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Su attencion, por favor !

Cette réflexion sur la carrière et la personnalité de Manuel VALLS, s’appuie sur une observation anthropocosmologique. Celle de son thème natal . Ce qui ne doit pas vous surprendre puisque le fil conduteur de ce site est l’anthropocosmologie.

J’essaie, comme je le fais pour tous mes articles de ce genre, de traduire le langage propre à ma discipline en langage compréhensible pour les non initiés, mais il n’en demeure pas moins qu’il faut accepter de faire un certain effort pour suivre la démonstration quand on n’est pas familiarisé avec lui. On peut aussi, si on préfère, sauter tous les développements purement techniques.
A chacun(e) de voir suivant ses goûts, ses attentes et ses possibilités.

Cordialement à tou(te)s

 

Après la déculottée infligée à l’équipe de bras cassés installée au pouvoir dans le sillage de l’élection de Gouda 1er (qui a, depuis, répudié sa Mimolette pour une Ecuyère domiciliée « rue du Cirque »…ça ne s’invente pas) nous nous retrouvons avec un nouveau gouvernement censé être plus « dynamique« , plus « combattif » !

On aurait bien voulu le croire, mais, vu que ce sont pratiquement les mêmes (à deux exceptions près, peut-être pires que les précédents titulaires) qui vont tenir les commandes – certes dans une version réduite – on doute que nos problèmes politiques, économiques, sociaux et identitaires soient résolus, même si on accorde à ce nouveau gang ministériel, un préjugé favorable quant à sa détermination à poursuivre le travail de pollution de nos mœurs et nos lois commencée avec l’équipe précédente.

Cela – dans le but avoué de « construire une humanité nouvelle » (il faut entendre, derrière cet euphémisme, le projet véritable qui est de  « détruire notre civilisation« ) – en nous dotant – ou en prévoyant de nous doter[1] dans certains cas – de lois encore plus délétères mais d’autant plus vigoureusement  imposées qu’elles seront en complète contradiction avec les concepts mêmes de Justice ou de Droit tels qu’ils ont toujours été observés et respectés tout au long de notre Histoire : aggraver le (faux) droit à l’avortement[2], pseudo-marier les invertis, répandre la théorie du « genre« [3] dans nos écoles (sous le couvert de l’hypocrite méthode ABCD…en attendant d’aller plus loin) légaliser progressivement GPA et MPA, installer tout aussi sournoisement « un droit de mourir dans la dignité » qui se transformerait très vite en une pratique exponentielle de l’euthanasie telle qu’elle se pratique en Hollande ou en Belgique où certains élus demandent désormais que « le consentement du sujet ne soit plus nécessaire » pour le faire passer de vie à trépas, voilà quel est le programme véritable d’une équipe socio-démocrate pour rire !

Ainsi les graines maléfiques que le gouvernement Ayrault, faute de vaincre le chômage et de relancer notre économie,  aura plantées dans notre continueront de croître et embellir sol et transformeront notre pays, si nous ne réagissons pas très vite, en un jardin méphitique auprès duquel « le verger du roi Louis » chanté par Brassens, fera pâle figure.

  • Gouda 1er a donc choisi Manuel Carlo Valls Galfetti comme 1er Ministre.

Pourquoi pas ?

 – Les uns, dont le sentiment de dépossession des destinées nationales (et de dés-identification  culturelle) attaquées de toutes parts par un bouquet de « communautarismes » colorés, s’écriront :

 » Pourquoi avoir choisi un homme qui n’est Français ni par le sang ni par le sol pour diriger la France ? Peut-on réellement s’improviser Français et proclamer de manière avouée le désir de les gouverner au plus haut niveau, quand on n’a rien partagé de fort et de vrai avec eux, quand la mémoire individuelle n’a pas été abreuvée au plus profond d’elle même par ce long héritage de la mémoire familiale et collective qui façonne une identité vraiment patriotique ? « 

Remarquons qu’on peut se poser la même question à propos d’Anne Hidalgo, Française ni par le sang ni pas le sol, mais que les habitants de la Capitale de la France ont choisie (avec grande réticence semble-t-il d’après les résultats complets) pour les administrer ?

 – Les autres rétorqueront :

 » Il y a quatre siècles (ou presque) c’est une reine espagnole (Anne d’Autriche) qui, associée à un 1er Ministre italien (Mazarin) a tenu fermement le timon de l’Etat pour sauver la France de la mise en pièces par les « grands » féodaux (dont cette fameuse famille d’Orléans, associée comme par vocation à tous les malheurs de la France), de la subversion intérieure (les revendications protestantes armées de l’époque) de l’invasion extérieure : l’Espagne qui nous assiégeait au Nord (en Flandres) et au Sud – l’Autriche qui nous menaçait à l’Est.

C’est un Allemand, le Maréchal de SAXE qui, au siècle suivant, conduira les armées françaises de Louis XV dans une série de victoires qui mettront un terme à la guerre de succession d’Autriche.

C’est un Belge, Maxime WEYGAND, qui s’illustrera lors de la Première Guerre mondiale auprès de FOCH,  qui concevra le plan de défense qui permettra à la Pologne de battre les soviétiques qui voulaient l’envahir, qui essaiera courageusement, en 1940 de redresser une situation militaire devenue désespérée du fait de l’imbécillité du généralissime Gamelin; qui forgera en AFN l’outil militaire qui permettra ensuite aux armées françaises – avec les Leclerc, de Lattre, Juin – de participer à la libération de la France. Ces exemples ne sont-ils pas instructifs ? « 

– Personnellement je ne prendrai pas parti dans la controverse car il y a des Français par le cœur ou par le sang versé qui l’emportent de beaucoup sur certains Français d’origine en matière de dévouement au Bien Commun. J’espère en faire partie malgré mes origines entièrement exogènes.

 Je pense simplement que les hommes sont comme les arbres,  » c’est à leurs fruits qu’il faut les juger « .

Et je constate qu’avant d’accéder au pouvoir Mazarin s’était illustré par d’éminentes qualités diplomatiques et par son courage physique quand il s’était jeté, à cheval, entre deux armées prêtes à s’entretuer joyeusement, en agitant désespérément le traité de paix qui venait d’être signé et encore ignoré par les armées en présence ![4]

Le Maréchal de Saxe était déjà considéré comme le plus grand militaire de son temps, avant que Louis XV ne lui confie la conduire de la guerre.

Weygand, déjà brillant officier – admiré sans réserve par Clémenceau qui n’avait le compliment facile – avant qu’il ne devînt second de Foch puis stratège en Pologne, redresseur de l’armée française (mais on ne peut redonner le souffle à un cadavre) et réorganisateur en Algérie avant la reconquête et la libération.

  • Et Manuel « quels fruits » a-t-il déposés dans le panier de la République avant sa résistible ascension ?

– Si on s’intéresse à son passage au ministère de l’Intérieur, mis à part quelques coups de gueule de bon sens (mais non suivis d’effets sur le terrain) pour caresser la France de « droite » dans le sens du poil en prévision (sur le long terme) d’une candidature à la présidentielle où les « idiots utiles » de la droite molle et du centre vermoulu lui apporteraient le petit coup de pouce nécessaire à compenser une « gauche » tombée en ruine, le bilan est maigre concernant la tâche majeure à laquelle il devait s’atteler : l’insécurité. Pardon ! J’oubliais le gazage, le matraquage et la garde à vue pour certains, des familles qui osaient défiler contre l’ignoble loi par laquelle Mme Taubira, M. Valls, M. Hollande, le Gouvernement et l’Assemblée réunis laisseront une trace dans l’Histoire qui ressemblera plus à une tache sur la blason de la France qu’à un legs historique.

Je n’insiste pas, les faits sont consternants et l es chiffres de la délinquance en augmentation exponentielle. Là aussi, il suffit de vouloir se documenter pour découvrir l’ampleur des dégâts.

– Si on s’intéresse maintenant à l’autre bilan de Manuel Valls (à ses autres « fruits ») il faut se tourner vers la Mairie d’Evry où il a sévi pendant une dizaine d’années. Voici comment « Le Nouvel Observateur – Partenaire Rue89 » (rien à voir avec un perfide organe d’extrême droite comme vous l’admettrez aisément) présentait la chose en date du 03.04.2014 :

Je cite:

 » En décembre dernier, le magazine Capital assurait que les habitants d’Evry « paient encore la gestion bien peu rigoureuse de Manuel Valls », qui a été maire de la ville pendant onze ans.

Nos confrères pointaient notamment « des frais de communication [qui] ont bondi de 852,6% entre 2001 et 2003 », une avalanche de chargés de mission au cabinet du maire (jusqu’à 49), une explosion des dépenses de personnel, de multiples gaspillages… Extrait :

« Les caisses d’Evry sont vides. “J’ai rarement vu ça, ils n’ont même pas de quoi payer leur dette”, s’étonne Claude Jaillet, expert en finances locales. “Du coup, ils sont obligés d’emprunter pour rembourser les échéances.”

Ce n’est pourtant pas faute d’avoir fait… valser les impôts. Entre 2001 et 2012, la pression fiscale sur les ménages de la commune a explosé de 45,7%. Grâce à quoi la facture moyenne des foyers imposables, qui frôle aujourd’hui les 2.100 euros annuels, est l’une des plus élevées de France pour une ville de cette importance. »

 Cerise sur le gâteau de la république, la ville d’Evry est celle qui a connu le plus fort taux d’abstention de France ! Etonnant non ?

Et voilà qui justifie que Gouda 1er ait appelé Manolito pour redresser nos finances, rembourser notre dette, diminuer nos impôts et ranimer notre pouvoir d’achat, pacifier nos banlieues. Et, peut-être même, nous faire tous gagner au loto…Qui sait ?

Quand certains laissent entendre que Gouda  » n’en rate pas une« , évoquent-ils ses conquêtes féminines, ou le nombre de c……s qu’il commet à la semaine ?

Je n’en sais rien.  

 

Voyons maintenant Manuel à la lumière des étoiles

VALS Manuel - 13.08.1962 - 20.00 - HORTA de SAN JUAN - ESPAGNE (Un peu de poésie ne nuit pas à la rigueur de la réflexion, ne pensez-vous pas ?)

Intéressons-nous donc au thème natal du beau Manuel pour lequel toutes les femmes (paraît-il) ont le regard de Carmen pour don José. Cela peut aider en politique, non ?

Je ne sais si mes collègues Anthropocosmologues verront les choses comme moi, mais ce thème me parait devoir être rapporté à ce qu’en peinture, on appelle la technique du « trompe l’œil » : il semble nous montrer une chose évidente au premier regard, mais on dirait que c’est pour mieux détourner notre attention. Ou plutôt on a l’impression qu’il est constitué (schématiquement) de deux ou trois décors chargés soit de s’inter changer soit de se compléter l’un l’autre au gré des circonstances. Ce qui (comme le charme évoqué plus haut et sur lequel je reviendrai) peut être précieux en matière politique : les oiseaux à queue de souris ayant la plus grande chance de faire une brillante carrière dans ce monde d’affabulation qu’est celui de nos « responsables » (et presque toujours « coupables ») politiques.

Je vais essayer de traduire mon sentiment de manière aussi claire que possible. le côté didactique pourra ennuyer certains lecteurs, mais je ne puis l’éviter puisque justement ce site, malgré ses contenus polémiques, est, avant tout, un site consacré à la défense et illustrations de l’AnthropoCosmologie. Of course.

  • Qu’est ce qui nous frappe dès le premier regard ?

 – Un SOLEIL angulaire au DS dans son propre Signe : le LION.

Pour les amateurs intéressés : l’angularité d’une planète  – c’est à dire sa présence à l’Asc, au Ds, au MC et au FC – est un facteur de valorisation quantitative. Cela veut dire que les fonctions attribuées à cette planète, vont jouer un rôle important – plus important que celles des autres fonctions planétaires – dans la personnalité du sujet.

Nous avons donc affaire à un Solaire du Lion : tempérament affirmé, autoritaire, qui cherche à imposer sa « marque » en toute circonstance, très égocentré c’est à dire constituant sa propre référence (le SOLEIL n’est-il pas l’étoile par rapport à laquelle tous les autres Corps Célestes s’organisent pour former un « système » ? Il en est de même très souvent pour le SOLAIRE….et pour le LION….alors, vous pensez pour les deux !!!…

Ni l’un ni l’autre ne peut imaginer ne pas être « au centre » (non au sens politique, à la Bayrou ou à la Borloo). Au centre ici, veut dire celui qui occupe le cœur du système et l’anime de sa volonté. En fait, « au centre » doit se traduire par « au-dessus de tous ». Voyez les thèmes de Louis XIV (SOLAIRE de la Vierge) et de Napoléon 1er (SOLAIRE du Lion, comme notre nouveau 1er Ministre) et vous comprendrez ce que je veux dire.

Il y a une expression qui vient irrésistiblement sous la plume quand on évoque une personnalité trop fortement marquée par un SOLEL « dominant« , surtout s’il est dissonant comme dans le cas de M.V) c’est celui de « tendance mégalomaniaque« .

La suite de l’étude nous dira s’il est ou non légitime ici.

– Il y a quelques jours, alors que je réfléchissais à cette étude, j’ai voulu regarder, sur Arte, le film (une fiction plus ou moins historique) consacré à Eva PERON. Qui ne sait ce qu’est une femme de pouvoir, combattive, autoritaire, généreuse et fortement « égocentrée« , « autoréférencée »  comme je le disais plus haut, doit rencontrer le personnage d’Eva PERON.

Bien entendu, sitôt l’écran éteint et bien qu’il fût assez tard, je me suis précipité sur mon ordinateur pour trouver les données de naissance de cette femme flamboyante, iconoclaste, volontaire, assez mégalomane (la façon dont elle traite les « autorités » et les « aristos » espagnols (ou argentins) y compris l’épouse même du « Caudillo » est proprement irrésistible de culot et de drôlerie), provocatrice, mais généreuse, loyale, sincèrement dévouée à la cause des « descamisados » (les « sans chemise« )[5] adulée et déifiée par tout un peuple…et je n’ai pas été déçu.

Eva PERON est née sous une conjonction SOLEIL-MARS placée à l’Asc en Taureau : une Solaire, doublée d’une Martienne donc.

Chose amusante, le général FRANCO à qui Eva PERON rendait une visite officielle au nom de l’Argentine, était, lui aussi un SOLAIRE (du Sagittaire au FC) et un MARTIEN (des Poissons au DS). Sans doute apparaissaient-ils comme très dissemblables sur le plan physique (!) et comportemental, mais il est évident que le goût du pouvoir, la volonté de jouer un rôle sur la scène du monde, de laisser leur marque dans l’histoire, un exercice de autorité sans discussion, le goût ostentatoire du panache (chacun à sa façon) les rapprochaient au delà de toute observation superficielle.

  • Revenons à notre « petit caporal » Catalan. 

Solaire (voir plus haut) il est, Solaire il apparaît à certains qui en témoignent :

Je cite toujours le même article :

 » De 1997 à 2001, Valls est chargé de la communication et de la presse de Lionel Jospin, alors Premier ministre. Il n’aime pas le travail d’attaché de presse, se trouvant digne d’un destin national[6].
« Il prenait de haut les journalistes », se souvient un confrère féminin qui, à l’époque, suivait Matignon. « Il terrorisait les nouveaux venus », confirme une autre qui, elle, suivait le Parlement.

Dans « Manuel Valls, les secrets d’un destin », Christian Gravel, aujourd’hui conseiller communication de Hollande, raconte son début de carrière auprès de Valls à Matignon….

[….]

 « Valls était brillant mais hautain et, franchement, il avait pris la grosse tête », assure un rédacteur en chef d’un grand quotidien dans la biographie. « 

Fin (provisoire) de citation

 Assez édifiant comme on le voit.

  •  Mais, Valls n’est pas seulement SOLAIRE, il est aussi URANIEN.

En effet, vous remarquerez que URANUS s’associe au SOLEIL pour encadrer le DS du thème et forme une conjonction (dite « appliquante« , je vais m’expliquer sur ce mot) assez large avec lui.

Or, le dit URANUS est le maître de l’Ascendant !

Et, ceux qui suivent ces études, savent quelle importance il nous faut attacher au maître de l’Ascendant (expression privilégiée de la personnalité du sujet) en AnthropoCosmologie Comparée, elle même héritière (dans la méthode) de l’Astrologie Globale de la défunte (et très regrettée) Claire Santagostini.

Certes la personnalité d’un sujet est exprimée par tout le thème, mais le maître de l’Ascendant est comme sa « marque » ou sa « signature » spécifique, ce par quoi il se manifestera le mieux.

Placé dans un signe – la plupart du temps différent de l’Ascendant proprement dit – il se colorera du symbolisme de ce Signe.

Ex : François Hollande est un Lion, Ascendant Gémeaux.

Mercure est donc le maître de l’Ascendant. Or, Mercure est placé en Scorpion. Ce par quoi Hollande se manifestera le mieux c’est par l’exercice d’un intellect particulièrement  » curieux et inquiet, très porté à fouiller, sonder, scruter en profondeur pour lever des énigmes, découvrir des secrets…Esprit perspicace, pénétrant, caustique……fait….un psychologue doué de flair, un fin limier, un critique avisé ou un sadique mental, foncièrement irrationnel ou sceptique« [7].

Et si, comme moi, vous avez suivi l’émission de France 3 qui, au soir du 07.04.2014 était consacrée à décrypter la personnalité de François Hollande à travers les nombreux témoignages de ceux qui le connaissent de près, vous aurez découvert, quelquefois exprimés en des termes équivalents, les caractéristiques énumérées par André Barbault.

Mais il n’est pas le seul.

Si vous vous référez à un auteur très éloigné – tant du point de vue théorique que méthodologique de Barbault – Jean-Pierre NICOLA – vous retrouverez l’idée que Mercure associé au Scorpion (ou à Pluton, maître de ce signe) signale les « esprits curieux, énigmatiques, contestataires…peu doués pour la clarté » (cette idée est revenue plusieurs fois dans les témoignages quand ses proches disaient de F.H qu’on ne savait jamais vraiment ce qu’il pense, qu’il était secret, inattendu, etc…) « intelligence faustienne…esprit redoutable… pour percer les secrets du diable en personne….pour atteindre le dessous des cartes…percevoir les rouages complexes….ennuis et problèmes d’expression [car il ne sait pas toujours formuler ses découvertes et les rendre communicables]. C’est certainement ce genre de qualité qui lui a permis, petit à petit, de faire son petit bonhomme de chemin et de « torpiller » un à un tous ses concurrents dans la longue course à l’Elysée.

Au négatif éventuel à mettre au bénéfice d’une telle position, Nicola se montre particulièrement éloquent : « esprit pervers…il croit deviner, il invente, il croit déduire, il projette….il incite au mensonge ….sa puissance d’invention rend fourbe malgré soi » [un témoin dans l’émission disait de FH qu’il était quelquefois « retors« ].  

Bien sûr, chacun de nous présente un cocktail de déterminations positives et négatives de nos « astralités » suivant notre morale, les circonstances, le degré de prise de conscience de soi-même, etc…Il en est forcément de même pour F.H

Donc notre nouveau « caudillo » est un « Uranien du Lion ».

  • Que dire d’un tel dispositif ?

Qu’il signale le type même du « Passionné » en caractérologie : c’est à dire (pour faire court) l’homme d’action, de pouvoir, de domination, porté par une ambition (qu’elle soit généreuse ou sordide)…..ce que Manuel était déjà par son SOLEIL/Lion valorisé par son angularité.

Mais URANUS n’est pas le SOLEIL. Symboliquement on peut dire que le Soleil évoque la lumière et la chaleur (d’où le côté noble et généreux). Chez Uranus, si la lumière (artificielle comme celle de l’électricité demeure) la chaleur a complètement disparu. Uranus évoque donc le désir de dominer (comme le Soleil) avant tout par l’intellect, sec et intransigeant, souvent brillant mais totalement dépourvu d’affects.

Or, comme je le faisais remarquer plus haut, la conjonction Soleil/Uranus est « appliquante »; c’est-à-dire que le mouvement naturel porte le Soleil à rejoindre Uranus pour se rallier à ses valeurs et lui apporter sa force et son autorité. C’est une combinaison qu’on remarque souvent chez les dictateurs mais aussi chez les tyranneaux domestiques ou encore chez ceux qu’on appelle les « petits chefs » en entreprise; tous ceux qui n’ont de cesse de faire reconnaître leur autorité, leur façon de penser comme seule admise.

Vous commencez à comprendre peut-être pourquoi je l’ai désigné par le terme de « caudillo » tant le besoin de s’affirmer et de dominer devient éclatant dans ce thème…

Mais ce n’est pas fini.

 

  • Le VERSEAU à l’Ascendant à, lui aussi, son mot à dire.

Deux tendances majeures habitent la phase VERSEAU du zodiaque.

– Cette étape représente (pour moi) la phase où l’être humain doit apprendre à se spiritualiser, à se dépouiller à se déposséder intérieurement de toute forme d’instinctivité, de toute épaisseur matérielle, de tout intérêt personnel avant de passer symboliquement à la phase POISSONS qui évoque le « passage » vers une autre dimension (la mort, le grand tout, le retour à la matrice universelle ou à Dieu et, inversement, la sortie de cette même matrice universelle pour amorcer une vie individuelle (BELIER) incarnée (TAUREAU). Bref.

Sur le plan de la destinée collective, cela pourra pousser le sujet à servir un idéal, à poursuivre une vision, un projet, qui amènera plus de fraternité (et plus de beauté) entre les hommes, à se mobiliser pour la défendre ou servir des « valeurs ».  Il devra pour cela dominer ses propres attentes et passions, pour aider les autres à cultiver la partie la plus spirituelle d’eux-mêmes. C’est SATURNE (ancien maître du Verseau) qui, déchu de son rôle de roi des dieux, prend sa retraite dans le Latium, et invente l’âge d’or avec JANUS qui habite déjà là : pour instituer cet âge d’or les deux compères rétablissent l’égalité des conditions; aucun homme ne serait au service d’un autre ; personne ne posséderait rien en propre ; toutes choses seraient communes, comme si tous n’eussent eu qu’un même héritage.

Vous commencez à comprendre pourquoi on trouve tant de « Verseaux » chez les progressistes, humanistes et collectivistes. C’est aussi et surtout le Verseau des émancipateurs, des éducateurs, des thérapeutes qu’on rencontre souvent dans les professions éducatives, socioculturelles, philosophiques (Kant et ses exigences humano-universalistes : Asc « Verseau »).

Vous l’avez compris ce Verseau dominé par son intellect, éprouve un certain mépris des réalités brutes et concrètes et nourrit une propension réelle à l' »angélisme« . Car c’est la phase VERSEAU qui devrait nous aider – sinon à totalement dissoudre (penser à « l’eau qui s’écoule d’une amphore » illustrant les valeurs du signe), du moins à prendre de la distance par rapport à ces instincts puissants (et fort utiles) exprimés par les trois autres Etapes-Signes « fixes » puisqu’ils nous attachent à la vie, mais parfaitement contraires à notre destinée spirituelle lorsqu’ils dominent de manière exclusive dans nos comportements et nos attentes : la cupidité et la possessivité avec le Taureau, l’Egocentrisme et la Vanité avec le Lion, la Luxure et la Jalousie (souvent venimeuse) avec le Scorpion. Ce qui conduit à la « gratuité » des échanges : cette « gratuité » que nous devons observer dans l’éducation des enfants par exemple, si nous voulons vraiment les aider à grandir et à assurer la relève (le Verseau est tourné vers l’avenir, le renouveau, le re-création) dans le respect de leurs dispositions propres.

En fait, si on s’intéresse à l’histoire de la philosophie morale depuis les Grecs qui l’ont inventée et à tout ce qu’on a écrit à toutes les époques sur les « passions » (de Socrate à Descartes et quelques autres) qui agitent l’âme humaine, on s’aperçoit que tout ce que nous devons discipliner en nous est contenu dans les attributions des trois signes que je viens d’évoquer et sur leurs manifestations multiples et variées, quand ils s’égarent du côté de l’ubris (de la démesure si vous préférez).

Nous ne pouvons pas vraiment aimer et éduquer un enfant pour son bien propre, si nous le considérons comme notre possession exclusive (Taureau) comme un moyen de nous glorifier nous même (Lion) ou comme un objet de désir lubrique (Scorpion).

Comme quoi les philosophes « modernes » devraient s’intéresser de plus près à l’AnthropoCosmologie. Cela leur ferait gagner du temps et, quelquefois, leur éviterait d’écrire certaines âneries (pour rester poli).

– « Mais » – m’objecterez-vous – « si les signes fixes représentent les plus fortes passions de l’âme humaine, comment se fait-il que le « Verseau » qui en fait intégralement partie, puisse échapper à leur lot commun ?  »

Excellente question. En fait, il n’y échappe pas du tout mais se contente de nous indiquer la voie (la sagesse, la purification, une certaine forme d’ascèse) pour y échapper. Car, le danger qui le menace, est celui de l’illusion d’y avoir échappé. Et ainsi de mieux « faire la bête » en imaginant « faire l’ange« . Ainsi ce Verseau qui doit « trouver son centre de gravité chez les autres » (d’après Claire Santagostini déjà citée) est-il souvent persuadé agir pour le bien, l’émancipation, l’éducation, la réalisation des autres et s’oublier lui même, alors que, tel Pygmalion, il les façonne en statues érigées à sa propre gloire (comme je l’indiquais déjà plus haut).

En toute bonne foi la plupart du temps. En toute hypocrisie dans nombre de cas.

 

– C’est là où intervient la deuxième orientation de la phase « Verseau ».

Si la première est tout entière dominée par ses principes théoriques et ses  envolées humanistes, universalistes et morales, préoccupée de pureté, d’idéal, de sagesse, d’oblativité, de progrès, de liberté, d’égalité et de fraternité humaine (en cela nous sommes bien dans l’Ere du Verseau commencée avec la révolution française) la deuxième est tout obsédée d’une sorte de dépassement de soi, assoiffée d’une aventure prométhéenne (A.Barbault dixit) où pourront s’exprimer la révolte contre l’ordre établi (penser à Prométhée qui vole le feu aux dieux – ce n’est par rien – pour l’apporter aux hommes et les émanciper par la technique), le goût de la nouveauté, du modernisme, du record (dans quelque domaine que ce soit) de l’originalité pour ne pas dire de la provocation et, bien sûr de la transgression. Le tout au service du besoin essentiel qui marque l’axe LION/VERSEAU : l’individualisme forcené et de sa compulsion spécifique : l’orgueil intellectuel. Le pire. Celui qui nous conduit à nous estimer à l’égal de Dieu et à pouvoir nous passer de lui. Avant de déchanter quand la catastrophe arrive.

Si, dans le premier cas (le VERSEAU à tendance plutôt saturnienne) le « progrès » était conçu comme purement moral, culturel, individuel et prenait les allures d’une quête spirituelle (réelle ou illusoire) dirigée contre nos égoïsmes naturels (d’où le « collectivisme » de l' »âge d’or » saturnien)

Dans le second, il s’inverse à travers la dimension uranienne et prométhéenne que j’évoquais plus haut. Le besoin de cultiver les aspirations universelles de l’humanité en soi (programme de l’éducation pour Kant) s’inverse en besoin de repousser ses limites  personnelles, de développer au maximum les valeurs individuelles (ici on est plutôt du côté de Rousseau) d’où le goût du record, de la nouveauté. La volonté d’exacerber ce qui, en soi, surpasse la norme commune et nous érige en un individu unique, inimitable, insurpassable. Bref, en un « surhomme » et Nietzsche n’est plus très loin.

L’orgueil et la mégalomanie (dangers communs à tout l’axe Lion/Verseau) ne sont plus contrôlés par le principe saturnien et, de Prométhée, on passe à Icare qui veut s’élever si haut près du soleil qu’il se brûle les ailes…et s’écrase sur terre.

Nous verrons vers la fin de cet article que Manuel VALLS appartient à l’un et l’autre de ces deux types (uranien et saturnien) dont j’ai brossé à grands traits le portrait ci-dessus.

 » En cas de spiritualité douteuse[8] » écrit JP Nicola dans l’ouvrage cité, « il ne s’agit plus que de morale feinte, de générosité intéressée sous le manteau et de volonté dominatrice. On libère pour asservir[9] »

Un cas idiomatique d’un tel VERSEAU ébloui par son propre orgueil est, par exemple, celui du Verseau Nicolas Ceausescu qui, entre autres manifestations multiples de sa mégalomanie, eut le ridicule de se faire élire à l’Académie roumaine (alors qu’il était quasi illettré) et de se faire reconnaître par tout un peuple comme « le Danube de la pensée« . Et, sur le plan de la « morale feinte et de la générosité intéressée » il fit encore mieux : ayant organisé un système d’écoutes téléphoniques généralisé pour espionner tout le pays, il eut le front de déclarer benoîtement, qu’ainsi il « connaîtrait mieux quelles étaient les aspirations du peuple roumain« . C’est exactement la justification de Lucifer auprès d’Eve et Adam : il prétend leur apporter la connaissance du bien et du mal en les incitant à manger du fruit défendu, après quoi « ils seront comme des dieux » alors qu’il sait mieux que quiconque qu’il va provoquer une catastrophe cosmique qui introduira la souffrance et la mort dans le monde terrestre.

Sur le plan pratique, cet « inadapté » aventureux et prométhéen ou icarien, quand il n’est pas de grande qualité (et c’est très rare comme vous vous en doutez)  » illustre l’inverse du Taureau adapté » – poursuit JP Nicola –  » il s’insurge contre la raison pratique, les appétits possessifs. Il n’a pas d’œillères mais manque de barrière. Quelquefois, son débridement le conduit à un aventurisme effréné« .

C’est une façon de dire qu’un tel Verseau est dominé par son idée fixe de supériorité qui le fait échapper à toute norme, à toute considération de la réalité et qu’il en devient incapable d’apprécier la portée de ses actes tout aveuglé de sa propre (fausse) puissance.

– Ainsi par la valorisation qu’on pourrait presque qualifier d’excessive et surtout de dissonante de l’axe LION/VERSEAU dans le thème de Manuel, si nous pouvons espérer rencontrer chez lui quelques une des qualités qui y sont attachées : courage, noblesse d’âme, générosité, autorité, désir de servir un idéal au profit du Bien Commun en oubliant ses propres intérêts;  mais nous pouvons tout aussi bien craindre l’ensemble des pièges que cet axe recèle et que j’ai tenté de cerner dans le développement ci-dessus.

 

  • La Surcompensation :

Pour un observateur inattentif, le côté « ombre » d’un thème aussi « solaire » peut passer inaperçu…tant il est évident.

Il y a d’abord un piège commun à tous ceux qui naissent avec un SOLEIL situé dans le signe opposé à leur Ascendant. En d’autres termes, chez tous ceux qui ont le SOLEIL « rejeté » par l’Ascendant.

« Rejeté« ‘ veut dire que les valeurs solaires auront du mal à être intégrées par l’Ascendant. Or, celui-ci constitue un point extrêmement stratégique quant à la personnalité, car il exprime de très près à la fois la façon dont le sujet se perçoit lui même et la façon dont il perçoit le monde. Claire Santagostini que j’ai déjà évoquée, désignait l’Asc comme étant « le moi » du sujet qu’elle différenciait du « je » représenté par le Soleil.

C’est un langage tout droit inspiré de la psychanalyse freudienne et, comme tel, fortement connoté et quelque peu réducteur car le « moi » est une notion qui flotte comme un bouchon au gré des courants qui déchirent le monde de la psychologie.

Pour ma part, je dirai plutôt que l’Ascendant exprime l’orientation de la conscience du sujet, les « lunettes » avec lesquelles il se voit lui même et voit l’existence ou « le lieu d’où il se parle et nous parle« .

Vous n’oubliez pas que l’Ascendant, astronomiquement parlant, désigne l’horizon Est du thème (le lieu où se lève le Soleil : synonyme de conscience et de volonté).

Or « Est »= « Orient », d’où Asc = Orientation générale de la personnalité.

Logique non ?

Une fonction-planète « rejetée » par l’Asc – donc mal intégrée par la personnalité – indique un profond sentiment d’infériorité concernant les valeurs et domaines régis par la dite planète et un long travail d’intégration pour se les approprier.

Ici, ce n’est pas rien puisque le SOLEIL évoque plus que toute autre planète, la confiance en soi, la force intérieure, le rayonnement, la virilité, le prestige, l’autorité, la reconnaissance des autres, etc, etc…

Comment se manifestera cette mauvaise intégration que je rapporte au sentiment d’infériorité d’Alfred Adler (infiniment plus pertinent pour comprendre les motivations humaines – politiques notamment – que Freud qu’il suivit un temps mais avec qui il rompit tous rapports).

Anthropocosmologiquement parlant on dira que ce sont les défauts solaires qui, tant que le problème n’aura pas été surmonté, se manifesteront dans l’attitude du sujet.

Soit en manque : peur de s’affirmer, de s’affronter à l’adversité, de s’imposer, de poser un acte de volonté, de se mesurer à plus fort que soi, etc, etc

Soit en excès : arrogance, vanité, comportements caractériels, autoritarisme exacerbé, besoin excessif de se mettre en valeur, de provoquer la confrontation, histrionisme quelquefois, etc, etc. vous pouvez facilement en imaginer par vous même une fois que vous aurez compris le principe solaire.

– Mais le SOLEIL n’est pas seul à se trouver rejeté à l’opposé de l’Ascendant et – qui plus est – en Maison VI (et non en Maison VII). Cette position en Maison VI – le secteur des « serviteurs et des servantes » dans l’astrologie utilitariste traditionnelle, est totalement infériorisante : symboliquement le SOLEIL, qui désigne le chef, se trouve dans le secteur des « serviteurs »! C’est dur à vivre.

Cela me fait penser, au moment où j’écris ces lignes, à cette pièce de théâtre dont j’ai oublié le nom, qui met en scène un couple de la plus haute aristocratie russe (un Grand-Duc proche du Tsar et son épouse) amené, après la fuite et l’exil, à se « placer » comme domestiques chez un autre couple de bons bourgeois parisiens (genre Verdurin) ….tout ébaubi de la dignité et du savoir faire de leurs domestiques qui leur en remontrent en fait de bonnes manières et de savoir vivre.

Quelles sont les raisons exactes, les « causes » de cette marque d’infériorisation dans le thème de Manuel, je ne saurais le dire car cela relève :

– de la « destinée » pour les uns

– de la volonté divine – par essence impénétrable – pour les autres

– du karma pour les troisièmes, et, très souvent

– des aléas de l’histoire familiale pour les quatrièmes (dont je fais partie au moins en principe)

Mais cette marque d’infériorité imposée par la vie, et ressentie comme telle à travers le « sentiment d’infériorité » dont je vous dirai un mot par ailleurs, existe bel et bien dans le thème de Manuel et même doublement.

– « Diable !pourquoi  doublement ? » me demanderez vous ?

– Tout simplement parce que le SOLEIL n’est pas le seul à être « rejeté » par l’Ascendant.

– URANUS (je le notais un peu plus haut) qui est le maître de l’Ascendant (le « moi » du sujet comme dit Claire Santagostini) l’accompagne dans cette sorte d’exil.

C’est comme si le malheureux Manuel avait une double raison (plus ou moins consciente) de ne pas s’accepter lui même et de se vouloir autre.

Regardez le thème : URANUS, maître de l’Ascendant est en Maison VII, au Descendant à l’intersection du Lion et de la Vierge.

Sur le plan anthropocosmologique on dira que la personnalité du sujet aura du mal à s’intégrer les valeurs uraniennes elles aussi.

Soit elles risqueront de s’exprimer par défaut : fermeture intellectuelle, raideur, inhibition (URANUS jouant le rôle d’une sorte de super-SATURNE culpabilisateur, interdisant toute expression personnelle authentique) insécurité profonde (à l’extrême ce serait le versant « parano »)

Soit elles s’exprimeront par excès : individualisme excessif, indépendance ombrageuse, insoumission, révolte, principes exclusifs, fanatisme, etc…(à l’extrême on aurait plutôt le versant « mégalo ». Pensez à un discours de Hitler et vous aurez une traduction fidèle, quoique caricaturale, de l’Uranien déjanté et mal dans sa peau en phase de surcompensation excessive).

Dans les deux cas la sensibilité est totalement verrouillée, fermée au ressenti des autres car entièrement mobilisée par les attentes et les blessures de l’égo. Le monde des autres, est un lieu hostile contre lequel on doit se défendre (« tout le monde m’en veut, je suis un incompris« ) ou qu’on doit dominer (« tous des veaux qui ont besoin d’un authentique leader, génial et charismatique« ).

Ces comportements que je schématise à grands traits ici, sont susceptibles de se manifester à des degrés extrêmement variables, sur une échelle très vaste, car,  bien entendu, d’autres déterminations interviennent qui viennent soit les accentuer soit les freiner ou les modifier pour nous offrir toutes sortes de « cas » qui pourtant partageront à un degré ou à un autre, et suivant leur génie propre,  les traits de caractère que je viens de signaler.

 

– Ainsi, chez Manuel, double rejet = double sentiment d’infériorité. Et même triple avec la position du SOLEIL en Maison VI.  Double ou triple besoin de compensation, voire de surcompensation.

Une petite parenthèse à propos de ce que certains appellent la « typologie planétaire » qui veut que s’imprime dans le physique du sujet, et surtout dans les traits de son visage, la « marque » du facteur planétaire qui marquera le plus le sujet.

Vous remarquerez ainsi combien François Hollande apparaît comme « Mercurien et Saturnien » malgré sa grosse tête (au propre et au figuré).
– Mercure est en effet le maître de son Ascendant Gémeaux et, de plus, c’est la fonction-planète la plus angulaire du thème puisque placée au FC –  et elle est au carré de
– Saturne. Le président est donc un Mercurien du Lion ((trois planètes dont Mercure et le Soleil dans le signe) contrarié par un Saturne du Scorpion

– A Mercure ce masque étrange aux lèvres minces et aux petits yeux vifs (qu’il écarquille comme des soucoupes quand il veut faire de le pitre car les « mercuriens » sont souvent des plaisantins, des farceurs et François l’est sur plus d’un point).

– A Saturne ce quelque chose d’affaissé et de tombant dans les arcades sourcilières et la bouche à la manière des Saint-Huberts, ce quelque chose de resserré et de fermé qui marque les récepteurs du visage.

Les traits adolescents de Till l’espiègle sur  la tête d’un Tibère en pleine andropause.

 – Pour ce qui est de Manuel, on ne peut pas dire qu’on ait affaire à un visage vraiment Solaire ou Léonin : pensez à une statue d’Apollon ou d’Hercule – observez un portrait de Claudel, d’Alexandre Dumas, de Garibaldi, de Franz Liszt, de Mussolini et de Napoléon (à sa maturité) et vous pourrez vous faire une idée de ce qu’est un « solaire » : visage plein d’un bel ovale, front haut, éclat du regard, bouche ferme, noblesse de l’expression, etc….

– Chez Manuel l’éclat du regard existe bel et bien, assez magnétique même, mais c’est le regard, brillant et aigu sous de fortes arcades, d’un oiseau de proie (d’un aigle si on veut être aimable avec lui) et non celui, impérieux et noble du Lion. Car ce visage est « rétracté » lattéralement, « émacié » et comme tiré vers le haut et l’arrière. Les oreilles notamment, dont mon petit-fils dit qu’elles sont celles d’un gremlin ou d’un elfe; la bouche crispée comme pour mieux contrôler la parole ou se refuser à la discussion, le nez busqué comme le bec d’un oiseau de proie. Bref, c’est un visage typiquement Uranien. Observez la planète Uranus dans le thème qui est joint à cette étude et vous verrez combien le symbole [conçu à partir de deux ellipses se resserrant sur l’axe vertical d’une croix surmontant un cercle[10]] illustre bien les lignes directrices du visage rétracté et anguleux de M.V.

Fermons la parenthèse astro-physiognomonique (si je puis dire) et revenons aux ressorts profonds de la personnalité de Manuel Valls.

  • On a vu dans cette première partie que le thème exprimait une sorte d’antinomie entre un extrême désir de s’imposer, de rayonner, d’imposer sa loi en surcompensation sans doute excessive à une sorte de sentiment d’infériorité ou de doute sur soi-même (pour mémoire : le Soleil (infériorisé en Maison VI) et le gouverneur du thème (le maître d’Asc) « rejetés » à l’occident de la carte du ciel.

 Je vous ai promis une petite explication de ce qu’était ce fameux « sentiment d’infériorité » d’après la psychologie adlérienne. Voici, en quelques lignes comment Louis JUGNET, dans l’étude qu’il consacre au psychiatre-philosophe : « RUDOFL ALLERS OU l’ANTI-FREUD »[11] résume ce concept essentiel de la psychologie moderne :

(Je cite) :

 » On sait que pour ADLER, le mo­teur essentiel de l’activité humaine doit être cherché dans l’antagonisme entre l’affirmation du moi(l’expression « volonté de puissance » est ici assez équivoque, parce que grosse d’égocen­trisme) et le sentiment d’infériorité. Tout homme oscille entre ces deux pôles d’attraction, non certes de façon passive (bien que libre-­penseur, ADLER a toujours protesté contre le déterminisme freudien) mais tout de même sous l’influence de nos conditions de vie. Si l’af­firmation du moi, plus ou moins contrariée, ne peut se satisfaire par la socialisation des ten­dances et le « sentiment de communauté » [12]  et d’utiles « surcompensations » (développe­ment d’aptitudes, etc…) le sujet risque de tom­ber, soit dans la délinquance (vol, crime, etc… ), soit dans la névrose, refuge illusoire du désadapté, et dont le mécanisme fondamental ne diffère pas en nature de la délinquance. C’est pourquoi on a pu dire très justement que « pour ADLER, la Névrose est une maladie du sentiment de communauté » (Ch. BAUDOUIN), et qu’on peut lire dans un ouvrage adlérien un peu touffu mais extrêmement riche et intéressant :  » …Une conception sociale qui fait coïncider le point de vue individuel avec le point de vue social de la morale : pour bien se porter, il faut cultiver l’altruisme « .

(fin de citation).

– A mettre toujours sur le compte d’un sentiment d’infériorité, en tout cas d’insécurité la présence de la LUNE (pôle le plus vulnérable du thème) en Capricorne son signe d’exil.

Je crois avoir évoqué cette position quand j’ai réfléchi au thème de François Hollande.

– Une Lune en Capricorne sensibilise souvent au besoin de contrôler l’environnement pour se sentir en sécurité. En Cancer (« domicile » de la Lune) ce sentiment de sécurité est naturel et spontané. On se sent porté, accepté, intégré, en osmose profonde avec le milieu naturel (par extension du sentiment de plénitude et de  non-séparation éprouvé dans le corps de la mère).

– L’autre attitude possible – la plus courante aussi – avec cette position d’exil, consisterait à se faire aussi petit que possible dans son coin, de se cantonner à remplir le rôle qu’on attend de nous (notamment en matière de travail : probité, conscience professionnelle, régularité, ponctualité, ordre, etc….) bref, d’adopter une sorte de régime de survie pour continuer à exister sans trop attirer l’attention sur soi.

– Il n’est est pas de même chez Manuel, (ni chez un certain nombre de personnalité politiques où nous pouvons relever une telle position : outre Manuel et Hollande, nous pouvons la trouver par exemple Mme Filipetti, Mme Alliot-Marie, Marine Le Pen, et même Xi Jinping pour élargir un peu nos horizons nationaux).

– En fait une Lune/Capricorne, nous dit que nous ne serons jamais plus en sécurité que lorsque nous tiendrons la position ultime et fixerons nous même les règles. Sans forcément nous orienter vers une carrière politique, quand elle se montre réactive et non passive, elle nous pousse à l’excellence, à une sorte de perfection dans un domaine ou un autre où nous nous sentirons enfin à l’abri de toute contestation, de tout danger.

– Chez Manuel la LUNE occupe la pointe de la Maison XII, celle des limitations extrêmes imposées par l’existence, dont les graves problèmes de santé. Mais pas seulement. Seule une connaissance précise de l’histoire familiale de la famille paternelle et maternelle du sujet, pourrait nous dire pourquoi une position aussi critique est associée au facteur le plus tendre, le plus vulnérable, le plus évocateur de tendresse et de protection qu’est la Lune, archétype maternel et familial par excellence.

 – De plus on remarque que la dite Lune est en dissonance avec PLUTON, facteur d’angoisse, de crise, de sentiment morbide quelquefois. C’est souvent l’indice d’une gestation et d’une naissance difficiles qui créent un sentiment permanent d’insécurité et de méfiance tout au long de l’existence. Je n’en sais rien et je n’ai pas voulu perdre de temps à lire une biographie de Valls, lui préférant une excellente étude de Luc Ferry sur Kant (pub gratuite) et quelques autres recherches.

– Elle aussi au quinconce de MARS, lui même fort bien accepté par l’Ascendant. Et voilà une autre surcompensation qui se dessine : le côté « colérique » et agressif de la personnalité, sans doute soupe au lait, impulsif (dissonance à la Lune) porté aux querelles intestines et aux « querelles d’Allemand » (Mars est ds la signe « fraternel » des Gémeaux); l’émulation par la rivalité agressive (on cherche à surpasser ou à vaincre « le même » signifié par les Gémeaux). On remarque que Mars, déjà orienté vers les querelles « fraternelles » par les Gémeaux, se trouve de plus dans la Maison IV : celle de la famille. Il n’est donc pas tout à fait improbable que l’attitude de rivalité intestine qui a été nécessaire à Manuel pour évincer et faire mordre la poussière aux petits copains du PS et qui le conduisit à se porter candidat aux primaires de ce même parti contre ses collègues et ses supérieurs au sein du parti (en vain d’ailleurs) ne trouve une origine dans l’ambiance de la famille VALLS qui semble, a priori, marquée par des rivalités et des tensions intestines. On remarque aussi que MARS est au sextile au SOLEIL dont il exalte le caractère viril, actif, énergique, combattif. La aussi il n’est pas interdit de penser que Manuel, pour s’exprimer et se réaliser, a dû s’opposer à une figure paternelle autoritaire, un peu despotique, qui lui a permis de se faire les muscles pour aborder le combat politique….et qui justifie par la même occasion, le sentiment d’infériorité que le garçon a pu ressentir de la part d’une figure protectrice un peu trop protectrice ou dominatrice.

Bien entendu l’oeuvre d’Adler tournant tout entière autour de ce sentiment d’infériorité qui, pour lui, structure notre perception de l’existence, mérite bien d’autres développements (notamment sur l’éducation des enfants) mais cet extrait suffit à la réflexion que je mène avec vous sur le thème du Manu. Cela m’a permis de vous livrer quelques clés concernant l’expression de cette très puissante expérience dans un thème natal (expérience qu’on relève, très marquée, dans les thèmes de Freud ou de Hitler par exemple) nous pouvons donc continuer notre exploration.

 El Caudillo

Nous en venons maintenant à la deuxième grande dualité du thème et nous verrons en conclusion comment ces deux dualités finissent par se résorber en se complétant et en fournissant au sujet les moyens de la réalisation spectaculaire à laquelle il aspire.

Car la deuxième grande configuration qui occupe le thème pourrait être interprétée comme l’exact contre-point de la première.

Il s’agit du grand trigone en Signes d’Eau qui relie JUPITER en POISSONS dans la 1ère Maison de Manuel, à NEPTUNE en SCORPION à la pointe de la Maison XI.

Autant les rapports LION/VERSEAU – SOLEIL/URANUS allaient dans le sens d’une volonté d’ hyper-affirmation individuelle tournant quelque peu à la mégalomanie,

Autant cette deuxième configuration en fond de Signe d’Eau ouvre Manuel à des valeurs collectives d’humanité, de philanthropie, de générosité sociale aboutissant à une très grande capacité à se rendre popuplaire. L’Eau symbolique est en rapport avec la sensibilité mouvante de l’être humain, c’est par elle qu’il peut « élargir » son moi (Kant) en entrant en communion profonde avec les autres,  non par la parole et les idées (ça c’est de la simple « communication » à la Descartes), mais en se ressentant en osmose avec tous les autres êtres humains. Jusqu’à la disparition de l' »égo » dans le grand océan de la conscience commune à l’ensemble de l’humanité, ou dans celui de l’infini cosmique et/ou divin, dans certains cas

Nous savons que les POISSONS où se trouve JUPITER et qui constituent le 2ème Ascendant de Manuel, va dans les sens de nos aspirations à sortir des limites que nous imposent notre existence terrestre et temporelle; ils aspirent à la communion avec l’infini, avec le « grand tout » avec l’univers….avec Dieu.

La complicité avec NEPTUNE, maître moderne des Poissons – JUPITER en restant le maître traditionnel – va dans le même sens et accentue même le côté visionnaire, prophétique, universaliste, voire mystique de Jupiter/Poissons. Mais là où Jupiter est en quête de solutions institutionnelles pour répondre à sa soif d’idéal, humainement réalisables, Neptune lui, est à la poursuite d’aspirations plus ou moins claires, de visions fascinantes mais lointaines. Bref Neptune, quand il ne marque les poètes, les prophètes, les visionnaires, les artistes, quand il ne fabrique pas les mystiques (genre Ramakrishna par exemple) est celui qui invente les prestiges et les miroirs aux alouettes d’une idéologie : Marx est (comme KANT) TAUREAU, avec un double Asc VERSEAU/POISSONS, Uranus et Neptune, leurs deux maîtres, s’identifiant l’un à l’autre par conjonction. Marx est donc celui qui interprète la réalité matérielle et économique (Taureau) censée conduire l’histoire de l’humanité à travers les lunettes déformantes d’une puissante idéologie.

Plus généralement, le propre de NEPTUNE est donc de symboliser ce qui, dans notre âme et dans nos idées, ne peut jamais aboutir à une réalisation, ne peut s’exprimer par des mots, ne peut se réaliser dans les limites de l’existence physique et manifeste de ce fait, un prestige et une attirance sans égal puisqu’il  nous fait croire que tout est possible si on met « l’imagination au pouvoir« . Ce n’est pas la planète du romantisme pour rien. Neptune c’est « l’étoile » (même si ce n’est qu’une malheureuse planète) qui guide et exalte don Quichotte dans sa quête héroïque, mais qui lui fait complètement ignorer les réalités auxquelles il a à faire face et sur lesquelles il va se casser le nez.

C’est la planète des « lendemains qui chantent » des « aubes radieuses » quand l’égalité et la fraternité se seront répandues sur toute la Terre; de la société sans classes et donc sans tensions qui se lèvera quand on aura éliminé la précédente…qui tend obstinément à se perpétuer pourtant.

Bref, si Neptune peut être associée à une quête religieuse, artistique, oblative ou humanitaire à titre individuel (l’infini, l’inaccessible…) elle est aussi et encore mieux, à titre collectif, expressive du socialisme et du marxisme comme sous-produits du Christianisme, mirages qui ne demandaient qu’à prospérer sur un terrain ravagé par la révolution, dans la société dé-spiritualisée éprise d’utopies politico-sociales de remplacement qui est celle du XIX et du XXème siècle.

C’est pourquoi NEPTUNE  est le maître des POISSONS car le symbole planétaire comme l’Etape-Signe nous disent qu’il n’est aucune construction, qu’elle soit philosophique ou politique ou scientifique, qui puisse satisfaire notre quête de vérité et qui nous permette d’enfermer le sens de l’existence dans un système quelconque.

Regardez le symbole qui désigne des Poissons : ce sont deux Poissons qui se tournent le dos, tête-bêche, reliés en leur centre. Le Symbolisme est clair : il nous invite à ne jamais nous laisser enfermer, à ne jamais croire que nous « possédons » l’explication ultime des choses, de la vie, de l’univers; il attire l’attention sur le risque que nous présentons en tant qu’humains, à nous enfermer dans un système, à refuser la capacité de sortir de nos représentations pour les élargir. Quitte à devoir changer complètement de regard (c’est pourquoi leur position est tête-bêche). Il nous faut quelquefois pour saisir une bribe de vérité, explorer notre « impensé », plonger dans nos ténèbres, interroger nos évidences, remettre en question nos acquis et nos certitudes, faire tomber nos œillères (qui consistent à ne voir qu’un côté des choses en ignorant l’aspect contradictoire ou complémentaire : les deux Poissons du symbole sont identiques mais doublement inversés ) .

Et c’est pourquoi aussi le type « Poissons » de mauvaise qualité, peut apparaître comme tellement ondoyant, faux-fuyant, irresponsable, glissant comme une planche savonnée ou une truite qui file entre nos doigts. Il sent confusément qu’il ne peut être sûr de rien, que tout se vaut, qu’on peut dire d’une chose le tout et son contraire et il répugne à s’engager dans une voie où il se retrouverait…..enfermé comme en un bocal, n’ayant pas réussi à organiser le risque chaos de ses perceptions contradictoires.

 

 – Ici NEPTUNE est en Scorpion et à la pointe de la Maison IX.

La Maison IX en anthropocosmologie est celle de nos convictions, de nos orientations morales, religieuses, philosophiques. Elle représente donc les règles ou les repères que nous suivons (souvent inconscient) pour gouverner notre existence.

Le Scorpion, lui, est un signe « torturé »…..l’a-t-on assez dit dans la littérature anthropocosmologique ! Pourquoi ?

Faisons très court. Torturé parce qu’il nous rend sensible en permanence à la fragilité de la vie matérielle et physique; il nous dit tout au long de notre itinéraire terrestre que cette vie physique est une parenthèse, un entre-deux, une simple étape ou un simple état provisoire. Alors il nous incline à chercher, fouiller, analyser, sonder pour percer les mystères de cette existence qui semble tout offrir pour mieux tout reprendre; et à trouver la recette de l’immortalité – tel le Phénix – qui nous permettra d’échapper à la sentence de mort qui pèse sur nous, en comprenant et en maîtrisant ce qui sous-tend l’existence physique et perdure alors même qu’elle s’est abîmée dans la tombe et la pourriture. Signe métaphysique par excellence donc.

D’où le côté « torturé » inquiet, ombrageux évoqué plus haut. D’où l’intérêt pour la sexualité qui est encore le moyen le plus simple qui soit à notre dispositions pour survivre et nous prolonger.

D’où l’intérêt aussi pour les sciences, la médecine, la biologie, la génétique, etc, toutes disciplines qui n’ont d’autre visée que de maîtriser la vie et de repousser la toute puissance de la mort.

D’où l’intérêt enfin pour les questions tournant autour de la religion, de la foi, de la survie spirituelle, de la mystiques, avec quelques égarements parfois du côté de l’occultisme, de l’ésotérisme de bazar, de la magie, de l’alchimie, et d’autres pratiques encore plus sombres. Dérives souvent encouragées par Neptune dans le signe, car, vous l’avez compris Neptune n’est pas la planète de la réflexion logique et de l’expérimentation scientifique, mais celle de l’inspiration, de l’intuition artistique ou mystique, de l’imagination. Très belles qualités quand elles sont canalisées par un esprit rigoureux; mais catastrophiques quand nous avons affaire à un « déjanté » (pensez à Hitler et à ses aberrations tournant autour de la mystique de la race, ou à son adoption de la svastika comme emblème du parti nazi, mais, qu’en bon inverti qu’il était, il a utilisé à l’envers de son sens véritable !)


On l’a compris à travers ces généralités (un peu longues, mais je cherche toujours à fonder une analyse sur des principes généraux d’interprétation pour éclairer les apprentis anthropocosmologues) le danger qui guette Manuel cette fois-ci, c’est de s’enfermer dans une lecture du monde collectif, dans un système d’explication philosophique, social et politique, fermés comme en un bocal; de renoncer à cette ouverture intellectuelle et morale de l’âme qui a compris qu’elle ne possède pas la vérité mais qu’elle doit s’ouvrir humblement à elle (l’axe Vierge/Poissons est celui du service et de l’humilité alors que l’axe Lion/Verseau est celui de l’affirmation égotique) comme cela lui est proposé dans ce thème, et ainsi d’adopter une interprétation verrouillée débouchant à un comportement ultra-sectaire.

Or, il ne semble pas avoir échappé à ce danger si on en juge par certaines de ses décisions politiques et par certaines de ses paroles qui dénotent une fâcheuse tendance à vouloir imposer le point de vue de son idéologie au mépris du ressenti de millions de Français.

D’autant que JUPITER placé en Maison 1, n’incline pas à l’humilité et la à la modestie mais incite au contraire à se présenter comme leader, rassembleur, guide….

[A noter pour la suite de la carrière de Manuel VALLS que certains associent le caractère messianique de la révolution française et des régimes qui en sont issus, à cette configuration proprement religieuse et messianique elle aussi. C’est ainsi que nous avons une conjonction JUPITER/NEPTUNE au carré du SOLEIL en Sagittaire chez Chirac – une conjonction SOLEIL/JUPITER en Verseau opposée à NEPTUNE chez Giscard pseudo d’Estaing – une opposition SOLEIL Scorpion/JUPITER au double carré de NEPTUNE chez Mitterrand – une conjonction LUNE/JUPITER au trigone d’une triple conjonction SOLEIL Cancer/MERCURE/NEPTUNE chez Pompidou et une conjonction SOLEIL Scorpion/MERCURE opposée à NEPTUNE/PLUTON harmonique à une conjonction JUPITER/MARS en Verseau chez De Gaulle. On voit que Manuelito est bien pourvu pour s’imposer à la tête de la démocratie française….mais il n’est pas le seul : Sarkozy possède un carré JUPITER/NEPTUNE –  Jean-François Copé une opposition assez large de ces mêmes planètes – Ségolène possède un beau trigone JUPITER/NEPTUNE  et Hollande un carré. On comprend pourquoi ils arrivent tous à nous en mettre plein la vue avec leurs promesses de rasage gratis pour le lendemain…Passons ]

 

  • Le fin mot de l’histoire ???

 Avant de vous le révéler (peut-être) et de clore cet article, il faut que vous sachiez que Manuel Valls, dans sa jeunesse, fut  » un Catholique fervent [et qu’il aurait] envisagé de devenir prêtre  » !

Et oui ! Epatant, non ? aurait demandé Pierre Desproges. Il s’agit d’une confidence faite par sa sœur aux auteurs d’un livre consacré au Caudilicito[13]  et intitulé :  » Manuel Valls, les secrets d’un destin » (Jacques Hennen et Gilles Verdez – Ed. du Moment, 280 p.,). Livre que je n’ai pas lu je le répète mais qui était cité dans un article consacré à une réflexion sur les fameuses Municipales.

Ce que nous révèle cette confidence n’a rien de surprenant à la lecture de sa carte du ciel.

– Manuel Valls est à la recherche de la plus haute dimension de lui même et il a cherché la voie qui lui offrait la plus sûre garantie de vivre ce qu’il portait, en renonçant à l’exigence la plus haute.

Car un thème – je ne le répèterai jamais assez – ne constitue pas un destin tout tracé où les tendances les plus fortes doivent systématiquement l’emporter sur les autres, mais un exposé des choix que nous avons à faire tels qu’ils se posent dans la trame de notre âme. Choix que nous devons effectuer seulement quand nous sommes vraiment au fait de ce que nous portons et quand nous avons choisi le sens que nous voulons donner à notre existence.  Traduction : quand nous sommes capables de nous dés-identifier de notre thème, de notre héritage, et de décider en toute liberté de conscience – hors des pressions passionnelles qui nous agitent à un titre ou un autre – du sens que nous voulons donner à notre existence dans le cadre des circonstances où nous  nous trouvons.

– Quelle plus haute destinée un homme qui a la foi, peut-il espérer que celle de servir Dieu ? Rappelons les paroles du saint Curé d’Ars (je le cite de mémoire malheureusement) qui s’émerveillait de l’immense pouvoir du prêtre qui, par ses gestes consacrés (je parle du temps où la Messe était encore un sacrifice et non une joyeuse réunion conviviale) oblige le Christ à venir habiter l’hostie pour être de nouveau sacrifié à Son Père. En effet, quel autre humain qu’un prêtre consacré, dispose-t-il du pouvoir de commander à Dieu et de lier au ciel ce qu’il aura lié sur la terre sans que le Ciel puisse délier ce qu’il aura lié ?

– Et pourtant Manuel n’a pas choisi cette voie. Trop humble, trop obscure, trop sacrificielle pour ce Lion épris de gloire, d’honneur, de compensation, comme il devait l’être.

A toutes les époques il y aura des personnalités attirées par les beautés du ciel, mais qui leur préféreront les vanités terrestres parce qu’elles ne se sont pas libérées des contraintes de leur égo.

A toutes les époques il y aura des personnalités qui choisiront Barrabas contre Jésus car ils en espèrent des gratifications plus concrètes dans ce monde ci.

Manuel a choisi Barrabas en la personne de toutes ces personnalités politiques qu’il a choisi de servir, pour servir sa propre carrière, en attendant de pouvoir se hisser lui même sur le pavois. Il y est presque tant Hollande lui facilite l’accès au trône républicain.

  •  Comment a-t-il fait ?

Je viens de vous le dire. Il a troqué sa foi au Christ,  pour une idéologie mondaine. L’amour de Dieu pour celui d’une idéologie et d’un parti où faire carrière. Notons qu’il aurait certainement pu faire une tout aussi brillante carrière à « droite » (si on peut encore appeler « droite » l’équipe de branquignols qui s’agitent dans le panier de crabes qui porte cette étiquette) mais il n’aurait pas pu alors donner le change aux orientations universalistes, humanitaires, socialisantes, de son grand trigone Jupiter-Neptune et de ses aspirations « progressistes » uraniennes. D’ailleurs, dans le même ordre d’idée, a-t-il, fort habilement, substitué le Grand Architecte du G.O au Dieu de la Révélation et abandonné la religion catholique pour une obédience maçonnique furieusement antichrétienne au moins depuis la Troisième République !

En quoi il a sans doute imité les frères jumeaux d’Isaac, Jacob et Esaü ((Genèse, chapitre XXV)) où ce dernier échangea son droit d’aînesse avec son frère….contre un plat de lentilles ! Nouvelle manifestation de Mars en Gémeaux ?

Très mauvais calcul. Tant que notre civilisation moribonde n’aura pas rendu son dernier souffle pour laisser advenir un monde dont nous n’avons aucune idée, on se souviendra de l’humble curé d’Ars dont j’évoquais la mémoire plus haut, placé sur les autels et objet d’une dévotion permanente, parce qu’il constitue un modèle de charité et d’abnégation pour tous les prêtres du monde et, au-delà, pour tous les êtres humains. Mais que restera-t-il dans la mémoire commune, celle où survivent les figures numineuses qui illustrent le génie d’un peuple, d’une culture ou d’une race (comme on disait autrefois) des quelques dizaines de premiers ministres (et même des présidents) que la république a associés à ses médiocres destinées ?

– Qu’est ce qui dans le thème a permis à – voire « a contraint » – Manuel à refuser la voie religieuse et sacrificielle de l’identification à la Passion du Christ, pour celle pleine de lumière et d’éclat illusoire, des gloires terrestres (si on peut appeler « gloire » le fait de s’imposer 1er Ministre d’un président aussi pitoyable que Gouda 1er (18% dans les sondages…..entre autres records) d’une république corrompue au-delà de toute imagination) ?

– Comme toujours le thème répond à la question, car, en fait, un thème ne sert qu’à se poser de bonnes questions et laisse à notre degré de conscience morale et spirituelle le soin de trouver les réponses et d’apporter les solutions aux demandes qui y sont exprimées.

  • Observez l’opposition entre URANUS (à la jointure du Lion (éclat) et de la Vierge (raison) à l’opposé de l’Asc Verseau comme nous l’avons déjà expliqué) à JUPITER (en Poissons et dans la Première Maison du Thème, celle qui, dans le prolongement de l’Asc exprime quelque chose d’essentiel sur la conscience que le sujet a de lui même).

En fait et d’une certaine façon, cette opposition exprime « les deux voix qui habitent la poitrine » de Manuel (comme dirait Goethe) :

La voie hyper-individualiste (Uranus) et la voie du sens collectif (Jupiter) – la discipline, la rigueur, la fixation intellectuelle exclusive vers un objectif précis, le pouvoir  (Uranus est au carré du MC et nous montre clairement ce qui est visé) canalisant l’aspiration à une expansion illimitée (non dénuée de générosité dans un certain nombre de cas) : Jupiter/Poissons.

Ou encore la gloire d’une réalisation personnelle unique et spécifique (Uranus) au détriment d’une cause plus-que-personnelle où la réussite la plus haute et la plus éclatante passe par la dissolution de l’égo : Jupiter/Poissons ? Etc, ….

A vous de trouver d’autres oppositions archétypales.

Remarquez bien que ces deux voies ne sont pas « contradictoires » au sens logique du terme[14]. Elles peuvent être complémentaires : les plus nobles et généreuses aspirations collectives (Jupiter/Poissons) utilisant ou, mieux, conduisant, la recherche de dépassement de soi, la quête d’une grande aventure personnelle exprimée par SOLEIL/URANUS LION/VIERGE.

Ce n’est pas impossible et peut-être Manuel Valls nous étonnera-t-il en sublimant ce qui, dans sa personnalité pourrait représenter de trop égocentrique et quasi mégalomaniaque. En déposant la grandeur du sacrifice de la gloire personnelle déposée  sur l’autel d’une cause collective, politique, sociale, patriotique….

Ainsi compléterait-il cet orgueil quasi adolescent qui s’exprimait dans son discours devant l’Assemblée dite nationale, quand il s’émerveillait – sous le voile de la modestie et de l’admiration aux « valeurs de la République » – d’avoir réussi l’exploit de s’imposer comme 1er Ministre alors qu’il n’est Français d’adoption que depuis l’âge de vingt ans.

On a envie de lui dire : « Bravo Manuel ! Tu nous en as mis plein la vue ! Tu as fait mieux que Napoléon qui, lui, a pris soin de naître quinze mois après que la Corse fut devenue française. Mais si ton exploit amène dans notre Histoire les catastrophes et les tribulations que Napoléon a infligées à notre pauvre pays de son vivant (et même après sa mort) il eût peut-être mieux valu pour nous que tu restasses Catalan car ton autosatisfaction risque d’être obtenue au prix de notre désolation « 

Au demeurant, à quoi sert vraiment un « exploit individuel » quand il n’enrichit pas la communauté sur un plan ou un autre ? C’est justement une des questions que pose l’œuvre d’Adler (Verseau lui même). Il serait bon que nous y réfléchissions…

Mais une ombre pèse sur une interprétation par trop optimiste des forces contraires et complémentaires du thème de M.V, balancées entre  un narcissisme quasi pathologique et la recherche d’un accomplissement plus-que-personnel prenant les voies d’abord de la religion puis d’une illusion idéologique conduisant à une sorte d’état de grâce où les vives tensions de la personnalité seraient dépassées et harmonisées pour le grand bien de tous dans une action politique de haute volée.

  • Je veux parler du trio que URANUS forme – du côté Vierge – cette fois-ci, avec MERCURE et PLUTON, eux aussi opposés à JUPITER/POISSONS et qui nous fait mieux comprendre l’abandon de la voie religieuse décidée par le caudillito catalan.

Résumons.

– MERCURE de la Vierge oriente l’intelligence vers les ressources de la critique, voire du scepticisme. Les qualités sont évidentes : rationalisme (au sens étroit que la culture moderne donne à ce concept) avec ses dispositions analytiques prévalant sur l’esprit de synthèse (symbolisé par Jupiter). Esprit d’observation et logique avec tendance à la spécialisation.

La cérébralité excessive ici, joue contre une saine perception de la vie en ses multiples manifestations. La tendance consiste à enfermer la réalité et la vie dans des définitions précises et définitives qui se veulent scientifiques. Comme le fait l’apothicaire en enfermant ses substances dans ses bocaux et ses petites boîtes.

La recherche est celle de l’efficace, de l’utile…et souvent de l’intérêt bien compris (Mitterrand avait une Vénus en VIERGE et en Maison XII et on peut dire que l’intérêt à constitué une des motivations les plus impérieuses de son existence).

Jusque là rien de bien grave. MERCURE/VIERGE s’oppose à son exact opposé polaire JUPITER/POISSONS il y peut y avoir complémentarité foi et la raison, le cerveau gauche et le cerveau droit, la considération pratique et prosaïque des choses et la prise en compte du fond indéfini (ou infini) sur lequel nous établissons nos constructions rationnelles presque toujours contingentes et, de toute façon, provisoires et évolutives, entre une approche purement technique et pratique des problèmes et un contrepoids lié à la prise en compte humaine, civilisationnelle, religieuse et morale de ces mêmes problèmes. On ne peut pas tout faire parce que c’est rationnellement et techniquement possible, encore faut-il que cela soit compatible avec la dimension morale et spirituelle de l’être humain. Non ?

 – Mais MERCURE ici est « assiégé » par URANUS à gauche et PLUTON à droite et il est chargé d’établir la liaison de l’un à l’autre.

Là il faut redéfinir la charge explosive orientée vers les fondements de notre culture, voire de toute culture, représentée par URANUS/PLUTON libérant toutes les forces pulsionnelles que la civilisation est chargée de discipliner en l’homme, pour bien comprendre ce qui se joue.

Je vous recommande donc de relire toutes les observations que j’ai pu faire dans mes articles précédents concernant cette conjonction URANUS/PLUTON celle qui porte symboliquement « l’esprit » de « mai 68 » (si on peut associer le mot « esprit » aux défoulements libertaristes soixante-huitards).

Il n’est donc pas sans signification que le cataclysme politique des municipales, aboutissement de quarante ans, et plus, de dégénérescence politique et sociétale (en fait, « morales ») ait amené au pouvoir un homme jeune (pour le poste) portant dans son thème la configuration planétaire type du paradigme sur lequel nous vivons depuis, en fait, la mort du général De Gaulle.

Serait-il là pour parachever les promesses de la « gauche » née de la chienlit « soixante-huitarde ». Œuvre que définit pour nous François Huguenin – historien des idées et auteur d’une « Histoire intellectuelle des droites » – »Fagarovox » du 13 avril 2014 – ?

Je cite :

«  Avec cette abdication devant la mondialisation et la financiarisation de l’économie, la gauche a renoncé à promettre des lendemains qui chantent, pour se contenter d’engagements plus modestes comme l’inversion de la courbe du chômage. Et même ces petites promesses ne sont plus tenues. Il faut donc bien trouver une autre promesse de révolution : c’est la promesse sociétale d’un monde d’égalité parfaite et de liberté parfaite, dont le mariage homosexuel a été le premier jalon et qui se poursuivra avec la PMA, la GPA, le suicide assisté, etc… Une liberté confondue avec la licence, où chacun est également le producteur de sa propre norme éthique, sans aucun souci du bien. C’est le désastre politique et moral auquel nous sommes aujourd’hui confrontés « 

 C’est ce que je m’évertue à écrire, à ma façon et avec les moyens qui sont les miens, dans mes différents articles à connotation politique. Et qui m’a valu tant d’insultes qui n’ont jamais disqualifié que ceux (ou celles, plus rarement) qui les ont proférées. Sans se douter une seconde combien elles me faisaient sourire par l’impuissance rageuse qu’elles révélaient et combien elles me désolaient pour leurs auteurs cumulant la vulgarité à la sottise.

Ainsi Manuel Valls serait-il chargé de mener à son terme le travail de déconstruction de notre société et de notre civilisation entrepris à la révolution. Rien de tel qu’un apostat pour cela : après les prêtres « révolutionnaires » de 89/92, le petit père Combes ancien séminariste persécutant l’Eglise de France au début du vingtième siècle, Staline ex séminariste avant d’envoyer au goulag ou de massacrer les Chrétiens fidèles à leur foi, tous ayant choisi Judas comme saint Patron – nous voici avec Manuel qui faillit vouer sa précieuse et irremplaçable personne à Dieu et qui, en définitive, préféra passer dans le camps de Ses ennemis : les francs-mac et les socialistes purs et durs.

Pourquoi pas ?

– Mais, au-delà, ou plutôt en-deçà de la « mission eschatologique » qui lui est peut-être dévolue, essayons de cerner plus précisément les significations qu’il peuvent s’attacher à une opposition MERCURE/URANUS/PLUTON d’un côté à JUPITER/POISSONS de l’autre.

On a d’un côté la marque d’un esprit prométhéen, rigide, intransigeant, supportant mal la contradiction (MERCURE/URANUS) soupçonneux, retors, dissimulé, calculateur et manipulateur (MERCURE/PLUTON)[15] de l’autre. vous comprenez pourquoi Valls s’est illustré dans la « communication » : Mercure/Pluton, sur le plan intellectuel c’est l’art de montrer ce qu’on ne veut pas voir et de dissimuler ce qui doit pas être vu.

  • Pourquoi cette approche négative ?

Mais justement parce que la configuration est entièrement négative puisque  focalisée contre JUPITER qui, lui, a quelque chose à voir avec la dimension morale, juridique, culturelle de la société.

Ainsi la triple conjonction exprime une détermination intellectuelle et une rigidité conceptuelle extrêmes c’est à dire un refus quasi pathologique de prendre en compte d’autres considérations que les siennes propres, de suivre une autre voie que celle qu’on aura définie comme sienne, de n’accepter comme loi que son vouloir ou son intérêt profond : il y a à la fois la marque d’un sectarisme pouvant tourner au fanatisme voire à la tyrannie, et celle d’une grande capacité de manipulation, de dissimulation, sur un fond de cynisme, de scepticisme, voire de nihilisme potentiel. Valls est bien l’homme de la situation correspondant à cette négation de lui même dans laquelle l’occident et la France sont en train de sombrer.

 

Nous avons aussi une dissonance centrale MERCURE/PLUTON dans le thème de Sarkozy (autre surdoué de la politique politicienne au service du seul « égo ») et, en fait de manipulation de l’opinion, d’esprit retors, de dissimulation, de baratinage et de trahison de la volonté populaire (pensez au Traité de Lisbonne nous imposant les dispositions d’une Constitution giscardienne que nous avions pourtant rejetée !…)  il paraissait difficile de faire mieux.

Quelle admirable posture de chantre des valeurs de « la gauche » aurait pu prendre Sarkozy si la destinée l’avait placé à La Courneuve et non à Neuilly ! Quels admirables couplets progressistes et sociaux aurions nous entendu, émerveillés, sortir de ses lèvres pendant la campagne de 2012 au lieu de ses envolées patriotiques, identitaires, voire contre-révolutionnaires !

 Chez Valls, la dissonance à caractère typiquement machiavélique Mercure/Pluton[16] est – je le disais plus haut – polarisée contre JUPITER comme une ogive nucléaire peut être dirigé contre le coeur stratégique de l’adversaire.

Or ici l’adversaire est JUPITER/POISSONS qui représente toutes les valeurs communes que j’ai énumérées plus haut. La plus éminente de toutes ces valeurs étant la valeur religieuse (celle qui relie) qui seule  peut intégrer les expériences partagées tout au long de la vie de la communauté depuis l’aube de son histoire dans un véritable sentiment collectif d’appartenance (qu’on appelle généralement « patriotisme »)  et prolonger ou dépasser ce sentiment d’appartenance à caractère horizontal, à la perception d’un lien d’ordre spirituel venant comme ordonner ou conduire par en-haut ce qui a été vécu et partagé par le bas : une foi commune, une religion commune, une destinée commune.

Chez nous, de Clovis à saint Louis, d’Hugues Capet à Jeanne d’Arc, de Louis XI à Louis XVI, ce lien a été constitué par la foi et les institutions chrétiennes.

La configuration exprime donc le « non serviam » de Manuel Valls, car le JUPITER oblatif des Poissons, vicié par l’opposition des trois compères décrite plus haut, risque fort de s’exprimer par ce que la planète peut avoir de plus contestable : l’étalement de la personnalité, l’ambition sociale démesurée, la présomption de ses capacités, la poudre aux yeux jetée à foison, l’histrionisme, la mégalo, etc…..

Manuel a choisi de servir d’autres maîtres que Celui de la foi de son enfance : ceux qui l’aideront à réaliser une ambition dévorante qui aurait pu le conduire au meilleur (pour lui et pour nous) s’il avait su la soumettre à l’appel spirituel qu’il avait reçu à l’origine, mais qui, dans la démarche qu’il s’est librement choisie, ne peut que le conduire (et nous avec) au pire.

  • Reste une dernière composante de ce « caractère » complexe et fortement contrasté : le trigone que lance un SATURNE en Verseau (dont il a la maître avec URANUS) à VENUS elle aussi dans son signe de la BALANCE.

L’astrologie classique n’est pas avare de considérations positives sur un tel aspect : « facteur de stabilité affective« , nous dit A. Barbault, « sentiments paisibles, réservés, calmes, durables et fidèles; attachements profonds« .

Pourquoi pas ? Manuel Valls a l’air sincèrement épris de sa femme grâce à laquelle il a déclaré être « éternellement attaché à Israël« . Son épouse en effet, – vrai/faux Premier Prix du Conservatoire de Paris où elle n’a jamais mis les pieds, comme le grand Rabin Bernheim était un vrai/faux agrégé de philosophie –  avait une mère juive dont la famille a émigré de la Moravie communiste.

Si on comprend bien sa déclaration surprenante, il ne sera « éternellement attaché » à Israël que pour autant qu’il sera « éternellement attaché à sa femme« .

L’ennui c’est que Manuel Valls avait déjà engagé sa parole (je ne sais si c’était pour l’éternité, mais religieusement c’est au moins pour la vie) avec une première épouse à qui il a fait quatre enfants ! Et qu’il a quittée pour sa violoniste de music-hall. On peut donc penser que la notion d’éternité chez Valls est aussi fluctuante que ses sentiments amoureux ou que les sentiments religieux de sa jeunesse. Mais, comme il n’est pas le seul, n’insistons pas.

– Autrement on peut penser aussi que Vénus/Balance évoque une nature sociable, sentimentale même, aimant plaire, voire séduire avec sens esthétique affirmé (d’où le choix d’une violoniste ?) éprise d’harmonie et de pondération, porté à vivre amour et sexualité dans le cadre légalisé du mariage (Vénus est à la pointe de la Maison VIII, celle de la sexualité et évoque donc une nature « amoureuse »).

– Quant à Saturne du Verseau, il pourrait orienter Manuel, quand son ambition ultime sera satisfaite et que le temps aura fait son œuvre d’assagissement, vers une voie marquée par le dépouillement, l’oubli (relatif) de soi, l’attachement à des causes impersonnelles, humanitaires.  Mais SATURNE étant situé en Maison XII (celle de la plus grande mise à l’épreuve de l’existence) on peut penser que cette évolution inscrite dans le thème qui demandait à Manuel, dès le départ, d’oublier son égo, ne se fera pas sans difficultés et revers, la tendance contraire étant trop puissamment inscrite, elle aussi, dans sa carte du ciel.

L’évolution morale du 1er ministre – à défaut de son évolution politique et de ses choix sociétaux[17] qui me paraissent sans retour – sera donc intéressante à observer dans les temps à venir.

  •  Remarquons que cette présence d’un des deux maître du thème – SATURNE – en Maison XII avec les significations que je viens de dire concernant la question générale du détachement de soi, peut être interprété dans le cadre d’une approche psychogénéalogique du thème, comme le poids de l’attente des parents sur lui, avant sa naissance. On pourrait penser que le petit Manuel était destiné (fort inconsciemment certainement) par ses parents à réparer une perte affective douloureuse (Vénus est en VIII et maîtresse de cette même Maison VIII : la sexualité mais aussi la mort et les pertes affectives) en offrant son existence au service de Dieu.

Ce n’est qu’une interrogation que je me pose et non une certitude car bien d’autres aléas dans l’histoire familiale peuvent justifier la présence tristounette de SATURNE en XII, indiquant une forme d’emprisonnement d’une part de lui même et de solitude ressentie par le sujet dès le départ.

Mais ceux et celles qui connaissent bien l’histoire de cette famille, pourront peut-être trouver quelque pertinence à ces hypothèses.

 Bien d’autres observations pourraient être faites à propos de ce thème, mais il faut savoir se limiter et nous avons déjà de quoi ruminer un peu sur le cas de notre Caudillo socialiste.

 Portez vous bien. Cultivez la foi, l’espérance et la charité et remplissez vos devoirs d’état. On ne peut rien faire de plus pour le moment.

LSM.

 

 

 

 

 

 


[1] Et le maintien de Mme Taubira à la Justice nous fait craindre le pire….

[2] 1 enfant est tué dans le ventre de sa mère toutes les 2 minutes 30 secondes environ – 25 toutes les heures – 603 par jour (presque autant que de jeunes Français tout au long de la Guerre de 14-18 : 900 en moyenne par jour durant toute la guerre !) – plus de 18000 par mois et 220000 par an. Mais cela ne suffisait pas et ce qui n’était qu’une « dépénalisation » au départ puis un « droit » de plus en plus laxiste, est maintenant un impératif que nul n’a le droit de remettre en question, sous peine de s’attirer de graves ennuis….

[3] je vous indique ici un lien qui vous permettra de découvrir de façon rapide et claire, ce qui se cache derrière cette bataille du « gender » ou du « genre » dont beaucoup parlent sans trop la connaître.

[4] Quand vous pensez qu’aujourd’hui la plupart de nos concitoyens peuvent laisser une jeune femme se faire violer en plein jour, une vieille dame se faire arracher son sac et se faire tabasser, sans intervenir, on peut évaluer le chemin parcouru…à rebours.

Je n’invente rien. Ce sont des informations récentes et parfaitement vérifiables pour qui veut chercher un peu.

 

[5] Ainsi apparaît-elle en tout cas dans la film qui lui était consacré : « carta a Eva« 

[6] Je rappelle qu’en 1997 Valls a 35 ans et qu’il n’a jamais rien fait de franchement utile à part grenouiller dans différents cabinets politiques, « faire de la communication« , c’est à dire dorer la pilulle aux journalistes et aux électeurs. Quant à sa formation intellectuelle – une malheureuse licence d’Histoire comme en possèdent de nombreuses caissières de supers-marchés – on ne peut pas dire qu’elle le prépare vraiment à assumer le « destin national » dont il rêve…. Rappellons aussi qu’au même âge Bonaparte se fait couronner empereur… O tempora, o mores.

[7] André BARBAULT – Traité Pratique d’Astrologie – Le Seuil – 1961.

[8] Rappelons une fois de plus que nous ne pouvons préjuger du niveau moral auquel une personne quelconque vit son thème natal. Nous pouvons avoir des saints avec des thèmes de brutes…et l’inverse. Le programme d’un thème est comme une arme ou un outil. Nous sommes libres de les utiliser suivant notre degré de conscience  et d’éveil à l’Esprit. C’est là le mystère de la liberté humaine authentique.

[9] C’est exactement la définition même du profil de l’idéologue et du doctrinaire – qu’il soit rationaliste, fasciste, marxiste, socialiste, progressiste ou nihiliste : possédant « la » vérité il vous  reconnaît entièrement le droit de penser que pour autant que vous pensez comme lui.

[10] Ici Le « cercle » représente la conscience et l’unité individuelles, l’esprit humain si on veut – la « croix » verticale = le rapport au réel, aux conditions finies de l’existence – les deux ellipses : la sensibilité, la perception, se rétractant et se ramenant à un principe unique issu de l’intellect. Bref, on l’aura compris, l’URANIEN est celui qui refuse l’adaptation au réel mais, bien, au contraire pense le soumettre à ses schémas intellectuels pour mieux le dominer. C’est « l’idéaliste » (au sens philosophique que je ne peux développer ici) le doctrinaire par excellence, voire le fanatique dans les cas les plus graves.

Sur un plan plus psychologique que philosophique, Uranus représente le retour à l’unité de la conscience, la volonté de ne pas compromettre son « moi » dans le jeu des influences extérieures, la volonté d’être pleinement soi-même, de ne pas se laisser influencer ou contraindre. A la place de Hollande, je commencerais à me faire du mouron pour la suite…… 

[11] Editions ESR – 2ème Trim 1950 – réédité très récemment par les Editions Saint Rémi à Cadillac (33) – 171 p., p.95/96)

 

[12] Dans une note (38) Louis Jugnet précise :  » Le « sentiment de communauté » joue chez Adler, un grand rôle. Ceux qui ont accusé cet auteur de « nietzschéisme » (il était social-démocrate !!!….), ……auraient bien fait de le lire avec un peu d’attention. »

[13] En espagnol : le « petit caudillo », comme il y eut le « petit caporal ».

[14] Faisons court : est « contradictoire » en logique, ce qui par nature s’exclut forcément : le oui et le non par exemple – le vrai et le faux – le noir et le blanc – le dehors et le dedans – est « contraire » les deux extrêmes d’un même genre : le chaud et le froid dans l’absolu pourraient être des « contradictoires », mais comme ils sont susceptibles d’occuper une échelle graduelle qui irait du « froid » absolu au « chaud » absolu, ils ne sont que « contraires » c’est à dire complémentaires.

Les deux plateaux d’une balance peuvent aussi nous donner l’image de ce qui est contraire, c’est à dire opposé et complémentaire. A charge pour nous de trouver les moyens de cette complémentarité. Les six axes de « signes » en AnthropoCosmologie sont constitués de valeurs « opposées » et complémentaires, donc « contraires ». Pour prendre un exemple caractéristique on peut dire que la fougue, l’impulsivité, l’individualisme du Bélier trouvent dans la Balance, les valeurs de mesure, de pondération, de recherche du point de conciliation où deux forces, deux personnalités, deux intérêts, peuvent finir par trouver en quoi ils peuvent se compléter et se renforcer. On peut faire la même observation pour chacun des cinq autres axes de signes-étapes.

[15] PLUTON est totalement amoral, il exprime notre vouloir profond, cet instinct de vie qui ne s’embarrasse d’aucune considération morale ou légale. Associée à URANUS c’est la configuration des pires fanatismes en puissance…

[16] Chez Machiavel Mercure est en carré à PLUTON et à MARS, les deux maîtres du Scorpion. Difficile de faire mieux en matière de cynisme et de scepticisme.

[17] En mai 2011, Manuel Valls répondait aux questions du magazine communautaire homosexuel Têtu. Où l’on apprend qu’il soutient les propositions relatives « au mariage homo et à l’homoparentalité » depuis 2004 !

De même se déclare-t-il très favorable à la GPA.

Je cite ses propos : « Il y a eu un débat, effectivement, au sein des instances du PS, sur la base du rapport présenté par Najat Belkacem. Je n’y étais pas, pour des raisons d’agenda. (…) Aujourd’hui, les nouvelles techniques permettent cette gestation pour autrui, et il y a des possibilités d’y recourir légalement dans des pays voisins. De ce point de vue, je considère que cela doit concerner toute forme de couples, mais il faut qu’il y ait des règles précises qui encadrent la GPA, car elle soulève de nombreuses interrogations. (…) c’est une évolution qui est incontournable, à condition qu’elle soit encadrée. Contrairement à ce que disent ceux qui sont par principe hostiles à la GPA, je crois que si celle-ci est maîtrisée, elle est acceptable, et j’y suis donc favorable. » (extraits de l’entretien publié dans le numéro 166 de TÊTU, daté de mai 2011)

 

Je me demande ce que M. Valls – si on veut bien prendre les réserves qu’il feint d’exprimer pour autre chose qu’une pétition de principe ou une manœuvre pour mieux piéger l’opinion publique – entend par « règles précises encadrant la GPA » ?

Il sait mieux que quiconque combien un verrou essentiel de la vie morale et sociétale lorsqu’il a sauté, libère un flot de revendications qui rendent parfaitement illusoire les « encadrements » et les « règles ». Une fois la brèche ouverte dans la digue, elle ne pourra que s’élargir et la pratique de la GPA se répandra comme un raz-de-marée. La loi sur l’avortement est l’exemple le plus récent et fort édifiant sur l’impossibilité de maîtriser les forces de la subversion une fois libérées. On pourrait aussi remonter à 1789 et au verrou constitué par la légitimité monarchique qu’on fit sauter dès les premières semaines de l’assemblée. Et observer comment les différents « encadrement » et « règles » prévus par les 19 Articles de Constitution de 1789 puis par la Constitution promulguée en septembre 1991, furent régulièrement débordées, transgressées [dont celle qui déclarait « la personne du roi inviolable et sacrée« ] pour aboutir aux massacres de 92/93/94 et la suite….

Manuel Valls nous roule dans la farine en émettant des réserves de pure forme. Ce qui ne fait que confirmer le caractère dissimulé, manipulatoire et fondamentalement hostile aux valeurs spirituelles, morales et sociétales qui ont fondé la culture et l’identité de notre pays.

 

6 réponses à to “ARRIBA MANUEL ! Nuestro Nuevo « Caudillo ».”

  • M. François.:

    La théorie du genre : entretien avec Yann Carrière, psychologue.

  • M. François.:

    Bonjour Pronoïa, votre analyse astropsychique de Manuel Valls est très intéressante. Nous pouvons nous faire une idée du dévoiement fascisant actuel de la gauche (très bien présagé dans les années septante par le livre de Bèla Grunberger: « L’univers contestationnaire »). Etant belge, je serais curieuse de lire une analyse de la personnalité de Bart de Wever (amas très intéressant de planètes en scorpion) pour la version fascisante de droite. Les utopies perverses qu’elles soient de droite ou de gauche ont de nombreux points communs.

    • Oui, et le point commun est justement la perversité comme vous dites.
      D’autre part la « gauche » ou la « droite » trouvent leur origine au sein du processus révolutionnaire et démocratique lui-même, dont elles expriment la face « jacobine » et la face « libérale ». Elles n’apparaissent pas avent 89 et la Constituante dans notre Histoire, ne constituent que des postures politiciennes et sont parfaitement interchangeables. D’ailleurs la plupart des groupuscules fascisants que nous avons connus, pendant l’occupation par exemple (Doriot ou Déat), venaient de la gauche de la gauche française. De même pour Mussolini, idem pour Hitler avec qui on feint d’oublier que dans
      national-socialisme il y a « socialisme« . La démocratie au suffrage universel ne vit que de cette escroquerie d’une société embarquée sur un bateau sans boussole fonçant droit devant lui vers les récifs, et qui tantôt se précipite à bâbord, tantôt se précipite à tribord en croyant le redresser et l’empêcher de couler.
      Bien à vous

  • blandine:

    merci beaucoup pour cette analyse de thème très pertinente et ces partages, vraiment..
    bonne continuation..
    blandine

    • Ravi d’avoir pu apporter quelque chose à votre propre réflexion. C’est la vocation même de l’anthropocosmologie que de nous offrir une grille de lecture parfaitement neutre et universelle, qui puisse aider à la connaissance de soi et des autres en nous inspirant les bonnes questions à nous poser. En ce qui concerne les personnages politiques ce travail serait quelquefois salutaire car nous saurions mieux ce que nous pouvons attendre de telle ou telle personnalité, car leurs qualités et leurs défaut potentiels (et j’insiste sur le mot potentiel), sont inscrits de manière indélébile dans leur thème de naissance.
      Que Jérome Cahuzac fût un bonimenteur et un affabulateur en puissance est inscrit dans son thème et devait alerter ceux qui désiraient lui confier de hautes responsabilités. La lecture de son thème aurait dû conduire à vérifier de plus près le degré de moralité auquel le personnage avait atteint avant de lui confier les dites responsabilités.
      C’est tout cela que je vais essayer d’enseigner à partir de septembre/octobre prochain sur ce site qui prendre alors une orientation essentiellement didactique.
      Bien à vous

      LSM

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