Je m’apprêtais à consacrer une série d’études sur la « Présidentielle 2012 » en France et sur les principaux « présidentiables » français – avant de passer à celle des USA quand la Convention républicaine aura choisi son représentant. Je me suis livré à ce petit exercice en de nombreuses reprises dans le passé. Par simple jeu et souci de mettre à l’épreuve, autant que faire se peut, cet outil prévisionnel exceptionnel que constitue l’AnthropoCosmologie.

On se souviendra de mes prévisions parfaitement vérifiées pour les élections présidentielles américaines concernant G.W Bush Jr – pour les Municipales de Paris – pour le résultat du Référendum sur la « Constitution européenne » et surtout bien sûr, sur la présidentielle française de 1995 (cf ma correspondance avec J. Chirac publiée sur le site) et celle de 2007 (pas de correspondance avec N Sarkozy dont je me demande toujours si je dois lui écrire en français (il est né chez nous), en hongrois (papa) en grec ou en yiddish (maman) ou en volapûk, cette langue que De Gaulle estimait devoir être celle des « agités » de l’Europe. Surtout si on y fait entrer la Turquie, comme s’y efforce ardemment notre cher président tout en affirmant le contraire en toute occasion.

Bref, j’hésitais un peu car les « présidentiables » chez nous sont si nombreux que j’en étais fatigué d’avance. D’autant que la rédaction de mes cours en ligne, plus quelques autres travaux de grand intérêt pour moi (sans parler des consultations) me prennent toujours beaucoup de temps.

Mais surtout il y avait une 2ème raison pour contribuer à me faire repousser ce long travail un peu fastidieux. Cette raison tenait en quelques mots : « les jeux étaient faits d’avance ! ». Ou du moins je le soupçonnais fortement.

Pourquoi ?

Pour une raison anthropocosmologique simple mais efficace : lors d’une élection, quelle qu’elle soit, si un des candidats bénéficie pendant tout ou partie de sa campagne et au moment de l’élection elle même, d’une de ces configurations royales qu’on relève souvent dans l’histoire des élections de notre pays et qui symbolisent l’accès au pouvoir : conjonction ou autre puissant aspect JUPITER/SOLEIL ou NEPTUNE/SOLEIL, voire URANUS/SOLEIL, plus quelques aspects secondaire en soutien, ce n’est pas tellement la peine de s’intéresser aux autres candidats, surtout si ces configurations activent ou reproduisent des aspects déjà présents dans le thème natal. Sauf catastrophe naturelle, invasion martienne ou déclaration de guerre par Monaco, « les jeux sont faits » et l’élection n’est plus qu’une formalité.

Prenons une comparaison pour mieux nous faire comprendre (avec toutes les limites de la comparaison bien sûr) : un poste de haute responsabilité est ouvert à la candidature de personnes possédant un certain nombre de qualifications, de diplômes et d’expériences professionnelles. Une dizaine de personnes se présentent qui possèdent toutes ces qualifications nécessaires. Cependant, parmi les critères demandés,   il y en a un assez déterminant : savoir parler plusieurs langues (tous les candidats les parlent plus ou moins bien) et surtout le Russe. Or, le ou la candidat(e) N° 3 est née en Russie, y a passé son enfance, parle le Russe couramment et quotidiennement chez elle. Elle passe toujours ses vacances dans la branche de sa famille restée en Russie; elle y a développé un tissu de relations assez vaste, notamment  au sein des milieux touchant à la profession visée par sa candidature…..

Il n’est pas difficile de deviner qui emportera le poste, toutes qualifications étant sensiblement égales par ailleurs. Le Russe, chez cette personne, équivaut aux aspects « royaux » revivifiés que j’évoquais ci-dessus.

C’est en particulier ce qui se passe – généralement – pour un candidat politique qui possède :

  • une relation forte entre Jupiter et le Soleil dans son thème natal et qui se présente à une élection. Jupiter et Soleil, avec Uranus et Saturne à un moindre degré me paraissent déterminants en ces circonstances. Très sommairement Jupiter et Soleil étant les symboles de la « représentation » et de l’autorité – Uranus, celui du primat idéologique, et Saturne celui de la responsabilité et du service de l’Etat

  • et qui se présente justement au moment où Jupiter céleste (qui désigne la position de Jupiter au moment des faits : l’élection en l’occurrence) renouvelle l’aspect qu’il formait dès le départ avec le Soleil natal. Il y a alors ce que dans notre jargon professionnel nous appelons :

  • un Transit Personnel : Jupiter repasse sur les mêmes positions que dans le thème natal.

Et quelquefois une :

  • Répétition d’Aspect : celle-ci renouvelle la relation existant entre deux personnages du même thème, d’une façon ou d’une autre. Ex: quelqu’un naît avec un trigone Jupiter/Pluton. A chaque fois que se forme une nouvelle conjonction Jupiter/Pluton (environ tous les douze ans) il y a « répétition d’aspect » dans le thème de la personne considérée. Où que se forme cette nouvelle conjonction et même s’il n’y a pas véritablement un « transit » sur les positions individuelles du sujet. Comme on le conçoit la répétition d’aspect est moins puissante que le transit personnel. Mais :

Lorsqu’il y a à la fois « Transit Personnel » et « Répétition d’Aspect » on se doute qu’on est devant un moment clé du parcours du sujet.

On se souviendra sans doute que J. Chirac, en 1995, bénéficiait des transits suivants :

  • JUPITER évoluant entre 15° et 5° du SAGITTAIRE, c’est à dire sur le SOLEIL (7°) et le MC (12°) du candidat

  • URANUS transitant précisément SATURNE sur le 1er degré du VERSEAU.

  • MARS, transitant le Lion durant Avril/Mai au trigone de tout l’amas sagittaire et d’URANUS en LION

Or, si on considère son thème natal on s’aperçoit qu’aucun de ces « transits » n’est « personnel » et qu’il n’y a aucune « répétition d’aspect » si on excepte le carré natal de Jupiter au MC. Ce qui n’a pas empêché J. Chirac d’être élu, ces configurations étant, de toute façon, plus déterminantes que celles dont bénéficiaient ses adversaires directs:

  • · E. Balladur, « l’ami de trente ans »

  • · L. Jospin le trotskyste reconverti

  • · et les autres…..

Or, pour 2012, à première vue et sous réserve que j’aie pu examiner tous les thèmes des « prétendants » (ce qui n’est pas encore fait) :

  • Un seul personnage politique présentait cette double et prometteuse particularité de bénéficier à la fois de « transits personnels » et de « répétition d’aspect »

  • Un seul voyait JUPITER arriver successivement et fougueusement sur MARS en Bélier (courant mai 2011) puis s’installer pour plusieurs mois (jusqu’en mai 2012 pour le 2ème tour de l’élection présidentielle) sur la très belle conjonction SOLEIL/VENUS et même MERCURE qu’il possède en TAUREAU.

  • Un seul voyait se former un puissant « transit personnel » puisque dans son thème natal le SOLEIL en TAUREAU est déjà en relation (un carré, figure très dynamique)  avec JUPITER en LION

  • Un seul bénéficiait d’une « répétition d’aspect » lorsque le SOLEIL entrera en conjonction à JUPITER, très exactement le 13 mai[1] 2012 le jour même du 2ème tour !!!

Et ce très chanceux bénéficiaire n’était autre que

Dominique STRAUSS-KAHN soi-même.

Et ce n’était pas tout.

L’année de l’élection

  • · URANUS transitait le Milieu du Ciel (MC) de DSK tout près du  9ème degré du BELIER, imprimant à son itinéraire un de ses tournants majeurs et un rendez-vous avec la destinée (quelle qu’elle soit) comme il y en a peu dans une existence.

  • NEPTUNE, autre déclencheur d’envergure, flirtait de très près avec le SOLEIL natal par sextile à partir de son domicile des POISSONS

  • · KIRON (le guide des centaures…mauvais esprits s’abstenir !) transitait, lui aussi à partir des POISSONS, au sextile de la conjonction SOLEIL/VENUS natale.

  • · MARS, symbole de force et de combattivité,  redémarrait en Avril/Mai 2012  – à 5° VIERGE – exactement au trigone de la conjonction SOLEIL/VENUS.

  • · PLUTON, fort propice aux relations de pouvoir, notamment financier, transitait lui aussi, à partir du CAPRICORNE (entre 7° et 9°) très précisément au trigone de SOLEIL/VENUS….et conséquemment au carré du MC, accentuant l’aspect de « rencontre avec le destin » suggéré par ce festival inter-planétaire.

Notons aussi, qu’au moment décisif de la campagne (Mars et Avril 2012) ce grand communicateur de MERCURE s’arrangeait pour rétrograder longuement tout près du MC et dans la Maison IX (celle des activités politiques) de notre cher DSK. Probablement plus en verve que jamais pour dire et faire dire (les médias ont pour lui les yeux de Chimène) à chacun d’entre nous ce qu’il aurait envie d’entendre à ce moment là.

Résumons :

–       SOLEIL et VENUS – probablement les deux symboles majeurs du thème par leur symbolisme même et par leur maîtrise sur l’Asc et sur le SOLEIL natal – recevaient

  • Une conjonction directe de JUPITER

  • Un trigone de PLUTON

  • Un sextile de NEPTUNE

  • Un trigone de MARS

  • Un demi-sextile d’URANUS

–       Le MILIEU DU CIEL, point sensible concernant la destinée et la position sociale recevait, lui :

  • Un transit direct d’URANUS

  • Un carré de PLUTON

  • Un demi-sextile de KIRON (ou Chiron, comme on veut)

  • Un quinconce (150°) de MARS

  • Une conjonction de MERCURE

Le tout au moment de l’élection présidentielle à laquelle, prétendait-on, DSK se préparait sans encore le dire………

Je m’apprêtais donc à rendre compte de ces observations sans grand enthousiasme (ni politique, ni anthropocosmologique) lorsque soudain, le 14 mai au soir[2], la nouvelle est tombée : DSK était mis au trou.

On peut aisément imaginer sa tête. D’ailleurs on n’a pas à l’imaginer, elle nous a été montrée complaisamment par toutes les chaînes de télé réunies comme un vol de charognards sur une carcasse de buffle en plein désert.

Mais on ne pourra jamais imaginer la mienne…ce qui, je vous l’accorde, n’a pas grande importance au regard de l’histoire et de l’Histoire.

Qu’est ce qui avait bien pu venir dérégler, voire détruire, une horloge si bien réglée que l’élection du personnage paraissait déjà scellée avant même que celui-ci eût eu le temps de déclarer sa candidature ?

Et de me précipiter sur mes éphémérides!

Que se passait-il dans le thème de DSK en ce funeste 14 mai 2011 (401ème anniversaire de l’assassinat de Henri IV, je le rappelle pour les amateurs de « synchronicité »).

Je notais les mouvements suivants, très édifiants.

Passage direct de

–       MERCURE sur MARS (entraînant généralement excitation nerveuse, disputes, polémiques, envol de noms d’oiseaux, voire quelques gifles et plus si affinités)

–       VENUS elle aussi passait sur MARS (quelle coïncidence !) constituant ce que Barbault appelle la « constellation spécifique de la nature amoureuse [contribuant] à donner d’intenses élans amoureux« [3]. Tout dépend de ce que ce pudique Capricorne de Barbault entend par « élans ».

Mais ce n’était pas tout car :

–             MARS approchait dangereusement du SOLEIL (avec qui il forme déjà une conjonction plus qu’explosive à la naissance). Tandis que :

–             JUPITER, lui, transitait exactement MARS natal (de l’oxygène sur un brasier – de l’huile sur une cuve de mazout en flammes)  !!!!

–             URANUS, quant à lui – ainsi que je crois l’avoir indiqué dans mon précédent article – arrivait pile au carré de la LUNE et déclenchait « symboliquement » dans la sensibilité du sujet une de ces hautes marées émotionnelles qu’il n’est pas prêt d’oublier (aspect souvent typique de la crise d’hystérie).

Que cette décharge nerveuse soit

  • à l’origine de la pulsion qui l’a supposément jeté sur la femme de ménage – avec consentement réciproque ou sans (comme elle le prétend) – on peut être certain que ce fut chaud et impulsif !

  • ou de celle qu’il a dû vivre en se retrouvant arrêté dans un avion sous le regard de dizaines de passagers  médusés, puis menotté, emmené comme le premier trafiquant de crack venu, présenté à un attorney et mis en garde à vue dans la cellule puante d’un commissariat de quartier.

Dans les deux cas on peut être certain que la tension artérielle de DSK et les décharges d’adrénaline (je ne sais si cela va ensemble car je ne suis pas médecin) ont dû atteindre des records du côté de la maximale en cette journée fatidique du 14 mai 2011.

En résumé, la période de mai, et singulièrement la journée du 14, étaient lourdement hypothéquées par la reviviscence des dispositions passionnelles extrêmes révélées par le thème natal et que j’ai analysées dans le précédent article. On ne peut pas ne pas en conclure que cette journée présentait les possibilités d’une situation exceptionnelle  et particulièrement traumatisante dont pourtant un esprit averti (par l’AnthropoCosmologie par exemple) eut pu venir à bout.

C’est pourquoi d’ailleurs, certains de mes consultants tiennent à procéder à l’étude régulière de leurs Révolutions Lunaires (prévisions sur environ 28 jours au retour régulier de la LUNE sur sa position natale) ce qui leur permet de pointer les périodes les plus inquiétantes ou les plus prometteuses – et surtout de savoir quelle attitude adopter ou ne pas adopter – pendant cette période très courte, au sein d’une période plus vaste (les transits annuels, la révolution solaire, les progressions, etc….)

J’en étais donc là de mes observations au matin du 15 mai et les jours suivants.

Et je me disais : qu’est ce qui peut faire qu’une période qui s’avérait tellement prometteuse et brillante pour le personnage (et pour tous ceux qui appartiendraient au même thème natal bien sûr, mais dans leurs domaines propres) peut, d’un seul coup d’un seul (n’y voyez aucune allusion égrillarde) sombrer dans la honte, l’opprobre, le déshonneur et le malheur ?

Jusqu’au moment où une petite voix me dit :

–                     « mais regarde mieux le thème donc au lieu de te battre les flancs ! JUPITER est encore en BELIER et il n’a pas encore produit ce qu’il est censé produire quand il transitera à l’aplomb du SOLEIL, puis de VENUS, puis de MERCURE pendant des mois…! »

–                     « Bof ! » répondis-je à la petite voix « les aspects jupitériens exaltent, mettent en lumière, créent optimisme et confiance en soi, conditions indispensables au succès, c’est pourquoi on les associe à la réussite. Mais ils peuvent aussi conduire à une appréciation erronée de la réalité : exagérer les facteurs de valorisation personnelle et d’estime de soi, la mégalomanie en quelque sorte, et effacer les signes de prudence, de mesure et de contact avec la réalité qu’on refuse de prendre en compte. Tout le monde sait que la roche tarpéienne se trouve près du capitole. C’est ce qui sera arrivé à DSK : il se sera cru invincible et intouchable, il se sera abandonné à ses démons intimes (qu’il connaissait parfaitement  d’ailleurs) et il se sera pris le pied dans le tapis. Quant aux aspects de rayonnement, de mise en lumière et de grande notoriété liés aux différents mouvements que j’ai soigneusement pointés dans son thème, ils sont certainement liés à ce procès retentissant dont il sera la vedette et qui fera couler beaucoup d’encre et de salive pendant des mois. Procès qui va bouleverser l’élection présidentielle française et qui, au-delà, va interroger la morale publique en mettant notre société face à sa propre hypocrisie : distribuer le pass conception dans nos écoles et collèges, garder des pédophiles avérés et avoués dans des postes de haute responsabilité éducative et culturelle, enseigner une théorie aussi absurde que le « gender » sous le prétexte parfaitement fallacieux de scientificité en fait porteuse de toutes les dérives imaginables, vouloir marier des hommes entre eux et des femmes entre elles, vouloir légaliser les drogues dures et douces, l’euthanasie et la recherche sur les embryons, après avoir légalisé et encouragé l’avortement, est autrement plus digne d’indignation pour qui est né avant 1968, qu’un homme politique sautant sur la femme de chambre, ce qui doit arriver bien plus souvent qu’on ne croit et que ces pauvres femmes osent l’avouer.

–                     D’ailleurs nos « Très Chrétiens », ceux qui firent cette France que le régime actuel est en train de défaire, nos rois « Sergents de Dieu » et « Lieutenants du Christ » ne nous ont-ils pas donné l’exemple avec leurs cortèges de « favorites » voire de « favoris » avec Henri III et Louis   XIII ? Même si la lignée s’illustre et se termine par deux saints : Louis IX et Louis XVI – dont il existe un dossier de béatification au Vatican depuis belle lurette – nous ne pouvons pas jouer les bégueules sans nous couvrir de ridicule.

Voilà ce que mes voix (rien à voir avec Jeanne d’Arc)  me disaient, prêchant le pour et le contre, tant les événements me paraissaient contradictoires : promesse de gloire d’un côté, mise au pilori de l’autre.

Mais en fait, anthropocosmologiquement la question était celle-ci : les aspects les plus puissants n’ayant pas encore commencé à « donner’ » se pourrait-il que cette mise au pilori fût suivie d’une sorte de renaissance ou de réhabilitation lorsque Jupiter commencerait vraiment son travail dans le thème ?

« Voilà une question qu’elle est bonne » me soufflait Coluche à qui ne j’avais rien demandé…

Et l’Histoire, elle, offrait-elle l’exemple d’un tel renversement ?

Je me souvins alors du poème de Hugo consacré à Mazepa, ce nobliau polonais, attaché nu sur un cheval (pour avoir séduit l’épouse d’un noble polonais et surpris en pleine activité), mille fois exposé à la mort, sauvé par des paysans et devenu hetman (chef) des cosaques puis prince d’Ukraine grâce à son courage et à son intelligence…..

Je ne résiste pas au plaisir de vous en offrir les dernières strophes :

Ainsi, lorsqu’un mortel, sur qui son dieu s’étale

S’est vu lier vivant sur ta croupe fatale,

Génie, ardent coursier,

En vain il lutte, hélas ! tu bondis, tu l’emportes

Hors du monde réel, dont tu brises les portes

Avec tes pieds d’acier !

…………..

Les six lunes d’Herschel, l’anneau du vieux Saturne,

Le pôle, arrondissant une aurore nocturne

Sur son front boréal,

Il voit tout ; et pour lui ton vol, que rien ne lasse,

De ce monde sans borne à chaque instant déplace

L’horizon idéal.

Qui peut savoir, hormis les démons et les anges,

Ce qu’il souffre à te suivre, et quels éclairs étranges

A ses yeux reluiront,

Comme il sera brûlé d’ardentes étincelles,

Hélas ! et dans la nuit combien de froides ailes

Viendront battre son front ?

Il crie épouvanté, tu poursuis implacable.

Pâle, épuisé, béant, sous ton vol qui l’accable

Il ploie avec effroi ;

Chaque pas que tu fais semble creuser sa tombe.

Enfin le terme arrive… il court, il vole, il tombe,

Et se relève roi !

Comme vous le constatez on a encore affaire à une histoire de sexe et de stupre à l’origine d’une destinée fabuleuse : « il se relève roi ! »

Certes, on aurait bien du mal à relever un quelconque romantisme épique dans l’histoire de DSK, mais plutôt une sorte de progression dans le périlleux exercice de ces « turpitudes » que dénonçait le chef de l’Etat il y a peu et qui semblait là s’exprimer en expert. De l’aimable verrat apprécié des chaudes nuits où se vautre l’élite parisienne du fric et de la politique, au phacochère turgescent d’un palace américain décrit par la femme de chambre, en passant par la matois matou subornant une de ses collaboratrices du FMI, certes l’escalade dans le défoulement est évidente et on se demande où elle aurait pu aboutir…

Mais de là à établir une comparaison avec Mazepa, l’amant malheureux d’une noble Polonaise, devenu prince des cosaques et de l’Ukraine après avoir échappé à la mort par son courage et son intelligence (mais, il ne faut pas l’oublier, mort misérablement en exil  après avoir régné)  il y a un pas que je n’osais franchir.

DSK allait-il sinon se relever nu de son cheval (vision surréaliste, sauf sans doute pour Anne dite Sinclair qui a pour lui les yeux de Guenièvre et les ressources de Crésus)  du moins sortir de sa résidence surveillée pour devenir président de ceux de ces Français qui semblent avoir jeté aux orties depuis longtemps leur sens de l’honneur et du ridicule. Quant à leur bon sens tout court….

Bien sûr, dans cette affaire je ne me prononçais pas sur le fond.

L’AnthropoCosmologie ne peut nous dire si oui ou non DSK est coupable de viol.

Je m’étais donc contenté de me demander, dans mon premier article, si un tel fait était possible et pouvait se justifier de manière anthropocosmologique.

A n’en pas douter, pour moi, la réponse est oui.

De plus, que l’épisode sordide fût entièrement inventé paraissait impossible puisque des traces très nettes de sperme ont été relevées et sur la robe de la jeune femme et sur le tapis de la chambre. Sans parler des griffures sur la poitrine.

Mais quelle interprétation donner à ces éléments matériels ?

Deux solutions se présentaient :

–                     le viol pur et simple. Encore fallait-il le démontrer.

–                     le rapport librement consenti. Plus facile à établir bien sûr.

Dans le premier cas la « machination » paraissait peu probable. Tout au plus pouvait-on penser – à la lumière des révélations récentes concernant une jeune femme qui semble ne plus rien avoir du tout d’une oie blanche (ou noire) – que celle-ci avait voulu essayer de retourner la situation à son profit.

Dans le deuxième cas les choses s’avéraient plus banales mais plus complexes :

–                     la jeune femme pensait tirer le maximum en prétendant avoir été victime d’un viol après avoir pris soin de laisser les traces indispensables.

–                     la jeune femme avait été manipulée pour faire tomber DSK…comme on avait « trafiqué » les listes de clearstream (je suis étonné que personne n’ait encore fait le rapprochement….ça viendra sans doute). Simplement les manipulateurs et les manipulés ne sont pas les mêmes; ou pas à la même place.

Je tournais donc ces hypothèses  dans ma pauvre cervelle d’Anthropocosmologue impénitent attendant avec quelque impatience l’arrivée de JUPITER sur les positions stratégiques que j’ai signalées plus haut.

Et mes impatiences furent récompensées (comme on peut le lire dans les bons auteurs).

Au moment même où JUPITER passait de 04°46 à 04°56 du TAUREAU, c’est à dire très exactement sur le SOLEIL de DSK situé à 04°52 de ce même TAUREAU, on apprenait que l’oie blanche (ou noire) avait menti sur des points si importants (et que vous connaissez aussi bien que moi) que l’accusation – pourtant fort engagée dans ce procès – décidait de lever l’emprisonnement privé qui pesait sur DSK. Et le doute sur la version de la femme de chambre s’alimentait d’une telle accumulation de révélations (dont les paroles imprudentes prononcées au téléphone dans une conversation avec celui qui s’avère être son 2ème mari alors qu’elle prétendait être veuve) qu’on se demande si toute l’accusation ne sera pas abandonnée et, DSK blanchi (c’est bien le moins quand on a été piégé par une oie blanche ou noire) des faits qui lui sont reprochés.

Or, ne l’oublions pas, cet « effet » de renaissance jupitérienne ne fait que commencer puisque le dit JUPITER va s’installer sur les positions stratégiques de DSK jusqu’en Avril 2012.

Comme vous le savez, sur le plan judiciaire, trois cas vont se présenter:

–                     Un certain  nombre de chefs d’accusation seront abandonnés et l’accusation, ne pouvant prouver l’agression et la séquestration, mais tenant bon sur le viol voudra négocier une peine adoucie.

–                     L’accusation se trouvera tellement affaiblie par les faits mis en lumière par la défense, qu’elle abandonnera, comme je l’évoquais plus haut, tous les chefs d’accusation et le prévenu est relaxé….avec les excuses de l’Attorney  général je suppose.

Seule la seconde hypothèse est pleinement envisageable pour DSK.

Il ne peut que refuser tout accord qui ne le blanchit pas totalement et intégralement. Sa survie sociale (et pas seulement politique) est à ce prix. Etre condamné à cinq ans, même avec sursis, est aussi infamant que les soixante douze ans annoncés au début de l’affaire. Et, dans les deux cas, il n’existe plus.

–                    Reste donc la3ème hypothèse :

L’accusation, même adoucie, n’étant pas totalement abandonnée, DSK décide d’aller au procès, seul moyen qui lui reste pour sauver la face et la situation. C’est une solution bâtarde car, même s’il sort du procès blanchi par le jury (et grâce aux très bons aspects planétaires dont il bénéficie actuellement) il restera toujours un doute dans l’esprit de chacun. Un doute qui s’exprimera de la sorte : si le procureur n’a pas abandonné l’accusation c’est qu’il disposait d’atouts véritables contre DSK et le jury, en définitive, ne l’a relaxé, comme il le fait souvent aux USA,  que sous le bénéfice du doute et grâce à l’art consommé de ses avocats. Comme ce fut le cas pour O.J Simson.

Dans les cas 1 et 3 je vois mal DSK rebondir et se présenter à la présidentielle.

Dans le 2ème, en revanche, tous les espoirs lui sont permis et on peut faire confiance à son équipe de communication pour en faire une sorte de sainte Blandine jetée dans la fosse aux lions.

A ce moment là, et sachant combien on peut retourner un mouvement d’opinion en son contraire, et que le retournement est d’autant plus fort que le mouvement premier fut plus passionné, tous les espoirs lui sont permis.

Et je ne doute pas que, dans ce cas, les puissants aspects que j’ai relevés, ceux de Jupiter et les autres, ne puissent l’amener à se présenter, toute honte bue [4], et ne contribuent à l’installer dans ce palais que Louis XV fit construire pour sa favorite : Jeanne Poisson, dite marquise de Pompadour. Or, le bon sens populaire ne dit-il pas que « la caque sent toujours le poisson » ?

A bientôt pour examiner le thème des principaux autres concurrents.

Louis SAINT MARTIN


[1] Le 13 mai n’est pas une date de très bon augure dans notre Histoire. Le 13 mai 1958 démarra la forfaiture gaulliste – le 13 mai 1968, le défoulement « révolutionnaire » – le 13 mai 1981 l’attentat contre Jean Paul II par les bons soins du KGB. De quoi on peut rapprocher le 14 mai 1610 l’assassinat du bon roi Henri IV – le 10 mai 1774 la mort de Louis XV, un peu trop tôt pour qu’il puisse continuer son œuvre de réforme et éviter les horreurs de la révolution  – le 10 mai 1981 élection de Machiavel à la présidence et plongée du pays vers les abîmes de la démagogie – et, bien entendu, n’oublions pas que c’est la mort de Georges Pompidou (02.04.1974) qui amena à fixer la date de l’élection présidentielle autour de la mi-mai. V. Giscard dit d’Estaing fut élu le 19 mai 1974 et installa cette espèce de libéralisme mou et de « lissage » des problèmes qui entama la lente décadence du pays, accélérée par ses successeurs. La date de notre élection présidentielle dans un mois qui ne nous est pas très favorable aux regards de l’Histoire,  est donc liée à la mort d’un président dans l’exercice de ses fonctions…. »Il ne faut pas être superstitieux, ça porte malheur ! » disait Sacha Guitry. Mais on peut quand même s’interroger…

[2] Cf la note précédente !

[3] Là encore, la comparaison avec Henri IV – l’homme aux 64 maîtresses ai-je entendu dire dans une émission historique – s’impose. Outre les enragés catholiques et protestants qu’il avait tellement contrariés par sa politique de réconciliation religieuse, Henri IV s’était attiré de puissantes inimités dans les pays allemands (autrefois ses alliés) qu’il projetait d’envahir pour « récupérer » une jeune beauté dont il  était follement épris. Non seulement le mari de la belle complotait contre lui, mais, en plus, les princes allemands concernés avaient envoyé un groupe de tueurs qu’on vit circuler dans le sillage du carrosse royal le jour fatal…et qui furent devancés dans leur tâche par ce nigaud de Ravaillac qui leur ôta le pain de la bouche, si je puis dire.

Dans le premier cas c’est la mort et la vacance du règne pour un grand roi trop dépendant de la pression de ses gonades – dans le second l’échec d’une carrière prestigieuse et prometteuse, pour des raisons semblables mais traduites de manière infiniment plus sordides.

N’y a-t-il pas une leçon philosophique et politique à tirer de tout cela  ? L’héroîsme, la gloire et la mort entraînés par l’amour chez Mazepa et Henri IV – la trivialité et la vulgarité chez ce tiroir-caisse ambulant perfectionné que se borne à être Dominique Strauss-Kahn.

[4] Car sauter une femme de chambre, même reconnue consentante et perverse, en proclamant son amour intact pour une épouse compte-en-banque cocufiée de multiples façons, n’est pas très reluisant.

4 réponses à to “LA PRESIDENTIELLE 1 – DSK entre Soubrette et Marianne…”

  • Jérôme R.:

    A n’en pas douter, votre site et votre façon de traiter d’astrologie (même si vous l’appelez autrement, ce que je comprends fort bien) ont de quoi surprendre et intéresser.
    J’attends la suite…..pour aller faire un tour du côté de vos cours…et plus si affinités.
    Bonne continuation

    J.R

    • Merci pour votre commentaire, somme toute très encourageant, cher Monsieur.
      J’espère réussir à continuer à vous surprendre et vous intéresser. Quant au « plus si affinités » il va de soi que même s’ils se déroulent sur la « toile » nos ébats ne sauraient concerner que dame anthropocosmologie….
      Bien à vous.

      LSM

      • Rolland:

        Site très riche et toujours passionnant.

        • Merci pour ce commentaire chère Elisabeth et félicitations pour cette nomination comme professeur de Lettres Classiques au tout nouveau Lycée de X…..que vous m’annoncez dans un courriel personnel. On dirait vraiment que ce Lycée a été créé pour vous.
          J’essaierai de continuer à vous intéresser dans la suite de ce site où je compte pouvoir écrire tout ce qui dort dans mes fiches, notes et dossiers, et qui normalement, ressortirait d’un travail de publication dans une revue « d’Astrologie » qui reste à inventer.
          Bien cordialement à vous et à M….

          Louis

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