A Avignon il y a quelques mois, on pouvait admirer, avec toute la gravité nécessaire, la photo d’un crucifix immergé dans l’urine. Photo réalisée par un « photographe » new-yorkais nommé Andress Serrano. Las, ce chef d’œuvre impérissable bien fait pour impressionner les « agités du bocal » (suivant l’heureuse expression de Céline) ne survivra pas à un coup de marteau aussi intempestif que vengeur.

Ce n’était qu’un hors-d’œuvre, si je puis m’exprimer ainsi en la matière… car quelques mois plus tard le tout Paris et quelques heureux Toulousains peuvent admirer deux nouveaux sommets de l’art dramatique auprès desquels les productions de Shakespeare, Corneille, Racine, Molière, Musset, Hugo, Guitry, Anouilh, Giraudoux, Camus – dans des genres si différents – font figure de pochades.

 Il s’agit de la pièce Sur le concept de visage du Christ de Romeo Castellucci et de Golgota picnic du Colombien Rodrigo Garcia, qui a décidé de dédaigner la contribution essentielle de son pays à la culture universelle, le « narcotrafic », pour s’illustrer dans celle de la « scato-religio-pornographie », certes moins rentable – quoique subventionnée par nos impôts – mais tellement moins dangereuse.

 Deux magnifiques réalisations d’un nouvel art qui semble devoir remporter de nombreux succès en une époque où notre civilisation, jadis si fière d’elle même et de tout ce qu’elle avait apporté au monde, touche le fond de la déréliction intellectuelle et spirituelle; je veux parler de l' »Art Défécation » ou encore de l' »Art Excrémentation« . Et c’est normal : après avoir atteint aux sommets de  l’esprit avec la raison greco-latine qui nous donna Socrate, Platon, Aristote, Plotin, Cicéron, Virgile et quelques autres; aux sommets du cœur avec la tradition chrétienne qui nous offrit saint Augustin, Denys l’aréopagite, saint Thomas, Dun Scot, saint Bonaventure, saint François de Sales, sainte Thérèse d’Avila, saint Jean de la Croix, saint Thèrése de France et quelques autres; aux sommets de l’intellect pratique avec la techno-science (ils sont trop nombreux à citer) il était normal que notre culture se tournât – ou plutôt s’abaissât – à explorer avec délice les vertigineux abimes de nos mystères intestinaux qui n’avaient pas retenu l’attention juqu’alors si on excepte Freud, ce pervers polymorphe, obsédé de sexe et d’argent (cf « Le crépuscule d’une idole » de Michel Onfray dont la lecture, après celle de « Mensonges freudiens » de Jacques Bénesteau et de « Le livre noir de la psychanalyse » ouvrage collectif sous la direction de Catherine Meyer, s’avère très roborative).

Bien entendu, ce n’est pas en moraliste que je voudrais interroger cette lente descente de notre culture vers les égouts à travers le thème de deux de ses éminents représentants, mais en anthropocosmologue. D’autres, beaucoup mieux autorisés que moi, ont dit tout ce qu’il fallait dire de l’indignation et de la tristesse qu’on peut éprouver devant ces spectacles dégradants subventionnés par nos délicates élites politiques, plus ou moins blettes : Lang, Douste-Blazy, Donnadieu de Vabre, Mitterrand (qui aimait tant les fréquentations ambigües), Delanoë à qui il faut accorder une mention spéciale[1] (voir la note de bas de page) chacun, en son temps, a contribué et contribue encore, par veulerie, snobisme, bêtise ou secrète perversité, à financer ces « expressions artistiques » avec nos deniers pris dans notre poche de contribuables taillables et corvéables à merci, qu’on roule allègrement, même plus dans la farine, mais dans la crotte (pour rester poli).

Qu’on en juge. On a pu voir au Théâtre de la Ville (financé à plus de 70% par nos deniers ne l’oublions toujours pas)  la scène édifiante d’un évêque se masturbant pendant une confession (quelle audace ! j’en frémis…). Autre spectacle édifiant : notre ancien ministre Donnadieu de Vabres s’extasiant devant des « actrices » toutes jupes levées et sexes au vent, libérant leur vessie sur scène puis envoyant leurs déjections urinaires vers le premier rang (donc  vers le ministre) à grands coups de pied dans les flaques. C’est ce grand raffiné d’Hitler (cet homosexuel homophobe[2]) qui aurait été content, lui qui était affecté d’un ondinisme incoercif, paraît-il).   Il semblerait que le ministre fut si satisfait de cette expérience, qu’il revint voir le spectacle au festival d’Avignon. Comme quoi, qu’on le veuille ou non, notre personnel politique aimera toujours se faire arroser. Et plutôt deux fois qu’une.

Ce qui est navrant dans ces ignominies c’est le côté infantile pipi/caca qui se voudrait à la pointe de la provocation alors qu’il n’est qu’une manifestation de totale impuissance créatrice.

Ces messieurs veulent blasphémer, insulter ce qu’il y a de plus sacré dans la foi de certains de nos concitoyens. Parfait, je leur concède ce droit bien volontiers. A condition qu’ils l’utilisent de manière non arbitraire[3]. Qu’ils le fassent en mobilisant une expression artistique qui soit à la hauteur des symboles qu’ils veulent atteindre et non en se conduisant comme des enfants qui barbouillent la tapisserie de leurs excréments pour manifester leur opposition à l’éducation parentale. Ce qui correspond au stade sadique-anal chez Freud et il survient aux alentours de deux ans et demi trois ans si je me souviens bien; en tout cas très tôt dans l’enfance, au moment de l’apprentissage de la propreté. Certains n’en sortent jamais.

Un peu plus haut je m’interrogeais sur le déclin et la décrépitude d’une civilisation qui avait éclairé le monde. En fait, je m’aperçois en écrivant ces lignes, que les civilisations aussi « retombent en enfance » lorsqu’elles vieillissent : elles se font dessus.

Saviez-vous que la ville de Metz a eu droit à une exposition « d’art contemporain » appelée « L’infamille » ? On pouvait y admirer une quarantaine de panneaux sur lesquels figuraient des phrases de sadiques ou de psychopathes subventionnés par l’Etat, au lieu d’être pris en charge par l’institution psychiatrique. On y proposait par exemple le fantasme suivant : coudre le sexe des enfants, les livrer aux chiens et les sodomiser. Ah, les braves gens ! Ah, les courageux artistes !

Sans oublier, pour être complet, l’inscription « Car ceci est mon corps, ceci est mon sang » qui venait couronner cette exposition dont les organisateurs et promoteurs auraient été traduits sans tarder devant les tribunaux par les parents qui ont visité l’exposition, si nous étions encore à peu près civilisés.

Comment voulez-vous ensuite poursuivre en justice les pédophiles, les incestueux, les violeurs et les assassins d’enfants quand une exposition financée par le ministère de la culture, la ville, le conseil régional ou je ne sais quelle autre collectivité encourage des tarés à se défouler sur les murs de nos salles d’exposition sous prétexte « d’expression artistique », en dépit de toute décence et de toute dignité humaine ?

S’agissant de messieurs Castelluci et Garcia, voici comment on peut résumer la pièce du premier – « Sur le concept de visage du Christ » – (remarquez l’imbécillité qui consiste à qualifier un visage de concept)

Un vieil homme décharné gît sur sa couche, sans force. Il se souille pendant toute la durée du spectacle et son fils le nettoie inlassablement. On a droit, en prime, « pour faire plus vrai », à une odeur pestilentielle d’excréments tout chauds qui emplit la salle pendant toute la pièce. En fond de scène figure un immense portrait du Christ, qui reproduit un tableau d’Antonello de Messine. « À la fin de la pièce, un voile sombre le recouvre lentement » écrit un journaliste du Point [en fait de « voile » il s’agit d’une longue coulée d’excréments] ; dans une des scènes, supprimée de la version parisienne, un groupe d’enfants lui jettent des grenades, d’autres disent des pierres…..

« Les excréments dont le vieux père incontinent se souille » nous dit-on encore « ne sont que la métaphore du martyre humain comme condition ultime et réelle. Le visage du Christ illumine tout ceci par la puissance de son regard, et interroge chaque spectateur en profondeur », commente Romeo Castellucci, qui définit son spectacle comme « spirituel et christique ». Parfait. Puisqu’il le dit il n’y a qu’à le croire. Utiliser la profanation pour exprimer le « spirituel et le christique » est un choix qui n’était jamais venu à l’esprit des immenses artistes italiens, flamands, français ou espagnols qui, au long de l’Histoire ont voulu donner à voir quelque chose de l’univers chrétien. Mais soit. Acceptons sa pétition de principe même s’il disait tout à fait autre chose dans une interview donnée en Italie et dans laquelle il ne faisait aucun mystère de sa haine du christianisme. Mais, laissons le face à ses contradictions et à ses contorsions intellectuelles.

Dans Golgota Picnic on nage plutôt dans « la bouffe« . En effet, l’« œuvre » se joue sur une scène jonchée de hamburgers [et pourtant ce n’est pas subventionné par Mac Donald’s ou par Quick] – allusion à la multiplication des pains. On peut voir l’un des personnages broyer de la viande en direct dans un hachoir de boucher. Des fois que le public ne comprenne pas les obsessions « anti-consommation » de viande de bœuf du génial auteur. Bien sûr on ne manque pas quelques scènes de régurgitation des dits hamburgers, mal digérés. La scato, le porno ne peuvent aller sans le vomi et on voit que l’auteur a certainement bien étudié « La Grande Bouffe » du défunt et très peu regretté (pas par moi en tout cas) Marco Ferreri, qui, lui aussi, prenait prétexte de sa condamnation de la société de consommation pour exprimer sa scatophilie la plus rudimentaire. Ah, les Tartuffes !

La plupart du temps, les acteurs s’exhibent entièrement nus ! Et, comme on risque de rater quelque détail « hautement signifiant » si on est un peu myope, le public bénéficie d’un grand écran pour mieux admirer les sexes des « acteurs » et « actrices« . J’espère qu’ils sont à la hauteur…

Preuve de la haute dimension spirituelle du spectacle et de l’auteur, le chef d’orchestre italien Marino Formenti vient interpréter la partition intégrale pour piano des Sept Dernières Paroles du Christ sur la croix de Joseph Haydn ! Mais entièrement nu, lui aussi. On a peine à le croire mais c’est parfaitement vérifiable je pense.

Quant à Jésus, la cible de ce déchaînement de bêtise – [mais Il a l’habitude depuis plus de 2000 ans, ne pensez-vous pas ?] – il est qualifié de « puto diablo » parce qu’il a multiplié les pains et les poissons pour le peuple « au lieu de travailler avec lui ». Pas de 35H pour le Christ. Il doit travailler même quand Il peut s’en dispenser pour le plus grand bien de tous. De même que les crétins révolutionnaires affirmaient que « la république n’a pas besoin de savants« , nos modernes fêlés-furieux n’ont pas besoin d’un Sauveur généreux et attentif aux besoins des hommes.

Contradiction qui montre le niveau d’imbécillité de ce pauvre Garcia : le Christ est comparé à un terroriste et, comme tel, abreuvé de blasphèmes que je me refuse à reproduire ici. De toute façon tout le spectacle est organisé autour de scènes obscènes et/ou lascives assorties du langage adéquat censé nous offrir le nec plus ultra de l’art de la profanation. Donc, si le Christ est un « terroriste » et condamnable comme tel aux yeux de Garcia, il faut croire que les pharisiens du grand sanhédrin qui le condamnent et les occupants romains qui se chargent de le clouer, représentent le modèle de société qu’il faut protéger. Or, ce sont justement les représentants les plus caricaturaux de cette société de consommation et d’oppression que Garcia entend noyer sous sa scatologie verbeuse et insane !!! Comprenne qui pourra, comme disait Eluard. Pour ma part j’ai dû rater un épisode. Qu’on veuille bien m’expliquer…

Bien sûr, le sommet est atteint pour l’exécution de Jésus où le  « Crucifié » est incarné par une femme [pourquoi pas ? je pense qu’il aurait été plus fort de choisir un transsexuel ou une drag-queen…. mais on n’y aura sans doute pas pensé] qui porte un casque de moto blanc décoré d’une couronne d’épines en noir, le coup de lance au côté  gonflée d’une liasse de billets de banque [j’espère que ce ne sont pas des euros, car c’est mal parti pour cette monnaie actuellement…].

Et l’auteur de souligner : “Je m’autorise … la licence poétique de dire qu’avec un tel passé iconographique, ce qui est normal c’est de violer des petits garçons” sous prétexte que l’iconographie chrétienne est pour lui l’image même de la « terreur et de la barbarie ».

Encore quelqu’un qui « confond la lune avec le doigt qui la montre« . Mais à ce degré zéro de la pensée, il n’est plus utile d’argumenter

Remarquons que, décidément les « petits garçons » obsèdent nos élites artistiques et culturelles. Quand ils ne vont pas les chercher en Tunisie (il y a des habitués de longue date) ou  au Maroc (il y en a d’autres) ils sont obligés de courir en Egypte, en Indonésie ou en Thaïlande, pays assez accueillants à ces délicats esthètes qui tapissaient certainement les premiers rangs du Théâtre du Rond Point.

Venons-en maintenant à l’objet même de cet article dont toute la partie précédente était indispensable pour mieux comprendre la suivante : les corrélations anthropocosmologiques.

La question était celle-ci : y-a-t-il quelque chose dans les thèmes natals des intéressés qui les prédisposent :

  • à choisir de tels sujets : ceux de la haine et de la violence contre les valeurs religieuse et chrétiennes essentiellement ?

  • à utiliser la scatologie et/ou la pornographie pour manifester leurs éructations profanatrices ?

Force nous est de convenir que de telles prédispositions existent bel et bien dans les thèmes de nos « artistes ».

J’ai pu obtenir les dates de naissance (sans les heures malheureusement) de deux de nos protagonistes :

  • Andress SERRANO le photographe inspiré du Piss Christ, exposé et explosé à Avignon. Il es né le 15.08.1950 à New-York (USA)

  • Rodrigo GARCIA l’auteur de Golgota PicNic, né le 240.8.1959 à Bogota (Colombie).

Malgré toutes mes recherches, je n’ai pu découvrir la date de naissance de Romeo CASTELLUCCI. Les biographies consultées indiquent qu’il est né en 1960, sans plus. Donc, je laisserai de personnage hors de mon étude…à moins qu’un lecteur ne soit en mesure de me fournir les données qui me manquent.

Je me bornerai donc à Serrano et Garcia que j’ai choisi de faire naître au lever précis du SOLEIL. J’aurais pu choisir de les faire naître à midi, comme je le fais souvent, mais j’ai préféré la méthode plus traditionnelle du lever du soleil car elle correspond à un événement cosmique précis : l’apparition du SOLEIL, expression de la conscience et de l’identité individuelle, à l’horizon Est, c’est à dire à l’Ascendant.

Je ne procèderai pas à une analyse exhaustive du thème de ces deux personnages comme je l’ai fait pour GALOIS puis, dans une moindre mesure, pour KINSKI. Rien ne le justifie.

En revanche, une bonne lecture des études consacrées à Galois et Kinski vous sera utile pour mieux comprendre les valeurs qui s’attachent à certains symboles antropocosmologiques car elles y sont soigneusement décrites, si bien qu’ici je ne ferai que les évoquer, considérant que le lecteur est en mesure de suivre la démonstration sans que j’aie à revenir à chaque fois sur les corrélations des fonctions/planètes.

Commençons par SERRANO.

  • Son thème se présente sous une conjonction SOLEIL/PLUTON (dérision, profanation, négation, destruction : PLUTON de la lumière et de la vérité : SOLEIL)

Dans le même ordre d’idées nous trouvons une

  • VENUS en CANCER (valeurs affectives et maternelles et, plus largement, valeurs ecclésiales, l’Eglise étant une grande famille) agressées violemment par

  • MARS (violence et destruction) en SCORPION (le signe bivalent vie/mort qui régit à la fois la génitalité, la sexualité et  les fonctions d’excrétion au titre de quoi nous trouvons « la totalité du colon, le rectum, l’anus« [4])

La tendance sadique-anale étant établie, cherchons les corrélations plus précises avec l’urine, puisque c’est le médium utilisé pour profaner le crucifix.

Qui dit urine dit vessie et qui dit vessie dit signe de la VIERGE (filtration – et assimilation sur le plan intestinal…dont elle partage la maîtrise avec le SCORPION comme nous l’avons vu plus haut).

Or, notre photographe ne possède par moins de 3 fonctions/planètes dans le signe de la VIERGE :

  • LUNE (réceptivité, sensibilité, qui gouverne, en astrologie dite médicale « la digestion, l’estomac, les fonctions nutritives…le psychisme »[5]

  • MERCURE, le propre maître de la VIERGE, en relation lui aussi avec « l’équilibre psychique, l’intellect, la respiration »[6]

  • SATURNE (retenue, inhibition, déprime, rigueur, frustration, etc..)

On devine combien ces deux planètes de jeunesse et de vivacité peuvent se trouver « bloquées » par la présence écrasante et déprimante de SATURNE, fonction hyper critique sur le pan mental, et combien les fonctions urinaires peuvent se trouver affectées par ces mêmes dissonances.

  • Remarquons que le trio « urinaire » est opposé à JUPITER (la religion) dans le signe des POISSONS (le mysticisme et la foi).

N’épiloguons pas. Mais de là à penser que le photographe a exprimé quelque chose de très personnel en manifestant au premier degré (sans peut-être les avoir élaborées) ses doutes, ses obsessions et ses difficultés, voire ses pathologies tant du spirituel que du côté sexuel (où l’urinaire semble jouer un grand rôle) il n’y a qu’un pas. Que vous franchirez si vous le souhaitez.

Quoiqu’il en soit de ses problèmes et orientations psychiques ou morales, il est clair qu’elles ne font qu’exprimer son thème sans prise de distance si on en juge par la qualité de l’œuvre photographique exposée à Avignon.

 

Voyons maintenant le thème de Rodrigo GARCIA.

 « Rodrigue, as-tu du cœur ?  » lui a peut-être demandé son père.

Auquel cas, on peut penser qu’il lui aurait répondu :

–  » Si tu n’étais pas mon père, je t’aurais déféqué dessus « 

(j’ai censuré le vrai mot qui m’est venu à l’esprit)

Comme chez SERRANO (quelle surprise !) on trouve un SOLEIL en VIERGE (je n’y reviens pas) flanqué à gauche de PLUTON, toujours en VIERGE (profanation, négation, haine, défécation, etc…) et à droite d’URANUS en LION (provocation, exhibition, excentricité, exhibitionnisme, tendance mégalomaniaque et histrionique…etc…)

Mais, comme cela ne suffit pas, nous trouvons aussi, toujours en VIERGE (le signe intestinal par excellence) une conjonction VENUS/MARS dont on connaît la violence instinctive et les manifestations souvent très « primaires ».

JUPITER en SCORPION qui exalte la puissance créatrice/destructrice et instinctive du signe (pour le meilleur et/ou pour le pire) du signe, soutient MARS en VIERGE et forme avec lui une configuration particulièrement active, volontaire, combative, pour ne pas dire agressive.

Revenons sur la VIERGE où nous trouvons à la fois PLUTON et MARS, ce qui fait  beaucoup.

Barbault écrivait, il y a une cinquantaine d’années dans son excellent : Traité Pratique d’Antrologie :

  • de MARS en VIERGE : « ……La puissance de l’astre est contrainte, refoulée; la violence est rentrée et aboutit aux guerres intestines [intestinales aurait été plus éloquent en l’occurrence] et à l’autodestruction….Le plus souvent cependant, à la faveur de la présence de l’astre, la tendance anale repliée du signe se défoule et donne une tendance SCORPION, d’où des décharges agressives particulièrement violentes (il ne faut pas s’étonner que MARS en VIERGE soit fréquent chez les chefs militaires qui se sont battus, à la dernière guerre notamment). Dés lors, la puissance combative tend à s’affirmer de deux façons :

–                                 soit d’une manière anarchique, impulsive, alambiquée du sadique….

–                                 soit d’une manière disciplinée, lucide, stratégique….. »

  • de PLUTON en VIERGE : « Il tend à « défouler » le signe (qui prend une valeur de SCORPION) ou à rationaliser l’expression de son agressivité« 

Là aussi, est-il  besoin d’insister sur la façon dont l’œuvre rend compte du psychisme de « l’artiste » qui nous balance sa pièce de théâtre comme certains vont déféquer dans le jardin du voisin pour mieux l’humilier, le nier, le mettre « plus bas que terre » ?

Il y a une autre dimension dans Golgota Picnic. En effet, la ténébreuse alliance (dans le contexte) entre le Lion/la Vierge et le Scorpion sous les effets d’Uranus, Mars, Pluton, rend parfaitement compte de la scatologie et de la pornographie.

Mais il y a aussi la dimension « grande bouffe vomitive« .

Regardez le thème et vous verrez qu’elle est parfaitement exprimée par

  • la LUNE en TAUREAU (planète et signe de l’oralité, de la gourmandise, régissant l’estomac et la digestion pour la LUNE, la zone ORL pour le Taureau, dont la bouche, la langue, la gorge….)

  • la LUNE ne se contente pas de se trouver en TAUREAU, mais elle est aussi harmonique à la conjonction très bivalente (dans le contexte) de  VENUS et PLUTON, porteuse (toujours dans le contexte, car elle aurait pu jouer autrement) expressive d’érotisme, de lascivité et de morbidité conduisant à une forme de sensualité destructrice et l’auto-destructrice : la mort par le sexe et/ou la mort par la nourriture et la goinfrerie.

Bref, le thème de GARCIA nous dit « vous crevez de bouffer, vous êtes des porcs mais j’en suis très heureux (Lune au trigone de Vénus) car cela me donne la bonne occasion pour exprimer toutes les cochonneries qui souillent mon âme, en jouant au moraliste. Et ce cynisme est très jouissif pour moi (Lune au trigone de Pluton) ». S’il n’a peut-être pas totalement pas tort sur le fond (7) n’y avait-il pas un moyen plus satisfaisant pour l’exprimer que cette prolifération de souillures subventionnées.

« Peut-être »  me répondra-t-on « mais sans provocation aujourd’hui, on passe inaperçu. Alors il faut bien satisfaire les goûts pervers de ceux qui tiennent l’opinion – et les cordons de la bourse – si on veut croûter en choquant le bourgeois qui, de nos jours, a seul les moyens de se payer un spectacle aussi ignoble en se vantant d’héroïsme culturel« .

Y-a-t-il pire conformisme que cette fausse témérité qui consiste à provoquer, insulter, agresser, ceux là mêmes qui, de toutes façons, ne songeront même pas à réagir tant ils sont conditionnés depuis une quarantaine d’années par toutes les aberrations possibles et imaginables que la clique qui tient la culture en France,  a réussi à leur imposer et qui marque ses opposants du sceau infamant du « fascisme » ou de l' »intégrisme » (comme si l’intégrité était une tare !) ?

Voilà où j’en étais dans un premier temps de ma réflexion. Je n’apercevais encore que la dimension culturelle, morale et intellectuelle de ces spectacles de bas empire. Mais, une idée essayait malgré tout de se faire jour que je n’arrivais pas à saisir.

Et puis, la clarté s’est faite en relisant, dans Dostoïewsky le passage où le starets Zossima (moine et ascète) en train de mourir, met en garde ses frères contre la présence du démon (déjà niée par les esprits éclairés, rationnels et « scientifiques » de son époque) derrière les apparentes meilleures intentions :

« ….Mais en rejetant sur les hommes la faute de sa propre paresse et de son impuissance, on finit par s’associer à l’orgueil de Satan et par murmurer contre Dieu. Or, je pense ceci de l’orgueil satanique : il nous est difficile, ici-bas, de seulement le comprendre et combien il est aisé, par conséquent, de tomber dans l’erreur et de s’y associer, croyant faire quelque chose de grand et de  beau. Au reste, parmi les sentiments et les mouvements les plus forts de notre nature, il en beaucoup que nous ne pourrons comprendre tant que nous serons sur terre, ne te laisse pas séduire [le starets s’adresse à Aliocha le plus jeune Karamazov, le héros du livre] par cela non plus et ne pense pas que cela puisse en quoi que ce soit te servir de justification, car le Juge éternel te demandera compte de ce que tu pouvais comprendre, tu t’en convaincras toi-même, car alors tu verras juste et ne discuteras plus « .

Ainsi, en dépassant ce qui dans les « oeuvres » qui nous sont actuellement proposées, relève de la bêtise, on ne peut pas ne pas découvrir la vanité et l’orgueil. Or qui dit « orgueil » fait appel au plus illustres de ses représentants : Lucifer lui-même et ses multiples avatars (Satan, Belzébuth, Méphisto, j’en passe et des plus répugnants). Et alors je m’aperçus que ce qui m’interpellait dans ces oeuvres sordides qui ne peuvent prêter qu’à rire et à passer son chemin en laissant les « acteurs » et « actrices » à leur déjection et à leurs stupides contorsions, c’était le langage utilisé : le langage ordurier certes, mais surtout le langage de la profanation et de la haine viscérale contre Dieu et qu’on retrouve en d’autres circonstances. Car, en fait, c’est Lui et Lui seul qui est visé à travers le visage, la croix et la passion (raillée) de Son Fils. Or ce langage et les gestes ignobles mis en scène, sont ceux des « possédés ». Et ils apparaissent de manière particulièrement éloquente dans le film sorti en 1973 : « L’Exorciste ». Célèbre entre tous.

Pour un rationaliste de 2011, persuadé que ni Dieu ni diable n’existent et que le monde est décidément totalement enfermé dans une radicale horizontalité, sans transcendance possible, mon interrogation n’aura aucun sens et il ne gagnera rien à aller plus loin dans sa lecture. Tout au plus haussera-t-il les épaules ou m’adressera-t-il un de ces commentaires « bien envoyés » qui ne veulent pas dire grand-chose mais qui soulagent l’agressivité de ceux qui les rédigent.

Mais pour tous ceux qui pensent avec moi que le monde « contient plus de choses que toute [notre] philosophie » comme le dit Hamlet, et qu’il présente avant tout sur une dimension disons surnaturelle ou métaphysique qui se reflète dans le « naturel« , la question que je me suis posée peut apparaître comme recevable.

Si on accepte les phénomènes de « possession » on peut accepter aussi que les puissances inférieures puissent s’exprimer autrement et de manière plus subtile que dans les scènes paroxystiques telles celles de l’Exorciste justement. C’est à dire dans toutes sortes de dimension dont la nature « infernale » (qu’on m’accorde ce mot par simplicité de langage) se dissimule derrière l’apparente vulgarité, voire l’explication rationnelle qui n’est souvent qu’une rationalisation de ce qui est infra humain. Ainsi en est-il de certains criminels, pervers et psychopathes, tueurs en série, etc (je possède une vaste littérature sur le sujet) dont nous ne pouvons comprendre les comportements que si on accepte la dimension du « mal », du mal pur, absolu, (c’est à dire ne dépendant que de lui même) transcendant (n’ayant d’autre cause que lui même) sans aucune explication psychologique, psychanalytique ou psychiatrique qui tienne, et que le mythe chrétien désigne traditionnellement par les mots « enfer » « diable » « démon » « satanisme » par impossibilité de désigner autrement ce dont la nature dépasse notre entendement et dont la Bible et les Evangiles rendent compte à de multiples reprises (mais notre époque « rationnelle » et « scientifique » préfère occulter ces passages dérangeants).

Bref, et sans me lancer dans une démonstration qui dépasserait mes faibles connaissances en la matière, je me suis dit ceci.

Chaque homme va à la rencontre de ce qu’il porte en lui même tant qu’il ne l’a pas clairement identifié et symbolisé d’une façon ou d’une autre.

Si des gens se sont intéressés de si près aux phénomènes de possession qu’ils en ont fait un livre à succès (treize millions d’exemplaires vendus du livre ‘L’Exorciste » et un film éponyme universellement connu) c’est que quelque chose les y prédisposait d’une manière ou d’une autre. Ainsi en est-il sans doute de

  • W.FRIEDKIN, journaliste,  écrivain et scénariste, né le 29.08.1935 – 06.40 – Chicago (Illinois) qui, un jour ayant lu un article relatant le cas d’un jeune garçon possédé, eut l’idée d’en faire un livre. Or, les américains qui lurent cet article furent sans doute des millions. Mais lui seul en éprouva le besoin d’en faire une oeuvre la mena à bien. Pourquoi ??? Y aurait-il un lien avec son thème natal (c’est à dire avec son héritage cosmique) ?

Ainsi en est-il ensuite de :

  • W.P BLATTY, réalisateur du film. Né le 07.01.1928 – 04.00 – New York. Pourquoi s’est-il intéressé à ce livre ? Parce qu’il avait du succès et qu’il espérait en tirer un grand profit ? Sans aucun doute étant donnés les critères du bonheur et de la réussite chez les étatsuniens. Mais n’y avait-il pas autre chose ? De toutes façons, les rapports entre argent, sexe et puissances démoniaques n’est-il pas établi depuis longtemps

« Trève de questions insolubles ! », me suis-dit dit « Montons les thèmes« 

Dans le thème de BLATTY on constate un conflit manifeste entre ce qu’on pourrait appeler les puissances inférieures (violence, destruction, autodestruction, angoisse) exprimées par

  • la conjonction LUNE/PLUTON dans le Cancer (les origines, la vie, l’intériorité) en Maison VIII (analogique au Scorpion et portant à peu près les mêmes valeurs que lui, pour faire simple)

  • opposée à la conjonction SOLEIL/MERCURE : la conscience, la lumière, la clarté, la vie mais aussi le chef, le père, Dieu….

Nous relevons aussi

  • une conjonction MARS/SATURNE (agressivité associée à la frustration et à l’avidité, la violence à la peur et au doute, conflit entre une impulsion « sadique » et un interdit « moral », se traduit souvent par une tendance à une certaine dureté de caractère, à un esprit corrosif, violence refoulée, d’autant plus cruelle qu’elle est froide et calculée)

  • en conflit à JUPITER en POISSONS (parfaite représentation de la dimension généreuse, compatissante, secourable du Dieu des chrétiens).

Restons en là pour ce thème.

On retrouve donc là, la dissonance SOLEIL/PLUTON des thèmes de Garcia et Serrano. Les rapports MARS/JUPITER de Garcia, voire même les dissonances VENUS/MARS du même et de Serrano, puisque Blatty possède une VENUS en Sagittaire, en approche de la conjonction de SATURNE/MARS.

Dans le thème de FRIEDKIN les corrélations sont encore plus intéressantes :

  • une quadruple conjonction SOLEIL – LUNE –NEPTUNE –VENUS -MERCURE en VIERGE

  • opposée à SATURNE (voir les corrélation décrites chez Serrano)

  • en rapport avec MARS (JUPITER) en SCORPION

  • PLUTON seul en Cancer (voir ci-dessus) agressant l’Ascendant et la LUNE dans la VIERGE.

A noter les étroites superpositions entre les positions en VIERGE de Friedkin et celles de Garcia et Serrano.

Coïncidences ? Chacun en jugera.

Mais toutes ces corrélations entre le thème de deux « artistes » qui mettent en scène la profanation et la haine du Christ, et deux créateurs connus essentiellement à travers une œuvre qui dépeint la rage, la fureur, la haine, la bestialité et la vulgarité la plus crue de « la bête » s’exprimant par la bouche d’une jeune fille possédée, ont de quoi faire réfléchir sur les sources d’inspiration des uns et des autres.

Bien cordialement à vous.


[1] Delanoë ne voit dans les protestations chrétiennes à ces spectacles que la marque du fascisme et de l’intégrisme et, comme tels, ils les condamnent. Mais comment expliquer alors, qu’il se soit fendu d’une très officielle lettre d’excuse et de compassion au recteur de la Grande Mosquée de Paris, lorsque certain journal danois publia des caricatures du Prophète qui sont aux spectacles actuels ce que le jus d’orange est aux écoulements putrides ?  On peut parfaitement comprendre que le maire de Paris se sente porté vers l’analité théâtralisée, mais encore ferait-il mieux d’observer en ces matières (…) une prudente réserve avant de glisser dans quelque chose qui le fera tomber dans une fosse à purin.

[2] cf. « La face cachée d’Hitler » du Pr Lothar Machtan, Edition l’Archipel.

[3] Il est évident que ces manifestations violentes et scatologiques de haine visent uniquement et exclusivement le catholicisme (même si on peut entendre une réplique – une seule – d’apparence antisémitique dans la pièce de Garcia) en évitant soigneusement de traiter de la même façon, l’islam ou le judaïsme. Pas fous, les mecs. Ils n’ont pas envie de se retrouver avec ce qui leur tient lieu de cervelle dans la bouche au lieu de le conserver entre les jambes.

[4] Dr Jacques Michaud, en coll, avec Jean Criquet, Traité de médecine antropocosmologique, Ed. Schamans, 4ème trim. 1984, 440 p, p.92)

[5] Sylvie Chermet-Carroy, L’AntropoCosmologie Médicale, Trédaniel/Poche, juillet 2010, 278 p, p.100

[6] Idem, p. 102

[7} De nombreux pays d’Amérique latine ont sombré dans une sorte de monoculture très dangereuse et se sont transformés en « herbages » pour satisfaire au seul élevage du boeuf qui alimentera le marché étatsunien du hamburger dont les habitants s’empiffrent à longueur d’année. L’élevage du boeuf est même la cause première de la déforestation amazonienne dont les causes à venir vont peser lourd sur le climat mondial. Garcia, colombien d’origine, a-t-il voulu dénoncer cet état de fait avec sa débauche de hamburgers avalés et vomis sur scène  ? C’est possible. Mais il est dommage que la forme de son discours en disqualifie l’éventuelle portée politique et sociale.

3 réponses à to “Ventre Saint Gris ! que la m…. est fascinante !”

  • Maxime & Christine D......:

    Bonjour M. Saint Martin,

    Ma femme et moi venons de procéder à l’étude de notre actualisation annuelle avec vous et nous voulions vous dire combien nous avons été étonnés par la précision de votre analyse.
    En effet, nous ne vous avions pas consulté l’an passé, si bien que vos dernières informations remontent à deux ans et cependant, vous avez su décrire, non seulement notre état d’esprit et notre situation actuels, mais notre évolution au cours de ces deux ans, ainsi que les projets et la nouvelle orientation que nous voulons donner à notre vie à partir de 2012.
    On aurait dit que vous aviez vécu auprès de nous au cours de ces deux ans.
    Cela nous a impressionnés et nous avons eu envie de vous le dire.
    A l’année prochaine pour un nouveau bilan, en attendant nous vous souhaitons un très heureux Noël et une très bonne année 2012.
    Bien amicalement à vous.

    Maxime et Christine

  • Que vous n’aimiez ni ne pratiquiez la scatologie, c’est votre droit.
    Que je respecte.
    Et personne ne vous obligera sans doute à pratiquer.
    Mais ne lapider pas ceux qui y trouvent leurs plaisirs, malsains certes, mais plaisirs quand même.
    La vie est trop courte que pour ne pas aller au bout de ses envies, de ses désirs.
    Pour autant que cela ne cause aucun tort à autrui.

    • Cher Monsieur,

      Je crois que vous inversez (sans jeu de mots) les positions.
      Tout en les déplorant, je ne peux que me garder de tout jugement face aux dépravations multiples et variées qui blessent la nature humaine – y compris la mienne – tant que ces dérapages restent individuels et se manifestent dans la sphère de l’intime. Je n’ai ni à juger ni à intervenir. Seulement à essayer de comprendre. Il n’en vas évidemment pas de même en ce qui concerne la morale collective, les comportements sociétaux comme on dit maintenant.
      D’autre part, il m’est impossible d’accorder une quelconque valeur à votre pétition de principe :  » La vie est trop courte que pour ne pas aller au bout de ses envies, de ses désirs « . Je me demande ce que je serais devenu et ce que nous deviendrions tous si nous nous comportions suivant ce degré zéro de l’exigence individuelle. Etre « civilisé » consiste justement à ordonner ses désirs, à discerner ceux qui relèvent de l’expression humaine de notre nature et ceux qui nous ramènent au niveau de la bête. Et même quelquefois pire. Je sais qu’en des temps d’égalitarisme forcené et de défoulement considéré comme art de vivre, ces distinctions apparaîtront comme ringardes pour ceux dont vous vous faites l’avocat, mais ce sont ces distinctions qui nous évitent encore pour un temps de vivre dans la bauge dans laquelle le mercantilisme tout puissant s’efforce de nous faire vivre en nous engageant (comme vous le faites) à « nous faire plaisir » car « nous le valons bien ». Non. Nous valons mieux que de vivre une vie ramenée à la satisfaction des testicules et des sphincter telle que vous semblez, sinon l’apprécier, du moins la justifier.
      Quant à la réserve que vous émettez en fin de message :  » Pour autant que cela ne cause aucun tort à autrui. » elle est entièrement irréaliste. Nos comportement intimes finissent toujours par affecter « autrui » notre famille, nos enfants, nos descendants. La tragédie grecque est entièrement construite sur les dégâts transgénérationnels causés par des personnages qui « sont allés au bout de leur envies ». Pour moi qui pratique intensément le travail transgérationnel il est bien évident que n’écouter que son nombril (pour rester poli) a des conséquences qui dépassent largement le cadre de notre misérable vie individuelle. Misérable lorsque nous n’avons eu d’autre horizon à atteindre que les goguenots, les pissotières et le bordel d’à côté.
      Enfin, vous vous trompez sur la longueur de la vie que vous confondez avec l’existence. Notre vie physique a un terme plus ou moins lointain certes. Notre existence, elle, s’enracine dans l’acte de Création lui-même, elle est donc potentiellement et essentiellement éternelle, à condition justement que nous sachions la hisser au-dessus de son expression matérielle et jouisseuse telle que vous l’envisagez.
      Pour terminer, je préciserai que si je prends aussi vigoureusement partie contre les « plaisirs malsains » que vous évoquez, c’est uniquement du fait que de « malsains » on s’efforce désormais de nous les présenter comme « normaux » et même comme « souhaitables » et que nous sommes désormais passibles des foudres de la loi lorsque nous contestons la valorisation et la promotion de comportements que toutes les époques de l’Histoire ont flétri de noms divers.
      De même qu’Alphonse Allais disait de la peine de mort  » que messieurs les assassins commencent » je dirais des perversions, inversions et transgressions mises à l’honneur et encouragées par la loi désormais :  » si vous ne voulez pas qu’on dénonce vos pratiques, commencez à les garder pour vous et ne nous en imposez pas le spectacle et la promotion »
      Bien à vous

      LSM

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