Mon épouse, qui lit quelquefois, mes articles par-dessus mon épaule, m’a grondé hier en me faisant observer qu’après avoir lu mon analyse des Cycles Neptune/Pluton de 1399 et de 1892 au chapitre II de cette série de réflexions sur les mouvements planétaires dans  lesquels l’humanité est engagée actuellement, certains visiteurs du site avaient sans doute renoncé à leur réveillon festif pour entrer en oraison.

Je lui ai répondu à mon tour qu’un regard lucide sur les choses ne devait en aucun cas altérer notre désir et notre joie de vivre mais, bien au contraire, les renforcer en nous incitant à prendre les problèmes à bras le corps et à faire, chacun à son niveau, ce qui nous semble juste et opportun en toute conscience, en laissant à la Providence, le soin de mener son projet à bonne fin, soutenue par nos efforts maladroits.  « Nous bataillerons et Dieu donnera la victoire » répondait Jeanne d’Arc à ceux qui lui représentaient combien sa mission était impossible. Nul doute paralysant, nulle posture narcissique chez elle devant l’immensité de la tâche à accomplir et la somme des obstacles à renverser dont elle était parfaitement consciente. Que de la joie, de la bonne humeur et souvent de  l’humour. Il y avait une tâche qui lui avait été assignée par « ses voix », elle allait de l’avant et faisait son devoir.

Sachons donc écouter les nôtres et ne nous laissons pas impressionner par ces montagnes de ruines qui sont derrière nous. Préoccupons nous plutôt du présent et de l’avenir. Raisonnons comme si nos devions vivre toujours et agissons comme si nous devions mourir demain…..et le désespoir n’aura plus aucune prise sur nous.

Au demeurant, je ne me suis attaché dans cette analyse du XXème siècle, qu’à dénoncer les choses qui fâchent et qui doivent nourrir notre réflexion devant l’inanité et la vacuité de tous les discours messianiques ou progressistes dont le XIXème et le XXème siècle ont été si prodigues. En fait de « lendemains qui chantent« , d' »humanité nouvelle » ou « d‘aubes radieuses« , nos prophètes modernes ne nous ont apporté que des ténèbres rougeoyantes et sanglantes engloutissant les charniers de l’Histoire. 

J’ai donc délibérément laissé de côté ce qui pourrait nous réjouir et sauver ce bilan désastreux. Au reste le solde « positif »  n’aura échappé à personne sans que j’aie besoin de le mettre en exergue. Il se résume à deux polarités : un immense progrès technico-scientifique, de très réelles avancées  sociales dans les sociétés occidentales.

Mais nous avons vu aussi que :

1.     le premier entraînait une catastrophe écologique sans précédent qui pourrait amener notre civilisation à subir le sort des dinosaures en leur temps;

2.     quant aux secondes, il faut les relativiser à l’extrême :

  • d’abord parce qu’elles ne concernent qu’une petite partie de l’humanité, la majorité de la population mondiale vivant dans des conditions aussi dures et contraignantes qu’il y a deux siècles et n’ayant rien reçu du XXème siècle que des guerres, des révolutions, des déplacements de population, la tyrannie de quelques mégalomanes et une famine endémique plus ou moins sévère suivant les zones géographiques,

  • ensuite parce qu’elles se sont accompagnées d’une instrumentalisation et d’une aliénation de l’être humain, consacrant toutes ses forces à nourrir le Baal  production/consommation. Seuls les hommes attachés à la construction des pyramides ont pu connaître un tel asservissement productif. Car, sur le fond, quelle différence entre l’esclave sur le chantier de Kéops et le Charlot des « Temps Modernes » si on excepte l’aspect technique des choses ?

  •  enfin parce que les conditions qui avaient permis ces avancées sociales sont en train de régresser vitesse V. Ce sont, en gros :

o une culture du plein emploi (ce qui est bien) liée à une faible demande de qualification (ce qui est déjà plus contestable)

o une économie centrée sur elle même, conçue et organisée uniquement pour faire produire et faire consommer, insoucieuse de satisfaire les autres dimensions de l’être humain, culturels et spirituels (ce qui est inhumain et imprudent)

o favorisée par des matières premières, une énergie et une main-d’oeuvre bon marché (ce qui ne pouvait durer)

o encourageant au gaspillage pour garnir les carnets de commande et faire tourner l’outil de production de plus en plus vite (ce qui s’avère totalement odieux et appauvrissant à terme)

o et totalement aveugle à toute perspective holistique, c’est à dire aux conditions d’un développement durable et harmonieux, soucieux de ne pas tuer la poule aux oeufs d’or :
la terre, notre planète nourricière (ce qui apparaît aujourd’hui criminel et mortifère]

Si bien qu’il n’est pas du tout assuré que nous puissions conserver les dites avancées sociales, encore longtemps, car le réel  n’est pas extensible et malléable à l’extrême; on peut violer les lois de la nature un certain temps mais il faut s’attendre qu’elles nous reviennent un jour en pleine face, comme un élastique que nous aurions trop imprudemment tendu.

Voilà en gros ce que j’ai répondu à mon épouse, mais je ne suis pas sûr qu’elle ait été convaincue. Que faire ? Déguiser ma façon de voir les choses pour plaire à certains lecteurs et respecter ce fameux « consensus » dont nous mourrons car il permet tous les accommodements toutes les compromissions avec sa conscience et nous évite d’entrer en conflit avec cette « pensée unique » furieusement anti-traditionnelle, qui étouffe toute pensée critique véritable dans notre pays, « occupé intellectuellement » par une petite caste qui impose son politiquement correct (qui n’est jamais qu’un terrorisme intellectuel) à une classe politique tremblant devant elle parce qu’elle a totalement investi les médias et gangrené l’université[1] ?

Au demeurant, est-il besoin d’être anthropocosmologue pour constater que nous allons cul par-dessus tête et que nous pourrons difficilement continuer à vivre sur les mêmes erreurs, les mêmes mensonges, les mêmes illusions ?

Même un camelot comme notre actuel locataire de l’Elysée, tellement habile à dire à chacun ce qu’il a envie d’entendre et à le caresser dans le sens du poil (et qui imagine qu’on ne s’en aperçoit pas)  n’a pas osé nier, dans les vœux qu’il vient de présenter aux Français, que les temps les plus durs étaient encore devant nous et qu’il ne fallait pas s’attendre à ce que les choses s’arrangent d’elles mêmes. Il nous aurait bien fait le coup « du sang, de la sueur et des larmes » si la formule n’avait déjà servi en 1940 à Churchill. Quoiqu’un emprunt, un pastiche ou un plagiat de plus ou de moins n’a pas de quoi lui faire peur…..

Revenons donc, après cette mise au point en guise d’entrée en matière, à l’aspect purement cosmique de ce chapitre.

J’ai essayé de montrer dans le chapitre précédent, dans quel grand cycle de fin de civilisation nous étions entrés en 1892 en cette période de fin de cycle (Ère dite « des Poissons » qui se termine) et qui nous a progressivement fait entrer dans une période aussi bien post-chrétienne que post-moderne, l’abandon plus ou moins accentué des certitudes qui avaient constitué les poutres maîtresses de notre culture européenne depuis deux siècles – la foi et la raison, pour faire très court – aboutissant à notre époque d’inter-cycles où nous nous trouvons dans un étant de confusion, d’indifférnciation, voire de scepticisme et de cynisme généralisé. Ne survivent plus que ces valeurs qui survivent à tout changement de paradigme moral, spirituel, religieux : l’hédonisme et l’individualisme. Si Dieu et la raison n’existent pas…tout est possible et faisons nous plaisir[2]. Je ne suis pas un grand lecteur de la Bible, mais il me semble bien que nous nous trouvons dans l’état d’esprit du peuple élu, lorsque perdu en plein désert, privé de la direction spirituelle de Moïse parti rencontrer Dieu sur le mont Sinaï pour en recevoir les Tables de la Loi, il sombre dans la plus extrême dépravation, renoue avec le culte du Veau d’Or et oublie tout ce qui constituait sa raison d’être et sa destinée exceptionnelle dans la débauche et la jouissance.

Puis Moïse redescend de sa montagne, constate les dégâts……et ça commence à barder.

Toutes proportions gardées et toute comparaison avec l’histoire sainte étant ramenée à ses justes proportions, n’en serions nous pas arrivés au moment où « ça risque de barder » ???

La plupart des observateurs, analystes et prévisionnistes[3], même parmi les plus optimistes ou les plus manipulateurs, ne peuvent nous cacher la gravité de la situation et font comme les médecins avec les grands malades : « Vous irez très bien et courrez comme un lapin…si vous guérissez d’abord ! » : toujours dissimuler une catastrophe probable derrière une amélioration possible.

Bon, ceci dit qu’y a-t-il de particulier en 2012 (outre les prophéties Mayas qui me laissent de marbre) pour que je me risque à vous en parler sur le mode prévisionnel, moi qui ne suis pas « mondialiste » comme je le disais au Chapitre I de cette série d’articles consacrées à cette année qui fait couler tellement d’encre ?

Tout bêtement un carré URANUS-PLUTON….entre quelques autres configurations de moindre importance.

Et ce n’est pas un événement cosmique anodin car le cycle URANUS-PLUTON est le troisième cycle le plus long du zodiaque, après :

  • le cycle NEPTUNE-PLUTON sur lequel je me suis interrogé au Chapitre II et qui dure environ cinq siècles (un peu moins) comme vous le savez déjà ,

  • et le cycle URANUS-NEPTUNE qui dure environ 172 ans et qui est essentiel dans l’histoire des tentatives de constructions européenne. J’ai déjà consacré une étude à cette conjonction en d’autres lieux, je n’y reviens pas. Rappelons simplement que :

  • si la conjonction de 1821 présidait à la remise en ordre des Etats européens et dessinait une nouvelle configuration de l’Europe après les secousses de la Révolution et de l’Empire à travers différents Congrès (dont celui de Vienne, où s’illustra, une fois de plus, le génie diplomatique de Talleyrand) et à l’émergence d’idée de « Nation » qui vont amener toutes sortes de guerres d’indépendance vont jalonner tout le XIXème siècle (Belgique, Grèce, puis Hongrie, Italie, pays des Balkans….)

  • celle de 1993 (qui se reproduit 3 fois : 02.02.93 sur le 20ème degré du Capricorne – celle du 20.08 et celle du 25.10 sur le 19ème degré du même signe) est celle qui a accouché de notre Europe actuelle, après quelques épisodes de gestation. Cette conjonction de 1993 est précédée en effet :

    • de la signature du Traité de Maastricht (07.02.1992)

    • de sa ratification par référendum, via l’opération de la prostate du président Mitterrand dont on se demande combien de points elle a apportés au « oui » (20.09.1992)

  • Puis elle encadre fidèlement

    • le démarrage du Grand Marché Européen (01.01.1993)

    • et l’entrée en vigueur du traité de Maastricht sur l’Union Européenne (01.11.1993)  

  • A quoi il conviendra d’ajouter les bouleversements qui secouent l’Europe orientale depuis 1989 et qui aboutissent à la désintégration du bloc soviétique, à la libération des peuples occupés et à la mise en place de nouvelles structures politiques en 1993 en Russie elle-même, dont voici les principales étapes

    • Succès de Boris Eltsine (grand artisan de la libération du joug soviétique) à son référendum du 25.04.93

    • Dissolution du Soviet Suprême le 21.09.93

    • Adoption de la nouvelle constitution 12.12.93

Ce qui veut dire qu’à la fin de l’année 1993 scandée par les trois conjonctions URANUS/NEPTUNE,

  • l’URSS (sa tyrannie, son organisation  bureaucratique imbécile,  ses goulags et ses cauchemars) a vécu

  • l’Europe Occidentale et l’Europe Orientale, telles qu’elles étaient issues de la deuxième guerre mondiale, divisées et hostiles l’une à l’autre, ont commencé à se retrouver puisque le rideau de fer est tombé.

Mais c’est le moment où, comme dans les contes de Perrault, une mauvaise fée intervient pour empêcher le bonheur d’advenir. 

A l’Ouest, les technocrates et financiers au pouvoir, tournant le dos au Traité de Rome qui faisait reposer la future union européenne d’abord et avant tout sur les valeurs d’une culture humaniste et chrétienne commune et sur un principe de subsidiarité respectant scrupuleusement l’indépendance et l’identité de chacune des nations qui la composent, commencent à mettre en place cette Europe centralisée, technocratique et mercantile qui ne peut que rebuter les plus europhiles eux mêmes (sauf ceux qui trouvent intérêt à une telle dérive, bien sûr). A tel point qu’un récent commentateur politique, analysant les mesures qui sont proposées par M et Mme Merkozy pour juguler la crise ainsi que les dispositions coercitives qu’ils prévoient pour les nations qui voudraient s’en émanciper, affirmait que nous étions en train de réinventer l’URSS…

Difficile de ne pas prendre en compte le parallélisme entre ces circonstances historiques – aussi remarquables que celles qui avaient marqué l’entour des années 1821 – et l’entrée dans une nouvelles phase du grand cycle cosmique URANUS-NEPTUNE dont l’un des symboles évoque l’utopie et l’esprit prophétique (Neptune) et l’autre l’idéologie, la démesure, le défi (Uranus), tous deux aussi déconnectés que possible de la réalité humaine par nature.

Bien sûr cette conjonction de 1993 a été préparée par le renouvellement de deux autres cycles qui se sont révélés fatals pour l’URSS (et peut-être bienheureux pour l’Occident) :

1/ la conjonction SATURNE/URANUS.

         Celle-là même qui avait accompagné l’entrée en guerre des USA en 1942 – l’armement de l’URSS par ces mêmes USA et la fameuse bataille de Stalingrad (qui commence le 17.07 de cette même année 42) tous événements qui marquent le tournant décisif de cette 2ème guerre mondiale en faveur des alliés, où la supériorité technique (Uranus) a fait la différence.

Ainsi, cette conjonction qui se reproduit 3 fois durant l’année 1988, après avoir marqué le début de la fin pour l’Allemagne hitlérienne en 42, marque la défaite définitive de l’économie soviétique, à bout de souffle, incapable de suivre les USA dans la guerre aux armements (encore Uranus : la technique de pointe).

2/ et surtout la conjonction SATURNE/NEPTUNE

qui se reproduit 3 fois elle aussi au cours de l’année 1989 (la dernière intervenant le 13.11, soit quatre jours après la chute du mur de Berlin, si je ne me trompe). Or, Barbault avait parfaitement démontré que cette conjonction était essentielle quant à l’évolution du marxisme :

o       Celle de 1846 précédant de quelques mois la publication du Manifeste du Pari Communiste (Marx-Engels)

o       Celle de 1882 précédant de quelques mois la mort de Marx (Mars 1883)

o       Celle d’août 1917 annonçant la 2ème phase de la révolution russe et l’arrivée au pouvoir des Bolcheviques

o       Celles de 1952/1953 (il y eut trois rencontres) accompagnant la mort de Staline

Aussi, écrivant en 1963, Barbault nous annonçait-il très logiquement qu’il fallait s’attendre à des bouleversements dans le monde soviétique avec la conjonction de 1989.

Il ne croyait pas si bien dire, puisque ce fut la disparition (au moins structurelle et officielle) du communisme en Europe qui intervint cette année là et qui commença, comme je le rappelais plus haut, par la destruction du mur de Berlin – événement symbolique s’il en fut – et la fin de la division de l’Allemagne.

 

Après ces petits détours par lesquels j’ai essayé de montrer qu’une évolution importante dans l’Histoire des hommes ne pouvait jamais être rapportée à une seule classe d’aspects, de configurations ou de mouvements célestes, mais qu’il fallait arriver à tout prendre en compte, j’en viens à l’aspect majeur de cette année 2012 :

 

Ce fameux carré URANUS-PLUTON.

Première constatation : nous n’avons pas affaire à une conjonction (rencontre des deux symboles/planètes sur le même degré du zodiaque, mais à un Carré Croissant (angle de 90° que la planète la plus rapide – Uranus – a développé en s’éloignant progressivement de la plus lente : PLUTON.

Ce qui veut logiquement dire que leur rencontre (conjonction) s’est déjà effectuée et qu’elles sont toutes les deux prises dans un cycle en pleine expansion et dont le sens doit et peut être recherché dans leur précédente  rencontre en un même point du zodiaque.

Des rapports URANUS-PLUTON, une de mes très estimées consoeurs, Astrid Fallon, écrivait en 1992 dans un ouvrage qu’elle consacrait aux Ephémérides Prévisionnelles[4], que :

Sur le plan collectif (le seul qui nous intéresse ici)

Il fallait en espérer des « Progrés dans les domaines non perceptibles à l’œil nu…micro ou macroscopiques ou qu’il s’agisse d’une concentration des forces dans des formes microscopiques » Elle estimait que « la conjonction est extrêmement créative et inventive sur le plan du progrès technologique…sur le plan de la chimie, biologie, médecine….ds la conquête de l’espace ou dans la recherche géologique ou archéologique » Et elle précisait « Des progrès  technologiques qui provoquent pas mal de chômage » même si les progrès réalisés nous octroyait du temps libre, précisait-elle. Elle poursuivant « La conjonction induit également une transformation et des réformes profondes sur le plan de la pensée, de la liberté de penser et de l’altruisme. Climat de révolution, désordre. Avant-garde ou primitif. Retour à des valeurs oubliées. La recherche dans les domaines cachés fait également penser au redéveloppement de l’astrologie devenue pratiquement beaucoup plus accessible, grâce aux nouveaux moyens informatiques« 

Elle voyait chez les porteurs d’une telle conjonction (à condition qu’elle fût fortement valorisée, cela va de soi car d’innombrables individus dans le monde nés au moment de cette conjonction qui a duré des mois, la retrouvent dans leur thème et l’expriment plus ou moins remarquablement) « une forme excessive de singularité, d’originalité, de non-conformisme. Au positif…du courage, de la conscience de soi, une forte personnalité et éventuellement, un grand génie. Artiste d’avant-garde, pionnier, réformateur, haut technicien ou tout simplement un représentant des courants de pensée de sa génération…..Peut faire rechercher la perfection ou un certain pouvoir. Se pose régulièrement des questions fondamentales sur la vie. Dit ce qu’il pense d’une façon assez crue, poussant assez loin sa liberté d’expression, sans trop de scrupules. Au négatif aspect invitant à l’entêtement, la nervosité, l’esprit de contradiction, l’individualisme, l’égoïsme, l’impatience ou le fanatisme…..Peut être aussi destructeur que créateur, anti social, refusant tout ce qui ne lui plaît pas et allant jusqu’à détruire souvent son potentiel d’autonomie. On pense à tous ceux qui ont refusé l’éducation scolaire et qui par manque de qualification se retrouvent sans travail« .

André Barbault, lui, écrivait dans un ouvrage consacré à la prévision[5]:

« Cocktail singulier et détonant que cette rencontre astrale qui se voudrait l’alliance du superélaboré, de l’avant-garde, de l’ultra-moderne et de l’ancestral, du primitif, du sauvage. Janus dont le robot est symbolique. Parvenir à l’accouplement du reflexe animal et de la puissance mentale, de l’instinct et de l’esprit supérieur devrait être l’essentiel de la voie tracée par cette configuration pour le dépassement d’une condition donnée. Faute de réussir ce décuplement de forces, aux cimes risquent de faire place les gouffres avec le danger d’être entraîné dans le désordre du nervosisme, de la révolte, de l’individualisme farouche, de la violence, de la destruction…..etc…..« 

Dans « La crise mondiale de 1965 » publié chez Albin Michel, 1963, ce même André Barbault écrira « …cette grande conjonction Uranus-Pluton de 1965-1966 inaugure l’ère de l’astronautique et est l’expression de la plus grande aventure prométhéenne de notre temps« 

Reinhold Ebertin, spécialiste allemand de la technique dite des « mi-points » y voit un « processus de transformation (effondrement de l’ancien, édification du nouveau) révolution » (in « Combinaison des influences astrales » – Editions du Rocher – sept. 1983 – 269 p. – p.204)

On peut encore lire aussi, sous la plume de Marie Marczak  » l’instinct plutonien et la tension uranienne créent une pression explosive qui porte à l’exagération. De leur rencontre peuvent surgir un jaillissement créateur, original et réformateur, ou une fulgurance révolutionnaire, radicalement transformatrice » (Dialogues de Planètes – Auréas Editions).

Etc, etc….il est inutile de multiplier les témoignages et les citations (j’aurais pu choisir bien d’autres auteurs)  car je pense qu’on a parfaitement saisi la signification essentielle de ce rapport planétaire envisagé sous l’angle anthropocosmologique.

Après cette approche symbolique, regardons comment, expérimentalement si je puis dire, se manifestent les rencontres et aspects entre Uranus et Pluton à travers quelques petits repères historiques. Je citerais la date principale de ces conjonctions mais n’oubliez pas, comme je l’ai précisé plus haut, qu’une rencontre cyclique entre deux corps célestes si lents, se reproduit plusieurs fois du fait des mouvements directs et indirects de chacun des deux astres.

Sans remonter aux calendes grecques nous observons :

Une conjonction en 1597

Cela ne dira rien à certains parce que notre Education dite nationale, s’efforce d’effacer au maximum notre Histoire de nos mémoires pour mieux nous formater aux mots d’ordre du politiquement correct actuel, mais cette fin du XVIème siècle où intervient la conjonction URANUS-PLUTON est celle où :

  • Une dynastie en remplace une autre. En effet  les quatre fils de Henri II et Catherine de Médicis (dont trois ont régné) disparaissent sans laisser de postérité. C’est donc la dynastie des Valois qui règne sur la France depuis 1328 qui s’éteint avec Henri III en 1589 et c’est celle des Bourbons qui va monter sur le trône (Henri IV est couronné en 1594 et entre dans Paris la même année). Quand on connaît l’importance des destinées de cette dynastie sur nos institutions et sur le cours de notre Histoire on comprend mieux la conjonction Uranus/Pluton

  • Avec l’arrivée d’Henri IV c’est aussi la fin des guerres de religion qui ensanglantent la France et l’Europe depuis un demi-siècle. Pour la première fois de son Histoire la France entre dans une période de bi-confessionnalité (cela peut rappeler quelque chose de notre brûlante Histoire actuelle). Donc aux divisions politiques toujours très vives dans notre pays mais jusque là contrôlées grâce au pouvoir royal, risquent de s’ajouter de futures fractures religieuses (et cela ne manquera pas de jouer au moment de la Révolution française par exemple)

  • Mais c’est aussi – et peut-être surtout – l’entrée dans une longue guerre de résistance contre l’expansionnisme des Maisons d’Autriche et d’Espagne (les Habsbourg règnent à Vienne et à Madrid) qui, sous prétexte de religion, essaient de contrôler les princes allemands protestants et d’étendre leur empire. La France menacée au Nord (pays bas espagnols) au Sud (Espagne) et à l’Est (l’Empire) entre, à partir de 1594, dans une guerre de survie qui ne cessera qu’en 1648 (le fameux Traité de Wesphalie). Le roi (Fils aîné de l’Eglise !) devra  pour cela s’allier aux princes protestants allemands dans un effort de guerre dont la cheville ouvrière sera un prince de l’Eglise, le cardinal évêque de Richelieu.

Or, ne sommes nous pas menacés en ce début d’année 2012 de disparaître à nouveau dans un nouvel Empire, cette fois-ci ultra-libéral, technocratique, apostat aux valeurs humanistes et chrétiennes qui constituaient le ciment de cette Europe que nos dirigeants ne semblent tant aimer que dans la mesure où elle pourra effacer de nos mémoires tout ce qui pourra encore nous rappeler d’où nous venons, qui nous sommes et où  nous voulons aller ?

En 1597 le danger était à Vienne et à Madrid. En 2012 je voudrais pouvoir dire qu’il se trouve à Bruxelles, mais ce serait injuste : il se trouve à Paris et, d’une façon ou d’une autre, continuera de nous menacer depuis notre propre capitale.

Sauf miracle de type johannique…..

De Gaulle avait affirmé : « Nous rentrerons dans l’Europe mais debout » car il croyait encore à l’Europe morale et spirituelle de la subsidiarité voulue par de Gasperi, Schumann, Pie XII. S’il vivait encore, il s’apercevrait qu’on nous a progressivement amenés à y trouver une petite place, couchés, impuissants et asservis aux puissances financières et mercantiles mondialistes qui ont pris le pouvoir en Europe et d’autant plus efficaces qu’elles sont occultes, agissant par pantins interposés comme ceux qu’elles ont imposés en Grèce ou en Italie par exemple. Pour ne rien dire des nôtres qui s’agitent à qui mieux mieux pour habiter ce théâtre d’ombres qu’est devenu l’Elysée.

Et 2012 sera, sans doute, une année cruciale de ce point de vue.

 

La conjonction suivante est celle de 1710/1711 (113 ans plus tard)

Qui se souvient de 1710…et pourtant ?

C’est une période encore plus importante sans doute que celle de 1597 qui n’était déjà pas « piquée des hannetons« .

En cette année 1710 Louis XIV a 72 ans et il nomme Philippe d’Orléans, régent de France puisque, de tous ses enfants décédés prématurément, il ne lui reste qu’un successeur, son petit-fils, Louis duc de Bourgogne et que le roi veut prendre ses précautions au cas où…Bien lui en prend puisque le duc de Bourgogne, dauphin de France, meurt à son tour en 1712 avec sa femme. Mais il laisse derrière lui un jeune garçon, né en février 1710 qui deviendra le futur Louis XV. Cette régence, outre qu’elle fut scandaleuse sur le plan des mœurs publiques et privées (un avant-goûts de notre époque immergée dans l’argent et le sexe au plus haut niveau) donnera des idées à toute la kyrielle des Orléans qui suivront et déshonoreront leur blason en revendiquant, voire en spoliant, des droits de succession qui ne leur appartiennent pas et qu’ils croient s’être ouverts grâce à la forfaiture des futurs Philippe-Egalité et Louis-Philippe. Comme si trahir la cause à laquelle ils doivent leur statut et à laquelle, au contraire, ils auraient dû sacrifier leur vie – la cause des rois légitimes et de la légitimité elle même – pouvait leur donner quelque droit que ce soit.  

Mais surtout ce début de cette décade marque la fin de la guerre de succession d’Espagne qui, a bouleversé l’Europe divisée entre la France et l’Espagne (et leurs alliés) d’un côté, les Habsbourg de Vienne (et les leurs) de l’autre. Pourquoi. Parce qu’en 1702, Philippe d’Anjou, petit-fils de Louis XIV, est institué héritier de la couronne d’Espagne par testament de Charles II de Habsbourg. Je passe sur les clauses de ce testament car je ne vous fais pas un cours d’Histoire.

Mais cette investiture d’un prince français (« Souvenez-vous toujours que vous êtes prince français » dit Louis XIV à son petit-fils avant son départ pour Madrid) qui associe étroitement la France et l’Espagne (« il n’y a plus de Pyrénées » toujours Louis XIV dixit, qui avait le génie de la formule) a de quoi inquiéter l’Europe en général et l’Autriche en particulier dont l’empereur « s’y voyait déjà » et pensait ainsi reconstituer l’empire de Charles Quint.

Si bien qu’on en arrive à ce que la dite Autriche, alliée de l’Angleterre (toujours présente pour nous tailler des croupières) des Provinces Unies et du Saint Empire (mené par la Prusse qui vient de s’ériger en royaume) nous déclare la guerre en 1702. Guerre qui va durer jusqu’en 1713/1714, qui va épuiser l’ensemble des pays européens, se terminera de toutes façons par la reconnaissance de Philippe V roi d’Espagne (à charge pour lui de renoncer à ses droits sur la couronne de France, ce qui n’est qu’une clause de style car les rois de France ne peuvent renoncer à une fonction qui leur est dévolue dans l’ordre du succession et qui ne leur appartient pas…ce que tout le monde sait en Europe…mais feint d’oublier car il faut « savoir terminer une guerre » comme une grève).

La guerre se termine donc par différents traités dont le fameux Traité d’Utrecht et celui de Rastatt. Qui sont les premiers Traités internationaux rédigés en Français, tradition qui durera deux siècles et confirme la suprématie intellectuelle de la France au XVIIème et XVIIIème siècle.

Mais sur le plan politique il en est autrement et nous assistons à une complète redistribution des cartes en Europe (comme après la Guerre de Trente ans, mais avec d’autres lignes de force).

Les puritaines et mercantiles Provinces-Unies, au centre de toutes les coalitions antifrançaises depuis quarante ans, affaiblies commercialement et financièrement, se retirent elles aussi du grand courant de l’Histoire pour se consacrer à la réalisation de vitrines de prostitution et de coffee-shop pour déjantés, qui conviennent mieux à leur génie national que les grandes gestes historiques (il faut bien plaisanter un peu, n’est-il pas ?)

C’est le problème même de la conjonction qui apparaît là : quand on tire sur l’un des deux pôles l’autre vient avec. Si bien qu’il est parfaitement insensé de vouloir classifier les « aspects » (les conjonctions notamment) en bons ou mauvais. J’y reviens plus loin.éventuelle paresse intellectuelle ou morale.

L’issue de la guerre de succession d’Espagne bouleverse le rapport des forces entre les puissances européennes.

La Grande-Bretagne va de plus en plus s’affirmer  comme l’une des puissances majeures en Europe grâce à sa suprématie maritime (que Louis XVI arrivera à contrecarrer en redonnant une marine à la France mais dont les efforts seront ruinés pas l’aventurier Corse).

L’Espagne a définitivement divorcé d’avec l’Autriche et le danger d’une reconstitution de l’effroyable puissance de la Maison d’Autriche qui nous a menacé durant plus d’un siècle est définitivement écarté.

Si l’Autriche se maintiendra encore comme puissance avec laquelle il faut compter jusqu’à la première guerre mondiale,

L’Espagne, elle, sort de l’Histoire européenne jusqu’en 1940 où la résistance de Franco à Hitler en lui refusant le passage de ses troupes vers l’Afrique du Nord, n’a pas peu contribué à la victoire des Alliés. Bref réapparition en second rôle, mais décisif.

La France demeure la première puissance politique, démographique et militaire du continent, mais les revers subis par Louis XIV avant la victoire finale, ont atteint son prestige et sa réputation d’invincibilité. Elle conserve son empire colonial plus important que celui de la Grande-Bretagne (mais plus pour très longtemps) et surtout elle lui cède la maîtrise des mers ce qui s’avèrera mortel pour l’Empire.

Autre conséquence funeste qui pèsera lourd dans l’évolution socio-économique du siècle : elle sort quasi ruinée de douze ans d’efforts de guerre et, jusqu’à la Révolution on  n’arrivera jamais à juguler la crise financière qui s’ouvre à ce moment et, en fait, ne sera résolue vraiment…qu’à la prochaine conjonction URANUS-PLUTON de l’année 1851 et suivantes (je suis sûr que cela vous rappelle quelque chose d’actuel).

Etoile montante : la Prusse (qui, je l’ai dit, s’érige en royaume) d’où naîtront plus tard le 2ème et 3ème Reich, donc les 1ère et 2ème Guerre Mondiale.

Et, dans une moindre mesure le Piémont, d’où partira l’effort d’indépendance et de reconquête de l’Italie 150 ans plus tard, soit quelques années après cette conjonction de 1851 déjà évoquée.

On voit donc, combien de cette conjonction de 1710 naît un nouveau (dés)équilibre européen à la source de toutes les vicissitudes que l’Histoire développera ensuite pendant un siècle et demi et plus…

Mais ce n’est pas tout.

Sur le plan de la culture, on peut considérer cette conjonction de 1710 comme le début de la fin de la civilisation européenne traditionnelle et chrétienne.

En 1710 Voltaire a 16 ans – Hume (le sceptique anglais) naîtra l’année suivante, Rousseau et Diderot trois ans après (au moment du Traité d’Utrecht) d’Alembert en 1717….et Sade, qui a lu les précédents bien sûr, en 1740.

Bref c’est la naissance d’un siècle où les beaux esprits – ceux des « Lumières » – nous promettent la paix, le bonheur, l’égalité, la liberté et la fraternité par le règne de la « raison » qui dissipera les ténèbres de la superstition religieuse [sans même s’apercevoir que leurs théories ne font que retraiter des idées chrétiennes « devenues folles » (Chesterton dixit)] et qui se terminera par des régimes de Terreur en fait de liberté (la Convention)  les charniers de Vendée et les massacres un peu partout en fait de fraternité et la dictature militaire de Napoléon en fait d’égalité.

Ce qui nous amène, vous vous en doutiez peut-être, mais je vous le confirme, que la phase décisive de la révolution française, celle où Louis XVI est renversé, emprisonné puis assassiné sur la place de la Concorde (il faut oser appeler ainsi une place où des milliers de Français ont été décapités pour le simple fait qu’ils étaient ce qu’ils étaient !) intervient au moment où, par le jeu de leurs cycles réciproques, les deux compères qui étaient en conjonction au départ en 1710/11 sont en opposition exacte, c’est à dire à leur demi-cycle, figure qu’on peut considérer comme apothéose des valeurs impliquées dans la conjonction.

Ces oppositions surviennent entre le 20 juin 1792 (première invasion des Tuileries par la populace écumante) le 10 août (deuxième invasion) le 10 septembre (arrestation du roi et incarcération au Temple) les massacres innommables d’innocents qui s’ensuivent dans les prisons dites françaises, et, le 21 janvier 1793 où la tête de « l‘Oint du seigneur » dont la personne avait pourtant été déclarée « inviolable et sacrée » par la Constitution de 1791, tombe dans la sciure de l’Histoire. Date  que je considère personnellement comme celle de l’entrée dans l’Ere du  Verseau/Lion, celle où l’homme se déclarant orgueilleusement émancipé de la tutelle divine grâce à la « raison » et aux beaux discours des BHL de l’époque s’érige comme « souverain » c’est à dire comme auteur d’une loi désormais contingente, et, comme telle asservie à ses propres volontés et désirs. Exit le roi représentant du Christ à la tête de la nation, son chef spirituel, l’incarnation de la « loi » transcendante et le symbole de son unité spirituelle car là où est le roi là est la France…ce qui d’ailleurs était une excellente garantie contre toute forme de racisme et de nationalisme excessif, qui sont les cadeaux que nous a laissés la pensée révolutionnaire. Entre autres.

Plus d’innombrables révolutions, soubresauts, coups de théâtre, instabilité institutionnelle, changements de régime, sans compter cinq invasions du territoire par les armées ennemies (1814 – 1815 – 1870 – 1914/15 – 1940) ce qui ne s’était plus jamais vu depuis la guerre de cent ans cinq siècles auparavant. Merci qui ? Merci « les Lumières ».

Et tout cela non provoqué ou déclenché comme le croient les naïfs qui pensent que nous sommes « influencés » par les planètes comme le pantin par celui qui tire les ficelles, mais illustré, représenté, refleté par les rapports URANUS-PLUTON.

  • URANUS : l’émancipation de la loi, la révolte individuelle, la dictature des idées ou des principes, le passage en force pour s’affirmer, s’illustrer, revendiquer sa « différence » ou son « indépendance », faire du « neuf », du « jamais vu », de l' »original », pour « jouer perso » etc…

  • PLUTON  : affirmation aveugle d’un vouloir-vivre et jouir, d’un instinct de survie qui tourne facilement à un farouche instinct de mort – la mort des autres dont il s’agit de « se nourrir » et dont les droits et besoins sont niés –  à une volonté farouche soit de destruction de tout ce qui entrave la satisfaction du désir soit de domination et de vampirisation de ce qui peut le satisfaire et l’entretenir.

Vous voyez combien l’alliance de ces deux principes que je viens d’évoquer sur un plan strictement psychologique et individuel, peut conduire les collectivités et nations à se conduire comme des hommes en furie quand elles pensent leur existence vitale et leurs intérêts menacés. Et cette orientation devient carrément inhumaine quand les théories de l’air du temps, permettent de couvrir les pires bestialités sous le manteau de principes et d’idéaux élevés : le progrès, la liberté, la pureté, la race, comme ce sera le cas entre 1789 et 1794 où l’on assistera en France, entre autres atrocités et horreurs à des scènes de cannibalisme (à Lyon notamment, capitale de la gastronomie française) comme ce sera aussi le cas dans l’Allemagne hitlérienne vis-à-vis de certaines populations dont l' »impureté » était ressentie comme une menace pour la pérennité de la race aryenne. Je vais y revenir très bientôt.

Une remarque importante à ce moment de notre étude :

1/ Ce ne sont pas les facteurs planétaires, les planètes/symboles qui sont « bons » ou « mauvais« .

Ils se contentent de remplir leur rôle et d’exprimer des orientations qui, en elles mêmes, ne sont ni bonnes ni mauvaises puisqu’elles ressortissent  de la condition terrestre, animale et humaine. Le fait que le tigre déchire sa proie pour la dévorer ou que la mante religieuse tue et dévore son partenaire sexuel après les noces, est sans aucun doute possible à rapporter à la fonction plutonienne. De même que l’amour de la chasse sans laquelle les hommes préhistoriques n’auraient pas survécu. De même que le choix d’un veau bien tendre quand vous recevez vos amis à dîner.

Là où la fonction plutonienne (pour ne prendre qu’elle) est dévoyée, c’est quand vous servez votre fils à dîner aux dieux que vous avez invités, comme le fait Tantale dans la mythologie grecque.

Assouvir son instinct sexuel (toujours Pluton) avec celui ou celle que vous choisi(e) de former un couple n’a rien de « bien » ou de « mal ». Mais quand vous vous mettez à arpenter les endroits sombres (ou les palaces éclairés) pour sauter sur la première jeune femme venue; quand vous vous associez à un réseau de pédophiles qui vous fournit de jeunes garçons sans défense que vous pourrez détruire à loisir, on peut dire que Pluton, chez vous, est devenu l’expression de la dépravation la plus basse et la plus condamnable. Mais en fait, ce  n’est pas Pluton (la fonction plutonienne) le fautif, c’est vous qui êtes autre chose que la somme de tous vos désirs.

2/ Ce ne sont pas non plus les « aspects » qui sont bons ou mauvais mais:

    • une  relation forte  « pour le meilleur et le pire » : conjonction

    • la tension et le rapport de forces : carrés

    • la détente et la complicité : trigones et sextiles

    • la bi-polarité et la contradiction : l’opposition

doivent et peuvent toujours être pensées et utilisées en fonction du Bien. Et c’est à nous qu’incombe de définir et de respecter ce que nous pensons être « Bien »

Ce qui fait qu’il y a des conjonctions très  dramatiques (Uranus-Pluton en est un exemple), des trigones désastreux et des carrés ou des oppositions salutaires parce qu’ils évoquent la lutte d’un sujet contre lui-même et ses tendances désordonnées.

Car, en tant que formé à l’Ennéagramme, je maintiens que le thème natal ne concerne que la sphère de l’Ego et nullement celle de l’Essence de la personnalité, cette dernière notion exprimant son potentiel de dépassement de soi, d’intégration psychologique, d’ouverture aux valeurs et de respect des autres.

En tant que « forme » les articulations et relations que le thème nous révèle n’interviennent comme « conditionnements et défis » que sur un certain plan d’évolution et d’intégration personnelle : celui de l’Ego justement.

Lorsqu’un certain seuil d’éveil à soi, à la vérité, à la charité et à l’Esprit est atteint et dépassé, cette « forme » ne s’exprime plus comme « conditionnements, problèmes et défis » mais comme modèle spécifique, original, personnel d’exprimer le meilleur de nous même. Je vous en ferai mille fois la démonstration quand le moment sera venu.

C’était une petite parenthèse que je voulais ouvrir ici, pour bien marquer que notre responsabilité – individuelle ou collective – reste entière face à ce qui nous est révélé par un thème ou (en l’occurrence) par une grande configuration planétaire. Il est de notre responsabilité de la traduire ce donné structurel dans la manifestation du mieux possible. Et, si on peut comprendre que ce soit difficile quelquefois et qu’il faille s’y prendre à plusieurs fois et même qu’il faille se faire aider pour arriver à dépasser certaines difficultés un peu trop fortes, en aucun nous ne pouvons nous laisser aller à croire que tout se justifie puisque « c’est inscrit dans le thème » comme nous y incite le relativisme, le narcissisme et l’hédonisme contemporains qui sont mortels à notre nature spirituelle.

Je développerai de point de vue dans mon futur ouvrage de fond sur l’anthropocosmologie.

Je ferme cette longue parenthèse et je survole rapidement l’avant dernière conjonction URANUS/PLUTON historique avant d’aborder le XXème sicle et le nôtre, qui feront l’objet d’une deuxième partie de ce mm article.

Cette conjonction – celle du XIXème siècle car, étant donnée sa durée, il ne peut pas y en avoir deux dans le même siècle alors qu’il est très possible qu’un siècle en soit (heureusement) dépourvu est celle qui va se former en 1851/52

 

La conjonction de 1851/52

Depuis 1848 l’Europe subit une série de « révolutions » soit de type social, soit de type nationaliste. La France n’y a pas échappé qui a renvoyé Louis-Philippe donner des cours de mathématiques en Angleterre (je plaisante bien sûr car c’était son occupation pendant sa jeunesse d’exilé) et a élu le prince Louis-Napoléon, le « prince président ».

En 1851, sans doute titillé par ce satané couple Uranus/Pluton, le dit prince provoque un coup d’état (le 2 décembre en souvenir de son probablement pseudo-tonton car il n’est pas sûr du tout que ce soit bien Louis, frère cadet de Napoléon et roi de Hollande qui l’ait fait à la reine Hortense…mais passons) et met fin à la Deuxième République.

Puis fait rétablir l’empire par sénatus-consulte (comme l’avait fait tonton en son temps) le 7 novembre et entre en Paris en Empereur le 02 décembre (décidément l’exemple de tonton l’obsède).

On connaît la suite qui se résume en quelques mots :

–         Début de l’irrésistible ascension puis de la domination de la finance sur le politique (ce qui nous ramène à 2012 bien sûr)

–         Sedan – la réalisation de l’unité italienne, et surtout allemande sous l’égide de la Prusse et du chancelier de fer

–         Amputation de l’Alsace-Lorraine (en 1710 nous n’avions perdu que quelques territoires au Canada)

–         Episode sanglant de la Commune révolutionnaire

–        Installation de la troisième République et règne quasi sans partage de la Franc-Maçonnerie dans la vie politique française (qui conduira à la crise de 1901/1902 dont je parlerai
dans l’article suivant)

–         Obsession de « la revanche » sur l’Allemagne et la récupération des provinces perdues qui mobilise l’opinion publique pendant les quarante années suivantes

–         Explosion de la Grande Guerre : un million et demi de jeunes Français morts pour rien dans la mesure où Angéla Merkel va pouvoir récupérer ce qui a été si durement
reconquis en 1918, par « Europe » interposée sans même déplacer une seule panzer-divizion.

–         Rebelote avec laSeconde Guerre pour parachever l’œuvre de la première, sans doute interrompue trop tôt et surtout trop mal (cf. « Le Mauvais Traité » de Bainville)

–       D’où va naître le projet européen pour éradiquer de nouveaux risques de guerre entre la France et l’Allemagne. Projet magnifique en soi et susceptible de mobiliser les plus
généreux dévouements mais torpillé et dévié de son cours et de sa philosophie originels par Monet et ses successeurs,.

–       Projet qui s’est transformé maintenant en une énorme usine à gaz dont il faut tous les jours rafistoler quelques pièces, tuyaux, conduites et pistons tant elle est devenue ingérable.
Une véritable centrale de Tchernobyl politique.

–     Mais projet qu’il faut absolument faire durer car, même si cette Europe technocratique, athée, despotique, sectaire et inefficace fait souffrir les peuples qu’elle a déçus et qui commencent à s’apercevoir qu’une part de leurs malheurs vient peut-être de son dévoiement, il sert les intérêts de ceux qui ont déjà en vue la prochaine étape de l’asservissement définitif des peuples, des cultures et des libertés nationales. L’établissement d’un gouvernement mondial vis-à-vis duquel la France de saint Louis, de Jeanne d’Arc, de Louis XIV et de De Gaulle pèsera aussi lourd que la commune de Trifouilly les Oies-Grasses devant la commission européenne.….

La suite de votre passionnant feuilleton (enfin, j’espère) où URANUS/PLUTON ont remplacé Bonnie and Clyde, dans quelques jours, sur ce même écran…..

–          

–          


[1] Concernant l’état avancé de dérèglement fanatico-trotskyste de notre personnel universitaire, lisez donc le roboratif livre que vient de faire paraître Jean-François Chemain, professeur agrégé, enseignant volontaire dans un ZEP et qu’il a intitulé « Kiffe la France » – Editions Via Romana. Ne serait-ce que pour le portrait au vitriol que donne l’auteur à l’enseignement qui était dispensé dans les IUFM, l’ouvrage vaut le détour.

[2] Relisez « Les Frères Karamazov » vous y découvrirez des développements extraordinaires autour de ce thème qui constitue, en fait, l’interrogation essentielle autour duquel le livre s’organise.

[3] Car vous remarquez que tout le monde fait de la prévision dans le monde moderne et que tout le monde trouve cela très bien (sauf pour les astrologues ou anthropocosmologues). Même quand les « prévisionnistes » se trompent lourdement. Comme DSK, Alain Minc ou Jacques Attali qui nous affirmaient dans les années 90 que l’Euro allait apporter prospérité, progrès social, productivité et des millions d’emplois.

[4] Astrid Fallon « Ephémérides Prévisionnelles – 1960-2020  » – 300, chaussée de la Hulpe – 1170 Bruxelles – Belgique.- p.61

[5]. André Barbault « La prévision de l’avenir par l’astrologie » – Hachette – Février 1982 – 286p, p.274

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