On pourrait presque penser que cet article s’inscrit dans la suite logique de celui consacré aux dualités de Normal 1er.

Mais, là où apparaissait la dualité/duplicité d’une personnalité clivée entre une composante plutôt charmante, sympathique quoique légèrement égotiste, hésitante et superficielle, et une composante tout entière aliénée par l’idéologie mortifère dans laquelle cet adolescent attardé s’est résolument enfermé pour « tuer » papa le plus radicalement possible, nous avons maintenant affaire à deux frères ennemis, deux ectoplasmes quasi interchangeables – tant ce qui leur sert de « pensée » ou de doctrine politique paraît difficile à distinguer – dressés l’un contre l’autre pour une simple querelle adolescente de pouvoir : « c’est moi le chef, je pisse donc plus loin que toi ! « . Quitte à ruiner la maison familiale et à y mettre le feu. Un peu comme dans le film « La guerre des deux Rose » – pour ceux qui le connaissent – où un couple qui divorce, finit par dévaster sauvagement la maison qu’ils avaient amoureusement aménagée (et par s’entretuer) plutôt que de devoir la partager ou la laisser à l’autre.

Tout à l’heure un psychiatre (on n’entend jamais autant parler les psychiatres que lorsqu’ils n’ont pas grand-chose à nous apprendre car, concernant ce que nous ne savons pas sur l’esprit humain, ils se trompent et se contredisent le plus souvent comme l’actualité criminelle le prouve tous les jours) affirmait sur les ondes de France-Inter que Copon et Fillé (ou l’inverse) ne faisaient que manifester quelque chose de très profond enraciné dans la nature humaine : la compétition entre égaux, entre « frères ». Devenir le primer inter pares semble, pour lui, constituer la première de nos motivations.

Relisez ce que j’écrivais sur les Gémeaux dans l’article consacré à « François Hollande devant les psy » et vous verrez, que la profonde observation du psychiatre alimentait déjà la réflexion il y a des siècles et s’illustrait par différentes figures mythologiques.

Alors je ne vais pas me livrer à l’analyse des thèmes appartenant à ces deux personnages qui n’ont d’autre intérêt que purement circonstanciel eu égard à l’importance des événements mondiaux et intérieurs dans lesquels la France est prise et qui vont décider plus encore de sa pérennité que de son avenir. Le « combat » Fillon/Copé pour la présidence de l’UMP ressemble au combat que se livrent deux rats au sommet de l’immense décharge qu’est devenue notre civilisation, pour la possession d’une croûte de fromage un peu plus (mal)odorante que les autres. Il ne mérite aucun intérêt.

  •  Ce qui m’amuse c’est d’essayer de deviner comment il va évoluer.

  •  Chez Copé nous avons affaire à un bloc monolithique, à une force de résistance de la nature avec la prédominance absolue de l’élément « Terre » et des signes « Fixes » : solidité, endurance, obstination, entêtement, obstruction et refus sont les maîtres mots d’une telle combinaison. Copé est fait pour la guerre des tranchées et la résistance opiniâtre. Je le comparerais bien bien au « Pétain de Verdun ! » mais dans le climat de « pensée unique » que certains groupes de pression nous imposent, cela pourrait être mal interprété. On peut alors se contenter de rapprocher son obstination de celle de Catherine de Médicis, Balzac, Brahms et Wagner pour le meilleur, tous focalisés sur leur oeuvre, politique ou artistique; Marx, Freud, Hitler, Saddam Hussein, pour le pire, monomaniaques enferrés dans leurs doctrines jusqu’à l’absurde.

  • Chez Fillon ce sont les valeurs d’Eau et les Signes dits « Mutables » qui l’emportent de très loin : souplesse, adaptation, plasticité, capacité osmotique à se couler dans tous les moules, à épouser toutes les évolutions, à tirer parti des complexités d’une situation en suivant le courant plutôt qu’en chevauchant la vague, sont les qualités fondamentales qui peuvent être les siennes. Sans oublier les éventuelles préoccupations sociales qu’on retrouverait assez bien chez Hugo par exemple qui, sur le plan de la plasticité idéologique, est parti du légitimisme radical pour aboutir à une sorte de socialisme plus ou moins mystico-ésotérique, en passant par l’orléanisme et le républicanisme….sans oublier le spiritisme…. Quel meilleur exemple de plasticité psychique et intellectuelle peut-on donner ?

Bref, si Copé est un chêne qui ignore ce qui est arrivé à son ancêtre lorsqu’il a voulu défier le roseau et ignorer la force du vent, Fillon est une anguille qui se doit savoir utiliser tous les courants, un bouchon qui finit toujours par flotter sur les eaux. Fussent-elles aussi boueuses que celles de l’Union des Matamores Perturbés. Quand on songe au nombre de couleuvres et de potions amères qu’il a dû avaler pour rester cinq ans premier ministre de la l’Agité Permanent, on devine combien les aléas actuels finiront par glisser sur lui comme gouttes de pluie sur les plumes d’un canard.

C’est toujours l’Eau qui use et entame la Terre et non l’inverse. A ma connaissance tout au moins. On pourrait rapprocher Fillon d’Aristide Briand (autre Poissons) l’inamovible « grande figure » de la IIIème république (je crois qu’il a participé à 17 ministères !! pas moinss) qui pensait que la Guerre de Cent Ans était inutile car nous eussions fini par assimiler les Anglais, sans doute comme le boa assimile la chèvre; qui laissait la France désarmée pour forcer les Allemands à nous imiter (!) gênés qu’ils auraient été de se montrer grossiers à notre égard sans doute; qui prononçait de grands discours sur la paix universelle pendant que Hitler prenait le pouvoir et mettait son pays en ordre de bataille. Bref, un grand visionnaire qui nous serait bien utile pour nous protéger de ce Grand Remplacement démographique en train de s’opérer sous nos yeux quand on veut bien les ouvrir.

On pourrait aussi penser à Charles VII (autre Poissons nébuleux) dont la politique du chien crevé au fil de l’eau, consistait à ne rien tenter pour conquérir son trône jusqu’à ce que Jeanne d’Arc vînt le faire couronner et en faire l’arbitre des affaires européennes. Ce serait un bel exemple à méditer pour Fillon dans son combat contre Copé qui en serait alors réduit à jouer le rôle du Plantagenêt renvoyé à ses foyers.

Mais il pourrait aussi se trouver dans la situation inverse du très estimé Jacques Chaban-Delmas (Poissons lui aussi, vous vous en doutez) qui naviguait dans les eaux saumâtres de la Libération (passant du grade de lieutenant à celui de général en 5 jours chrono !), paradant devant les troupes, gominé et pommadé, un stick à la main. Dans celle de la bourgeoisie bordelaise aux odeurs de pinard et d’oseille. Puis grand squale dans le sillage de Zorro en 1958, inamovible président de l’Assemblée Nationale où son entregent faisait merveille, avant de devenir premier ministre d’un Pompidou déjà très fatigué et inventeur d’une « nouvelle société » dont nous ne connaîtrons jamais les charmes…. puisque entretemps il se fit harponné par un pêcheur Verseau nommé Giscard à la présidentielle de 1974, qui n’en revient toujours pas.

 Comme quoi rien n’est jamais joué dans le combat que se livrent les éléments depuis le début du monde.

  • Pourtant des « signes » peuvent être observés qui concernent  l’avenir immédiat des deux protagonistes.

 

  • Regardez le thème de François COPE.

Né le 5 mai 1964 à 14.20 à Boulogne-Billancourt (si mes informations sont bonnes).

  • Vous constaterez alors comme moi que Saturne, venant d’entrer en Scorpion et séjournant entre 4 et 11° de ce signe en 2013 puis 16 et 24° en 2014, va donc s’opposer quasi pendant toute la période à son amas Jupiter (autorité politique) Soleil (position social, rôle officiel).

  • De plus, Saturne céleste transitera Neptune natal entre novembre 2013 et juillet 2014 alors que Neptune céleste transitera Saturne natal de mars 2013 à février 2014, voire jusqu’en décembre 2014 en calculant un peu large.

L’opposition Saturne/Jupiter et Saturne/Soleil n’est pas de bon augure : il accompagne souvent obstacle, difficulté, échec. Quelquefois par perte d’emploi, de statut social, chômage.

Rien  n’est jamais joué puisque l’intelligence et la volonté humaine sont chargées de nous inspirer les remèdes nécessaires à faire face aux situations difficiles. Mais le transit informe notre présidenticule autoproclamé qu’il va falloir réduire la voilure pour résister à un coup de vent qui risque de lui être fatal. C’est une tonalité dépressive, de doute, d’impuissance, de faiblesse  et de défaite qui semble s’installer là. Je n’ose évoquer un débat de conscience possible…..

La deuxième configuration exprimée par le chassé-croisé des rapports Saturne/Neptune, même si elle exprime généralement des situations moins évidentes sur le plan de l’existence concrète, n’est pas moins significative quand on la rapporte aux oppositions que je viens d’écrire.

Lisons ce que Barbault en pense de telle sorte qu’on ne puisse m’accuser de parti pris [ce qui serait absurde car je ne crois pas plus en Copé, Fillon pour relever la France demain que je ne crois en Hollande/Ayrault aujourd’hui ou en Sarkozy hier…ou après-demain. En fait je ne vois de recours qu’en la divine Providence si Elle veut bien s’intéresser à notre sort d’une nation qui se laisse entièrement aller].

  • Concernant le passage de Neptune sur Saturne, Barbault suggère l’interprétation suivante :

 » Le passage par cette étape saturnienne majeure constitue un cap important généralement vécu comme une mise à l’épreuve de l’individu, physique, morale, affective ou sociale, la vie devenant peine, effort, contrainte, sacrifice ou austérité [….] pour la personne d’âge, c’est le « coup de vieux », la crise du déclin vital fauchant les espérances et posant l’existence sur une voie de repli. Quand ce n’est pas plus grave encore : échec, perte de fortune, deuil, maladie, danger. Qu’on se garde bien pourtant de croire qu’un tel transit puisse être systématiquement négatif. Tout dépend de sa façon d’assumer sa condition saturnienne ; précisément, pour qui aime et en fréquente les vertus et les qualités, ce temps astral dégage les ressources profondes de l’être et [….] est porteur de puissance permettant une élévation jusqu’à une ultime position, ou encore, surtout avec le neptunien, peut être accouchement et mise en place du monde de sa vie intérieure. »

Copé assume-t-il sa « condition saturnienne » ? (fort mal intégrée dans son thème) en fréquente-t-il « les vertus et les qualités » pour pouvoir atteindre aux « ressources profondes de l’être » que ce temps astral permettrait de dégager, ce qui entrainerait « une élévation  jusqu’à une ultime position » ? J’en doute un peu. Pas vous ?

Ne lui resterait donc que « l’accouchement et la mise en place du monde de sa vie intérieure« . J’en accepte l’augure avec quelque scepticisme.

  • Voyons maintenant le passage de Saturne sur Neptune, ainsi analysé par Barbault :

 » Période durant laquelle l’on tend à plonger dans sa vie intérieure, le monde de son jardin intime, de sa nuit imaginaire avec ses ombres et ses fantasmes comme de sa foi et sa vie idéologique. Dans la dissonance, cette intériorisation fait ressentir l’insécurité dans sa zone de marginalité par amollissement, démission, lâcheté, rési­gnation, avachissement ; climat de flottement, de confu­sion, d’incertitude ; risque de déception, d’erreur, de duperie ou d’état chaotique.

Bien vécu, ce transit évoque une disposition propice pour se retremper dans sa foi, nour­rir son idéal, découvrir de nouvelles affinités électives et s’engager sur un nouvel itinéraire spirituel  »

Bref, si je comprends bien Barbault, le doute et le découragement s’installent, les convictions ne sont plus aussi évidentes ni la confiance en l’avenir. Ne reste que l’engagement dans une vie moins ambitieuse sur le plan terrestre (le comble pour un Taureau) portée par un nouvel idéal, tendue vers un nouvel itinéraire spirituel. En fait d’itinéraire spirituel, pour ma part je verrais assez bien Copé, recruté par  par le monde de la pub, pour vanter les mérites d’un camembert « Chaussée aux Moines » déguisé en Bénédiction à la télé. Il  excellerait dans ce genre de mysticisme.

En résumé, les trois transits vont dans le même sens : celui de deux années très éprouvantes avec peu d’illusions à se faire.

 

  • Tournons nous maintenant vers le thème de François Fillon, le comparse et adversaire.

Né le 4 mars 1954 – 21.15 – Le Mans

Lui aussi accueille un transit saturnien de deux ans….mais parfaitement positif celui-là. Saturne (l’attente, la patience, la sagesse, la prévoyance, la maîtrise du temps) occupe une position stratégique dans le thème de FF : un trigone au Milieu du Ciel (MC). C’est à dire au point-clé concernant la carrière, la position sociale, les responsabilités suprêmes, tous domaines très saturniens. Fillon est quelqu’un qui sait faire travailler le temps pour lui et pour ses objectifs à long terme.

De plus, Saturne tombe en Scorpion, dont les qualités de pugnacité et de vouloir-vivre à tout prix, de violence passionnelle dominée, de volonté d ‘aboutir à la vie/à la mort (pour le pouvoir en l’occurrence) ne sont plus à démontrer. Pensez aux Ascendants Scorpion de Richelieu, Louis XIV, Napoléon, aux Soleils en Scorpion de De Gaulle et Mitterrand….

C’est l’aspect type de celui qui sert les dents et ne lâche jamais prise devant les coups du sort quels qu’ils soient; de celui qui fait le poing dans sa poche tant qu’il n’a pas obtenu ce qu’il souhaite; de celui qui calcule de très longue date le coup mortel qu’il pourra asséner à l’adversaire.

Je parlais de couleuvres avalées durant le quinquennat sarkozien. Ce n’était pas en vain. En bon saturnien du scorpion, Fillon préparait le moment où il prendrait la place du calife, quelque avanie que celui-ci puisse lui imposer en attendant. Pire : il est probable que chacune des vexations de Napoléon Solo, ne faisait que le renforcer dans sa détermination. 

Et comme si cela ne suffisait pas, nous trouvons Uranus en conjonction avec le dit Milieu du Ciel (M.C) et donc au trigone de Saturne, eux mêmes en trigone au Soleil ! Ce qui renforce la détermination farouche de s’élever au sommet et de s’imposer entre tous. Il y a dans ses aspects une volonté d’accomplissement, une ambition d’assumer le premier rôle que rien ne peut faire plier, parfaitement assumées par ce Poissons rétracté qu’est François Fillon, plus murène que brochet.

De plus – voyez la coïncidence ! – Saturne reviendra exactement sur sa position natale cette année….en harmonie parfaite et durable (deux ans) avec le Soleil et les autres corps célestes en Poissons du thème de FF. Transit dont Barbault nous dit :  » Tendance à sortir grandi de l’affrontement à un problème, à une épreuve. Renforcement des valeurs nobles par l’affirmation de la morale, de la dignité, voire par l’adoption de solutions courageuses sinon héroïques « . Rien que cela.

Mais nous avons aussi un trigone à la Lune – consolidation des positions politiques, popularité ?

Un trigone à Mercure : excellent pour creuser les idées, les faire passer, apurer les comptes et choisir ses fréquentations

Un trigone à Vénus : assez favorable généralement à la sérénité retrouvée, à la satisfaction de soi puisque Vénus est le maître de l’Ascendant de F.F par la Balance (dont j’ai déjà dit combien elle est importante dans la vie politique française sous la Vème république).

Sans oublier le trigone à Uranus : ambition réalisatrice, libération de forces insoupçonnées pour s’affranchir d’une situations difficile ou compliquée, volonté absolue de résister….

Et, comme un bonheur à l’instar d’un malheur, ne vient jamais seul : Jupiter s’installe sur le M.C de François Fillon – comme une couronne sur la tête d’un monarque – au trigone de son amas Poissons et au trigone des deux Saturnes, le natal et le céleste, à partir de de juillet 2013 venant comme confirmer et amplifier l’avantage décisif que celui-ci semble devoir prendre sur son adversaire.

Maintenant, relativisons un peu les choses en observant qu’avoir de « meilleures » perspectives astrales que son adversaire pour Fillon, ne signifie pas qu’il avancera au cours de ces deux années (pour ne parler que d’elles) sur un tapis de roses ! Le « mieux » n’est jamais le « bien » absolu… Disons seulement – comme dans la guerre de Troie – que les dieux lui donnent une aide appréciable qui devrait lui permettre de l’emporter et de rester seul debout sur le pavois.

Nous allons compter les points avec intérêt et voir si ces messieurs savent jouer efficacement avec les courants – défavorables pour l’un, favorables pour l’autre – qui vont mobiliser leurs structures anthropocosmologiques sur ces deux ans qui viennent; les  inverser pour l’un, les gâcher pour l’autre et nous surprendre à l’arrivée.

Il faut bien se distraire un peu, n’est-il pas ?

Louis SAINT MARTIN

 

Une réponse à to “REGLEMENT DE CON(te)S… A O.K CORRAL”

  • V.... Jean-Philippe:

    Bonjour Louis,

    Il y a bien longtemps que je ne vous avais écrit…
    J’ai pris grand plaisir à lire votre prose.
    C’est bon de temps en temps de lire du « bon sens » dans ce monde à l’envers. 🙂
    Restez vous-même (mais en cela je vous fais confiance), vous êtes précieux.
    Bien cordialement,

    Jean-Philippe

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