© Copyright 2010 CorbisCorporationNous avons tous appris, il y a quelques jours, la mort du journaliste Benoît Duquesne. Cette mort a retenu notre attention parce qu’elle est soudaine et totalement inattendue. En effet cette personne était née le 19.07.1957 et n’aurait eu que 57 ans dans quelques jours….

57 ans pour mourir, de nos jours, hors guerres, catastrophes naturelles ou longues maladie, c’est un peu jeune. D’autant que, d’après ce que j’ai pu en apprendre, Benoît Duquesne ne causait aucune inquiétude à son entourage. C’est ce qui m’a incité à entreprendre une petite étude de son thème natal pour vérifier si l’anthropocosmologie aurait pu nous alerter.

J’ai déjà eu l’occasion, à plusieurs reprises d’étudier des thèmes de décès de personnes plus ou moins célèbres. N’y voyez aucune affinité particulière envers les faits divers morbides. Il se trouve simplement que si un événement est susceptible d’être mis en exergue dans une destinée, c’est bien la mort. Tout comme la naissance bien sûr. Mais, en ce qui concerne la naissance, nous n’avons pas de point de comparaison. Elle survient quand elle doit intervenir et les causes non strictement biologiques qui justifient cette naissance, dans la mesure où on peut les rechercher, ne peuvent être quelque peu éclairées que dans le thème des géniteurs. Et encore ne s’agit-il là que de causes secondes au car le mystère des raisons de notre naissance n’appartient qu’à Dieu.

Tandis que pour ce qui concerne la mort, nous avons des possibilités de comparaison : le thème natal bien entendu en tant qu’il représente : et l’héritage qui échoit à une personne lorsqu’elle s’incarne, et l’itinéraire qui lui est proposé. Et nous savons que les grandes étapes, les crises, les fractures et les accomplissements qui jalonnent une existence, peuvent être anticipés en observant un certain nombre de mouvements ou de configurations remarquables, se formant en touchant les points sensibles du thème, puis disparaissant au rythme des cycles et inter-cycles planétaires.

 Or il se trouve que pour les personnalités plus ou moins connues, comme Benoît Duquesne, si, la plupart du temps, nous ignorons les dates des événements qui ont marqué leur existence [sauf à les avoir comme consultant], la date de leur décès, elle, est très souvent et très largement diffusée sur les ondes ou dans les journaux. Nous ne pouvons donc pas la rater. Et cette large diffusion est justifiée     par le premier point que j’ai signalé, à savoir que la mort est l’événement le plus important de notre existence. Après notre naissance.

Je pense qu’il y a donc un double intérêt à entreprendre une telle observation.

  • D’abord ces vérifications anthropocosmologiques post mortem qui sont à l’anthropocosmologie ce que l’expérimentation est à la science, sont particulièrement bienvenus pour valider son discours et pour tirer de cette validation tous les enseignements philosophiques et anthropologiques qu’elle peut entraîner.

  • Ensuite il va de soi que cette première approche de pure satisfaction intellectuelle doit être dépassée. Savoir « de quoi le malade est mort et ce qu’il aurait fallu faire pour le guérir » a de quoi satisfaire les médecins de Molière (et les nôtres) mais ne présente pas un grand intérêt pratique. Montrer en revanche comment une observation attentive du thème natal de toute personne, peut nous prévenir des périodes où des situations par lesquelles nous pouvons être affectés, me paraît une démarche indispensable pour valider et diffuser les vertus prévisionnelles de notre art et justifier sa pratique.

C’est ainsi que n’importe quel anthropocosmologue digne de ce nom, à la lecture du thème de Bernard Duquesne, aurait pu et aurait dû le mettre en garde contre les dangers ou simplement les difficultés qui pouvaient l’attendre en 2014. Là où un bilan de santé pouvait « passer à côté » (j’ai occupé pendant longtemps un certain nombre de responsabilités dans le domaine de la santé et je peux donner des exemples très précis. Notamment celle d’un professeur de médecine, mourant dans l’escalier de son hôpital d’une crise cardiaque foudroyante, juste après avoir subi un électrocardiogramme parfaitement « normal ») une étude prévisionnelle anthropocosmologique, ne pouvait pas passer à côté d’un grave danger très prévisible.

Cette exploration étant faite, et bien fait, c’est la réflexion en commun entre le consultant et le consulté qui aurait permis de déterminer le mode de manifestations le plus probable des difficultés apparues. Je ne travaille pas autrement avec mes consultants et je crois [et j’espère] pouvoir affirmer que eux et moi avons pu expérimenter à de nombreuses reprises combien ce travail prévisionnel en commun a souvent pu s’avérer efficace et bénéfique.

Aurait-on pu éviter à Benoît Duquesne cet événement radical qu’est la mort, à 57 ans, en laissant derrière soi une épouse et quatre enfants ?

Nul ne le sait et nul ne pourra jamais prétendre le savoir car il y a des limites infranchissables à la prévision anthropocosmologiques. Ce sont :

– celles de la liberté humaine qui nous permet quelquefois de chevaucher notre thème au lieu de le subir et
– celle de la Providence qui seule décide si une expérience est inéluctable ou si on peut l’éviter.

C’est d’ailleurs ce qui justifie – en ce qui concerne sa dimension prévisionnelle – le recours à l’anthropocosmologie :

-en effet, si les événements étaient toujours inéluctables il ne serait peut-être pas très utile de les connaître à l’avance puisque nous ne pourrions les éviter quoi que nous fassions,
– et s’ils étaient systématiquement aléatoires, nous n’aurions pas trop à nous en soucier puisqu’ils seraient soumis à une indétermination qui excluant toute possibilité prévisionnelle, nous découragerait de l’entreprendre.

C’est donc parce que notre itinéraire existentiel, signifié et symbolisé par notre thème natal, comporte toute une série d’expériences et de situations dont l’actualisation dépend en grande partie de notre propre façon de conduire notre existence, que l’anthropocosmologie s’avère précieuse; comme une carte marine qui ne pourra pas nous indiquer si nous saurons et pourrons ou  non faire face aux aléas d’un long voyage en mer, mais qui, à coup sûr, indiquera avec précision les conditions concrètes (la position des obstacles naturels, les courants, les vents, etc…) que nous allons rencontrer.

Revenons maintenant à la carte du ciel de Benoît Duquesne.

DUQUESNE BenoîtJe ne vais pas en faire une étude exhaustive, ce n’est pas le projet ici, je ne vais en retenir que ce qui concerne notre sujet : l’inscription symbolique d’un risque mortel dans son thème natal pour l’année 2014.

Étant entendu que cet événement est un aboutissement ; c’est-à-dire qu’il a dû être précédé, sur le plan de la vie courante, de signes que le sujet n’a pas pu interpréter (n’a pas pu ou n’a pas voulu) et sur le plan qui nous intéresse ici, de la formation de configurations qui pouvaient et devaient inciter à la prudence, notamment en matière de santé.

Observons ce thème.

  • Le sujet est cancer ascendant Cancer.

  • Il présente un amas de cinq corps célestes dans le signe du Lion.

  • Nous savons que la Lune est maîtresse du Cancer, et dans le cas présent, elle gouverne aussi le Soleil puisque celui-ci se trouve dans le signe du Cancer.

  • Cette Lune se trouve elle-même dans le signe du Bélier qui du point de vue physiologique, ne lui convient pas beaucoup. La Lune, entre autres considérations, nous donne quelques indications sur nos réserves énergétiques (je ne peux développer ici). Or son séjour dans un signe de feu, souvent hyperactif, offensif, polarisé vers une conquête quelle qu’elle soit, indique une exploitation excessive des dites énergies.

  • Elle est parfaitement harmonique à Mercure (intellect et le mouvement) e qui accentue sa propension à la mobilité

  • Et à Mars (maître du bélier et hyperactif lui aussi) : sa réactivité, sa propension à l’interventionnisme, bougeotte, hyperactivité

  • Mercure et Mars sont en Lion : encore de l’énergie à dépenser, de la passion, de l’action en vue de la création, de l’ambition, de l’affirmation personnelle,  etc.…

  • Tout cet ensemble d’observations ne laisse aucunement présager de la capacité du sujet à « se poser », à se « calmer », à « mettre en roue libre » à « recharger ses batteries » toutes fonctions essentiellement lunaires. On se veut toujours « sur la brèche ».

Et comme si cela ne suffisait pas,

  • La Lune est harmonique à Saturne en Sagittaire. Un trigone Lune Saturne est toujours un excellent indice moral, intellectuel, professionnel à cause de la rigueur, de la profondeur souvent et du sens des responsabilités qu’il implique. Mais, sur le plan qui nous occupe, c’est-à-dire sur le plan physique, je ne pense pas que cette harmonie soit très positive. Car justement Saturne c’est l’exigence, c’est le désir d’aller au bout d’un projet, d’une responsabilité, d’un accomplissement. Il y a dans la nature de Saturne le mythe permanent du Titan dévorant ses propres enfants ; donc frustration et avidité.

  • Quant au Sagittaire, signe d’expansion portant le natif à vouloir à tout prix se dépasser lui-même (et dépasser les autres), à battre des records, à occuper toute la place, il n’est pas fait calmer le jeu et apporter quelque modération. Ainsi Saturne symbole de la stabilité et de la permanence des choses, celui du besoin de sécurité aussi, est dans le signe du mouvement perpétuel vers le haut, vers le plus. Signe qui lui convient donc aussi peu que possible. On devine donc que chaque palier, lorsqu’il est atteint, étant ressenti comme provisoire et instable, détermine le désir d’une nouvelle conquête, d’une nouvelle expansion. Jusqu’à la chute finale lorsque le sujet refuse de se fixer (de se reconnaître) des limites.

Si nous tentons un petit résumé à cette étape de la réflexion, nous constatons que sur 10 corps célestes six se trouvent dans des signes de feu et en très forte relation les uns avec les autres. L’étude psychologique de cette carte du ciel serait d’ailleurs passionnante tant elle révèle un potentiel et une ambition exceptionnels, mais elle ne fait pas l’objet de cet article. Retenons pour le moment, la passion, le désir d’élévation, l’avidité, une énergie qui se déploie sans compter, une sorte de passion jusqu’au-boutiste dans l’atteinte des objectifs, qui porte en elle quelque chose de démesuré et d’autodestructeur : conjonction Vénus-Mars-Pluton en Lion, à appréhender dans le contexte général de ce thème tel que je viens de le décrire.

Un autre corps céleste attire l’attention sur lui, il s’agit de Jupiter situé en Vierge mais formant un « carré » à l’ascendant.

  • Au moral cette position est excellente pour un responsable et notamment pour un responsable en matière d’information car nous comprenons que la volonté d’expansion jupitérienne se manifestera a travers les dispositions virginales :  le goût de la connaissance et de l’étude, le souci de disposer d’une vaste culture, celui de l’ordre, de la précision, l’exercice d’une autorité basée sur la compétence, le travail, l’exigence, le sens du service. Toutes valeurs que d’aucuns qualifieraient de « conservatrices » alors qu’elles sont universelles.

Jupiter est le symbole même de l’expansion, voire de la démesure, (il intervient souvent dans les dans les structures mégalomaniaques). On comprend bien que sa position dans son signe d’exil, la Vierge, implique un certain nombre de difficultés. C’est pourquoi l’expansion et éventuellement la démesure ne pouvant s’exprimer de manière naturelle à la façon histrionique de certains Sagittaires de qualité médiocre, elles ont dû se couler dans le moule imprimé par la Vierge, tel que je l’ai décrit plus haut : le travail bien fait, le souci du détail, le besoin d’auto perfectionnement permanent, une somme de connaissances intarissables, la peur de faillir.

  • Au « carré » de l’ascendant cancer, point sensible concernant la santé de l’individu, on conçoit bien que l’élément jupitérien, censé généralement mettre une note de détente et de décontraction même dans les personnalités les plus angoissées, accentue au contraire la tension (physique, psychique, intellectuels, professionnelle) impliquée par la survalorisation des signes au sein desquels, la lune, maître de l’ascendant, se trouve comme carbonisée. Non que sociabilité et bonhommie fussent absentes de la personnalité de Benoît Duquesne je suppose, mais elles ne pouvaient compenser les tensions  évoquées.

On conçoit donc que ce régime exigeant puisse affecter l’équilibre physiologique du sujet et particulièrement les fonctions cardio-vasculaires puisque le Lion, signe du cœur, est particulièrement « affecté » par la présence de symboles redoutables : Uranus (passion, tension, spécialisation, intransigeance, goût de l’exploit, ) Mars (ardeur, agressivité, excès, accélérateur permanent) Pluton (comportements plus-que-volontaires, souvent destructeurs ou autodestructeurs. C’est le symbole du « c’est-plus-fort-que-moi »).

Vous remarquez que ce groupe de planètes en Lion, occupe la Maison III celle qui justement concerne les activités intellectuelles, l’expression, la communication, et qui de ce fait est particulièrement intéressante pour tous ceux dont le métier consiste à former, informer, transmettre.

D’où nous pouvons conclure que Benoît Duquesne se « consumait » en pratiquant son métier avec une passion et une démesure qui amènent forcément à se poser des questions sur ce qui, au plan des motivations les plus profondes de cet homme, pouvait justifier qu’il aille jusqu’à une forme d’autodestruction.

  • Le Nœud Lunaire Nord en scorpion dont le maître est Pluton (et Mars, ne l’oublions pas) qui sont en Lion et en Maison III, pourrait suggérer qu’il y avait chez lui l’obsession de mettre au jour ce qui est de l’ordre du caché, de l’implicite, de l’inavouable ou du mystérieux. La Lune Noire que mes différents logiciels placent soit en Maison IX et en Verseau, soit en Maison X, indique une forme de recherche de l’absolu, soit dans le domaine de la connaissance (Maison IX) et de la vérité toute pure (le Verseau) soit dans celui d’une vocation professionnelle ressentie ou voulue comme purificatrice voire sacrificielle : les Poissons en Maison X. Ceux qui connaissant Benoît Duquesne diront qu’il était entré en journalisme comme d’autres entrent en religion ou en médecine. Par vocation véritable. Qui sait ?

  • Une petite considération un peu hors sujet, consiste à remarquer que cet homme tellement marqué par les signes de feu, vivait sur une péniche, c’est-à-dire sur l’eau est presque dans l’eau. Choix qui traduit la présence de l’Ascendant et du Soleil dans le signe du Cancer, celle du Milieu du Ciel et des Lunes Noires dans le signe des Poissons, et enfin qui illustre aussi le « carré » que Neptune (frère de Jupiter et Dieu des profondeurs marines, comme vous le savez) envoie au Soleil. Ce qui montre qu’il y avait un idéaliste en quête d’une vérité supérieure chez notre journaliste. Et comme Neptune gouverne la Maison X par les Poissons, il est facile de confirmer que c’était un homme de vocation plus encore que de carrière.

Venons-en maintenant à des considérations beaucoup plus pratiques et qui touchent à l’essentiel du sujet que j’ai entrepris de traiter ici :

Oui ou non la mort de Benoît Duquesne était-elle prévisible grâce à l’outil anthropocosmologique ?

 Tout d’abord situons les personnages de ce drame tels qu’ils apparaissent dans le thème.

  • La lune et le Soleil vous le savez, sont deux principes essentiels concernant notre vie, notre existence. Très schématiquement je dirais que le soleil évoque l’ensemble du sujet vivant, incarné, en tant qu’esprit et volonté, alors que la Lune évoque l’unité de ce même sujet sous l’angle de son existence émotionnelle et biologique.

Cette présentation est très rudimentaire mais elle suffira ici.

Ces deux facteurs sont donc à considérer de très près en matière de santé, d’équilibre physiologique, psychologique et psychoaffectif.

  • L’Ascendant constitue lui aussi un point extrêmement sensible quant à la santé puisqu’il évoque l’orientation principale (en tout domaine) du sujet. Donc ce qui l’affectera plus particulièrement.

Sur le plan médical on s’accorde à confier au Cancer tout ce qui a trait à la digestion et l’assimilation (on peut laisser de côté ici ce qui ressortit de la maternité)

  • Ce que le Cancer assure sur le plan de l’estomac, la Vierge le réalise sur le plan intestinal. On peut donc dire d’ores et déjà que l’appareil gastro-intestinal devait être surveillé de près chez Benoît Duquesne, puisque vous vous souvenez que Jupiter – les excès – en Vierge (les intestins) est en dissonance de l’ascendant Cancer (l’estomac, l’assimilation).

  • Autres occurrences convergentes, le carré Soleil Neptune dont j’ai déjà parlé. Lui aussi, un pu comme Jupiter, nous met en garde contre les intoxications, les empoisonnements, les méfaits du tabac ou de la drogue, ceux de l’alcool et de tout forme le négligence en général. La noyade faisant d’ailleurs partie de la panoplie des attributions négatives de Neptune. Je ne sais si Benoît Duquesne souffrait d’une addiction quelconque, ni si, en souffrant, cette addiction est intervenue dans sa mort soudaine, mais je ne peux pas m’empêcher de remarquer que s’il n’est pas mort noyé, effectivement, il est mort sur une péniche en bord de Seine. Etonnant n’est-ce pas ?

  • Dans le thème Jupiter est le maître de la Maison VI : celle de la santé. Rappelez-vous alors qu’il se trouve dans le 6ème signe, la Vierge, dont le rôle symbolique dans le zodiaque est important en matière de santé. Est toujours très important de remarquer ses occurrences, ce que j’appelle des faisceaux de tendances convergentes ; cela nous renseigne souvent sur l’économie générale d’un thème. Ici, Jupiter Maître de VI dans le 6ème Signe…

  • Trois autres Maisons sont à considérer concernant la santé, d’après l’astrologie traditionnelle.

Outre le Soleil, la Lune, l’Ascendant, déjà cités, il nous faut considérer les Maîtres des Maison VI (déjà évoquée) de la Maison XII (les grandes épreuves , les grandes maladies, les hospitalisations, emprisonnements et exils, etc….) et de la Maison VIII (les crises, les opérations chirurgicales, les dommages et les pertes, souvent les causes de la mort).

Or si nous observons le thème nous constatons une polarisation des facteurs de maladie que nous venons de désigner dans le signe du lion :

  • Mars et Pluton les deux Maîtres de la Maison VI par le Scorpion,

  • Vénus maître de la Maison XII,

  • Mercure lui aussi maître de la maison XII qui recouvre pratiquement deux signes,

  • Uranus qui possède avec Saturne une maîtrise sur le Capricorne (en naissance nocturne ce qui est le cas ici) qui se trouve en Maison VIII. Ce qui veut dire que Saturne et Uranus les deux symboles les plus manifestes des situations mortifères ou de crise pour BD.

Les mouvements remarquables.

DUQUESNE EVOLUTIONOr que se passe-t-il depuis un certain temps dans le thème de Benoît Duquesne qui aurait pu nous mettre en garde ?

Comme toujours, lorsqu’on pose une question à une carte du ciel, elle se fait un plaisir de nous répondre.

  • Depuis la fin de l’année 2009 jusqu’à septembre 2010 Saturne est resté en dissonance de l’Ascendant. Généralement c’est une période un peu déprimante et souvent éprouvante soit, par exemple, parce que des responsabilités ou des problèmes existants de longue date et non assumés s’imposent à notre attention et demandent à être traités
    – soit parce que la vie nous impose de nouvelles responsabilités de nouvelles charges à assumer, de nouveaux problèmes et que ne pouvant  pas les éviter le quotidien devient plus lourd
    – soit parce que rien ne tout cela ne se produit mais que nous sommes dans une période de notre évolution où nous devons nous recentrer, faire un bilan, prendre du recul, nous détacher d’une situations quelconque, donc très souvent tourner une page pour pouvoir continuer à avancer. Et que ce n’est pas facile….

Je ne sais comment Benoît Duquesne a vécu ce transit mais il ne peut pas ne pas l’avoir ressenti, surtout quand on connaît la suite.

Enfin 2011 et une bonne partie de l’année 2012 (jusqu’en septembre)

  • Saturne s’est installé en conflit avec le Soleil cette fois-ci et, en même temps, En conjonction de Neptune.

  • Vous n’oubliez pas que Neptune est le maître des Poissons – que l’axe Vierge-Poissons, sacrificiel entre tous, concerne tout particulièrement les questions de santé et donc de maladie – et que l’action Neptune se manifeste par la désorganisation, la confusion, le relâchement, la dissolution, l’anarchie, l’intoxication, la contagion…..

Si on peut peut-être exclure intoxication et contagion, on peut penser qu’à cette période, d’une manière ou d’une autre, quelque chose s’est désorganisé chez le sujet. De plus la conjonction Saturne Neptune est fort propices à la déprime, au désenchantement, aux déceptions, quelquefois aux conduites schizoïdes et/ou masochistes.

Le plus probable, étant donné la tendance de Neptune à fuir, à s’aveugler soi-même, serait que Benoît Duquesne n’a tenu aucun compte des signes et manifestations qui pouvaient éventuellement l’alerter à ce moment-là, qu’il les a évacués d’une manière ou d’une autre et qu’il a continué à foncer comme si de rien n’était. Ce n’est qu’une supposition puisque je ne connais pas la vie de Benoît Duquesne, mais c’est un comportement que j’ai souvent relevé dans des cas semblables.

Vous n’oubliez toujours pas que Saturne est le maître de la Maison VIII, donc, en tant que tel,  considéré comme particulièrement dangereux en matière de santé par toute l’histoire astrologique.

Arrive la fin de l’année 2012.

  • Saturne entrant Scorpion va rétrograder longuement au carré de Mercure qui dans le contexte, est le maître (avec Vénus) de la Maison XII (les grandes épreuves de l’existence) – de la Maison IV (qui symbolise la fin d’une étape, souvent la fin de la vie elle-même).

  • Puis avançant dans le zodiaque Saturne s’installe à partir de décembre 2013 et jusqu’à décembre 2014 au « carré » de Mars (avec lequel il entre en conflit à trois reprises : décembre 2013, juillet 2014, août-septembre 1014) ;

Mars étant le maître de la Maison VI, vous vous en souvenez…et particulièrement agressif de nature.

  • Dans le même temps et de la même manière Saturne agresse à trois reprises Vénus, autre Maître de la Maison XII. La mort ne lui a pas laissé le temps d’atteindre le « carré » du fond du ciel et de Pluton, à la fin 2014. Elle a jugé que ce n’était pas nécessaire….

Un transit Saturnien est-il suffisant, même lorsqu’il crée des dissonances aussi dramatiques, pour pronostiquer la mort ?

Cela dépend beaucoup de l’état du sujet (physique et moral) au moment de ces dissonances.

Remarquons que Saturne est passé directement en conjonction de ces mêmes corps célestes, particulièrement agressif,
– en fin 2005, tout 2006, et les trois premiers trimestres de 2007      !

Et, même si cette période a pu se manifester de manière assez éprouvante pour le sujet – ce que j’ignore bien entendu – Benoît Duquesne n’est pas mort pour autant.

Des aspects comparables se sont présentés, à peu de choses près :
– dans la deuxième partie de l’année 99 au printemps été 2000. Et, là non plus, rien de notable ne s’est sans doute passé. En tout cas, rien de définitif.

Si nous remontons plus haut dans le temps nous nous apercevons que le sujet a vécu
– exactement les mêmes dissonances de la part de Saturne, que celles de l’année 2013-2014. C’était à la fin de l’année 75, toute l’année 76 et une partie de 77 ; c’est-à-dire entre 18 et 20 ans.

Je serais étonné que cette période n’ait pas été éprouvante. A tous les sens du terme d’ailleurs, dont celui d’être mis à l’épreuve…et de la surmonter, comme lors d’un concours ou d’un championnat par exemple. Car il ne faut oublier que les épreuves sont là pour nous construire et nous faire grandir.

Mais l’épreuve a aussi pu se manifester de façon détournée. Par exemple en affectant des proches : le Soleil évoque le père la Maison III évoque les frères et les sœurs, quelquefois les copains ou les amis. Bref l’aspect a pu jouer autrement que de le détruire, à un moment de la vie de Benoît Duquesne où il jouissait encore d’une énergie qui n’était pas celle de ses 57 ans.

Outre son âge, qu’est-ce qui a pu alors aggraver la dissonance Saturnienne et la rendre fatale à notre époque ?

  • Trois facteurs.

  • L’un a servi de détonateur circonstanciel.

  • Les deux autres ont marqué une étape essentielle et unique dans la vie de Benoît Duquesne. Ils ne pouvaient pas ne pas signaler une période cruciale.

En ce qui concerne ces derniers, il s’agit – et vous l’aurez deviné si vous suivez les articles que j’ai consacrés aux grandes configurations qui affectent notre époque actuelle – il s’agit donc du terrible « carré » Uranus/Pluton.

Observez le thème :

  • Uranus qui est arrivé à 13° du Bélier en juillet 2013, a atteint le 14e et le 15e degré en mai juin 2014, stationne à 16° en juillet et août 2014, va redescendre jusqu’à 12° 30 en décembre et reprendra sa course jusqu’à environ 21° Bélier en juillet 2015.

Ce qui veut dire qu’il se trouvait exactement sur la Lune natale de Benoît Duquesne au moment de sa mort et qu’il faisait jouer, bien sûr, toutes les relations que la Lune entretient dans le thème. Et nous avons vu qu’elles sont nombreuses.

  • D’autre part, il a servi de relai au « carré » que Pluton envoie vers la Lune, pour la même période, depuis le Capricorne il évolue grosso modo entre 11 et 14° degrés durant toute l’année 2014. N’oublions pas que Pluton, l’inflexible, est le Maître de la Maison VI (avec Mars) et que Uranus est le Maître de la Maison VIII  (avec Saturne).

Uranus est aussi et surtout le maître de la Maison IX, celle des « grands voyages ». Secteur du thème dont le Maître ou la planète occupante sont souvent sollicités au moment de la mort, ci étant le « voyage » suprême.

Et c’est là qu’intervient le « détonateur circonstanciel » évoqué plus haut.

  • À savoir Mars, l’agressif, le violent, le destructeur (pour la circonstance) Mars, planète des conflits. Or Mars évolue entre janvier et juillet 2014 entre 12° et 18° Balance ; plus particulièrement, il rétrograde entre 28° et 9° Balance, entre mars et mai 2014. C’est-à-dire à l’opposé de la Lune natale pendant des semaines, l’opposition étant pratiquement exacte au moment de la mort puisque ce jour-là mars et sur le 19e degré de la balance alors que la Lune se trouve sur le 15e degré du Bélier.

Voilà donc un faisceau de tendances convergentes marquées par le sceau de l’agression, de la destruction, de la «  déconstruction » et de l’exception si on admet l’idée qu’une triple dissonance simultanée Uranus/Pluton/Mars sur la Lune natale, [elle-même représentant le Maître de l’Ascendant] constitue une configuration qui ne peut se produire, en tout état de cause, qu’une seule fois dans l’existence (les férus de statistiques, à vos calculettes !).

  • Bien entendu, les Révolutions Solaires (thèmes anniversaires) 2013 et 2014 ne manquent pas elles aussi, de nous alerter sur le caractère dramatique de la période.

Calculées pour le lieu de la naissance (puisque je ne sais où le sujet se trouvait au moment de son anniversaire) elles me paraissent assez éloquentes :
– La RS 2013 nous montre un Asc en Scorpion pratiquement sur le Noeud Lunaire Nord
– la Lune à 28° du Scorpion est au « carré » de Pluton natal
– Saturne à 5° de ce même Scorpion est au « carré » d’Uranus, son compère dans la maîtrise de la Maison VIII
– Le Soleil, Mercure, la Lune Noire et une conjonction Jupiter/Mars sont eux aussi en Maison VIII et forment plusieurs aspects de tension avec l’Ascendant et les planètes du thème natal (Mercure/2ème Maître de XII/et Lune Noire sont au carré de la Lune Natale; Jupiter/Mars tombent sur  l’Ascendant)
– Vénus, 1er maître de XII revient sur sa position natale en conjonction de Pluton
– Neptune évolue au carré de l’Asc. et de Saturne…..Cela fait beaucoup.

  • La RS 2014 n’est pas en reste:

– L’Asc Verseau, qui tombe en Maison IX, semble nous dire que le sujet est « parti en voyage »
– Saturne, maître de VIII natale et de XII RS, tombe au carré de cet Asc; il est sur la cuspide (le début si vous préférez) de la Maison VI natale.
– Mercure RS et Vénus RS  (les deux maîtres de XII)  « encadrent » l’Asc natal, Vénus est même exactement sur cet Asc !
– Jupiter céleste tombe sur Pluton natal
– et Mars RS à 26° Balance tombe exactement au carré du Soleil (Natal et RS forcément puisque c’est le seul élément qui ne change pas de position de l’un à l’autre)
. Une RS très éloquente aussi qu’il ne fallait pas prendre à la légère, si quelqu’un autour de BD s’était préoccupé d’entreprendre une étude.

Quant aux amateurs de Progressions Secondaires (1 jour = 1 ans dans la vie du sujet) ils ne seront pas déçue non plus:

– L’Asc tombe à 15° Lion, au trigone de la Lune et nous signale une étape importante dans l’existence du sujet
– Il est encadré par la conjonction Mercure/Mars natale se situant au « mi-point » (pour les amateurs de « mi-points ») de la dite conjonction dont je ne décris pas les attributions car vous devez commencer à les connaître.
– Le Soleil arrive au demi-carré d’Uranus (même observation) et il est en train de rejoindre Mars progressé.
– Mercure rétrograde au demi-carré du Soleil natal
– Vénus est en conjonction exacte avec Neptune (au carré su Soleil natal, vous vous en souvenez) et au sextile de Pluton en III …..
– La Lune à 15° Taureau est au carré de Mercure/Mars en III

Bref, voilà un ensemble de relations qui, associées les unes aux autres et appréhendées à la lumière des autres outils prévisionnels mis en oeuvre plus haut, ne peut que susciter le doute dans l’esprit le plus sceptique.

Il me semble donc qu’il y a dans cette démonstration – nonobstant son caractère dramatique et l’événement très regrettable qui la justifie – associée à toutes celles que j’ai pu – ou que d’autres que moi ont pu – établir, de quoi entamer les préjugés les plus tenaces contre les possibilités prévisionnelles de « l’art royal » de l’anthropocosmologie.

Mais il n’est pire sourd…

LSM

2 réponses à to “Pour Benoît DUQUESNE, un rendez-vous inévitable ???”

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