GOUDA 1erNous avons tous assisté dimanche soir, sur nos étranges lucarnes, au spectacle lamentable d’un président plus poule mouillée que jamais, débitant, sous une pluie battante, un pesant discours de circonstance devant le monument aux morts de l’île de Sein. Alors que sur le « continent » plus ou moins ensoleillé, pérorait, toute crête au vent, notre Matamore national, ce coq qui fit jadis des ravages dans le poulailler de nos journalistes en jupons et  condamné depuis hier, à aller picorer hors de l’assiette-au-beurre gouvernementale.

Et je n’ai pu m’empêcher d’observer combien l’image de ce « président normal » ruisselant, bedonnant, ânonnant son texte, qu’on imagine beaucoup plus à l’aise dans ses pantoufles que dans une paire de rangers; cette « tête d’œuf » comme seule sait en fabriquer notre ENA – d’autant plus inefficace que remplie de fumeuses théories, elle n’offre plus de prise au simple bon sens ; cet antimilitariste soixante-huitard qui, – je crois – n’a jamais fait de service militaire; cet adolescent privilégié et attardé, longuement nourri à la mamelle d’un parti qui n’a eu de cesse (avec ses complices communistes) que de poignarder notre armée dans le dos partout dans le monde où elle défendait nos couleurs et nos intérêts ; combien toute cette mise en scène était lamentable et ridicule. Combien cette cérémonie sur l’île de Sein, symbolisant à la fois le naufrage d’un système et le point d’orgue du cynisme partisan et idéologique n’était en fait qu’une cérémonie funèbre.

Comment faire l’éloge de tout ceux qui se sont sacrifiés, à toutes les époques de notre Histoire, pour protéger notre pays, défendre son sol, maintenir son identité, quand on déteste, quand on hait même, l’idée de nation, de patrie ? Cette haine constituant – avec la haine de la famille, mais cela va dans le même sens – le principe de base de l’équipe au pouvoir ?

Et quand, nonobstant les beaux discours patriotiques, on s’efforce par ailleurs de faire disparaître ce qui nous constitue en tant que nation sous une double pression :

Celle des flux migratoires extra-européens dont on retrouve les fils et les filles (800 paraît-il) engagés aux côté des enragés d’Irak et de Syrie. Flux migratoires plus soucieux de coloniser que de s’assimiler et de servir le pays qui les accueille (voir nos fais divers).

Celle d’une Europe de plus en plus totalitaire, apostate, a-culturelle, technocratique,  laboratoire de choix pour la mise en place de ces structures mondialistes qui impliquent l’éradication des nations. Corps et âme. Ce que souhaite avec tant de cynisme Jacques Attali, ex-conseiller de choix de notre premier président socialiste. Personnalité sur laquelle j’aurai l’occasion de revenir dans l’avenir.

L’autre pression est intérieure : elle consiste dans la mise en œuvre délibérée d’un véritable dynamitage de nos mœurs, de nos lois, de nos codes, des règles et principes moraux, éducatifs et juridiques, qui fondaient notre société. Entreprise de subversion et d’inversion (au propre comme au figuré) puisque tout ce qui était considéré comme contraire à la dignité humaine et à la vie en société, se trouve désormais, non seulement encouragé, mais promu au rang de ce que Kant rangerait sous la bannière de son fameux « impératif catégorique ». J’ai déjà évoqué cette dramatique évolution qui signe la mort de la famille traditionnelle, de la notre société, voire de notre civilisation, je n’y reviens pas.

Mais, ce qui m’a surtout fait rire d’un œil et pleurer de l’autre, c’est le lieu symbolique que ce pauvre Gouda 1er, doué comme pas un pour marcher « dedans » alors qu’il y a plein de place pour passer à droite et à gauche,  a choisi pour se camper une haute figure de résistant et de patriote et – peut-être – passer de 17% d’opinions favorables à 17,1 % : l’île de Sein et son mythe.  Un des plus beaux bobards de notre Histoire qui n’en manquent pas. Et des plus gratinés.

J’en veux pour preuve les deux ouvrages (fort sérieusement documentés) que le chercheur Hervé Le Goff a fait paraître et qu’il a intitulés pour l’un : « Les Grands Mensonges de l’Histoire »[1] et, pour l’autre, « Les Grands Truquages de l’Histoire »[2] . Il y décortique,– preuves, témoignages et références à l’appui – les véritables escroqueries que constituent un certain nombre de dossiers historiques célèbres : l’Affaire du « Lusitania » et les raisons véritables pour lesquelles il a été torpillé; l’Introuvable « Appel du 10 juillet 1940 (par lequel les communistes prétendent avoir voulu appeler à la résistance contre les Allemands) ; l’histoire du ou plutôt des « Protocoles des Sages de Sion » ; l’incroyable trucage par lequel Teilhard de Chardin a réussi à bluffer les paléontologues de son temps sont quelques uns des dossiers traités dans le premier ouvrage. Le « vrai-faux » pseudo-Journal d’Ann Franck ; les vrais/faux héros communistes ; les fausses charges inventées contre Louis XVI pour le faire condamner ; les affabulations du Monde et de son « rapport Fechteler » ; la supercherie du site d’Alésia ; les fausses accusations contre Louis XVIII d’être entré en France dans les fourgons de l’étranger, constituent le menu du second.

 Et, bien sûr, il nous offre dans son premier livre, sur l’affaire qui nous occupe – le prétendu ralliement de tous les pêcheurs de l’île de sein à De Gaulle après son appel de juin 40 – une analyse circonstanciée tout à fait savoureuse,

Je me contenterai de résumer les points principaux de cette étude qui comporte dans le livre, 20 pages.

L’auteur part d’une mention du général De Gaulle dans ses Mémoires de Guerre : « Dans les derniers jours de juin, abordait en Cornouailles une flottille de bateaux de pêche amenant au général De Gaulle tous les hommes valides de l’île de Sein ». Cet extrait étant suivi de la citation que le général va lire lui-même à Sein le 30 août 1946 en remettant à l’île la croix de la Libération : « A envoyé tous ses enfants au combat sous le pavillon de la France libre, devenant ainsi l’exemple est le symbole de la Bretagne tout entière ».

À partir d’une recherche minutieuse sur la situation historique, politique, culturelle de l’île de Sein en 1940, l’auteur est amené à se poser un certain nombre de questions sur le dit « engagement » inexplicable quand on est en possession de ces données. Ce qui le conduit à rencontrer les personnages les mieux à même de le renseigner du fait qu’ils ont eux-mêmes vécu ces événements au plus près.

Il apparaît alors que l’appel du 18 juin ne fut entendu par personne sur l’île. Il fallut attendre le 22 juin pour qu’un gardien du phare d’Ar Men fasse savoir « qu’il avait entendu à la radio une voix qui venait de Londres. Un général. Il n’avait pas retenu son nom. Le même jour, à 16 heures, la même voix se fit entendre à nouveau. 200 personnes rassemblées autour du poste de Madame Quéméneur, la patronne de l’hôtel de l’océan, l’entendirent. On écoute en silence, puis chacun rentre chez soi ».

Pourquoi alors continuer à évoquer l’appel du 18 juin si les Sénans en avaient entendu un autre le 22 ? Et pourquoi évoquer un sursaut spontané, tant de fois décrit alors qu’il n’en fut rien. Et que s’il y eut départ d’une partie des hommes de l’île vers la fin juin ce fut pour un tout autre raison ?

Autre sujet de perplexité : d’après certains ouvrages, le doyen des Sénans  parti pour la Grande-Bretagne avait 60 ans et le benjamin tout juste 12 ans ! On doute qu’ils  soient réellement partis dans le projet de porter des armes ?

D’autre part certains exilés « continuèrent d’exercer leur métier de pêcheur au large des côtes de Cornouailles) pendant toute la guerre. Il n’étaient donc pas dans les forces de la France libre ».

On pourrait imaginer alors que les hommes qui partirent, le firent sous l’empire de la peur, les réfugiés qui arrivaient sur l’île en grande quantité colportant les pires rumeurs sur les atrocités que les Allemands faisaient subir aux populations conquises : massacres, viols, castration des hommes ! Mais comment les hommes auraient pu partir en abandonnant leurs femmes et leurs enfants ? Et avec la bénédiction du curé de l’île comme on le verra plus loin.

Alors que son enquête avance et que les témoignages, souvent contradictoires, s’accumulent, l’auteur écrit : « J’en savais assez… pour imaginer que, comme la plupart des événements historiques, celui-ci n’avait certainement ni la rigueur de la clarté qui lui furent attribués après coup, mais reposaient sur un mélange de hasard, d’improvisation, de fausses nouvelles, de peur, de goût de l’aventure et l’esprit de sacrifice. Dans quelle proportion ? C’est ce que je me proposais d’évaluer. » (B. 91)

Il apprend ensuite que deux informations, transmises les 24 et 25 juin avaient amplifer la panique. Le 24, à neuf heures, le maire fut prévenu par téléphone que les militaires français présents dans l’île devaient se rendre aux autorités allemandes de Quimper. Beaucoup d’entre eux résolurent alors d’essayer de s’enfuir pendant qu’ils le pouvaient encore. Jean-Marie Porsmoguer, qui commandait le ravitailleur de phare Velléda, et qui se trouvait coupé de sa direction, accepta de les conduire en Grande-Bretagne. Il fut imité par Prosper Cuillandre, patron du Rouanez ar Mor. C’est une soixantaine de Sénans qui s’embarquèrent alors, dont certains très jeunes, après que la population fut venue leur dire adieu sur les quais et que le recteur de la paroisse (qui avait décidé de rester pour protéger ceux qui ne pouvaient ou ne voulaient pas partir : les femmes, les enfants des vieillards surtout) les eut bénis.

Le lendemain soir un nouvel ordre arriva : tous les hommes de 18 à 50 ans devaient se tenir à la disposition des autorités allemandes et aller se faire recenser à Audierne. La panique se généralisa.

C’est alors que tous les hommes encore présents dans l’île préparèrent leur départ et embarquèrent sur plusieurs embarcations dont le nom importe peu, le 26 juin. Au total 130 Sénans étaient partis pour échapper à la conscription allemande qui, croyaient-ils, les attendait.

Mais l’accueil qu’on leur réserva en Grande-Bretagne ne fut pas très cordial. On les parqua, on les interrogea, on les suspecta, on les bombarda.

On leur fit alors plusieurs propositions entre lesquelles ils choisirent selon leurs âges et leurs aspirations :

–         Les uns revinrent à Sein, indigné par l’accueil qu’ils avaient reçu. Ils y retrouvèrent les marins mobilisés en 1939 et qui, après l’armistice, reprenaient la pêche… Et qui n’éprouvaient aucune difficulté avec les soldats allemands présents sur l’île, au nombre d’une centaine, qui avaient réquisitionné un certain nombre de bâtiments et qui menaient leur petite vie de soldat sans difficulté particulière avec la population de l’île. Qu’elle fût masculine ou féminine.

–         D’autres Sénans restèrent en Grande-Bretagne et y pratiquèrent la pêche pendant toute la guerre !

–         D’autres encore s’engagèrent dans la marine marchande britannique et prirent part, souvent au péril de leur vie, au convoyage dans l’Atlantique Nord.

Et, il y eut même des Sénans qui furent versés dans les unités de la France libre où ils retrouvèrent d’autres Sénans mobilisés qui avaient été évacués en Grande-Bretagne.

Mais les difficultés entre les autorités britanniques et les marins français, l’attaque contre Mers- el-Kébir où moururent de nombreux marins bretons, en limita le nombre. Cependant, ce qui s’y étaient engagés, firent preuve d’un grand courage. Mais combien furent-ils vraiment à s’engager dans les FFL ?

Un monument en forme de Croix de Lorraine a été dressé sur l’île en hommage à ces forces : 32 noms sont gravés sur le granit et, sur ces 32 noms, 21 appartiennent à des Sénans tomber sous l’uniforme de la France libre.

Nous sommes donc loin de la légende officielle, et sur le plan du fond (les raisons pour lesquelles certains hommes ont quitté l’île) et sur le plan du nombre : 21 FFL !

Et aucun à la suite du fameux Appel du Général De Gaulle comme notre  pauvre président le croit peut-être (car l’Histoire, il s’en fout sans doute comme de la première journaliste ou actrice venue) ou comme il feint de le croire pour instrumentaliser une légende dont il croit qu’elle pourrait le grandir .

Tous ces faits furent confirmés par l’abbé Guillerm qui était le curé de l’île au moment des faits : l’inquiétude des Sénans entretenue par les récits apocalyptiques des réfugiés sur l’île, la demande de recensement des autorités allemandes qui fit penser aux Sénans qu’ils allaient être incorporés dans l’armée allemande ; leur décision de gagner l’Angleterre pour échapper à cette conscription et non pour rejoindre De Gaulle ou la France libre ; le retour d’un certain nombre de pêcheurs, la cohabitation pacifique avec la garnison allemande.

Mais là encore : aucune allusion n’est faite à l’appel du 18 juin durant l’entretien avec l’abbé Guilherm!

Un autre témoignage d’un acteur de cet épisode historique s’avère des plus intéressants aussi. Il s’agit de celui de Gérard Berthelier, commissaire honoraire de la marine, qui raconte à l’auteur qu’après une brève campagne de Belgique, un repli sur Dunkerque, puis sur le Calvados, il arrive dans un petit port du Finistère sud de avec son secrétaire Alsacien. Ils mettent à flot une vedette échouée et s’embarquent pour la Grande-Bretagne via Sein. Ils touchent l’île le 24 juin mais comprennent qu’ils ne sont pas en mesure de gagner les côtes d’Angleterre avec une si frêle embarcation ; ils apprennent alors l’ordre donné aux marins repliés à Sein de se rendre aux autorités allemandes avec leurs armes. Ils décident alors de réquisitionner le fameux Velléda évoqué plus haut et ils y embarquent 29 marins (pas un de plus) et une quinzaine de Sénans des deux sexes. Ils arrivent en Angleterre 18 heures plus tard.

Dans ce nouveau témoignage qui confirme ce lui de l’abbé, ni l’appel du 18 juin ni la volonté de rejoindre les Forces Françaises Libres ne sont évoqués. Ils ne jouent aucun rôle dans ce réflexe pour échapper à l’incorporation.

Enfin, après cette enquête aux multiples témoignages, l’auteur rencontre, au cours d’un voyage en avion, un éminent parlementaire de Bretagne et il lui dit : « L’histoire a été faussée… Les Sénans ne sont pas partis pour rallier De Gaulle et, une fois en Grande-Bretagne, tous ne l’ont pas rejoint. Or dans ses Mémoires, il explique qu’une flottille de bateaux de pêche lui a amené tous les hommes valides de Sein; et la citation accompagnant la Croix de la Libération qu’il a remise à l’île répète que celle-ci a envoyé tous ses enfants au combat sous le drapeau de la France libre. Quant au monument commémoratif à Croix de Lorraine, on y a gravé non seulement les noms des 21 Sénans décédés sous l’uniforme des Forces Françaises Libres, mais aussi ceux de Sénans qui sont morts pendant la guerre sans l’avoir jamais endossé. Combien de temps la vérité restera-t-elle ainsi travestie ? »

Le parlementaire lui répond alors que « les monuments élevés à la mémoire des morts, le sont par des vivants surtout soucieux d’eux-mêmes » et que les « Mémoires des grands hommes ne sont pas écrits dans un souci d’objectivité, mais de justification »[3] .

Et il explique au journaliste enquêteur que la France Libre n’attirait pas les Français en juin 1940 malgré les appels du 18 juin et des jours suivants. Les militaires déraient rentrer chez eux et ne voulaient pas se battre aux côtés des Anglais qui les avaient lâché pendant la campagne de France, abandonnés à Dunkerque, avaient réquisitionné nos navires présents dans les ports anglais, et bombarder la flotte à Mes-el-Kébir, tuant 1200 marins français. Or De Gaulle leur apparaissait comme inféodé à Londres. D’où les très maigres ralliements à sa personne.après son fameux Appel

Or l’arrivée des Sénans en Angleterre – pour de tout autres raisons, je le rappelle – tombait à point nommé pour opérer un coup de bluff (l’expression est de moi) et gonfler artificiellement des effectifs squelettiques. De nos jours on appelle cela de la « communication » ou l’art de faire avaler des couleuvres aux braves électeurs qu’on s’apprête à tromper ou à plumer.

On a donc « monté cette arrivée en épingle, on l’a présentée comme un ralliement populaire, spontané, consécutif à l’appel du 18 juin. Le mythe a ensuite été entretenu pour compenser le mauvais effet produit par l’insuccès initial, il est devenu une espèce de fleuron de l’épopée gaulliste ». Et il a, bien sûr, été repris par tous les successeurs et candidats à la succession de De Gaulle (Pompidou, Chaban notamment) qui y sont allés de leur petit couplet patriotique sur l’île de Sein ».

Voilà donc le fin mot de l’histoire. Une véritable arnaque exactement symétrique de celle que monta Alain Peyrefitte, alors ministre de l’information, devant l’Assemblée Nationale et par laquelle il voulut faire croire à nos députés médusés, que le flot de rapatriés qui fuyaient l’Algérie après le même De Gaulle l’eût livrée aux égorgeurs du FLN était dû « aux congés annuels en  métropole ».

Dans le même temps où je composais cet article en reprenant mes notes de lecture sur l’étude de Hervé Le Goff, j’apprenais la démission du gouvernement, décidé après la douche de Sein, et la recomposition de ce gouvernement avec le même premier ministre, pour montrer aux récalcitrants qui était vraiment le patron. Ah mais !

Nous comprenons bien vous et moi que cette équipe de bras cassés et d’idéologues à la petite semaine est en train de brûler ses dernières cartouches. Je ne sais quel homme politique commentant ce non-événement qui consiste à changer quelques membres d’une équipe qui s’obstinera dans des voies pernicieuses,  affirmait que ce « jeu de chaises musicales » ne servirait à rien. Il a raison, les mêmes erreurs, les mêmes forfaitures, ne peuvent conduire qu’aux mêmes désastres, quelle que soit l’identité des hommes et des femmes qui les commettent.

En élargissant un peu la vision des choses, il est assez clair que nous allons vers une crise de régime qui ne fait que refléter la crise de société et la crise de civilisation qui nous corrodent depuis une cinquantaine d’années (en fait depuis 1792).

Mais, pour en rester à l’aspect purement politique – c’est à dire en le dissociant arbitrairement de l’aspect culturel ou civilisationnel pour les besoins du propos – ce régime, cette Vème République, pouvaient-ils indéfiniment survivre au mensonge et à la forfaiture qui ont marqué leur naissance.

Tout le théâtre tragique grec, affirme qu’il n’en est rien : l’issue d’une existence est inscrite dans l’origine même de celui qui la subit. Ainsi en est-il d’Œdipe qui meurt exilé, errant, aveugle pour avoir voulu trop longtemps ignorer le scandale de ses origines, les forfaits impunis de son père et, au-delà, les crimes qui ont marqué, dès les origines, l’histoire de sa lignée.

Ainsi en est-il de cette Vème République qui est née de la plus énorme escroquerie de notre Histoire nationale puisqu’elle s’origine dans le coup de force d’un général en retraite qui n’a pas gagné une seule bataille mais très fin polliticien ; qui a su se tailler une stature de héros en phagocytant la Résistance et en instrumentalisant la Libération de la France, pour en faire les outils de sa conquête politique ; un général qui assure – en 1958 – les militaires désespérés de mourir pour rien  par l’effet d’une IVème République impuissante et agonisante [que ce même général (à titre temporaire) a mis en place en 1946],   qu’il est le seul à pouvoir sauver l’Algérie française et l’Empire, dans le même temps où il affirme au pitoyable gouvernement socialiste d’alors, qu’il est le seul à pouvoir sauver le régime d’un putsch militaire. Quel génie dans la duplicité !

Revenu au pouvoir grâce à cette première escroquerie politique, il va faire le contraire de la politique qu’il avait annoncée ; ruine les résultats obtenus par la politique de pacification sur le terrain ; décourage les troupes du  FLN décidés à se rallier ; traite avec leurs bourreaux ;  casse dans le sang (fusillade du 26 mars à Alger – massacre de la population civile à Oran le 5 juillet) la résistance qui s’est amorcée contre sa politique d’abandon ; livre d’immenses populations au désespoir, à l’égorgement ou à l’exil ; se retourne contre ceux qui l’ont porté au pouvoir ; livre, sans aucune contrepartie, aux terroristes qu’il avait juré d’éradiquer la veille, l’Algérie et même le Sahara qu’ils ne demandaient pas ;  casse l’armée française en l’amputant de ses éléments les plus brillants (prison, exil, limogeage) ; installe une justice d’exception qui vaut celle de Staline ; lâche ses réseaux « barbouzes » sur les opposants,  etc, etc….et meurt comme il aurait dû vivre : les pieds dans les pantoufles en train de se faire une réussite devant sa télé, dans l’attente du « 20 Heure » !

Voilà,  en peu de mots, les origines de notre régime actuel : mensonge, arnaque, violence, arbitraire, forfaiture, trahison de la parole donnée…rien n’y manque.

Comment voudriez-vous qu’une telle hérédité politique puisse produire des institutions saines ? Et comment voudriez-vous que tout cela se terminât par un « happy end » ?

Au mieux cela ne peut se terminer que comme une farce : celui qui tient le rôle du héros sera rossé et sortira côté cour ou côté jardin, avec un coup de pied bien placé. En 2017 par exemple ou peut-être avant, qui sait ???

Au pire, vous avez le choix entre les différentes sorties de crise que nous avons choisies depuis que la « révolution » a déclaré la guerre à Dieu, à l’Europe et à notre identité véritable : la terreur ? l’invasion étrangère ? elle est en cours à raison de 200.000 nouveaux arrivants tous les ans ;  l’occupation, l’asservissement, la perte de notre souveraineté ? c’est en cours aussi par Bruxelles interposé et le mondialisme qui pointe son nez ; l’émeute ? l’explosion populaire ? Ce n’est pas exclu. Il y a peut-être d’autres scenarii tout aussi réjouissants, qui sait ?

De toutes façons nous ne remettrons les choses à l’endroit, ne recommencerons à marcher sur nos deux pieds et non sur la tête que lorsque nous aurons mis en place un régime politique et une organisation sociale à l’abri des sophistes, des démagogues, des baratineurs, des « politiciens de carrière »  et autres profiteurs de tout poil tellement encouragés par le régime dit démocratique, en fait odieusement tyrannique par toutes les manipulations et tromperies auxquelles il se prête par essence ; un régime qui aura retrouvé le sens de nos valeurs, de nos hiérarchies naturelles, celui des responsabilités, le souci de l’efficacité liée à des compétences réelles et non à des « communicants »; un régime où le pouvoir n’appartiendra plus à ceux qui savent mieux que les autres trafiquer le langage, instrumentaliser ou subvertir les moyens d’information, faire miroiter les promesses, mentir, trahir leur parole ou leurs convictions (quand ils en ont) pour rester aux  commandes, mais à ceux qui seront mandatés pour servir le Bien Commun et non leur bien propre, celui de leurs copains/pines, ou ,pire encore, leurs délires idéologiques.

Je ne crois pas que cela soit possible dans l’état de déréliction dans lequel notre civilisation est tombée, toute préoccupée de déresponsabilisation, prête à se donner à celui qui lui promettra le plus fort que « demain tout sera gratis », obnubilée du seul bien-être matériel, méprisant tout ce qui peut évoquer la notion de sacrifice, d’oubli de soi, de priorité au Bien Commun sur ses intérêts propres, c’est à dire élevant l’égoïsme et l’individualisme au rang d’un véritable art de vivre ayant remplacé la religion de nos pères.

Tous les peuples qui, dans l’Histoire, se sont laissés aller et ont cultivé un individualisme outrancier, ont disparu.

Les imiterons-nous ???

En définitive l’image de Gouda 1er accablé sous la  pluie battante d’une petite île placée au centre d’une énorme mystification par l’Histoire, a évoqué dans mon esprit le sort d’un autre grand mystificateur; un autre général, un vrai cette fois-ci. Je veux parler de Napoléon bien sûr et de sa fin misérable sur une île au fin fond de l’Atlantique.

La sienne s’appelait île de Sainte Hélène ; celle de Gouda, île de Sein tout court.

Grandeur et décadence : même la géographie souligne avec humour, l’écoeurante médiocrité de notre personnel politique.

 

 

 

 

 

 

 

 

 


[1] Jacques Grancher, éditeur – premier trimestre 1982 – 236. p

[2] Même éditeur – sept 1983 -241 p.

[3] Ce qui me remet en mémoire une anecdote concernant le Maréchal Pétain à qui on demandait un jour pourquoi il n’écrivait pas ses Mémoires et qui répondit « Pourquoi faire, je n’ai rien à cacher ? »

48 réponses à to “LA DOUCHE AVANT LA NOYADE ?”

  • Mélusine:

    Le progressisme de la gauche a atteint ses limites, un peu comme l’espérance de vie qui stagne et n’augmente plus. La gauche avait réussi à faire tomber de nombreuses barrières dont la plus plus importante est la libération de la femme. Cela me rappelle un enseignant d’académie de dessin qui poussait ses élèves à s’éloigner de plus en plus du modèle pour ne plus en transmettre que son essence, son ombre. Les élèves se libéraient et ne projetaient plus que des taches comme celles du Rorschach jusqu’à ne plus peindre que sur un bout de papier. A un moment donné, l’enseignant n’avait plus rien à enseigner à ses élèves que la répétition de taches de plus en plus abstraites. On a fait sauter le tabou extrême: les homosexuels ont aussi le droit de se marier et de « procréer » au risque de changer l’or de la procréation naturelle qui nécessite le passage par l’autre sexe en plomb du bricolage, du mensonge sur les origines. Le modèle vient des Etats-Unis qui n’ont jamais rien créé mais piqué leurs idées sur le « vieux continent » pour en fabriquer des ersatz qu’ils ont sublimés par le fétichisme de l’argent-roi générant une société de psychopathes. L’Europe a encore d’anciennes traditions (traduites par la mal nommée Manif pour tous) et ne résistera pas à ces destructions des valeurs fondamentales parce que paradoxalement elle est plus évoluée et « voit » la différence entre le vil plomb et l’or pur. Pour en revenir à la gauche, celle de l’or pur (Jospin, Rocard, Agacinski,…), elle préférera se mettre en dehors que de se « pervertir ». C’est toute la tragédie de cette gauche. C’est aussi sa gloire et sa force.

    • Votre analyse me paraît parfaitement acceptable. Vous parlez de psychopathie pour les USA mais nous ne sommmes pas mieux lotis. Il suffit d’écouter les Vallaud, Pailhon, Hamon, Hollande, les têtes « pensantes » du LGTB, ou une « égérie » de la pornographie et de la perversion sexuelle comme l’ignoble Bergé pour être fixé. Ce qui montre la gravité de la situation, ce n’est pas qu’il y ait des « psychopathes », des vicelards, des pervers, des cyniques et des cinglés sous notre beau ciel de France, il y en a toujours eu et il y en aura toujours. Ce qui est grave c’est qu’ils soient au pouvoir, qu’ils pervertissent nos loi et interdisent à leurs adversaires de parler sauf à leur faire un procès. Ainsi j’apprends que Mme Christine Boutin (que je n’apprécie pas particulièrement) est attaquée en justice par la LGTB parce qu’elle aurait déclaré que « l’homosexualité est une abomination » ! Il n’y a pas si longtemps on ne lui aurait peut-être pas fait un procès – car il était encore possible de s’exprimer en France sans s’attirer les foudres des différentes « polices de la pensée » qui sévissent dans notre pays – mais elle aurait ruiné sa carrière politique si elle avait déclaré : « l’homosexualité est une grâce ».
      Je pense que nous ne sortirons de l’état de décomposition dans lequel nous sommes tombés que par une vigoureuse « révolution spirituelle et culturelle ». Il y en a quelques prémices chez nous, mais ce n’est pas encore suffisant. De plus, à cause de l’état de promiscuité culturelle dans lequel nous vivons avec le reste du monde, à cause surtout de la pression que font peser sur les jeunes âmes françaises les « modèles » venus d’Outre-Atlantique, tous transgressifs dans la mesure où ils ne prônent que le plaisir, le défoulement et le laisser-aller (parce que c’est « ça qui rapporte »), cette révolution devra être internationale ou ne sera pas.
      C’est une situation proprement eschatologique. Elle échappe à toute emprise simplement politique dans la mesure où les deux protagonistes qui feignent de s’affronter, la « droite » et la « gauche », partagent les mêmes origines idéologiques, ont la même vision tronquée de l’homme, de la société, de ce qui fonde le Bien Commun et l’autorité nécessaire à l’assurer. Ecoutez Hollande et Valls actuellement et vous aurez l’impression d’entendre Sarkozy à la fin de son pitoyable mandat : on est passé du libéralisme social au socialisme libéral (dans la mesure où ces étiquettes signifient vraiment quelque chose de consistant, ce dont je doute…) mais on est toujours dans l’alternative socialisme/libéralisme profondément contraire aux valeurs fondatrices de notre civilisation.
      Vous me parlez d’or pur de gloire et de force en évoquant Rocard, Jospin (Agacinsky n’ayant jamais occupé de poste ministériel) ! Vous voulez sûrement me dire qu’ils ont conservé intacte leur fidélité à « l’idéologie de gauche ». Mais c’est justement cette « idéologie »: matérialiste, athée, individualiste (sur le plan des moeurs) collectiviste (sur le plan de l’économie), anti-nationale (internationaliste), immigrationiste (pour réaliser l’utopie d’une « république universelle ») furieusement favorable à la « culture de mort » (avortement, euthanasie) qui, se décomposant avec le temps, a fini par infiltrer ses poisons dans notre vision du monde et notre conscience politique (à droite comme à gauche) et nous conduit au désastre. Car nous ne sommes plus capables de voir que la solution se trouve hors de ces modèles dont la racine est purement économique (matérielle) alors qu’une société digne de ce nom ne peut se bâtir et perdurer qu’en regardant vers le haut; en adoptant et en servant des valeurs, celles du coeur et de l’esprit et non celles du ventre, du sexe et du fric.
      Vous me permettrez donc de ne pas partager vos admirations.
      Et même si nous sortions de la crise, même si nous retrouvions un niveau de vie acceptable pour tous, une pression fiscale relâchée, un taux de chômage considérablement diminué, même dans ce cas nous serions une société condamnée en tant que société. Car une société n’est pas une collection d’individus juxtaposés les uns à côté des autres et poursuivant chacun sa quête du plaisir ou de la réussite. Une société est une famille – très diversifiée certes – mais réunie sous un même nom dans laquelle elle se reconnaît. Ce nom ne peut lui être donné que par le Père sans lequel il n’y a pas de frères mais de simple individus étrangers les uns aux autres. Or ce « père » nous l’avons tué : c’était le roi. Nous l’avons remplacé par une sorte de pantin collectif sur lequel nous projetons toutes nos attentes et qui ne tient son pouvoir que de sa capacité à rouler dans la farine ceux qui l’ont élu : le peuple « souverain ». Une société a aussi besoin d’une Mère (comme une famille) : cette Mère était notre enracinement dans la foi chrétienne qui ordonnait notre existence et faisait de l’état de chacun, même le plus humble (de son activité si on veut) l’outil privilégié d’un accomplissement, voire d’une sanctification. Cette foi chrétienne – et singulièrement catholique – nous l’avons apostasiée…avec l’aide bienveillante de l’église conciliaire en France.
      Nous sommes des orphelins, nous sommes tous en fait des enfants conçus par GPA : nous ne savons plus qui nous sommes, d’où nous venons et ce que nous devons vraiment faire. Comment pourrions nous savoir où nous devons aller et comment ?
      Bien à vous

      LSM

  • Mélusine:

    Plutôt que de sombrer dans la noyade que la gauche relise un de ses grands représentant: Bernard Clavel et abandonne Sade à Charenton ou la prison.

    • Clavel était un homme « de terrain » si je puis dire. Il avait été apprenti pâtissier, avait travaillé de ses mains et il connaissait la condition humaine, l’âpre saveur de l’existence, le sens de la vie et de la mort. Bref, il était sain à tous les sens du mot.
      Rien à voir avec ces fils à papa, nés avec une cuiller en argent (quelquefois en or) dans la bouche, au sein de puissantes dynasties politiques (tous partis confondus) et qu’on retrouve en grand nombre à Sciences Po et à l’ENA. Il y a des exceptions, mais elles sont rares. Vous pouvez relire, à ce sujet, l’article que j’ai consacré à Sciences Po, qui sous l’influence d’un ex-directeur plus que perturbé sexuellement et qui en est mort, est devenu un lieu de pourrissement intellectuel et moral. J’en veux pour preuve cette fameuse « Semaine Queer » (qui a motivé mon article) que – je n’ose écrire l' »école » – l’établissement public, financé par nos deniers, organise tous les ans !
      Je vous renvoie aussi au témoignage de Josef Schovanec, ex élève (d’origine modeste et autiste de surcroît) « Je suis à l’Est ».
      Quand les élites intellectuelles chargées de former notre jeunesse s’efforcent de mettre en oeuvre les recettes de Sade (et non simplement de le lire) et d’y initier leurs élèves; quand les lieux d' »éducation » se transforment en lieux de fornication, de sodomisation et pire « si affinités » c’est le signe qu’une civilisation est condamnée.

  • Mélusine:

    représentant(s)…

  • Mélusine:

    Nos différences nous enrichissent et ne rompent pas le dialogue. Mes références sont plutôt Freud et Platon. J’apprécie beaucoup votre impertinence et la subtilité de vos analyses. Même si je n’en garde pas tout. J’aime aussi lire ou écouter Pierre Dortiguier, même si je ne partage pas toutes ses analyses. Mais son point de vue sur l’immigration est différent du vôtre. L’islam peut paraître comme un ennemi mais aussi comme un gardien des traditions. Cela nous emmène sur un long chemin…
    Seule la verticalité tiendra notre civilisation debout (le soleil, le père). Elle nous permet d’anticiper et de voir loin (j’ai vénus et saturne conjoint au MC en scorpion, c’est vous dire…). Hollande est un faux-père (d’ailleurs la pluie l’accompagne). Quant au Roi!? J’habite en Belgique et me pose à ce sujet beaucoup de questions. Quand on est à terre (ou touchons le fond) il ne reste plus qu’une solution: se relever.

    • Freud et Platon forment un assemblage plutôt détonnant mais pourquoi pas ? L’un regarde vers le ciel pour y découvrir le grand Soleil du Bien au-delà de notre monde qui n’en est que l’imitation; l’autre flaire avec délectation les miasmes de nos passions secrètes à partir desquelles il croit pouvoir expliquer l’existence humaine : « le diable et le bon dieu » comme aurait dit Sartre…..
      Les différences sont heureuses qui permettent de discuter et d’avancer. Le tout est d’être d’accord sur l’essentiel : la vie, le respect de soi même et de sa culture, l’amour de son pays, le respect des différences (homme/femme, le compatriote/l’étranger, etc…) qui seules permettent d’accorder à chacun l’attention et le respect qui lui est dû, sans confusion, sans adultération, sans perversion.
      Je ne connais pas Pierre Dortiguer, je ne vous répondrai donc pas sur ce point.
      Je suis totalement en désaccord avec vous sur l’islam. Pour de nombreuses raisons : c’est une pseudo-religion bâtie sur une arnaque car il faut choisir : ou le Christ est fils de Dieu, Dieu lui-même et, avec Lui, la Révélation est terminée. Surtout quand on mesure l’abîme qui sépare la conception de Dieu chez les Musulmans (les Juifs) et le Chrétiens : chez eux une idée, chez nous Il s’est incarné. Quand on mesure ensuite les abîmes qui séparent le Coran des Evangiles d’où toute violence et toute sensualisme est absent (lisez « la Vie privée de Mahomet » par le Pr Joseph Azzi, grand spécialiste de l’islam, aux Editions de Paris, ce suborneur qui, non content de séduire la femme de son fils après la mort de celui-ci, prend pour dernière épouse, la 9ème !, une petite fille de 6 ans qu’il déflorera à 9 ans et je vosu passe sur le reste; comparez avec la vie du Christ et revenez me parler de « gardien des traditions ». De même que je vous expliquait plus haut que la moralité d’un homme ne suffit pas pour en faire un bienfaiteur de l’humanité, loin s’en faut, le caractère « traditionnel » d’une culture ne la rend pas toujours souhaitable. Ce n’est pas la « tradition » qui engendre le Bien, le Beau et le Vrai, mais c’est l’inverse. Au demeurant je me méfie de toutes les traditions religieuses à caractère pharisien: celles qui insistent sur la gesticulation et l’observance extérieure de rites au détriment de la recherche intérieure et du perfectionnement moral. Ce qui est le cas de l’islam comme du jadaïsme. Observez les préceptes extérieurs…après quoi vous pourrez faire ce que vous voulez.
      Très peu pour moi et très peu pour mon pays.
      Enfin, on ne reconstruit pas sa maison en l’abandonnant au premier venu. En 1940, devant les désastres accumulés par une démocratie parlementaire sourde, aveugle, idiote et impuissante, certains de nos compatriotes se réjouissaient de la défait car « les Allemands allaient remettre de l’ordre dans la boutique ». L’Histoire les a jugés. Nous n’allons pas commettre la même erreur avec l’islam et ses ferments de barbarie, même dans sa version soit-disant « modérée ». Ressaisissons nous, retrouvons notre identité, stimulons nos racines et nous pourrons alors adopter la bonne attitude avec l’islam au lieu de le subir.
      Le Roi ne sera pas la « cause » du redressement auquel nous aspirons vous et moi mais il en sera le « signe ». Sa restauration, si elle est voulue par la Providence (« Laissons à la providence le soin de replacer le Roi sur le trône » écrivait Joseph de Maistre, il y a tout juste deux siècles) voudra dire que nous marchons de nouveau sur la tête.
      Il pourra alors agir en Roi et non en soliveau comme les pseudos-Roi européens : favoriser par son rôle d’arbitre incontesté qui lui viendra de l’origine de son pouvoir et du respect d’une longue tradition culturelle et politique – le droit divin, les lois institutionnelles du royaume et non le droit du « nombre »- le jeu des institutions que nous nous serons choisies et où les citoyens seront largement représentés et dont il permettra le bon fonctionnement. Une royauté organique en quelque sorte : une tête qui n’est pas là pour imposer son arbitraire mais pour permettre à l’ensemble du corps de la nation de bien fonctionner.
      Nous en sommes à la fois très loin dans nos moeurs et notre conception actuelle, et peut-être très près sur le plan des intentions de la Providence qui nous demeurent largement impénétrables.

  • Mélusine:

    Rocard, Jospin sont des hommes politiques et le risque est toujours grand d’être perverti par celle-ci. Mais les moins pervers d’entres eux ne restent pas longtemps au pouvoir.

    Bon j’arrête!

    • Robespierre aussi avait une réputation d' »incorruptible ». On ne lui connaissait d’ailleurs aucun vice, aucune liaison, aucune distraction….
      Et pourtant : il est la cause directe de centaines de milliers de personnes massacrées dans toute la France et singulièrement en Vendée dont il avait signé le décret d’éradication pour y faire advenir un « homme nouveau ».
      S’arrêter à l’analyse psychologique pour juger d’un homme est dangereux, trompeur et insatisfaisant car, en définitive, ce qui compte vraiment chez un homme, ce sont
      – sa motivation réelle; qui dépasse de loin l’analyse de ses comportements et qui ne se révèle que dans ses actes
      – la fin ou le but qu’il s’est fixé et qu constitue le fil conducteur de son existence.
      On peut avoir de brillantes et respectables personnalités qui causent plus de dégâts que des personnalités corrompues.
      Je suppose qu’un certain nombre des généraux de Hitler étaient des gens absolument incorruptibles et insoupçonnables sur le plan des moeurs et de l’honnêteté et que, si j’avais à analyser leur thème, j’y trouverai la trace de ces brillantes qualités morales.
      Inversement, Mazarin était un homme, disons, assez souple sur le plan moral, apte à toutes les compromissions possibles pourvu qu’elles servissent sa politique (sans oublier ses intérêts). Mais c’est lui qui a sauvé la France de l’invasion espagnole, qui l’a protégée des deux Frondes, qui a maintenu le char de l’Etat quand notre pays risquait de partir en quenouille, et c’est lui enfin qui a légué à son Roi et à la France les moyens de s’établir comme une grande puissance politique.
      Je pourrai faire la même démonstration pour Talleyrand et pour quelques autres.
      Donc, distinguons bien quand nous parlons des hommes politiques, c’est à dire de ceux qui ont une responsabilité collective, entre leurs qualités personnelles et les objectifs qu’ils se fixent. Car il arrive que les qualités deviennent de véritables catastrophes quand les objectifs sont détestables.
      Jaurès et Briand étaient certainement (ils en ont la réputation en tout cas) la réputation d’hommes intègres. Mais leur « pacifisme » et leur « internationaliste », leur aveuglement idéologique nous a conduit à subir deux guerres successives auxquelles nous aurions définitivement succombé s’ils avaient pu appliquer leurs idées jusqu’au bout.

  • Mélusine:

    Freud disait souvent avoir besoin de s’acoquiner avec « le diable » (entendons, la sexualité) pour avancer dans la conception de la psychanalyse. L’artisan, l’artiste savent devoir « se salir » et mettre la main dans la matière pour créer une oeuvre. Je suis donc d’accord avec vous. Fuyons les puristes, les ennuyeux. Raison pour laquelle je reste optimiste. Plus bas s’enfoncera la civilisation mieux elle se relèvera.
    Sur le sujet du roi, je dirais que les plus grands pervers se retrouvent dans l’aristocratie. Normal: ils naissent avec une cuiller en or dans la bouche et non pas pu se mesurer à la réalité de la vie pour faire vraiment leurs preuves et montrer ce dont ils sont capables.

    • Une chose est de se « salir les mains » en se colletant avec la réalité la plus obscure, autre chose est de prétendre qu’elle est la seule réalité et commande tout le reste. Ce que fait Freud, créant ainsi un nouveau panthéisme du coït.
      Il est bien possible que les plus grands pervers se retrouvent dans l’Aristocratie. Mais deux observation :
      – à notre époque n’est qu’une aristocratie d’argent, c’est à dire le contraire de la notion même d’aristocratie qui repose sur le service au souverain, le sacrifice au drapeau, la transmission et le sang versé.
      – ce qui implique donc qu’il n’existe plus d’Aristocratie véritable : elle est morte (avec encore quelques beaux soubresauts) dans les dorures de Versailles, en abandonnant ses racines immémoriales avec la terre, le terroir et en se laissant corrompre et subvertir par la bourgeoisie d’argent.
      Elle n’a donc plus assuré son devoir premier : transmettre les valeurs qui avaient permis d’édifier le royaume et la nation.

      Derrière toutes les tares sociologiques, historiques, politiques, sociétales, je retrouve la même tare constitutive : la rupture de la transmission, le défaut d’éducation et de formation spirituelle et morale, l’oubli de soi et de qu’on représente.

  • Mélusine:

    C’est au lit que se gagnent les plus grandes batailles. Henry IV l’avait bien compris qui fut certainement le plus grand roi de France.

    • Pas d’accord. Henri IV était prêt, juste avant sa mort, à entamer une guerre avec l’Empire (en fait l’Espagne) et à envahir les Etats allemands pour aller « récupérer » Charlotte de Montmorency (14 ans) qu’il avait mariée à un de ses proches, Henri Ii de Bourbon-Condé, homosexuel notoire, pensant ainsi la séduire plus facilement. Las, l’homo à viré de bord, est tombé amoureux de son épouse – androgyne certainement – et part se réfugier en province. Henri IV les y suit, et tente d’approcher la princesse en se déguisant ! Condé, fou de rage, emmène alors sa femme à Bruxelles, déjà ville d’Empire (comme aujourd’hui) la plaçant sous la protection de l’Espagne, grande ennemie de la France ! Henri IV déclare alors la guerre à l’Empereur…..
      Bref, je ne vais pas vous raconter la fin de l’histoire, vous devez la connaître.
      Je ne crois dons pas que le lit ait porté chance à Henri IV….non plus qu’à Louis XIV (l’affaire des poisons impliquant la marquise de Montespan, qui l’a destabliisé) Louis XV (la Du Barry, cheval de Troie des francs-mac à la Cour, le « parc aux cerfs » qui a terni sa mémoire).
      Vous me direz peut-être que sa conduite irréprochable, son amour et sa fidélité à sa femme n’ont pas porté chance à Louis XVI…..Mais aurait-il échappé à son sort s’il s’était avéré « victorieux au lit » ???

      • Mélusine:

        « Mais aurait-il échappé à son sort s’il s’était avéré « victorieux au lit » ??? »

        Qui sait? Mais là nous sommes dans l’humour.

        Ah que les livres de Robert Merle me manquent.

        Mais bon! nous pourrions disserter pendant des heures, les sujets ne manquent pas. Merci de me permettre de m’exprimer sur votre blog. En Belgique, les portes des commentaires me sont presque toutes fermées. Hou! la méchante homophobe! Qu’en fait je ne suis pas. Nous avons tous et toutes connus une phase homosexuelle dans notre enfance. Le tout est de la transcender pour nous ouvrir à la différence et aux mystères de l’autre sexe

        • C’est exactement la question que je me pose à la fin de ma réponse……. Tout au plus pourrait-on établir une correspondance entre l’ardeur génésique et la volonté de s’imposer. Louis XVI, fort intelligent, brillant même, avait été amené – par une éducation absurde due à Fénelon – à douter de son autorité, à douter de ses droits. Quelle chance nous aurions eu de voir les inévitable réformes nécessaires à la fin du XVIIIème siècle se mettre en place dans l’ordre et la paix, s’il s’était donné le droit de taper sur la table et de faire pendre quelques meneurs au lendemain du 14 juillet ! Il nous aurait évité des bains de sang, toutes les révolutions à venir, toutes les guerres, convulsions et abominations du XXème siècle, toutes contenues dans cette boîte de Pandore que furent « les immortels principes de la révolution française ».

          Quand on connaît l’homosexualité, sa pratique, ses conséquences et ses résultats en termes d’accomplissement, on ne peut être qu' »homophobe » virulent.
          A condition, bien sûr, de préciser ce qu’on entend par ce mot parfaitement imbécile.
          Je reconnais à chaque personne le droit de vivre pleinement ses déviations, névroses, blessures, distorsions et obsessions. Nous en avons tous qui constituent le terrain de notre évolution éventuelle.
          A condition de ne pas en affecter les autres et de respecter leur rejet de telles pratiques.
          A condition de ne pas transformer une désorientation en un droit.
          A condition de s’abstenir de tout prosélytisme.
          A condition de respecter les valeurs sociétales, morales et spirituelles sur lesquelles une société digne de ce nom doit être bâtie : le respect absolu des droit du mariage vrai, de la famille vraie et de la filiation.
          Les homosexuel(le)s sont mes frères et mes soeurs car eux aussi ont été créés « à l’image et à la ressemblance de Dieu », avec leurs problèmes spécifiques. Et l’homosexualité est un problème et une adultération de la nature humaine. En tant qu’affectant l’équilibre psycho-émotionnel et l’identité véritable de la personne, elle est une affection, un handicap, une blessure. Et elle doit être considérée comme telle pour pouvoir, sinon être évitée, du moins éviter d’en favoriser les causes (très souvent éducatives).
          Et, si on veut me faire un procès ou m’envoyer en prison malgré mes 75 ans pour penser et dire ce que je pense. Soit. Mais cela ne changera pas la réalité de la chose.
          Il ne suffit pas d’affirmer qu’une maladie est un bienfait et une blessure un avantage, et d’empêcher les autres de l’affirmer, pour transformer une maladie en santé et une amputation en un privilège. Nous ne sommes pas en régime nazi ou communiste où il était interdit de dire ou de dénoncer ce qui crevait les yeux de chaque citoyen : les tares, les injustices et les crimes des régimes qu’ils devaient subir et dont ils devaient chanter les louanges.
          Aujourd’hui les grandes idéologies prédatrices sont essoufflées. Alors elles se sont reconverties. Il nous faut en affronter une autre forme, tout aussi destructrice et deangereuse : celle qui porte sur les fondements mêmes de la vie des hommes : les moeurs et le sexe. ON n’a pu transformer les hommes en esclaves alors on va les livrer à l’esclavagisme de leurs déviances et de leurs perversions latentes en les reconnaissant comme égales aux moeurs saines.
          Il s’agit donc Une idéologie qui instrumentalise toutes les déviations et perversions pour mieux détruire notre identité d’origine divine, encouragée et développée par plus de deux millénaires de civilisation gréco-latine et chrétienne.
          Sous sa forme violente (nazisme, communisme et maintenant islamisme) ou implosive (socialisme, libertarisme, nihilisme, amoralisme, pansexualisme) c’est toujours le même ennemi qu’il faut combattre, celui qui se dissimule derrière toutes ces formes de « révolution », « celui qui nie » la réalité de l’être humain tel que Dieu l’a créé et qui veut en façonner à son image ou plutôt à sa grimace. Vous avez compris de qui il s’agit.

      • Mélusine:

        Bruxelles, ville d’Empire (comme aujourd’hui)…

        Nous y reviendrons

        • Cette notion d’Empire, je la tiens d’un personnage politique fort important en son temps (Secrétaire général de l’UDF et bras droit de Giscard pendant de nombreuses années) mais parfaitement oublié aujourd’hui. Il s’appelait Michel PInton. Je l’ai rencontré après qu’il ait publié un ouvrage qui m’avait passionné (c’était au détour des années 90) et qui s’appelait « La tentation impériale » où il dénonçait la dérive de plus en plus centralisatrice et autoritaire des institution européennes (ce que Giscard ne lui a jamais pardonné).
          Ce livre est plus que jamais d’actualité.

  • Mélusine:

    Roi,… vous corrigerez.

  • Mélusine:

    Quelques fautes. Mais dues surtout à ma vivacité et mon éducation bilingue (français-néerlandais).

  • Michel:

    Bonjour Monsieur Saint Martin,
    Je me permets de préciser un point :
    François Hollande, d’abord réformé, a insisté pour faire son service militaire.
    Il a été élève-officier.
    Cordialement

  • Jean Le Foll:

    Encore deux ans et demi pour user et abuser du bouc émissaire de l’Elysée .
    Avec le Christ cela a été plus vite expédié.
    La démocratie adoucit-elle donc les moeurs ?

    • Vous avez le don de faire s’entrechoquer les images cher Monsieur ! Comparer l’ectoplasme de l’Elysée, successivement à un bouc puis au Christ, il faut le faire……
      Mais, il y a un fond de vérité dans cette idée de « bouc émissaire ». Car si François Hollande concentre aujourd’hui toutes les détestations du bon peuple, il ne faut pas oublier que ce brave homme incarne, au delà même de sa fonction, l’état de dégénération avancée dans laquelle notre culture et notre société sont tombées…avec notre complicité passive.
      Laxisme, égoïsme, individualisme, égalitarisme imbécile, revendications permanentes, déresponsabilisation, apostasie religieuse ou indifférentisme, matérialisme et consumérisme exacerbé, défoulement sexuel, moeurs de phoques érigées en art de vivre, aberrations mentales et morales (le « pseudo-mariage homo » par exemple), ne sont-ils pas quelques unes des tares qui nous affectent à un titre ou un autre ? Et particulièrement nos classes dirigeantes ? nos « élites » qui sont d’autant plus « élites » qu’elles se vautrent dans une affectation d’amoralisme revendiqué ? N’allons nous pas conserver à l’Assemblée dite nationale en tant que député, un ex-ministre chargé de réprimer la fraude fiscale qui « oubliait » de déclarer ses revenus et de payer ses impôts ?
      En fait de « président » nous avons celui que nous méritons. Depuis la grande arnaque de 1945 nous avons toujours eu les présidents que nous méritions. Et le retour de Rabbi Jacob à l’Elysée en 2017 pour remplacer l’actuel vieil enfant attardé, (pervers polymorphe par nature d’après Freud), n’arrangera rien. Car la Providence a un très bon truc pour remettre les peuples dans le droit chemin. Elle les laisse aller au bout de leurs erreurs et vivre les conséquences ultimes de leurs aberrations ou de leurs forfaitures. Ils sont alors obligés de se ressaisir…ou de disparaître. Et Elle passe à autre chose.
      Certains parlent de « punition divine ». Pour moi il n’en est rien. Dieu ne punit jamais, bien au contraire. Il laisse simplement les hommes aller au bout de leurs aberrations intellectuelles ou morales et de leurs transgressions : ils se punissent tout seuls.
      C’est ce que la France fait depuis deux siècles et demi.
      Et, si nous ne nous « convertissons » pas nous irons de pire en pire : noyés culturellement par les USA; noyés démographiquement par les populations extra-européennes de moeurs, de cultures, de comportements étrangers aux nôtres; asservis par une Europe technocratique et apostate; promis à la dissolution dans le grand « marché mondial » qu’on nous prépare, nous disparaîtrons et le mot « France » comme le mot « mariage » ou le mot « filiation » ou les mots « homme » et « femme » et j’en passe, n’aurons plus aucun sens.
      Nous pourrons toujours accuser nos présidents, nos politiques ou je ne sais qui, en oubliant que nous en sommes les complices…

      Bien à vous

  • Jean Le Foll:

    Absolument d’accord avec vous : tout ne peut que s’accomplir ; cet ordre des choses restera inchangé « dans les siècles des siècles « ….
    La plus belle et éclatante fleur ne fane-t-elle pas ? Inéluctablement ? Ne devient-elle pas laide avant de nourrir la terre pour préparer un renouveau ?
    Il en est comme elle des faits, des idées , des êtres humains …..Ne l’oublions pas .
    Et sachant cela, gardons-nous,en tant que croyants-philosophes de boukémissériser le prochain .
    Après le rappel de toutes ces banalités, recevez mon salut le plus cordial.

    P.S. Il est à noter,pour comparer une monarchie à une autre, que l’actuelle manque furieusement d’étiquette . A part cela, bien peu de choses ont changé…..

    • Oui, une figure politique, culturelle et sociétale disparaît et une autre renaît sur les décombres de la précédente. Mais j’ai la faiblesse de penser que l’irruption de Dieu Incarné (dans la Personne du Christ) dans l’Histoire a établi de nouvelles donnes et je ne vois pas très bien par quoi nous pourrions remplacer la civilisation chrétienne que nous sommes en train de passer par profits et pertes……Il ne reste que  » la fin des temps » ou le « renouveau chrétien » et tout ce qu’il implique sur le plan des moeurs et des lois.
      Nous verrons bien.
      Mais la prise en compte de cet enchaînement de figures civilisationnelles que vous soulignez très justement n’altère en rien les valeurs qui, elles, ne bougent pas d’une figure à l’autre : le courage reste le courage, l’honnêteté reste l’honnêteté, le sens des responsabilités reste le sens des responsabilités, etc, même si chacune de ces valeurs inamovibles en elle-même s’exerce à chaque fois dans des contextes différents. Et lorsqu’un responsable quelconque trahit les nécessités de sa fonction et la confiance de ceux qui l’ont porté au pouvoir par ses choix et ses comportements, il doit être dénoncé. L’immense responsabilité collective qui pèse sur nos consciences, ne doit pas nous empêcher d’essayer d’éveiller les consciences quand cela s’avère indispensable. Fermer les yeux et laisser faire et permettre que le mal devienne le pire, n’est pas dans mes dispositions natives.

      Votre observation sur les monarchies actuelles est tout à fait justifiées. Elles ne « représentent » ou plus justement elles ne « personnifient » plus rien et donc se laissent aller.
      C’est pourquoi je préfère parler de restauration de la « fonction royale » qui signifie bien autre chose que le statut monarchique. Etymologiquement la monarchie est le pouvoir d’un seul. Le roi chrétien, lui, n’est rien en tant que personne : il « représente » ou « personnifie » la présence du Christ – seul véritable Souverain du monde et de la France en particulier – à la tête de son royaume. C’est pourquoi chez nous on l’appelle « lieutenant du Christ » ou « sergent de Dieu ». Il est un arbitre et un fédérateur, il est la tête qui permet à toutes les autres fonctions de se développer harmonieusement. Ainsi en était-il de saint Louis dont nous fêtons cette année le huit centième anniversaire de la naissance et qui est resté comme le modèle du roi très chrétien.
      Nos modernes pantins ont oublié l’origine de leurs fonctions, c’est pourquoi ils ne les assument pas. J’en veux pour preuve que le tout récent pseudo-Roi d’Espagne, pourtant descendant de Louis XIV et de saint Louis, n’a même pas jugé bon de se faire couronner ! Geste éminemment symbolique car le couronnement consiste, en fait, à reconnaître la vassalité du Roi par rapport à Dieu dont il tient son autorité et dont il est prêt à partager le martyre pour défendre Sa cause si nécessaire, la couronne évoquant la couronne d’épines du Christ.
      Nous en sommes loin. Et je ne dis rien des « souverains » des monarchies du Nord de l’Europe qui, d’ailleurs, ont apostasié leur foi (qu’elle soit catholique ou protestante) depuis longtemps et qui ne sont plus « rois » que par le bon vouloir du peuple et non « par la grâce de Dieu ».
      Je m’arrête là car je serais intarissable sur le sujet.
      Bien à vous.

  • Jean Le Foll:

    Exactement .
    Concernant les « valeurs »,et dans notre cadre européocentré, vos remarques ne peuvent qu’être cohérentes.
    Cependant,il y aurait, comme vous le savez, beaucoup à relativiser si nous passions les frontières. Mais Levy Strauss a déjà creusé la question et foin de vouloir embrasser le monde pour minimiser les turpitudes qui s’accomplissent dans notre Hexagone!

    Je connais très mal la vie de Saint Louis. Je suppose, quand même, qu’il avait intériorisé la symbolique de la couronne qui ceignait son front dans le choix, en apparence, d’ une éthique de vie rigoureuse et christique ; quelques petites anicroches sans importance dues à sa nature humaine peut-être ? Mais l’Histoire ne le dit pas …..
    Par contre,il est de notoriété historique que certains de ses successeurs ont pris des libertés quant à la couronne royale en accrochant à ses épines, maitresses, luxe et dépenses ostentatoires face à un peuple spectateur et quelquefois affamé .
    Aujourd’hui,il nous est proposé le même spectacle dans le costume contemporain de la Démocratie .
    Je comprends pourquoi le Christ nous a promis l’Apocalypse …

    Et pour finir : que vous semble la nouvelle croisade en Irak (et Syrie) initiée par Obama et Flamby ?
    Si cela peut épargner la vie de quelques chrétiens innocents et terrorisés, grand merci à ces deux ectoplasmes têtes de turc de présidents !

    Bien à vous .

  • Fiore di Casta:

    En plus d’avoir tenu à effectuer son service militaire,la « tête d’oeuf » n »a pas voulu lors de son passage à l’île de Sein, de dais l’isolant des intempéries .
    Raison en a été de l’offense qu’il y aurait eu à commémorer, dans une présentation présidentielle convenable et médiatique ,la mémoire de ceux qui avaient opté en leur temps pour une aventure plus qu’inconfortable .

    En contre-feu des inévitables « gorges chaudes » analogistes qui inévitablement devaient s’ensuivre, cette décision du président a été mentionnée dans tous les journaux !

    Quelle pitié de voir autant de haine gratuite s’étaler sur un site aussi chrétien !
    Quelle crédibilité pouvons-nous trouver dans toutes vos communications ?
    Si vous essayez de dépasser les virulents aspects (Saturne-pluton-Mars)de votre thème,vous pouvez, encore à votre âge, faire oeuvre utile : pour vous, pour le lecteur désarçonné de constater votre lamentable schizophrénie.
    Avec toute ma compassion .

    • Quel merveilleux homme !
      Il a fait son service militaire. Bravo (mais je vérifierai) comme des millions de ses compatriotes….et – si vous le permettez – comme moi qui, pendant 28 mois ai fait la chasse à des égorgeurs à qui on a livré l’Algérie en 1962. Bref.
      De plus, il n’a pas voulu de dais pour se protéger de la pluie en hommage…..à un superbe « truquage » historique destiné à servir la légende gaulliste; mensonge dont les Seinois bénéficient comme les Tarasconais bénéficient de la Tarasque, monstre fluvial qui n’a plus de réalité que le ralliement des marins seinois aux FFL en juin 40. je l’explique en détail à partir du travail d’investigation de Hervé Le Goff dont vous pouvez vous procurer les ouvrages si vous le souhaitez.
      Pauvre pays qui ignore, quand il ne les méprise pas, ses gloires authentiques quand elles sont nées avant « 89 » et qui préfère tresser des couronnes à de faux résistants voire à d’authentiques filous quand « ils pensent du bon côté ».
      Vous me parlez de « crédibilité » – tous mes écrits politiques ou historiques sont soigneusement documentés, encore faut-il savoir les lire sans a-priori, ce qui ne semble pas être votre cas; de « schizophrénie » – je pense, au contraire, faire preuve de beaucoup d’unité dans ma façon de penser, d’agir et de vivre, au service du vrai et, si possible, du bien…..quelles que soient, par ailleurs, les aspérités de mon style.
      Quant à votre « compassion » chère fioredicasta et bien qu’elle « parte d’un bon naturel » comme dit le frêle roseau au grand chêne de La Fontaine, je vous conseille, comme lui, de l’utiliser avec plus de bon sens. Pour tous ceux et celles qui sont en train de détricoter notre pays, notre culture, notre foi, nos institutions (comme la famille par exemple) et nos moeurs. Cela devrait occuper vos journées de « bien-pensante » sentimentale.
      Ne vous inquiétez donc pas de mes supposées astralités saturno-plutono-martiennes : j’essaye de mettre la forme d’esprit qui m’a été donnée, au service d’une cause juste. Ne vous inquiétez non plus de mon âge quand tant de mes compatriotes beaucoup plus jeunes que moi, sont déjà « morts » moralement et spirituellement. Depuis l’âge de quinze ans, l’indignation devant les ignominies et les forfaitures de notre personnel politique m’a toujours protégé de l’assoupissement. Dont celles de ce grotesque personnage dont vous prenez la défense et qui a pensé que l’eau du ciel, à défaut de le laver de la somme de ses transgressions, lui donnerait l’aura d’un martyre au rabais.
      Si vous avez envie de sortir de votre « christianisme » canada-dry, allez donc voir les film « Les Cristeros » ou lisez la vie de sainte Catherine de Sienne ou celle de saint Louis dont nous fêtons le huitième centenaire de la naissance cette année. Je vous assure que vous ne perdrez pas votre temps et que vous pourrez peut-être y apprendre comment on doit s’efforcer de devenir « Chrétien » vraiment. Sans jamais y arriver totalement hélas.
      L’amour n’est pas la compromission, la charité n’est pas la niaiserie, le respect de l’autre n’est pas l’acceptation de ses mensonges ou de ses méfaits, la fraternité n’est pas la complicité et la bienveillance n’est pas l’aveuglement.

      Alors, si vous voulez lire des articles bien ronronnants et tout en rondeur pateline, lisez « La Croix » et oubliez mon site car je ne peux pas vous promettre de me corriger……
      Bien à vous.

  • Aurore Dupin:

    Pourquoi s’en prendre à l’histoire -peut-être…, sans doute… -« arrangée » des hommes de l’île de Sein ?
    En d’autres temps, les apôtres nous en ont aussi « arrangé » une bien belle !
    Faut-il s’en plaindre ?
    Une civilisation de deux mille ans en a découlé ! … et pas si mal non plus !
    Un mensonge propre à exalter les beaux sentiments en l’être humain vaut bien une « vérité vraie » incapable de susciter le moindre dépassement intérieur .
    Les seinois d’aujourd’hui vénèrent leurs aïeux ; où est le mal ?
    Donc tout est bien dans le pas si pire des mondes .
    Bien à vous .

  • Valérie:

    Bonjour Monsieur

    On vous a peut-être déjà posé la question, mais utilisez-vous les noeuds lunaires et les Lunes noires?

    D’autre part, allez-vous publier un article sur C.Taubira? j’aimerais savoir pourquoi « on » s’obstine en haut lieu à garder une pareille Garde des Sceaux, à moins qu' »on » aie un plan machiavélique en tête..

    Cordialement, Valérie

    • J’utilise très modérément ces points fictifs comme une sorte de « ponctuation » du thème, c’est à dire comme des éléments qui viennent souligner tel ou tel aspect concret du thème. Jamais dans l’absolu où on leur fait dire n tas de choses totalement invérifiables.
      Quant à Mme Taubira, son tour viendra sans doute, ainsi que celui d’autres têtes folles de la bande social-hollandaise.
      Bien à vous

  • Mélusine:

    Bonjour Louis Saint Martin, Connaitriez-vous la date de naissance exacte de Marcela Iacub? Son thème astral m’intéresse.

    Excellente journée

  • Fiore di Casta:

    Que penser des terribles persécutions de Saint Louis envers les juifs ?
    Vols, crimes,dépossessions, conversions sous la contrainte , port de la rouelle !
    Oui,ce grand roi passe les siècles et nous pouvons aussi le fêter en tant que précurseur de l’antisémitisme moderne .
    Amen .

    • Votre présentation des faits est caricaturale et partiale….comme votre conception de l’épisode de l’île de Sein.
      Je ne suis pas encore assez informé sur les faits exacts qu’on peut imputer à saint Louis pour vous contredire.
      Mais sur le plan des idées vous êtes complètement à côté de la plaque.
      Saint Louis n’est pas un « antisémite » ce qui veut dire qu’il n’est pas raciste. Comment pourrait-il l’être ? Il vénère le Christ qui est Juif, il prie de saints qui sont Juifs, il pratique une religion qui lui vient des Hébreux, etc….
      En revanche, il professe un « anti-judaïsme » qui est propre à son époque, puisque ce sont les sectateurs du judaïsme, au nom de leurs convictions religieuses, qui ont accusé, condamné et fait exécuter Jésus. Ce qui est totalement différent.
      Pour prendre une comparaison qui s’impose d’elle même, il est évident que les « anti-islamistes » d’aujourd’hui, ne sont pas des anti-Arabes ou des anti-Indonésiens ou des anti-Turcs ou des anti-Afghans, etc, sous prétexte que ces peuples sont à forte majorité musulmans ! L’islam, comme bien d’autres religions ou philosophies, révulse nombre de nos contemporains et c’est parfaitement admissible. Mais je ne sache pas que cet anti-islamisme en fasse des « racistes » car il faudrait alors poursuivre illico votre héros mouillé de l’île de Sein qui a envoyé notre aviation bombarder copieusement les dits islamistes en Irak !
      Si vous voulez vraiment parler en connaissance de cause et non faire feu de tout bois, faites des recherches du côté de Léon Poliakof et surtout de Xavier Martin qui a consacré des travaux considérables à « déconstruire » la philosophie dite des « Lumières » et à mettre en évidence l’antisémitisme viscéral de ses principaux représentants, dont, au premier chef, Voltaire soi-même.
      Et si, votre amour de la vérité vous anime assez fort, faites donc des recherches du côté de l’anti-christianisme » virulent – et souvent actif – professé par les représentants du Judaïsme au cours des siècles. Vous verrez qu’ils n’ont rien à envier à saint Louis ou à quiconque en la matière.
      Bernard Antony avait fait paraître un petit livre vers la fin des années 90 ou au début des années 2000 où il recensait nombre des déclarations anti-chrétiennes (et surtout anti-catholiques) des élites juives, israélites ou judaïques (à votre choix) de notre époque. Vous constaterez alors que l’intolérance religieuse est la chose du monde la mieux partagée et que ceux là qui crient souvent à la victime en sont souvent les plus atteints.
      En revanche, si vous recherchez sincèrement les sources de l’antisémitisme tel qu nous l’avons subi au XXème siècle – destruction d’une race en tant que race –

  • Fiore di Casta:

    Vous n’avez pas terminé votre propos mais peu importe .
    Dû aux brumes cérébrales qui chargent votre tête,vous avez, bien sûr, réponse à tout:
    – en travestissant les propos de l’interlocuteur.
    -en mentant hypocritement.
    …. tel un autre de nos prochains dans l’exercice télévisuel de dimanche dernier sur la 2 .

    Cependant, n’ayant pas d’autres ambitions que de disserter sur le Monde au travers de ce simple site,il est à penser qu’aucun danger ne peut venir de votre personne.

    Vomissez donc très chrétiennement et à loisir sur ceux qui vous amènent les informations gênantes à cet édifice de carton pâte que vous colmater avec tant d’effort et vivez votre retraite d’épistolier dans l’aménagement et l’emphase de vos (contre) »vérités » .
    Avec toute ma compassion .
    Et…bonne fin de route !

    • En effet, mon propos a été tronqué. Ce sont les mystères de l’informatique.
      Je disais donc que si vous vouliez connaître les sources réelles de l’antisémitisme moderne, il fallait vous tourner vers « les Lumières » et particulièrement vers Voltaire. Le Pr Xavier Martin (juriste) a consacré une oeuvre considérable à interroger ce mouvement de pensée dont le modernisme se réclame alors qu’il constitue une véritable régression intellectuelle et morale. Vous pouvez aussi consulter les écrits de Léon Poliakof, très édifiants. Je vous indique d’ailleurs un lien qui devrait vous éclairer : http://www.contreculture.org/AG%20Voltaire.html. Vous découvrirez un certain nombre de citations tirées des écrits mêmes de Voltaire que vous seriez bien en peine de trouver dans la bouche de saint Louis.

      Pour le reste je vous laisse cuver votre bile car, si je réponds volontiers aux arguments qu’on m’oppose, je refuse de me défendre contre les propos hallucinatoires ou injurieux des agité(e)s en mal d’arguments.
      Ce qui ne m’empêchera pas de vous remercier pour vos leçons de charité chrétienne auxquelles j’ai été très sensible.

  • Fiore di Casta:

    Je sais tout ça et fais bien la différence entre anti judaïsme et antisémitisme, Volaire etc…etc….

    Mais je me pose la question :
    Dans cette période du XIIème où l’expansion économique fut florissante – l’enrichissement des juifs s’ensuivant – était-il de l’obligation de « Saint » Louis de stigmatiser et persécuter ces derniers afin de pouvoir allègrement ,sous couvert de raisons confessionnelles, soutirer leurs richesses et leurs biens pour alimenter les croisades , la construction de la Sainte Chapelle and so on … ?
    Nous,chrétiens catholiques portons la faute de la duplicité et de la cruauté tout au long de notre histoire ; et c’est pour cela que nous en sommes là . Ne nous faisons pas meilleurs que tous ceux que vous nommez .

    Eh oui, malgré les apparences,nous avons aussi nos saints aux petits pieds et aux mains sales.
    Notre tord a été d’en faire justement des saints et pouvoir les honorer aujourd’hui !

    Concernant Isabelle de Castille , ils n’ont pas osé aller si loin: cela aurait été trop gros !
    Les temps avaient déjà changé : le mot INTOLERANCE prenait droit de cité .
    Nous n’avons aucune excuse dans cette civilisation de deux mille ans qui est la notre .
    C’est notre oeuvre .Nous payons .
    Bien à vous et  » haut les coeurs  » dans notre sainte culpabilité .

    • Il me semble que votre sainte indignation contre les « abominations » catholiques et chrétiennes vous conduisent à ne fixer votre attention que sur les ombres en oubliant allègrement les lumières (les vraies, pas celles du XVIIIème). Tous les hommes, et les Chrétiens comme les autres, sont des pécheurs et, en tant que tels, commettent des erreurs et des injustices. D’autre part, juger des valeurs qui mobilisaient Louis IX au XIIIème siècle (et non au XIIème) à partir des critères du XXIème siècle, est une totale absurdité. Et je me demande même si, mettant ces deux siècles en comparaison et découvrant dans le nôtre la promotion de l’avortement à grande échelle et par des méthodes ignobles « pour convenances personnelles« , l’institutionnalisation des comportements jugés en toute époque et en tout lieu comme des perversions ou de déviations, le « mariage » des personnes du même sexe, la fabrication d’enfants-objets au fond d’éprouvettes pour satisfaire à la folie de ces déjanté(e)s, l’empoisonnement de la terre, de l’air et de l’eau du fait de nos coupables industries, l’angoisse, l’agressivité, la frénésie productrice et consommatrice qui affecte tant de nos semblables et les transforme en écureuils enfermés dans leur cage pour faire tourner une économie devenue folle, et j’en passe….je me demande donc, si notre époque ne s’avérer pas infiniment plus corrompue, violente et condamnable que celle de saint Louis.
      Mais, quoique vous puissiez dire et quelque amer plaisir que vous éprouviez à fustiger ce modèle de roi ou qui que ce soit d’autre dans l’histoire de notre civilisation chrétienne, il vous sera difficile de trouver l’équivalent en termes de générosité, de charité, de sens du sacrifice, de respect de l’humain dans quelque autre culture ou religion que ce soit, hors la religion chrétienne.
      Saint Louis à dépouillé les Juifs, me dites-vous ? Mais, dans le même temps, c’est l’Eglise qui a condamné l’usure dans un temps où les Juifs justement prospéraient grâce à cette même usure. Et, si son message avait été respecté, nous n’aurions pas des dizaines de millions de foyers endettés dans le monde, qui s’échinent à engraisser la machine financière qui les a asservis en prétendant les aider.
      Toutes les avancées qui ont été réalisées au cours des siècles en matière de dignité humaine, de progrès social et sociétal, prennent leur source dans la conception chrétienne de l’Homme créé « à l’image et à la ressemblance de Dieu« . Et, si le concept de « droits de l’homme » a pu germer dans les cervelles européennes (en se laïcisant, donc en perdant de sa pertinence) à la fin du XVIIIème siècle, c’est parce que ce concept est au coeur du Décalogue et de l’Evangile.
      Sans christianisme, sans catholicisme, pas de droits de l’homme, pas d’antiracisme (« il n’y a plus ni Grecs, ni Juifs » dit saint Paul) pas d’égalité entre les hommes (l’idée même de « fraternité » universelle est essentiellement chrétienne) pas de défense de la veuve, de l’orphelin, de l’ouvrier, du pauvre, du malade. Toutes les avancées réalisées au cours des siècles dans ces domaines sont d’inspiration chrétienne car la pensée chrétienne a irrigué et nourri toutes les grande utopies sociales nées au XIXème ou au XXème siècle.
      Le monde chrétien a mis du temps à intégrer dans l’organisation de la société et dans le concret de l’existence humaine, la somme des immenses richesses contenues dans le témoignage du Christ, certes, mais qui peut le lui reprocher ? Ceux qui feraient mieux et plus que lui ? Mais où sont ils ? Regardez autour de vous, interrogez les cultures et les civilisations autres que chrétiennes et dites moi si vous trouvez l’équivalent de tout ce que le Christianisme a apporté, continue à apporter et continuera à apporter à la condition humaine….sans oublier que « la perfection n’est pas de ce monde ».
      Et vous même qui, comme beaucoup de nos compatriotes, prenez un tel plaisir à critiquer notre héritage, à caricaturer nos grands modèles, à mépriser notre Histoire et notre culture, à apostasier allègrement la foi de vos pères peut-être, alors que vous vous croyez obligé(e) de prendre la défense de l’ectoplasme libidineux qui couche à l’Elysée (maintenant qu’il ne couche plus rue du Cirque), quelle éminente qualité mmorale, spirituelle, religieuse, justifie-t-elle que vous vous sentiez autorisée à jouer les Saint-Just ou les Fouquier-Tinville au petit pied et à condamner saint Louis ?
      On a les modèles que l’on mérite : à vous le Nullissime, à moi saint Louis et son exemple à suivre.

      D’autre part, comme vous le comprendrez sans doute (quoique….) je ne peux passer mon temps à vous donner la réplique et à redresser les uns après les autres les arguments et assertions par lesquelles vous vous libérez de votre bile.
      Cela est donc le dernier message auquel je répondrai car je crois que nous avons le tour de la question et que nous ne ferons que nous répéter désormais.
      Argumenter oui, « espépisser » (comme on dit en Provence) très peu pour moi.

  • Fiore di Casta:

    Répondre avec tant d’application et d’appétit à chacun de vos interlocuteurs vous honore .
    La boucle sur ce sujet est en effet bouclée .
    Tout le plaisir a été pour moi d’introduire l’arête gênante qui contrarie un transit impétueux.
    Il était utile de freiner les pieux enthousiasmes d’une sapience garguantuesque .

    Sans rancune.

    Tous mes souhaits pour vos prochains banquets .
    A vous les replis humides et exémateux de l’obésité ; à moi la bile qui garde svelte.

    • Je n’aurai garde de venir contredire cette déclaration d’autosatisfaction d’autant plus remarquable qu’elle repose sur une singulière absence d’arguments mise au service d’une pensée nourrie de lieux communs.
      Je vous laisse à vos effets de style. Sans rancune d’aucune sorte non plus.

  • Fiore di Casta:

    Ite missa est .

  • André Sourville:

    Fiore di Casta ralentit les coups d’ostensoir concernant le cas « Saint Louis ».
    C’est bon pour la vitalité du site .

    • Je crains bien que Fiore di Casta ne connaisse pas grand chose à saint Louis, sa personnalité, sa vie, son oeuvre, et qu’il ou elle (car je ne sais pas vraiment s’il s’agit d’un homme ou d’une femme) n’en juge qu’à l’aune d’une volonté bien française de souiller ou avilir tout ce qui, dans notre Histoire politique et religieuse, devrait être sujet d’admiration et de respect. On préfèrera tresser des lauriers à de grands « humanistes » tels que Voltaire, Rousseau, Sade ou Robespierre…..
      Nous sommes devenus un peuple qui cultive l’art délicat de l’auto dépréciation quand ce n’est pas celui de l’autodestruction : aussi cons que les Chinois avec leur « révolution culturelle » et aussi odieux que les Mexicains socialistes du début du XXème qui voulaient éradiquer cette religion catholique qui constituaient pourtant leur identité.
      Sans parler du ridicule qui consiste à chercher des poux dans la tête de nos héros et de nos saints en oubliant nos propres tares et médiocrité.
      Mais, puisque vous dites que « c’est bon pour la vitalité du site« , il me faut conclure une fois de plus « qu’à quelque chose malheur est toujours bon« .
      Bien à vous.

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