couple 2Je lis aujourd’hui et daté du 04.08.2013, dans la lettre quotidienne de « Riposte Catholique » (Portail de réinformation) le billet suivant signé Jeanne Smits :

« Angleterre : deux homosexuels exigent un mariage religieux et poursuivent leur paroisse anglicane »

Deux semaines après l’Assentiment Royal donné à la loi sur le « mariage » des homosexuels par la reine d’Angleterre – gardienne de la foi et chef de l’Eglise anglicane – un couple d’activistes gays s’est lancée dans une procédure judiciaire visant  leur paroisse de Maldon parce que le « mariage » religieux leur y a été refusé.

Il faut savoir qu’en Angleterre l’Eglise a le privilège de célébrer des mariages pour le compte de l’Etat, ces unions produisant tous les effets civils relatifs au contrat.

Donc, Barrie Drewitt-Barlow et son partenaire, Tony, rêvent d’un beau mariage à l’église avec tous les flonflons (et en blanc, peut-être ?) mais plus que cela, ces deux chrétiens convaincus veulent obtenir la fin des exclusions prévues par la loi pour permettre à l’Eglise catholique et à l’Eglise anglicane de se voir obligées d’appliquer la loi mettant couples homosexuels et couples homme-femme sur un pied d’égalité par rapport au droit au mariage.

« La seule manière pour nous d’avancer maintenant est d’attaquer l’Eglise devant les tribunaux. C’est une honte que nous devions faire un procès contre des chrétiens pour qu’ils nous reconnaissent », assure Drewitt-Barlow. « Mais nous ne voulons forcer personne à nous marier –c’est supposé être le plus beau jour de ma vie et cela me chagrinerait et même gâcherait tout. Les chrétiens ne sont-ils pas censés pardonner, accepter, aimer ? »

On en pleurerait… Mais les deux hommes n’en sont pas à leur première agitation judiciaire. En 1998, ils ont fait un procès au gouvernement de la Californie pour obtenir l’inscription de leurs deux noms, à l’exclusion de tout autre, sur le certificat de naissance des jumeaux qu’il avaient acquis grâce à un don d’ovules et à une mère porteuse qui avait donné le jour aux enfants fabriqués in vitro.

Depuis lors, rapporte Hilary White pour LifeSiteNews, Barrie et Tony ont obtenu trois enfants supplémentaires par ce moyen et ils ont lancé au Royaume-Uni la première agence de gestation pour autrui spécialement axée sur la clientèle gay.

Alors qu’une association de défense de la famille, le Christian Institute, assure que les deux hommes ont donné quelque 500 000 livres aux organismes faisant du lobbying pour le [pseudo]« mariage » gay, Barrie et Tony estiment que la bataille n’est qu’à moitié gagnée du fait de la possibilité pour les Eglises d’échapper à la célébration de ces unions.

« Je suis un chrétien – un chrétien pratiquant – mes enfants et moi avons tous été élevés comme des chrétiens et nous faisons partie de la paroisse (anglicane) de Danbury. Je veux aller dans mon église pour y épouser mon mari », a déclaré Drewitt-Barlow [sans rire].  » Si j’étais un Sikh je pourrais me marier au Gurdwara. Les juifs libéraux peuvent se marier à la synagogue – il ne manque que les chrétiens. »

Ce langage fondé sur l’égalité, il ne faut pas s’y tromper, peut finir par obtenir un jugement favorable, sinon de la part des juridictions du Royaume-Uni, du moins à la Cour européenne des droits de l’homme qui peut imposer un changement de régime.

Bien des représentants aussi bien de l’Eglise anglicane que de l’Eglise catholique, soutenus par des experts juridiques, ont d’ailleurs déclaré que la promesse du gouvernement d’organiser leur exemption dans le cadre de la loi risquait fort d’être déclarée nulle et non avenue du fait que les paroisses anglicanes sont obligées de marier tout paroissien capable de le faire vivant sur leur territoire s’il le demande.

Et un ministre ouvertement homosexuel du gouvernement de David Cameron, Crispin Blunt, a reconnu que l’exemption contredisait le propos du gouvernement visant à ce que le « mariage soit également considéré par l’Etat qu’il ait été conclu entre un couple de même sexe ou entre un homme et une femme ». Ce qui ferait tomber l’affaire sous la loi d’Egalité, formidable outil de guerre au service de la « non-discrimination » tous azimuts.

Voici l’intégralité du « commentaire » – et même quelque peu enrichi – que j’ai publié dans « Riposte Catholique »

 

Notre indignation, si elle est justifiée, n’en est pas moins ridicule et hypocrite.

Anglicans et nous Français ne faisons que récolter ce que nous avons semé.

Les Anglicans se sont détachés de l’Eglise pour permettre à un souverain psychopathe, de s’offrir légalement les femmes qui lui plaisaient et de renvoyer la sienne (encore heureux qu’il n’ait pas pensé à la faire assassiner) à ses chères études. Il n’a cru mieux faire alors que de se créer sa propre église, taillée à la mesure de ses délires érotiques. Le même profil qu’Amin Dada, Bokassa, Gbagbo, Ceauscescu et autre Castro avec quelques siècles d’avance.

Aujourd’hui, sa digne représentante, chef d’une pseudo Eglise dite d’Angleterre, avalise la loi sur le pseudo-mariage inverti.

Comment dès lors pourrait-elle s’opposer – en tant qu’autorité religieuse suprême – à ce qu’elle a approuvé en tant qu’autorité politique non moins suprême ?

Voilà où nous conduisent hérésie et apostasie. A ce que les souverains institués « au nom de Dieu, » sanctionnent des lois contraires au serment de leur couronnement.

D’un autre côté, chez nous, l’héritage des philosophes « des Lumières » que nous revendiquons officiellement, aboutit fort logiquement à l’égalité absolue  entre les désirs exaltés des hommes, suite logique de leur égalité absolue en tant que « souverains ». Cette égalité-souveraineté veut  que la réalité des choses (la réalité du mariage est l’union d’un homme et d’une femme en vue de la fondation d’une famille et de la perpétuation de la société)  ne réside plus dans leur nature ou leur essence mais dans les désirs et délires de nos contemporains sources de nouvelles définitions. C’est ainsi qu’un homme peut parler de son « mari » sans qu’on le considère comme légèrement « dérangé » mais, au contraire, en accordant à ses propos délirants, une très haute considération.

Dés lors, sur quelles bases doctrinales, anthropologiques, métaphysiques, religieuses, logiques même, pourrait-on s’opposer à l’orage cauchemardesque qui menace d’engloutir la condition humaine et dont le pseudo-mariage inverti ne constitue que les prémisses ?

Comment s’opposera-t-on demain à ce qu’un berger épouse sa chèvre, un légionnaire son chameau, un oncle son neveu et une vieille rombière son chihuahua ? Tout étant « égal » et nos lois et nos moeurs devant respecter désormais la plus absolue « non-discrimination », comment pourrait-on s’opposer à ce que ces différentes paires puissent se présenter devant le Maire (même s’il est plus tante que maire…) en attendant de recevoir la bénédiction du Révérend anglican et, qui sait, du futur prêtre catholique qui ne sera plus que le petit fonctionnaire de l’AntiChrist ???

Saint Sébastien fut élevé sur les autels pour avoir refusé les avances d’un beau centurion. Il est vrai que celui-ci ne lui avait par promis le mariage : on a sa dignité tout de même !

Il faudra peut-être nous accoutumer à remplacer Eloïse et Abélard ou Philémon et Beaucis dans notre imaginaire conjugal par Charpini et Brancato, Pierre et Yves, Elton et David ou même par Gaspard et biquette ou Christiane et grosminet…

A pleurer vous dis-je.

Les Français ne pourront jamais restaurer leur civilisation tant qu’ils continueront à chérir les absurdités mortelles qui la détruisent : l’égalitarisme, l’envie, la vanité illimitée en constituant les trois sources. Et tant qu’ils n’auront pas recouvré, de même, ce « bon sens » dont Descartes les assurait – plein d’humour involontaire – qu’il était « la chose du monde la mieux partagée« .

Les Anglais ne pourront jamais échapper à l’absurdité d’une « liberté religieuse » qui fait fi de la loi naturelle et de la vérité doctrinale en ouvrant la porte à toutes les dérives. Dont celle d’une paire d’invertis qui se disent profondément Chrétiens en ignorant la Bible, les Evangiles et la Tradition constante d’une religion qu’ils prétendent être la leur, alors qu’ils la souillent et la trahissent. Pour ne rien dire de ce simple bon sens évoqué plus haut, qui doit permettre à tout un chacun de découvrir par soi même quels sont le sens et la nature profonde du mariage. Du vrai.

 

LSM

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