de la foi et des oeuvres et à faire preuve d’une originalité réelle dans son action au service de l’unité de l’Eglise du Christ. Car, de tous les maux qui l’affectent, c’est sans doute la division et le doute qui blessent le plus profondément l’Epouse du Christ en cette sombre période de son histoire.

Alors que par cette esbroufe à l’envers, il semble vouloir leur donner la leçon et se distinguer d’eux comme « unique » dans l’histoire de la papauté pourtant fertile en personnalités réellement et profondément humbles. Il leur dit : « plus humble et simple que moi, tu meurs ! ». Je pense notamment à Pie XII, à Pie X ou même à ce regretté Jean-Paul 1er qui n’ont pas eu à « couper la queue de leur chien » pour apparaître ce qu’ils étaient : d’authentiques serviteurs.

C’est d’autant plus absurde et caricatural qu’un Sagittaire modeste est à peu près aussi  pertinent qu’un(e) escort-girl(boy) pudique et chaste.

  • Venons-en maintenant à ce « double jeu » adopté par François depuis le début de son pontificat. Double-jeu qui, à l’observation et à l’analyse, n’a d’autre finalité que de rouler ceux que l’ensemble des médias (furieusement anticatholiques en général) appelle les « conservateurs » ou les « traditionnalistes » ou, pire encore, les « intégristes » (et qui ne sont, pour la plupart,  que des catholiques cohérents et fidèles aux enseignements constants de l’Eglise pendant deux millénaires) et de frayer la voie à la minorité progressiste ou moderniste qui enrage de transformer le « christianisme » en un nouvel « humanisme » d’inspiration plus ou moins maçonnique. Celle qui a pris le contrôle de Vatican II et a dû modérer son impatience sous les pontificats de Jean-Paul II et Benoît XVI, habiles et prudents stratèges de cette « ouverture de l’Eglise au monde » qui ressemble, à s’y méprendre, à Troie abaissant ses murs devant le cheval des Grecs.

Avec la différence que les Troyens, en toute bonne foi, ne savaient pas ce qu’ils faisaient puisqu’ils avaient décidé d’emprisonner Cassandre au lieu de l’écouter.

On se souvient de la façon dont le pape a écarté de la commission préparatoire au synode sur la famille les prélats opposés au cardinal Kasper (dont les positions en pointe sur les divorcés/remariés et les revendications homosexuelles, sont contraires aux enseignements constants de cette Eglise dont il est un éminent représentant) ou encore de la façon dont il a exigé la publication des textes qui avaient pourtant été rejetés par le Commission, associant, dans les deux cas, l’arbitraire et l’autoritarisme à la duplicité, je n’y reviens pas.

Voici trois exemples majeurs que j’ai choisis pour illustrer cette duplicité qui marque toute l’action de François le Bifrons.

  • Les Rameaux.

Voici ce que publie un commentateur – prêtre traditionaliste – de cet événement :

«  Au regard de l’histoire, le dimanche des Rameaux est la plus antique fête du Christ-Roi. Ainsi l’avait prédit le prophète Malachie : « Voici que ton roi vient à toi, juste et sauveur ; il est pauvre, monté sur une ânesse » (Mal 9, 9). Son royaume n’étant pas de ce monde, il avait certes refusé l’acclamation trop humaine d’une foule aux vues simplement temporelles (Jn 6, 15). Mais en ce jour, il organise lui-même et réclame les hommages de son peuple. Car roi, il l’est plus que jamais en sa Passion, qu’il voulut souffrir en notre nom, lui, tête de son corps mystique qu’est l’Église. Celle-ci est son royaume, auquel il légua sa paix par sa Passion rédemptrice. C’est cette royauté que célèbrent les Rameaux, c’est cette royauté que nous avons reconnue et vénérée lors de la magnifique liturgie introductive à la Semaine Sainte. Notre roi par sa croix a fracassé les portes de la mort, il a ouvert les portes du Ciel. À sa suite nous avons franchi le seuil de l’église, persuadés qu’à sa suite nous franchirons celui du Ciel.

Tandis que, habités de joie vous viviez en votre paroisse ces moments aussi beaux qu’intenses, d’autres événements se déroulaient à Rome, au cœur de la chrétienté. Place Saint-Pierre, le pape François faisait résonner les paroles d’une hymne à la paix qu’il venait de composer, interprétée par un « artiste » de ses amis.

À coups de batterie et d’électronique, les premières paroles s’élevèrent : « Ce message est de lumière et d’espérance, lumière qui traverse l’obscurité ». Pour qui, par miracle, ferait abstraction du tintamarre faussement appelé musique, une espérance peut-être se levait, ces mots étant une évocation lointaine du magnifique cantique du Benedictus (Lc 1, 68-79). Il n’en fut rien, tout au contraire. Plutôt que de chanter avec Zacharie l’aurore du salut apporté par le Messie, le pape François n’alignait que platitudes : « Ne laisse jamais le passé déterminer ta vie, regarde toujours en avant. L’avenir est dans ton esprit, dans tes mains, dans ton cœur ». Et son refrain disait suffisamment à la gloire de qui il chantait : « Pour que tous soient Un, les murs ont disparu, seulement la valeur de la rencontre qui est le pont vers la paix ».
En cette composition, aucune allusion au Christ ni à Dieu, mais simple évocation d’une « panreligion » du sentiment, entièrement centrée sur l’homme : « Quand tu te trouves face à la douleur, tu dois faire ce que le cœur demande parce que les gestes les plus authentiques sont les seuls qui conviennent, etc.
».

À lui seul, ce terrible contraste dit suffisamment l’abîme qui sépare la Rome actuelle de la Tradition catholique. L’enjeu n’est point seulement celui de la liturgie. Il relève de la foi comme de l’espérance. Leur foi concrète n’est plus dans le Christ unique sauveur, qu’ils continuent jour après jour de découronner ; leur espérance n’est plus chrétienne, mais seulement humaine. »

Au-delà de la verbosité grandiloquente des paroles papales, qui nous rappelle fâcheusement le style humano-maçonnique  des grands discours IIIème République, on peut légitimement se demander – en considérant les faits et uniquement des faits – pour qui le pape « roule-t-il ? ». Pour « l’Homme » tel que le magnifie les mythes d’Icare ou de Prométhée ? Pour le Grand Architecte de l’Univers ? Pour qui ? Visiblement pas pour le Christ qui brille par Son absence dans la rhétorique papale. Etrange et inquiétant non ? Même pour le moins fervent des catholiques…..

  • Autre exemple :

Sandro Magister (historien, professeur d’université, journaliste, expert en questions ecclésiales et vaticanes[1])  écrit : « Depuis la fin du mois d’octobre 2014 jusqu’à aujourd’hui, on ne peut plus citer une seule fois où il (le pape) ait apporté son soutien, si peu que ce soit, aux paradigmes des novateurs. C’est même tout le contraire. Il a intensifié ses interventions à propos de toutes les questions les plus sujettes à controverse qui sont liées au thème du synode, c’est-à-dire à la famille : la contraception, l’avortement, le divorce, le remariage des divorcés, le mariage des homosexuels, l’idéologie du “genre”. Et, à chaque fois, il en a parlé en tant que “fils de l’Eglise” – comme il aime à se définir – avec une fidélité inébranlable à la tradition et sans s’écarter d’un millimètre de ce qui avait été dit avant lui par Paul VI, Jean-Paul II ou Benoît XVI. (…)

« Dans le monde des médias les novateurs continuent à bénéficier d’une grande visibilité et à être applaudis, et François continue à être présenté comme l’un d’eux. Ce soutien qu’il leur apporterait continue à être considéré comme acquis, même par les plus fervents admirateurs de Bergoglio. (…) Mais la réalité est toute autre. En parfait jésuite, Bergoglio est un grand réaliste et il a déjà compris – ne serait-ce qu’en prenant connaissance de la liste des délégués qui ont été élus par les divers épiscopats nationaux – que la prochaine session du synode serait encore plus défavorable aux novateurs que la précédente.

« Il sait que les décisions finales seront prises par lui et par lui seul. Mais il sait également qu’il lui sera impossible d’imposer au monde catholique tout entier des innovations qui seraient loin d’avoir recueilli au préalable l’accord collégial des évêques. Ceux-ci ne se trouvent pas seulement dans la décadente Eglise d’Allemagne, mais aussi en Afrique, en Asie, et dans toutes ces “périphéries” du monde, bien vivantes, qui lui sont si chères. »

Quand je vous disais que nous avions affaire à un maître-manipulateur !
Après avoir, dans ses actes, tout fait pour éloigner des postes sensibles de la Curie ou de la Commission préparatoire au Synode de la Famille, les responsables catholiques censés être défavorables à ses innovations progressistes (le cardinal Burke en est un exemple éclatant), le pape, dans ses paroles, feint de défendre la tradition constante de l’Eglise sans « s’en écarter d’un millimètre » nous dit Sandro Magister.

Où est donc la vérité ? Quelle est vraiment la ligne directrice de ce pontificat ?

Nous trouvons la réponse dans un autre article qui nous vient des milieux traditionalistes des USA où nous lisons que « les actes récents de François s’éloignent singulièrement de la doctrine des allocutions officielles » et se demandant « s’il n’y a pas derrière tout cela un calcul politique »

L’auteur de l’article écrit (un prêtre américain) : «  Parmi les faits qui démentent un changement d’avis de la part du pape, on peut noter la nomination du dominicain progressiste, Timothy Radcliffe, comme consulteur du Conseil pontifical « Justice et Paix », le 16 mai. Celui qui, lorsqu’il était Maître général de son ordre, avait clairement permis l’admission à la vie religieuse de personnes d’orientation homosexuelle, et qui s’était rendu célèbre par la célébration de « messes pour les homosexuels » à Londres »

Sur la même question, on pourrait ajouter cette déclaration scandaleuse de Radcliffe, en 2013, rapportée par The Tablet du 20 février 2014, sur l’homosexualité : « Elle peut être sans doute généreuse, vulnérable, tendre, réciproque et non-violente. A bien des égards, je pense donc qu’elle exprime le don de soi du Christ »[2], avait-il dit, se déclarant surpris que ses opinions aient suscité une telle agitation, et affirmant qu’elles étaient « en profonde résonance avec l’enseignement du pape François ».

On en reste coi ! Non que des homosexuels ne puissent se montrer « généreux, vulnérables, tendres réciproquement et non-violents [pourquoi cette précision suspecte ?] et qu’ils ne soient appelés à la sainteté [c’est-à-dire appelés à suivre le Christ comme tout pécheur catholique …s’il veut bien revenir de ses erreurs et contrôler ses déviations comme le fit Marie-Madeleine] comme tout autre pécheur [les blasphémateurs, les impudiques, les fornicateurs, les parjures, les voleurs, les criminels, etc, etc, vous trouverez une liste non exhaustive chez saint Paul].
Tout cela nous en étions persuadés. Mais nous savions aussi que cet appel supposait la mort du « vieil homme » pour revêtir la tunique blanche de « l’Homme Nouveau » tissée de foi, d’espérance et de charité, d’où toute manifestation « charnelle » – à l’exclusion de celle qui se réalise dans le cadre de l’amour conjugal où tout est non seulement permis mais considéré avec bienveillance – est exclue par définition. A l’imitation de l’amour du Christ pour les Hommes

Or, ce qui est nouveau ici, c’est que l’homosexualité, dans la bouche de ce haut responsable catholique, puisse « exprimer le don de soi du Christ » ! Ce qui, jusque- là était désordre et déviation, comme toute autre flétrissure de la nature adamique, devient tout à coup voie de salut, configuration spécifique à la personne du Christ ! On se frotte les yeux car on a du mal à croire ce qu’on lit.

Ne pourrait-on alors considérer que les bars et discothèques « gays », les pissotières, les bars, les quais de Seine, les parkings de rencontre, les cinémas porno, bref tous les lieux de drague gay, les sites roses ou arc-en-ciel, et autres florissantes créations de même genre, puissent supplanter la rue du Bac ou la grotte de Lourdes, pour accueillir le souffle de l’Esprit ?

Ne peut-on même penser que, suivant les paroles du Christ : « Laissez venir à moi les petits enfants » les réseaux de pédophiles qui couvrent la planète grâce aux complicités multiples dont ils bénéficient dans les médias, les milieux politiques, la police, la gendarmerie, l’enseignement et la magistrature [3], ne deviennent des institutions privilégiées pour l’édification et la conversion de nos chers petits ? Et les pédophiles pouvant eux aussi prétendre à une relation généreuse [!], vulnérable [les pauvres], tendre [c’est à voir], réciproque [quelle réciprocité peut-il y avoir entre un adulte en rut et un enfant terrorisé, en matière sexuelle ?] et non-violente [c’est pourquoi, sans doute, il existe des réseaux d’enlèvements et de vente d’enfants soumis à la prostitution voire à la SM] ne pourraient-ils eux aussi se réclamer du « don de soi du Christ » en se consacrant à des enfants qui n’en demandent pas tant……

Mais ce n’est pas tout. Le rédacteur du site des Etats-Unis où je puise ces infos, rappelle d’autres faits tout à fait étonnants, comme la réception d’un transsexuel espagnol, Diego Neria Lejarraga et de sa « fiancée » par le pape, le 24 janvier dernier. Et de souligner, « de tels actes ne peuvent qu’adresser un message contrasté sur l’état d’esprit du pape François, qui n’a pas complètement fermé la porte à un comportement étrange ou à des contradictions calculées. »

On ne saurait moins dire…

  • Autre chose, encore plus inacceptable si c’est possible.

Parmi les dernières réactions que suscite le divorce entre les paroles et les actes du pape, on peut aussi relever l’indignation d’un prêtre italien sur le site La scure di Elia (la hache d’Elie) : « Un jour (10 mai), il encourage la Marche pour la vie (se limitant du reste à deux mots de circonstance noyés dans les autres salutations, à l’occasion du Regina Caeli dominical), le lendemain, il reçoit au Vatican, avec des milliers d’enfants, une exterminatrice d’enfants à naître, qui n’a jamais donné le moindre signe de repentir et ne songe même pas à abjurer ses idées meurtrières, voire y persiste obstinément. » Il s’agit d’Emma Bonino, [qui sera peut-être un jour canonisée…juste après Simone Veil notre Grande Ogresse française] soutien actif du référendum en faveur de l’avortement en Italie, à qui a été accordée la faveur d’être au premier rang des invités lors de l’initiative vaticane dite « La Fabrique de la paix » (Fabricca della Pace), le 11 mai !

Ce n’est pas fini. Voici une info, toujours relevée dans la presse US :  

« Incroyable mais pourtant bien vrai. Alors que le nouveau souverain pontife est présenté partout comme le chef de file anti-mariage gay, le New York Times rappelle qu’en 2010 il s’est prononcé en faveur d’une union civile pour les personnes de même sexe. Une position qui apparaît donc bien surprenante au vu de ses déclarations sur le mariage gay qu’il a notamment qualifié de « dessein du Démon, responsable du péché en ce monde, qui cherche sournoisement à détruire l’image de Dieu : un homme, une femme, qui reçoivent le mandat de croître, de se multiplier, et de dominer la terre », ajoutant qu’il s’agit « d’une manœuvre du père du mensonge pour confondre et tromper les fils de Dieu ».

Ce n’est plus de la contradiction c’est de la « bipolarité » ou du délire schizophrénique. Au choix.

  • Encore plus sidérant, et qui a de quoi donner le tournis, même si le ton est excessif (et encore ai-je coupé les passages les plus virulents) :

« François Bergoglio s’est drapé dans le drapeau « gay ». Il vient en effet de déclarer que le SIDA était pire que la sodomie et de lancer un appel aux sodomites pour qu’ils portent un préservatif lorsqu’ils commettent ce qui est traditionnellement considéré comme étant l’un des quatre péchés criant vengeance au ciel. Sans doute veut-il que les membres de son néo-clergé portent un préservatif quand ils violent des enfants… Il n’a rien fait, en tout cas, pour protéger les enfants contre ce néo-clergé prédateur et va jusqu’à prétendre que les agressions pédophiles de ce dernier doivent être « oubliées ».
[….] Dans son livre, que le Vatican a publié au cours de la semaine du 25 août 2013, Bergoglio décrète que vous pouvez vous livrer à la sodomie, traditionnellement considérée comme un des quatre péchés qui crient vengeance au ciel, pourvu que vous portiez un préservatif. Si vous crachez à la face de Dieu en violant Sa loi naturelle, assurez-vous que vous n’allez pas attraper le SIDA ! Selon Bergoglio, la sodomie pratiquée sous préservatif relève d’une « sexualité plus humaine »…….. Il ajoute que cela vaut également pour les prostitués mâles. Et il est bien placé pour être au courant de la chose, puisque le néo-monsignor qu’il a nommé pour superviser la Banque du Vatican a été surpris en train de sodomiser un prostitué mâle dans l’Ascenseur d’une nonciature néo-papale !

Pour Bergoglio, l’« horreur », c’est la contagion par le VIH, non la sodomie. Et il prétend être le Vicaire du Christ ? Doutez-vous une seconde de ce que le Christ dirait de Bergoglio et de sa moralité corrompue, qui approuve que l’on sodomise des enfants en toute impunité ? Il semble que l’intéressé descende à toute vitesse le chemin conduisant à l’enfer, dont parle saint Jean Chrysostome à propos des évêques. L’an dernier seulement, Bergoglio déclarait encore en public que l’usage du préservatif risquait effectivement d’aggraver le problème du SIDA. Il semble donc que le « lobby gay » qui, à l’en croire, dirige le Vatican, a réussi à le recruter durant le bref espace des cinq premiers mois de son pontificat. »

Fin de citation

Il est évident que de telles paroles, de tels faits publics donc avérés, analysés avec le recul et l’objectivité nécessaires, ne peuvent que conduire à adopter les positions des « sédévacantistes » : le siège de Pierre est « occupé » à la suite d’une longue et progressive infiltration maçonnique (ou « moderniste » ou « illuministe »….peu importe d’ailleurs le nom que peut prendre cette offensive contre l’Eglise du Christ annoncée aussi bien à La Salette qu’à Fatima : elle est d’essence luciférienne)  depuis Jean XXIII (Franc-Maçon et Rosicrucien) et son successeur (et « Frère » en loge ?) Paul VI et leurs successeurs. Ce qui ne ferait que confirmer le message de Notre Dame à La Salette en 1846 : « Rome perdra la foi et deviendra le siège de l’antéchrist. »

  • Nous y voilà ! Vous commencez à comprendre le titre de mon article ?

Nous sommes peut-être entrés progressivement sans le savoir dans cette ère de l’antéchrist depuis 1963 et le magistère de François (qui, comme par hasard représente peut-être le dernier des papes annoncés par la Prophétie de Malachie) constitue sans doute le point culminant de cette offensive subversive.

Seul Benoît XVI semble avoir pris conscience du précipice vers lequel l’Eglise Institution (Epouse infidèle au Christ) se précipitait. Ne disait-il pas qu’elle était un vaisseau qui prenait l’eau de toutes parts et prêt à couler et aussi qu’elle était assaillie par les loups ? Et il a essayé, tant sur le plan théologique que sur le plan liturgique de réparer les destructions infligées à l’Institution, destructions auxquelles il avait pourtant brillamment contribué au cours de Vatican II dont il fut un des maîtres d’œuvres.

Mais voilà, en bon Poissons fluctuant et hésitant, on peut dire de Benoît XVI ce qu’un journaliste politique disait du général Challe au moment de la prise de pouvoir des généraux à Alger en Avril 1961 ; à savoir « qu’après avoir mis un pied de l’autre côté du Rubicon, il n’avait eu de cesse de le ramener en arrière » (je cite de mémoire) et avait donc perdu la partie. Challe est allé en prison pour prix de sa loyauté à la parole donnée. Benoît, lui, est plus confortablement installé dans sa thébaïde, mais l’abandon de poste n’en est pas moins avéré.

Et la foi dans tout ça ???

Sur le plan moral et pastoral nous  venons d’observer l’attitude erratique de celui qui n’est que le Vicaire du Christ et qui ne peut parler qu’en observant les enseignements de son divin maître relayés par la Tradition constante de l’Eglise. Voyons le maintenant, en quelques mots, agir sur un plan essentiel : celui de la manifestation symbolique et publique de la foi catholique. Le Christ est la seule «  Voie, Vérité, Vie » et, en toute bonne logique, aucune autre religion, si respectable soit-elle au plan humain, ne peut lui être comparée et encore moins associée ou assimilée. Ce ne serait pas seulement la manifestation d’une contradiction intrinsèque (si la Vérité est dans le Christ, elle ne peut se trouver ailleurs) mais celle d’une hérésie et d’une apostasie.

Le Christ manifeste d’ailleurs à plusieurs reprises dans les Evangiles son rejet des demi-vérités : Il « vomit les tièdes » et Il demande que notre parole soit « oui, oui » ou « non, non ». Il interroge le degré d’engagement de ses apôtres « Qui dis-tu que Je suis ? » demande-t-il à Pierre ?

Il semble clair que l’engagement chrétien est sans concession et sans compromission possible. Le Fils de Dieu S’est incarné et Il est mort sur la Croix pour notre salut. Point.

Donc, toute forme de flirt avec une autre religion, toute « liberté religieuse » autre que purement juridique et qui consisterait à tourner le dos à la Vérité, tout « œcuménisme » fourre-tout hors la grande famille chrétienne, tout « dialogue inter-religieux » qui se compromettrait avec une forme quelconque de syncrétisme (islamo-chrétien, judéo-chrétien, christiano-maçon par exemple) en effaçant ce qui sépare la vérité de l’erreur, devient absurdité, hérésie et tromperie. D’autant plus grave et inacceptable quand ces adultérations sont commises par Celui que le Christ a institué à la tête de Son Eglise (« Tu es Pierre et sur cette pierre »…..etc).

Autre chose est d’entretenir des rapports cordiaux et confiants (dans la mesure du possible) avec les hommes d’autres religions ; autre chose de les conforter dans leurs erreurs, voire d’épouser complaisamment ces erreurs et de renier implicitement sa foi et la tradition constante de son Eglise.

Or, comment interpréter que « l’archevêque » Jorge Mario Bergoglio puisse participer activement à une célébration oecuménique judéo-chrétienne en 2012, en l’occasion de la fête talmudique d’Hanukkah dans sa propre cathédrale ?

Comment interpréter – qu’après Jean-Paul II qui avait baisé le Coran et Benoît XVI qui l’avait imité – il ait pu se rendre dans la grande Mosquée bleue d’Istanbul, et y prier, pendant quelques minutes, un Dieu qui n’est, quelles que soient les contorsions théologiques des uns et des autres, aucunement le Dieu des Catholiques, aucunement le Dieu des Evangiles ?

Pourquoi avoir lavé les pieds, pendant la Semaine Sainte, de deux musulmans et ceux d’une jeune fille et avoir ainsi complètement adultéré la portée théologique de cette tradition sacrée ?

A la lecture de tous ces faits on se demande si le goût de l’épate et de l’esbroufe propre à un Sagittaire dissonant, le poussent à vouloir se rendre intéressant, original, généreux, « plus humain que moi, tu meurs ! » quitte à dire et commettre des énormités… Ou s’il s’agit d’un dérèglement – moral et spirituel – beaucoup plus grave…

Qui sait ?

Une Encyclique de Nicolas HULOT du G.M du GO ou du Vicaire du Christ ?

  • Dernier exemple et non le moindre.

Il s’agit, vous l’avez compris, de l’Encyclique Laudato Si, décryptée par un prêtre traditionaliste. Encyclique qui fait se pâmer les écologistes et ceux qui veulent le paraître en continuant à polluer avec leur 4X4, leurs gaspillages alimentaires source d’innombrables déchets, leur hyper-consommation de « produits branchés » sitôt démodés qu’achetés, etc……

«  [….] l’encyclique accrédite la thèse que l’homme est responsable des changements climatiques, présentés comme un réchauffement de la planète.
Deuxièmement, elle préconise comme solutions des mesures politiques, sociales ou environnementales qui sont toutes des solutions humaines.
En d’autres termes, le Vatican donne à l’homme une place tenue normalement par Dieu seul.
Dieu est le créateur du monde. Il a légué aux hommes une planète régie par des lois qu’il a lui-même définies : c’est la loi naturelle.
C’est donc Dieu qui régule et qui commande au climat.
Une position normalement catholique sur le sujet consisterait à rappeler à l’homme qu’à partir du moment où il ne respecte plus la loi naturelle, il dégrade à la fois son environnement social et naturel, déclenchant en retour des punitions et des châtiments de la part de Dieu : le dérèglement climatique.
Ce dérèglement n’est pas induit par l’homme, il est la conséquence de ses inconséquences et de sa dégénérescence
. »

[NDR – La nuance, ici, est importante et doit être examinée en profondeur. Aristote nous enseigne qu’il y a les causes premières, les causes secondes, etc. Si on admet que le réchauffement terrestre est réellement lié  à l’émission inconsidérée de gaz de CO2, nous sommes obligés d’admettre que cette catastrophe a d’abord des origines philosophiques ou métaphysiques et pas simplement physiques et scientifiques. Il s’agit de cette monstrueuse croyance issue des Lumières suivant laquelle l’Homme pouvait se passer de Dieu et assurer son bonheur par la raison, la science et la technique. Nous sommes en train de subir les conséquences directes de cette illusion mégalomaniaque. Contrairement à ce qu’écrit l’auteur des lignes ci-dessus, je ne pense pas qu’il s’agisse ici d’une punition de Dieu, car je ne crois pas en un Dieu punisseur. Pour la simple raison que punir ne Lui est pas nécessaire du fait que le monde est ainsi organisé que l’homme finit toujours par se punir lui-même à travers les conséquences que sa démesure lui renvoie en plein g…figure. Dieu a créé les lois naturelles qui règlent le climat, nous avons transgressé ces règles, nous payons la facture. Ce n’est pas plus compliqué que cela. Et Dieu n’est là que pour accueillir avec joie notre repentance active et notre conversion]

Je reprends ma citation :

« En aucun cas l’homme ne peut influer sur le climat ou le réguler par lui-même. C’est un domaine réservé à Dieu.

Mais l’homme s’est divinisé, il se prend pour Dieu. Il a donc développé la théorie, non prouvée d’ailleurs, non seulement qu’il est responsable de ces dérèglements mais aussi qu’il peut les résoudre par lui-même. De bonne foi, un certain nombre de responsables et de scientifiques vous expliquent très sérieusement que l’on peut, et que l’on doit limiter la hausse de la température à deux degrés.

Mais qui commande au temps : l’homme ou Dieu ?

Comment l’homme peut-il avoir l’outrecuidance de considérer qu’il peut commander aussi précisément au temps, s’il n’était pas aveuglé par un orgueil démesuré ? Celui de l’homme-dieu.

Voilà les vérités que devrait rappeler un Vatican digne de ce nom, s’il n’avait pas perdu la foi et n’était pas devenu le siège de l’Antéchrist, pour paraphraser La Salette.

Voilà pourquoi j’appelle tour à tour le pape François le faux prophète ou l’Antéchrist.
Parce que des trois bêtes, seule la bête de la terre correspond à un être humain particulier.
Puisque la règle populaire veut que l’on donne le nom d’Antéchrist à un seul homme (alors qu’il s’agit de l’homme en général), alors seul le faux prophète peut avoir droit aussi à cette appellation.

Pour conclure sur Laudato Si, un pape qui ne serait pas l’Antéchrist appellerait le monde à la conversion, mais pas à la conversion écologique.
A la conversion au Christ. Il ferait sien le cri d’alarme de saint Pie X : « Tout restaurer dans le Christ ! », seule solution pour résoudre nos problèmes actuels.
La conversion écologique revient à inviter les hommes à la conversion luciférienne : la bête de la mer (l’homme) et le dragon sont identiques, ne l’oubliez pas. Quand l’homme se divinise et se considère au-dessus des lois divines, il s’adore lui-même et donc adore en définitive le prince de ce monde, l’ange du mal, Lucifer.

Or tout observateur avisé peut constater que l’objet de cette encyclique n’est pas la conversion au Christ.

Nulle part il n’est dit que seule une société profondément chrétienne (la Cité du bien) peut renverser la vapeur en matière de comportements humains, et donc notamment écologiques. »

Avez-vous lu cela dans l’encyclique ??? Oui ? C’est alors que vous avez de bons yeux.

Et l’analyse de cet exégète se termine ainsi :

« Merci François.

Grâce à lui s’accomplissent les paroles de l’Apocalypse : la bête de la terre, en accréditant la thèse que l’homme commande au climat , conduit la terre et ses habitants à adorer la première bête (Apoc. 13, 12) c’est à dire entérine la divinisation de l’homme et le conduit à s’adorer lui-même.
Officiellement. 
»

Fin de citation

Ces paroles paraîtront bien excessives pour un lectorat peu armé à l’apprécier parce que peu formé spirituellement, mais au contraire, imprégné de la doxa relativiste, naturaliste, hédoniste, agnostique, nihiliste, qui s’est abattue sur la conscience occidentale à tous les niveaux d’une société en voie de décomposition depuis plus de deux siècles et singulièrement depuis cinquante ans.

Mais, excessives ou non, elles s’appuient sur une parfaite connaissance et de la doctrine catholique et des grands textes prophétiques de l’Ecriture, relayés par les interventions de la Vierge en de nombreuses circonstances de l’Histoire. D’où mon évocation de La Salette en 1846 ou de Fatima en 1917 (que je citais un peu plus haut).

  • Voici maintenant l’avis d’un journaliste – Jérôme Bourbon  – de Rivarol, journal qu’on ne peut, a priori, classer comme « catholique » au sens vrai du terme, Rivarol étant un journal nationaliste, d’inspiration plutôt maurrassienne et anti-parlementaire.

Dans son dernier éditorial (du 25 juin), il résume très bien la stratégie du Vatican ayant sombré dans l’apostasie :

« Il est vain de compter sur les intrus du Vatican pour aider à un redressement temporel ou spirituel de nos nations autrefois chrétiennes. Il s’agit pour la contre-église syncrétiste de Vatican II d’incarner ce que feu l’abbé Georges de Nantes avait naguère appelé, avec son sens de la formule, « le mouvement d’animation spirituelle de la démocratie universelle », le fameux MASDU.
Par ses discours humanitaristes, droits-de-l’hommistes, immigrationnistes, islamophiles (on ne compte plus les prélats conciliaires se félicitant de la construction de nouvelles mosquées en France et en Europe et participant même à la cérémonie de pose de la première pierre), judéophiles, mondialistes, son obsession de la repentance (François a encore demandé pardon dimanche aux hérétiques de la Table vaudoise, devanciers médiévaux de Martin Luther), sa participation active à la religion de la Shoah et ses actes publics d’apostasie, la secte conciliaire joue pleinement le jeu des grandes organisations internationales et concourt efficacement à la déchristianisation des masses, à la désorientation des esprits, à la perte de la foi, à la destruction des familles et à l’élimination des défenses immunitaires des Occidentaux »

Je vous ai exposé un certain nombre de faits. Je partage l’avis de la plupart de ceux dont j’ai voulu relayer les propos, même s’ils me paraissent quelquefois excessifs : l’Eglise est occupée, la Vérité est éclipsée, le Pape n’est pas catholique mais professe un sorte de pan-religion universelle fortement teintée de naturalisme (il semblerait même qu’il n’ait jamais été prêtre, ni évêque, les cérémonies de son ordination n’étant pas valides d’après les spécialistes de la liturgie et du droit canonique, mais c’est une question que je n’aborderai pas ici).

Maintenant « c’est à vous de juger » comme dit l’autre à la télé.

Vous avez les pièces du dossier. Il n’est point nécessaire de les multiplier, ces exemples parlent d’eux-mêmes. Sensibilisés comme vous l’êtes désormais, vous serez beaucoup plus attentifs, par-delà les discours attrape-couillons, à la portée réelle des faits et gestes de ce pape, probablement chaleureux et charmant homme, mais professant un ersatz de catholicisme « pollué » par les erreurs du siècle.

Or, ce constat d’un Pape gauchissant (pour ne pas dire trahissant…) la foi catholique (même de bonne foi, si on peut dire…) constitue justement la marque de la grande apostasie qui doit affecter l’Eglise dans « la fin des temps ».

  • Mais, me direz-vous, est-il possible de faire quelque chose si un homme possédant des points de vue hérétiques est élu pape ?

L’Eglise nous répond de manière limpide à travers cette étude livrée par :

+ Elie – Patriarche du Patriarcat Catholique Byzantin et + Méthode OSBMr  + Timothée OSBMr, Évêques secrétaires, qui s’appuie sur la Bulle dogmatique de Paul IV [4]

Elle énonce : «… si le Pontife romain, avant sa promotion ou son élévation an tant que Pontife de Rome, est tombé dans une certaine hérésie : la promotion ou l’élévation est nulle, non avenue et sans valeur. »

Cela s’applique à J.M. Bergoglio. Etant cardinal, il a été appelé par les Évêques du Synode afin de renoncer aux hérésies modernes. Il ne l’a pas fait, et donc il a fait tomber l’anathème de Dieu sur lui-même. L’anathème a été rendu public le 15 septembre 2009.

– Question: De nombreux évêques et prêtres sont en unité spirituelle avec l’ex-pape François par le fait de commémorer son nom au cours de la liturgie, et ce en dépit d’un avertissement précédent. Ainsi, ils professent publiquement leur unité avec l’esprit de l’Antéchrist. De tels prêtres célèbrent-ils la liturgie et administrent-ils les sacrements de façon valable et efficace ?

– Le pape Paul IV a déclaré qu’une telle administration des sacrements « est nulle, non avenue et sans valeur ».

– Question: Les croyants sont-ils obligés d’obéir à des évêques hérétiques et à un pape hérétique ?

– Le pape Paul IV: «… il sera autorisé à tout moment de les éviter comme des démonistes, des païens, des publicains et des hérésiarques. » (Voir § 6 et § 7)

– Question: A qui alors les croyants sont-ils liés par l’obéissance ?

– Le pape Paul IV: « Les personnes restent liées par le devoir de fidélité et d’obéissance à tous les Evêques, Patriarches, Primats et Souverains Pontifes futurs (orthodoxes) ».

– Question: Y a-t-il des déclarations officielles qui soient nécessaires concernant l’excommunication des hiérarques ou des prêtres apostats qui leur sont unis ?

– Le pape Paul IV: « Ceux qui ont été promus ou élevés de la sorte seront privés automatiquement, et ce, sans avoir besoin d’aucune déclaration supplémentaire, de toute autorité, de leur poste et de leur pouvoir. » Nous ajoutons: presque tous les hiérarques catholiques aujourd’hui exercent leurs fonctions ecclésiastiques de façon illégale.

En ces temps, la prophétie prononcée par le Sauveur Jésus-Christ Lui-même a été accomplie: « Vous verrez l’abomination de la désolation établie dans le lieu saint. » Cette abomination, c’est l’homosexualité au Vatican. Elle est associée à des hérésies, au syncrétisme avec les démons et les francs-maçons. Cette abomination de la désolation dans le lieu saint a atteint son apogée sous le pseudo-pape François Bergoglio. »

Fin de citation

Le THEME NATAL.

FRANCOIS Pape - 17.12.1936 - 21.00 - Buenos AiresVoici maintenant la brève étude que je vous ai promise et portant sur le thème de naissance de Jorge Bergoglio, né le 17 Décembre 1936 – 21.00 à Buenos Aires.

  • Remarquons tout d’abord que Georges Bergoglio est né dans une époque particulièrement troublée puisque c’est celle qui correspond à la montée en puissance des idéologies parties à l’assaut de notre civilisation occidentale : national-socialisme, fascisme, communisme vont s’en donner à cœur joie sous le grand carré Uranus/Pluton qui sévit depuis fin 1931 jusqu’à l’hiver 1937 en tenant compte d’une orbe de 6°.

Rappelons que le carré Uranus/Pluton qui accompagne la subversion d’un ordre ancien à travers une crise des structures liée à une libération provisoire de forces archaïques, s’est produit à trois reprises durant ces années 32/36. C’est la période au cours de laquelle Hitler devient chancelier du Reich et met en œuvre ses méthodes de terrorisme politique : persécutions des parties hostiles à sa politique, élimination des juifs, suppression des syndicats, de la liberté d’expression etc.… Le Japon quitte la SDM ; le chancelier Dollfus en Autriche interdit les partis communistes et nazis (cela ne lui portera pas bonheur) ; l’Italie et l’URSS signe un pacte d’amitié et de non-agression ; l’Allemagne quitte est elle aussi la société des nations.

Bref, tout concourt à laisser entrevoir l’explosion d’une crise qui se manifestera par la deuxième guerre mondiale.

Ce carré décroissant des années 30 trouve sa conclusion dans les années 60 ou sa puissance corrosive intervient moins sur le plan des structures politiques (si on excepte les timides tendances émancipatrices en Tchécoslovaquie et en Pologne contre la tyrannie soviétique ou, plus inquiétant, la « révolution culturelle » en Chine) que sur nos structures spirituelles, religieuses et morales. C’est comme si après avoir attaqué la citadelle occidentale par l’extérieur, les forces de transformation et de subversion représentée par la coopération de ces deux archétypes, avait décidé de la faire s’effondrer en la pourrissant de l’intérieur : apostasie larvée de Vatican II, crise de mai 68 et installation durable de l’idéologie socialo-liberto-libertaire qui va peu à peu contaminer tout l’appareil culturel, médiatique et politique de notre pays et de l’occident dans son intégralité, en commençant par emporter, l’année suivante, un gaullisme exténué qui se survivait à lui-même.

Encore une fois je vous renvoie à tous les articles publiés sur ce site analysant les rapports Uranus Pluton sous différents angles.

Il n’est certainement pas « innocent » du point de vue métahistorique, que celui qui occupe la chaire de Pierre actuellement, soit né sous un carré décroissant Uranus Pluton et ait été élu exactement entre les deuxième et troisième des sept carrés croissants exacts que la période 2012/2015 a vus se déployer dans le ciel de l’humanité !

J’ai toujours pensé qu’une telle insistance dans la manifestation des signes cosmiques ne pouvait indiquer qu’une phase majeure dans ce travail de déconstruction dont la crise multiforme des années 60 a défini le contexte général (spirituel, moral, culturel, politique, je le rappelle et je le répète) et dont les années que nous vivons constitue l’apogée jusqu’à l’effondrement total de notre culture….et/ou de sa renaissance peut-être.

Autrement dit si le christianisme et l’humanisme gréco-latin constituent bien l’épine dorsale de notre civilisation, de notre histoire et de notre culture, il est clair que la période où nous vivons, puisqu’elle constitue l’apogée du mouvement de déconstruction, s’efforcera d’achever le travail de sape entrepris dans les années 62/69 et qu’elle verra donc apparaître les hommes susceptibles de le réaliser. Sur le plan politique c’est l’arrivée du socialisme libertaire avec François Hollande à la manœuvre en mai 2012, secondé par ses hommes et ses femmes de main : Taubira à la liquidation de la justice, Peilhon et Belkacem à la mise en place contre vents et marées d’un égalitarisme niveleur et d’un laïcisme forcené pour formater l’âme de nos enfants, une Touraine affectée à l’étatisation de la médecine et quelques comparses de moindre envergure tous acharnés à détruire ce qui peut rester de nos héritages les plus précieux et précédés par tout ce que la Vème république et ses grandes écoles, a pu produire en matière de personnel politique formaté à la haine de soi et de la France historique,  furieusement épris de cosmopolitisme ou de mondialisme.

Bien sûr tout ce que vous avez pu lire dans la première grande partie de cet article nous révèle que cette tâche de déconstruction semble avoir trouvé chez François, qui s’affirme de plus en plus comme héritier de Jean XXIII et de son « ouverture au monde », l’artisan privilégié de la liquidation de l’Eglise catholique, de son Magistère, de son Enseignement, de sa Morale, de sa Liturgie et j’en passe, de façon à la préparer à se fondre dans cette sorte de grande pan-religion universelle que j’évoquais un peu plus haut et qui n’a rien à voir avec sa mission initiale : le règne du Christ dans le cœur des hommes (A rapprocher des interventions de Benoît XVI, reprises par François, sur la nécessité de constituer un gouvernement mondial).

Étant donné l’importance cruciale du personnage considéré et de la mission qui lui est dévolue, il n’était peut-être pas inutile de replacer son thème de naissance dans un contexte infiniment plus vaste que le sien : celui de la marche de l’humanité vers sa destinée.

Revenons maintenant à des considérations plus immédiates.

  • François est Sagittaire avec un Ascendant Cancer (si l’heure de naissance donnée sur les différents sites que j’ai pu consulter, est bonne).

De manière très générale on peut attribuer au Sagittaire le goût nomade des voyages, des aventures (physiques ou spirituelles, morales, politiques, intellectuelles, professionnelles) et des expéditions. Le désir d’atteindre un but élevé, de remplir une mission, de servir une cause qui nous serve de cible, nous élève au-dessus de nous-même et nous permet de coordonner en les unifiant toutes les forces, quelquefois contradictoires, de notre personnalité est ce qui doit mener le Sagittaire. C’est ce que fait le cavalier qui n’est jamais si bon cavalier et si bien compris par le cheval, que lorsque son corps et son esprit se répondent harmonieusement au moment de sauter l’obstacle et qu’il savent où ils vont.

Excellent signe donc pour harmoniser les tensions à l’intérieur de l’Eglise qu’on pourrait résumer à deux forces principales, antagonistes, avec toutes sortes de degrés intermédiaires : le progressisme et la tradition[5].

Mais il faut prendre garde,  lorsque cette force de développement et d’expansion se met au service d’elle-même au lieu de se mettre au service d’un but de qualité, elle provoque l’inflation de l’ego nous offrant la gamme si diverse des narcissiques, des suffisants, des pontifiants, des verbeux, des bonimenteurs, des affabulateurs, des mythomanes, voire des histrions.

Et Dieu seul sait s’ils sont nombreux dans la vie sociale où leur entregent, leur mépris des règles, leur aplomb et cet art inestimable de jeter de la poudre aux yeux qui est le leur, leur assure souvent une belle réussite.

  • À l’Ascendant Cancer maintenant, et toujours d’une manière très générale, l’attachement à ses origines, à sa famille, à sa résidence, la recherche d’une chaleur et d’une protection, puis à l’âge de la maturité, la capacité d’assurer à son tour chaleur et protection à plus faible que soit. C’est le signe de la maternité bien sûr, c’est celui qui est privilégié chez tous ceux qui favorisent l’éclosion et la protection de la vie : les sages-femmes, les gynécologues, les assistantes sociales, les instituteurs et éducateurs, les restaurateurs et hôteliers, les asiles et résidences pour les plus démunis… Etc.

Lorsque François évoque notre « Terre-mère » dans sa dernière encyclique, – et en fermant les yeux sur cette conception néo-paganiste – il ne fait qu’exprimer sa nature cancérienne.

Et il est bien vrai que l’association des deux signes qui exhalent à la fois la sensibilité et l’affectivité du Cancer à l’idéal généreux du Sagittaire peut donner de la noblesse d’âme, ouvrir à la philanthropie, nourrir une fois généreuse, inspirer une action inspirée par la bonté.

Toutes qualités que François, si la réalité rejoint l’expression publique du personnage, semble posséder de manière évidente. Le souci constant des pauvres, le souci de protéger cette Terre qui est la source de notre vie, ce souci de combattre les disparités injustes, les excès de toutes sortes, l’accaparement des richesses et le gaspillage par les uns au mépris des souffrances et de la précarité des autres, tout cela s’inscrit absolument dans la signature Cancer- Sagittaire, Sagittaire-Cancer de ce thème.

Mais ces qualités, pour estimables et bénéfiques qu’elles soient, ne sont pas celles qui doivent s’imposer dans la personnalité et la conduite d’un pape. Ne serait-ce que parce qu’elles appartiennent à d’innombrables autres personnes, tout aussi généreuses, tout aussi loyales envers leurs familles, leur clan, leurs amis, tout aussi soucieuses d’aimer, de protéger, les enfants notamment.

Je me souviens avoir fait une étude, il y a fort longtemps, sur les composantes des grands « parrains » qui dirigeaient la pègre, à Marseille ou ailleurs. Et je me souviens combien le Sagittaire était représenté dans leurs thèmes.

Normal : ambition et goût de la réussite – narcissisme et grand besoin de reconnaissance – mépris des lois au profit des « lois du milieu » parfaitement acceptées et respectées – goût démesuré du luxe, goût de l’épate, etc, etc….tout cela conduisait leur vie de Sagittaires «dissonants ».

Mais, en même temps, ces « parrains » savaient se montrer généreux et protecteurs envers leurs familles et leurs amis, loyaux et présents lorsque ceux-ci se trouvaient dans la difficulté. Amusant non ?

  • En fait, il faut bien comprendre que le 9ème signe nous interroge non sur notre générosité et notre désir de participation la plus large possible à la vie sociale, aux contributions que nous pouvons offrir au Bien Commun.

Revoyez la trilogie des films du « Parrain » et vous aurez un exemple paradigmatique de l’univers sagittairien des mafieux engagés à la fois dans les plus sordides combines, les conflits les plus sanglants et, dans le même temps, dans des œuvres de charité, laïques ou religieuses, qui leur coûtent des fortunes. Et pas toujours pour des buts intéressés comme on pourrait le penser, ce qui souligne l’ambigüité fondamentale du signe.

Ce qui nous interroge  vraiment dans le Sagittaire, c’est notre aptitude à choisir les règles de notre conduite, les règles qui doivent encadrer notre légitime désir d’expansion pour atteindre à la plus haute dimension de nous-mêmes, en un mot : les règles de notre autonomie. Ce qui nous interroge , c’est la capacité de choisir la seule bonne direction qui vaille et qui donne un sens à notre existence. C’est donc au Sagittaire que nous devenons autonomes dont l’étymologie est évidente : nomos : la règle, la loi – auto : soi.

Traduction : la règle que je me donne.

  • Deux attitudes extrêmes peuvent orienter le choix qui nous est proposé :

  • la conformité étroite aux règles, aux conventions, aux préjugés de notre milieu. Ce type de conformisme ne risque pas de nous mener bien loin dans notre Ascension spirituelle. C’est donc un refus et une abdication de notre autonomie. C’est le cas de ceux qui ne veulent pas « se mouiller » ou « se compromettre » ou « se priver d’appui ou de soutiens » potentiels qui les freineraient dans leur carrière. C’est ceux-là qui réussissent le mieux dans les périodes de conflit où les choix véritables ne peuvent plus ressortir que de nos convictions et de nos valeurs authentiques. C’est en ce sens certainement que Sartre écrit que « nous n’avons jamais étés aussi libres que pendant la guerre ». Beaucoup devraient y penser dans cette période où la collaboration avec ceux qui, par intérêt ou par idéologie, favorisent et organisent notre invasion–colonisation-disparition ainsi que la transgression des lois naturelles désormais sanctionnée par le droit, ne peut ressortir que de la compromission et de la forfaiture.

  • La révolte contre ces mêmes règles, leur mépris, au profit de l’expression la plus large de notre désir d’affirmation, de réussite, de jouissance bref au service de la passion qui nous domine – figurée par le corps et les jambes du centaure – constitue le second choix. C’est celui-là qui anime le « parrain » dont je vous parlais plus haut. Sachant que tous les « parrains » ne sont pas forcément des voyous, mais qu’il y en a beaucoup en « col blanc » infiltrés dans tous les milieux et qui ont en charge les destinées communes.

Il est évident qu’aucun de ces deux choix n’est un choix réel : adaptation et conformisme d’un côté, négation et transgression de l’autre comme fin ultime de notre développement personnel, ne sont pas des choix éthiques puisqu’ils s’expriment sous l’empire de nos intérêts immédiats. Ce ne sont pas les manifestations d’une autonomie véritable qui suppose idéal, désintérêt personnel, adhésion à des principes reconnus comme intangibles, étrangers aux circonstances et aux passions individuelles.

On retrouvera ce problème à la phase Verseau, mais d’une autre façon. J’aurai peut-être l’occasion d’en reparler.

  • Entre les deux extrêmes, il y a le choix de la véritable « autonomie » qui n’est pas indifférence ou indétermination de sophiste (ex : bof !…tous les choix se valent) subjectivisme de l’utilitariste à la Bentham ou de l’hédoniste (choix « à la carte » guidé l’intérêt, le sentiment, les préférences, le plaisir, la duplicité quelquefois) mais choix guidé par une réelle exigence éthique ou religieuse  qui mobilise l’intelligence (ouverture, bonne foi, bonne volonté) ; qui manifeste la volonté de rechercher et de servir une vérité située hors de nous-mêmes et qui puisse nous guider, comme l’étoile le voyageur. Qui implique donc culture morale et intellectuelle, connaissance, associées à une exigence authentique dans notre relation aux autres, au monde (générosité dans les échanges, oblativité) et à Dieu qui est le « guide » véritable de la conscience humaine qui, par nature, est orientée vers la Vérité, ce qui définit la dignité de la personne humaine ni ne vit pas « que de pain » comme il est dit dans les Ecritures.

Si bien que le Sagittaire, en fait, et de manière symbolique (qu’il faut bien entendu rapporter au contexte dans lequel une personne est amenée à se réaliser) ne représente pas tant  le lieu où je choisis arbitrairement une morale, une ligne de conduite, un but, une mission qui m’élèvent au-dessus de moi-même et me font dépasser mes propres limites car il n’y a pas une façon de vivre ma phase Sagittaire. Bien plus encore c’est le lieu où il m’est demandé de prendre conscience que le choix moral est indispensable à la manifestation de ma dignité d’Etre Humain ; que je ne peux pas m’en dispenser ; que je ne peux pas faire l’impasse sur la volonté (ou non) de m’engager sur le chemin de cette Vérité si je veux conserver cette dignité, et de tenter ainsi de rejoindre le perfection que le péché originel m’a fait perdre. Vérité qui seule peut orienter ma flèche, dans les vicissitudes de la vie. Seule Etoile qui vaille : celle qui guide chaque homme vers le Bien, le Beau et le Vrai et lui permettant de réaliser ce qu’il a de meilleur dans sa courte vie, dans les limites de ses dispositions naturelles et des circonstances qui encadrent son existence.

Choix qui, s’il est nié et évacué, nous condamne à vivre au seul niveau de nos pulsions, besoins, désirs, intérêts, juste un cran au dessus des animaux.

C’est lorsque ce choix est fait (surtout si c’est un bon choix) que la phase Sagittaire nous dotera de toute notre autonomie, forme supérieure et véritable de la liberté, c’est à dire de la capacité de ne pas se perdre lorsque des choix possibles en apparence d’égale valeur entrent en conflit dans notre esprit ou, pire, lorsqu’ils excitent en nous des appétits incompatibles avec cette course à l’Etoile qui, seule, doit mobiliser les forces de notre esprit.

Le Sagittaire est donc, avant toute chose, le choix obligé d’un itinéraire vers un authentique dépassement de soi. Si cette volonté de dépassement des satisfactions de l’égo n’est pas posée au départ, tous les choix moraux que nous pourrons poser seront vains.

La conscience professionnelle, la probité intellectuelle, le respect des engagements pris, la fidélité religieuse sont, certes, de précieuses qualités morales et de très bons principes pour conduire une existence.

Mais si la conscience professionnelle au service de mon entreprise sert à vendre de la poudre de perlimpinpin à mes clients, si la probité intellectuelle consiste à suivre à la lettre les programmes de décervelage de l’éducation nationale dans mon métier de professeur, si le respect des engagements pris  auprès de qui que ce soit, me conduit à commettre un parjure, si la fidélité religieuse m’autorise à égorger tout ce qui me tombe sous la main pour témoigner de ma foi, si ma rigoureuse application du droit me permet de sanctionner ou d’emprisonner celui qui ne pense pas comme moi,  il est évident que ces dispositions bonnes par nature, deviennent exécrables dans leur application faute d’un choix et d’une visée préalables qui les orientent vers le Bien véritable et d’une volonté qui me maintienne dans l’itinéraire choisi contre vents et marées.

Vous me pardonnerez sans doute  ces méditations sur le Sagittaire.

Le problème, c’est que lorsque je me mets à réfléchir sur un symbole anthropocosmologique – signe, corps céleste, aspect, configuration – je n’arrive plus à m’arrêter tant le sens des archétypes est riche de toutes les expériences de la vie. Je sais que j’ai dû déjà développer un certain nombre de réflexions sur le Sagittaire dans le passé (ainsi que sur d’autres signes d’ailleurs) mais le propre du travail de la pensée sur le matériel que nous offre la tradition symbolique en général et astrologique en particulier, c’est qu’il n’est jamais terminé puisque le langage symbolique, à l’instar du langage religieux ou du langage artistique, consiste non à enfermer un archétype dans une définition définitive, mais à le saisir sous les multiples aspects de sa manifestation dans l’expérience humaine. La pensée ne peut circonscrire les archétypes puisque ce sont les archétypes qui, au plus profond de notre nature et de notre existence, organisent notre esprit et notre pensée et structurent notre approche de l’existence. Sur ce point précis on peut convoquer Descartes sans commettre de sacrilège (pour rassurer les rationalistes). « Comment », se demandait-t-il, « moi qui suis fini puis-je avoir l’idée de l’infini ? » (je cite de mémoire). Il en concluait tout naturellement que c’est cet infini qui conditionnait sa propre raison.[6]

Si bien que, d’une certaine façon, on peut mener une vie fondamentalement amorale, transgressive, voire criminelle du fait que le choix ultime, la visée supérieure, la cible que nous avons décidé d’atteindre, par leur portée dérisoire, négative, transforme les qualités que nous mettons en œuvre pour les atteindre, en autant d’obstacles vers notre dépassement définitif : notre bonne mine peut servir à séduire, notre élocution à tromper, notre intelligence à dominer, nos dons artistiques à choquer et provoquer, etc….

« Chaque homme dans sa nuit s’en va vers sa demeure » ; c’est une phrase des Ecritures que Julien Green a repris pour en faire le titre d’un de ses romans.

Ceux qui imaginent que nous sommes soumis à une forme de prédestination qui nous condamne à devenir des sages, des héros ou des saints sans que nous n’ayons aucun choix à faire, aucune volonté à mobiliser, se trompent je crois. En revanche, il est probable que le programme inscrit dans notre carte du ciel, puisse nous prédisposer à choisir l’une de ces voies, mais il nous faudra d’abord l’accepter en toute clarté et avec toutes ses exigences et ordonner les multiples dimensions de notre personnalité à la réalisation de cette mission, étant entendu qu’en favorisant notre accomplissement elle favorise du même coup le Bien Commun et, pour les très grandes destinées, un apport à la civilisation, à la culture, voire à l’Histoire. Car l’axe Gémeaux/Sagittaire est essentiellement et avant toute chose un axe relationnel, culturel, politique, religieux, collectif.

  • On aura compris, à la lecture de ces lignes, la responsabilité qui pèse sur les épaules de ceux qui, natifs du Sagittaire ou marqués par son symbolisme ont décidé – suivant en cela l’exemple de leur modèle symbolique, Chiron, le bon Centaure, le Centaure guérisseur et conducteur de son peuple – d’investir leur énergie considérable dans une carrière de dirigeants politiques comme Churchill, De Gaulle, Chirac et tant d’autres… Et François aujourd’hui pour l’Eglise Catholique.

Car, de deux choses l’une : ou l’ascension politique est entreprise pour satisfaire les désirs plus ou moins exaltés de l’égo, ou le puissant instinct de développement personnel se met au service de cet idéal ou de cette communauté qu’il ne s’agit plus seulement de diriger, de dominer, d’organiser, de gouverner, mais de servir dans ses intérêts les plus essentiels.

  • Le premier cas, qui concerne les ambitieux et mégalos de tout poil, ne nous intéresse pas.

  • Le second est beaucoup plus intéressant et beaucoup plus complexe, car nous connaissons les faiblesses de la nature humaine et nous savons que d’excellentes intentions, de généreuses vocations, peuvent cacher des motivations individuelles plus obscures qui finiront toujours par s’exprimer d’une manière ou d’une autre et par gâcher ou gauchir l’œuvre entreprise. Nous sommes sur Terre et personne ne peut incarner un archétype zodiacal dans toute sa pureté dans toute sa plénitude. On ne peut que s’y efforcer en y mettant beaucoup de bonne volonté et beaucoup de bonne foi. Ce n’est déjà pas si mal.

Reprenons l’étude du thème de François.

Nous savons que chaque signe possède son « moteur ». En d’autres termes si chaque signe représente une étape dans l’itinéraire zodiacal rapporté à la course d’une destinée, chaque corps céleste (Soleil, Lune et Planètes) représente l’agent actif symbolique chargé de mobiliser les dispositions fondamentales attachées à ces signes/étapes.

– Le « maître » du Sagittaire est Jupiter.

– Le « maître » des Gémeaux, étape opposée et complémentaire au Sagittaire, et Mercure.

Mercure et Jupiter sont donc les 2 outils privilégiés qui nous permettent d’entrer en contact avec le monde et avec la société pour apprendre, nous instruire, nous former, pour échanger et communiquer (dc nous développer, nous éduquer), et, en revanche, déterminer les orientations essentielles qu’adoptera notre contribution dans le grand réseau qui organise les relations humaines (rendre ce que nous avons reçu de manière plus élaborée). En définitive tout ce qui est de l’ordre de la pensée, de la parole, de l’intelligence, de la raison tout ce qui ressort des conditions morales, sociales, politiques, juridiques, etc., du devoir vivre ensemble, ressortit du travail de Mercure et Jupiter et de l’axe Gémeaux Sagittaire.

Mercure représentant essentiellement l’intellect qui nous permet d’entrer en contact avec le monde extérieur et avec notre monde intérieur et d’établir le lien entre les deux

Jupiter étant plus précisément celui dont la fonction synthétique nous permet d’organiser notre pensée, d’habiter un langage, de nous faire une certaine idée du monde social (au sens extensif) et des lois qui le régissent et de nous constituer un système de valeurs qu’on a l’habitude d’appeler une morale (je sais que une éthique paraît beaucoup plus branché ; mais, étymologiquement, cela veut dire exactement la même chose). Et, plus encore une culture.

  • Chez François Jupiter et Mercure sont situés à quelques degrés l’un de l’autre de part et d’autre du Descendant (point opposé à l’Ascendant) et dans le signe du Capricorne (ce qui est logique puisque l’Ascendant, vous vous en souvenez, est dans le Cancer).

Comme on le devine la configuration est très favorable à la vie mentale, intellectuelle et à la communication, d’autant qu’elle habite le secteur essentiel aux échanges et relations de toutes sortes la Maison VI (le travail et le service) et la Maison VII (les échanges avec le monde extérieur, les autres)

Elle dénote une intelligence organisée, habile à exploiter une situation de manière pragmatique, doué pour les échanges, les contacts, les affaires. Elle dénote souvent un esprit libéral, souple, habile, qui sait tirer le meilleur parti des êtres et des choses.

Oui mais.…

Comme je le disais plus haut, cette configuration est située à l’opposé de l’Ascendant. Ce qui veut dire, en fait, que malgré ses qualités constitutionnelles, cette configuration représente une difficulté d’intégration de la personnalité.

Je m’explique : l’Ascendant représente une projection essentielle du « moi », l’orientation naturelle de la personnalité d’un être, la conscience qu’il a de lui-même et qui va colorer sa perception du monde.

Ici, le Cancer évoque la sensibilité, l’affectivité, donc la subjectivité : l’être, pour comprendre et accepter les choses, doit les ressentir, voire les avaler et les digérer pour les assimiler à son ressenti profond, les faire seiennes. L’intellection ne vient qu’après et est insuffisante par elle-même. Ce sont ses émotions, ses « tripes » qui président à ses choix beaucoup plus que sa raison logique. On comprend, à la lecture de ce que j’ai écrit sur la conjonction Mercure/Jupiter, combien, inversement, la mise en œuvre d’une perception purement pragmatique objective des choses, peut demander d’efforts à un sujet qui se fie d’abord et avant tout à ses affects, dc à sa subjectivité.

Mais ce n’est pas tout. Cette conjonction, je l’ai dit, survient en Capricorne.

  • Essayons de synthétiser la signification possible d’une conjonction Mercure/Jupiter en Capricorne :

–        A Mercure les qualités d’une intelligence recherchant les lois constantes qui structurent la réalité sous la diversité des phénomènes ; donc une pensée secondaire, réfléchie, expérimentale, souvent calculatrice, en tous cas méthodique. C’est le fameux esprit de géométrie de Pascal qui habite le savant ou le philosophe – Kepler ou Montesquieu en sont des exemples de choix – celui qui se manifeste chez l’architecte, le technicien, l’amoureux des structures abstraites. On peut le trouver chez le légiste ou le juriste qui s’efforcent à la réflexion objective, froide excluant toute forme d’affectivité pour définir le droit. Et bien sûr cette disposition marque souvent l’esprit du politique qui doit être capable d’envisager les choses et les décisions à prendre sur le long terme. On ne s’étonnera pas de trouver un Mercure en Capricorne chez de grands politiques tels que Charles V, Henri IV, Talleyrand, Disraeli, Gladstone où Wilson.

–        Côté Jupiter, on ne s’étonnera pas que cette intelligence froide et stratégique, puisse se mettre au service des ambitions sociales – la carrière, la vocation, le désir permanent de s’élever et de consacrer tous les efforts nécessaires à cette élévation sur le long terme dans une réalisation souvent tardive – et ne vienne servir la passion du pouvoir et le sens de l’organisation politique. Aux personnages déjà cités avec Mercure, vous pourrez associer Frédéric le Grand le constructeur de la Prusse et le père de l’Allemagne moderne, Karl Marx qu’il est inutile de vous présenter, Adolf Hitler, celui qui avait affirmé en 1933 aux Allemands : « Donnez-moi 10 ans et vous ne reconnaîtrez plus l’Allemagne ! »… Et qui a tenu parole en 44/45.

Tous ces hommes que je viens de citer, chacun à sa façon, sont des bâtisseurs ou des défenseurs de grandes structures politiques. En tout cas des hommes de pouvoir et des organisateurs attachés à la pérennité d’institutions qui ont canalisé leur ambition et au service desquelles ils ont consacré leur vie.

Voilà qui est de très bon augure s’agissant du chef de l’église catholique, « la seule internationale qui dure » comme disait Maurras je crois. Il ne fait aucun doute que François possède, de manière potentielle sinon actuelle, l’ensemble des qualités ci-dessus décrites.

Mais je dis bien en potentiel car le propre d’une configuration ou d’un symbole quelconque en dissonance de l’Ascendant correspond, je le disais plus haut, à une difficulté d’intégration dans la personnalité. Comme il en est d’un être qui serait attiré, fasciné même, par la danse mais qui manque totalement de souplesse naturelle au départ.

Si bien que, dans le cas qui nous occupe, on peut craindre alors des négligences, une certaine insouciance, du désordre dans la conduite des affaires, une propension à « épater la galerie » (toute révérence gardée), un optimisme hors de propos ou un manque de réalisme, ce qui revient souvent au même. On peut penser à Henri IV, génial politique mais piètre administrateur ; à Louis-Philippe incapable d’anticiper la crise qui allait emporter son régime par une trop grande confiance en lui, etc.…

Or, c’est bien l’image que nous donne François dans sa conduite individuelle où il a été obligé à de nombreuses reprises de revenir sur certains de ses propos qui « dépassaient sa pensée » ou dans son rôle de « manager » de la réforme de la Curie, qui, en définitive, ne se traduit que par une centralisation encore plus grande que celle qui existait sous son prédécesseur. Ou par ses choix arbitraires dans l’attribution de certaines responsabilité à ses inconditionnels et la mise sur la touche, souvent injuste et cruelle, de prélats qui n’avaient aucunement démérité mais qui ne partagent pas ses lubies « innovatrices ».

Mais ce qu’il est important de remarquer à propos de cette configuration stratégique dans l’économie du thème de François c’est que l’axe Cancer-Capricorne qui occupe sa ligne d’horizon et signale une dimension essentielle de sa personnalité, est celui même des valeurs fondatrices sur lesquelles se construit une existence, qu’elle soit individuelle, collective, nationale, politique, religieuse, en intégrant et en s’appuyant sur ce que le temps lui a transmis : les sources, les fondements et les réalisations durables.

Ce n’est pas pour rien que l’axe Cancer-Capricorne est celui de la famille, de la généalogie, de l’archéologie, de l’Histoire, bref de tout ce que nous devons à ceux qui nous ont précédés, c’est à dire de la civilisation.

Or, ce rejet de Jupiter-Capricorne (n’oublions pas que Jupiter est le maître du soleil en Sagittaire) ne peut signifier qu’une chose : un certain rejet de la Tradition, de l’héritage sur lesquelles l’Eglise s’est construite puisque nous avons affaire à un pape.

C’est sans doute la raison pour laquelle le Soleil et Jupiter (image de prestige, d’autorité, de rayonnement et de pouvoir) associés à Mercure (qui oriente cette autorité vers le monde des idées, du discours, de l’enseignement, du magistère doctrinal, lance un trigone à Uranus au sommet du thème et font de François « un porteur de lumière », un guide, un propagandiste.

Dans une série d’études précédentes consacrées à des personnages célèbres de l’histoire internationale j’ai montré combien ce type de configuration intervenait chez tous ceux qui a un moment ou un autre de l’Histoire s’étaient senti pousser des ailes de « guides », de « conducatores », pour ne pas dire de « Fuhrer » ; des hommes persuadés de détenir la vérité et de la mission de l’imposer à leurs peuples.

Je ne suis pas en train de dire que François est un dictateur (encore que), mais le profil intellectuel qui apparaît là en filigrane, est plus nettement celui d’un  doctrinaire ou d’un idéologue que celui d’un homme de foi et de contemplation, quel que soit l’art avéré de ce pape à endosser le costume de l’homme de terrain plus préoccupé de pastorale que de dogme, de considérations humaines, trop humaines, plutôt que de principes.

Mais pour les raisons que j’ai dites plus haut cette fermeté intellectuelle, cette ferme volonté d’incarner un magistère rigoureux, ne s’oriente pas vers la conservation ou la préservation d’un héritage ou d’une tradition. Il me semble, au contraire que le rejet du Soleil et de Jupiter (les valeurs établies) au descendant et accordées à Uranus, planète dominante et principe de libération et d’émancipation indique l’effort pour faire passer les valeurs traditionnelles sous les fourches caudines d’un principe progressiste… et non l’inverse comme on pourrait le souhaiter.

  • C’est le moment de remarquer que Uranus, Maître du Verseau, dans ce thème gouverne la Maison 8 : celle des crises et métamorphoses, des fractures et des transformations.

Or que trouvons-nous dans ce signe du Verseau ?

–        La Lune, maître de l’Ascendant, significateur majeur du sujet lui-même, s’identifiant par conjonction à

–        Vénus, maître de la Maison trois (les idées, le mental) et de la maison 10 (la carrière, les réalisations suprêmes d’un individu).

–        Vénus étend d’ailleurs opposer à

–        Pluton (facteur de crises, de transformation, de mort et renaissance, analogiques aux valeurs de la maison 8) et, comme par hasard, maître de la Maison 4 (famille, communauté, origine, fondements…)

  • Mais le plus grave c’est que, si nous considérons l’axe 4/10 non plus sur le plan des caractéristiques individuelles de François (qui paraissent bien passionnelles) mais sur celui qui considère la structure familiale universelle dont François a la charge (en l’occurrence celle de l’Eglise institution)  nous ne pouvons que nous inquiéter de cette combinaison qui va plus dans les sens de la corruption/déconstruction que sur celui de la restauration.  Autrement dit il n’est pas nécessaire de beaucoup solliciter l’interprétation de ces symboles pour voir ce qui le mobilise et fait battre le  cœur du pape.

Ceux qui lui sont favorables parleront de renouveau, de rénovation, d’adaptation de l’Eglise au monde moderne, de redéfinition des dogmes, de la morale, de la pastorale dans le sens d’un progrès « humaniste », faisant une large place (par « charité » par « miséricorde »…..où vont-elles se nicher ?) aux passions humaines.

Les autres y verront le signe évident que la papauté est passée délibérément du côté du progressisme et du modernisme et y verront la marque de la fin d’une certaine Eglise, pour ne pas dire (avec les eschatologues confirmés) la fin de l’Eglise tout court.

  • Et les carrés que forment la conjonction Lune/Vénus à Uranus, vont tout à fait dans le sens de cette tension, de cette dualité fondamentale que je signalais dans la personnalité de François dès le début de cette étude.

Il y a deux interprétations possibles de ce carré :

– Celui d’une contradiction et d’un conflit d’abord entre les valeurs hyper rationnelles, dogmatique, idéologiques, principielles symbolisées par Uranus et les valeurs affectives, émotionnelles, les affects, les inclinations, voire la sexualité du sujet.

Le conflit alors la lutte entre ce que le sujet ressent et ce qu’il pense être le principe qui doit le guider. Principe qui d’ailleurs n’a rien à voir avec la morale, Uranus étant une planète totalement amorale et purement cérébrale. Une sorte de conflit qui fait un peu penser à Corneille si on veut…sauf que Uranus ne représente pas le devoir ou la responsabilité comme Saturne par exemple, mais bien plutôt l’idéologie, la certitude qui domine notre esprit. Mais le résultat est le même : on refuse de laisser vivre une partie de soi pour obéir à un principe supérieur (ou qu’on a élu comme tel).

Ici il est évident que l’aspect peut représenter le sacrifice des valeurs affectives, sentimentales et sexuelles que François a consenti pour répondre à sa vocation, mot qui convient bien à Uranus.

– La deuxième interprétation d’un carré (et les deux interprétations ne sont pas contradictoires au sein de la même personnalité) est celle d’une exacerbation, d’une intensification. Au lieu que l’un des pôles du conflit impose sa discipline à l’autre, il ne fait qu’exacerber les facultés mises en cause, sur le mode passionnel, voire obsessionnel…..tout en l’empêchant de s’exprimer harmonieusement et sainement. Gare alors aux déviations…

Car tout ce qui est empêché de s’exprimer dans une personnalité, tout ce qui ne peut s’épanouir nous revient souvent sous forme de crises, de difficultés, de problèmes relationnels qui mobilisent une grande part de nos énergies……mais très souvent aussi, détermine un domaine où nous sommes poussés à développer nos compétences. Ce qui nous amène à vouloir améliorer pour les autres ce que nous n’avons pas pu développer pour nous-mêmes.

Cela entre peut-être dans le cadre de ce que Boris Cyrulnik  appelle la résilience ou dans celui de ce que Alfred Adler appelait la « compensation ». Nous construisons sur nos blessures comme Démosthène qui étant bègue est devenu le meilleur orateur de son temps ou Descartes qui, souffreteux et maladif pendant toute son enfance, s’est forgé un corps est devenu un redoutable escrimeur…avant de virer cher la philosophie, ce qui ne lui a pas trop mal réussi. Cherchons autour de nous et nous verrons que les exemples sont multiples.

Qu’est-ce qui est en cause dans la dissonance qui apparaît dans le thème de François ?

Le conflit entre son ressenti (Ascendant Cancer + Lune conjoint Vénus en Verseau) et ce que lui impose sa culture (Soleil, Jupiter, Mercure en Capricorne).

Une conjonction Lune/Vénus en elle-même, dans un thème d’homme, est un facteur difficile à intégrer car elle détermine une composante de nervosité, de suggestibilité, voire de féminité qui peut se traduire en frivolité, en goût excentriques, en caprices et, très souvent, en inversion, d’autant que le Verseau prédispose à vouloir s’émanciper des règles admises et à faire ses propres expériences anticonformistes.

Chez la femme elle déterminera souvent une composante tout aussi frivole et instable potentiellement, l’accent étant mis sur le désir d’indépendance, l’amour libre, les orages passionnels et la difficulté à construire un couple disons « classique ».

Donc, on peut dire que François, alors qu’il possède un animus particulièrement  viril, ferme et autoritaire qui l’accorde bien aux principes conducteurs de la culture qu’il a à défendre et représenter – le Magistère catholique – est, dans le même temps, habité par une anima qui se révolte contre la férule des règles classiques du mariage : il porte l’image d’une féministe, la femme libre, la femme émancipée, la progressiste, l’aventureuse… Vous choisirez la dénomination qui vous paraît la plus adaptée. Plus généralement, il porte l’ image d’une affectivité/sexualité qui demande à s’exprimer hors de toute forme de tabous, mais placée sous la férule de principes (Uranus) qu’on ne discute pas.

Je pense que si on pratiquait une PsychoGénéalogie de la famille du pape, on trouverait certainement nombre de femmes en révolte contre leur sort mais qui n’ont jamais pu s’émanciper ou se faire entendre dans la culture machiste qui est celle de l’Argentine. Il les porte en lui et elles cherchent à s’exprimer.

Un mode d’expression sur lequel une pareille anima pourrait s’exprimer, c’est bien sûr l’homosexualité puisque la sensibilité profonde et inconsciente du sujet le prédispose à ressentir la femme que sous son aspect hyper-rigide, inaffective (mais non inémotive, peut-être caractérielle, instable dans ses humeurs, imprévisible), en tous cas rejetante et peu maternelle. Donc plus ou moins castratrice.

Ceci explique peut-être, au moins en partie, que jusqu’à présent, si on excepte les postures publiques (humidité, pauvreté, simplicité) les voyages pastoraux sur le modèle Martin Luther King, l’entreprise brouillonne de réorganisation de la Curie passée aux oubliettes[7] ou l’écriture de deux encycliques dont l’une doit presque tout à Benoît XVI et l’autre a peu de chose à voir avec le catholicisme, le salut des âmes, l’annonce de la Bonne Nouvelle, le règne et la gloire du Christ mais tout avec la gloire de l’Homme en charge de réaliser le paradis sur Terre en commandant au climat; si on excepte ces aspects donc,  ce pape ne s’est réellement fait remarquer que par ses avancées, plus ou moins masquées,   dans le domaine des mœurs : l’indissolubilité du mariage (communion aux « remariès ») et la bienveillance pour l’homosexualité assortie d’un discrète mais réel encouragement envers les « unions » homosexuelles, entraînant une rupture dont l’unité de l’Eglise risque de ne pas se remettre sans le secours du Saint-Esprit.

Je vous ai assez fourni de documentation ci-dessus pour que vous constatiez combien le langage de François est double sur ces questions de morale et qu’on peut trouver dans sa bouche de quoi encourager les plus folles espérances chez ceux qui désirent une sorte de « catholicisme à la carte » comme chez ceux qui espèrent un discours de Tradition de la part de celui qui est chargé de la défendre et de l’enseigner. Sauf que nombre de signes discrets, éloignés des grands discours officiels en disent long sur ce faux  balancement entre les deux tendances.

Je vous renvoie pour cela aux torrents de commentaires que suscitent la première session  du Synode sur la famille de l’année passée et la deuxième session à venir au mois d’octobre prochain. Cessions dans la composition, l’organisation et le déroulement desquelles l’intervention arbitraire, directive et très orientée du pape laisse à craindre que les dispositions que j’ai analysées ci-dessus – dualités, ambiguïtés, duplicité –  ne produisent tous leurs effets.

  • L’école « conditionaliste » peut nous aider à comprendre le comportement de ce Sagittaire assez perturbant.

Sans entrer dans le détail de ses démonstrations, elle inscrit dans la colonne des déboires de ce signe lorsque la personne n’est pas à la hauteur de son exigence un certain nombre de traits de caractères et de comportements :

«… Téméraire, aventurier, ivre de grands espaces, il ne connaît plus de limites, rejette les contraintes, la routine. Il peut manquer de colonne vertébrale. C’est un gaffeur ». Il me semble qu’un certain nombre de ces points convienne parfaitement à notre personnage.

«… Convaincu de sa puissance, mégalomane, pontifiant, il enfonce des portes ouvertes. Il s’exprime par poncif, clichés et donne sans cesse des conseils ». Le rôle d’un pas étant, entre autre, de conseiller et enseigner et le pape actuel ne se privant pas de le faire, nous n’ajouterons rien à cette description.

«… Ces réponses positives à des signaux négatifs le porte à tout confondre [ce qui est catholique et ce qui ne l’est pas ?]. Ces alliances sont ambiguës, risquées [d’où son amour pour le cardinal Kasper qui semble avoir oublié le dogme catholique depuis longtemps ?]. Il s’identifie trop aux codes sociaux, au snobisme de son époque [l’adultère et la mode homosexuelle, en font partie ?] . « Le type riche et capable de renverser l’optique dominante, d’ouvrir de nouvelles perspectives [c’est ce qu’il a annoncé urbi et orbi, mais on ne sait toujours pas où il veut aller]. Plus communément, on a ambivalence par non exclusion du contraire [« je suis souris voyez ma queue, je suis oiseau voyez mes ailes »] : morale non conforme aux actes ; on fournit les bâtons pour se faire battre, on fait le jeu du camp adverse; le subversif de salon, l’opposant bien en cour etc.… Le grand méli-mélo : risque de tout confondre en voulant tout unir et tout embrasser »

Vous avouerez qu’il y a dans ce portrait de quoi éclairer bien des aspects de la personnalité de François, notamment dans cette volonté de tout confondre, de tout amalgamer : la tradition et le modernisme, le moral et le transgressif, le sain et le malsain, le normal et le déviant, le catholique et le non catholique…

C’est donc exactement le pape qu’il nous fallait en cette période de l’humanité où  tous les repères doivent s’effacer pour donner naissance à un homme nouveau. Pas celui qui est régénéré par le baptême bien sûr mais l’homme décervelé du post-christianisme, le zombie ramené à notre animalité originelle, que la victoire définitive de l’individualisme et de l’utilitarisme, la nouvelle grande religion de l’humanité, a enfanté. Pour le plus grand profit de Mammon-Lucifer et de sa Grande Eglise :  le Nouvel Ordre Mondial.

  • Un dernier aspect attire l’attention dans le thème de François.

  • C’est l’opposition Saturne-Neptune dans l’axe Poissons-Vierge.

Configuration de l’introversion poussée quelquefois jusqu’à la schizoïdie.

Saturne – le solide, le réel, le physique, le rationnel – n’est pas très à son aise, en ce qui concerne la vie courante et la vie pratique, dans le signe mystique, irrationnel, émotionnel et imaginatif des Poissons. Sa dimension dans cette configuration est celle de l’enfermement dans le monde intérieur, de la contemplation, du retrait du monde extérieur. Excellente configuration pour un moine au fond de sa cellule.

La chose se complique ici par le fait que Saturne est en conflit avec Neptune, le maître des Poissons justement. Neptune en exil dans le signe de la Vierge c’est un peu vouloir faire un comptable d’un héros romantique. Le signe du rationnel et de la limite accueillant le symbole de l’indéfini et de l’illimité. Cela peut marcher lorsque le sujet est à la hauteur du défi : il s’agit pour lui de traduire en pensée claire en démonstration convaincante les riches intuitions qu’il va pêcher au fin fond de son imaginaire ou de ses capacités contemplatives.

Ici le problème se complique, on l’a compris, à cause de l’opposition Saturne. Je vais expliquer le problème à travers une métaphore amusante (du moins je l’espère). Un homme rêve ou reçoit l’intuition qu’un coffre se trouve au plus profond de son jardin. Il s’équipe et construit un puits qui lui permet de décendre à la profondeur nécessaire pour entrer en possession de ce coffre et découvrir ce qu’il recèle. Hélas s’il a pu descendre assez profond pour entrer en contact avec le coffre et même s’il arrive à l’ouvrir, il ne parvient pas à remonter son contenu à la surface et, quelque effort qu’il fasse, il est contraint non de contempler le trésor attendu, mais les images, les attentes, les espoirs qu’il projette sur le contenu d’un coffre qu’il ne pourra jamais connaître et qui restera définitivement pour lui du domaine de l’imaginaire.

C’est aussi une configuration qui le rend particulièrement sensible à la perception des limites dans lesquelles l’homme est enfermé, notamment celles qui concernent les plus douloureuses : la maladie, la pauvreté, les contraintes de l’existence, l’usure du corps, bref toutes les formes de notre servitude.

Configuration qui nous incite, lorsqu’on a de la générosité, à user de compassion et de charité envers nos semblables en souvenir des souffrances du Christ et à essayer d’y apporter remède. Mais sans trop nous faire d’illusions car l’axe Vierge-Poissons nous rappelle que la vie terrestre, la condition humaine s’inscrivent dans des limites douloureuses qu’il nous faut accepter en tant que créatures et auxquelles nous ne pouvons échapper que par le haut : l’ascèse spirituelle. Tout autre moyen étant illusoire puisque la mort est au bout de toutes nos expériences.

On peut donc trouver ce double héritage (encore une dualité) chez François : la compassion, le désir d’apporter des remèdes aux maux qui ravagent l’humanité d’un côté ; l’optimisme du Sagittaire de l’autre qui, dans le contexte des difficultés de ce thème, telles que nous avons essayé de les comprendre et de les décrire, semble pousser François à plus faire confiance aux dispositions prométhéennes de l’homme moderne qu’à la soumission à la volonté de Dieu et au règne du Christ.

LSM

PS : Après avoir rédigé cet article et dans le cadre de mon activité permanente de documentation, j’ai eu l’occasion de visiter un site « Le Suisse Romain » sur lequel un prêtre s’évertuait à nous présenter François comme « fils de l’Eglise » et comme traduisant rigoureusement le message intemporel de l’Eglise (voici le lien pour les chercheurs et curieux : http://lesuisseromain.hautetfort.com/archive/2014/10/17/le-cardinal-marx-fait-son-show-5470767.html).

Son plaidoyer lui a attiré plusieurs commentaires dont celui que je reproduis pour vous ci-dessous. Je crois que l’essentiel de ce qui caractérise l’apostasie partielle ou totale de celui qui occupe actuellement la chaire de Pierre y est sobrement et clairement résumé. Je vous invite à en prendre connaissance. Voici intégralement ce qu’écrit ce commentateur qui semble particulièrement instruit des choses de l’Eglise :

«  Comme j’aimerais croire ce que vous dites !
Malheureusement, c’est le pape qui a nommé le cardinal Baldisseri qui a monté la manipulation ayant mené à la publication du rapport intermédiaire scandaleux, c’est lui qui a promu Mgr Forte, qui a applaudi à l’exposé pseudo-théologique du cardinal Kasper, qui a nommé les six progressistes qui ont pondu ledit rapport – alors que les Pères synodaux avaient élu des conservateurs (en fait, des catholiques) -, etc.
C’est se voiler la face que de nier que c’est le pape lui-même qui veut, de façon voilée, progressive, certes, mais qui veut la modification – donc, la destruction – de l’enseignement de l’Église. Modification qui vaut destruction car autoriser la communion aux adultères c’est : laisser entendre que l’Eucharistie n’est pas entrer en communion avec Dieu ; laisser entendre que l’union à Dieu est compatible avec le péché ; laisser entendre que l’état de grâce n’est pas un préalable à la réception de l’Eucharistie (donc supprimer la nécessité du sacrement de confession !) ; rendre inefficiente la notion de scandale public empêchant quelqu’un de communier (donc on ne pourra plus empêcher un politicien prônant l’avortement ou l’euthanasie, ou un médecin en pratiquant, ou autre, de commettre un sacrilège public en communiant) ; détruire l’indissolubilité du mariage (attaque directe du mariage de millions de catholiques !); affaiblir la notion de fidélité absolue de Dieu, dont le mariage sacramentel est une des principales images ; refuser la VRAIE miséricorde aux divorcés-remariés auquel plus aucun chemin de conversion (id est, de changement de vie) n’est proposé ; risquer de les pousser à la damnation en leur faisant « manger leur propre condamnation » (saint Paul aux Corinthiens à propos des communions hors état de grâce), etc.
Excusez du peu.
J’espère me tromper, moi-même, mais le Pape selon toute vraisemblance désire ces changements mortifères qui déjà provoquent désespérance et démobilisation des catholiques, et en tout cas il a provoqué une mise en cause intra- et extra-ecclésiale de ses enseignements de foi. Son job est normalement de confirmer la foi des fidèles, pas l’inverse…« 

« Fermez le ban et tirez l’échelle ! » a-t-on envie de conclure…Non ?


[1] Vous pourrez lire avec le plus grand profit ses deux derniers ouvrages : «  Une histoire de Vatican II » et « Eloge de la Tradition » récemment édité en France.

[2] « Arrêtez Monseigneur, vous me donnez des palpitations et, à vous lire, je me sens tout chose… »

[3] Toutes fonctions propices :  soit à entrer en contact avec des enfants, soit à bénéficier de la complicité de la loi

[4] Gian Pietro Carafa (28 juin 1476, Sant’Angelo a Scala, en Campanie18 août 1559, Rome) était un religieux italien du XVIe siècle, qui devint le 223e pape de l’Église catholique. Il fut d’abord évêque de Chieti (1504), puis archevêque de Brindisi (1518), puis archevêque de Naples et cardinal (1536), avant de devenir pape le 23 mai 1555 sous le nom de Paul IV (en latin Paulus IV, en italien Paolo IV). Il fut un des fondateurs de l’ordre des Théatins. En 1542, lors de la création pontificale de la Sacrée Congrégation de l’inquisition romaine et universelle, il fut nommé contrôleur général de l’Inquisition. (extrait de Wilkipédia]

[5] Je récuse le mot « conservateur » ou « conservation » car, pour moi, il ne définit rien de spécifique. Celui qui s’arc-boute sur des positions dites « progressistes » en se fermant à la réalité – comme les crétins qui hier (et Jean Lacouture qui vient de nous quitter en est un excellent exemple) applaudissaient à l’entrée des troupes communistes à Saïgon, à l’arrivée au pouvoir de Pol Pot au Cambodge ou soutenaient Staline, Brejnev, Fidel Castro ou Ceauscescu – sont pour moi les pires des « conservateurs ».

[6] D’autre part, il n’est pas inutile peut-être que je m’efforce à chaque fois de redéfinir un certain nombre de choses car tout le monde n’a pas lu l’intégralité de mes articles au fil du temps. Il m’est donc difficile  de m’appuyer sur ce que j’ai déjà écrit ou développé dans le passé pour m’éviter l’effort de reprendre mes développements à moindre frais. Mais si cet effort répétitif – que connaissent si bien les professeurs – peut servir à ouvrir la conscience de mon lecteur à la richesse du symbolisme astrologique, je ne le regrette pas.

[7] En fait de simplification, la Curie s’est enrichie de nouveaux services….C’est comme chez nous lorsqu’on nous annonce qu’on va « réformer la fonction publique », cela se termine toujours par une augmentation du nombre de fonctionnaires…

6 réponses à to “JORGE « Bifrons » ou FRANCOIS « Apostat » ? Quelle différence ?…”

  • AM:

    Juste un petit mot pour vous dire que je trouve vos commentaires sur le pape excellents. Quel plaisir!

    Je vous donne le point de vue allemand. On critique à tour de bras les mauvais élèdes catholiques allemands qui « sortent » massivement de l’Eglise.

    C’est oublier que les Cathos allemands sont excédés de payer des impôts pour une église qui encense les pauvres et critique le reste. En plus, on leur demande sans cesse des sous pour la Syrie, les missions en Amérique Latine et je ne sais quoi encore. En gros, le couillon tout juste bon à payer avant de se faire descendre car trop riche… Enervant…

    Les allemands sont las des discours sur les divorcés remariés, le pb de la communion etc. Tout catho pratiquant sait à quoi s’en tenir, inutile d’en faire un sujet central, même si le sujet a son importance.

    Les maigres tentatives du card. Marx pour calmer le jeu et ses ouailles ont été tournées en ridicule, mal traduites ou bien tronquées. Ses lettres apostoliques sont pourtant sobres et moins neuneus que certains discours et ne remettent en rien l’Evangile.

    La fameuse encyclique sur l’écologie a fait sourire. L’allemand est écolo de nature, voir arriver un gugusse qui enfonce les portes ouvertes agace.

    Bref, voilà un pape qui semble vouloir mettre à la porte les cathos de souche en parlant trop de ce que tout le monde devrait savoir et qui oublie les problèmes fondamentaux des croyants. L’effet repoussoir est garanti.

    Dommage pour les prêtres (ceux de notre paroisse sont excellents).
    Les nouveaux cathos se tournent vers le renouveau charismatique qui n’est souvent qu’un couper/coller du new age. Quel résultat!
    J’ai entendu de ces horreurs ! Madame Soleil n’aurait pas fait mieux…

    Je vous soutiens par la pensée…

    Amicalement AM

    • Chère AM,

      Il vous sera beaucoup pardonné pour ces paroles pleines de bon sens. Je ne parle pas bien sûr des compliments que vous voulez bien réserver à mon article, ce dont je vous remercie car les encouragements dans ce genre de travail sont toujours les bienvenus, je parle de votre analyse de la situation des vrais catholiques allemands.
      En revanche je ne partagerai pas votre point de vue plutôt favorable au cardinal Marx et à ses prises de position plus ou moins « serpentines ». On ne peut proclamer que rien n’a changé, que le noyau de la foi est toujours le même, que personne ne veut porter atteinte à l’enseignement constant de l’Eglise, etc, etc….et vouloir dans le même temps instaurer une « pastorale » qui traduit de tout autres principes et implique dans les faits, la contradiction de la doctrine d’origine.

      L’Eglise allemande et l’Eglise belge, lors du concile Vatican II, ont été à la pointe de ce travail de sape qui consistait à introduire dans de longs textes parfaitement conformes à la doctrine de l’Eglise, de petites phrases, de petites observations, voire de petites réserves, qui, avec le temps, sont devenues de véritables charges explosives. Roberto de Mattéi qui a beaucoup écrit sur le sujet, mais d’autres experts encore dans le milieu dit « traditionaliste » (qui n’est que catholique conséquent) se sont attachés à les relever et à en montrer toute la portée destructrice sur le long terme.
      J’ai lu un certain nombre de déclarations récentes du cardinal Marx concernant le synode sur la famille et, pour moi, il n’y a aucun doute qu’il se situe sur la même ligne d’apopstasie plus ou moins larvée, que François. D’où la scission de plus en plus marquée avec d’autres cardinaux, mis au placard d’ailleurs, tels que le cardinal Burke qui, pour ne pas avoir partagé l’enthousiasme de Marx et de François sur les « avancées » d’un synode totalement manipulé par le pape, se sont vu « limoger » sans beaucoup autre forme de procès.
      Le temps n’est pas venu de restaurer la tunique sans couture de l’Eglise, déjà tellement déchirée; il semblerait même que certains s’acharnent à en faire une serpillière.
      Mars, Kasper et quelques autres en font partie. A leur corps défendant certes, mais qu’est-ce que cela change sur le fond ???
      Lisez le « commentaire » que j’ai rajouté en « PS » à mon article (« commentaire » d’un catholique suisse) et vous verrez déclinée avec une parfaite clarté les conséquences destructrices pour la foi, des innovations pseudo « miséricordieuses » de ce personnel « moderniste » qui a pris les commandes de l’Eglise.
      Bien amicalement à vous.

      Louis

  • AM:

    En ce qui concerne le cardinal Marx, vous avez entièrement raison. C’est un homme trés intelligent, mais c’est un homme politique.
    Il a le mérite de vouloir arrêter l’hémorragie dont souffre l’Eglise catholique et ses lettres apostoliques sont intéressantes.. Par contre le reste me laisse assez perplexe. Mais je ne suis pas un spécialiste.
    En Allemagne la situation est différente de la France la pluralité religieuse est une réalité quotidienne. On peut penser ce que l’on veut, et le vivre, tout sachant que le respect et la tolérance sont très importants. Raison pour laquelle les propos du pape choquent car peu cohérents (critiquer les « riches » tout en prèlevant des sommes très élevées, parler de façon simpliste de sujets très importants – divorce, mariage etc.-. Les propos à l’emporte pièce passent très mal dans un pays qui a bcp réfléchi sur le danger des propos creux. Le nazisme a laissé des traces, l’allemand déteste les poncifs.
    Etre évêque en Allemagne n’est donc pas de tout repos, surtout actuellement.
    On a l’impression que le pape se moque complètement des européens, cela agace.
    Quoi qu’il en soit, le cardinal Marx ne fait pas l’unanimité en Allemagne. On lui reproche d’avoir des dents qui rayent le parquet… Pas génial comme carte de visite quand on est religieux…
    A voir ce que l’avenir nous réserve…

    Amicalement AM

    • « Ceux que Jupiter veut perdre, Jupiter les rend fous » dit l’adage…..
      Vatican II a voulu « ouvrir l’Eglise au monde » mais si le monde (en l’occurrence ses réalités les plus contestables) s’est bien engouffré dans la brèche, les fidèles, eux, ont déserté massivement ces lieux qui ne célébraient plus le culte du Dieu fait homme pour assurer leur salut éternel, mais celui de l’Homme qui prétend se faire Dieu pour installer – sans même s’en rendre compte – le règne de Lucifer sur terre, suivant l’objectif le plus certain du « modernisme » (je vais publier une petite étude sur ce qu’est vraiment le « modernisme »).
      Vous me dites que le cardinal Marx veut « arrêter l’hémorragie dans l’Eglise« , soit….mais il le fait à la manière des médecins de Molière qui, pour soigner les blessés déjà anémiés, les purgeaient ou les saignaient jusqu’à les achever.
      En quoi notre cardinal « aux dents longues » et à la carrure à la Henri VIII, s’apparente bien au philosophe dont il porte le nom : la géniale pensée de l’auteur de la dictature du prolétariat et de la société sans classe a accouché d’un régime où le prolétariat n’a jamais autant été asservi et dominé par un parti tout puissant et d’une société dont la nomenklatura aurait fait pâlir d’envie les anciennes hiérarchies traditionnelles.
      Je vous le disais plus haut :  » Ceux que Jupiter veut perdre, etc….. »

      Quant à ce que nous réserve l’avenir, il ne faut pas être particulièrement clairvoyant pour le deviner : de grandes tribulations et, sans doute, la délivrance au bout quand la Providence voudra bien se manifester.
      Bien cordialement à vous.

  • ROLLAND:

    Je l’ai dit dès la « démission » de Benoît XVI: François est un faux pape. Un pape est sacré, à ce que je sais. S’il a reçu le sacrement qui le fait pape, comment pourrait-il être question de démission? On ne peut s’ôter un sacrement. On peut ne plus se sentir au mieux pour remplir une fonction sacrée, demander de l’aide, avoir un double, mais il ne peut y avoir qu’UN seul pape en vie. Deux hommes papes en même temps, le deuxième est un ersatz. Logiquement.

    • A moins que nous ayons deux « ersatz » ! La forfaiture de l’un appelant celle de l’autre. Je crains bien que nous n’ayons plus de vrais papes depuis Paul VI inclus. Leurs prises de distances successives et sournoises par rapport aux enseignements constants de l’Eglise sont trop graves pour qu’on puisse encore considérer l’Eglise actuelle comme l’épouse du Christ. Pas même une concubine. Mais le Christ a promis son assistance indéfectible à Son Eglise « …et le portes de l’enfer ne prévaudront point contre elle….« . Donc tout s’éclairera un jour et tout se restaurera dans le Christ comme Pie X l’espérait très fort.
      Sachons rester dans l’Espérance.

      LSM

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