J’aimerais adresser une pensée reconnaissante, en ce jour qui nous réunit tous dans la joie et la ferveur familiale, à Celui sans qui cette Fête, la plus belle et la plus pure de toutes les fêtes, ne nous serait pas donnée.

Au Christ qui incarne la figure la plus haute et la plus généreuse que l’esprit de l’homme ait pu concevoir, diront  les non-croyants qui ont conservé malgré tout le sens des réalités et des valeurs

Au Christ, roi de la Terre et des Cieux, roi sans armées, sans gouvernement, sans police, sans argent, qui n’entend établir son règne que par les coeurs, diront les hommes de foi.

L’image de cette famille  snobée par l’établishment qui l’oblige à se réfugier dans une étable  en plein hiver, et ne crains pas de forcer un enfant à naître dans la paille, sous les pattes d’un boeuf et d’un âne.

L’image de cet enfant devenu homme, couvrant ses semblables de bénédictions et leur apprenant l’amour vrai, mais, pour cela même, accusé, humilié, flagellé, couronné d’épines en signe de dérision, chargé d’une lourde croix, abreuvé de coups et couvert de crachats par les tenants du « politiquement correct » de l’époque. L’image haineuse des délicats représentants de la culture dominante, plus ignoble encore que pharisienne, puisqu’elle utilise la force brutale d’une armée d’occupation, servante fidèle d’un culte impérial qui – toujours à l’époque – était incarné par Tibère, celui-là même qui faisait précipiter ses amants à la mer après en avoir copieusement abusé (aujourd’hui il les exhiberait vaniteusement et voudrait les « épouser » comme Néron, son digne successeur) nous rappelle jusqu’à la nausée combien notre culture actuelle et certaine façon de fêter Noël s’identifient à des  comportements de « bas-*empire ».

Au moment où nous allons déguster la dinde, le foie gras et boire un coupe, sans même plus nous interroger sur Qui nous dispense ces bonnes choses, ayons une pensée pour cet Homme-Dieu, pleinement Homme et pleinement Dieu, qu’ on continue à humilier et insulter dans les théâtres grassement subventionnés de notre capitale et de certains villes dites françaises, comme on le faisait, sous d’autres formes,  il y a deux mille ans. Certes on ne le crucifie plus, mais on jette sa croix dans un bocal d’urine. On ne le transperce plus d’une lance, mais on interdit dans nombre de villes et de villages de reproduire Sa crèche natale  en mémoire de Lui. On ne le couronne plus d’épines mais on interdit dans certaines villes françaises  de diffuser des chants de Noëls en public.

Tout cela sous couvert d’une pseudo-laïcité qui n’est que le masque de la haine du Christ.

Mais surtout, surtout, on continue à massacrer, humilier, emprisonner, terroriser dans la plupart des pays de culture musulmane et/ou hindouiste, ceux qui n’ont jamais apostasié leur foi et continuent à voir dans le jour de Noël la marque de l’espérance, du sacrifice et de la délivrance future et non la simple occasion de s’empiffrer.

Puisque la plupart d’entre nous avons effacé de notre mémoire cette dimensions spirituelle qui a constitué le ciment constitutif de notre culture et qui ne nous obligeait à rien d’autre qu’à nous aimer les uns les autres;  à préférer la joie des cloches de Noël et de Pâques aux saturnales de la gaypride ou aux rave-parties encanabisées et encapotées;  l’amour du prochain au culte des droits-de-l’homme sans foi ni loi, sans feu ni lieu, le respect envers nos parents (voyez comment les enfants parlent à leurs aînés de nos jours) la loyauté à nos famille et à nos héritages culturels au lieu du « jouissons sans entrave, exaltons notre nombril individuel et débarrassons-nous du reste, par l’avortement et l’euthanasie par exemple« ; puisque nous n’avons plus la force de lutter contre cet enlisement moral et spirituel qui nous fera disparaître au profit d’autres cultures plus violentes et combatives que la nôtre qui renonce à elle-même et encourage vivement sa propre subversion,

Pour toutes ces raisons bien attristantes, ayons une pensée pour ces fidèles au Christ, dont nous travestissons la naissance symbolique à l’aune triviale de notre assoupissement religieux, ces fidèles généralement arabes, indonésiens, africains ou indous, nos Frères dans le Christ, qui passeront la veillée soit dans une prison, comme ce pasteur iranien, emprisonné depuis deux ans et qu’on force à lire des ouvrages sur la religion musulmane à longueur de journée pour le « déconvertir » et le ramener à la « vraie foi« , et, de toutes façons, condamné à mort parce-qu’ila embrassé le Christianisme.

Ayons une pensée pour tous ces persécutés : les Coptes d’Egypte, les Chrétiens de la si ombrageuse Turquie, ceux d’Indonésie, d’Inde, du Nigéria (vous vous souvenez peut-être de cette institutrice lynchée abominablement, parce que Chrétienne, elle avait osé déplacé, donc « toucher, » le cartable d’une élève musulmane contenant un Coran et avait donc « souillé » celui-ci. Le directeur de son école, musulman lui même, ayant voulu la protéger, il s’en fallut de peu qu’il ne fût lynché lui-même !)

Pensons à tous ces êtres qui n’ont d’autre faim que celle de Dieu à qui on interdit de se rassasier à la Parole du Christ, et  d’autant plus admirables que bien souvent ils ne  peuvent même pas,satisfaire à la faim de leurs corps pendant que nous absorberons nos trois mille calories en une journée de « fête ».

Pensons enfin à tous ceux qui ne verront même pas se lever le jour de Noël, parce qu’ils auront été mitraillée, brûlés ou égorgés devant leur porte ou au coin d’un bois comme de vulgaires moutons.

« Voila des voeux bien sombres ! » me direz-vous, très mécontents peut-être.

J’en suis bien conscient mais vous avez pu constater, en lisant mes précédents articles, que je n’écris pas dans le but d’une promotion commerciale ou pour satisfaire quelques orientations de mon égo. J’écris pour dire ce que je crois vrai et sain, dans une époque où le consensus mou (lorsqu’il n’est pas complice)  étouffe toute velléité de pensée critique échappant aux mots d’ordres, diktats et slogans des différentes « polices de la pensée » qui emprisonnent l’opinion publique dans un terrorisme intellectuel, encore non-violent, mais qui finira par interdire toute possibilité d’expression personnelle et authentique si nous n’y prenons garde.

De ce point de vue, cette prise de position pour défendre le Christianisme en France, une des sources de notre identité dont nous devons êtres fiers, s’inscrit directement dans mon combat (quelque modeste qu’il soit avec les moyens limités qui sont les miens) en faveur d’une anthropocosmologie de qualité contre des officines comme l’Union rationaliste par exemple. Car la vérité est une. On ne peut la découper en tranches et ne défendre que ce qui nous convient. Nous appartenons à la Vérité, ce n’est pas elle qui nous appartient.

Heureux Noël à toutes et à tous et à très bientôt pour une série d’articles de fin et de début d’année qui vous intéresseront j’espère.

Louis SAINT MARTIN


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