Les Ombres et les Lumières de l’Année 2012 – II –

Considérations sur les deux derniers Grands Cycles NEPTUNE/PLUTON et sur les évolutions qu’ils ont accompagnées.

Focus sur 1399 et 1892

Je vous ai avoué, dans mon précédent articles « Les ombres et les lumières de l’année 2012 » que je n’étais pas un spécialiste de l' »astrologie dite mondiale« ; ni par formation, ni par goût, et j’en suis donc resté à des considérations individuelles s’appuyant sur des données concrètes : les différents aspects formés par les symboles/planètes évoluant dans le ciel de l’année, avec chacun des signes/étapes. Et j’ai essayé de vous donner les conseils qui me paraissaient les plus adaptés en fonction de ces mouvements, à charge pour vous de les traduire du mieux possible dans vos destinées individuelles.

Mais il est malgré tout deux événements propres à cette année (fatidique d’après les Mayas, paraît-il…) sur lesquels j’aimerais réfléchir avec vous

  • Le premier est d’ordre cosmique : c’est le carré croissant URANUS/PLUTON

  • Le second d’ordre politique : c’est la PRESIDENTIELLE en France.

Mais, avant d’aborder le premier de ces points, je voudrais revenir sur cet événement cosmique qui a enfanté le XXème siècle, d’une importance majeure puisqu’il  ne se reproduit que tous les cinq siècles et que  nous n’en sommes encore qu’à sa phase de propagation. Je veux parler de la conjonction Neptune/Pluton de 1892.

Les RAPPORTS NEPTUNE/PLUTON

C’est le plus long inter-cycle[1] de notre Système Solaire, puisque engageant les deux Corps Célestes les plus lents, il dure environ 493 ans !

Avant celui de 1892, l’avant derniers inter-cycle Neptune/Pluton s’était ouvert en 1399. C’est celui qui annonce la fin du Moyen-Âge, la mort progressive de la « Chrétienté », l’entrée dans la Renaissance puis dans les Temps Modernes. La découverte de l’Amérique (qui a bouleversé l’image que nous nous faisions du monde), la libération de l’Espagne de l’occupation arabe, l’invention de l’imprimerie, la déchirure de la « robe sans coutures » du Christ par l’explosion du « protestantisme », la chute de Constantinople sous l’assaut des Turcs entrés en Europe par effraction, se situent dans les proches décades qui suivent cette conjonction et vont considérablement modifier, non seulement la physionomie géopolitique de l’Europe (je me limite ici à l’Europe) mais encore plus les mentalités européennes, tant sur le plan religieux, essentiel alors, que philosophique, artistique et scientifique.

  • 1399 c’est aussi le centre de la période la plus noire de notre Histoire nationale. Celui où l’appétit de pouvoir et la cupidité de certains, ont failli priver la France de son gouvernement légitime et en faire une sorte de « dominion » de l’Angleterre. Car c’est le moment où Charles VI « le Bien aimé » (au XIXème siècle on l’appellera « le fol« ) règne sur la France mais ne peut gouverner car il est « fou« . En fait, il est progressivement empoisonné par les soins de son épouse, Isabeau de Bavière, avec l’aide de Charles d’Orléans son amant et frère du roi. Depuis 1392 la France est administrée par Philippe III de Bourgogne et Henri V d’Angleterre, alliés contre le futur souverain légitime, le dauphin Charles, pour se partager la France. La charmante mère du Dauphin, tellement cupide et  débauchée qu’elle en oublie qu’elle est reine de France, ne trouve rien de mieux pour assurer ses vieux jours, que de signer en mai 1420 (21 ans après la conjonction neptune/pluton) en la cathédrale saint Pierre de Troyes un traité par lequel elle accepte que le roi d’Angleterre soit proclamé successeur de son mari, Charles VI, à la mort de celui-ci ! Effaçant d’un trait de plume les droits de son propre fils et neuf siècles de légitimité ininterrompue. Son fils, le futur Charles VII, c’est celui-là même que Jeanne d’Arc conduira à Reims se faire couronner le 17.07.1429, car, Dieu merci, la « légitimité » en France ne meurt jamais même si en certains moments dramatiques de notre Histoire nationale, elle semble s’effacer. Comme en 1792, en 1815, en 1870 ou en 1940 par exemple. Il faudra attendre 1453 pour que la France sorte enfin de ce conflit qui aura duré en fait cent seize ans, et affermisse son indépendance définitive grâce à Louis XI le grand artisan de notre unité nationale. C’est sans doute à cette époque que s’est révélée notre âme nationale, dans le sang et les larmes de cette guerre de cent seize ans contre un Anglois qui n’avait rien à faire chez nous que piller et razzier et qui n’a même pas été capable de laisser un seul monument en souvenir, alors qu’il a dominé l’Aquitaine pendant des siècles.

Cette évocation pourra surprendre le lecteur, mais elle me paraissait bienvenue en un temps où s’effacent les contours de notre indépendance et de notre unité nationales et où les Français doutent de leur propre identité, eux qui ont, avant tout autre peuple, été les inventeurs de la « patrie » (on trouve le mot déjà sous la plume de Henri IV) ou de la « nation ». C’est à dire ces valeurs inaliénables qui font partie de notre patrimoine et pour lesquelles tant de nos pères et aïeux ont sacrifié leur vie. Or, il semblerait, comme à la fin du XIVème et au début du XVème siècle, sous la conjonction neptune/pluton, que cet héritage, nos hommes et femmes politiques veuillent le jeter à l’encan, si on en juge par la série des traités européens (Maastricht, Nice, Lisbonne) qui vident perfidement mais efficacement la substance même de notre souveraineté sous prétexte de mieux l’affermir.

Sans compter la présence massive sur notre sol d’une population étrangère majoritairement fermée à toute idée d’assimilation, se comportant comme une immigration de peuplement, donc de colonisation, c’est à dire bien décidée à développer chez nous une identité, une religion et des modes de vie « exotiques » destinés à remplacer les nôtres lorsque son poids démographique sera suffisant…..

Avant-hier c’était l’Anglois qui voulait coloniser la France. Dieu merci nous avons eu Jeanne d’Arc. Puis ce furent les Espagnols (alliés aux catholiques fanatiques) et de nouveau les Anglais (soutiens des protestants factieux) relayés ensuite par les Autrichiens (la fameuse « Maison d’Autriche » des Habsbourg) qui, à tour de rôle, menacèrent nos frontières au quatre points cardinaux à la fin du XVIème et pendant la première moitié du XVIIème siècle.

Dieu merci nous eûmes successivement Henri IV, Louis XIII et Richelieu pour empêcher notre asservissement et prendre le relai de la Pucelle d’Orléans.

Aujourd’hui où la doctrine implicite consiste à nous enfoncer dans le crâne l’idée selon laquelle les nations seraient dépassées, à droite comme à gauche, sur qui pouvons nous compter pour assurer la pérennité de notre pays et assurer à nos enfants un avenir dans le pays, la France souveraine, qu’ils ont hérité du sacrifice de leurs pères ? Qui leur évitera de se retrouver individus apatrides du super-Etat européen technocratique voulu par Jean Monet, ses acolytes et ses successeurs, soit dhimis dans leur propre pays, d’un islam qui s’est toujours juré de revenir jusqu’à Poitiers (sinon mieux) ?

J’exagère ? Ouvrons les yeux et les oreilles et nous ne tarderons pas à être convaincus.

  • Qu’une candidate à la présidence de la république française, norvégienne de naissance, puisse tranquillement nous annoncer que la France « nationale » est morte et qu’il faut faire place à une France « cosmopolite », sans que personne ne songe à la remettre dans son drakkar avec consigne absolue de rester dans son fjord d’origine jusqu’à la fin de ses jours, n’est-il pas un signe que nous sommes revenus sous le règne de Charles VI ?

  • Et de Jeanne d’Arc qui pensait que Dieu « aimait les Anglais eux aussi, mais chez eux » à Mme Farseth dite Joly qui n’aime rien tant que les  étrangers lorsqu’ils nous colonisent en masse et les voudrait sans doute encore plus nombreux (pour voter pour elle ??? car, bien sûr elle ne les imagine que votant comme n’importe quel citoyen français) que de chemin parcouru….mais à rebours !

  • Et que notre président en titre, Nicolas « le funambule« , se souvenant sans doute des leçons d’Isabeau, puisse nous affirmer sans rire, devant d’immenses drapeaux français déployés, que les mesures qu’il veut imposer aux Français pour les sortir de crise (paraît-il) ne « constituent pas un abandon de souveraineté » mais la manifestation d’une « souveraineté partagée » n’est-il pas un autre signe des plus inquiétants (outre le fait qu’il nous prend v raiment pour des imbéciles) ? La France asservie aux financiers et technocrates apatrides de Bruxelles qui lui imposeront sa politique budgétaire et sa politique fiscale, c’est la façon dont notre président actuel –  gardien de la Constitution qui est censée assurer notre indépendance nationale – comprend l’exercice de la souveraineté….Et cela pour sauver un Euro que personne ne peut plus sauver mais qu’on prolongera en coma artificiel le plus longtemps possible, le temps que les financiers aient pu organiser sa succession, c’est-à-dire spéculer à mort.

  • Mais il faut dire qu’il a eu une grande inspiratrice en la matière : il s’agit d’Isabeau – pardon ! – d’Angela de Hambourg, cette chancelière qui a dispose d’un outil de choix pour dominer l’Europe des nations : l’Euro-Mark, puisqu’en définitive c’est l’Allemagne qui sera la grande dispensatrice de crédits aux pays qui se seront couchés devant elle ! Se rend-on compte de ces immenses économies de sang, d’énergie, d’argent, de souffrances, de malheurs et de destructions insensées, qu’Hitler aurait pu réaliser, s’il avait pensé à établir son Reich sur l’Euro au lieu d’envoyer ses tanks tout azimut ?  Angela et ses euros à la place de Guderian et de la Luftwaffe ! Voilà un réel progrès !

J’arrête de « galéjer » pour en revenir à mes « conjonctions ».

Je viens de parler de celle de 1399 pour mieux vous faire méditer sur celle dans laquelle nous vivons actuellement et qui s’est produite en 1892 (attention, par suite de leur lenteur réciproque et du fait des « rétrogradations » réciproques, une conjonction peut se reproduire plusieurs fois).

Si 1399 (et ses différentes « répliques », sysmiques) a profondément secoué l’Europe et la France, celle de 1892  a inauguré ce qu’un grand philosophe brésilien, Gustavo Corçao, à nommé « Le Siècle de l’Enfer« . dans un livre célèbre qui fait le point sur toutes les idées proprement « infernales » qui ont gouverné la première moitié du XXème siècle.

Au propre comme au figuré on peut considérer que Neptune (la foi, les idéologies, les utopies, qu’elles soient sociales, politiques, religieuses, morales, les Neptune qui gouverne ce que Jung appellerait l' »inconscient collectif » et les sociologue les « opinion publiques »…..appelez cela comme vous voudrez suivant vos croyances personnelles) a subi le contact mortifère de Pluton, le corrupteur, pourrisseur, le transformateur radical, celui qui modifie profondément les identités à travers les crises de l’existence. Pour aller « du pire….au meilleur » écrit Claire Santagostini, une de mes références antropocosmologiques; on attend encore le meilleur aujourd’hui en 2012. Il est plus simple de dire que c’est une véritable boîte de Pandore qui s’est ouverte sur le monde à l’orée de ce vingtième siècle avec cette nouvelle conjonction et que tous les maux possibles se sont abattus sur la pauvre humanité, sans que les progrès réalisés dans le même temps, soient en mesure de compenser réellement la somme de violences et de souffrances – tant morales que physiques – qui s’est abattue sur les hommes depuis.

Citons rapidement

  • l’expansion de la révolution mondiale, foncièrement fanatique, athée, inhumaine,  déclinée en ses différentes versions nationales : russe, allemande, autrichienne, portugaise, puis orientales etc….enfantant des gouvernements tyranniques (URSS) suscitant eux mêmes  des réactions extrémistes (Italie, Allemagne, Espagne, Portugal…) laissant derrière elle, comme une tempête dévastatrice laisse des décombres, des peuples affamés, infantilisés, martyrisés, hébétés.

  • L’explosion de deux guerres mondiales (qui n’en font qu’une en fait) d’une violence d’autant plus aveugle et « diabolique » que les rapports Uranus/Pluton (dont je vais parler plus loin) ont offert à la folie idéologique des hommes (liée à Neptune/Pluton) les armes  élaborées par une science faustienne plus soucieuse de performance que d’humanité, plus portée à installer la puissance et l’oppression qu’à réduire la peine des hommes ou à développer les œuvres de civilisation : perfectionnement d’armements de plus en plus meurtriers (canons, fusils, mitrailleuses, mortiers, bombes, mines, torpilles) – progrès en matière de transports (moteur à explosion) se déclinant aussitôt en applications militaires : divisions blindées, nouvelle reine des batailles pendant la seconde guerre mondiale;  idem en ce qui concerne l’aéronautique : la conquête du ciel et le rêve d’Icare, s’est traduite par la fabrication de bombardiers, chasseurs, puis de fusées (V1 – V2 sur lesquels Hitler comptait tant pour gagner la guerre). Puis sont arrivés les engins à réaction puis les armes nucléaires, à quoi il faut ajouter les progrès en matière de communication ou d’observation (les télécommunications et les radars par exemple) permettant d’élargir encore le théâtre des opérations. Nous en sommes arrivés un tel degré de maîtrise technique que nous avons maintenant les moyens de faire exploser la planète entière plusieurs fois et d’y effacer toute trace de vie.

  • Ces guerres ouvertes se sont ensuite transformées en guerres idéologiques (en « guerre froide ») où deux camps se partageaient le monde et transformaient, toujours par la force, des nations qui n’en demandaient pas tant, en vassales entraînées malgré elles dans leur lutte pour la suprématie mondiale.

  • L’un des deux camps s’est effondré – à coup sûr, le plus inhumain –  mais ce qui apparaît maintenant de l’autre, s’avère, à terme, tout aussi répugnant et condamnable, même si c’est le mode d’action a changé.

Là où le communisme développait ses instincts de puissance et de mort en utilisant la subversions, la coercition, la violence, l’intimidation, la terreur, le mensonge, le lavage de cerveaux, le conditionnement des esprits, transformant les hommes en esclaves de la dictature la plus hypocrite de l’histoire du monde (celle qui cache les intérêts d’une caste avide et toute puissante, derrière un discours révolutionnaire, égalitaire et puritain) le libéralisme radical, sans âme, sans foi et sans cœur, impose les siens en éradiquant tout ce qui peut s’opposer à la domination du marché, c’est-à-dire du fric, du ventre et du sexe : les identités nationales, les traditions religieuses, les mœurs et coutumes, les valeurs morales, les modes de vie, en bref les cultures en ce qu’elles gênent les pratiques mercantiles, sourdes et aveugles à toute transcendance humaine et ne se préoccupant que de vendre et d’amasser de la richesse. « Le marché le demande, c’est donc qu’il y a un besoin et s’il y a un  besoin, il faut le satisfaire » même si la « demande » consiste en petits garçons et petites filles pour alimenter les circuits fort rentables des détraqués sexuels; même si elle porte sur les drogues qui transforment les hommes en zombies et abêtissent, avant de la détruire, une partie de notre jeunesse; même si elles insultent quelques uns des sentiments les plus nobles et les plus respectables, comme – un exemple entre mille – le respect des morts, dont la commémoration, fête familiale et dévotionnelle entre toutes, s’est vue dénaturée par une tentative de crétinisation « américo-halloweenienne » déclenchée par un importateur qui n’a d’autre dieu, d’autres références, d’autres règles que l’argent.

Et j’en passe, comme de vouloir faire travailler les gens le dimanche, voire le jour même de Noël comme en Allemagne ou en Roumanie récemment…..

Et je ne dis rien d’autres aberrations encore plus ignobles – quand elles ne sont pas franchement criminelles – qui ont gangrené nos mœurs et – pire – notre législation, parce qu’elles ont pu fleurir sur le terreau de la corruption plutonienne des cœurs et des esprits, comme des fleurs vénéneuses sur un tas de fumier. Toutes « évolutions » qui montrent que notre civilisation a été « frappée au cœur[2] » et qu’elle ne tardera plus à s’effondrer, comme une puissante architecture dont le ciment qui liait les pierres s’est corrompu et sur laquelle il suffira d’appliquer une simple poussée pour qu’elle s’abatte en poussières là où se dressait un magnifique arc de triomphe.

Qu’importe, nous souffle « l’esprit du temps », ces traditions, ces pudeurs, ces scrupules, qu’importe les délicatesses de l’âme, les attentions du cœur et de l’esprit. La seule chose qui compte en définitive c’est, en notre monde actuel issu de 1892, de s’assurer la maîtrise des lois économiques et des techniques financières qui, malgré aléas et crises inévitables, assurera à quelques uns (moins nombreux qu’on le croirait), les conditions d’une jouissance infinie. Croient-ils.

Et ils sont quelques uns à avoir su admirablement instrumentaliser les grands organismes internationaux pour démultiplier leurs instincts de puissance et de jouissance à l’échelle mondiale : ONU – OMS – UNESCO – UE  – BCE – BERD – TPI, j’en passe et de moins connus mais tout aussi efficaces dont la Commission Trilatérale, le Cercle de Bilderberg, ne sont que les marchepieds d’un « mondialisme » aboutissant à un gouvernement mondial qui, s’il voyait le jour, ne serait rien d’autre que le plus puissant outil d’asservissement qui ait été mis en place  par des volontés  humaines. Sans doute ce que la Tradition appelle « l’Antéchrist » car il y a fort à parier que ce pouvoir mondial se souciât d’amour, de fraternité et du devenir de nos âmes immortelles.

Bref, le projet de la Franc-Maçonnerie internationale, aussi opaque qu’active, qui a entrepris il y a deux siècles déjà de détruire notre civilisation européenne, gréco-latine, celte, germaine et chrétienne, pour imposer sa propre vision de l’homme dans tous les lieux de pouvoir (cette vision se résume à cinq mots : Dieu hors des institutions humaines ou même à trois mots : Homme remplaçant Dieu…avantageusement cela va de soi) ce projet, libertaire, égalitaire et fraternitaire, serait enfin réalisé dans lequel Dieu n’aurait aucune place, ayant été mis hors la loi de la cité et du cœur des hommes. On ne nous dit pas comment, par exemple, les hommes pourraient se considérer comme « frères » s’ils n’ont pas du « Père » commun. Passons sur ces détails importuns.

Mais, comme si ces chevaux de l’Apocalypse que sont Communisme, Libéralisme, Nihilisme (vocable que j’utilise par simplification pour résumer toutes les aberrations et dérives de notre époque) ne suffisaient pas, il nous faut maintenant affronter le quatrième d’entre eux  (les chevaux de l’Apocalypse sont quatre, vous vous en souvenez) à savoir un Islamisme intrinsèquement intolérant, violent et dominateur, conforté par la présence de sept millions de musulmans en France[3] (Maghrébins ou Africains) dont le moins qu’on puisse dire est que pour la plupart ils refusent toute forme d’assimilation et dont le flux se répand dans les rues de  nos banlieues où nos concitoyens se sentent de plus en plus étrangers chez eux.

Quelqu’un écrivait il y a quelques années, constatant la recrudescence exponentielle de violences perpétrées contre nos concitoyens depuis une trentaine d’années par les « jeunes » en bandes ou isolés,  que « les braves gens allaient devoir devenir des gens  braves« . A lire les nombreuses « dépêches » et « lettres » auxquelles je suis abonné pour me laver l’esprit du prêt à penser qui nous est imposé par l’ensemble de nos médias, il ne semble pas que ce temps soit encore venu. Quoique….

Je n’oublierai certes pas, au chapitre des « pollutions » apportées ou plutôt développées par cette pseudo-civilisation inhumaine et mégalomaniaque issue de 1892, « la pollution » tout court. C’est à dire la dégradation de notre lieu de vie : la Terre. Elle même conséquence de la pollution des cœurs et des esprits par l’ensemble des fausses idées sur la nature, l’homme et Dieu, qui se sont développées depuis un siècle et plus.  

Pollution de la nature qui en est arrivée à un point tel qu’elle pourrait compromettre l’avenir de l’humanité….si celle-ci ne parvient pas à faire sauter la planète avant.

Pollution exponentielle qui accompagne, comme l’ombre accompagne le promeneur, chacun des « progrès » techniques réalisés par cet intellect déconnecté du sens de la vie et de l’univers qui est celui de l’homme moderne qui se veut purement et simplement « rationnel » ou « positif » ou « scientifique » et dont le mot d’ordre est « si c’est possible techniquement c’est bien moralement » ou encore « on ne doit pas limiter la recherche« . Sans se poser jamais la question de savoir qu’est ce qu’on cherche ? pourquoi ?  pour servir quel projet ? à partir de quelle vision de l’existence, de l’homme et de sa destinée ? Ce que les penseurs auto-labellisés actuels qui viennent causer dans nos étranges lucarnes, appellent gravement « la question du sens« .

Mais l’homme moderne a perdu tout sens du sens. Il est désorienté ou, pour mieux dire, « insensé« . C’est pourquoi, attaché à ses productions techniques comme l’âne à sa noria ou Harpagon à sa cassette, il est désormais de plus en plus condamné à utiliser les ressources de son prodigieux esprit d’invention, pour corriger les catastrophes innombrables que chacun des « progrès techniques » qu’il a réalisés,  ont immanquablement entraînées pour la Terre, l’Air et l’Eau, substances premières de la vie qu’il a altérées durablement sinon définitivement et auxquelles il s’évertue à restituer leur pureté originelle.

Gribouille n’aurait pas fait mieux qui se plongeait dans la rivière pour se protéger de la pluie ou qui tirait sur la page qu’il venait de recoller pour voir si elle tenait bien. Avec les résultats qu’on devine.

Si bien que c’est plutôt l’image de l’apprenti sorcier qui s’impose en définitive plutôt que celle de Gribouille. Apprenti sorcier, essayant, mais en vain, d’arrêter la ronde des balais qui vont engloutir sa maison grâce aux seaux d’eau qu’ils transportent, alors qu’il pensait être dispensé de tout effort grâce à eux.

Avec l’inconvénient que la musique de Dukas, si spirituelle, est désormais remplacée par les décibels de la vie moderne ou par les éructations du rap.

A tout de suite pour attaquer vraiment l’année 2012 et la conjonction URANUS/PLUTON dont vous me direz des nouvelles.

Louis SAINT MARTIN


[1] Un « inter-*cycle » se calcule sur le temps que mettront deux planètes à se « rencontrer » c’est à dire à  se retrouver associées (on dira : « en conjonction ») sur le même point du zodiaque. Cette rencontre donnera naissance à trois phases intermédiaires :

–          le premier carré dit « croissant » : moment où la planète la plus rapide se serra éloignée de 90° de la plus lente et formera donc un « carré » (les anciens disaient « une quadrature« ) avec elle

–          l’opposition : moment où les deux planètes seront situées à 180° l’une de l’autre

–          le dernier carré dit « décroissant » : moment où la plus rapide sera revenue à 90° de la plus lente, mais derrière elle

 

Ce qui aboutira à une nouvelle rencontre ou « conjonction » et au début d’un nouvel inter-cycle.

Chacune de ces phases porte un certain nombre de valeurs interprétatives dont on peut rechercher les correspondances dans le tissu des évolutions collectives.

[2] cf « Une civilisation frappée au cœur » de Jean Madiran

[3] En France nous vivons avec une bombe dans le ventre, disait un homme politique il y a quelques années quand il évoquait ces questions.

2 réponses à to “LES OMBRES ET LES LUMIERES DE L’ANNEE 2012 – Chapitre II – Les Grands Cycles NEPTUNE/PLUTON : 1399 et 1892”

  • alain Blasi:

    A chaud que vous dire sinon mon admiration. C’est fabuleusement pertinent. Vous me demandiez ce qu’est la philo, mais c’est ça, c’est à dire ce qu’on n’enseigne pas dans les lycées et à l’Université: la lucidité vraiment informée et non formatée, la vertu de subversion lorsqu’elle est légitime et elle doit l’être d’une façon permanente dés lors que l’on pense sérieusement c’est à dire en engageant sa peau et non point pour rivaliser avec d’autres penseurs ou la « philosophie ». Car on est entré dans l’urgence dramatique où l’indigne « indignation » ne va pas plus loin que pisser de trouille sous soi. Les braves gens vont devoir effectivement devenir braves. Beaucoup sont déjà prêts.Fraternellement.

    • Merci pour ce commentaire qui me va droit au coeur et dont j’espère rester digne tout au long de la tenue de ce blog/site que j’ai voulu consacrer à l’anthropocosmologie, non pas tant pour elle même (elle n’a pas besoin de moi pour se justifier) mais pour rendre témoignage à la « vérité » dans la mesure de mes faibles moyens.
      L’anthropocosmologie nous dit que le monde n’est pas la combinaison gratuite du hasard et de la nécessité. Il est voulu, conçu, protégé et aimé par Quelqu’un (quelque nom que nous Lui donnions)d’assez prévenant pour nous indiquer, grâce à ce que nous appelons astrologie ou anthropocosmologie, comment chacun de nous peut s’associer du mieux possible au Grand-Oeuvre de la création.
      Et c’est à partir de cette vérité fondamentale – le monde a un sens, la vie a un sens, le bien et le mal peuvent et doivent être discernés dans la conduite de notre existence – que, dans la limite de ce que je crois avoir compris de la vie, je m’intéresse à d’autres domaines : l’Histoire, la politique, les moeurs de mon époque, l’avenir de ma culture et de mon pays.
      Merci encore pour votre témoignage.
      Bien amicalement

      LSM

Laisser un commentaire

Statistiques
  • 575005Visiteurs Total:
  • 38Visiteurs aujourd'hui:
  • 120Visiteurs hier:
  • 0Visiteur(s) en ligne:
Archives