ISLAM-CHRISTIANISMEVoici la reproduction d’un commentaire que j’ai reçu d’une visiteuse assidue de mon site et portant sur les mérites comparés de l’islam et du christianisme, avec  ma réponse. Ni elle ni moi ne sommes des théologiens ou des « experts » sans doute, mais j’ai pensé que cet échange pouvait servir à la réflexion et donner envie d’aller plus loin.

Islam signifie soumission à Dieu et non au Coran. Rien qui puisse heurter la conception chrétienne. (Soumission à Dieu seul, parce que contrairement au judaïsme et au christianisme il n’y a pas d’intermédiaire entre le Créateur et sa créature , pas de chefs religieux -chaque groupe religieux  y va de son interprétation , d’où la difficulté de trouver des interlocuteurs représentatifs.

Quand un musulman et un chrétien parlent de « Dieu », ils ne parlent tout simplement pas de la même chose.
– Un Dieu unitaire, parfaitement inconnaissable, qui « soumet » son peuple à une  justice implacable, voire arbitraire, d’un côté.
– Un Dieu Trinitaire de l’autre. Un Dieu qui se laisse connaître et approcher, un Dieu qui se donne, un Dieu qui S’incarne pour partager le sort des hommes et qui Se sacrifie pour l’amour qu’Il leur porte. Donc un Dieu de charité, de compassion et de pardon avant toute chose. Qui détonne avec le Dieu de justice et de vengeance propre à la Bible (et au Coran qui n’est qu’un copier-coller réorganisé du Pentateuque).
Faute de temps je ne peux développer, mais je crains que vos rapprochements n’évitent pas le piège des raccourcis et des amalgames.

Tous les saints chrétiens tels St Térèse d ‘Avila , St Jean de la Croix ont décrit les pérégrinations de l’âme , par paliers , jusqu’à se défaire de toute volonté propre (égo) de façon à  devenir soumis à Dieu : la personne n’agit plus par elle-même mais c’est Dieu qui agit à travers  elle par l’esprit .
C’est le processus de divinisation de l’âme : passer de l’humain (la chair selon St Paul ) à l’esprit  et c’est un concept commun au christianisme et à l’ Islam.

Encore un raccourci insolite ! Ce que vous appelez soumission  chez ces mystiques, n’est que vocation pleinement acceptée et pleinement vécue, grâce reçue et nullement « soumission » de leur volonté à celle de Dieu !
Dieu ne contraint jamais notre liberté puisqu’il nous a  fait « à son image et à sa ressemblance » donc libres comme Lui en ce qui concerne notre intelligence et notre volonté . Il n’exige aucune soumission, bien au contraire, Il attend notre pleine et libre adhésion à Son amour ; notre conversion, le retour à notre pureté d’origine compromise par la transgression d’Adam et Eve. Et, pour cela Il nous offre Sa grâce, Son aide et les Sacrements de Son Eglise……que nous sommes libres ou non d’accepter.
Rien à voir avec la « soumission » islamique qui n’exige que d’observer des préceptes purement extérieurs : les 5 prières quotidiennes (l’aumône, le jeûne, le voyage à La Mecque etc…..). De nombreux versets le rappellent – sans oublier la destruction des « infidèles » aussi appelés « associationistes ». Ainsi, dans la logique même de leur religion, les charmants « soumis » islamiques qui viennent tout récemment de brûler un Jordanien en l’enfermant dans une cage et en l’arrosant d’essence sont à peu près sûrs de rejoindre Allah dans la mesure où ils observent pieusement les rites extérieurs qui leur sont prescrits, avec, en plus, quelques déviants à leur tableau de chasse. Grâce à quoi ils pourront sans doute aller rejoindre les sensuelles hourvaris au paradis d’Allah (hourvaris « dont aucune n’aura plus de seize ans » ! précise le Coran….)
Où avez-vous lu que le Christ appelle les Chrétiens à « tuer par tous les moyens à leur disposition » (comme le vocifèrent une série d’Imans actuels faisant autorité dans l’islam)  ceux qui ne se convertiraient pas ?

Un peu plus de rigueur dans la pénétration des textes et dans l’exposé des doctrines me paraît indispensable, me semble-t-il, pour comparer ce qui est comparable.

Au sujet de  la  violence,  la Bible  n’a rien à envier au Coran, ni  le Christianisme à l’Islam  pour les actes guerriers .
 » Mais celui qui scandalisera un de  ces petits qui croient en moi, mieux vaudrait pour lui qu’on lui suspende une meule à âne autour de cou et qu’on le précipite au fond de la mer. » Matthieu 18,6

Mais vous prenez les choses totalement à contre sens ! « Scandaliser un petit » dans cette parabole, constitue au regard du Christ la violence suprême, inacceptable, insupportable (messieurs et mesdames les pédophiles, les transgressifs, les incestueux, les pourrisseurs de tous genres, vous voilà averti(e)s)… Et, pour mieux frapper les esprits par la monstruosité de la chose Il utilise une image rhétorique ; une « hyperbole » que, de plus, Il prend soin de mettre au conditionnel. Il faut être singulièrement « distrait » pour prendre cela comme un conseil de violence semblable à ceux de l’islamisme.

De plus, vous devriez vous interroger sur le fait que ce n’est pas l’auteur du scandale qu’il faudrait jeter à l’eau avec une pierre au cou, mais sa victime éventuelle ; justement pour la soustraire à un acte encore plus violent et monstrueux que celui de la noyer. Et surtout, pour éviter à son tourmenteur de commettre un acte qui le condamnerait inexorablement. Le Christ lui dit : « il vaudrait mieux que tu noies ce pauvre enfant plutôt que de l’avilir (le scandaliser) ». Ce sera moins lourd à porter pour toi au jour du Jugement Dernier.
Ainsi, dans la même parabole, Jésus s’exprime de telle sorte qu’en protégeant les enfants Il s’efforce, en utilisant une image qui souligne leur monstruosité, de raisonner leurs agresseurs éventuels pour leur éviter le pire.
Tout le contraire du sort réservé à celui qui refuse de se convertir aux joies de l’islam dont on se fiche comme d’une guigne de lui ouvrir le cœur ou la conscience aux réalités divines, mais seulement de lui onvrir la gorge s’il ne se soumet pas à la loi son oppresseur assimilée à la volonté d’Allah !
Commencez-vous à ouvrir les yeux ?

« Il leur dit : « 

Mais maintenant, que celui qui a une bourse la prenne, et de même la besace; et que celui qui n’a pas de glaive vende son manteau et en achète un. » Luc 22,36

Vraiment je crois que vous pouvez faire beaucoup mieux dans l’explication de texte.
Cet épisode se situe juste avant que Jésus soit livré par Judas aux soldats sur le Mont des Oliviers et que « les paroles s’accomplissent » car toute la vie de Jésus est un accomplissement de ce qui est annoncé dans les Ecritures. Ici, l’allusion au glaive, ne s’éclaire et ne se révèle que dans la suite du texte. Je cite :

« Tandis qu’Il parlait encore, voici une foule, et à sa tête marchait le nommé Judas, l’un des Douze, qui s’approcha de Jésus pour lui donner un baiser. Mais Jésus lui dit : « Judas, c’est par un baiser que tu livres le Fils de l’homme ! »
Voyant ce qui allait arriver, ses compagnons lui dirent : « Seigneur, faut-il frapper du glaive ? » Et l’un d’eux frappa le serviteur du grand Prêtre et lui enleva l’oreille droite. Mais Jésus prit la parole et dit : « Restez-en là » et, lui touchant l’oreille, Il le guérit.
Puis Jésus dit à ceux qui s’étaient portés contre lui, grand Prêtre, chef des gardes du temple et anciens : « Suis-je un brigand, que vous vous soyez mis en campagne avec des glaives et des bâtons ? Alors que chaque jour j’étais avec vous dans le Temple, vous n’avez pas porté les mains sur moi. Mais c’est votre heure et le pouvoir des Ténèbres.
»

Ainsi si , au soir de Sa Passion, Jésus accepte que deux glaives soient emportés par Ses disciples c’est pour que la Parole suivant laquelle l’un d’eux trancherait l’oreille d’un serviteur du Temple puisse s’accomplir.
Ce qui donne lieu à une très belle leçon de charité et d’acceptation puisque non seulement Jésus demande d’en rester là, mais que, de plus, Il guérit l’oreille d’un de ceux qui vont Le persécuter (et de quelle terrible façon) jusqu’à la mort. Contrairement à ce qu’on pourrait entendre à la façon dont vous citez le texte, cet épisode montre que la violence ne résout rien et que nous devons l’éviter à tout prix.
Je n’ai pas souvenir que Mahomet puis ceux qui se sont réclamés de lui jusqu’à nos jours, aient jamais guéri une victime de leur pieux égorgements.

Mt7.19 Tout  arbre qui ne produit pas un bon fruit, on le coupe et on le jette au  feu.


Ce n’est pas une invitation à la violence mais bien plutôt le constat des ravages que le péché entraîne inéluctablement et dont nous sommes entièrement responsables, ce qui fait que nous condamnons nous mêmes à l’enfer.

 Matthieu 10:32-40  34 Ne croyez pas que je sois venu apporter la paix sur la terre; je ne suis pas venu apporter la paix, mais le glaive.
35 Car je suis venu mettre la division entre l’homme et son père, entre la fille et sa mère, entre la belle-fille et sa belle-mère;  36 et l’homme aura pour ennemis les gens de sa maison.

Méditez bien ce texte et vous vous apercevrez que vous l’interprétez à l’envers. Il n’a strictement rien à voir avec une violence conseillée, promue, encouragée, prônée…

Il nous parle de la nécessité de trancher des liens qui nous sont chers (symbole du glaive) notamment des liens passionnels, affectifs qui peuvent faire obstacle à notre itinéraire spirituel. C’est ce que font les douze Apôtres qui quittent famille, femme et enfants pour Le suivre.

D’une certaine façon, c’est une variante sur la phrase : « Mon royaume n’est pas de ce monde ». Car le royaume de Dieu n’est pas constitué des mille et une séductions qui peuvent donner tant de satisfactions sur le plan de notre destinées terrestres. Bien au contraire, celui qui veut y entrer doit renoncer, quelquefois douloureusement : il doit prendre son glaive et trancher. Pensez notamment aux prêtres qui doivent renoncer à toutes amours humaines (mère, père, frères et soeurs, femme) pour suivre le Christ, « l’épouser » et témoigner !

C’est un texte très actuel dans la mesure où il fait écho à la difficulté qu’éprouve un grand nombre de chrétiens à vivre leur foi dans des pays devenus furieusement antichrétiens comme le nôtre et qui doivent quelquefois rompre avec leur propre famille ou leur milieu s’ils veulent vivre leur foi.
Et plus encore fait-il écho à l’héroïsme dont font preuves les chrétiens immergés dans l’océan de violence dirigée contre dans les pays gouvernés par l’islam (sous quelque forme que ce soit).

Là encore il faut savoir lire et interpréter le texte à l’endroit. Car celui ou celle qui subira la loi du glaive n’est pas celui qui refuse le Christ, que ce dernier menacerait du châtiment, mais bien au contraire c’est celui qui veut Le suivre et que Jésus avertit charitablement du sort qu’il aura à affronter de la part du monde. Quand on pense aux pressions, aux menaces, aux châtiments infligés, y compris par leur propre famille, à ceux qui, en pays d’islam, veulent se convertir ou affirmer leur foi chrétienne, on ne peut pas se tromper sur le sens de ce texte… comme vous semblez le faire si légèrement. A ce propos, lisez donc «  Le prix à payer » de Joseph Fadelle, jeune Irakien appelé à la foi, intimidé, poursuivi, emprisonné, battu et enfin « flingué » par ses « frères »…mais ne cédant jamais. Ou allez voir jouer « l’Apôtre » qui passe dans quelques rares salles françaises. Et vous comprendrez ce que la parabole du « glaive » peut signifier.

Une idée-force unique se dégage de ces textes : à  chaque fois que les Évangiles évoquent la violence c’est pour préparer les chrétiens à devoir la subir de la part « du monde ».  Et pas l’inverse. Pas pour la promouvoir.

Jeanne d’Arc  a pris les armes par inspiration divine pour restaurer le royaume de France en chassant les Anglais. Elle a pris l’épée et en a tué quelques un au passage.

J’ai beaucoup écrit sur la mission de Jeanne d’Arc et je ne vais pas y revenir ici puisque vous pouvez vous reporter à mon précédent article en cherchant un peu sur le site.

Les chrétiens sont des hommes et les hommes sont des pêcheurs. Donc, ils sont aussi amenés à user de violence. Sans doute parce que leur foi n’est pas assez forte pour l’éviter. Nous sommes sur Terre et la violence faisant partie de l’héritage terrestre, il est quelquefois impossible de s’y soustraire.

  • Mais, à l’inverse, vous auriez pu me citer l’exemple de saint Martin à qui nous devons en grande partie l’évangélisation de la Gaule et la conversion de Clovis par Clotilde interposée. Saint Martin est un centurion romain. Je passe sur les détails de sa vie. Il rencontre le Christianisme, il est touché par la foi, il se convertit. Désormais il ne peut plus (au sens fort, spirituel) prendre les armes. Or l’armée à laquelle il appartient doit livrer bataille aux Barbares venus d’outre-Rhin. Il passe donc pour un lâche. Mais il trouve un moyen peu ordinaire de témoigner et de son courage et de sa foi : il ira au combat à la tête de ses troupes mais sans armes, sans casque et sans cuirasse et….sans se faire d’illusions sur le sort qui l’attend et, qu’en bon Chrétien, il accepte librement et sereinement.

Mais la Providence veille. Une telle âme ne peut disparaître aussi stupidement sans avoir produit tous les fruits qu’on peut en attendre (ce qui nous ramène à la parabole que vous citiez un peu plus haut et qui montre que les arbres qui donnent de bons fruits sont, eux, préservés). C’est ce qui fait que dans la nuit précédant la bataille, un accord miraculeux intervient entre les troupes romaines et les Barbares. Martin ne mourra donc pas stupidement pour rien.

  • Revenons à Jeanne d’Arc – et vous auriez pu citer aussi mon saint patron : saint Louis – qui nous donnent un témoignage contraire. Ils ont usé des armes et de la violence.

Mais, en ce qui concerne Jeanne d’Arc il n’y avait aucune volonté de convertir les Anglais ni de contraindre leur conscience. Du simple fait qu’ils étaient eux-mêmes chrétiens. Donc aucune comparaison possible avec l’islam.

En revanche il s’agissait pour elle de libérer le royaume d’une violence insupportable (les exactions de l’envahisseur anglais atteignaient d’abord les humbles et les faibles) et d’une invasion intolérable.  Seconde différence avec l’islam qui ne se comprend qu’en objectifs de conquête universelle.

Enfin et surtout il s’agissait pour elle d’assurer la mission qui avait été confiée à la France dès le baptême de Clovis et qui aurait été compromise irrémédiablement par un changement de dynastie au profit d’un pays qui allait verser dans l’apostasie deux siècles plus tard, pour une simple histoire de fesses. Je n’insiste pas car cela nous entraînerait à de trop longs développements.

Je vous rappelle d’autre part que Jeanne exhortait systématiquement les Anglais à quitter pacifiquement les lieux avant de livrer bataille pour éviter toute effusion de sang.

 

  • Pour saint Louis il en va de même : il ne part pas à la conquête du Moyen-Orient. Il ne décide pas d’exterminer les musulmans en tant que musulmans ni de les convertir par la force. Il veut libérer (et c’est le projet essentiel des huit Croisades) les lieux sacrés pour la foi chrétienne et rétablir la libre circulation des pèlerins qui veulent s’y rendre. Libre circulation compromise depuis deux siècles par les exactions arabo-turco-musulmanes : enlèvement de pèlerins, mise en esclaves des plus riches avec demandes de rançon, égorgement des plus pauvres, esclavage sexuel des femmes (sans oublier les jeunes garçons). Il fallait bien que certains viennent à leur secours puisque tout autre moyen de résoudre ces problèmes était exclu, hors la violence car, comme le disait Lyautey « on ne négocie pas avec un Arabe quand il est vainqueur, il vous rirait au  nez ».

  • Pour Jeanne d’Arc, comme pour saint Louis, l’agression n’es pas de leur fait. Ils la subissent et y répondent, en accord d’ailleurs avec la doctrine chrétienne qui, par la plume de saint Thomas d’Aquin, nous enseigne qu’il y a des « guerres justes ». Notamment celles où il faut se défendre, défendre son pays, défendre sa famille contre un agresseur. C’est d’ailleurs ce qui nous attend en France dans les années qui vont venir si nous n’y prenons garde.

 De même que les Templiers ont usé de violence et massacré des gens.  

A peu près la même réponse que la précédente….sauf que ce n’était pas des saints sans doute..

En un mot et pour résumer on peut dire ceci :
– Il y a des violences qui sont légitimes dans la mesure où elles protègent de malheurs plus grands. La perte de la liberté et les atteintes à l’intégrité de la personne et de la conscience faisant partie de ces malheurs. Ce sont des violences défensives : Jeanne d’Arc, saint Louis, etc…
– Et il y en a qui sont illégitimes : ce sont celles qui sont commandées par le seul désir de conquête et la prédation, le désir d’imposer une volonté niant le droit de chacun (nations et personnes) à vivre selon ses lois et son génie propre : l’Islam, mais aussi Napoléon, Hitler que je mets dans le même sac que Tamerlan, Gengis Khan ou Attila…..

 

À l’époque des croisades ainsi que dans les premiers siècles, les chrétiens pensaient que  les barbares propageaient le vice partout sur leur passage et  qu’ils entrainaient dans leur péché et leur idolâtrie des peuples entiers. C’est pour cela que Dieu suscita Clovis pour vaincre ces peuples barbares,  pour purifier des peuples  qui étaient sous l’influence du péché. C’est pour cette même raison que Dieu détruit la ville de Sodome.

C’est une lecture de l’Histoire sainte et de l’Histoire tout court qui me paraît un peu sommaire mais, si c’est la vôtre, je la respecte.

Nous remarquons que selon la conception  chrétienne, la violence et la destruction des peuples sont  bien des moyens pour sauver les âmes, tout comme en Islam.

Non, je regrette, je ne partage pas du tout ce point de vue. Encore une fois, je ne trouve rien dans les Evangiles qui puisse seulement évoquer la nécessité de « détruire des peuples pour sauver des âmes ». Que certains l’aient pensé à titre individuel ou politique, c’est possible, mais cela ne correspond pas à l’essence de la doctrine à laquelle il faut toujours revenir.

Cela parce que pour ces  religions   la vie en ce monde n’est pas une fin en soi. Le salut éternel  de l’âme est plus important que la survie du corps.

Là encore vous faites erreur. Si le Christ S’est incarné c’est bien pour souligner l’éminente dignité de la condition humaine, terrestre et corporelle. Le dédain du corps « tombeau de l’âme » relevant d’une influence platonicienne et surtout plotinienne infiltrée dans le Christianisme médiéval. N’oubliez par le Credo affirme la « résurrection de la chair » donc sa parfaite participation au projet divin.

Le Chistianisme se distingue essentiellement du Judaïsme et de l’Islam en tant qu’il

  • Une religion de l’Incarnation :Dieu a pris un corps, Il se voit, se touche, s’entend, se donne, se livre à ses bourreaux. Il n’est pas une présence « nouménissime » (pour reprendre une expression de Gilbert Durant) qui lance des décrets aussi intangibles qu’incompréhensibles comme dans la Torah ou le Coran. Cette Incarnation divine donne donc tout son prix à notre identité charnelle le corps étant « le temple de l’âme ». Si Dieu avait voulu que nous échappions à la condition charnelle Il se serait contenté de Ses anges. Mais, bien au contraire, Il a voulu créer l’Etre Humain (corps, âme, esprit) et c’est à Lui qu’il a promis la vie éternelle.

  • Une religion de la Parole et non du Livre.
    – Ce qui est figé dans un Livre nous reste toujours extérieur, quels que soient les talents interprétatifs que nous déployions. Et le risque reste toujours celui de la paresse intellectuelle et spirituelle qui nous détourne du travail permanent qu’exige toute forme d’accomplissement, pour vous réfugier dans un conformisme de bon aloi. 
    – Ce qui est de l’ordre de la Parole demande à être entendu, reçu, assimilé et compris (pris en soi) …et non appliqué « à la lettre ». Un Etre, le Christ, partage l’existence d’un autre être, l’homme, qui reçoit Son témoignage, écoute Son enseignement, observe Sa vie, s’émeut à  l’évocation de Sa passion.   Rien de livresque ici, de fermé, de « réglementaire » sur quoi nous pourrions nous reposer. C’est que le projet n’est pas du tout le même : le Christ ne nous dit pas « ce qu’il faut faire » sans réfléchir; Il sollicite que nous portons de meilleur en nous et nous donne les moyens de l’actualiser. C’est un éveilleur de vocation, non un adjudant de quartier….ou un ayatollah.

Certes le christianisme insiste sur le fait qu’il faut pardonner à ces  ennemis et les aimer, mais  parce que la haine et l’amertume sont des passions qui empoisonnent l’âme  et l’empêchent d’évoluer.

Ce que vous dites est très juste… mais seulement pour l’hindouisme ou le bouddhisme. Pas pour le Christianisme.
En effet, pour ces doctrines orientales le monde est une illusion; totalement étranger à l’Etre. Donc tout ce qui peut nous attacher au monde – nos passions, nos affections (qu’elle soit positives ou négatives) nos intérêts – doit être systématiquement éliminé pour que l’âme se libère de ses illusions, se détache du monde apparent et rejoigne le grand Tout, le non-Etre, dans lesquelles à elle aspire à se dissoudre.

Le Christianisme a une position bien différente (vou devriez lire Claude Tresmontant qui apporte de vives lueurs sur ces questions). Le monde n’est pas une illusion, il est l’œuvre de Dieu. Il l’a créé et, comme pour le couronner, Il a placé l’homme et la femme dans le jardin d’Éden. L’incarnation n’est pas une mauvaise chose; elle est encore moins une illusions une « mayâ » ; la preuve, comme je le soulignais plus haut, c’est que Dieu lui-même a voulu S’incarner en la Personne de son Fils unique. Nul n’est obligé d’adhérer à la doctrine chrétienne, mais si on veut parler en son nom, il faut la respecter intégralement… dans la limite de nos lumières naturelles et de notre effort de connaissance, bien sûr, mais sans la solliciter par nos tendances plus ou moins syncrétistes en l’assaisonnant d’orientalisme.

Dieu a créé le monde et l’homme au 6ème jour, et « Il vit que c’était Bon ». La création est bonne, l’être humain est bon mais sa désobéissance l’a livré à tous les malheurs, à toutes les transgressions, à toutes les violences que nous pouvons connaître. Or, la clé essentielle qui peut nous rapprocher de Dieu, nous faire retrouver notre état naturel d’innocence, nous « diviniser » comme vous le dites vous-même, c’est l’amour, non l’évaporation dans le non-être, le grand Tout cosmique. Et c’est l’amour qui nous ouvrira les portes de l’éternité et non l’ascèse yogi. Si bien qu’il faut renverser votre proposition : ce n’est pas la haine et l’amertume qui nous empêchent d’évoluer (évoluer vers quoi d’ailleurs ?). C’est le manque d’amour qui ouvre la porte à la haine et à l’amertume. Comme la nature physique, la nature spirituelle a horreur du vide et les passions mauvaises sont aussi rapides à envahir un cœur qui se ferme à l’amour que les bactéries le sont à se développer de manière exponentielle dans un cadavre encore chaud. L’amour est premier, tout le reste est relatif à sa présence ou à son absence.

Ainsi votre explication me paraît-elle ignorer cette générosité, cette ouverture dont doit témoigner tout chrétien (je reconnais que c’est très difficile à réaliser) car elle est trop « personnaliste », si on veut se payer de mots, trop attentive au le seul salut personnel.

Aucun de nous ne se sauvera seul. Encore une fois les Chrétiens ne sont pas des yogis qui se retirent au fin fond de la forêt pour fuir tout ce qui pourrait leur faire regretter la Terre et les attachements illusoires qui nous condamnent à des incarnations multiples. Les Chrétiens ne cherchent pas la libération, ils aspirent à la Communion et la Contemplation éternelle de Dieu. Ce que ne peuvent comprendre les doctrines orientales puisqu’elles ignorent la notion même de cosmos et d’un Dieu Un et Trine.

Les Chrétiens sont donc des êtres de relations et d’affection calqués sur le modèle trinitaire : Dieu est amour et son essence amoureuse (si j’ose parler d’essence quand il s’agit de Dieu, l’Etre absolu qu’on ne peut définir par une essence) s’inscrit dans la relation qui existe entre les trois Personnes qui Le constituent (et que l’islam considère comme une abomination) : le Père, le Fils éternellement reliés par le Saint Esprit qui n’est rien d’autre que la manifestation éternelle de leur amour réciproque.

Donc je le répète : le projet chrétien est celui de l’amour et non celui de la délivrance, du détachement, de la libération, de l’évolution (suivant votre propre expression). Et c’est parce que ce projet échoue, n’est pas compris ou est refusé (Lucifer) que s’installent la haine et l’amertume, car le Chrétien est un être-dans-le-monde, il est-avec- les-autres et c’est pourquoi il est dit quelque part (vous m’excuserez de ne pas donner la citation exacte) « qu’il nous sera fait au jour du jugement dernier comme nous avons fait envers les autres ».

 C’est  l’égo donc la « chair »  qui cherche à se venger , mais comme en témoignent divers passage  dans la Bible incitant à la guerre armée et aussi les nombreux faits d’armes dans  l’histoire du Christianisme  , Jésus n’a jamais dit qu’il fallait se laisser tondre comme des moutons quand on y peut quelque chose et quand on est dans son bon droit et quand ce n’est plus l’égo mais l’esprit qui  guide , ni même hésiter à prendre les  armes pour se  sauver et sauver des âmes .

Parfaitement d’accord avec cela avec la nuance que l' »égo » n’est pas ‘la chair » mais que « la chair » appartient à l' »égo » qui l’enveloppe et la dépasse.

 Il y a une incompréhension du message du Christ sur ce  point là encore plus prononcé actuellement  .Jésus invite à ne pas se  laisser aller aux passions,  c’est à dire à la violence quand elle est motivée par  l’égo .Mais il faut bien faire la distinction entre ce qui vient de l’égo et ce qui vient de l’esprit selon St Paul.

Le pape récemment a déclaré qu’il donnerait un coup de poing si on insultait sa femme : on ne peut l’accuser de n’être pas très chrétien et pourtant il se déclare prêt à user de violence si il est insulté, tout simplement parce que  selon la vision chrétienne les méchants méritent qu’on leur rende, et ce n’est pas une question d’égo mais de justice.

Oui, et, d’une certaine façon, c’est aussi une question de charité (vertu généralement très mal comprise et associée à je ne sais quel sentimentalisme larmoyant et permissif). Comment un être humain pourrait-il se sauver s’il ignore qu’il fait mal, crée de la souffrance ? Et comment le saurait-il mieux que par les sentiments et les réactions qu’il suscite chez les autres ? Une fois de plus, nous sommes des êtres de relations et nous sommes destinés à nous sauver les uns par les autres et non tout seuls. Et ne pas réagir lorsque quelqu’un fait le mal c’est manquer de charité véritable envers lui puisque c’est le laisser aller vers sa perte.

Pourtant il est vrai qu’on assiste à une dérive du sens de la  charité chrétienne (orientée dans l’émotionnel), le christianisme  tendant vers  une image de passivité, de tolérance et de laisser-faire  devant le mal (tendre l’autre joue ) comme si les textes légitimaient qu’il  n’y a  rien d’autre à faire pour un chrétien que de se laisser tondre ou tondre les autres et d’essayer d’aider les mauvais à s’en  sortir plutôt que de les punir , alors que l’Islam   montre plus de combativité et d’agressivité contre ce qu’elle considère être le mal.

Oui, comme le disait Chesterton, ces vertus que vous évoquez et qui n’ont de sens qu’éclairées par la charité et le discernement, sont devenues « des idées chrétiennes devenues folles ». Récupérés et recyclés par l’esprit du monde tout orienté vers la compromission et la satisfaction de nos égoïsmes. Nous nous sommes faits « une morale douce » comme disait Anatole France je crois dans laquelle la tolérance est devenue compromission, la fraternité perte d’identité, l’amour copulation, la liberté perversion et transgression, l’antiracisme soumission acceptée à une culture qui nous asservit petit à petit… Vous voyez, je pense, à quoi je veux faire allusion.

De ce point de vue l’église post-conciliaire, sous l’influence des courants occultes mais parfaitement reconnaissables qui l’ont investie, a joué sa partition dans cet effroyable gâchis auquel nous assistons et auquel notre monde occidental peut-être ne survivra pas. Ce qui est sans doute l’indication que « les temps sont venus ».

 Il  est écrit dans l’Apocalypse que le Christ  viendra sur un cheval blanc avec son épée lutter contre le mal. St Michel Archange est représenté avec un bouclier et une épée .Le sort réservés aux impies n’est guère enviable dans les Evangiles puisque c’est l’étang de feu et les souffrances de la  géhenne qui les attend :
Apocalypse 21:8  Mais pour les lâches, les incrédules, les abominables, les meurtriers, les impudiques, les enchanteurs, les idolâtres, et tous les menteurs, leur part sera dans l’étang ardent de feu et de soufre, ce qui est la seconde mort.

 Au-delà des images symboliques (l’épée, la lance, l’océan de feu, etc…) il ne faut absolument pas comprendre ces condamnations au pied de la lettre comme le ferait le premier djihadiste venu.
Car ces malheurs effroyables ne sont pas des condamnations sans appel prononcées de manière arbitraire par la divinité. Lorsque je dis à mon petit-fils : « Si tu continues à jouer avec des allumettes, tu vas te brûler et tu auras très mal ! Si tu montes sur une chaise pour te pencher à la fenêtre tu pourrais tomber et te tuer » je ne condamne pas mon petit-fils à être brûlé ou à s’écraser au sol : je le protège en le mettant en garde. C’est le sens même de ces paroles apocalyptiques que vous citez. Ces maux qu’on nous annonce sont la conséquence directe de nos comportements contraires à la Vie (à tous les sens du terme). En fait c’est nous qui nous condamnons nous mêmes et attirons les pires calamités sur nous en transgressant les lois qui conditionnent la Vie (physique et morale). Dieu est amour et toujours ouvert à notre conversion, à notre rédemption, toujours prêt à nous aider. Et cela peut se faire en un instant. N’oubliez pas la parabole des ouvriers de leur onzième heure… N’oubliez pas tous les messages de mise en garde de la Vierge, Elle les assortit toujours d’une intense demande de conversion pour éviter les malheurs que, sans cette conversion, nous nous créérons à nous mêmes

En définitive c’est nous qui décidons de notre salut ou de notre condamnation. Et personne d’autre car Dieu ne nous punit pas. Quand nous le rejetons, quand nous affirmons pouvoir nous passer de Lui, Il nous laisse simplement vivre les conséquences de nos égarements.

 Ces passages très violents ont leur écho dans le Coran qui ne dit rien de plus , ni rien de moins que les méchants doivent être punis.

C’est sa définition des « méchants » qui pose problème. Pour beaucoup de musulmans ce sont ceux qui refusent l’islam…. quoiqu’ils puissent faire de bien par ailleurs. Rien de tel dans les Paroles du Christ : ce n’est pas l’étiquette qui compte pour Lui, mais la façon dont nous conduisons notre vie. Je suis la Voie, la Vérité, la Vie nous dit-Il dans saint Jean. Pas le dictateur ou le garde-chiourme.

 (Cette conception de tuer les méchants  détourne d’ailleurs pas mal du christianisme certaines  personnes en recherche,   parce qu’elles sont effarées  de voir autant de  violence dans  la Bible et se tournent alors vers le New Age , tendance qui affirme qu’il n’y a pas de mal pas de bien et réfute  la notion de punition  et de destruction des méchants qui existe dans le christianisme) .

 C’est que bien peu de personnes comprennent vraiment le sens du pardon. Moi-même je ne l’ai vraiment compris que pendant ma formation à l’Ennéagramme. Le pardon des offenses ne consiste pas à ouvrir grand les bras à celui qui vous a offensé ou meurtri et encore moins à l’apprécier ou à le fréquenter par la suite. Il consiste à refermer la blessure que l’offense a creusée dans  notre cœur, à la cicatriser et à nous en détacher pour retrouver notre liberté intérieure. L’amour et la haine sont deux sentiments qui nous rendent toujours dépendants de l’autre. Mais au lieu que par l’amour cette dépendance nous ouvre et nous enrichit sans jamais compromettre notre libre-arbitre; la haine, elle, nous enchaîne à l’autre de façon quasi pathologique ; elle obère notre libre-arbitre, elle fausse nos réactions, elle nous maintient enchaîné dans le temps de la blessure.  Elle nous fige et nous asservit alors que l’amour nous exalte, nous grandit, nous libère de nos propres limites. Il n’est qu’à avoir été vraiment amoureux(se) une seule fois dans sa vie pour comprendre ce que je veux dire.

Quand on a compris que le pardon est un cadeau que nous nous faisons à nous même et non à l’offenseur à qui nous signifions, au contraire, qu’il n’a plus aucune emprise sur nous; quand nous le considérons comme une auto-guérison que nous nous accordons pour aller de l’avant, on n’a plus à avoir peur du pardon chrétien. Au contraire.
De plus le pardon est un renoncement à la vengeance, non à la justice : celle des hommes et celle de Dieu.

La sensualité de Mohamed : des critiques sans fondements ont été faites, des auteurs plus honnêtes disent simplement qu’il a eu un comportement toujours justes et mesuré vis a vis des femmes. Epousant des femmes parce qu’il n’y avait pas assez d’hommes par exemple.

J’ai quelque part un ouvrage sur la sexualité du Prophète écrit par une éminent universitaire musulman égyptien. Mais je n’arrive pas à remettre la main dessus. Cependant, si vous considérez que, pour un homme, « honorer » ses neufs femmes en une heure le soir, à raison de quelques minutes chacune, ou d’épouser une gamine de 6/7 ans et la déflorer à l’âge de neuf ans (sa préférée Aïcha) alors qu’il peut être son grand-père, constitue « un comportement toujours juste et mesuré vis-à-vis des femmes » je n’ai plus qu’à vous approuver, car, en tant que femme, vous êtes meilleur juge que moi.

Mais surtout, il faut voir que cette attitude dominatrice et prédatrice avec des femmes considérées comme des dispensatrices de plaisir tout juste bonnes à rouler le couscous et à écarter les cuisses, cette insistance des exégètes sur les exploits sexuels (réels ou supposés) du Prophète, a encouragé en terres d’islam, une forme de machisme et de surenchère aux comportements dits « virils » qui ne demandaient qu’à trouver une justification « pieuse ». Ainsi comment se refuser du bon temps quand le Prophète lui-même pouvait user de 9 femmes qui n’avaient pas leur mot à dire dans l’usage qu’il faisait d’elles. comment en vouloir ensuite à nos » jeunes » de banlieue s’ils cherchent à se distinguer dans les fameuses « tournantes » que la France ignorait avant leur arrivée chez nous.

Beaucoup d’auteurs font des critiques qui se veulent logiques et documentées de la Bible comme du Coran, mais rien ne peut en être tiré car nous ne pouvons pas juger  si un texte est juste par des preuves, mais juste parce que la Vérité y est. Parce que l’esprit souffle ou il veut  et la Bible a été orchestrée par l’Esprit c’est pourquoi nous y voyons des vérités. Mais il ne faut pas croire un texte juste  seulement parce qu’il s’appelle Bible ni Coran mais analyser ce que qu’il y a à l’intérieur, c’est la Vérité qui doit être recherchée.

Oui, cette dernière réflexion ouvre de très vastes perspectives que je ne saurais épuiser ici. Pour ce qui est du Coran nous avons déjà un élément d’appréciation : c’est qu’il n’a jamais été dicté à Mahomet par Allah. C’est une affabulation récemment démontrée et démontée par le travail magistral de Jean-Jacques Walter que j’ai évoqué dans une précédente réponse à un commentaire. Je vous y renvoie.

De plus il fourmille de multiples contradictions relevées par les exégètes et qui s’expliquent parfaitement s’il est l’œuvre d’une trentaine de rédacteurs sur 200 ans comme le prouve Walter.

Peut-on en dire autant de la Bible ? Non. Personne n’a jamais prétendu avoir été le messager unique de Jéhovah lui dictant la Bible. Nous savons qu’elle est l’oeuvre de nombreux prophètes où les contradictions ne sont pas absentes non plus.

Peut-on en dire autant du Nouveau Testament ? Non. Jésus a parlé, a témoigné par ses actes, par sa vie, par son sacrifice. Il n’a jamais écrit. En revanche ses apôtres ont rédigé leur témoignage.

Or, on ne trouve aucune contradiction dans les quatre évangiles. Des différences de regard liés à la personnalité de chacun des évangélistes, des épisodes qui se complètent les uns les autres, des réflexions qui tiennent à la sensibilité de chacun des témoins, oui. Mais des contradictions non.

D’autre part, des analyses récentes d’un fragment de papyrus sur lequel était couché un des Évangiles, ont montré qu’il datait du premier siècle après J.-C., c’est-à-dire du temps où les apôtres étaient encore vivants. Donc il y a peu de contestation possible : les Évangiles ont bien été écrits par les Apôtres immédiatement après l’existence terrestre du Chris. De plus, la masse des personnes qui ont assisté à la vie de Jésus et qui, sans avoir écrit d’Evangile, ont pu témoigner de son enseignement, avant et après sa Résurrection est énorme.

Quant à l’interprétation, elle est, bien entendu, soumise à l’exigence de Vérité qui habite le cœur de tout homme digne de ce nom. Mais n’oublions jamais que la compréhension en profondeur du message christique ne peut être atteinte – de manière progressive et toujours provisoire – que dans la lumière de la foi et avec le concours de la grâce qui n’est jamais refusée à celle ou celui qui la sollicite et s’y abandonne.

Nous disposons désormais d’un corps doctrinal façonné par deux mille ans d’études et de réflexions, mais aussi de témoignages vécus (comme ceux des saints et des mystiques mais aussi des artistes « inspirés » de toutes disciplines) qui constituent une Tradition vivante sur laquelle nous pouvons nous appuyer.

Sur laquelle nous pouvions nous appuyer, devrais-je dire, jusqu’à l’ouverture du concile Vatican II. Après quoi, les temps étant peut-être venus, nous entrons dans une période d’obscurité et de confusion qui trouble de nombreux fidèles.

Mais après le jardin des oliviers, le palais de Caliphe, le Golgotha, la descente aux enfers, il y a toujours le dimanche de Pâques. Sachons attendre le retour de la Lumière après ce temps où la lune s’est obscurcie et les étoiles sont tombées du ciel, comme nous en prévenait l’Apocalypse.

 

Bien à vous.

 

LSM

5 réponses à to “Libres propos avec une Correspondante : la violence, l’islam et le christianisme”

  • Marie:

    Pour faire court :
    Mon propos est d’établir par souci de justesse que l’islam ne porte pas en profondeur (dans son sens profond ésotérique ) plus de germe de violence que d’autres religions , mais que c’est seulement l’interprétation qui en est faite qui peut prêter à caution ,donc son exotérisme , sinon ce serait une religion à combattre (ainsi que tous ceux qui se réclament d’elle ), comme une religion du diable .
    Ce n’est pas l’islam l’ennemi , même si son exotérisme a dévié (comme il y a eu des scissions au sein du christianisme les protestant ne reconnaissant pas l’Immaculée Conception de Marie par exemple) , mais l’idéologie New Age et la théosophie (issue d’ailleurs d’une dégénérescence des religions orientales).(Et n’allez pas me rétorquer SVP que les protestants ne sont pas violents , c’est le phénomène de scission qui est a remarquer ici ).
    Je me base sur l’ésotérisme et non son exotérisme (qui est son expression déviée ) qui a dérivé et dont vous avez donné des exemples juste par rapport à la violence apparente de l’islam .

    Il convient de différencier l’exotérisme de l’ésotérisme qui est le cœur de la religion ,sa métaphysique , et qui existe dans toutes les religions et qui en est le noyau: par exemple Dante au XIVième dans la Divine Comédie dévoilent certains mystères de l’ésotérisme chrétien .

    On peut donc critiquer à juste titre et je suis d’accord avec votre analyse , certaines dérives de l’islam concernant la violence , mais percevoir aussi que ce sont les hommes et leurs interprétations qui se trompent , en reconnaissant après analyse l’essence même de l’islam , ceci grâce à l’étude de la métaphysique et d’auteurs compétents (et non bien évidemment des auteurs soit à charge contre l’islam soit ceux qui interprètent au 1ier degré et qui ne voient que l’apparence ) .

    L’interprétation des versets que vous avez donné des Evangiles peut se faire aussi pour les versets du Coran , qui peuvent être soit interprétés parfois comme un appel à la violence , soit analysés en profondeur avec un tout autre sens , car il y a pour les exégètes du Coran 7 niveaux d’interprétation .

    Je ne me place pas du point de vue syncrétique ni des doctrines orientales (bien que l’analyse approfondie des Védas montre la notion d’un Dieu Unique et donc qu’il serait peut-être intéressant d’étudier , le polythéisme d’apparence n’étant que l’exotérisme d’un monothéisme déguisé , tout comme le panthéon grec ) , mais du point de vue monothéiste et catholique .
    Le syncrétisme consiste à prendre un peu de tout pour se faire une doctrine personnelle ce qui n’est pas ma démarche , qui est plutôt d’aller à la source métaphysique ,d’analyser en profondeur le sens spirituel et de connaitre la Réalité ce qui est Vrai conformément à la doctrine catholique .Parce que vous avez beau dire que les Evangiles sont suffisants , rien n’empêche , non d’aller piocher dans d’autres doctrines mais de voir les convergences dans un souci d’ouverture mais aussi de meilleure compréhension et de connaissance , parce qu’il y a un risque de rester arcbouté sur son crédo et de rejeter les autres parce qu’ils n’ont pas le même .Ils sont peut-être dans l’erreur mais alors il convient d’avoir des bases justes pour le décréter et non des analyses superficielles , bien souvent épidermiques.

    Je me demande bien ou vous avez pris que le Christianisme en tant que religion d’incarnation se distingue du Judaïsme et de l’Islam ( il faut bien vous taquiner un peu ) , alors que l’incarnation du Fils était inscrite (et donc prévue ) dans le nom de Dieu donné à Moïse YHWH , et c’est pour cela que les juifs attendaient leur Messie qu’ils n’ont pas reconnu en la personne de Jésus .
    L’Islam aussi reconnaît l’incarnation du Fils en Jésus , par la voix notamment d’Ibn Arabi qui reconnait même sa divinité. Mais vous vouliez parler du Verbe qui s’est fait chair , même la Trinité est inscrite dans le judaïsme (cf JG BARDET sur la kabbale chrétienne ) et en islam (je vous met en ps une étude que j’avais effectué il y a quelques temps ).
    Des différences de pratiques et de ressentis existent certes entre les 3 religions , mais la Trinité est bien inscrite chez chacune , on ne peut donc pas parler de différence .

    Ce que je dis là est compatible avec ce que vous avez écrit , et qui n’est que la vision apparente exotérique de l’islam (le plus souvent des peuples qui se réclament de l’islam , l’ont pris en otage sans en connaitre les fondements ), et vous avez beau citer tous les auteurs , ce n’est pas une preuve , juste un point de vue de gens qui n’ont pas parlé avec des soufis ni lu sur la métaphysique de l’islam.
    A partir de ce moment si vous ne distinguez pas l’exotérisme qui est l’expression humaine donc forcément profane et imparfaite, de l’ésotérisme c’est-à-dire la métaphysique , l’essence ,ce ne pourra être qu’un dialogue de sourd car nous ne parlerons pas de la même chose .

    Le corps est le « temple de l’âme » dans toutes les religions , l’évolution concerne la purification de l’âme pour le choix qu’elle doit faire de « l’esprit  » plutôt que de « la chair  » selon St Paul si elle veut vaincre la seconde mort et connaitre la vie éternelle .
    Si Christ est « le chemin , la vérité , la vie  » c’est parce qu’il est venu ouvrir la voie de la vie éternelle et vaincre la seconde mort :il a ressuscité avec son corps de gloire pour ouvrir un chemin, celui de la résurrection ,mais ce chemin n’est accessible que pour ceux qui sont nés « d’eau et d’esprit ».

    « Ce que vous appelez soumission chez ces mystiques, n’est que vocation pleinement acceptée et pleinement vécue, grâce reçue et nullement « soumission » de leur volonté à celle de Dieu ! »

    Vous vous trompez sur le sens de la soumission en islam qui est la même chose que chez les chrétiens .
    Dieu donne le libre arbitre à l’homme d’aller vers Lui , si il Le choisit Lui l’homme agit alors selon l’esprit et non selon la chair ( sa volonté propre ) , il est alors soumis à la Volonté Divine , et œuvre de son plein gré pour le Plan Divin , mais n’a plus de volonté propre (celle de la chair ) ,ce n’est pas lui qui choisit , il est guidé par son esprit (relié à Dieu ).

    (la chair selon St Paul est le coté humain par rapport au coté divin : l’esprit )

    « Soyez donc parfaits, comme votre Père céleste est parfait. » Matthieu 5, 48

    devenir parfait c’est dépasser la nature humaine (la chair, volonté humaine propre) pour accéder à sa nature divine (agir par l’esprit , ne plus avoir de volonté propre humaine ) et être soumis ( de son plein gré ) à la Volonté Divine .
    Agir selon la chair c’est être en cacophonie avec l’Ordre des choses , aller contre la Vie , contre la Volonté Divine , car de même façon que la chair et l’esprit sont opposés , la nature humaine et la nature divine de l’être humain le sont aussi par leur nature .

    Penser que la soumission des musulmans s’exprime seulement dans l’obéissance des préceptes à la lettres c’est s’arrêter au 1ier degré .

    « Si le Christ S’est incarné c’est bien pour souligner l’éminente dignité de la condition humaine, terrestre et corporelle. Le dédain du corps « tombeau de l’âme » relevant d’une influence platonicienne et surtout plotinienne infiltrée dans le Christianisme médiéval. N’oubliez par le Credo affirme la « résurrection de la chair » donc sa parfaite participation au projet divin. »

    Rien ne contredit cela dans mes propos.
    La résurrection de la chair implique sa divinisation , le dépassement de la nature humaine n’étant pas un rejet (même si chair et esprit sont opposé ) .L’incarnation est un moyen de progression pour l’âme .La Chute dans la matière doit être bue jusqu’à la lie , et nous y sommes actuellement , d’où le matérialisme ambiant et l’éloignement des valeurs spirituelles , jusqu’à la remontée , qui doit s’opérer avec l’aide du Saint Esprit .

    « Dieu a créé le monde et l’homme au 6ème jour, et « Il vit que c’était Bon ». La création est bonne, l’être humain est bon mais sa désobéissance l’a livré à tous les malheurs, à toutes les transgressions, à toutes les violences que nous pouvons connaître. Or, la clé essentielle qui peut nous rapprocher de Dieu, nous faire retrouver notre état naturel d’innocence,  »

    Avant la Chute , l’homme était au jardin d’Eden et innocent .La Chute (incarnation ) l’a fait descendre dans la matière, et tous les descendants d’Adam sont pêcheurs , sauf Marie conçue sans péché et son fils Jésus .
    L’état d’innocence se retrouve en se « débarrassant » du coté humain , non en le rejetant mais ne le dépassant et l’incorporant (divinisant) , d’où le terme « résurrection de la chair »

    « Et c’est l’amour qui nous ouvrira les portes de l’éternité et non l’ascèse yogi. Si bien qu’il faut renverser votre proposition : ce n’est pas la haine et l’amertume qui nous empêchent d’évoluer (évoluer vers quoi d’ailleurs ?). C’est le manque d’amour qui ouvre la porte à la haine et à l’amertume. »

    Encore faudrait il définir l’amour et ne pas confondre avec l’émotionnel et le sentimentalisme .
    L’amour est mis a toutes les sauces et brandit comme un étendard du « politiquement correct » alors que la plupart des gens ne savent pas ce que c’est et confondent avec l’émotionnel .L’amour n’empêche pas le discernement qui est une qualité chrétienne et et donc le fait de s’analyser , reconnaitre ses passions et d’exercer sa volonté pour ne pas tomber dans le péché est une vertu chrétienne .

    Bien à vous

    Marie

  • Marie:

    PS:
    ajout sur la Trinité en islam ,

    1° La trinité existe aussi en islam. Seul l’islam exotérique la rejette, mais le grand maître musulman Ibn Arabi la reconnaissait, car il a bien dit :

    « Il est Un et Il est Trois » : ce qui prouve il n’y a pas de contradiction entre l’Unité divine et la Trinité.

    2° Dans la Bible, Jésus est le Verbe de Dieu et le Coran affirme que le Messie est aussi le Verbe de Dieu (kalimatu-hu Cor. 4, 171) et les représentants du Tasawwuf (soufis) reconnaissent même pleinement qu’il est Dieu (Haqq) par là-même.

    3° Pour les ésotéristes, la filiation divine n’est pas déclarée mensongère par le Coran ; elle est considérée non comme une marque d’incroyance, mais comme une manière imparfaite d’expliquer la relation de Dieu et de son Verbe, liée à une ignorance des réalités initiatiques. La notion de paternité peut prêter à confusion, car l’expression « FILS DE DIEU » n’implique aucune communauté de nature et ne rend pas bien la nature véritable du Fils par rapport au Père. Or, l’expression « FILS DE » doit être comprise dans le sens de FILIATION SPIRITUELLE et non de paternité temporelle, car Dieu est par nature ni engendrant ni engendré. Les Chrétiens comme les musulmans ont le souci de préserver la transcendance divine : les uns comme les autres ne peuvent admettre véritablement que Dieu engendre ou soit engendré au sens du terme « walad », c’est-à-dire dans l’ordre créé et temporel (physique).

    4° Dans l’Évangile, le Christ est une manifestation du Verbe Divin. De même, le Coran affirme que le Messie est le Verbe de Dieu (Kalimatu.Hu) :

    — « Sa parole qu’il a jetée en Marie. » (S. IV, 171).
    — Le Coran parle aussi du Saint-Esprit : « Et celle qui était restée vierge… nous lui avons insufflé de notre Esprit. Nous avons fait d’elle et de son fils un Signe pour les mondes. » (S. XXI, 91).
    — « Ô Jésus, fils de Marie, rappelle- toi Mon bienfait sur toi et sur ta mère quand Je te fortifiais du Saint-Esprit [Ruh al-Qudus]. » Cor. V : 110.

    Le Coran reconnaît donc : Le Verbe (le Christ) et l’Esprit-Saint, il n’y a aucune contradiction avec les Évangiles.

    5° Jésus (sayyidnâ Aîssa) dans le Coran utilise à son propre sujet les termes caractéristiques de la Prophétie en Islam : Inny ‘abd Allâhi : « je suis le serviteur d’Allah » (Cor. 19 , 30), et une autre fois : yâ Banî Isrâ’ïla, inny rasûl Allahi alay-kum « O Fils d’Israël, je suis l’Envoyé d’Allah vers vous » (Cor. 61, 6).

    Le « serviteur » et « l’envoyé » sont en effet deux aspect fondamentaux de la réalisation métaphysique du Verbe : le premier terme exprime l’ « Identité Suprême » car le serviteur n’a d’autre réalité que celle de son Seigneur ; le second terme se rapporte au retour vers les créatures et la réalisation descendante.

    6° La Trinité symbolise l’Unité divine sous 3 facettes. Réfutations des arguments des exotéristes musulmans sur la Trinité :

    « Ce sont, certes des mécréants ceux qui disent : « En vérité, Allah c’est le Messie, fils de Marie. » Alors que le Messie a dit : « Ô enfants d’Israël, adorez Allah, mon Seigneur et votre Seigneur. » Quiconque associe à Allah (d’autres divinités) Allah lui interdit le Paradis ; et son refuge sera le Feu. Et pour les injustes, pas de secoureurs !

    C’est un problème de traduction et que le Coran n’est compréhensible qu’en Arabe.
    Le mot « kafara » est traduit par « mécréant » car selon l’interprétation courante, ce verbe désigne le fait de ne pas croire, tandis qu’au point de vue ésotérique, il évoque l’idée de « recouvrir » et par conséquent d’ « occulter ». Donc, la compréhension ésotérique de ce verset est : Ils « occultent » ceux qui disent , ils « voilent ».

    C’est le sens profond de ce verset, expliqué par les maitres ésotéristes. Il faut comprendre « kafara » dans le sens d’ « occulter. » Affirmer que Christ est Dieu n’est pas énoncer une erreur métaphysique, mais « voiler » l’une par l’autre la réalité du Christ et la réalité de Dieu. Ibn Arabi précise qu’après avoir reconnu la réalité divine en lui-même, l’être sera nécessairement conduit à la reconnaître dans les deux autres, au sein de la triade dont il fait partie ; il dira alors, pour rendre compte de la Nature divine :

    « Il est Un et il est trois » (huwa wâhidun wa Huwa thalâthatun). Et ceci n’est en contradiction avec le dogme chrétien de la trinité.

    Certains versets ne sont pas compréhensibles seuls, mais à la lumière de certains autres, d’où la complexité du sens profond.

    7° Un autre verset coranique où la Trinité est évoquée de manière expresse est également remarquable dans sa formule quand on sait comprendre le sens profond et pas juste littéral des versets :

    « Croyez donc en Allah et Ses Envoyés (rusuli-Hi) et ne dites pas « trois ». Cessez , cela est meilleur pour vous : Allah est une divinité unique. » (Cor. 4, 171)

    Le fait de dire « trois » n’est donc pas considéré comme un mensonge ou une marque d’incroyance : simplement , « il est meilleur pour vous » de cesser de le dire et préférable de proclamer l’Unité divine.

    Source :Ch André Gillis Marie en Islam

    • Faute de temps je ne répondrai pas point par point à vos très intéressantes démonstrations que nos lecteurs apprécieront j’en suis sûr.
      Pour moi, au risque de vous paraître réducteur ou partial alors que j’essaie de rester conséquent avec moi-même, il ne peut y avoir plusieurs religions interchangeables entre lesquelles nous aurions à choisir suivant notre degré d’éveil……ou notre confort intellectuel.

      Que l’humanité ait initié plusieurs tentatives – dont certaines très admirables – pour tracer le chemin qui mène à Dieu, j’en conviens bien volontiers. Qu’il y ait une approche ésotérique et exotérique et plusieurs niveaux de lecteur des livres considérés comme sacrés par les différents adeptes de ces religions, je l’admets parfaitement aussi. Que les textes et leur message ultime soient constamment détournés ou trahis, voire mal compris, comment en douter en observant l’état de l’humanité ?
      Sur tous ces points nous sommes donc d’accord.

      Mais il y a un qui, pour moi, constitue le fondement même de ma foi religieuse, c’est la Révélation.
      Celle-ci établit un partage définitif entre les hommes qui prétendent façonner une Vérité (quand on lit les déclarations de Vincent Peilhon ou de Najat Belkacem, on comprend parfaitement ce que je veux dire) à leur mesure, et ceux qui admettent que la Vérité est première et qu’elle nous appelle à le vivre.
      C’est le cas des Chrétiens depuis l’Incarnation, la Résurrection et la mission confiée aux Apôtres.
      Elle se trouve donc essentiellement dans l’Evangile, dans le renouvellement non sanglant du sacrifice du fils de l’Homme par l’Eucharistie (la Messe est une leçon théologique permanente) et dans l’étude permanente des Ecritures – et singulièrement du message christique exercé tout au long de l’Histoire.
      Ce qui me conduit personnellement à deux conclusions :

      – Si le Christianisme est vrai, si la seconde Personne divine s’est véritablement incarnée et si l’assistance du Saint Esprit nous est assurée tout au long de nos pérégrinations terrestres, bref si le Christianisme est la vraie Religion (la Voie, la Vérité, la Vie) alors l’islam est une fausse religion, une sorte d’hérésie qui a circonvenu et qui circonvient encore des millions d’êtres humains dont il faut espérer qu’ils rencontreront le Christ un jour ou l’autre.
      – Or, je le répète, il n’y a aucun appel à la violence contre qui que ce soit dans les Evangiles qui sont au fondement du Christianisme, mais bien plutôt des mises en garde contre celle que nous pourrions subir ou que nous pourrions déclencher par nos transgressions.
      – En conséquence, le fait de savoir si les autres religions sont ou ne sont pas violentes, s’il faut plutôt accepter l’interprétation de l’Iman X….ou les commentaires du philosophe Y….pour savoir comment vivre et pratiquer l’islam, m’est – sur le plan théologique et sur celui de l’économie du salut – parfaitement indifférent. On ne cherche pas à calculer au plus prés la surface de la Terre en la considérant comme plate quand on sait qu’elle est sphérique. Les disputatio scolastiques sur le sexe des anges ou la pondération des ailes de mouches, quand il y a le feu à la maison, ne présentent aucun intérêt pour moi. D’autant que j’ai rencontré un accès à la Vérité ailleurs.
      – Troisième conséquence : bien au-delà des attentats islamistes qui ont focalisé toute l’attention sur eux, nous devons prendre conscience du et réagir au fait d’un islam dit « modéré » de plus en plus indiscret, de plus en plus arrogant, de plus en plus agressivement opposé à toute forme d’assimilation dans nos banlieues, dans certains quartiers de nos grandes ville françaises et jusque dans nos petites villes. Lunel, que je connais bien pour avoir vécu une trentaine d’années à 40 kms de distance, vient de nous en donner la preuve. Le poids conjugué d’une immigration à forte majorité musulmane (200.0000 réguliers + autant d’irrégulier tous les ans) et d’une démographie – 2,6 au minimum – contre les malheureux 1,8 des femmes françaises (sans compter l’holocauste des 220.000 avortements annuels)- tout cela nous prédit des lendemains qui ne chanteront pas pour notre bi-millénaire civilisation chrétienne (ou ce qu’il en reste) et que la prochaine génération n’aura pas à se poser les questions que vous et moi nous nous posons. Elle sera convertie, de gré ou de force.
      Bien à vous

      LSM

  • Marie:

    Il est agréable d’échanger avec vous du fait de votre ouverture d’esprit, merci donc pour cet échange très intéressant .

    Pour moi le problème n’est pas l’islam mais les populations qui s’en réclament et qui ne s’intègrent pas, d’ou mon intervention sur cet article à charge contre l’islam.
    Les valeurs de l’islam comme celles du judaïsme sont partagées par les chrétiens sur les sujet de société préoccupants comme le mariage , la PMA , l’avortement etc et donc ils pourraient être des alliés contre le matérialisme ambiant qui gangrène notre société .Car c’est bien le manque de foi et le matérialisme qui sont responsables de la perte des valeurs , du manque d’éthique et du marasme actuel.
    Là ou l’islam nous parait outrancier : heures de piscine réservées aux femmes par exemple , cela pourrait être un barrage contre l’uniformisation des sexes issu de la pensée unique .Les cours de sport sont maintenant mixtes :cela parait aberrant quand on a connu le plaisir et l’intérêt d’aller en cours avec seulement des personnes de son sexe .L’ idéologie qui tend à mélanger les genres gagne du terrain et les jeunes sont habitués à la mixité et à voir les sexes comme identiques.

    Les matérialistes luttent maintenant contre l’islam après avoir neutralisé les chrétiens qui n’ont plus aucune marge de manœuvre ou réelle influence .
    L’islam est un danger qui peut les empêcher d’avancer , c’est pourquoi ils cherchent à le disqualifier (l’air de rien bien sur et toujours pour de bonnes raisons ) .

    Au delà du sentiment d’envahissement que nous procure les musulmans par manque d’intégration , et qui semble inquiétant à juste titre , il y a ce paradoxe que l’islam pourrait être une aide précieuse pour la sauvegarde des valeurs .
    C’est moins l’islam qui devrait nous faire peur, que le laminage des consciences par l’idéologie matérialiste athée (qui fait des ravages dans les écoles , universités , domaine de la santé et de la justice etc).

    L’islam est peut être le dernier rempart à la destruction programmée des valeurs .

    Bien à vous
    Marie

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