cato 2Bien entendu, beaucoup d’autres définitions pourraient être données de notre ministre de l’Ecervelage National, mais  le choix du catoblépas s’est imposé à moi pour des raisons que vous ne tarderez pas à comprendre.

A la page qui lui est consacrée sur Wilkipédia, on trouve, entre autres précisions, le texte suivant : « Le Catoblépas[1], buffle noir, avec une tête de porc tombant jusqu’à terre, et rattachée à ses épaules par un cou mince, long et flasque comme un boyau vidé. Il est vautré tout à plat ; et ses pieds disparaissent sous l’énorme crinière à poils durs qui lui couvre le visage…..Gras, mélancolique, farouche, je reste continuellement à sentir sous mon ventre la chaleur de la boue. Mon crâne est tellement lourd qu’il m’est impossible de le porter. Je le roule autour de moi, lentement ; et la mâchoire entr’ouverte, j’arrache avec ma langue les herbes vénéneuses arrosées de mon haleine. Une fois, je me suis dévoré les pattes sans m’en apercevoir. Personne, Antoine, n’a jamais vu mes yeux, ou ceux qui les ont vus sont morts. Si je relevais mes paupières, – mes paupières roses et gonflées, – tout de suite, tu mourrais….. Sa stupidité m’attire… « 

Flaubert, La Tentation de St Antoine,1874, p. 195-196.

Et Dieu seul sait si Flaubert a su dépeindre la bêtise et la médiocrité satisfaites.

 C’est aussi Gide qui évoque  »  la bêtise du catoblépas dans son  » Voyage au Congo,  1927, p. 787:

Enfin, Montherlant dans « La Petite Infante de Castille »,1929, p. 592. écrit ceci :  »  Elle …. étalait sur son tablier du pain et des morceaux de viande, qu’elle mangeait en les empoignant à deux mains, et moi, la devinant d’une stupidité divine, je pensais qu’elle allait, comme le Catoblépas, dévorer le bout de ses doigts sans s’en apercevoir« .

 –         « Tout cela est bel et bon mais je ne vois toujours pas pourquoi désigner notre distingué ministre de l’Ecervelage National sous les traits d’un animal stupide ?  » – me demanderez-vous avec juste raison –  » N’est-il pas agrégé de philosophie ? »

          » Certes »  répondrai-je simplement à votre dernière remarque  » mais qu’est ce que cela change à l’affaire ? Ne confondons pas, svp, l’instruction et l’intelligence…… »

          » Il est vrai que depuis les facéties intellectuelles de l’ex-grand rabbin de France et les galipettes financières du grand argentier de France, M. Cahuzac, pour ne rien dire des turpitudes adidassassines de M. Tapie, ex-ministre de la ville du vieux satrape icône des socialistes ,  on puisse douter de la validité des titres universitaires des uns et de l’honnêteté de tous les autres ?  » ajouterez vous dubitativement, tout surpris d’ajouter de l’eau à mon moulin alors même que vous pensiez vouloir me contredire.

 Rassurez-vous, je suis à peu près persuadé que la qualité « d’agrégé » – qui permet à l’Inquisition qui sévit au sein de l’Ecervelage National, de « s’agréger » les profils intellectuels rigoureusement requis pour rejoindre la Ligue des Grands Bacilles de la Transgression Quérulente[2] qui a réussi à contaminer l’institution tout entière – n’est pas usurpée de la part de notre ministre. Il est même docteur, ayant consacré une thèse à Merleau-Ponty, ce qui pourrait le rendre plutôt sympathique à certains du fait que Merleau avait su river son clou à Sartre, l' »agité du bocal » de Céline.

  •  La question véritable est celle-ci : l’agrégation – notamment en philosophie – est-elle un remède contre la bêtise ?

J’en doute. Sans quoi nous aurions une Université resplendissante, avec d’un côté des professeurs assez sains de cœur et d’esprit pour se distancier, dans le cadre de leurs responsabilités morales et professionnelles, les idéologies délétères ou les déviations sexuelles qui leur sont chères au lieu d’en faire l’apologie – sous des prétextes qui ne trompent personne – auprès des enfants que nous leur confions; et, de l’autre, une jeunesse ouverte

– à la vérité par les qualités d’esprit critique[3] que les dits agrégés auraient su développer en elle en tous domaines

– à la santé morale par l’apprentissage des principes issus de la loi naturelle et communs à toutes les civilisations dignes de ce nom qu’on se serait efforcé de leur faire découvrir et aimer. Bref, une jeunesse authentiquement « cultivée »…. sachant accessoirement parler et écrire en français au-delà des cent cinquante mots d’usage courant. Une jeunesse qui, intellectuellement, ferait l’admiration du monde entier.

Tant s’en faut, une faible minorité – qui a bien du mérite – mise à part. Voir les études innombrables publiées sur l’état véritable de notre « université » et évaluant le niveau de nos élèves, étudiants et potaches.

 

– « Alors, en quoi, M Peillon s’avère-t-il « bête » puisque vous évoquez sa « bêtise » ?  » insisterez-vous.

 C’est simple : il prône l’exact contraire de ce qu’il est et de ce qu’il fait et semble ne pas s’en apercevoir. Ou, s’il en est conscient, tel l’enfant barbouillé de confiture qui nie avoir trempé ses doigts dans le pot, il nous croit, nous, assez  bêtes pour ne pas remarquer ses contradictions. Qui ne sont, en fait, que des manipulations mentales.

  •  Quels sont les buts avoués de notre laïciste de combat concernant l’éducation de notre jeunesse ?

La libérer de ses « conditionnements d’origine ».

  • Quels conditionnements ? familiaux, culturels et bien évidemment et surtout : religieux. Pour quoi faire ?

Pour faire apparaître cette société nouvelle, cet homme nouveau enfin libre, « laïque » – ou, si vous préférez, indépendant de toute confession – dont rêvaient, d’après lui, les grands ancêtres de la révolution française (Robespierre, Condorcet…) qui s’y sont cassés les dents, puis tous les « républicains » (entendez les francs-maçons qui ont noyauté la république dès ses origines) après eux : Jules Ferry, Ferdinand Buisson, Edgard Quinet, Jean Jaurès et quelques autres maîtres à penser de notre bon ministre.

  • Pourquoi cette « libération » ?

Pour faire advenir la religion de « l’homme nouveau » dans les cœurs et les consciences, la seule religion qui vaille aux yeux de nos idéologues, la religion de ce que Jean Madiran appelait à juste titre les « DDHSD » (entendez : les Droits De l’Homme Sans Dieu). La seule supportable pour nos élites lucifériennes[4].

Or notre régime politique qui s’est affranchi de toute source transcendante depuis le meurtre symbolique de Louis XVI, l’oint du Seigneur, le Lieutenant du Christ à la tête des institutions civiles, n’a pas su satisfaire chez les citoyens cette soif de transcendance spirituelle et morale, cet instinct religieux que Peillon reconnaît, sans le dire, comme consubstantiels à la nature humaine. Dimension dont la place était occupée depuis les origines de la France, par le catholicisme qui l’a portée sur les fonds baptismaux; religion nommément désignée comme la bête noire de l’enragé « laïciste » que Gouda 1er – qui hait la catholicisme autant que Ségolène hait Valérie (et vice-versa) – a placé à la tête de l’institution la plus stratégique entre toutes pour l’avenir de notre culture : l’Education (ne riez pas) Nationale.

  • Mais, laissons parler (ou plutôt, écrire) le ministre lui même, vous verrez c’est très convaincant.

 

Dans «  La Révolution n’est pas terminée «  publié au Seuil en 2008 Vincent Peillon   écrit textuellement concernant l’école : 

« C’est à elle qu’il revient de briser ce cercle [il s’agit des déterminismes], de produire cette auto-institution, d’être la matrice qui engendre en permanence des républicains pour faire la République, République préservée, république pure, république hors du temps au sein de la République réelle, l’école doit opérer ce miracle de l’engendrement par lequel l’enfant, dépouillé de toutes ses attaches pré-républicaines, va s’élever jusqu’à devenir le citoyen, sujet autonome. C’est bien une nouvelle naissance, une transsubstantiation qui opère dans l’école et par l’école, cette nouvelle Eglise, avec son nouveau clergé, sa nouvelle liturgie, ses nouvelles tables de la Loi. La société républicaine et laïque n’a pas d’autre choix que de « s’enseigner elle-même » (Quinet) d’être un recommencement perpétuel de la République en chaque républicain, un engendrement continu de chaque citoyen en chaque enfant, une révolution pacifique mais permanente. » (p. 17).

C’est aussi beau que du saint Thomas, non ? 

Et quelle est cette « nouvelle religion » ardemment attendue par saint Vincent du GO, que cette « nouvelle Eglise » et son « nouveau clergé » devront enseigner à nos enfants, avec sa « nouvelle liturgie » et ses « nouvelles tables de la Loi » ?

C’est l’Eglise de la « laïcité ».

Ou plutôt du « laïcisme », c’est à dire la radicalisation de la laïcité en un impératif catégorique d’ordre religieux qui, bien sûr, en altère profondément le sens. Mais quand on voit ce qu’on a fait du mot « homme », « femme, « mariage », « parents », « famille », « race » ou « nation » on ne peut s’en étonner. C’est ainsi qu’a été vicié ce « sain concept de laïcité » (Pie XII) qui rend à chacune des institutions – les civiles et les religieuses – la place et le rôle qui leur reviennent dans la société (rendre à César et à Dieu ce qui leur revient) pour alimenter une véritable machine de guerre chargée de réaliser l’absorption du civil (l’Etat, l’Ecole, la société civile) dans le religieux (la nouvelle religion républicaine….dont le nouveau clergé se recrutera essentiellement rue Cadet au siège du Grand Orient de France noyautant à peu près toutes les structures étatiques et éducatives – université, grandes écoles, instituts de formation des maîtres) – où se formeront la conscience des générations futures. Et le schéma sur l’œcuménisme de Vatican II n’a pas peu fait pour envenimer encore les choses et brouiller les repères. Mais c’est une autre histoire.

Vincent Peillon le dit clairement, à sa façon qui n’est pas la mienne quand il définit le lien entre école et laïcité ou plutôt entre « école-église » lieu de catéchisation et « laïcisme-religion« . Il écrit en effet, à grand renfort de citations (on est fort en thème ou on ne l’est pas) : « En voulant éliminer et le déterminisme religieux et le déterminisme scientifique[5], la synthèse républicaine se trouve obligée d’inventer une métaphysique nouvelle et une religion nouvelle, où c’est l’homme, …, qui va apparaître comme un infini qui sans cesse   » s’échappe à lui-même »  (J. Lagneau) Cette religion n’est pas une religion du Dieu qui se fait homme. Elle n’est pas davantage d’ailleurs une religion de l’homme qui se fait Dieu. Elle est une religion de l’homme qui a à se faire dans un mouvement sans repos. » (p.141-142) [….].

(Une sorte de surhomme, si nous comprenons bien)

 « Ce qui manque au socialisme pour s’accomplir comme la pensée des temps nouveaux, c’est une religion nouvelle : Donc un nouveau dogme, un nouveau régime, un nouveau culte doivent surgir, afin qu’une nouvelle société prenne la place de l’ancienne.  » (Littré) » (p.149). « La laïcité elle-même peut alors apparaître comme cette religion de la République recherchée depuis la Révolution. » (p.162) « C’est au socialisme qu’il va revenir d’incarner la révolution religieuse dont l’humanité a besoin, en étant à la fois une révolution morale et une révolution matérielle, et en mettant la seconde au service de la première. » (p.195) »

Autre morceau d’anthologie :

 

« On ne peut pas faire une révolution uniquement dans la matière, il faut la faire dans les esprits. Or on a fait la révolution essentiellement politique, mais pas la révolution morale et spirituelle. Et donc on a laissé le moral et le spirituel à l’Eglise catholique. Donc il faut remplacer ça. […] On ne pourra jamais construire un pays de liberté avec la religion catholique. Comme on ne peut pas non plus acclimater le protestantisme en France comme on l’a fait dans d’autres démocraties, il faut inventer une religion républicaine. Cette religion républicaine, qui doit accompagner la révolution matérielle, mais qui est la révolution spirituelle, c’est la laïcité. »

 Tout cela ne souffre aucune ambiguïté, ne pensez-vous pas ? et personne  ne pourra prétendre ne pas avoir été averti.

 

  • Quelle est la posture philosophique qui sous-tend ce beau couplet ?

 

C’est celle des « Lumières » recyclée et exacerbée. La quête religieuse de l’idéal républicain, telle que comprise par Peillon et ses illustres devanciers, consiste d’abord et avant à refuser toute adhésion de la raison à une Révéla­tion transmise à l’homme par un Dieu personnel et transcendant. Si elle exprime quelquefois quelque sympathie pour le Christ, c’est en tant qu’elle le considère comme une sorte de nouveau Socrate : un modèle  de  probité et de moralité humaine; mais en refusant sa nature divine :  

          » Il ne manquerait plus que cela ! que le Verbe s’incarnât et se mêlât de nous dire qui nous sommes et comment nous devons agir ! Non mais, j’vous jure, où les Chrétiens vont-ils chercher ça … ?! s’écriera le laïciste de base.

 Il va donc de soi qu’un tel idéal « républicain« [6] abomine et combat l’Église qu’elle soit romaine ou orthodoxe, c’est à dire attachée à la dimension surnaturelle et sacrée. Le protestantisme, lui, ayant  bazardé toute réalité transcendante depuis longtemps ne pose aucun problème. Au contraire. Cet idéal ne voit (ou feint ne de voir) dans l’ Institution chrétienne qu’une structure dogmatique  humiliant la raison humaine qui se suffit à elle même[7]. « La laïcité » – écrit Thibaud Colin, philosophe qui a consacré un ouvrage pénétrant aux textes de Peillon[8] –  » devient religieuse lorsqu’elle est comprise et pra­tiquée comme un exercice de l’esprit par lequel chaque ci­toyen est appelé à dépasser le concret de son expérience com­mune pour tendre vers des idéaux de liberté, d’égalité et de fraternité. Puisque le présupposé qui n’est qu’un idéal n’est jamais, comme tel, réalisé, la tension est donc perpétuelle entre  le fait et l’idéal. C’est pour cette raison que, comme l’affirme V.P, la Révolution ne peut jamais être vue comme achevée. Le grand progrès vers l’émancipation des individus est indéfini et c’est pourtant dans cette quête que l’homme s’éprouve et se réalise dans ce dépassement de lui-même  »

On sait désormais ce que pareille démarche qui consiste vouloir traduire des idéaux abstraits (liberté, égalité, fraternité par exemple), en évidences politiques et sociales déterminées, peut produire d’abominations, de ruines et de malheurs : les « lendemains qui chantent » que nous annoncent tous les idéologues, sont à l’origine des charniers de la révolution dite française, de ceux de la Russie soviétique, de la Chine maoïste, sans oublier l’Allemagne nazie, le Viet-Nam, le Cambodge, la Corée et quelques autres encore, tous là pour témoigner de la folie de telles démarches. Toute tentative de circonscrire l’Infini dans une forme (toujours) arbitraire du Fini et de soumettre le réel à l’Idée abstraite en faisant l’impasse sur la nature sensible, affective et culturelle de l’humanité, ne peut aboutir qu’à des contradictions et des amputations entraînant la folie et la mort.

 Mais nous ne sommes plus au XIXème siècle – « le stupide » comme l’appelait Léon Daudet – et à ses grandes utopies. La marque de notre époque par rapport à lui et au XXème siècle, où la haine antireligieuse (ressort fondamental de la révolution) s’est efforcé de « libérer » l’homme de ses servitudes ou de ses addictions à l' »opium religieux » pour les remplacer par d’autres plus folles et plus contraignantes, c’est que justement, le moule des idéologies a été cassé et que nous sommes entrés dans l’ère du scepticisme, du relativisme absolu sinon du nihilisme.

Aujourd’hui, c’est donc  le relativisme, l’individualisme et le libertarisme qui sont chargés de reprendre le flambeau de l' »émancipation » prométhéenne de l’homme moderne. Toutes les solutions intermédiaires, toutes les tentatives de fusionner émancipation et cadre de référence (Thibaud Colin donne l’exemple de la social-démocratie qui n’est qu’un ersatz de christianisme social)  sont devenues caduques.

Mais que reste-t-il alors comme point de repère quand on a tué le Christ, Marx, Mao, Lénine, Staline, Paul Pot, Fidel et quelques autres qui nous offraient tous, à leur façon et sans craindre la contradiction, une « morale d’émancipation », c’est à dire une définition du bien et du mal politique et social cuisinée à leur façon qu’il voulait universelle ?

Il ne reste Rien.

Par essence le relativisme entre dans la catégorie de l’indétermination essentielle. Dans celle de l’apéiron, auraient dit les Grecs : ce qui n’a pas de limite, pas de définition, pas de « nature » propre. Le bon sens populaire dirait : ce qui n’est ni chair, ni poisson….ou qui pourrait bien être chair et poisson à la fois suivant le point de vue individuel.

Allez donc vous y retrouver.

 

 » On comprend que le vocabulaire et la posture de la religion laïque reprennent du service à notre époque pour manifester le caractère exaltant de ce projet d’un individu vu comme mesure de lui-même, projet au service duquel une politique d’émancipation doit apporter son soutien  » écrit Thibaud Colin.

On comprend mieux ainsi les buts poursuivis par Vincent Peillon à travers l’éco­le censée arracher l’enfant à ses déterminismes. Il s’agit de le priver des références culturelles, morales, religieuses, qui pourraient l’aider à donner un sens à sa vie, encadrer son orientation sexuelle, structurer sa morale, construire sa personnalité, le doter d’un système de valeurs. D’où la fumeuse et insane théorie dite du « genre » qui voudrait nous affranchir de notre sexe biologique et que je ne fais qu’évoquer ici en passant, mais sur laquelle je reviendrai quand je m’intéresserai aux deux ou trois égéries qui se consacrent à sa promotion dans les arcanes du pouvoir inter-lope  qui conditionne notre monde politique.

 » La lutte contre les déterminismes apparaît comme indéfinie ; c’est donc une tâche par laquelle l’homme peut là encore s’éprouver comme devant se dépasser toujours. L’homme n’est plus que ce dépassement. Ici on découvre la grande homogénéité de la démarche moderne qui peut prendre des versions certes différentes mais qui dans son fond est toujours une autocélébration et une auto-fondation d’un être qui refuse de se recevoir d’une Source créatrice. Buisson n’est pas Sartre, et Sartre n’est pas Foucault mais ils sont tous les trois traversés par cet élan, par cette conviction que l’homme se crée lui-même. Peillon est le fidèle médiateur de ce pro­jet et comprend l’école com­me ce nouveau pouvoir spiri­tuel chargé de le réaliser « .

Parlant de l’école, Vincent Peillon va même jusqu’à dire : « « Nous avons à forger des gens qui portent un certain nombre de valeurs »… reprenant ainsi à son compte le projet maçonnique concocté dans les clubs du XVIIIème siècle et resté inachevé du fait de l’obstination de notre pays à rester attaché à la foi de ses pères et à une tout autre conception de la destinée humaine. « Forger des gens » vous avez bien lu ! Hitler et ses « Jeunesses Nazies », Mussolini et ses « Jeunesses fascistes », Staline et ses « Jeunesses Communistes » ne poursuivaient pas d’autre but.

Il y aurait encore beaucoup à dire sur ce projet d’endoctrinement idéologique des enfants qu’on retrouve dans tous ces régimes totalitaires dont il est la marque permanente : dessaisir les parents de leur rôle imprescriptible d’éducateurs (reconnu par tous les textes officiels européens) de transmetteurs des valeurs morales, culturelles, religieuses pour les transférer à l’Etat investi d’un magistère spirituel qui le transforme en une insupportable structure d’oppression et de coercition intellectuelles.

Mais nous en avons assez dit pour que chacun se fasse une opinion sans avoir à développer outre mesure toutes les implications d’un si funeste projet.

 

  • Un point doit être cependant retenu à la lumière de ce qui a été exposé ci-dessus. Un point où commencent à se révéler les contradictions du propos.

C’est celui-ci : en fait et si on y réfléchit bien, donner le choix aux enfants pour Peillon, consiste à les priver de tous les choix possibles puisque choisir, en bon français, consiste à retenir un élément dans un ensemble en rejetant tous les autres. Mais lorsqu’on vous prive de tous les éléments du choix en les déclarant « hors la loi », comment pourrait-on encore choisir ? Nous nageons en pleine mauvaise foi.

Tout récemment, dans une de ses dernières homélies, le pape François demandait à l’assistance: « Je me demande et vous demande : laissons-nous Dieu écrire notre vie, ou voulons nous l’écrire ? Sommes-nous dociles à la Parole de Dieu ? »

Comment répondre si on évite soigneusement de vous parler de Dieu ?

Mieux : si l’homme échappe à tout projet cosmique, s’il n’a pas une étoile pour fixer ses regards et orienter ses choix, s’il ne s’inscrit dans aucune perspective existentielle, comment exercera-t-il ce privilège extravagant d’accoucher de lui même dont « la démarche moderne » veut le gratifier ? comment s’orientera-t-il ?

C’est cette question que se posait un autre philosophe contemporain, Karol Magne dans une chronique récente qui se moquait d’un ministre voulant imposer dans nos écoles l’enseignement d’une morale…en sciant rageusement la branche sur laquelle il était nécessaire qu’elle s’établît  :  » Au nom de quoi veulent-ils imposer une règle à des bambins, alors qu’ils ont eux-mêmes détruit ce qui en faisait le fondement. Une règle, qu’on la nomme morale, éthique ou autre, que l’on plonge dans le latinisme ou dans le grec ancien, a un fondement métaphysique ou alors elle n’a aucune légitimité à s’imposer à tous. Seul ce qui est transcendant est universel. »

 

La réponse à ces questions est toute simple. Le principe de base de toute morale s’établit désormais sur le désir individuel, l’intérêt, le plaisir, la manifestation des intérêts purement égotiques.

L’individuel, l’incertain, le sensible s’érigeant en universel ! Socrate, Platon, Kant et quelques autres doivent s’en retourner dans leurs tombes.

 

Ce déni orgueilleux des principes, explique la situation de grand défoulement dans laquelle plonge notre société. Une situation où les mots les plus chargés de sens et de beauté : homme, femme, famille, enfants, filiation, mariage, amour, tolérance, respect, pudeur, sexe n’ont plus d’autres sens que celui que les faiseurs d’opinion – les démagogues, les mercantis et les invertis – veulent bien leur donner….et nous imposer.

Une fois de plus, la pensée de Pascal se révèle dans toute sa profondeur : nos penseurs de la condition humaine, nos philosophes modernes ou post-modernes, nos émancipateurs de salon, nos pédagogues de génie, nos concocteurs de « planches » dans les Loges du G.O, veulent fabriquer des « anges », c’est à dire des petits « Lucifers » totalement affranchis des règles divines et naturelles, n’obéissant qu’à eux mêmes[9]……et ils sont en train de produire une dis-société de « bêtes ».

Pour prendre un seul exemple. Dans notre société sans règles et sans tabous, la simple observation de la production médiatique et artistique contemporaine (celle qu’on nous impose en tout cas), l’écoute de la radio, la fréquentation des salles obscures et des étranges lucarnes, la lecture de la presse et l’écoute de nos artistes et humoristes « engagés », bref, tout ce qui de près ou de loin se mêle d’appartenir au monde de la culture et de la communication, s’avère désormais d’une effroyable vulgarité où chacun s’efforce de s’avilir et d’avilir son « art » un peu plus que le voisin.  Et s’en glorifie.

C’est ainsi que se traduit l’idéal de M. Peillon avec ses beaux costumes bien repassés, ses cravates bien nouées et ses petites lunettes d’intellectuel besogneux. Tout à l’heure j’évoquais Pascal avec l’ange qui fait (à mon avis, qui « fait » doit être lu ici au sens fort : qui provoque, qui produit, qui suscite, qui encourage) la bête. En écoutant ce ministre et quelques autres, bien propres sur eux, je comprends mieux un autre mot historique; celui de Napoléon contre le précieux, l’élégant, le parfumé, le bouclé et même le mitré Talleyrand (qui fut consacré évêque ne l’oublions pas) que l’empereur définit dans un éclair de colère comme « de la m….dans un bas de soie« .

Notre société pue, mais nous sommes devenus insensibles aux remugles qui montent de ce monde en décomposition avancée. Nous ne réagissons plus, nous n’avons même plus le reflexe de nous boucher le nez.  A la limite nous donnons un p’tit coup de Febreze (publicité gratuite) quand nous sommes trop gênés et nous voilà rassérénés et prêts à inhaler un nouveau tombereau d’idées avariées diffusées par l’air du temps.

Ce petit exposé sur la philosophie à laquelle M. Peillon s’est voué corps et âme et, qu’en bon idéologue fanatique il veut nous imposer pour construire une humanité nouvelle, était nécessaire pour passer à la justification du catoblépas  comme animal-totem de notre bon ministre.

Le pot aux roses

 Mais, auparavant, il vous faut découvrir l’autre élément du dossier. Celui qui vous permettra d’aboutir à un jugement.

Il s’agit d’un extrait de la biographie de notre penseur telle que publiée sur Wilkipédia. Je n’y ai pas changé un seul mot.

 Je cite :

 » Origines familiales

 » Vincent Benoît Camille Peillon est issu du côté maternel d’une famille juive alsacienne2. Sa mère, Françoise Blum, née en 1930, fut directrice de recherche à l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (INSERM), spécialiste en physiopathologie de l’hypophyse et de la prolactine, son grand-père était le professeur Léon Blum (1878-1930)3, grand spécialiste de la physiopathologie rénale à Strasbourg, initiateur de l’insulinothérapie en France, fils aîné du rabbin Félix Blum (1847-1925) et de Jeannette Lederman. Sa grand-mère Thérèse Lion (1894-1985) est la fille d’un assureur de Moselle, avocate et féministe, dont le militantisme marqua particulièrement le jeune Vincent4. Son oncle maternel est Étienne-Émile Baulieu (né Étienne Blum), coinventeur de la pilule RU 486, professeur honoraire de médecine au Collège de France, président de l’Académie des sciences en 2003 et 2004, et sa tante maternelle est Suzanne de Brunhoff économiste au Centre national de la recherche scientifique (CNRS), belle-fille du créateur de Babar5.

 » Son père Gilles Peillon (1928-2007) était banquier et communiste, il fut directeur général de la première banque soviétique hors d’URSS6, la Banque Commerciale pour l’Europe du Nord – Eurobank, puis de la banque franco-algérienne Union méditerranéenne de banque7.

 » Vincent Peillon est le frère du journaliste Antoine Peillon8.

 » Il est père de quatre enfants : 2 filles, Salomé et Maya, nées de son premier mariage, et deux fils, Elie et Izaak, nés de son union en secondes noces avec la journaliste Nathalie Bensahel9, rédactrice en chef adjointe au service « Notre Époque » de l’hebdomadaire du Nouvel Observateur10. »

(fin de citation)

Eloquent non ?

 Comme vous le constatez, par sa mère, Vincent Peillon, se rattache à la brillante intelligentsia juive, fondamentalement non-chrétienne (qu’elle soit agnostique ou religieuse) dont les orientations habituelles sont :

          le positivisme et le pragmatisme en matière philosophique, et

–       soit, le libéralisme politique (banque, économie, libre-échangisme) en matière économique,

–       soit le socialisme et le progressisme (versus messianisme, révolution permanente, enfantement d’un monde nouveau) en matière sociéta

  • Libéralisme et Socialisme étant d’ailleurs deux Jumeaux nés de la même matrice révolutionnaire au siècle dit des « Lumières ») et s’ingéniant à prendre la place l’un de l’autre pour mieux brouiller les pistes lucifériennes que j’évoquais en début de cette étude, mais s’entendant comme larrons en foire pour détruire nos cultures traditionnelles européennes.

 Trois formes de messianisme complémentaires et interchangeables suivant les époques et les situations, mais tous marqués par une hostilité revendiquée aux valeurs chrétiennes travesties et recyclées pour mieux les détruire de l’intérieur. Observez l’histoire des idées politiques dans notre pays et en Europe au cours – grosso modo – du dernier siècle et vous découvrirez le rôle essentiel d’un ou plusieurs membres de cette mouvance intellectuelle dans la guerre menée aux fondements chrétiens de notre société et de la morale collective[10] édifiés par la civilisation gréco-latine et chrétienne. Citons de manière très cursive :

  • Alfred Naquet et la loi sur le divorce dès 1884

  • La cohorte des inspirateurs des mouvements révolutionnaires à partir de 1917 : Lénine, Béria, Bella Kuhn, Rosa Luxembourg…..et j’en oublie beaucoup.

  •  Puis, le temps du « grand soir » étant passé, viendra le temps du minage des valeurs sociétales : Lucien Neuwirth et la pilule en 1967

  • Cohn-Bendit, Alain Geismar (un autre alsacien) chantres de la « libération » sexuelle et de la permissivité tous azimuts en 1968, liquidateurs de l’université

  • Simone Weil, Geneviève Halimi égéries de l’avortement en 1975

  • Kouchner et Lang (aux multiples talents) signant une lettre en faveur de la pédophilie en 1977 Badinter et la suppression de la peine de mort (sauf pour les enfants à naître et pour les victimes des assassins) en 1982

  • Monique Wittig et Elisabeth Butler, les immortelles mères porteuses de la théorie du « gender »…..

A quoi il ne faut pas manquer d’ajouter les exploits scientifiques de tonton Etienne-Emile Blum, (dit Beaulieu) inventeur de la pilule RU 486, surnommée « le pesticide humain« , avancée décisive d’une science sans âme et sans conscience.

 

  • Côté paternel, Vincent Peillon a été nourri de la doctrine marxiste dont ce père était un des ardents et actifs propagandistes et, subséquemment, le Grand Argentier de la subversion en France.

Par lui, il est donc fils spirituel de Marx, Engels, Lénine, Staline and Co.  !

Or, quand on sait combien les doctrines de libération sexuelle – l’homosexualisme, le « gender » et autres aberrations doctrinales – destructrices de la famille, de l’identité individuelle et des fondements de notre société, sont redevables au marxisme dans lequel ils plongent leurs racines, on comprend mieux pourquoi et comment les bonobos du LGBT s’efforcent d’imposer ces doctrines dans  le programme de nos écoles, dès le plus jeune âge sous prétexte de « tolérance » et de « non-discrimination » – avec la bénédiction du ministre de la Transgression Nationale.

Je ne peux développer ici mais je vous offre en annexe l’étude réalisée sur le sujet par de Hilary White, correspondante de LifeSite à Rome et traduit par Jeanne Smits. Vous verrez : c’est très pertinent et très édifiant. Nous manquons de journalistes aussi lucides en France. On se demande bien pourquoi ?

 Vous pouvez désormais admirer notre catoblépas ministériel en pleine lumière.

En effet, à chaque fois que le ministre reprend son couplet, sur tous les tons de la gamme (il faut lui reconnaître une certaine éloquence, longuement peaufinée en Loge sans doute) concernant ces affreux déterminismes éducatifs, familiaux, religieux qu’il faut absolument éradiquer pour favoriser l’éclosion d’une pensée libre et créatrice chez nos enfants, il se mange un peu plus les doigts et les mains.

Car il ne fait que reproduire le discours dont il a été gavé, les modèles qui dont il a été nourri tout au long de son enfance et de son adolescence par sa famille et le milieu social dans lequel il a vécu; il ne fait que répéter la leçon que lui ont apprises les maîtres qu’il feint de s’être librement choisis (Buisson, Jaurès, Quinet, Marx et quelques autres) alors qu’il ne pouvait pas ne pas les adopter puisqu’il a été conditionné à les rencontrer et à les admirer.

Si on vide le discours peillonesque de ces extravagantes idées que charrie le flot dévastateur de la pensée révolutionnaire toujours soucieuse de condamner, d’éradiquer, de détruire, de brûler, d’emprisonner et d’exécuter (celle que je préfère appeler : luciférienne) depuis Rousseau, Robespierre en passant par tous ceux que j’ai cités plus haut, qui reste-t-il de la pensée libre, autonome, individuelle, originale du petit Vincent ? Rien, nada, wallouh, nothing, nichts, nihilo….

 « Mais vous ne faites qu’apporter de l’eau à son moulin !  » vous exclamerez-vous totalement déboussolés par cette démonstration. « En démontrant le formatage intellectuel ahurissant subi par V.P, et sur lequel il s’appuie pour vouloir éradiquer toutes les pensées qui lui sont étrangères vous nous prouvez qu’il a raison de vouloir affranchir nos gamins de leurs conditionnements d’origine »

 

  • Tout doux l’ami. Vous confondez conditionnement et culture, formatage et transmission, dressage et éducation, idéologie et civilisation.

Ce que veut Peillon, nous l’avons vu – et en ce sens il est parfaitement cohérent – c’est libérer le genre du humain de tout ce qui pourrait s’opposer à l’épanouissement de sa doctrine dans les esprits.

Car il croit sincèrement ou feint de croire, que sa théorie révolutionnaire de l’éternel dépassement de l’homme par lui même et se construisant lui même, constitue l’horizon indépassable de tout progrès humain, le principe irréductible sur lequel tout peut être bâti : la culture, la société, les rapports humains, la famille, l’Etat et tout le reste…

Il prend donc une pensée finie et datée, un système fermé sur lui même sur ses certitudes et ses aprioris, bref une idéologie, comme une manifestation de l’Infini, de l’Inconditionné, de l’Absolu. En fait, lui et ses maîtres se mettent à la place de Dieu et s’arrogent la puissance du Verbe qui, dès la Création, définit toute chose. C’est le propre des idéologues et des mégalomanes (ce sont souvent les mêmes) d’imaginer pouvoir se placer à l’origine de toute chose pour reconstruire en toute connaissance et en toute liberté le monde à partir de quelques idées abstraites et simplistes niant la complexité du réel humain et voulant le plier à leur volonté.

Vincent Peillon, ses inspirateurs Maçons, ses maîtres familiaux, historiques et/ou religieux, ont la vérité, ils l’ont vue, reçue, mieux, ils l’ont inventée. C’est donc à eux qu’incombe le rôle de recréer le monde et la société.

Dès lors comment cet excellent ministre pourrait-il se saisir comme conditionné alors même qu’il se contente de reproduire une pensée arbitraire datée et circonstanciée ? Il est clair que lorsqu’il parle et décide il se pense entièrement libre puisque son conditionnement culturel imprégné de messianisme (religieux et idéologique) consiste justement à le persuader……qu’il se situe hors de tout conditionnement en se plaçant à l’origine de toutes choses !

 Si j’osais un peu d’humour, je dirais que les lucifériens de tout acabit se distinguent en ce qu’ils sont dispensés du péché originel : ils échappent à l’erreur, à la faute, aux tâtonnements, ils méprisent la recherche lente et douloureuse de la vérité et, singulièrement, de leur vérité intérieure. Celle-ci leur a été donnée une bonne « foi » pour toutes avec la doctrine qu’on leur a fait sucer à la mamelle et ils doivent la répandre. Voyez et écoutez les islamistes : ils représentent le parfait exemple, caricatural, d’esprits entièrement aliénés (au double sens du terme) mais persuadés de parler au nom de Dieu, c’est à dire de la Vérité même.

Lucifer qui a inventé le péché d’orgueil (celui qui l’emporte sur tous les autres) doit bien rigoler en les écoutant pérorer : quels charmants et intelligents disciples il a réussi à placer à la tête de l’ex-Fille aînée !

 Nul ne peut échapper à quelque conditionnement que ce soit. Pas même notre ministre comme nous venons de le voir. Et vouloir nier être conditionné c’est comme se débattre quand on est immobilisé par certains nœuds : plus on bouge, plus cela serre et on finit étouffé.

Ce que je caricature chez Vincent Peillon – car la prétention du personnage à vouloir nous libérer de nos « conditionnements » est du dernier ridicule – c’est le conditionnement obtus qui s’ignore lui même, celui qui s’érige en vérité indiscutable, celui qui repose sur une idée devenue folle et totalitaire. Et c’est en cela que le ministre est un véritable catoblépas car il est l’exemple paradigmatique d’un déconditionnement raté ou, si on préfère, d’un conditionnement tellement réussi qu’il n’apparaît plus à celui qui en est victime et qui, dés lors, ne peut plus prononcer une parole sans se contredire……….ne peut plus brouter l’herbe sans se manger les pieds et s’en glorifier.

Face à ce véritable emprisonnement ou conditionnement idéologique parfaitement insupportable, il y a l’ensemble des conditionnements favorables à l’épanouissement de l’être humain. C’est comme pour le cholestérol : il y a le bon cholestérol indispensable à la santé des vaisseaux sanguins et le mauvais à éviter car il les obstrue.

  • Culture et Civilisation

Que sont donc la civilisation et la culture – dont fait partie la religion évidemment  – si elles ne sont pas les réalités qui définissent ces bons conditionnements que l’homme a édifié au cours des âges pour échapper au règne de la « bête » ?

Précisons un peu ce que j’entends personnellement par civilisation et culture car j’ai une approche un peu particulière de ces deux concepts qui donnent lieu à tant d’interprétations croisées.

Le mot « civilisation », évoque la plupart du temps l’ensemble des traits qui caractérisent l’état d’évolution d’une société donnée, tant sur le plan technique, intellectuel, politique que moral, sans porter de jugement de valeur. Si bien que, dans cette acception, on  peut légitimement parler de civilisations au pluriel, voire de civilisations primitives (c’est pourquoi les « arts primitifs » sont devenus les « arts premiers » sous la haute inspiration de Chirac).

Pour moi il n’en va pas de même : la notion de civilisation, comme la notion d’humanité, ne souffre pas de pluriel. Il y a différents degrés de civilisation dans le monde élaborés au cours des âges, comme il peut y avoir plusieurs degrés d’humanisation, mais pas plusieurs civilisations. L’objet de toute civilisation consiste à favoriser l’expression des plus hautes vertus morales chez l’homme, tant pour son accomplissement individuel qu’en vue du Bien Commun. Il consiste à établir la cité terrestre sur des principes qui en font comme un reflet de la cité idéale, la Jérusalem céleste si on veut. Tâche jamais aboutie bien sûr mais qui permet d’exprimer et de canaliser ce que l’homme porte de meilleur en lui. Dans une telle approche, il va de soi que le degré de civilisation de la cité grecque est infiniment supérieur à celui des USA, à leur violence, à leur grossièreté et à leur course effrénée au dollar. Celui de la France de saint Louis, infiniment supérieur à celui de la France de M. Hollande…même s’il n’y a aucune comparaison possible du point de vue scientifique et technologique.

En revanche  j’admets parfaitement la diversité des cultures en tant que la sociologie la définit comme « ce qui est commun à un groupe d’individus et comme ce qui le soude » et l’UNESCO de la façon suivante : « Dans son sens le plus large, la culture peut aujourd’hui être considérée comme l’ensemble des traits distinctifs, spirituels et matériels, intellectuels et affectifs, qui caractérisent une société ou un groupe social. Elle englobe, outre les arts et les lettres, les modes de vie, les droits fondamentaux de l’être humain, les systèmes de valeurs, les traditions et les croyances.. Ce « réservoir commun » évolue dans le temps par et dans les formes des échanges. Il se constitue en manières distinctes d’être, de penser, d’agir et de communiquer. »

On voit que les deux définitions, sans se superposer, sont malgré tout très proches.

  • Qu’est ce qui, pour moi, les différencie vraiment ?

C’est que (toujours pour moi) la « civilisation » implique une hiérarchie dans les valeurs; la « culture » non. Cet « ensemble des traits distinctifs, spirituels et matériels, intellectuels et affectifs, qui caractérisent une société ou un groupe social » peut s’avérer d’un niveau très différent du point de vue de la civilisation, tout en continuant à constituer une culture très forte.

L’anthropophagie a été un élément déterminant de certaines cultures africaines et/ou océaniques. Peut-on parler d’une « civilisation » de l’anthropophagie ? Peut-on parler d’une « civilisation » de l’excision ou d’une civilisation des sacrifices humains (comme chez les Aztèques) ?

Cela me paraît difficile à concevoir.

Alors qu’on peut très bien parler d’une « culture » de la violence (le nazisme),  d’une culture de la coercition et de la corruption (le communisme), de l’oppression, de l' »omerta », du fric, du libertinage, de la pornographie, de l’homosexualisme (la nôtre), etc…..

C’est pourquoi on peut nous parler de « culture » maison, de « culture » d’entreprise, de « culture » familiale. Mais jamais de « civilisation » maison ou d’entreprise. Et pour cause.

La culture est neutre et elle peut se constituer sur quelques « traits distinctifs » extrêmement circonscrits et spécifiques : la culture du vin, de la bière, du cigare, du jeu…; de plus elle vaut ce qu’elle vaut.

La civilisation, elle, est toujours une avancée vers le global et l’universel (ou du moins elle y tend).

Or, civilisation et culture sont les deux outils de l’humanisation de l’homme – la religion chrétienne appartient aux deux sphères de la civilisation et de la culture qu’elle irrigue depuis des siècles et d’où sont issues toutes les idées généreuses que nous retrouvons, travesties et souvent dénaturées dans les grandes théories sociales (saint simonisme, socialisme, libéralisme, communisme, progressisme, etc….)

Ce sont les deux conditionnements constitutifs de notre identité dont Vincent Peillon voudrait nous dépouiller comme d’un vêtement usé…en nous arrachant la peau du même coup.   

Même quand la civilisation n’est est qu’à un stade élémentaire – en d’autres temps et d’autres lieux – même quand la culture est critiquable, elles valent toujours mieux que la barbarie ou la sauvagerie qui sont l’état de nature dans lesquels l’homme se trouverait s’il n’était, profondément, un héritier, c’est-à-dire le bénéficiaire du capital culturel et civilisationnel accumulé par ses devanciers. Ce que veut éradiquer Vincent Peillon, sans le dire, c’est le sens même de cette piété filiale qui semblait si importante aux Grecs et à toutes les civilisations traditionnelles. Nous devons tout à nos prédécesseurs et nous ne pourrons jamais rendre à la société, à notre pays, le capital immense de bienfaits  qu’ils ont accumulés et qu’ils nous ont transmis à notre naissance sans que nous ayons aucun effort à faire. Jean Madiran – qui vient de disparaître à l’âge de 93 ans – enseignait que nous Français, en particulier, devrions y être plus sensibles que quiconque, nous qui n’avons qu’à ouvrir les yeux, pour voir les splendeurs que nos aïeux nous ont léguées. Mais, ajoutait-il,  » reconnaître que nous sommes des nains juchés sur des épaules de géant est le plus sûr moyen d’être exclu du système médiatique… mais c’est aussi le plus sûr moyen de commencer à apprendre et à comprendre le monde qui nous entoure ! »

Et à résister à cette entreprise voulue par Vincent Peillon, ses complices et ses comparses, d’effacement de notre mémoire d’hommes civilisés et cultivés par vingt siècles de christianisme.

Non qu’il ne faille pas procéder, génération après génération, au travail critique indispensable permettant d’améliorer l’héritage et d’éviter de reproduire les erreurs ou injustices du passé, comme cela s’est toujours réalisé au cours des siècles. Mais entre réviser une tradition vivante et l’éradiquer , entre tailler un rosier et l’arracher de terre, il y a un monde : l’amour reconnaissant et lucide d’un côté; la haine et la sombre bêtise de l’autre.

  • La nouvelle Eglise de Lucifer.

La « démocratie » dont VP nous parle, la « république  » horizon insurpassable de notre dignité d’homme,  n’ont donc rien à voir avec celles qui gouvernaient Athènes il y a vingt six siècles. Dans l’esprit de nos modernes prophètes, « démocratie » et « république » ne désignent pas un régime politique parmi d’autres, adapté à certaines époques, inadapté à d’autres ; elles sont une religion, et même la religion absolue. Celle qui exige que toute légitimité puise ses fondements dans une « volonté générale » remplaçant les références métaphysiques d’autrefois, l’ordre naturel et surnaturel contemplé par les philosophes, les mystiques, les artistes et les religieux; une « volonté générale » ayant la science infuse mais ramenée à des majorités parlementaires de « godillots » soigneusement profilés (à part quelques exceptions)  par le jeu de la manipulation médiatique de l’opinion et par un système électoral concocté aux petits oignons dans l’arrière cuisine des Loges et des lobbies antichrétiens donc anti-français; système électoral qui ne laisse accéder au pouvoir que ceux qui ont se sont d’abord convertis à la nouvelle religion laïciste.  Ce qui autorise que cette « démocratie religieuse » puisse se croire habilitée non seulement à dire le légal et l’illégal sans référence au légitime et à l’illégitime, au sain et au malsain, au pudique et à l’impudique, mais aussi à définir le bien et le mal, le vrai et le faux, puisqu’investie des fonctions jusqu’alors dévolues à Dieu Lui même.

Il y a quand même un autre élément qui fait de Vincent Peillon un catoblépas cynique.

C’est qu’il n’apparaît et ne s’exprime pas comme un laïcard obtus, agité de passions recuites contre Dieu et les religions. Il est trop subtil pour cela. Le cœur de sa cible, c’est ce qu’il nomme « l’orthodoxie catholique ». C’est le catholicisme, « le pelé, le galeux d’où venait tout le mal« . C’est lui qui concurrence efficacement la Religion de l’Homme en lui rappelant sans cesse qui il est, d’où il vient et à quoi il est destiné. Seuls le Catholicisme et l’Eglise – quand elle est fidèle à sa mission – peuvent s’opposer victorieusement au culte de Lucifer et l’empêcher de conquérir le monde. Ils en ont reçu l’assurance dès les origines du christianisme du Christ Lui même.

Le protestantisme, matrice du libéralisme et du relativisme, ne présente pour Vincent Peillon que des vertus. Il entre dans le cadre des trois grands « R » par lesquels Maurras désignait les trois armes braquées sur le cœur de la France traditionnelle : Réforme, Révolution, République.

L’Islam, grand pourvoyeur d’électeurs susceptibles de maintenir la gauche au pouvoir contre le désir et l’intérêt des Français, ne le gêne pas non plus. Il ne l’évoque même pas ou très peu (on n’est jamais assez prudents) alors même que c’est lui qui pose les problèmes véritables dans la société en général et l’école en particulier, ce que n’ignore pas le courageux ministre.

 

  • Reste le judaïsme.

 

Et là c’est une tout autre chanson. Le judaïsme ne pose pas non plus le moindre problème républicain à Vincent Peillon. Il ne lui inspire pas la moindre critique idéologique.

Cela se comprend parfaitement si on se souvient que Vincent Peillon est juif par sa mère. Et qu’il a fidèlement respecté le conditionnement judaïque impératif qui consiste à fuir les mariages mixtes car il n’oublie pas que la judaïté se transmet par la mère et non le père !

Et, bien sûr il n’est pas le seul dans notre personnel politique et médiatique.

Pour ne prendre qu’un seul exemple : Sarkozy – Juif par sa mère – n’a-t-il pas épousé deux Juives et son fils ne s’est-il pas converti pour épouser l’héritière Darty ? 

Vincent Peillon, lui, a épousé la journaliste Nathalie Bensahel et ses quatre enfants (nés de 2 unions, mais je n’ai pas réussi à trouver l’identité de la première épouse) s’appellent… Salomé, Maya, Elie et Izaac. Rien de breton à ce que vous pouvez constater. De plus la presse et les sites communautaires nous ont appris qu’il a célébré la bar mitzvah de son fils Elie il y a quelque temps.

 

Je ne sais pas comment ce grand rhétoricien pourra nous expliquer son engagement pour une « religion républicaine soucieuse de libérer nos enfants de leurs conditionnements religieux » et sa fidélité active et concrète au Judaïsme.

Sauf à penser que judaïsme et république c’est tout un ? Il faudrait alors qu’on nous le dise.

Sauf à conclure d’un véritable « racisme » anti-catholique dissimulé sous les espèces d’une religion laïque de bazar ? La revanche de Caïphe sur Jésus ?

Chacun décidera en son âme et conscience.                                                

 

Quoiqu’il en soit, qui peut encore croire à la sincérité et la loyauté d’un tel catoblépas ?

 

PEILLON Vincent - 07.07.1960 - 09.00 - Paris -Terminons pas un coup d’œil sur son thème.

Vous allez voir qu’il nous dit des choses très intéressantes.

C’est un beau thème que je ne détaillerai pas pour ne pas rallonger cet article outre mesure.

  • Remarquons la conjonction Lune/Jupiter en Sagittaire qui évoque vitalité, extraversion, sociabilité, mais aussi ambition sociale et désir de guider, conduire, enseigner, d’incarner une autorité reconnue (en politique et dans l’enseignement tout particulièrement).

  • Remarquons l’Ascendant à la jointure du Lion (désir de briller, de rayonner, de dominer, de s’affirmer) et de la Vierge (comprendre, définir, rationaliser, enfermer la réalité dans des limites précises)

  • Remarquons la présence d’Uranus en Lion au-dessus de l’Ascendant (au trigone de la conjonction Lune/Jupiter) : le désir de se distinguer et de s’affirmer en tant que référence, guide, conducteur d’opinion, est exacerbé. Les heureuses dispositions Lune/Jupiter qui favorisent l’adaptation au milieu et aux circonstances, perdent de leur souplesse au profit d’une tension intellectuelle et émotionnelle qui enferment le sujet (Maison XII) dans des comportements intransigeants, doctrinaires. On se sent porteur de vérité et destiné à « éclairer » les autres.

  • Pluton en Vierge à l’Ascendant, évoque un intellect particulièrement critique et corrosif, une violence rationalisée, un refus d’adhérer aux valeurs communes pour suivre sa volonté propre.

  • Il va dans le sens de Mars (avec lequel il forme un trigone) en Taureau culminant au MC : passion contenue, obstination, entêtement, combattivité appliquée à obtenir un résultat, hostilité contrôlée, voire « rentrée » prenant appui sur une représentation fantasmatique, une idéologie qu’on considère comme universelle et qu’on cherche à propager : opposition à Neptune en Scorpion et en Maison III, celle de la pensée, ici particulièrement portée à l’utopique, au fantasmatique.

 

Mais le plus évocateur – la configuration la plus implacablement contradictoire aux thèses de notre grand fumiste universitaire – est constitué par la dernière figure du thème :

 

  • Il s’agit de la conjonction SOLEIL/VENUS en CANCER opposée à SATURNE en CAPRICORNE.

 

  • L’Axe Cancer/Capricorne constitue l’axe familial et ancestral par excellence sur le plan zodiacal (universel).

Il est bien entendu analogique à l’axe des Maisons IV/X sur le plan des coordonnées terrestres (celui des conditionnements familiaux/sociaux….pour faire court). Ici cet axe IV/X tombe en Taureau/Scorpion – axe vie/mort – incarnation/désincarnation – argent, sexe, chimie, biologie, génétique (avec ses manipulations d’apprentis sorciers) médecine (avec ses tentations prométhéennes). Vous avouerez qu’une maman chercheuse à l’Inserm, un tonton « Frankeinstein » et un papa banquier-coco ne pouvaient pas mieux illustrer les valeurs d’un tel axe.

Cancer/Capricorne d’un côté, IV/X de l’autre, évoquent la construction d’un sujet depuis son extrême dépendance par rapport à un milieu nourricier (Cancer) jusqu’à son achèvement en tant qu’adulte responsable ne dépendant que de lui même et assurant pleinement son rôle dans la société (Capricorne) sous la conduite des éducateurs qui l’ont « élevé » (appris à se tenir debout, physiquement, moralement, spirituellement, socialement) suivant les principes et modèles qui sont les leurs.

 

Cet axe Cancer/Capricorne constitue l’épine dorsale du thème de VP.

Il se superpose ici à l’axe des Maisons V/XI. Quelle leçon tirer de cette superposition ?

 

  • Essayons d’être concis en essayant de rendre le langage technique lisible pour tous.

  • L’axe IV/X – axe familial, parental – est encadré de l’axe III/X et de l’axe V/XI.

Rien que de très logique.

Ce qui pourrait se traduire ainsi :

  • L’axe III/IX représente celui des connaissances intellectuelles et pratiques, celui des idées, etc, bref celui de l’enseignement ou de l’instruction et des orientations qui leur seront données en fonction des choix des parents, des dispositions du sujet et des études poursuivies. On y trouve (dans le cadre de ce thème) une opposition Mars/Neptune que j’ai déjà résumée par : principes philosophiques essentiellement concrets et pratiques (Mars en Taureau et en Maison IX) guidés par un idéal, une foi, une idéologie, un fantasme, une illusion – au choix – ayant imprégné tout le système éducatif familier (Neptune en Maison III).

  • L’axe V/XI, lui, fonctionne sur un tout autre plan car il représente celui des valeurs par lesquelles une personnalité pourra se construire et s’épanouir; ce que l’enfant, au contact de ses parents et à travers le témoignage de leur propre vie, pourra apprendre à admirer et à révérer; ce par quoi il pourra se réaliser certes, mais surtout ce qu’il aura à cœur de réaliser de manière gratuite et généreuse par ouverture de tout son être au Vrai, au Beau, au Bien. Axe admirable que l’axe V/XI – analogique à l’axe LION/VERSEAU : celui du cœur et de l’intelligence qui ne doivent faire qu’un au service des exigences les plus hautes. Une des plus belles représentations des valeurs V/XI redoublées par leur présence effective en Lion/Verseau se trouve dans le thème de W.A Mozart dont j’aurai peut-être un jour à parler.

  • L’axe V/XI est proprement l’axe de l’Education au sens vrai du terme : éduquer n’est pas simplement instruire ou enseigner, c’est à dire transmettre des connaissances de manière neutre. Eduquer, élever impliquent une exigence spirituelle et morale, une capacité à ouvrir la personnalité de ceux qui nous sont confiés en les gratifiant non de connaissances pratiques mais de témoignages de valeur dont ils puissent s’inspirer pour atteindre le plus haut degré d’humanité et de générosité qui leur est possible.

 

A partir de ces quelques explications (bien succinctes mais je ne suis pas ici dans le cadre d’un cours ou d’un séminaire) on peut s’apercevoir combien votre ministre est solidement arrimé, jusqu’à en être imprégné jusqu’aux moelles, des valeurs et « conditionnements familiaux » auxquels il fut soumis dans son enfance et adolescence.

  • L’axe zodiacal parental (Cancer/Capricorne) tombe dans l’axe V/XI (celui des témoignages intégrés et des valeurs à défendre)  et on y trouve même la présence de l’Axe III/IX – l’instruction, l’enseignement – par la présence de Vénus maître de la Maison III !

  •  Vénus nous indique d’ailleurs combien le sujet s’est trouvé à l’aise dans son environnement familial et éducatif (Vénus en Cancer) combien, l’aimant sans réserve, s’y trouvant à l’aise, s’y ressourçant il cherche à s’y identifier (conjonction au SOLEIL) à le faire perdurer, à n’en rien rejeter, à n’en rien perdre (fixation par opposition à SATURNE)….

  • Puis à l’imposer aux autres : VENUS/SOLEIL étant placés en Maison XI – ouverte sur le « social » an sens large – il est évident qu’il est impossible de concevoir l’idéal collectif, culturel et social (propre à cette Maison XI) en contradiction avec les valeurs apprises de son propre milieu !

  • Si bien que cette composante hypercritique due à la présence de PLUTON en Vierge et à l’Ascendant que j’ai signalée au départ, peut désormais être comprise non plus comme un faculté à se distancier des valeurs apprises de son milieu, mais bien plutôt comme une sorte de radar à débusquer tout ce qui pourrait s’écarter de la ligne définie par le « milieu » : familial, culturel, politique, idéologique, maçonnique.

Le chercheur en philosophie se transformant alors en authentique commissaire politique.

 

  • Et, bien sûr, l’outil privilégié pour « forger cet homme nouveau » qui répondra sans broncher au modèle prôné d’abord  dans  le discours familial (encore indiqué par la présence de PLUTON, maître de la Maison IV – la mère – à l’Ascendant et de Vénus, maître de la Maison X – le père – conjoint au SOLEIL) au fondement de les choix de VP : philosophiques (en fait : maçonniques et laïcistes) politiques, sociétaux et éducatifs qui sont les siens; cet outil, ce lieu de conditionnement, d’abêtissement civique et de formatage idéologique : ce sera l’Ecole, l’Université et la Culture que le marxo-progressisme ont investis, noyautés et complètement infectés à partir de la Libération sous l’œil complice et passif du Gaullisme et de ses différents avatars.

 

Vous comprenez de mieux en mieux pourquoi je compare notre ministre à un catoblépas ? Pourquoi je dis qu’il se mange les pattes en broutant de l’herbe et les doigts en les prenant pour des sucettes au citron.

Contrairement à ce que vous pourriez penser j’ai choisi cette image par pure bienveillance. Je n’avais pas envie d’accabler ce personnage et je voulais lui laisser le bénéfice du doute. Le doute consistant à mettre la nocivité de sa pensée et de son  action sur le compte de son aveuglement idéologique et de son ignorance crasse de la réalité de l’homme et de la vie.

 

C’est la seule façon pour moi de relativiser les responsabilités d’un homme qui s’efforce de répandre dans le domaine qui lui a été confié par la nation (du moins le croit-elle) celui de l’Education dite Nationale, les erreurs et choix idéologiques contestables dont il a été abreuvé

  • dans sa famille (Cancer)

  • dans sa Loge (SOLEIL en Cancer en Maison XI opposé à SATURNE en Capricorne : le côté obscur et secret sinon de la force c’est à dire du groupe principal d’influence de la république).

  • Un homme qui n’a jamais cessé d’user ses fonds de culotte sur les bancs douteux de l’école et de la faculté des lettres, que pour les lustrer comme professeur au sein de ces mêmes institutions, puis sur les bancs du GO  parallèlement aux fauteuils du parti socialiste et à ceux des ministères; un homme né avec un cuiller en argent dans la bouche (comme beaucoup de « responsables » socialistes); un homme qui ne s’est jamais frotté à cette dure réalité qui est celle de la vie quotidienne des employés, ouvriers, artisans, paysans de notre pays peut être considéré comme un aveugle à ses propres conditionnements, un niais dangereux, d’autant plus ridicule qu’il se mêle de vouloir imposer une « nouvelle religion » à ses compatriotes. Un homme qui a fait de ses préjugés et des conditionnements qu’il a sucés à la mamelle, l’outil pour « libérer » ses compatriotes (ou prétendus tels).

  • Il peut donc être raillé à travers une image amusante. Il suffit de voir comment Canteloup traite nos plus hauts responsables tous les soirs du TF1 pour s’apercevoir que l’image du catoblépas pour représenter Peillon est bien anodine.

 

Mais s’il s’avérait – comme c’est le plus probable avec les idéologues en général, les judéo-marxistes et crypto-marxistes en particulier – que tout ce discours pseudo-libérateur n’est qu’un leurre, une tromperie, une manipulation consistant à arracher au peuple français les fondements de son identité, de sa liberté, de sa religion fondatrice, de sa culture, de son art de vivre et du libre choix de ses destinées pour les enchaîner aux « conditionnements » contre nature présentés comme une noble entreprise de « déconditionnement familial, culturel et religieux »; s’il s’avérait donc que Vincent Peillon ne fût qu’un menteur, un manipulateur et un homme d’autant plus dangereux qu’il sait se montrer persuasif et discret, ce n’est pas l’image du catoblépas qu’il faudrait utiliser.

Je vous laisse le soin de choisir celle qui vous plaît le plus.

 

LSM

 

ANNEXE : Article de Hilary White « Pourquoi la bataille contre le mariage gay était perdue d’avance »

 

 


[1] Du grec ancien κατοβλεπας « qui regarde vers le bas ». On trouve sa première évocation chez Pline l’Ancien. Vous m’accorderez que lorsqu’on ne regarde que « vers le bas » il faut s’attendre à croiser le regard du « Très Bas » et d’en être séduit, vous ne pensez pas ?

[2] Quérulence : n.f. (lat. querela, plainte; v. 1900)

Psychiatr. Réaction revendicatrice de certains sujets de sujets ayant la conviction d’être lésés. ä . quérulent, e adj. et n. Délire quérulent (LAROUSSE – dictionnaire de la langue française – janvier 1979, 2109 p., p. 1546)

[3] Critique doit être pris ici au sens philosophique : la recherche du vrai.

[4] N’allez pas confondre « lucifériennes » et « sataniques« . M. Peillon et ses « frères » 3 points, et tous les révolutionnaires avec lui, de quelque « sensibilité » qu’ils soient, et quelques différentes qu’apparaissent leurs doctrines,  sont « lucifériens« . Leur refus d’accepter la réalité humaine en tant que soumise à un ordre naturel et surnaturel que l’homme doit connaître et respecter pour réaliser pleinement sa destinée, nous ramène, quelles que soient les formes que ce refus a pu prendre dans l’Histoire, au refus premier : celui de Lucifer. « Non serviam ! »  lance-t-il orgueilleusement à la face du Créateur…avant d’entraîner l’Homme dans sa Chute en faisant croire au couple originel qu’ils seront « comme des dieux« . C’est donc une très vieille histoire qui se répète sans cesse malgré les immenses catastrophes et souffrances que cette orgueilleuse attitude de refus a pu provoquer. Et qu’elle provoquera jusqu’à la fin des temps.

[5] Ce rejet du « déterminisme scientifique » ne semble pas avoir alerté grand monde. Mais il est vrai que, depuis 1793 « la république n’a pas besoin de savants »

[6] Voilà encore un mot particulièrement trahi par nos « penseurs » modernes : celui de « république ». Quand Jean Bodin, à la fin du XVIème siècle, publie une réflexion extrêmement élaborée  sur les affaires publiques, sur le pouvoir du roi garant de cette paix civile qu’il faut rétablir (après les guerres de religion) en élaborant une théorie juridique de la souveraineté qui va influencer l’histoire européenne pour des siècles, il ne l’intitule pas « Du Roi » ou « Du Monarque » ou « De la Monarchie » mais  » La République  » (6 vol) ! Car la république pour ceux, très rares, qui ne le sauraient pas, ne signifie rien d’autre que « la chose publique » et, pour Bodin,  la nature de la République et de l’État se définissent par la notion de souveraineté, étant entendu que «l’État souverain est plus fort que les lois civiles et doit être uniquement soumis aux lois naturelles et divines». L’exact contrepied des théories modernes qui prennent pour fondement du droit politique, juridique et sociétal, « l’opinion publique ». Attention une opinion soigneusement conditionnée et manipulée pour satisfaire aux projets de ceux qui tirent les ficelles. Ainsi en est-il du pseudo-mariage pour tous (tous les givré(e)s de France et de Navarre sans doute) ou de la théorie du gender, qui ne peut engendrer que la déliquescence de notre civilisation.

Vous appréciez, grâce à ces quelques précisions, combien le sens de « république » a été adultéré, puisque désormais il s’identifie à celui de « démocratie » ou de « suffrage universel » dans le meilleur des cas, à celui de « socialisme » et de « laïcisme » dans le pire.

[7] Concernant cette « raison » toute puissante capable de nous guider dans la voie du Bien, je ne peux m’empêcher de vous offrir une petite citation de Bernanos qui ne manquait pas d’humour. Voici ce qu’il écrivait à un auteur qui venait de commettre un Cours d’instruction civique :  » Votre cours d’instruction civique est un modèle de bon sens et de loyauté d’esprit. Ce que vous appelez beaucoup trop modestement une ébauche de morale rationnelle est bien tout ce qu’on peut dire de mieux pour une cause perdue d’avance, car, si votre morale est raisonnable, l’homme ne l’est pas, la raison ne lui ayant jamais servi qu’à savoir ce qu’il doit faire pour le plaisir de faire ce qu’il ne doit pas. Nous appelons cette contradiction de l’homme, ou cette haine obscure de l’homme contre lui même, le péché originel. Mais le nom ne fait rien à la chose... »

 

[8]  » Sur la morale de Monsieur Peillon« , Savator, 142 p., 14,50 €

[9] Ce qui sous-entend qu’ils sont « bons » naturellement et que « seule la société les corrompt » comme l’affirmait Rousseau. On sait désormais ce qu’il faut penser de ces mortelles absurdités.

[10] Sans rien dire de son hyper-sur-représentation étonnante dans le monde de  la politique, de la culture et des médias et donc en large part responsable des idées dominantes dans notre société.

ANNEXE : Pourquoi la bataille contre le mariage gay était perdue d’avance

4 réponses à to “Vincent PEILLON, le Catoblépas de la république.”

  • ROLLAND:

    Je crois qu’on vient de rééditer un petit livre très bien documenté sur le problème de l’éducation: « Machiavel Pédagogue », de Pascal BERNARDIN. Notre Peillon n’est que le digne descendant d’une longue lignée internationale de décervélateurs (pardon pour ce néologisme très laid)qui a commencé peu plus peu moins, vers les années 50, en douceur.
    Je renonce à ma mission d’enseignante dans l’Education mais je compte bien la poursuivre en libre penseuse. Mon Dieu que les mots changent de sens!

    • Je connais ce petit livre pour en avoir lu une présentation quelque part. Mais il n’est pas impossible que je me l’offre. En Fait, le travail de conditionnement a commencé dès les lendemains de la Libération, quand De Gaulle a confié la réforme de l’Education Nationale à des communistes Langevin et Wallon. Voici ce qu’on peut lire sur Wilkipédia et que vous pourrez compléter par vos propres recherches :  » Le plan Langevin-Wallon est le nom donné au projet global de réforme de l’enseignement et du système éducatif français élaboré à la Libération conformément au programme de gouvernement du Conseil national de la Résistance (CNR) en date du 15 mars 1944.
      Ce projet global fut élaboré par les membres de la « Commission ministérielle d’études pour la réforme de l’enseignement » nommés le 8 novembre 1944 par René Capitant1, ministre de l’Éducation nationale du gouvernement provisoire de la République française présidé par Charles de Gaulle. Commission successivement présidée par deux grands intellectuels liés alors au PCF – Paul Langevin puis Henri Wallon – et qui devait projeter pour la France un grand système éducatif démocratique pour lui permettre de rattraper son retard dans ce domaine décisif de la compétition avec les autres pays développés (États-Unis, Royaume-Uni…).
      Mais ce projet global de réforme fut remis trop tardivement en juin 1947 à un 2e gouvernement Paul Ramadier qui, ayant exclu les ministres communistes, venait de prendre en compte le nouveau contexte de « guerre froide » planétaire et le financement par l’inflation de la guerre coloniale en Indochine comme du développement économique avec l’aide américaine du Plan Marshall. Il semblait ainsi mort-né en juin 1947 mais, paradoxalement, il a servi depuis de référence.
       »

      Quant au mot « décervélateurs » je pense qu’il convient bien à cette entreprise de « décervelage » qu’Alfred Jarry dénonce avec tant de roborative causticité dans son « Ubu Roi ».
      Bien à vous

      LSM

  • J.T.:

    Bonjour

    Tout d’abord , je tiens à vous remercier pour la richesse de vos articles que cela soit d’un point de vue historique et astrologique.

    toutefois,quelque chose me gêne dans votre façon de présenter les choses.

    Je vous rassure, comme vous je déplore l’hérésie de ces gens immondes prônant la monstruosité qu’est l’idéoologie socialise,

    Quand vous présentez le thème d’une personnalité, ex : vincent peillon, vous déplorez son attitude et ses actes, mais vous les justifiez par ses structures astrologiques…

    C’est là ou quelque chose me dérange intellectuellement.

    Car une fois l’analyse de son thème effectuée, vous ne lui attribuez pas les circonstances atténuantes que sont ses « structures astrales »…

    de fait , votre astrologie est elle non causale et non absolutiste?

    Un autre possesseur du thème de vincent peillon aurait-il pu l’incarner autrement.?

    • Je vous remercie pour votre message et pour vos encouragements.
      Votre question touche au fondement même de l’astrologie et je ne pourrai y répondre ici. D’autant que j’ai abordé le sujet à l’occasion de tel ou te tel de mes articles.
      Mais, pour répondre très succinctement à votre question, il va de soi qu’un thème doit toujours être interprété dans le cadre des conditionnements naturels (famille, éducation, religion, milieu social et culturel, etc…) de chacun de nous.
      Pour faire court, on peut penser que Peillon élevé en milieu conservateur et catholique, subissant d’autres influences que celles qu’il a reçues (père communiste, mère de la haute bourgeoisie juive dite « progressiste ») aurait probablement adhéré aux valeurs de son milieu….mais on peut penser qu’il les aurait exprimées de la même façon, probablement avec le même sectarisme inconditionnel qui est le sien.
      Le thème nous donne la « forme » sur laquelle se bâtira la personnalité d’un individu, les différents scenarii qu’il aura à intégrer ou à dépasser, la façon générale dont il s’exprimera et se réalisera….mais il ne nous donne pas la « matière » sur laquelle cette « forme » aura à s’exercer. Cela, ce sont les circonstances existentielles (donc terrestres et non célestes) qui peuvent nous l’indiquer.
      Cézanne a été inspiré, pour ne pas dire obsédé, par la montage Sainte Victoire au-dessus d’Aix en Provence. Cette inspiration c’est « la forme ». Celle-ci s’est manifestée dans une trentaine de tableaux (je ne suis pas sûr du chiffre) qui constituent la « matière » ou, si vous préférez, la traduction picturale de l’inspiration artistique de Cézanne. De même chacun de nous peut incarner (« matérialiser ») de manière différente des itinéraires identiques.
      Bien entendu, la « forme » intervient aussi dans les choix de vie sous forme de « prédispositions » plus ou moins marquées (Cézanne a choisi la peinture et non la musique pour exprimer son univers artistique) mais de telle sorte que l’individu ait toujours le moyen d’exercer son libre-arbitre et de rectifier ce qui, dans ces « prédispositions » mêmes, lui apparaît comme peu acceptable ou inadapté sur le plan intellectuel, moral, social, religieux. Chez tout individu deux facultés sont définitivement « libres » au sens vrai du terme : il s’agit de l’intelligence et de la volonté. Tout individu a les moyens de prendre du recul par rapport à des motivations qui lui apparaissent comme allant de soi, voire irrésistibles. Tout individu peut donc actualiser son thème de plusieurs façons tant sur le plan pratique que sur le plan qualitatif. Mais, quelle que soit la façon choisie, on retrouvera toujours la « structure » la « forme » originale, la « note » spécifique.
      Vous me parlez de « cause » et d' »absolutisme ». Il faut que vous compreniez que le thème ou les « structures astrales » – suivant votre expression -, ne sont aucunement « causes » (au sens moderne et mécaniste du terme) de nos comportements et de notre existence : ils ne font que les refléter et nous les révéler. Les causes profondes de notre destinée terrestre doivent être cherchées ailleurs. L’astrologie se contente de nous aider dans cette recherche. C’est pourquoi je la considère comme un outil de sagesse et d’un puissant secours à une recherche métaphysique et religieuse. Mais, très peu de personnes, l’utilisent de cette façon hélas.
      En conséquence, et pour répondre à votre dernière question, un autre porteur du thème de Vincent Peillon, tout en possédant la même structure astrale, donc la même « forme », donc une personnalité très proche de la sienne, aurait probablement pu l’incarner différemment dans d’autres voies et dans d’autres choix, mais en suivant le même plan si je puis employer cette image.
      N’oubliez jamais non plus que le thème ne nous dit pas ce que inéluctablement nous ferons et serons, mais bien plutôt ce que nous devrions faire et être. IL représente une carte de l’existence, mais sur cette carte le choix du voyage et de l’itinéraire nous appartiennent….au moins en partie.
      Bien cordialement à vous, en espérant avoir satisfait – au moins en partie – votre légitime curiosité.

      LSM

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