I1Voici quelques délicieux slogans glanés ici ou là le long du maigre cortège (maigre, si on le compare à celui du 13 janvier 125.000 contre 800.000 !)  qui a pollué les ruesI2 de Paris dimanche 27 janvier au nom du pseudo-mariage-pour-quelques-désorientés.

Quand on les aura lus, on pourra conseiller au maire de Paris, champion de la pédale sur les berges de Seine, lui qui réclame cent mille euros aux manifestants du 13 janvier pour restaurer une pelouse dont l’état émeut son cœur de mère (pardon : de maire) de réclamer cent mille autres euros pour financer désinfectant et déodorants après le passage des excités du 27 janvier.

Je ne vous livre que les textes, mais les : vous pourrez les retrouver sur les sites de l' »observatoire de la christianophobie » ou celui du « salon  beige » (je n’en publie ici que deux, faute de place).

Pardonnez-moi d’y avoir ajouté quelques commentaires de mon cru, mais vous savez que je ne résiste jamais à l’appel de l’humour, même si, en l’occurrence et plus que jamais, c’est donner de la confiture à des cochons…qui se revendiquent comme tels.

« Les curés au diocèse, nous on baise« 

Voilà une devise que DSK aurait pu faire graver sur son blason s’il en avait un qui ne se confondît pas avec une tache douteuse sur son pantalon.

« On est pédés, mais pas curés, pas de danger, pour les mouflets« 

Sans doute, mais peut-être êtes-vous magistrat, enseignant, travailleur socio-éducatif, éducateur sportif, coach, bénévole auprès d’un mouvement de jeunesse, (et j’en passe) et alors on a peut-être du mouron à se faire, et pour nos mouflets et surtout pour ceux qui vous seraient confiés car il est un fait avéré que les pédophiles ne le deviennent pas à cause de leur métier, mais qu’ils choisissent un métier qui favorise les « contacts » avec la jeunesse. Demandez à certaines de nos championnes de tennis…..

« Une vierge + Un Saint Esprit + Une opération = la PMA« 

Bravo ! Mais un sodomite + un délire de « maternité » inversée + une absurdité logique = aussi la PMA : Pure Mentalité Anale

« Benoît, Tu te trompes de fallope« 

Sans doute parce qu’il n’en a pas une à la place de la cervelle, un anus à la place du cœur et le culte du pénis en guise d’idéal.

« Dieu s’en fout… »

Ah bon ! Il me semble qu’Il dit le contraire tout au long de la Bible. Mais merci quand même de vous soucier de Son avis.

« Marie, 1ère mère porteuse »

Oui, porteuse de toutes les douleurs, de toutes les horreurs, de toutes les absurdités, de toutes les apostasies, de toutes les vomissures des temps passés et à venir et pour lesquels Elle a accepté le sacrifice de Son fils.

« Si Hollande recule,  on l’encule »

Remarquez, cela pourrait lui remettre les idées en place étant donné le niveau de sa réflexion en matière de morale publique et de saine anthropologie. Une petite gâterie pendant que Madame tweete avec ses copines, cela ne se refuse pas….

« Au nom du père, du fist et du saint épris »

Pourquoi une formule si longue ? « Au nom de la toute-connerie » (pardon pour les âmes sensibles) aurait largement suffi

Ces slogans et mots d’ordre sont les parfaits bienvenus. Il doivent servir à ouvrir les yeux aux plus bornés de ceux qui imaginent qu’on fait beaucoup de bruit pour rien; qu’il ne s’agit que de se montrer tolérants et compréhensifs vis-à-vis d’hommes et de femmes qui ne demandent qu’à s’aimer et qui veulent simplement jouer à mari et femme et à papa-maman en truquant le jeu et en inversant les rôles. Comportements sur lesquels il n’y avait rien à dire tant que cela restait du domaine de l’intime entre adultes consentants

Sauf que le projet actuel veut légaliser (donc normaliser et même préconiser)  l’exclusion totale et véritable de l’Autre (sexe) dans le mariage,  tout en bénéficiant de ce que seul(e) l’Autre (sexe) peut procurer : un enfant. Nouvelle version du beurre, de l’argent du beurre et de l’utérus de la fermière….mais sans la fermière ou sans le taureau géniteur ! Sans se soucier une seule seconde de ce qui doit primer toute autre considération : l’intérêt réel de l’enfant qui n’a pas son mot à dire. Enfant piégé, totalement assujetti aux désirs désordonnés d’adultes dont le narcissisme frise le cynisme. Enfant impuissant – par définition – à défendre ses droits inaliénables : avoir un papa, une maman, un ancrage génétique parfaitement accessible, un ancrage généalogique clair, une identité trans-générationnelle. Tout ce dont il sera privé quand il sera l’otage de deux hommes ayant fait appel aux services d’une femme, payée pour cela, et qui sera ensuite laissée pour compte comme une capote usagée. Et je ne dis rien de ces femmes qui iront se faire engrosser par le sperme d’un mâle inconnu – mais non moins  v – qui se sera fait un peu d’argent de poche en allant se soulager dans un tube à essai. C’est ce que Mme Taubira, dont le discours à l’assemblée nationale mérite le prix spécial du jury comme chef-d’œuvre de nullité politique et de sottise philosophique, devrait avoir en tête si, son idéologie socialo-permissive (c’est à dire hostile à la culture qui lui a permis de s’élever là où Normal 1er l’a placée) n’avait pas chassé tout bon sens sous ses  dreadlocks pour y fourrer du fromage mou.

Dans l’excellente préface que Jean Claude Ameisen[1] consacre à l’ouvrage où Josef Schovanec décrit son expérience de l’autisme (« Je suis à l’Est ! » chez Plon) il est amené à citer l’économiste indien Amartya Sen en ces termes :  » Nous avons tous [….]des identités multiples et changeantes, au cours de notre existence et en fonction de nos relations – identités familiale, professionnelle, culturelle, biologique, philosophique, régionale, spirituelle… Et la tentation d’en­fermer des personnes, ou de les laisser s’enfermer, dans l’une de ces multiples identités comme si c’était la seule constitue pour Sen la source majeure de discrimination et de violence dans le monde. Une personne, dit-il, est toujours plus, toujours autre, que ce qu’on peut – et que ce qu’elle peut elle-même – appréhender. Et c’est cette part essentielle, qui échappe à toute description, qui fait de chaque personne à la fois une personne à nulle autre pareille et l’égale de toutes les autres « .

En résumé : réduire une personne à une identité monolithique est une injustice. Et il a sans doute raison.

Que dire alors de ces homodélirants qui se figent tellement dans leur identité de déviant sexuel, qu’ils et elles demandent à la société d’adopter des lois qui, bien loin de les intégrer harmonieusement comme ils et elles l’imaginent, les en excluront totalement puisque désormais existera en leur faveur et « à égalité » un faux mariage, de fausses familles, une fausse société, à côté des vrais ?

Mais, s’il est criminel de réduire une personne à une identité (à condition qu’elle n’y contribue pas elle-même par provocation) n’est-il pas encore plus criminel de la priver d’une ou de plusieurs de ces identités qui font de « chaque personne  à la fois une personne à nulle autre pareille et l’égale de toutes les autres » ?

Or, c’est bien ce qui se passera quand les « messieurs » et « dames » pouvant convoler officiellement ensemble, adopteront ou feront fabriquer un enfant à leur usage. Ils le priveront de ses « identités familiale, biologiques, régionales, spirituelles » qui lui viennent de sa lignée ancestrale et auxquelles – dans l’immense majorité des cas – il ne pourra pas avoir accès.

En revanche, le pauvre enfant sera affublé d’une étiquette, d’une identité dont il aura la plupart du temps, bien du mal à se défaire : être condamné à être celui qui a deux « mamans » ou de deux « papas » ! J’entends d’ici les ricanements de la plupart des copains et copines (quelque effort de prosélytisme, de militantisme ou de lavage de cerveau entrepris dans les établissements de notre Endoctrinement National, on ne pourra faire que de telles absurdités puissent durablement convaincre les esprits).

J’entends déjà les moqueries sur les pratiques sexuelles qui peuvent attirer les deux « mamans » ou les deux « papas » dans le même lit, pratiques dont nos chères têtes blondes et brunes n’ignorent plus rien depuis qu’internet se charge de les déniaiser dès l’âge où on découvre les fables de Lafontaine.

Vous sursautez en lisant ces lignes ? Vous avez tort. Il ne faut pas se voiler la face : les enfants, eux, ne se payent pas de mots et nous savons tous combien ils sont cruels entre eux et avec les « différents« . Les « adoptés » et autres « fabriqués sur commande » risquent fort de n’être catalogués que sous la seule étiquette  des pratiques sexuelles de leurs « parents », à propos desquelles chacun pensera ce qu’il veut et dont il n’y a rien à dire (je le répète) dans le cadre de la vie intime, mais qui vont prendre une portée toute différente  dès qu’on leur aura accordé la noble sanction de la loi républicaine. Pratiques très majoritairement considérées comme des « turpitudes » (le mot est de M. Hollande) mais qui désormais deviendront le levier de  » la famille universelle » comme le dit Mme Taurira-Mollie…..et à rendre des enfants très malheureux.

Un petit a parte : puisqu’on en est aux absurdités légalisées, j’espère bien que dès que « le droit » pour deux hommes de se marier sera acquis, on poursuivra l’effort juridique pour bien préciser qu’ils auront aussi « le droit » de nourrir leurs enfants au sein ! Pourquoi laisser ce privilège aux seules hétérosexuelles ? Quelle odieuse discrimination ! Et puisqu’on a décidé de ne tenir aucun compte de la nature véritable des choses, allons jusqu’au bout du délire. Rien de tel que de pousser une théorie débile à son terme pour que son absurdité finisse par éclater aux yeux des plus bornés.

Sans revenir sur mes démonstrations précédentes, j’espère qu’on entrevoit combien  l’incroyable privilège que nous allons accorder à des pratiques universellement considérées comme contraires à la vie sociale, débordent leur objet et entraînent une cascade de conséquences catastrophiques et parfaitement prévisibles.

Plus encore, au-delà même de la sphère morale qu’elle interroge, au-delà de la sphère anthropologique qu’elle ignore, cette reconnaissance juridique d’un pseudo-mariage sodomitique qui condamnera des enfants à vivre l’invivable, détruit les cadres logiques de la pensée et de son adéquation au réel comme l’exemple (absurde) de l’allaitement au sein le montre bien.

Désormais, la différence sexuelle abolie dans le mariage, la loi ne se préoccupera plus de ce que les choses sont par nature, mais de ce que certains veulent y mettre. Cette tendance nominaliste à l’œuvre dans notre culture depuis des décennies, va enfin trouver son plein accomplissement.

En effet la définition du mariage en devenant indifféremment l’union de deux homosexuel(le)s ou de deux hétérosexuels, introduit une équivalence absurde, un « droit », une « égalité », une « parité », qui n’ont d’autre but que de nous faire oublier que le mariage, en tant que tel, n’a rien à voir avec l’orientation ou la désorientation sexuelle des deux époux, mais seulement avec leur sexe biologique : le mariage, en tant que tel, ne peut unir qu’un homme et une femme. La façon dont les êtres humains (les deux époux) vivent leur sexualité n’a rien à voir avec la définition ontologique du mariage qui se trouve donc nié, perverti, détruit alors même qu’on prétend en étendre le « bénéfice ». En peu de mots et à l’extrême, le mariage peut aussi bien unir deux homos que deux hétéros….à condition que ce soit un homme et une femme. C’est ce Bernard Buffet, par exemple, avait parfaitement compris en épousant Annabel …..

Si on vide le mariage de sa nature propre, qu’on évacue les genres biologiques (masculin/féminin) de sa définition, qu’en sera-t-il  demain de sa composition naturelle jusqu’ici fixée à l’union de deux personnes ? Car, si on admet que les choses n’ont plus d’autre définition que celles qu’on veut bien leur donner, au nom de quoi ne pourrait-on définir le mariage comme l’union de quatre homos au lieu de deux, ou de trois lesbiennes, ou de deux hommes et de trois femmes ou l’inverse, et tutti quanti ? Des revendications en ce sens sont déjà apparues, au Canada notamment où, paraît-il, on réfléchit à un « mariage à trois ». Logiquement rien ne pourra plus être opposé à ce que la société ne se définisse plus que comme une collection de  bandes de bonobos ou une enfilade de tuyaux-de-poêle estampillés par le maire si, seul le désir subjectif individuel préside à la définition des choses. Celle du mariage, de la famille et de la filiation en l’occurrence.

Si les notions sur lesquelles nous avons  bâti notre civilisation ne sont que flatus vocis, sons vides de sens, conventions arbitraires et provisoires, quels contenus donnerons-nous demain aux notions d’inceste, de viol, de pédophilie ? Nous ne manquerons pas d’érudits philosophes, sociologues, anthropologues, psychanalystes et journalistes pour nous expliquer avec toute l’habileté sophistique nécessaire, que nous nous accrochons en ces matières à des notions périmées et indéfendables et que le « progrès de l’humanité » consiste à les ouvrir au maximum de telle sorte que la nature humaine puisse enfin s’épanouir et exprimer librement toutes ses potentialités en matière de délires et de dérives sexuelles. C’est à dire en autorisant les hommes à se comporter comme les chiens et les porcs et en sodomisant, en toute légalité, des enfants de cinq ou six ans.  Voire moins si affinités.

J’entendais aujourd’hui dans une de ces émissions pseudo-culturelles mais uniformément et délibérément orientées dont les médias chantres de l’homo-militantisme aveugle, se sont fait les champion, pérorer un délicat apprenti-sociologue qui présentait son dernier mémoire (Les alinéas au placard. L’abrogation du délit d’homosexualité (1977-1982) consacré à la dépénalisation de l’homosexualité, sur le ton précieux qui convient au sujet.

Ce charmant jeune homme sera sans doute surpris, mais je suis parfaitement d’accord sur le fait que la pénalisation de l’homosexualité en tant que telle, était injuste et absurde. A condition, qu’à rebours, cela ne l’autorise pas à se transformer en machine de guerre contre les valeurs les plus saines de notre vivre-en-commun ou comme horizon indépassable de l’humanisme achevé (c’est le bon adjectif je crois). Ou, plus simplement, qu’elle ne fasse pas l’objet d’un prosélytisme éhonté jusque sur les bancs de nos écoles, sous couleur de tolérance et de « respect des différences ».

Les homosexuels des années 70 demandaient qu’on les ignorât et qu’on ne les insultât pas. Et ils avaient cent fois raison. La « différence » des homosexuels n’en fait pas des bêtes de foire et, comme tous ceux qui se désignent à l’attention par une particularité psychologique ou une disposition physique quelconque qu’ils n’ont pas désirées mais qu’ils assument dignement, ils ont droit à une attitude respectueuse et neutre de la part de leurs concitoyens. Comme les autistes dont Josef Schovanec nous parle si bien dans l’ouvrage que j’ai cité un peu plus haut. Ou les sourds-muets pour lesquels la fille du Pr Laborit prit fait et cause.

Ce qui suppose deux choses complémentaires en ce qui nous occupe ici :

–         tout que ce qui touche à la sexualité doit rester associé à la vie intime et individuelle laquelle doit être respectée (quand elle ne dérive pas vers des pratiques inacceptables bien sûr: pédophilie, violences sexuelles, zoophilie, viol, etc…)  et ,

–         elle ne doit pas devenir idéologie de substitution à toutes celles qui se sont déjà attaquées à notre civilisation et l’ont si profondément affectée sans avoir, jusqu’à présent, réussi à la détruire. Patience, ça vient : Hollande, Ayrault, Taubira et quelques autres s’y emploient activement.

J’étais donc assez d’accord avec lui, sur cette longue évolution vers la non-pénalisation de l’homosexualité. Après tout, on ne pénalise pas l’envie, l’orgueil, l’avarice, la paresse, la luxure, le mensonge, la prétention, l’égoïsme, la cupidité et j’en passe….toutes blessures de l’âme humaine qui finissent toujours par provoquer leur propres sanctions sans que le droit ait à intervenir. Pourquoi irait-on pénaliser la sodomie quand elle associe deux personnes adultes et consentantes ? Cette inclination peut être considérée comme regrettable mais elle est humaine et parfaitement acceptable, tant – je le répète – qu’elle ne déborde pas sur la vie sociale. C’est ce qui se passait jusqu’à ces dernières années, où les choses se passaient dans la plus grande tolérance, chacun(e) vivant sa vie affective et sexuelle comme il l’entendait sans que quiconque ait quelque chose à dire. Un peu comme le tabac, où les fumeurs peuvent continuer à fumer…mais doivent renoncer (ce n’est pas trop tôt) à empester ceux qui les entourent.

Mais en écoutant attentivement ce jeune homme, une expression – plusieurs fois répétée – m’a fait dresser l’oreille car, elle ne pouvait qu’alimenter la plus vive inquiétude sur les évolutions qu’on va nous imposer sans nous le dire encore bien sûr. Cette expression fut utilisée lorsque la conversation s’orienta vers les évolutions juridiques concernant la punition du délit d’homosexualité sur des enfants mineurs : en clair à la pédophilie. Nous connaissons les statistiques : 80% des délits de pédophilie sont de nature homosexuelle masculine. Or, à chaque fois que notre jeune sociologue évoquait les enfants et adolescents il ne manquait jamais de faire précéder l’expression majorité sexuelle du préfixe pseudo.  Et, lorsqu’il l’oubliait, il revenait en arrière et corrigeait son oubli.

Il était parfaitement évident que ce charmant garçon doutait qu’il y existât une quelconque majorité sexuelle (comme pour moi il ne peut y avoir un quelconque mariage-homosexuel) et il entendait bien nous le faire comprendre indirectement ! Attention : il ne voulait pas dire qu’on ne saurait jamais être assez prudent en matière de majorité sexuelle, mais, bien au contraire, (le contexte du propos était très clair) il niait que « la sexualité enfantine » pût être encadrée et protégée des concupiscences adultes au-dessous de quelque âge que ce soit…du simple fait qu’elle existait.

Il était clair qu’il s’agissait, dans son esprit, de la prochaine injustice  à corriger.

Comme vous le voyez, c’est le même travail de subversion que pour la notion de mariage. On avance masqués et, de glissement sémantique en déconstruction de concept, des grandes envolées en faveur de la justice et de la tolérance (jamais définies comme telles) aux indignations calculées contre les fondamentaux de la dignité humaine présentés comme d’insupportables « aliénations », on finit par faire tomber, avec la complicité politique et médiatique nécessaire, toutes les barrières qui empêchaient les humains, adultes et enfants, enfants surtout, de  tomber dans la fosse septique et de s’y noyer.  Certains diraient « dans la marmite du diable ». C’est à peu près la même chose.

Mme Roland, ardente admiratrice des « Lumières » et femme de ce ministre de l’intérieur qui poussa Louis XVI à la mort en inventant une « armoire de fer » que le roi ne connut jamais puisqu’elle fut installée pendant son incarcération, Mme Roland donc, avant de monter sur cet échafaud qu’elle avait contribué à dresser par son aveuglement, s’est écriée, paraît-il : »Liberté, que de crimes ne commet-on pas en ton nom ! ».

Demain, on pourra reprendre son cri de désespoir mot pour mot en le précisant : « Liberté, égalité, que de crimes et d’ignominies n’avons pas commis en votre nom ! »

Et c’est sans doute demain que les « idiots utiles » qui, sans être homosexuels eux mêmes, soutiennent les revendications actuelles par ces excès de sentimentalisme imbécile qui polluent toute réflexion politique dans notre monde actuel;  ou ceux qui veulent à tout prix se montrer « ouverts », « tolérants », « progressistes » plus que le voisin; c’est demain donc que ces « idiots utiles » qui ont encore une chance d’ouvrir les yeux sur la véritable boîte de Pandore qu’ils vont contribuer à ouvrir en acceptant cette loi inique, n’auront plus que les yeux pour pleurer.

Car, rien ne nous dit que demain, après qu’on ait dénaturé et falsifié le mariage et la famille en les cuisinant à la sauce de l’inversion et de la transgression, on ne confortera pas ces premiers succès en jetant  la « pseudo-majorité sexuelle » de notre froufroutant sociologue aux oubliettes. Rien ne peut les assurer aujourd’hui que leurs propres enfants demain ne seront pas victimes de cette rapacité sexuelle d’adultes désaxés, désormais libérée sans crainte et sans risque. Ils regretteront peut-être amèrement leur aveuglement d’aujourd’hui. Mais il sera trop tard.

J’exagère ? Qui eut prétendu il y a vingt ans qu’on marierait un jour des hommes entre eux et des femmes entre elles, qu’on encouragerait ces duos à sacrifier des enfants à leurs délires de parentalité et qu’on insulterait (avant de les condamner) ceux qui s’en indignent ? Et pourtant….

Qu’on y réfléchisse bien. Les « interdits » ou les « limites » sur lesquels s’édifie une culture, ne sont pas des « lois » ou des « conventions » gratuites qu’on peut toujours amender, améliorer ou sur lesquelles on peut revenir. Leur transgression est irréversible car les détruire c’est détruire les fondements culturels, civilisationnels sur lesquels tout le reste est construit y compris le droit qui n’en est que la traduction pratique.

Quand le droit ne s’alimente plus à la source d’un ordre moral transcendant, il ne devient qu’un arbitraire mobilisé par les désirs : sexe, argent, pouvoir. Et le plus puissant de tous. Demandez aux Européens qui vécurent sous les régimes nazis ou communistes. Ils ne manquaient ni de codes, ni de distingués professeurs de droit pour les concocter, ni de tribunaux, de procureurs et de juges pour faire appliquer les lois? Et pourtant, jamais tyrannies ne furent plus oppressives dans l’Histoire des hommes. Et, dans ce champ déserté par la morale, le sens de la dignité humaine, le respect des valeurs universelles, les plus passionnés, les plus ravagés, les plus obsédés par leurs gonades et leurs sphincters s’exprimant sous les oripeaux de l’idéologie (humaniste de préférence) seront toujours ceux qui occuperont le terrain. Pour un temps tout au moins.

Pagnol fait dire à César dans une de ses célèbres pièces : « Tu vois mon fils, l’honneur c’est comme les allumettes, ça ne sert qu’une seule fois« . Tout le monde sait bien qu’on ne peut effacer un acte déshonorant pas plus qu’on ne peut utiliser une allumette une seconde fois. On peut regretter un tel acte, on peut le réparer quelquefois, mais on ne peut l’effacer et ses conséquences vous suivent tout au long de votre existence.

Il en sera de même pour notre société si ces lois ignobles imposées par un gouvernement qui n’a plus rien de « civilisé » devaient passer. Si l’ignoble passe une seule fois on ne pourra plus jamais objecter à un délire quelconque qui voudrait se légaliser, qu’il est ignoble donc illégal. L’objection tombera d’elle-même car il y aura eu un précédent.

Réfléchissons. Accepterions-nous vraiment de confier l’éducation, l’intégrité physique et morale de nos enfants à ceux ou celles qui affichent les slogans sur lesquels s’ouvre cet article ? Poser la question c’est y répondre

Le sacrilège (le mot n’est pas trop fort, même si on n’est pas croyant on peut comprendre que certains choses sont sacrée, c’est à dire dignes de sacrifice) que nous nous apprêtons à accepter – d’enthousiasme pour les uns, passivement pour les autres et stupidement pour un certain nombre – tel un séisme, aura de longues répliques qui, de proche en proche détruiront, tous les fondements moraux, spirituels, sociétaux qui donnent sens et valeur à notre existence. « Il n’y a que le premier pas qui coûte » dit l’adage, celui-ci, une fois franchi, nous conduira et conduira demain nos enfants,  inexorablement, à l’état de barbarie généralisée.

Un autre aspect, déterminant, mais tellement évident qu’il nous aveugle, c’est le côté proprement démoniaque (je ne trouve pas de meilleur terme, même si je ne donne pas facilement dans le surnaturel de bazar) de cette revendication pour une nouvelle législation sur la nature du mariage et de la filiation.  Le caractère résolument antichrétien et blasphématoire de ces pancartes brandies à bout de bras, souvent par des enfants, comme les têtes des pauvres gens sur les piques de nos ancêtres révolutionnaires, sont tout à fait éloquentes à ce sujet.

Au passage, il faudrait souligner qu’au-delà de la bêtise, de la vulgarité et de la haine de ces pancartes (on a peine à croire que nous sommes au pays de saint Louis, du chevalier Bayard, de Jeanne d’Arc et de la « petite » Thérèse) c’est la lâcheté qui prime. Car, que je sache, les catholiques ne sont pas les seuls à rappeler la nature intrinsèque du mariage reconnue par toutes les sociétés en tout temps et tout lieu. Le juifs et les musulmans sont tout aussi scandalisés que les chrétiens et ne se privent pas de le dire. Et pourtant aucune de ces pancartes ne fustige ou n’insulte l’une de ces deux religions alors même que Benoît XVI lui même a repris à son compte le texte du grand Rabin de France, M. Bernheim, pour appuyer l’opposition définitive de l’Eglise à cette mascarade profondément déstabilisatrice pour la société. Pourquoi ?

C’est tout bête.

En ce qui concerne les juifs, émettre une quelconque critique contre la religion juive – justifiée ou non – vous vaut aussitôt en France l’étiquette à jamais infamante d' »antisémite« ; quelque chose comme la mort sociale ou presque. Sans parler de quelques éventuelles descentes du Bétar …..

Pour ce qui est des musulmans, les choses sont encore plus radicales : si vous critiquez l’islam, vous risquez fort de vous attirer une fatwa, comme un camion de la Brinks attire les tirs de bazooka. Et alors, gare à vos miches……si je puis utiliser cette image pourtant si bienvenue.

Tandis que les quelques deux milliards de chrétiens dans le monde sont les seuls à répondre aux insultes par les prières, aux persécutions par le courage, la patience et l’Espérance. Alors on peut s’en donner à cœur joie et faire les esprits forts avec eux : on ne risque rien.

Mais je conseille à Mesdames et Messieurs les pourrisseurs-insulteurs de bien réfléchir : tout ce qui n’a pas détruit le christianisme depuis deux mille ans a toujours contribué à le faire refleurir et le renforcer, même lorsqu’une partie de son personnel (qui n’est pas l’Eglise) s’est lâchement rangé du côté des persécuteurs.  C’est Jeanne qu’on honore aujourd’hui et non Cauchon et son clergé parjure. C’est le saint curé d’Ars et Thérèse de Lisieux qui attirent les foules et non les prêtres-jureurs ou défroqués..

Parier contre la loi naturelle qui n’est qu’un autre nom de la loi chrétienne est toujours un mauvais calcul à terme.

A bon entendeur…..


[1] Jean-Claude Ameisen, médecin et chercheur, membre du comité consultatif national d’éthique, est le réalisateur d’une émission de vulgarisation scientifique que de nombreux lecteurs de ce site connaissent sans doute –  » Sur les épaules de Darwin » – qui vient sauver l’honneur, une fois par semaine le samedi matin, de France-Inter devenue depuis quelques lustres l’égout collecteur de toutes les scories de la pensée unique, notamment en matière de christianophobie.

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