« Il existe un mal pire et plus meurtrier que la persécution,

c’est l’empoisonnement perfide de la mentalité « 

Saint Cyprien

singePhilippe TORRETON, s’étant érigé conscience nationale en matière de danger islamique, comme en matière d’évasion fiscale – voir la lettre par laquelle il interpelle le milliardaire Depardieu (ex modèle soixante-huitard, anarchiste et cradingue des « Valseuses« , mais qui ne s’en souvient plus) exilé en Belgique – qu’on me permette de m’instituer, de mon côté, défenseur de cette pudeur et de cette dignité qui nous constituent en Etres Humains, et, au passage, défenseur de l’honneur des femmes, en répondant aux déclarations assez répugnantes de Pierre Bergé, parues dans la presse.

L’honneur de toutes les femmes que j’ai aimées ou qui m’ont aimées, mais plus généralement celui de cette Femme qui enchante le monde terrestre dans l’exacte mesure où elle reste fidèle aux vertus irremplaçables de son sexe. Et nous savons désormais que ces vertus ne se limitent pas à celles que les hommes leur ont attribuées, pendant trop longtemps, les jugeant sinon comme inférieures, du moins comme inaptes dans un domaine ou un autre.

On se souviendra que ce pince-sans-rire de Sacha Guitry avait coutume d’affirmer :  » Je suis tout prêt à reconnaître que les femmes nous sont supérieures à condition qu’elles ne se déclarent pas nos égales  » (je cite de mémoire).

En fait, derrière l’humour et l’ironie, se cache une vérité profonde : les femmes nous sont supérieures à nous les hommes. Non seulement parce qu’elles peuvent réaliser, à égalité, pratiquement tout ce qui relève de la force de l’esprit (à défaut de la force du corps…et encore….) mais parce qu’elles détiennent sur nous deux vertus essentielles qui les distinguent radicalement de nous les hommes :

–         Seules elles sont en mesure d’accueillir, de transmettre la vie et d’assurer la pérennité de l’humanité

–         Seules elles sont capables de sacrifices – dont beaucoup d’hommes seraient tout à fait incapables – pour assurer la survie, la sécurité, la protection, voire le simple bonheur  de leurs enfants.

Il est bien évident qu’un certain nombre de femmes ne sont pas à la hauteur de ce modèle idéal et se comportent en viragos. Surtout à notre époque.

Il est non moins évident inversement, que certains hommes ont des capacités de sacrifice et de générosité égales aux leurs et sont de véritables « mères » pour leurs enfants, sans rien perdre de leurs qualités viriles.

Mais, je n’évoque ici, pour les deux sexes, que ce qui constitue la norme universelle commune dans les deux cas et, de toutes façons, un homme ne pourra jamais concevoir et porter un enfant. A moins que quelque Dr Frankeinstein…..

Ceci posé, j’en viens à l’objet même de ce papier.

J’ai lu dans la Presse que M. Pierre Bergé, éminent défenseur de la cause féminine comme on le sait,  avait fait, lors de la manifestation de dimanche dernier en faveur du pseudo-mariage homosexuel (sur laquelle j’apporterai quelques lumières dans mon article suivant) la déclaration suivante :

« Nous ne pouvons pas faire de distinction dans les droits, que ce soit la PMA, la GPA ou l’adoption. Moi je suis pour toutes les libertés. Louer son ventre pour faire un enfant ou louer ses bras pour travailler à l’usine, quelle différence ? »

Cette phrase résume à elle seule les effets du sida mental – « empoisonnement perfide de la mentalité » dit saint Cyprien – qui s’est propagé dans les cervelles de notre société profondément décadente, dont les symptômes se manifestent :

–         par une radicale confusion dans la hiérarchie des valeurs du fait d’un égalitariste exacerbé qui nous ramène au degré zéro de la civilisation

–         par une éradication du sens à travers une sorte d’aspiration des contenus sémantiques des termes utilisés (un peu semblable à la façon dont on aspire le cerveau des embryons après leur avoir fracassé le crâne, pour pratiquer l’avortement). Ce qui nous amène à ne plus savoir de quoi nous parlons puisque les mots, vidés de leur sens, n’ont plus que celui qu’on veut bien leur prêter.

–         ce qui conduit tout naturellement (la nature ayant horreur du vide) à l’instauration d’une véritable dictature de la pensée. Vaclav Havel (entre autres) ayant montré que le totalitarisme soviétique n’avait pu survivre à lui même, après que chacun en Europe ait pu constater sa sanglante faillite en 68, que par la férule d’un langage obligé. Avoir le droit d’exister consistait à aliéner son esprit critique pour adopter le langage grotesque imposé par l’idéologie bureaucratique qui sévissait alors en Tchécoslovaquie, un langage absurde jusqu’à la nausée.

Nous n’avons pas les blindés soviétiques à nos portes mais l’imprégnation nihiliste est si forte chez nous, que  nous acceptons le magistère d’un certain nombre de leaders d’opinion qui nous disent comment nous devons penser et les mots que nous devons employer si nous voulons continuer à exister socialement sans être foudroyés par cette police de la pensée qui s’est imposée en France, avec la complicité de nos gouvernements successifs depuis plus de soixante ans.  Vaste question que je me réserve de traiter en d’autres occasions.

Pierre Bergé, ami intime de François Mitterrand sans doute parce qu’il partageait avec lui un certain nombre d’obsessions propres aux Scorpions dissonants, le sexe et l’argent, est un membre éminent de cette police de la pensée. Il faut avoir vu son visage de gargouille, tordu par la fureur et la haine, invectiver l’Evêque de Reims lors d’une émission télévisuelle consacrée au Quinzième Centenaire du Baptême de la France en 1996, pour comprendre ce qu’est le sectarisme idéologique. Même l’apparatchik de France 2 en était gêné. Bref.

Ce profond moraliste qui ne connaît des femmes que ce qu’il faut en savoir pour en tirer des centaines de milliers d’euros contre quelques falbalas, accumule dans cette simple phrase une série de faux-sens, contre-sens et sophismes parmi lesquels qui montrent qu’il n’a jamais su ce qu’était le « droit » les « libertés » le « travail »…et les « femmes » bien sûr.

Rassurez-vous je ne me livrerai pas à une critique sémantique des provocations de cette triste caricature dorée sur tranche, tout juste bonne à faire peur aux enfants, je me contenterai de pousser son raisonnement jusqu’à l’absurde (seul moyen d’éprouver une théorie quelle qu’elle soit).

« Nous ne pouvons faire de distinctions entre les droits, que ce soit la MPA, la GPA ou l’adoption « .

C’est stupide. La MPA, la GPA sont des techniques médicales (contestables certes mais elles existent) l’adoption est une formalité administrative qui entraîne des conséquences très graves sur le plan sociétal, humain et moral. C’est au législateur, éclairé par sa conscience et, si possible par une philosophie saine de la société et de ce qu’est la dignité humaine, non pas de transformer des pratiques possibles en « droits » mais de dire quand, comment, par qui et au profit de qui ces techniques ou ces formalités peuvent ou ne peuvent pas être légitimement appliquées. Si tout ce qui existe comme « possible » en pratique, s’érigeait en « droit« , je ne vois pas comment nous pourrions interdire le viol (chacun de nous a toute possibilité de le pratiquer) ou  de conduire sans permis ou de pratiquer le tir aux pigeons sur la foule, du simple fait que nous en avons les moyens pratiques.

C’est justement l’honneur et la responsabilité du législateur dans les sociétés civilisées que de désigner, entre toutes les pratiques possibles et dans le cadre d’une vision politique, morale et sociale saine et clairement définie, ce qui pourra ou non être déclaré « droit« . Car c’est de cela qu’il s’agit : le « droit » n’est pas du tout ce qui satisfait une revendication quelconque et la reconnaît comme légitime du simple fait qu’elle s’exprime avec plus ou moins de virulence ou de cynisme. Je sais que c’est ce qu’il est devenu et qui n’est que le reflet de la dégradation de nos mœurs et de notre culture. Le « droit » est ce qui, de soi et par soi, se tient « droit« , c’est à dire est juste, souhaitable, digne de devenir une  norme pour tous. Il ne peut avoir d’autre sens sauf à se transformer en simple arbitraire institutionnalisé. Au dessus du légal il doit y avoir une exigence socials et au-dessus du social il doit y avoir une exigence morale qui elle même dépend d’une vision transcendante (philosophique, religieuse, métaphysique) de la société.

Sans ce cadre le droit n’a d’autre recours que de multiplier des lois de circonstance satisfaisant tel ou tel égoïsme communautaire ou individuel, telle ou telle revendication plus vigoureuse qu’une autre. Ce qui nous conduit tout droit à l’anarchie ou pire.

Donc la distinction n’est certes pas à faire entre « les droits » mais entre les pratiques qui seront ou ne seront pas reconnues « droites ». Et, de ce point de vue, MPA, GPA ou adoption, qui exigent déjà une très forte prudence pour les couples véritables, ne peuvent en aucun cas devenir des « droits » dans les cas évoqués par Pierre Bergé et pour les raisons que j’ai déjà longuement exposées dans mes précédents articles et que je complèterai dans mon article à venir.

« Moi, je suis pour toutes les libertés« .

C’est une phrase qui ne doit pas surprendre du fait de cette tête à vent, géniale dans la seule mesure où il  s’agit de faire du fric en mobilisant le talent ou le génie des autres,   mais qui s’avère, en matière morale, parfaitement absurde.

Réfléchissons un peu. Une conception très simple pour approcher la notion de libertés (à distinguer soigneusement de « la » liberté sans « s »)  fera la distinction entre ce qu’on a « le droit de faire » – les libertés – et ce qu’on « n’a pas le droit de faire » – les interdits, pour faire court. Ainsi, « les libertés » ne se définiront de manière dialectique que par opposition aux « interdits« ….et vice-versa. Si s’instaure le régime de « toutes les libertés » cela entraîne la disparition de tous les interdits. Logique non ? Mais s’il n’y a plus d’interdits, au nom de quoi m’interdirais-je de sauter sur ma voisine comme un vulgaire DSK ex-futur président de la république socialiste, de pratiquer l’évasion fiscale et d’ouvrir un compte en Belgique ou en Suisse, comme un certain nombre de nos acteurs et hommes politiques ? Et que deviendra la liberté d’aller faire son marché pour la vieille dame qui, dés la sortie de son immeuble, se trouvera face à une « chance pour la France » venu lui arracher librement son sac ou lui extorquer le numéro de sa CB après quelques tortures librement appliquées ?

 » Mais c’est affreux, ce que vous nous dites là ! vous oubliez que chacun de nous possède libre-arbitre et morale personnelle ! »

Objection sympathique mais purement émotionnelle.

Si votre objection tenait le coup, nous n’aurions jamais eu besoin – en tous temps et en tous lieux – d’instaurer des lois, des droits, une justice pour les faire appliquer et une police pour réprimer le type d’entorses que j’ai pris comme exemple ci-dessus, car chacun de nous se conformerait naturellement à ce qu’il est juste de faire sans y être contraint et nous n’aurions pas plus besoin de morale que de mode d’emploi pour respirer, boire et manger. Non ?

Ce qui veut bien dire que la nature humaine, dans son fonds essentiel et quels que soient la malice des hommes, reconnaît certains comportements comme acceptables et les qualifie de libertés et certains autres comme inacceptables et en fait des interdits. Il peut y avoir quelques fluctuations entre les deux extrêmes suivant les temps et les lieux mais une société de « toutes les libertés » est une contradiction dans les termes et un slogan commode pour justifier un certain nombre de « turpitudes » écoeurantes comme le reconnaît même notre cher Normal 1er.

Les plus exaltés à défendre « les libertés individuelles » sont d’ailleurs les premiers à courir chez les flics dès qu’un individu un peu plus libre que les autres s’en prend à leur voiture, à leur loft, à leur réputation ou à leur compte en banque.

Et nous en arrivons maintenant au point crucial de ce grand moment de prédication sphinctérielle que Pierre Bergé s’est cru obligé de nous prodiguer.

 » Louer son ventre pour faire un enfant ou louer ses bras pour travailler à l’usine, quelle différence ? nous demande-t-il benoîtement…

Répondons simplement ceci:

La femme ne « fait pas » un enfant. Elle le reçoit et dispose de l’énergie nécessaire pour qu’il se crée en elle. Car c’est l’enfant à naître qui se fait lui même suivant un programme dont il n’a pas décidé non plus mis en œuvre par une volonté qui lui échappe et dont sa mère serait bien en peine de comprendre ou de maîtriser les fins et les moyens.

Ce ne sont pas les pigments colorés qui ont « fait » la Joconde. C’est le génie immatériel de Léonard qui a créé le chef-d’œuvre, la toile et les pigments ne représentant que les moyens matériels de donner chair (d’incarner) une vision artistique qui préexistait à sa manifestation sensible.

Là s’arrête la comparaison, car, si le génie spirituel du peintre est indispensable, la maîtrise du geste, du « faire », sa technique si on veut,  ne le sont pas moins.

Ce n’est pas le cas pour un enfant car, je le répète, la mère ne « fait » rien : elle se contente d’accueillir, d’aimer et de transmettre généreusement une énergie qui ne lui appartient d’ailleurs pas en propre puisqu’elle même l’a reçue sans l’avoir voulue, demandée, voire méritée dans certains cas.

On devine aisément ce qui différencie cette œuvre de chair, d’un travail voulu, conçu, la plupart du temps subi, et maîtrisé de bout en bout par une volonté active et une connaissance pratique de tous les instants, ce qui, dans la bouche de l’auteur de la citation s’exprime par l’image de « louer ses bras à l’usine« .  On se demande d’ailleurs ce qu’il peut bien connaître de l’univers des usines, ce fils de petit-bourgeois aux dents longues qui s’est bâti une énorme fortune sur le talent des autres, comme je le disais plus haut, sans avoir sans doute jamais tenu un marteau, une pince….ou même une paire de ciseaux.

Le « ventre d’une femme » n’est pas une machine-outil ou un moule à gâteaux. Il faut disposer d’un mépris insondable de la nature humaine, « faite à l’image et à la ressemblance de Dieu » (et, plus particulièrement de la femme) pour considérer les choses avec tant de cynique vulgarité.

Le corps de la femme est le lieu de l’incarnation (avec un « i » minuscule) comme il est celui de l’Incarnation (avec un « I » majuscule) et, comme tel, il est la chose la plus sacrée qu’il soit donnée à l’homme d’aimer, de protéger et de révérer, à l’égal du corps du Christ pour ceux qui se reconnaissent dans les enseignements de l’Eglise. Pour les autres, l’évidence du caractère sacré qui s’attache à la vie et aux conditions de son déploiement ne doit pas poser problème non plus.

Allons plus loin. Si on accepte cette philosophie nihiliste qui ne fait plus aucune distinction entre le bien et le mal, le beau et le laid, le supérieur et l’inférieur, l’ignoble et l’admirable, le ventre des femmes, les bras des hommes et les outils perfectionnés utilisables à volonté et suivant les caprices d’un hédonisme monstrueux devenu le véritable poison de nos sociétés, il n’est plus possible de respecter d’autres distinctions. C’est comme pour les libertés tout à l’heure, la logique de pareilles absurdités conduit à des syllogismes qu’on a peine à réfuter.

Je vais vous en donner un exemple :

Le corps humain est un ensemble d’organes qui peuvent se louer en toute liberté

Le vagin des femmes est un organe.

Il peut donc se louer

Et voilà la prostitution parfaitement légitimée.

En voici un second :

L’ouvrier qui loue ses bras, l’employé qui loue ses compétences, ne le peuvent (dans l’immense majorité des cas) sans dépendre d’une entreprise

La prostituée, qui elle aussi, loue quelque chose, peut donc appartenir à une entreprise qui facilitera la location de ses compétences

Elle doit donc avoir un patron.

Et voilà le proxénétisme légitimé, ainsi que les réseaux de call-girls et les trafics de chair humaine à grande échelle en provenance des pays de l’Est, de l’Afrique ou du Brésil.

Mais ce n’est pas fini.

Dans la ligne même de cette mentalité marchande qui assimile le corps humain – temple de l’âme nous disent les mystiques de tout horizon – à un ensemble de satisfactions pratiques, nous avons vu le ventre, les bras et le vagin.

Mais il ne faut pas oublier le derrière (pour rester poli) des jeunes garçons.

J’en vois déjà qui frétillent d’aise et qui se sont faits tout petits lors de l’affaire du « Corral » où ces messieurs « louaient » les services de jeunes handicapés, ou de celle du « pasteur » Doucet, qui, en avance sur son temps, « mariaient » (contre large contribution sonnante et trébuchante) les homosexuels friqués de la haute dis-société parisienne « branchée », et qui en connaissait un rayon sur les mœurs pédophiles de certaines excellences, très introduites (sans jeu de mots) en Cour. Ce qui a gravement nui à sa santé et à celle de ce pauvre Jean-Edern Hallier qui semblait disposer de quelques lumières indiscrètes sur cette affaire.

Nous sommes partis de l’équivalence fonctionnelle entre tous les organes, nous avons admis avec Pierre Bergé qu’ils étaient tous susceptibles d’être loués à travers un travail rémunérateur quelconque, si bien qu’une femme quelconque peut recevoir dans « son ventre » le sperme d’un homme qu’elle ne connaîtra sans doute jamais et vendre ensuite l’enfant qui sera issu de cette fécondation purement technique et mercantile. Au même titre que le paysan pourra vendre le veau dont il a hérité en menant sa vache au taureau ou au centre d’insémination artificielle.

Or, le travail n’est pas réservé aux seuls adultes.

Je lis sur le « Portail des droits des enfants » :

« Aujourd’hui, près de 250 millions d’enfants travaillent dans le monde, dont plus de 150 millions dans des conditions dangereuses. Par ailleurs, chaque année, plus d’1 million de ces enfants seraient victimes de la traite d’êtres humains.

 Le travail des enfants avant l’âge minimum légal :L’âge minimum légal de base auquel les enfants sont autorisés à travailler est 15 ans (14 ans dans les pays en développement). Pour les travaux légers (quelques heures uniquement et occasionnellement) la limite est fixée à 13-15 ans (12-14 ans dans les pays en développement). Enfin, pour les travaux dangereux, la limite est repoussée à 18 ans (16 ans sous certaines conditions dans les pays en développement).

•    Les pires formes de travail des enfants :Il s’agit de toutes les formes d’esclavage ou les pratiques similaires telles que le travail forcé, la traite, la servitude pour dettes, le servage. Il s’agit également des activités illicites et/ou susceptibles de nuire à la sécurité, à la santé et à la moralité des enfants, telles que la prostitution, la pornographie, le recrutement forcé ou obligatoire pour les conflits armés, le trafic de stupéfiant, etc.

•    Le travail dangereux : Il s’agit de tâches ménagères effectuées pendant de longues heures dans un milieu malsain, dans des lieux dangereux et nécessitant l’utilisation d’outils et de matériaux dangereux ou obligeant l’enfant à porter des objets trop lourds.« 

Et je m’étonne.

Si les enfants son autorisés à travailler entre 12 et 15 ans, suivant les cas et les pays,  et si un ventre équivaut à une paire de bras ou une paire de jambes (pour les facteurs par exemple) pourquoi un anus ou une pénis ne bénéficieraient-ils pas de la même équivalence, étant donné qu’il ne faut « pas distinguer entre les droits » et qu’il faut être partisan de « toute les libertés » ?

Si un enfant a le droit de travailler et s’il est libre de disposer de son corps (comme le revendiquent celles des féministes qui ont autant de jugeote que Pierre Bergé) au nom de quoi, lui interdirait-on l’accès à la prostitution si cela lui permet de vivre…..et s’il y prend du plaisir, ajouterait sans doute un certain nombre de penseurs de l’Ecole du Marais. Et pourquoi poursuivrait-on ces centaines de pédophiles bedonnants qui vont faire leur marché en Thaïlande, en Inde, au Sri Lanka ou je ne sais où, qui reviennent ensuite nous raconter leurs exploits dans des livres à succès et se trouvent récompensés d’un maroquin et d’un strapontin dans la salle du conseil des ministres à l’Elysée ?

De même s’il n’existe plus aucune discrimination entre les « droits » et les « non-droits » et que règne les seules libertés de faire ce qui nous plaît, pourquoi poursuivrait-on, je ne sais pas moi, les tueurs à gage par exemple ?

Voila un monsieur (il y a aussi des dames paraît-il, mais peut-on encore les appeler des « dames » ?) qui entre tout à fait dans les critères admis par Pierrot la gargouille : il a choisi de louer ses compétences en échange d’une rémunération. Ce n’est pas un voleur, un trafiquant ou un faussaire. Il offre une véritable compétence liée à de grandes aptitudes physiques : l’acuité du regard, la précision du geste, la forme physique (il faut quelquefois courir vite) – et morales : courage, discipline, loyauté envers son commanditaire, inflexibilité émotionnelle envers sa « cible », etc….

Tout cela n’est qu’une question de bon sens et je remercie Pierre Bergé de nous avoir ouvert les yeux sur la société qui se prépare à naître sous nos yeux, celle que nous laisserons en héritage à nos enfants si nous n’y prenons garde et qui n’aura rien à envier à une colonie de bonobos, de phoques ou d’escargots.

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