mariage 2Avant de répondre ici aux « commentaires » qui m’ont été adressés par certaines personnes (que je remercie) et dont les arguments méritent que je leur consacre un véritable article, je voudrais vous proposer un petit jeu.  Il s’agit de deviner les auteurs de quatre citations que je vais vous proposer.

Vous êtes prêt ? Allons-y

1/ « Le droit de toute personne a avoir la vie sexuelle de son choix ne doit pas être confondu avec un hypothétique droit à l’enfant. Un enfant à droit à un père et une mère« .

2/ « La revendication du « mariage homosexuel » ou de l' »homoparentalité » n’a pu se formuler qu’à partir de la construction ou de la fiction de sujets de droit qui n’ont jamais existé : les « hétérosexuels« . C’est en posant comme une donnée réelle cette classe illusoire de sujets que la question de l’égalité des droits entre « homosexuels et hétérosexuels » a pu se poser. Il s’agit cependant d’une fiction, car ce n’est pas la sexualité des individus qui a jamais fondé le mariage ni la parenté, mais d’abord le sexe, c’est-à-dire la distinction anthropologique des hommes et des femmes. […]  C’est, à l’évidence, le couple complémentaire et dissymétrique mâle-femelle qui donne son modèle à la distinction des côtés paternel et maternel de la filiation. […]  Si l’ordre humain, social et symbolique, donne aux individus une filiation double, mâle et femelle, ce n’est pas en raison des sentiments qui peuvent lier les parents entre eux, des désirs qui les animent ou des plaisirs qu’ils se donnent, c’est en raison de la condition sexuée de l’existence humaine et de l’hétérogénéité de toute génération dont la culture a jusqu’ici voulu garder le modèle« 

3/  » Une famille ce n’est pas simplement deux individus qui contractent pour organiser leur vie commune. C’est l’articulation et l’institutionnalisation de la différence des sexes. C’est la construction des rapports entre les générations qui nous précèdent et celles qui vont nous suivre. C’est aussi la promesse et la venue de l’enfant, lequel nous inscrit dans une histoire qui n’a pas commencé avec nous et ne se terminera pas avec nous. (…) Nous reconnaissons, sans discrimination aucune, une même valeur à l’engagement de ces deux personnes, hétérosexuelles ou homosexuelles. Il fallait trouver une formule qui traduise cet engagement et le gratifie de nouveaux droits. Mais il fallait aussi bien marquer qu’au regard de l’enfant, couples homosexuels et hétérosexuels sont dans des situations différentes. La non-discrimination n’est pas l’indifférenciation. Le domaine dans lequel la différence entre hommes et femmes est fondatrice, et d’ailleurs constitutive de l’humanité, c’est bien celui de la filiation. Voilà pourquoi le PACS ne légifère pas sur l’enfant et la famille. Voilà pourquoi le pacte concerne le couple et lui seul. Les opposants au PACS prétendent que celui-ci serait dangereux pour le mariage. Mais ce n’est pas le PACS qui est dangereux pour le mariage ! Celui-ci est en effet confronté depuis longtemps déjà aux évolutions de la société : crainte de s’engager pour la vie, peur d’évoluer différemment de l’autre, indépendance financière de plus en plus tardive, acceptation sociale de la cohabitation, volonté de ne pas faire sienne la famille de l’autre… mais malgré ces difficultés le mariage reste un idéal et a de beaux jours devant lui. (…) Le pacte civil de solidarité serait en deuxième lieu dangereux pour la famille et pour la société ! Mais le choix a été fait de dissocier pacte et famille car lorsqu’on légifère sur la famille, on légifère aussi forcément sur l’enfant. (…) En troisième lieu, certains s’inquiètent de ce que l’enfant serait oublié. Notre société ne protège pas assez l’enfant et en même temps qu’elle proclame l’enfant roi, elle le soumet trop souvent au seul désir de l’adulte. Un enfant a droit à un père et une mère, quel que soit le statut juridique du couple de ses parents. D’ailleurs aujourd’hui, la situation de l’enfant légitime qui vit avec ses deux parents est plus proche de la situation de l’enfant naturel qui vit lui aussi avec ses deux parents que de celle de l’enfant légitime de deux parents divorcés ou séparés. Enfin, certains ajoutent encore une menace : le pacte ne serait qu’une première étape vers le droit à la filiation pour les couples homosexuels ! Ceux qui le prétendent n’engagent qu’eux-mêmes. Le Gouvernement a, quant à lui, voulu que le pacte ne concerne pas la famille. Il n’aura donc pas d’effet sur la filiation. Je veux être parfaitement claire : je reconnais totalement le droit de toute personne à avoir la vie sexuelle de son choix. Mais je dis avec la plus grande fermeté que ce droit ne doit pas être confondu avec un hypothétique droit à l’enfant. Un couple, hétérosexuel ou homosexuel, n’a pas de droit à avoir un enfant en-dehors de la procréation naturelle. Les lois récentes sur la procréation médicalement assistée ont tracé les limites du droit à l’enfant comme source de bonheur individuel en indiquant que les procréations médicalement assistées ont pour but de remédier à l’infertilité pathologique d’un couple composé d’un homme et d’une femme. Elles n’ont pas pour but de permettre des procréations de convenance sur la base d’un hypothétique droit à l’enfant. Je reconnais que des homosexuels doivent continuer à s’occuper des enfants qu’ils ont eus même s’ils vivent ensuite avec un ou une compagne du même sexe, car la paternité ou la maternité confère des obligations qui ne peuvent cesser. Or c’est une chose de maintenir un lien de parenté déjà constitué entre parents et enfants, c’en est une toute autre de permettre, en vertu de la loi, l’établissement d’un lien ex nihilo entre un enfant et deux adultes homosexuels. Dans le premier cas, il s’agit d’une solution conforme à l’intérêt de l’enfant qui a le droit de conserver son père et sa mère lorsque ses parents se séparent. Dans le second, il s’agirait de créer de toutes pièces, par le droit, une mauvaise solution. Pourquoi l’adoption par un couple homosexuel serait-elle une mauvaise solution ? Parce que le droit, lorsqu’il crée des filiations artificielles, ne peut ni ignorer, ni abolir, la différence entre les sexes. 

Cette différence est constitutive de l’identité de l’enfant. Je soutiens comme de nombreux psychanalystes et psychiatres qu’un enfant a besoin d’avoir face à lui, pendant sa croissance, un modèle de l’altérité sexuelle. Un enfant adopté, déjà privé de sa famille d’origine, a d’autant plus besoin de stabilité sans que l’on crée pour lui, en vertu de la loi, une difficulté supplémentaire liée à son milieu d’adoption. Mon refus de l’adoption pour des couples homosexuels est fondé sur l’intérêt de l’enfant et sur ses droits à avoir un milieu familial où il puisse épanouir sa personnalité. C’est ce point de vue que je prends en considération, et non le point de vue des couples, qu’ils soient hétérosexuels ou homosexuels. Je n’ignore pas les procès d’intention sur un éventuel « après » de cette proposition de loi qui préparerait des évolutions plus fondamentales de notre droit. Ce texte serait « une valise à double fond ». Je m’élève avec la plus grande énergie contre de telles insinuations. Ce vocabulaire de contrebande, qui fait croire que ce texte cacherait autre chose et que vos rapporteurs et le Gouvernement exerceraient une fraude à la loi, est inacceptable. Bien au contraire, le débat que nous allons avoir doit être conduit en toute clarté et je souhaite y contribuer. »

4/ « Un grand absent : l’intérêt de l’enfant. L’enfant objet de convoitise, l’enfant simple marchandise« 

Alors, vous avez deviné de qui il s’agit ? Non : ce ne sont pas Benoît XVI, Mère Thérésa, saint Augustin ou Christine Boutin qui ont prononcé ces fortes paroles, rassurez-vous.

Il s’agit, respectivement,  de :

1/ Lionel Jospin, ex-trotskyste repenti, ex premier ministre socialiste, ex premier secrétaire du PS, ex-mentor de notre président Normal 1er  (interview dans « Têtu », avril 2001)

2/ Sylviane Agacinski : philosophe, professeur agrégée à l’EHESS, épouse du précédent

3/ Elisabeth Guigou, ex-ministre socialiste de la Justice (ne riez pas) : discours à l’Assemblée Nationale en date du 3 novembre 1998

4/ Avis émis par le Procureur de la République au procès des cinglés de l’Arche de Noë, le 11.12.2012.

Comme vous le voyez il ne s’agit pas de « catholiques » aveuglés par des considérations venues d’un autre âge ou par les « mensonges de la religion » (comme l’écrit un de mes correspondants) mais de personnalités reconnues du monde de « gauche », estampillées « politiquement correctes » par la police de la pensée qui formate les esprits et régente le discours en France.


REPONSE A MA PREMIERE CONTRADICTEUSE

« Un débat sur le  « réel » et le « vrai » dépasse le cadre de ce minable site. »……

C’est possible, je n’éprouve aucune vanité, je ne revendique aucune originalité. Mon site vaut ce qu’il vaut, mais, à vous lire, je crains que son niveau soit encore trop exigeant pour vous.

……. »Ce lecteur a entièrement raison de faire cette remarque. Revoyez vos philosophes Monsieur le Raisonneur vous y trouverez des trésors et vous abandonnerez pour un temps vos ridicules convictions  »      

Excellent conseil que je mettais en pratique bien avant que vous ne vous sentiez habilité à me le prodiguer. Et parmi les trésors que vous évoquez avec juste raison, nulle part je n’ai trouvé la merveilleuse idée que nous puissions envisager l’idée d’un « mariage » possible entre personnes du même sexe ni que cette aberration pût ouvrir un « droit » quelconque à considérer les enfants comme des biens de consommation entièrement dévolus à la satisfaction de nos délires, sans tenir compte aucun de leur droit inaliénable de personne humaine : une filiation saine, claire, naturelle, à travers une maman et un papa indispensables à leur structuration psychologique, mentale, émotionnelle, morale et spirituelle.

Et puisque vous me renvoyez à ces philosophes dont vous n’avez probablement pas lu une seule ligne, je vais vous offrir une petite citation :                                                                  

« Tous les hommes sont féconds, Socrate, selon le corps et selon l’esprit. Quand nous sommes en âge, notre nature sent le désir d’engendrer, mais elle ne peut engendrer dans le laid, elle ne le peut que dans le beau; et en effet l’union de l’homme et de la femme est engendrement. C’est là une œuvre divine, et l’être mortel participe à l’immortalité par la fécondation et la génération [….]. Mais pourquoi de la génération ? Parce que la génération est pour un mortel quelque chose d’immortel et d’éternel; or le désir de l’immortalité est inséparable du désir du bien [….]. Et maintenant,…., ceux qui sont féconds selon le corps se tournent de préférence vers les femmes, et c’est leur manière d’aimer que de procréer des enfants, pour s’assurer l’immortalité, la survivance de leur mémoire, le bonheur, pour un avenir qu’ils se figurent éternel. Pour ceux qui sont féconds par l’esprit, etc….. »

Ces lignes ont été écrites environ quatre siècles avant J.C et leur auteur, s’il n’est pas « catholique » n’est pas n’importe qui. Erudit comme vous vous efforcez de le paraître, vous aurez sans doute reconnu la langue inimitable de Platon dans  » Le Banquet« , le dialogue qu’il a consacré à l’Amour. Or Platon (et Socrate qu’il met en scène) étaient homosexuels, et la suite de ce dialogue ne laisse vraiment subsister aucun doute là-dessus si on en juge par leur goût plusieurs fois réaffirmé pour les « beaux garçons » et par la fougueuse déclaration d’amour d’Alcibiade à Socrate. Mais la nature de leur homosexualité est d’une exigence et d’une élévation telles (en tout cas celle de Socrate) qu’on a peine à utiliser le même mot pour qualifier les propos et comportements des agité(e)s qui colonisent nos médias, défilent dans les rues ou à la Gay-Pride, au mépris de toute dignité.

« …..Car vouloir empêcher les gens, au nom de Dieu et de l’ordre institué, d’avoir des enfants est d’une violence dont seuls les catholiques ont le secret – et le pompon. »

Le pompon, je crois que c’est à vous qu’il faut l’accorder, avec un joli diplôme en sophisme en plus, car, si je puis me permettre, en fait d’irréflexion, on fait difficilement mieux.

Votre objection a autant de consistance que d’accuser la société d’empêcher les aveugles de voir et de conduire une voiture comme vous dites, alors qu’ils en sont empêchés par leur seul handicap !

Où voyez-vous une quelconque volonté, de la part de qui que ce soit, d’empêcher d’avoir  des enfants aux paires homosexuelles, alors que c’est leur choix (voulu ou subi) qui le leur interdit par définition en les détournant du partenaire sexuel indispensable à satisfaire leur prurit parental ?

Comment pouvez-vous de la sorte confondre l’ordre institué et le fait naturel ?

L’ordre institué concerne la forme que nous donnons à l’institution du mariage,  à celle qui structure la société ou organise l’éducation de nos enfants et d’autres choses encore.

Mais l’ordre naturel lui, est à la source même de la filiation, de la transmission de la vie, exigences premières, biologiques, constitutives de la nature humaine (et/ou animale). La forme des rapports entre les personnes peut  évoluer ou se modifier avec le temps et l’évolution des cultures (plusieurs formes de mariage ou de types d’éducation sur la terre suivant les lieux et les époques) mais, sans rien perdre de ce qui les fonde et qui n’a rien d’arbitraire ou de contingent; ce que Platon appelle « fécondation et génération« .

Certaines personnes refusent pour des raisons qui sont les leurs et qui valent ce qu’elles valent, ce rôle de « fécondateur et générateur« . Libre à elle : personne ne le leur impose, ni Dieu, ni l’ordre institué (sauf à considérer que Dieu est l’auteur de la Création bien sûr). Personne : ni la société, ni les catholiques, ni les extra-terrestres n’est à la source du malaise des homos, de leurs clivages et des « violences » qu’ils s’infligent à eux mêmes, personne….sauf eux mêmes.  On peut comprendre et compatir mais se laisser abuser par des raisonnements à la graisse de chevaux de bois comme les vôtres. Non.

Je reviens sur votre attaque contre les Catholiques en particulier, les Chrétiens en général,  pour vous faire remarquer deux choses :

–         1/ Tous les slogans derrière lesquels s’abritent les revendications délirantes et partiales – totalement  insoucieuses de l’intérêt vrai des enfants à naître ou à adopter qui ont des droits eux aussi : celui d’avoir un père et une mère dignes de ce nom  – toutes ce verbiage d’un très petit nombre d’agités qui font du bruit comme s’ils étaient mille fois plus nombreux – la tolérance, la liberté, l’égalité , le droit, la non-discrimination, etc – sont des valeurs inventées par la civilisation chrétienne, avant qu’elles ne se pervertissent et ne deviennent folles en s’asservissant à des idéologies qui les profanent en tant que telles. Si nous ne vivions dans un pays profondément imprégné de christianisme, personne ne pourrait exprimer des revendications aussi saugrenues (et le mot est faible) comme celles auxquelles vous vous associez.

–         2/ Si vous viviez – au hasard – en Arabie Saoudite, en Syrie, en Iran, en Tunisie, au Marco, en Algérie, sans doute aussi en Inde et en Chine, pour ne rien dire de la Turquie, de l’Afghanistan ou du Pakistan et que vous professiez les revendications que vous exprimez ici avec tant d’agressivité, vous regretteriez sans doute amèrement de ne pas vivre dans un pays de tradition catholique comme le nôtre, qui permet à tout un chacun et de blasphémer et d’insulter les catholiques – sans risquer d’y perdre ses bijoux de famille et sa vie.

–         Je vous avais promis deux remarques, je vous en offre une troisième. S’il est un point sur lequel l’ensemble des religions (et pas seulement monothéistes) sont d’accord, c’est bien sur celui de considérer les revendications homosexuelles au mariage et à l’adoption (ou aux bienfaits de la PMA à leur profit) comme totalement irrecevables. Pourquoi dès lors ne vous en prendre qu’aux « catholiques » ? La 2ème de ces remarques nous donne sans doute la raison : courageux mais pas téméraire.

« ….Anna Freud était homosexuelle « mariée » à son amie dont elle a élevé les enfants avec la bénédiction de Papa Sigmund. »

Je ne sais ce qu’Anna Freud vient faire dans ce débat, mais cette référence à l’histoire de cette famille que nous pourrions classifier dans l’ordre des bonobos ou celui des tuyaux-de-poêle – au choix – me paraît étrange

N’avez-vous pas lu « Mensonges freudiens » ou le « Livre noire de la psychanalyse » que vous veniez argumenter sur la vie (lamentable à plus d’un titre) d’Anna Freud comme s’il s’agissait d’une héroïne ou d’une sainte ?

Enfin et surtout, n’avez-vous pas lu « Le crépuscule d’une idole – l’affabulation freudienne » de Michel Onfray (ex « fan » du gourou libidineux et mégalomaniaque, revenu de ses illusions) ?

  • Voulez-vous quelques extraits à déguster entre amis sur les personnages de Freud et sa famille ?

Je laisserai de côté les extraits concernant l' »œuvre prétendument scientifique » (l’expression est de Michel Onfray) de Freud, sa validité, sa portée, etc…me réservant d’en parler en d’autres occasions. Je me contenterai d’un seul extrait pour cerner cette personnalité. Michel Onfray écrit :

« Qu’apprend-on à la lecture de cette correspon­dance ? On découvre l’homme Freud, loin de l’exposi­tion légendaire ou mythologique organisée ailleurs par ses soins, sans souci de la légende ou de la postérité, insoucieux de ce que ses biographes, pour le dire commelui, pourraient faire de cette relation épistolaire privée.

Comme tout un chacun se sachant chez soi, il se lâche, se soulage, se libère. Dès lors, on découvre la nudité d’un être avec ses zones d’ombre, ses faiblesses, ses errances, ses doutes, son caractère, son tempérament sans travestissement : on y voit l’homme de mauvaise foi – je reviendrai dans le détail sur l’affaire Emma Eck­stein; l’ambitieux obsédé par les moyens de laisser rapi­dement une trace dans l’histoire; le cupide cherchant la trouvaille à même de lui assurer la fortune dans les meilleurs délais – on le verra avec l’affaire de la cocaïne et le cas Fleischl-Marxow; le psychorigide qui renonce sans renoncer face aux preuves de son fourvoiement – avec la théorie de la séduction par exemple; le supersti­tieux qui recourt à des signes de conjuration du mauvais sort dans ses lettres – on verra plus tard aussi la dissimu­lation de son avis véritable en faveur de l’occultisme; l’ingénu adherant aux thèses fantasques de son ami sur les cycles, les périodes, et la superstition numérologique associée; le cyclothymique qui détaille la moindre soma­tisation : écoulement nasal, arythmies cardiaques, migraines récurrentes, tabagisme, furoncle gros comme un neuf au scrotum, alternances de constipations et de diarrhées; le dépressif qui confesse des troubles endurés depuis des années (7 août 1894), une humeur vacillante, des rendements intellectuels nuls, une fatigue générale, une libido défaillante, un « état psychique misérable » (16 octobre 1895) ; l’angoissé et le phobique – angoisse des voyages, peur de la mort, peur des trains, peur de manquer de nourriture, peur d’être sans argent; le cocaï­nomane qu’il sera une dizaine d’année durant (12 juin 1895); Freud à nu, sans masque ; Freud humain, très humain ; Freud avant le maquillage, les projecteurs et la pose pour l’éternité; Freud en chair et en os, une dure réalité pour lui qui s’est rêvé, pensé, voulu en marbre et en or »… (p.102/103)

  • Voyons maintenant les rapports de Freud avec son papa:

 » Sa vie a été consacrée à détruire ou déconsidérer le père. Il y eut une pause pendant l’agonie, le minimum de la décence. Mais le combat reprend de plus belle au début de l’année 1897: cette fois-ci, il faut s’acharner sur le corps mort du père. Ce cadavre en décomposition, Freud le sort de sa tombe et s’acharne sur lui : dans son courrier à Fliess Freud émet l’hypo­thèse purement gratuite que son père aurait été un « pervers » (ibid.) responsable de l’hystérie de son autre fils et de quelques-unes de ses plus jeunes filles…

Commence alors cette extravagante théorie dite de la séduction, sur laquelle je reviendrai. Disons pour l’instant, avant de retracer le détail effroyable de cette névrose freudienne, qu’elle suppose une étiologie sexuelle des névroses qui renvoie la plupart du temps à un traumatisme de jeunesse, voire d’extrême jeunesse, d’enfance donc, en l’occurrence des abus sexuels commis par le géniteur sur ses propres enfants ! Voilà donc Freud transformant le cadavre de son père en pervers violant sa progéniture ! « 

  • Freud et sa femme Martha :

 » Quelle femme prend  un homme dont le modèle archétypal de la libido est son inatteignable mère ? Une fiancée qu’on ne déflore pas pendant quatre années; une épouse qu’on touche peu, juste le temps de lui faire des enfants; une femme dont on se détourne sexuellement une fois la famille fondée ; une sexua­lité dirigée vers un autre objet que cette jeune fille, devenue mère, et qui élit… la soeur de cette parte­naire délaissée selon l’aveu même de Freud dans ses lettres à Fliess. Soit : une jeune fille aimée à distance, entretenue sur le mode épistolaire, désirée sur le papier; une Martha Bernays épousée à qui l’on fait six enfants en huit années – entre le 16 octobre 1887 et le 3 décembre 1895; une mère de famille contrainte à l’abstinence par un Freud en quête d’un véritable moyen contraceptif dont le défaut lui permet d’expli­quer ses probables défaillances sexuelles; une sexualité adultère et incestueuse avec sa belle-soeur – la corres­pondance se trouve fort opportunément inaccessible…. » (p.152)

  • Freud et sa belle-sœur et maîtresse : Minna

 » Lisons la confidence faite par Jung à un journaliste et rapportée par Peter Gay (844) : « Elle était très jolie, et non seulement elle savait pas mal de choses sur la psychanalyse mais elle connaissait presque toutes les activités de Freud. Quand, quelques jours plus tard, je visitais le laboratoire de Freud, sa belle-soeur me demanda si elle pouvait me parler. Elle était très troublée par ses relations avec Freud et se sentait coupable. Elle m’apprit que Freud était amoureux d’elle et que leurs rapports étaient extrêmement intimes »… Jung confesse son désappointement…

Deux ans plus tard, invités aux Etats-Unis avec Freud pour un séjour de sept semaines consacré à livrer la bonne parole psychanalytique au Nouveau Monde, ils s’adonnent l’un l’autre à un essai d’analyse de leurs propres rêves. L’ancien évoque des rêves récurrents avec le triangle Freud/sa femme/sa belle-soeur… Informé des coulisses – mais l’amant de Minna l’i­gnore -, Jung avance l’hypothèse que, peut-être, Freud pourrait livrer sur le principe de l’association libre théorise par ses soins, ce qui lui passe à travers l’esprit à propos de ce singulier triangle…Jung dit : « Il me regarda alors d’un air glacial et répliqua :  » Je pourrais vous en dire plus, mais je ne peux me permettre de risquer ma réputation  » (ibid). Ajoutons que Jung fit plusieurs fois état de ces informations en public et que Freud n’apporta jamais aucun démenti…. » (p.167/168)

  • Auparavant Michel Onfray explique :

Les gardiens du temple freudien n’aiment pas qu’on affirme, preuves à l’appui, que leur héros ait pu joindre le geste à la parole ou que, dans ce texte, comme si souvent, il sème malgré lui les petits cailloux utiles pour le suivre à la trace. Car la relation sexuelle prêtée à Freud avec sa belle-soeur Minna Bernays, la soeur de sa femme donc, passe chez eux qui ne se privent pas par ailleurs de voir du sexe partout, pour une descente dans les caniveaux  [….]Si rien n’avait eu lieu qui ressemble à une relation adultère et incestueuse entre Freud et sa belle-soeur, pourquoi dès lors interdire la consultation des contai­ners qui, dans les archives de la Freud Collection de la Bibliothèque du Congrès de Washington, dissimulent au chercheur les lettres envoyées par Freud à Minna à l’époque où ils n’habitaient pas sous le même toit et qui, aux dires mêmes d’un biographe très opposé à la thèse de l’adultère, en parle comme de « lettres pas­sionnées [écrites] à Minna Bernays quand il était fiancé avec sa soeur » (Peter Gay, 846) ? S’il n’y a rien à cacher, pourquoi cacher – et puisque l’on cache, que faut-­il dissimuler alors qui mériterait l’entretien du mystère ? Retenons comme certaines ces lettres passionnées envoyées à la soeur de sa fiancée – l’inceste continue à dicter sa loi dans la vie sexuelle de Freud..

Car, pour ce qui a pu fuiter de ces lettres mysté­rieuses, on sait que Freud écrivait aux deux soeurs en même temps et réservait à la cadette de sa dulcinée des entrées en matière du genre « Mon trésor » et cette étrangère signature: « Ton frère Sigmund »… Séduire 1a soeur de sa fiancée et se présenter comme son frère, c’est faire également de sa promise – sa future femme donc, la mère de ses futurs enfants – sa propre soeur aussi… Quel étrange aveu sous la plume de l’inventeur d’une science à même de livrer les clés de l’incons­cient ! […..] On ne connaîtra aucune aventure amoureuse, sexuelle, affective ou conjugale à Minna. Fin 1896, elle s’installe sous le toit des Freud. Elle y vivra quarante-trois ans.(p.163/64)

  • Et encore :

 » Pour tout lecteur de la Psychopathologie de la vie quoti­dienne, le lieu occupé dans le grand appartement 19, Berggasse fait sens… L’endroit ne manque pas de pièces, dix-sept, mais elle s’installe dans une chambre dotée d’un cabinet de toilette personnel à laquelle on accède uniquement en passant par la chambre nuptiale de Freud… Entrer ou sortir ne pouvait donc se faire qu’en perturbant l’espace conjugal du psychanalyste. Elle disposait également dans cet appartement d’un salon pour recevoir. Ce lieu permettait d’installer une chambre à coucher dans laquelle elle puisse entrer et sortir, sinon faire entrer ou faire sortir, sans gêne occa­sionnée à sa soeur et son beau-frère. Mais ce dernier contrôlait de la sorte l’accès à l’intimité de Minna… La chambre de « tante Minna » constitue un appendice à la chambre de Freud et de son épouse. …. » (p.164)

  • De même :

 » La lecture de la correspondance de voyage ne manque pas de cynisme : Freud raconte à son épouse restée avec les enfants son bonheur d’être en vacances avec Minna, beau temps, jolis glaciers, marches fantas­tiques, paysages sublimes, hôtels cosy, concerts de qua­lité, cuisine parfaite, repos. Dans une carte postale datée du 13 août 1898 il avoue, guilleret: « Nous avons une de ces mines tous les deux, dommage que vous ne puissiez nous voir »…

Freud, si souvent mélancolique ou dépressif dans ses autres correspondances, prend sa femme à témoin. La conclusion s’impose : loin d’elle, il connaît vraiment le bonheur… Au cas même où Martha n’aurait pas compris, sa soeur en rajoute : « Nous sommes donc ravis au point de changer de lit chaque nuit [sic], ce qui est l’idéal de Sigi [re-sic]. Il a une mine insolemment splen­dide et il est gai comme un pinson, évidemment, il ne tient pas en place » (6 août 1898). Minna lira probable­ment plus tard « Psychopathologie de la vie quotidienne… » (p.166)

  • Freud et l’inceste assumé : après la belle-sœur, les filles ?

 » Les relations avec son père et sa mère, sa femme et sa belle-soeur, sa fille préférée et ses autres enfants, tout se comprend clairement une fois les faits éclairés à la lumière noire de l’inceste.

La vie privée de Freud s’organise donc autour de cette figure; de même avec la vie théorique. Aux côtés du fantôme de la mère, de l’ectoplasme du père, de l’ombre de la belle-soeur et de la silhouette de la fille, le théoricien paré des plumes du scientifique entretient l’humanité de ce problème de l’inceste via Totem et Tabou qui prétend raconter l’origine de l’humanité avec le meurtre du père, chef de la horde primitive et possesseur du troupeau sexuel féminin, un père massacré et mangé par les fils floués de liberté sexuelle puis, stupéfaits par leur audace, créateur en retour de l’interdit du meurtre et de l’inceste…. » (149/150)

  • Relation avec Sophie avant-dernière fille de Freud.

 » Sophie se marie avec Max Halberstadt en janvier 1913. En septembre de la même année, Freud se trouve à Rome avec l’inévitable tante Minna, il écrit une carte postale à son gendre et signe : « Souvenir d’un père totalement orphelin » (sic). Orphelin, on aura bien lu… En épousant Sophie, Max Halberstadt lui enlève son bien. Or, dans le mariage, l’époux accède à la sexualité de sa femme, autrement dit, il n’est pas censé priver le père de ce dont il ne dispose pas. En utilisant ce mot, Freud revendique un droit égal à celui de son gendre : la possession sexuelle, la disposition du corps, l’appar­tenance de l’intimité d’un être.

Par ailleurs, orphelin, les dictionnaires en témoignent, désigne un être ayant perdu son père, ou sa mère, sinon les deux. Et non un père qui aurait perdu son fils ou sa fille… D’où Freud tiendrait-il le droit de revendiquer ce privilège incestueux? Où a-t-il vu qu’un père pos­sède dans sa fille ce à quoi son époux accède par le mariage? Qu’est-ce qui permet à l’inventeur de la psy­chanalyse, si prompt à débusquer de la sexualité et de la libido partout, pourvu qu’il s’agisse des autres, de se comporter en aveugle, comme Œdipe, lorsqu’il écrit une pareille chose? Comment expliquer que l’auteur de la « Psychopathologie de la vie quotidienne » puisse passer à ce point à côté d’un pareil aveu psychopathologique? Freud orphelin parce que Sophie s’est mariée? Un père privé de sa fille parce qu’elle entre dans le lit d’un autre homme? Voilà matière à méditation sur l’intimité du rapport de Freud à son avant-dernière fille… » (p.180)

  • Avec Mathilde, une autre de ses filles :

« Les confidences personnelles abondent dans l’oeuvre complète, les rêves pullulent, et sont autant de voies royales qui mènent à l’inconscient… de Freud et de lui seul.

« L’un d’entre eux permet de voir Freud expérimen­tant lors d’un rêve des « sentiments exagérément tendres » (lettre à Fliess, 31 mai 1897) pour sa fille Mathilde. Ce songe ne lui paraît pas problématique du tout, au contraire, puisqu’à ses yeux, il corrobore la théorie de la séduction qu’il défend à l’époque bec et ongles avant de devoir la renier publiquement pour les raisons que nous allons voir. Freud ne donne pas les détails, mais on peut imaginer qu’un père exagérément tendre avec sa fille est un père qui couche avec elle… Problème ? Aucun.

« Car Freud affirme : « Le rêve montre bien sûr mon souhait accompli, celui de prendre sur le fait un Pater [sic] en tant qu’il est le générateur de la névrose, et il met fin aux doutes très vifs que je continue d’avoir. » Autrement dit : le rêve prouve la vérité de l’hypothèse freudienne d’une étiologie sexuelle des névroses, notamment avec le traumatisme infligé par le père aux enfants pendant leur enfance. Freud rêve ; voilà le rêve devenu réalité… On remarquera en passant l’usage du latin pour signifier le père, exactement comme dans le fantasme de l’enfant ayant cru voir matrem nudam dans le wagon…

Retenons également la formulation et rappelons qu’il s’agit d’une lettre, donc d’un texte écrit au fil de la plume, sans brouillon, avec la liberté de ton de qui ne se surveille pas comme dans le cas d’un texte à paraître ou destiné à être rendu public. Que dit Freud ? Que ce rêve incestueux avec sa fille montre bien sûr son souhait accompli….Lequel ? Coucher avec elle ou obtenir confirmation de sa théorie de la séduction qui suppose, de toute façon, qu’il aurait pu coucher avec elle, puisque selon lui nombre de pères commettent ce genre de forfait ! … » (p.192/93)

  • Freud et Anna : celle qui sera sacrifiée à la mégalomanie d’un père qui ne l’aime que comme outil docile de son égo.

 » Sous le prétexte légendaire de placer la naissance de sa fille sous les auspices de la psychanalyse, voici donc possiblement Anna installée sous le signe vrai d’une hystérique, d’un tandem d’affabulateurs désireux de remporter la course à la timbale psycho-analytique avant tout le monde, indépendamment du prix à payer… [….]

Anna voit donc le jour sous le soleil noir d’une construction cynique mensongere, affabulatrice. Et si, n’ignorant rien des coulisses, et pour cause, Freud avait caché cette source possible au prénom de sa fille, sachant que la vérité vraie ne coïncidait pas avec sa vérité légendaire, et qu’il ait, pour ce faire, inventé une fille d’instituteur n’ayant laissé aucune trace dans l’histoire ? Hypothèse tentante.. (p.187)

Quelques mots d’explications : Anna aurait reçu le prénom d’une des patientes de Freud, la fameuse Anna O…, dont on sait maintenant qu’elle ne fut jamais guérie par Freud et dont l’auteur se demande si elle a vraiment existé ? Lourd héritage pour la pauvre fille. Ceci s’éclaire dans le deuxième extrait ci-dessous.

 » [….] la naissance d’Anna coïncide à peu de chose près avec celle de la psychanalyse  décembre 1895 pour la naissance inattendue de la petite fille, et, le 30 mars 1896, apparition pour la première fois, en français, du terme psycho-analyse dans « L’Hérédité et l’étio­logie des névroses », un texte rédigé pour Charcot et ses disciples [….] un espace temporel dans lequel Anna arrive et s’enchâsse comme un diamant noir…

Une première Anna absente des références données pour expliquer ce prénom pourrait être… Anna O. La fameuse Anna 0. Autrement dit Bertha Pappenheim, le cas ayant permis à Breuer & Freud de fonder la psy­chanalyse. Anna serait donc le signe de la généalogie de la psychanalyse, ce qui semble correspondre avec la date de naissance revendiquée de la psycho-analyse et du destin de la jeune fille non désirée appelée à devenir la gardienne du temple psychanalytique, sa grande prê­tresse, sa pythie, sa vestale, sa vierge, sa chaste incarna­tion oedipienne… Mais également la garantie de sa police hagiographique, la jalouse auteur par procura­tion de la double légende biographique de son père et de sa créature littéraire.

Qui était Bertha Pappenheim, Anna O. dans la légende freudienne ? La première patiente de Breuer, l’héroïne des Etudes sur l’hystérie dont certains historiens critiques n’hésitent pas à dire qu’elle fournit l’occasion du « premier mensonge psychanalytique … »  (p.184)

Voila quelques extraits qui illustrent (mais tout le livre est à lire avec attention) le climat psychologique et moral d’une famille pour le moins polluée par la personnalité répugnante du père : branleur invétéré (on apprend en cours de lecture que Freud avait les poches trouées car il se masturbait en permanence), charlatan et affabulateur de génie, amant de sa belle-soeur (elle aussi, comme Anna, privée de toute existence individuelle du fait de la domination du « frère » amant, comme Anna l’était par son « père » idole et tyran) qui explique sans doute les dérèglements de la fille que vous prenez comme modèle à suivre au lieu de la considérer pour ce qu’elle était : une victime de la séduction paternelle, incapable de s’assumer comme femme et mère, puisqu’elle était déjà psychiquement mariée à ce père qui l’avait condamnée à devenir – comme le dit Onfray – la grande-prêtresse dévolue à son culte de mégalo tout-puissant.

Ajoutez-y (entre autres faits troublants) les ruptures radicales avec chacun des principaux acteurs de la psychanalyse à ses débuts – Jung, Adler, Reich, Ferenczy et j’en passe – excommuniés par un « maître » qu’ils avaient commencé par vénérer….sans oublier les suicides de nombre de ses ex-patients ou admirateurs…. et vous comprendrez mieux qu’on puisse ne pas partager votre enthousiasme pour un tel modèle.

« …Dans les villages, quand une femme était stérile, sa soeur ou une amie se dévouaient pour lui en faire un et les enfants de filles mineures étaient parentalisés par les grands parents.

Voilà de quel monde structuré nous venons :  » Rien n’est nouveau ….. « 

Comme je l’ai dit à d’autres correspondants : on ne peut légitimer un mal, en se justifiant par un autre mal.

En l’occurrence, il ne semble pas vous apparaître combien votre argument est fallacieux car l’enfant élevé par ses grands-parents – enfant d’une « fille-mère » ou enfant offert par une sœur fertile à une sœur infertile – était élevé et vivait au sein même de sa vraie famille biologique. Il pouvait s’identifier à une maman (peut-être à un papa quand il était reconnu) en tout cas à un vrai couple parental naturel constitué par ses grands-parents.  On ne l’obligeait pas à se considérer comme fils ou fille de « deux papas » ou « deux mamans » ce que fondamentalement chaque enfant sait impossible. Il se ne sentait pas le produit d’une transaction opérée à partir d’un spermatozoïde ici, une ovule là et une matrice là-bas. Il avait parfaitement accès à son héritage généalogique, à une histoire familiale dans laquelle il pouvait trouver sa place et construire son identité.

Comme l’écrit un certain « Descartes » qui a créé un site éponyme :

 » Toute une industrie de la « reconnaissance » s’est créée pour satisfaire ces besoins nevrotiques de devenir ce qu’on n’est pas. Et pour revenir à l’homosexualité, le fait est que les sociétés humaines sont construites sur une réalité biologique, celle de la reproduction sexuée. Celle-ci n’est pas l’invention d’on ne sait quel « patriarcat » ou « dictature hétérosexuelle », c’est un « fact of life ». Dans ce contexte, l’homosexualité est fatalement une limitation. Il ne peut y avoir de « lignée » homosexuelle, n’en déplaise à ceux qui – comme Caroline Fourest – continuent à parler des « enfants de couples homosexuels » sans se rendre compte que le « de » génitif est un abus de langage. Il pourra y avoir « des enfants élevés par des couples homosexuels », mais il n’y a pas  « d’enfant de couple homosexuel », du moins pas sans recours au clonage reproductif. Et c’est en vain que les activistes homosexuels cherchent dans la Loi une solution à ce problème. La Loi peut faire beaucoup de choses, mais ne peut changer un homme en femme. Quant bien même la loi accorderait aux couples homosexuels le mariage et l’adoption, le couple homosexuel ne sera jamais l’égal du couple hétérosexuel, ne serait-ce que parce que l’enfant d’un couple hétérosexuel peut raisonnablement croire – même si c’est faux – que ses parents sont ses géniteurs. Alors qu’il ne pourra jamais maintenir cette fiction si ses parents sont homosexuels, parce que dans ce dernier cas, il y aura toujours « l’autre », le parent biologique disparu mais toujours présent, qui sera le « véritable » géniteur. Ce véritable géniteur ne peut être chassé qu’au prix d’une névrotisation des rapports: un enfant élevé par un couple homosexuel n’a pas « deux mamans » ou « deux papas ». Il y a toujours une maman ou un papa extérieur, peut-être même inconnu, mais dont on ne peut pas effacer l’existence par décret. Faire dire le contraire à la Loi pour satisfaire un besoin de reconnaissance est aberrant « .

Pas seulement « aberrant » mais criminel car conduire un enfant à se ressentir comme abandonné ou vendu, et même cédé comme une « chose » par des géniteurs auxquels il n’aura jamais aucune  possibilité de se rattacher et de se comprendre, est un crime inexcusable.

Mais il est vrai que dans un pays où on sacrifie 220.000 enfants dans le ventre de leurs mères sous le prétexte du libre choix individuel, nous n’en sommes plus à une ignominie près.

Si vous avez bien lu les propos des personnalités parmi les plus « engagées » dans l’adoption d’une morale « progressiste » et éminents responsables du parti socialiste, vous constaterez que je ne suis pas le seul à mépriser les revendications que vous défendez.

  • Deux remarques avant de passer au reste de votre « commentaire« .

  • Pas une seule fois vous n’évoquez l’intérêt des enfants. Pas une seule fois vous ne vous interrogez sur ce qui est vraiment souhaitable pour eux. Vous ne vous placez que du point de vue des adultes et de leurs errements plus ou moins regrettables, de leurs intérêts plus ou moins légitimes.  Il n’est pas de meilleure façon de démontrer que l’ensemble des ces folles revendications est inspirée de cet égocentrisme tout puissant, de ce narcissisme infantile qui – d’après les psychologues – caractérise l’homosexualité.

  • La deuxième remarque a trait à la conclusion du discours de Mme Guigou qui « ‘s’élève avec la plus grande énergie  » contre les insinuations qui feraient croire que la loi sur le PACS qu’elle défend « cacherait autre chosepréparerait des évolutions plus fondamentales de notre droit » et que, ce faisant, le Gouvernement (de gauche rappelons-le au passage) « exercerait une fraude à la loi« .

Nous voilà fixés. Mme Guigou – comme tous ceux qui ont décidé du fond de leurs Loges ou de leurs clubs politiques, de détruire notre société, notre culture et de dissoudre le peuple français dans le magma mondialiste – nous jouait un air de pipeau dont les révolutionnaires de tout bord ont le secret quand ils ne sont pas au pouvoir. Lorsque la bêtise de leurs adversaires et la léthargie du peuple français les y amènent, les masques tombent, les serments s’effacent…et nous dégustons.

« …Jésus a mal fini, pas parce qu’il était un bâtard mais parce qu’il voulait changer l »‘Ordre du Monde  » ce que des « rabbis » à votre image ont vu d’un très mauvais œil. »

Chère Madame, je crains que vous ne soyez encore plus mauvaise théologienne que philosophe.

  • Jésus n’était pas plus « bâtard » que vous ou moi (enfin, je ne peux m’engager que pour moi) : Son identité et Sa filiation ne font aucun doute pour qui veut bien étudier Son histoire avec toute la sereine objectivité et le respect nécessaires à envisager les choses qui relèvent du sacré. Ce qui n’est pas votre cas, étant donnée la tournure volontairement triviale que vous croyez utile de donner à vos propos.

Mais, comme vous ne cessez de vous tirer des balles dans le pied car vous confondez vitupération et démonstration, vous me donnez là une nouvelle occasion de vous donner une petite leçon de bon sens et de modestie.

  • Vous traitez Jésus de « bâtard » (et, sous votre plume ce  n’est évidemment pas un compliment) parce qu’élevé par Joseph qui n’était pas son père puisque Jésus est né du Saint Esprit. Ce qui veut dire que vous considérez comme « bâtard » – avec tout le mépris qui s’attache à ce mot – tous ceux qui ne sont pas nés de celui qui leur tient lieu de père. Or ce serait justement le cas des enfants que les duos homosexuels pourraient avoir à élever (quelque soit le moyen utilisé pour les obtenir). Vous avouerez que vous nous fournissez, bien involontairement, une raison de plus de ne pas céder aux revendications actuelles qui, si elles devaient aboutir, devraient accabler les enfants qui en « bénéficieraient », du poids d’une bâtardise fondamentale que vous même fustigez.

Autre ânerie manifeste dans votre texte :

  • Jésus n’a pas « mal fini« . Bien au contraire, Sa Résurrection  – c’est à dire Sa victoire sur la mort – et la Rédemption qu’Il nous offre, en font un modèle d’espérance pour toute l’humanité.

  • Jésus n’a jamais dit qu’Il voulait « changer l' »Ordre du Monde » ! Où avez-vous été péché une telle absurdité ? Bien au contraire. L’ordre du monde étant tel qu’il est depuis la Chute, Il est venu nous donner les moyens de nous en affranchir et d’assurer notre Salut par la Foi, l’Espérance et la Charité.

  • Quant à me traiter de « Rabi » vous me faites beaucoup d’honneur. Je ne suis qu’un homme de bonne volonté et, je m’y efforce, de bon sens.

En partant de cette « accusation », je voudrais que vous touchiez du doigt, une nouvelle fois, combien votre volonté de faire feu de tout bois pour défendre l’indéfendable, vous amène à vous contredire : car, si je m’en réfère à la position de ceux qui Le représentent, la position que je prends ici est totalement celle que Jésus aurait prise. A Sa façon, avec Ses mots qui ne sont évidemment  pas les miens, tant s’en faut…..et fort probablement celle que même les « rabbis » de l’époque (dont je me fiche complètement) auraient prise aussi car l’Un et les autres se référaient à la même Loi dont Jésus dit (en Matthieu V.17) :  » Ne pensez pas que je sois venu pour abolir la loi ou les prophètes. Je suis venu non pour abolir, mais pour accomplir« . Où voyez-vous que la Loi encourage les modèles que vous défendez ?

Si, dans une approche différente, votre interprétation (toute personnelle) d’un Jésus « voulant changer l’ordre du monde » et condamné par ceux qui voulaient le garder en l’état, veut dire qu’en cas de succès Jésus aurait institué la promotion d’une famille composée de deux hommes ou de deux femmes en guise de « parents« , duos qui seraient chargés d’élever des enfants adoptés, achetés ou fabriqués sur mesure, privés d’une quelconque inscription dans un héritage et une histoire familiale, et simplement destinés à entretenir l’illusion purement psychotique d’une « parentalité » étrangère aux lois de la nature, vous ne faites plus preuve de simple ignorance mais d’une évidente mauvaise foi et vous n’argumentez que pour le plaisir de fulminer et non dans un authentique esprit de  recherche de la vérité car, rien absolument rien ne nous dit que si l’Ordre du Monde avait été modifié par le Christ, il eut été conforme aux délires actuels.

Bien à vous

Rendez-vous avec un autre « contradicteur » dans le prochain article.

LSM

14 réponses à to “Le Monde à l’Envers ? Patience, on y arrive… – 1 –”

  • François Desigaux:

    Dans ce site ,on sent que charbonnier » est maître chez lui » et que les commentaires des contradicteurs sont systématiquement mis ENTRE PARENTHESES ce qui montre bien le côté fallacieux des polémiques que l’on peut y lire . Un correspondant parle  » d’échange » ?.
    Je n’y vois que Brosse à reluire auto-actionnée ,exhibitionnisme du « savant » en mal de reconnaissance .
    J’espère que les auteurs des  » commentaires » auront le temps de répondre à ces inepties qui enfoncent des portes ouvertes et considèrent le lecteur d’emblée comme ignare.
    Pas fameux tout cela ; et qui plus est en fin de carrière du  » Bon Apôtre »

    • Vous nous refaites le coup des « Animaux malades de la peste » cher Monsieur Desigaux. Ce n’est ni très difficile ni très glorieux. Au lieu de vous concentrer sur ma personne et sur ses lamentables défauts réels ou supposés, essayez de vous montrer moins partial (même si vous vous sentez solidaires des choix, idées, projets et comportements nauséabonds que j’épingle) et vous pourrez faire mieux que de nous infliger vos ulcérations verbales, dont par ailleurs, nous nous f…..s comme de l’an quarante ! A lire ce type de commentaires qui croient détruire les arguments en conspuant le commentateur, je repense souvent au proverbe chinois qui dit « Le sage montre la Lune, pendant que l’imbécile ne voit que le doigt qui la montre »
      Bien à vous.

      • Mireille Falassol:

        Pourquoi le sage montre-t-il la lune ? Là est la question . Ce n’est pas dit dans le proverbe et ce serait important de le savoir .
        Dit comme cela, le sage fait un geste d’imbécile;l’imbécile a la sagesse d’observer ce doigt .
        Où est le problème ?
        Ces chinois sont aussi déconcertants que ceux qui trouvent de la sagesse dans des platitudes qui ne démontrent rien .
        Le sage veut-il la donner ? L’imbécile a raison de se méfier .

    • François Desigaux:

      Le sage c’est vous et l’imbécile c’est moi . Tout ça n’est pas un scoop ! Moi et vos autres  » commentateurs-contradicteurs » dans le même sac du graphomane lorsque ça grince dans le désaccord .

      Quand les arguments vous manquent à montrer la Lune , vous brandissez « le sacré » et « l’immaculée conception » comme barrière infranchissable et fin de non répliquer . Il est normal de regarder attentivement ce que peut signifier ce petit doigt brandi.
      Permutons l’imbécile .
      La messe passe mal et cela semble être l’avis de nombreux commentateurs.
      joyeux Noël quand même et excellente continuation .

      • Monsieur Desigaux, vous vous complaisez à « faire des mots« , à peaufiner des formules et à jouer les hommes d’esprit.
        Le problème qui nous occupe mérite mieux que cette virtuosité verbale qui ne veut strictement rien dire de solide.
        Bien à vous.

  • François Desigaux:

    Le doigt est beaucoup plus important que la Lune dans la mesure où la vie qui s’exprime demande intérêt et interrogation au spectateur s’il ne veut pas confirmer une certaine imbécilité .

    Les divagations du sage sont toujours à mettre en question surtout quand il se mêle de désigner la Lune .
    Et fichons la paix à ces chinois ;restons sur notre territoire . Nos proverbes gaulois fourmillent de sagesse.

    • Vous avez parfaitement raison et je me contenterai donc de vous répondre qu’il n’est pire sourd que celui qui ne veut entendre (raison). C’est bien français cela non ?

      • François Desigaux:

        Oui. La Raison est ce qu’elle a toujours été : froide et variable, muette et dépendante d’une autre source et très peu audible ; ce n’est qu’un reflet .
        Nous , peuple de raisonneurs dépressifs ,dans notre acharnement agressif à l’encontre du travail de ce nouveau gouvernement si récent – beaucoup plus que le précédent respectueux des êtres -sommes guidés par cette Raison là .

        • « Respectueux des êtres » dites-vous. Nous n’avons pas la même notion du respect.
          Quant à le comparer au gouvernement précédent, je n’entrerai pas en conflit avec vous sur le sujet car, à partir d’un certain niveau de médiocrité il n’est plus possible de choisir puisque tout s’équivaut.

  • Jean-Claude Moro:

    Monsieur,
    Je viens de lire attentivement tous les échanges sur votre site au sujet du mariage Homo et de ses éventuelles conséquences sur la morale de notre société .
    Il n’y a peut-être pas là lieu à s’alarmer dans la mesure où les sociétés évoluent par cercles et semblent assez cloisonnées .
    Chacun peut y trouver son compte en vivant sa vie comme il l’entend .
    Quand j’étais à New-York , il suffisait de tourner le coin d’une rue chic pour trouver en face de soi le boyau urbain le plus sordide et miséreux .Ceci est un peu à l’image de notre monde .
    C’est triste . Il ne sert à pas grand chose de résister sinon à se rendre malade pour des raisons erronées dues à  » l’évolution  » des moeurs .
    Soyons en paix .Gardons la maîtrise mentale de ce qui nous reste à vivre .
    Bonne année .

    • Si vous le permettez, je répondrai aux trois derniers commentaires (reçus respectivement de Mme J.Manson, MJ Cornetto, JC Moro) en même temps.
      Chacun d’eux, tout en conservant son style propre, va dans le même sens : l’acceptation de l’inéluctable et la certitude qu’il n’y a pas de quoi s’alarmer et à prendre les choses au tragique. D’autant, me dit l’un de ces correspondants, que cela ne concerne que très peu de monde.
      Répondons d’abord à cette objection.

      Le nombre n’y fait rien. Une loi injuste ressemble à une déchirure dans la coque d’un navire. Sous la pression de la mer la déchirure finit par devenir une béance et par faire sombrer le navire.
      La révolution française n’a été préparée, menée que par quelques dizaines de personnes; la Convention nationale qui a détruit un régime multi-centenaire n’a été élue que par soixante mille personnes sur les vingt cinq millions qui constituaient le peuple français, et il lui a suffi de très peu de textes de lois (notamment la fameuse « loi des suspects » de 1792) pour déclencher un terrible génocide (le mot n’est pas trop fort) entre Français.
      En 1917, Lénine disait que s’il avait trouvé seulement mille personnes décidées face à lui, il n’aurait jamais pu prendre le pouvoir et la Russie aurait donc pu se réformer sans passer par les soixante-dix-sept ans d’oppression et de crimes qu’elle a connus. On peut en dire autant des nazis qui n’ont trouvé personne en face d’eux pour leur résister et éviter la suite à l’Allemagne et au monde.
      En 1975, Mme Veil a endormi tout le monde en affirmant que la « dépénalisation de l’avortement » ne concernerait que des cas exceptionnels qui seraient examinés à travers une procédure rigoureuse pour éviter tout dérapage. Aujourd’hui nous en sommes à 220.000 avortements par an (soient environ 7 à 8 millions d’enfants sacrifiés dans le sein de leur mère pour des raisons plus que variées depuis 37 ans) et, non seulement l’avortement n’est plus une pratique « exceptionnelle » non seulement il est désormais interdit de le contester ou de s’y opposer puisque ce sont maintenant ceux qui s’y opposent qui risquent d’être « pénalisés » (grâce à Mme Neiertz) mais il vient d’être décidé qu’il serait remboursé à 100% pour la sécu ! La grossesse est donc devenue un véritable fléau qu’il convient d’éradiquer comme une vulgaire épidémie de grippe. Ou presque.

      Ma deuxième remarque consiste à réfléchir sur la notion de loi et de droit. J’en ai déjà parlé dans mes précédentes réponses, mais visiblement il semble que je n’arrive pas à faire sentir combien l’adoption d’une disposition qui semble ne concerner que quelques centaines de personnes fort bien relayées par un pouvoir médiatique qui leur est tout acquis, met à bas les fondements mêmes du droit et de la société.
      Au passage, cela amène à se poser de graves questions sur les conditions de recrutement de nos journalistes, qui semblent plus cooptés par affinités idéologiques, voire sexuelles ou marginales, que par les qualités propres à refléter et informer la société française en respectant sa diversité. Société qui, dans sa très grande majorité est hostile à un tel projet parce qu’elle le juge scandaleux (même si elle n’ose pas toujours le dire) puisqu’il porte atteinte à des règles universellement admises, fondatrices de la civilisation, concernant le mariage et la filiation.

      Toute loi injuste porte en elle des germes de mort et destruction de la société, plus que le crime lui-même. Pourquoi ?
      La loi et le droit ont été instaurées pour dire ce qui correspond à un ordre (qu’il soit religieux, philosophique ou simplement sociétal et moral) donc pour offrir des repères clairs et incontestables dans la participation du citoyen à la vie commune, parce qu’il les reconnaît comme justes, d’abord et avant tout dans leurs principes puis dans ses applications morales, sociales, collectives et personnelles.
      En ce sens, la loi se doit de tendre à l’universalité. C’est à dire à pouvoir être acceptée par chaque citoyen(ne) qui la reconnaît comme respectant en lui/elle, ce qui constitue son éminente dignité de personne humaine.
      Une loi imposée pour satisfaire les intérêts d’un groupe ou d’une communauté et qui soit en contradiction avec les principes qui fondent les principes que le droit est censé protéger et qui cimente le vouloir-vivre ensemble, est non seulement une très mauvaise loi mais elle constitue une ouverture vers l’injustice et la barbarie. C’est à dire à une société de non-droit.
      La loi qui nie la réalité propre au mariage et à la filiation pour satisfaire aux dérives de personnes – tout aussi estimables que n’importe quelle autre personne puisque tout les êtres humains sont frappés d’un handicap ou d’un autre à des titres divers et qu’aucun de nous n’est en mesure de jeter la pierre à l’autre – est une loi qui perd toute vertu civique.
      Pour le simple fait qu’elle se fonde :
      sur une négation de la réalité : les homos ne peuvent pas plus être « marié(e)s » et « parents » en tant que se revendiquant « homos », que les empereurs de Rome ne pouvaient (sans rire) se prendre pour des « dieux, ou qu’une vessie ne peut se déclarer lanterne ou une grenouille pour un boeuf (pour ne rien dire du poisson qui pourrait se croire oiseau….pour reprendre une image qui a fait couler beaucoup d’encre inutile sur ce site). Ce sont des abus de langage qui ne trompent aucune personne saine d’esprit. Des mensonges au sens plein du mot.
      De telles lois, en intégrant les délires des un(e)s et des autres, contribuent à instaurer un monde à proprement parler délirant, malsain, nocif.
      N’ayant d’autre portée que de satisfaire le goût de la provocation et de la transgression d’un certain nombre qui – homos ou pas – ont décidé de ruiner les bases spirituelles et morales sur lesquelles notre société occidentale s’est édifiée, elles contribuent à sa destruction et elles ouvrent le champ à toutes les dérives et revendications ahurissantes possibles et imaginables qui s’engouffreront dans la brèche sans qu’on puisse rien y redire. De ce point de vue, le « mariage homo » est une machine de guerre contre notre culture dont l’irruption dans le champ de notre droit, créera des « répliques » (comme pour les tremblements de terre) dont mes correspondants ne semblent pas mesurer l’ampleur destructrice.
      Outre que le pseudo-mariage homo (et l’adoption/fabrication homo)s’ils sont adoptés, installeront la confusion et l’absurdité là où il y avait la claire distinction des sexes, fondatrice de la société, ils détruiront irrémédiablement le lien organique qui unit un être humain à ses origines, aux racines mêmes de son identité (c’est le psychogénéalogiste qui parle ici) et n’en fera qu’une sorte de clone amélioré. Verticalement (le lien aux ascendants) et horizontalement (le lien homme/femme constitutif du mariage) les liens étant coupés, nous aboutirons à une société d’aliénés(au sens propre) puisque amputés de leurs appartenances constitutives et à leur possibilité de se rattacher à un passé dont ils puissent se nourrir et donc de se projeter dans un avenir où ils n’auront à transmettre que le souvenir de faux parents unis par leur déviance sexuelle.
      C’est donc une société sans « transmission » (facteur essentiel de la culture) et donc sans avenir qui se profile derrière ce projet. Donc une société ruinée, vidée de son sens, composée de simples individus sans mémoire.

      Mais il y a pire encore, si c’est possible. Si nous basons désormais les lois sur le désir et les préférences (sexuelles ou affectives)individuelles et communautaires, au lieu de les établir solidement sur le socle qu’elles ne devraient jamais quitté – et qui constitue la vie en société, sa protection et son développement – comment pourra-t-on demain refuser de marier deux frères incestueux, ou un père et son fils, une mère et sa fille ou son fils, un homme avec sa chèvre ou une femme avec son berger allemand ? comment pourront-nous refuser le mariage à trois ou à quatre ? La partouze légitimée ? DSK n’aura plus qu’à épouser les prostituées qu’il fréquentait assidument dans tous les hôtels de Lille et d’Espagne pour se trouver exonéré des charges qui pèsent contre lui.
      Sur quels critères se basera-t-on pour s’opposer à de telles revendications ? J’ai lu quelque part (je crois l’avoir déjà écrit) qu’un Japonais voulait se marier avec son tamagochi ! Et comme les Japonais sont quelquefois en avance avec les délires qui submergent notre société occidentale nihiliste et hédoniste, je crois qu’il a obtenu satisfaction….
      Et comment s’opposera-t-on demain, à la reconnaissance de la pédophilie et de l’inceste, puisqu’il y a « amour » et attirance sexuelle. Voyez comment un Cohn-Bendit (au nom si prédestiné) explique ses expériences sexuelles avec des petites filles et s’émeut de leur éveil à la sexualité ? Vous trouverez toutes informations à ce sujet dans un ouvrage récemment paru sous le titre « Le livre noir de la gauche ».

      C’est cela donc qui est en jeu dans le projet criminel qui se prépare : mettre le désordre et la transgression généralisée là où l’ordre doit être clairement proclamé, enseigné et défendu pour protéger adultes et enfants de tous les excès de toutes les dérives. Si on me permet une image religieuse (vous remarquerez que je n’en abuse pas) c’est Belzébuth (dont l’outil principal de perdition est la séduction sexuelle et en particulier la sodomie) qu’on veut faire passer pour saint Joseph !

      Que des pays aient déjà adopté une telle législation ne me convainc nullement. Tous les pays d’Europe ont adopté des législations esclavagistes. L’esclavagisme est-il acceptable pour autant ? Tous les pays avaient adopté la peine de mort. Il y ont pourtant renoncé. En Angleterre il était légal de faire travailler les enfants dans les mines de charbon ou les fabriques, quinze heures par jour à partir de 7/8 ans dans certains cas. Etait-ce acceptable parce que légal ? En certains pays musulmans, les filles sont mariées dès qu’elles sont nubiles et traitées un peu mieux que des esclaves. C’est légal. Est-ce acceptable ?
      Je me f…e donc des législations illégitimes et criminelles car je me sens plus proche d’Antigone que de Créon.
      Que le roi d’Espagne, triste décalque de son ancêtre Philippe V, petit-fils de Louis XIV, et issu du sang de saint Louis (qui fit onze enfants à sa femme entre deux ou trois Croisades) ait signé une loi qui offense le droit naturel, le bon sens, la dignité humaine, en quoi voulez-vous que cela représente un argument pour moi ?
      Le roi agit en politique et en soliveau d’une démocratie dont il est l’otage et dont il ferait mieux de sortir de façon à ne pas compromettre ce qu’il représente avec les dérives idéologiques de Zapatero et de ses enragés. Je ne sais ce qu’il pense de cette pseudo-loi en son for intime. Mais, s’il est conséquent avec la foi qu’il est censé vivre (il est « roi d’Espagne, par la grâce de Dieu »), je ne pense pas qu’il soit très à l’aise dans ses baskets et il ferait mieux de suivre l’exemple du roi Baudoin (qui n’était pourtant que « roi des Belges »)qui peut indiquer une voie possible, bien qu’elle ne me satisfasse pas beaucoup non plus.

      En résumé, une loi qui instaure délibérément le désordre, donc l’arbitraire dans l’exercice du droit et du juste est une loi corruptrice de l’ordre (quel qu’il soit) qui fonde une société.
      En tant que telle elle est donc criminelle et doit être combattue. Par les moyens de la non-violence certes (je suis très admiratif des méthodes de Gandhi) mais sans aucune concession.
      Bonne année à vous trois.

      LSM

      Ma deuxième remarque dépasse l’objet concret du débat : le pseudo-mariage homo et l’adoption-fabrication d’enfants pour déboussolés.

  • Jeanne Manson:

    Monsieur,
    Merci de m’avoir communiqué une réponse si argumentée . Je ne sais plus quoi vous dire sinon que ce monde est effectivement bien malade. L’horreur de ce qui vient de se passer à Delhi concernant cette jeune femme torturée et assassinée, m’horrifie et je ne peux plus parler .
    En vous remerciant à nouveau pour votre amabilité .
    Bonne année à vous et à vos proches .

    • Merci chère Madame, c’est un plaisir de communiquer avec quelqu’un qui ne confond pas insultes et échanges, attaques personnelles et argumentation.
      En ce qui concerne les motifs d’horreur de notre époque, outre les « lois » ignobles qu’on essaye de nous faire avaler, je vous conseille d’aller sur le blog dont vous trouverez le lien sur la premier page de site : http://www.christianophobie.fr/.
      Vous serez édifiée à moindre frais.
      Bonne Année à vous aussi et gardons l’Espérance en des temps plus humains.
      Bien à vous.

      LSM

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