Bon ! Vous êtes au courant comme moi de l’invraisemblable histoire qui nous tombe sur la tête concernant les mœurs de satyre attribuées à DSK !

Personne n’ose vraiment nier les faits tant le passé du personnage les rend plausibles. Mais, les plus inspirés, les expliquent par un piège dans lequel ce pauvre homme serait tombé.

Sans nous expliquer en quoi consiste ce « piège » !

Comment un piège pourrait-il pousser un homme à sauter sur la femme de chambre d’un hôtel quelconque ? Surtout un homme qualifié d’intelligent par tous ceux qui le connaissent (au moins en matière financière) et âgé de 62 ans, donc un vieux cheval de retour en politique, rompu à déjouer toutes les chausse-trappes dans lesquelles on voudrait (et on a certainement voulu) le voir tomber, je suppose.

A-t-on mélangé à son whisky un filtre composé d’un quart d’ailes de cantharides, un quart de yohimbine, un quart de gingembre  et un quart de poivre rouge sans qu’il s’en soit aperçu ?

Aurait-il été sujet à une vision – type saint Antoine – provoquée par quelque champignon hallucinogène, habilement administré, qui lui aurait fait prendre la femme de chambre pour Salomé dansant pour lui la danse des sept voiles ?

Bref, aurait-il fumé la moquette contraint et forcé avant de surgir tout nu (horrible vision si on en juge par ce qu’on voit quand il est habillé) de la salle de bains tel Priape devant Hestia ?

Un peu de pertinence svp ! Quel piège peut-il pousser un homme d’âge rassis menant une carrière internationale où l’extrême prudence est de rigueur, à se jeter sur une femme ? Je n’en connais aucun. Sauf à considérer que le « piège » consistait à mettre une jolie femme (je suppose qu’elle l’était) sur son chemin…ce qui induit immédiatement qu’on savait comment il allait se comporter. Ce qui fait ipso facto de DSK le complice actif et volontaire du piège qui lui a été tendu.

Je me demande si nous aurions les mêmes réactions incrédules de notre classe politique en général, réactions qui donnent l’impression que c’est lui la victime et non la personne qu’il a agressée, si c’était J.M Le Pen qui s’était trouvé dans cette chambre d’hôtel, ou Silvio Berlusconi, José Maria Aznar, David Cameron ou quelque autre leader politique qui n’appartînt ni à la gauche-caviar, ni à la super-technocratie mondialiste ni à la « communauté ».

Bref. La justice passera et j’ai bien l’impression qu’il faut nous attendre à un certain nombre de rebondissements si certaines personnes qui disent avoir été elles mêmes agressées dans le passé, se décident à porter plainte ou à témoigner.

En attendant la question que nous voudrions nous poser ici n’est pas celle de la culpabilité de DSK. Cela ne nous concerne pas et ne nous intéresse pas. La dégradation de nos mœurs, de nos valeurs et la médiocrité de nos « élites » autoproclamées est telle depuis une quarantaine d’années que cette nouvelle péripétie – qui intervient après la pédophilie avérée de tel ministre (souvenez vous de l’affaire du pasteur Doucey), le tourisme sexuel en Thaïlande avoué et apprécié d’un autre, le mépris de lois de la vie et des valeurs familiales de la plupart, de gauche à droite – ne nous surprend pas outre mesure.

Non, la question que nous nous posons est celle-ci : le thème natal de DSK le prédispose-t-il à manifester les comportements qui lui sont reprochés.

Rien de ce que nous vivons, de ce que nous expérimentons, manifestons ou réalisons, n’échappe à notre thème. Rien de ce que nous sommes, en fait. A charge pour nous d’inscrire les schémas de comportements indiqués dans les plus hauts registres possibles. Cela fait partie de notre destinée et de notre dignité d’être humains que de nous élever au-dessus des conditionnements cosmiques jugés « problématiques » et même de leur donner un contenu positif (comme y est arrivé, par exemple, saint Augustin qui possédait une libido des plus turbulentes et un thème qui ne l’était pas moins bien sûr, pour ne prendre que cet exemple)

Regardons ce thème. Il est bâti tout en forces et en violence (généralement contenue)

Une triple conjonction Soleil-Vénus-Mercure dans le signe du Taureau qui révèle stabilité, fermeté, mais aussi avidité, sensualité, narcissisme, possessivité et égocentrisme. En effet le Soleil (et les deux planètes qui l’accompagnent) se trouve au carré (en conflit) avec l’Ascendant Lion, son propre signe. De ce fait, les valeurs attribuées à ces planètes – mal intégrées par l’Ascendant – auront tendance à manifester assez facilement leurs « mauvais côtés » : orgueil, autoritarisme et intransigeance pour le Soleil – sensualité, amour du plaisir et de l’argent avec Vénus, esprit calculateur, non dénué de duplicité et manipulateur avec Mercure affecté d’un carré à Pluton (généralement la personne avec qui il vaut mieux ne pas laisser traîner son portefeuille….suivant le niveau d’intégration de l’aspect bien entendu).

Notons que la combinaison Taureau/Lion est l’une des plus puissantes qui soient, les plus disposées à manifester un inextinguible appétit de vivre, une valorisation quasi animale des valeurs vitales, personnelles, élémentaires. On trouve cette combinaison chez ce colosse des lettres que fut Balzac qui, en matière de travail, de plaisir, de nourriture et d’argent s’est toujours manifesté par une extrême démesure. Cela l’a conduit à une mort par usure prématurée. Chez le sujet dont nous examinons le thème ici, cela le conduit à « exploser en plein vol » comme vient de le dire sur les ondes de France-Inter un journaliste interviewé dans le « 13 Heures ».

Démesure renforcée par une dissonance qu’on trouve dans les deux thèmes : un carré chez Balzac, une opposition chez DSK de Jupiter (l’amplificateur) à l’Asc, amenant une sorte de gloutonnerie  permanente dans tous les domaines du plaisir et de la jouissance, avec, en plus, étalement de la personnalité, forfanterie (on connaît celles de Balzac), exhibitionnisme et, quelquefois, histrionisme.

Dissonance encore accentuée par le fait que, dans le thème de DSK, Jupiter ne se contente pas de s’opposer à l’Ascendant, il est aussi au carré du Soleil et de Vénus (exacerbant les valeurs négatives décrites ci-dessus : capter, absorber, acquérir, posséder) mais aussi au carré de Mars, planète la plus puissante du thème située dans son signe naturel du Bélier, quasi conjointe (donc valorisée) au Soleil qu’elle agresse.

Voilà qui entraîne l’hypothèse d’un caractère colérique et dominateur, supportant mal la contradiction et l’opposition à ses volontés, et prenant la règle de son désir comme fondement des règles communes. Donc, d’une façon ou d’une autre, risquant de verser dans l’asociabilité plus ou moins assumée, suivant l’envergure du personnage.

Donc l’ensemble de ces dissonances dessine le portrait d’un homme très volontaire, très ambitieux, très sensuel, sachant s’imposer et forcer les décisions, hédoniste impénitent, intéressé, profondément matérialiste, impulsif et colérique.

Dieu merci, le trigone de Saturne au trio Mars-Soleil-Vénus, introduit un élément de modération, de prudence, une sorte de « frein » à tant d’appétit de vivre au plus près des désirs intimes. Un aspect de détermination intérieure orientée vers la réalisation d’objectifs personnels à très longue portée; un sujet sachant planifier une destinée toute orientée vers le pouvoir, la puissance, la réussite (notamment matérielle) et donnant le temps au temps, comme disait saint Mitterrand de Jarnac.

Et pourtant le « frein » semble avoir sauté. Pourquoi ?

Peut-être et avant toute chose parce que la dissonance jupitérienne est plus forte que la maîtrise saturnienne. Or nous savons tous que « ceux que Jupiter veut perdre, Jupiter les rend fous« .

Mais cela tient sans doute aussi à un aspect déterminant dont nous n’avons pas encore parlé et qui, dans le contexte de jouisseur ne supportant pas d’obstacles à ses désirs, tel que nous l’avons découvert plus haut, s’est révélé catastrophique.

Je veux parler de la présence de Lune en Bélier au carré d’Uranus en Gémeaux.

Détaillons cet aspect crucial.

  • La Lune est en Bélier, signe qui convient très mal, à ses connotations féminines de douceur, de gentillesse, de réceptivité. Ici, la Lune ce miroir de l’âme ou du moi intérieur, se colore d’instinctivité, de primarité dans les réactions, d’impulsivité, de puérilité, d’impatience comparable à celle des enfants qui trépignent et se roulent pas terre quand ils n’obtiennent pas ce qu’ils veulent. La même Lune en Bélier a conduit Henri IV à vouloir envahir les états allemands pour ramener en France une jeune créature qui lui avait mis le feu aux chausses et avait ensuite repoussé ses avances, ayant le mauvais goût de tomber amoureuse du mari de complaisance (homosexuel de surcroît) qu’on lui avait donné et qui s’était, lui aussi, pris au jeu. Comme quoi…..

  • Ces caractéristiques sont, ici, exacerbées par le fait que Mars, le maître de la Lune, se trouve lui même dans son propre signe du Bélier et corrompt d’autant plus le symbolisme lunaire en l’orientant vers les orages instinctifs irrépressibles. En langage anthropocosmologique on dira que la Lune travaille directement pour Mars : la conquête, l’agression….le viol ?

  • Cette Lune est, de plus, très valorisée (c’est à dire qu’elle joue un rôle important dans l’économie du thème) puisque conjointe au MC, point essentiel concernant la destinée du sujet. Ce qui signifie à la fois:

    • que la Lune (la femme) aura un rôle déterminant dans la carrière du sujet. On s’en aperçoit aujourd’hui. D’autre part DSK n’a pas épousé une déesse du petit écran, susceptible de l’aider dans sa carrière de multiples manières,  pour rien.

    • que le sujet saura jouir d’une grande popularité (la Lune est censée représenter le sentiment populaire)

    • qu’il sera attiré par une femme de caractère (Bélier) : Anne Sinclair a elle même une Lune en Scorpion – un Mars culminant en Vierge – un conjonction Vénus/Uranus/Mercure au carré de Mars…….Bref, une « passionaria » cathodique.

    • mais hélas, que la destinée du sujet sera soumise à ses instincts car la Lune est représentative de l’ensemble de ces forces inconscientes qui nous entraînent comme malgré nous lorsque nous ne savons pas les dominer et, surtout, que le comportement du sujet envers les femmes sera profondément affecté par cette dissonance : impulsivité et rapports de domination.

Et c’est là qu’intervient le rôle d’Uranus avec lequel la Lune forme un carré.

Remarquons d’abord tout de suite que :

  • la Lune gouverne la Maison XII celle que les anciens appelaient « carcer » (la prison) et qu’ils associaient aux conditions d’apparition des principales épreuves que nous aurions à affronter…y compris la perte de la liberté et l’emprisonnement.

  • et qu’ Uranus se trouve exactement à la pointe de la dite Maison XII

  • tout en régissant la Maison VIII : celle des crises et des scandales de l’existence, liés à l’argent et à la sexualité (dans le contexte, car il y a bien d’autres fonctions de Maison VIII)

La synthèse est facile à réaliser : les principales épreuves que le sujet aura à affronter lui viendront d’un manque de maîtrise (Uranus, principe de discipline librement consentie) de sa sexualité et de ses comportements explosifs avec les femmes.

Or, le scandale DSK intervient au moment précis où Uranus (maître de la Maison VIII donc) transite la Lune (la femme et le maître de la Maison XII) à 3° du Bélier, actualisant ainsi l’épreuve potentielle annoncée dès le départ dans le thème natal.

Avouez que comme coïncidence, on ne fait pas mieux.

Rappelons nous que Uranus est un principe d’émancipation et de personnalisation par lequel nous nous affranchissons de toutes les règles autres que celles que nous avons acceptés comme telles par nous mêmes et pour nous mêmes. Il devient alors le principe d’une discipline supérieure à laquelle nous sommes prêts à tout sacrifier pour accéder à un but qui nous élève au-dessus de nous même et nous réalise : un exploit, une ambition, un idéal quelconque…ou que nous considérons comme tel car souvent marqué par l’orgueil plus que par le désir de servir quoique ce soit de valable.

Ici, ce principe supérieur lutte pour contrôler des pulsions instinctives irrépressibles (Lune/Bélier sous la maîtrise de Mars et destinées à satisfaire l’appétit de jouissance infini d’un Taureau jupitérien dissonant).

Il semblerait que les forces supérieures de l’esprit de DSK n’aient pas été assez puissantes, en l’occurrence, pour l’amener à se contrôler…Elles se sont, au contraire, associées à celles de la Lune pour produire un cocktail explosif. Comme un ressort qui se détend après avoir été trop compressé.

Il y a quelque chose de plus profond dans cet aspect.

Je l’ai dit, Uranus est un principe de surmoi exigeant puisqu’il nous inspire de nous dépasser nous même dans une sorte de délire individualiste. Il est facteur d’un orgueil excessif (pensez au mythe de Prométhée) qui ne permet pas au sujet très marqué par lui  d’accepter ses manques, sa faiblesse ou ses échecs. Il en rend l’autre ou les autres, immanquablement responsables. Songez à la paranoïa du « génie » qui ne peut qu’être incompris et jamais dans l’erreur. Songez par exemple à Hitler qui affirmait dans les dernières journées de son existence ne pas plaindre l’Allemagne et le peuple allemand qu’il avait entraînés à la pire catastrophe  de leur Histoire, car « ils n’avaient pas été à la hauteur de leur destin que lui, Hitler, était venu leur proposer de réaliser« . Or, Hitle, est – entre autres aberrations anthropocosmologiques – une Uranien caractéristique.

Pour l’uranien « l’autre » est toujours le coupable. Cet « autre » n’étant, la plupart du temps, qu’une partie de lui même qu’il refuse orgueilleusement car elle le met en état de faiblesse et de dépendance.

Pour DSK cet « autre » est son moi féminin, projeté sur « la femme » : Uranus rejette la Lune : symbole d’une mère ambitieuse et rejetante, dominatrice, en conflit avec elle même et avec lui, assez peu bisous et câlins ??? Peut-être. Je ne connais pas sa vie.

De même que son Ascendant « Lion » orgueilleux, aspirant naturellement à la noblesse et à la grandeur, volontiers narcissique, rejette par carré l’amour et l’affectivité symbolisée par Vénus, sans doute considérés comme des « faiblesses ».

Bref, DSK a un « ‘sacré problème avec les femmes » comme disait Ménie Grégoire. Il cherche à en « consommer » le plus possible mais, au fond, il les méprise, voire les déteste, en tout cas les rejette et se trouve dans une permanente situation d’attraction-répulsion, conquête/domination avec elles.

De là à dire que la femme n’est bonne qu’à être violée car elle ne mérite aucune considération, il y a un peu sur lequel il faut s’interroger avant de le franchir.

Mais, ce qui est quasi certain c’est que DSK risque de ne jamais faire amende honorable. Pour les raisons que j’ai dites plus haut. Il niera (d’ailleurs tout un concert est en train de s’organiser autour de lui et ses avocats pour « nier » et faire appel à la théorie du complot) et, s’il est convaincu des faits qui lui sont reprochés, il continuera à polémiquer et à rejeter la faute, éventuellement sur la femme de chambre « qui l’a piégé » et donc la réelle responsable de ce ignoble gâchis.

Alors, sans vouloir établir une comparaison déplacée, je me suis amusé à reprendre les 21 thèmes de criminels en série qui sont en ma possession et dans lesquels le viol et le mépris des femmes apparaissent sous de multiples formes.

Comme toujours, les destinées exceptionnelles (dans l’horreur comme dans le bienfait) sont toujours liées à des thèmes eux mêmes exceptionnels qui nous apprennent en gros caractères à déchiffrer les caractères plus petits de destinées plus communes ou moins représentatives.

Ce qui est surligné et souligné chez les uns ne sera qu’en filigrane chez les autres…mais s’y trouvera souvent quand même.

Donc sur 21 criminels récidiviste qui vont de Joseph Vacher au 19ème siècle à Fourniret de nos jours et en ne choisissant que les dissonances que nous trouvons dans le thème de DSK. Sans oublier quand même que c’est la synthèse et le faisceau de tendances convergentes qui conduit au passage à l’acte et à tel ou tel type de destinée). A savoir:

  • un conflit explosif Lune/Uranus (instinctivité, sensibilité d’un côté surmoi, interdits, fermeture de l’autre.

  • une valorisation excessive et agressive de Mars (la virilité sexuelle) en conflit avec l’Asc le Soleil ou la Lune.

  • un conflit Vénus/Pluton (passion aveugle, amour/haine, amour/mort).

J’ai laissé de côté les dissonances Vénus/Jupiter (toujours plus) Vénus/Mars (intensité amoureuse) Vénus/Saturne (les frustrations intolérables) et Vénus/Uranus (affectivité resserrée, déséquilibrée) qui auraient alourdi l’étude, d’autant qu’il n’y en a pas dans le thème de DSK

Sur 21 sujets, j’ai donc trouvé :

13 dissonances Lune/Uranus (62 %)

12 dissonances Mars/Asc-Soleil ou Lune (57 %)

5 dissonances Vénus/Pluton (23 %)

Cela ne nous permet aucunement de conclure de quelque manière que ce soit. Mais à la lecture d’un tel tableau et sachant ce que chacune de ces dissonances prises isolément peut entraîner dans les comportements d’un sujet, et a fortiori lorsqu’elles se trouvent toutes les trois incluses dans le même thème natal, ne pourrait-on pas se poser des questions à juste titre sur la pertinence d’une tentative de viol par un tel sujet ? D’autant que plusieurs autres femmes affirment avoir subi le même sort dans le passé ?

« Je vous laisse juges » comme on dit à la télé.

16 réponses à to “L’affaire DSK vue par l’AnthropoCosmologie”

  • GENEVIEVE:

    Apprécié cette analyse que je partage.
    Cependant, vous dites, parlant d’Anne Sinclair : une femme de caractère (Bélier) . Parcourant plusieurs sites, je vois toujours la même date de naissance : 15 juillet, donc Cancer (Soleil en VIII). Merci de prendre note de cela.
    Geneviève

    • Chère Madame,

      C’est un raccourci de langage de ma part qui vous a induite en erreur.
      Ce que je veux dire en évoquant dans l’analyse du thème de DSK : « une femme de caractère (Bélier) » ne consiste pas à doter Anne Sinclair d’un Soleil ou d’un Asc en Bélier mais à indiquer que le modèle féminin de DSK, une part de son « anima » pour reprendre un concept junguien, est représenté par sa « Lune en Bélier ». En d’autres termes, DSK sera plus particulièrement attirée par des femmes présentant, d’une manière ou d’une autre, des comportements proches de ce qu’on s’attend à trouver chez une femme « Bélier » et surtout chez une femme assez « martienne » (le Bélier est le domicile de Mars, vous ne l’ignorez pas).

      Or nous trouvons chez Anne dite Sinclair un Mars très puissant (culminant en Maison X) en relation harmonique avec l’Ascendant Sagittaire (c’est donc une composante martienne du caractère très bien accepté par le sujet) et en conflit aigu avec Vénus – Uranus et Mercure. De plus, Pluton (aux connotations martiennes évidentes) en Lion, harmonieuse au Jupiter natal (maître de l’Asc.) joue le rôle de « maître de nativité » du thème suivant la méthode de notation inspirée de Volguine; c’est à dire la plus puissante du Thème.
      Je ne peux décortiquer ces aspects ici car cela demanderait une étude approfondie du thème de AS, mais croyez moi, Anne Sinclair est bien une femme qui répond à la Lune/Bélier de son bouillant mari et même au-delà.
      Bien cordialement à vous

      Louis SAINT MARTIN

  • avitabile:

    bonjour Louis,

    juste une réflexion / question
    saturne la maitrise, le contrôle , le détachement saturnien est en exil en lion en maison 2.
    est ce que cet exil ne vient pas aussi expliquer cette nature insatiable ( la M 2 est le monde de l’avoir ) comme l’explique très bien André Barbault dans son traité pratique d’astrologie . donc difficulté peut être à contrôler le pôle vénus soleil mars???
    saturne en exil est en M2 peut développer de l’insatisfaction un coté avide ?

    bravo pour la démonstration , passionnante

    au plaisir,
    jacques

    • Bonjour Jacques,

      Ta remarque est fort pertinente et elle me permet de préciser quelques petites choses que je n’ai pas dites dans cet article de peur d’ennuyer les lecteurs par des précisions techniques trop abondantes.

      1/ Toutes les planètes du thème sont sous la maître directe ou indirecte de Vénus en Taureau sauf la Lune qui est sous la maîtrise de Mars dans le Bélier (d’où le probabilité de réactions impulsives violentes chez le sujet).
      Amuse-toi à établir la « chaine planétaire » et tu constateras ce lien de dépendance entre toutes les planètes du thème (sauf deux donc) qui prend sa source dans cette Vénus jouisseuse et gourmande (pour le moins) du Taureau.

      2/ Dont le Soleil, principe même de la conscience et de la volonté, du « coeur » (au sens cornélien du terme : le courage, la noblesse, etc….). Non seulement le Soleil est sous la maîtrise de cette Vénus hyper sensuelle, mais il s’y identifie, il en épouse toutes les valeurs. En effet, le Soleil est le maître de l’Ascendant, le « gouverneur du thème » c’est à dire une projection essentielle de la personnalité du sujet….qui déserte son côté solaire pour se donner pieds et poings liés aux sortilèges de Vénus (d’où la virtuosité du sujet en matière d’argent, de banque, d’économie….mais aussi son appétence irrésistible pour le plaisir et le sexe car avec Vénus en Taureau, l’argent et le sexe marchent main dans la main).

      3/ Or Saturne – effectivement situé en Maison II, celle des avoirs, des acquisitions, des dons personnels à faire fructifier, etc – est d’abord et surtout sous la maîtrise du Soleil, lui même sous la maîtrise de Vénus. Il ne peut plus jouer son rôle de conscience morale. Pour nous faire comprendre de nos lecteurs, revenons à une situation que la France a bien connue au XVIème siècle : un roi (Soleil) entièrement sous la maîtrise d’une favorite (Vénus) doté d’une épouse au grand sens politique et de grande maîtrise (Saturne) et tu tombes sur le cas célèbre : Henri II – Diane de Poitiers – Catherine de Médicis.
      Qu’a pu faire Catherine (véritable tête politique) pendant toute la durée du règne de Diane par son mari interposé ? Rien : accepter et attendre. Cela a changé lorsque le Soleil (Henri II) a disparu et que Diane a été renvoyée sucrer les fraises. Catherine est devenue Régente et a régné à travers ses trois fils. Bref elle est devenu le Soleil (saturnisé sans doute, puisqu’elle n’était que « régente » et toujours habillée de noir en plus, mais le Soleil quand même).

      Ici nous sommes dans le même cas de figure. Saturne ne peut jouer de son pouvoir de contrôle et de frein : parce qu’il est sous la maîtrise du Soleil et donc de Vénus, comme je l’ai dit plus haut, mais plus encore parce qu’il est harmonique à ces deux symboles; il forme un trigone au Soleil et à Vénus. Ne pouvant les contrôler (puisqu’il est « ami » avec eux) il les libère et les soutient Comme le ferait un tuteur qui ne peut résister au charme de son pupille et organises ses frasques au lieu de les empêcher. C’est peu de dire que Saturne dans ce thème, ne joue aucunement le rôle de « censeur » de « surmoi » de « conscience morale » qu’on lui attribue volontiers. Il joue sur un autre registre : il met toute sa sagacité à « soutenir » le Soleil et Vénus, c’est à dire à organiser et à faire aboutir les buts définis par Soleil et Vénus. On a vu, plus haut, quels étaient ces buts : le plaisir (tarifé ou non), le pouvoir et l’argent. De gendarme, Saturne s’est transformé en allié (et en allié qui loin de dominer l’égo – le signe du Lion dans lequel il se trouve – l’exalte en favorisant cette attitude de « toujours plus », d' »avidité insatiable, » que tu signales dans ton commentaire. Saturne mangeait ses propres enfants, DSK a fini par se dévorer lui-même et ses ambitions avec lui.

      Il serait faux de voir en Saturne un éternel empêcheur de tourner en rond. Bien au contraire : bien situé et bien aspecté, il permet au sujet d’aller au bout de ses entreprises en le dotant de la « secondarité » nécessaire, c’est à dire des qualités de continuité des efforts, de persévérance dans les entreprises, de lucidité dans les buts….quels que soient la qualité morale ou la pertinence de ces entreprises et de ces buts.

      C’est pourquoi nous trouvons un magnifique trigone de Saturne en Sagittaire à l’amas en Taureau (tiens ! un autre Taureau) qui caractérise le thème de Landru, de sinistre mémoire, alors qu’une astrologue inexpérimenté y verrait peut-être quelqu’un doté d’une morale au-dessus de la moyenne. D’ailleurs, je dois ajouter à ce propos, que Landru a toujours assumé ses responsabilités (mot saturnien) envers sa famille et qu’il était assez sévère avec ses enfants, je crois…
      .
      En définitive lorsque Saturne ne peut s’opposer à une tendance quelconque, il l’organise pour la faire aboutir
      ….
      Bien amicalement à toi

      Louis

  • ROLLAND:

    Analyse et questions/réponses très intéressantes.
    Pluton comme Uranus, si mes souvenirs sont exacts, ont un point commun: choisir leurs propres valeurs et les défendre mordicus. La différence serait-elle que Pluton fait un tri au nom d’un principe transcendental (Antigone?) et Uranus au nom de l’ego, pris comme principe supérieur?
    A bientôt.

    • Je nuancerais en disant qu’il faut voir Uranus comme le représentant d’un principe inflexible qui pourrait tout à fait être illustré dans l’attitude d’Antigone. L’égo, la manifestation de l’unicité et de la singularité individuelles, souvent la certitude d’être dans la vérité, seul contre tous car mieux informés ou éclairés qu’eux, jouent très souvent un rôle éminent dans les manifestations uraniennes. Mais, au plus profond il y a toujours identification à un principe reconnu comme transcendant (plus encore que transcendantal pour reprendre le vocabulaire kantien que vous évoquez) : la liberté, les droits de l’homme, l’égalité sont quelques unes des manifestations uraniennes. Il s’agit donc bien d’une subjectivité mais qui s’ignore en tant que subjectivité car elle se croit universelle, éclairée, habitée par un principe évident, essentiellement moral, philosophique, politique, voire métaphysique.
      C’est pourquoi la révolution française, uranienne, s’est crue universelle et porteuse de « lumière » pour toute l’humanité.

      Pluton, lui, n’a pas besoin de « principe ». Dans ses manifestations les plus marquantes, il s’affirme comme une force obscure et irrépressible, un « vouloir vivre », une pulsion, souvent aveugles, mais qui poussent à une remise en cause fondamentale des bases mêmes sur lesquelles un système (une conscience, une existence, un système politique ou sociale) se sont élaborés et constitués et le réduisent à néant.
      Ce qui était évident et éclatant avec Uranus qui trouve toujours l’argumentation adéquate (cérébralité du principe uranien) ne l’est plus avec Pluton, qui nous force à aimer ou à haïr, à créer (et procréer) ou à détruire, poussés par cette force irrépressible que j’évoquais plus haut et que certains qualifieront du nom de « ‘destin », de forces naturelles. Quand ils n’évoqueront pas des puissances encore plus obscures : telluriques, infernales, diaboliques….

      Antigone est bien uranienne, car si elle défie la loi de Créon (donc de l’Etat) c’est au nom d’un principe supérieur : la loi des dieux. Antigone apporte contradiction, opposition, et empêche de danser en rond, mais, en fait elle n’est pas « libre »puisqu’elle aussi obéit à un principe. Certes qu’elle reconnaît comme juste. Mais est-elle plus juste que Créon ?

      Oedipe est bien plutonien (à mon avis en tout cas) car s’il est condamné par son père (à la suite d’un oracle qui s’était levé du mauvais pied) sauvé par le berger qui devait le tuer, s’il amène ce pauvre sphinx au suicide, s’il tue son père pour une priorité non respectée à un carrefour (pas de feux rouges à l’époque) s’il épouse sa mère (qui devait avoir pourtant quelques heures de vol) et lui fait quelques enfants, s’il amène la peste à Thèbes, ce n’est pas par principe (éclairé ou non) par choix ou par volonté consciente. Loin de là. Il est bien loin de se douter de la cause de cette série de catastrophes. S’il agit – et subit – de la sorte : c’est « pour accomplir son destin ».
      Ainsi, à travers Pluton, chacun de nous devient-il un agent du destin (il y a de grands et des très humblesagents bien sûr).
      Et je pense que certains astrologues se méprennent lorsqu’ils conçoivent Pluton comme la manifestation du choix de ses propres valeurs, de sa singularité (je pense que vous évoquez l’école conditionnaliste). Effectivement le plutonien, plus que tout autre, suit son propre chemin et va au bout de sa destinée. Mais ce n’est pas par « choix » car, bien souvent il aurait préféré vivre autre chose. C’est par « nécessité » [vous savez que Platon plaçait deux forces principales à l’origine de toutes les autres : le logos (la raison) et la « nécessité »(ananké)] . Le plutonien perçoit sa singularité certes, mais il ne la choisit pas. Il obéit à la « nécessité » et cela lui donne effectivement une allure de totale indépendance car il se sent et se veut souvent « étranger » « en marge » poussé vers un « ailleurs » ou chargé d’accomplir un projet, qui peuvent le rendre séduisant et fascinant. Mais c’est oublier qu’il ne peut pas faire autrement. En fait, c’est peut-être le plus « prisonnier » des être….mais il ne le sait pas toujours.

      Amicalement à vous

      Louis

      à laquelle nul ne peut se dérober

  • Fleury Mercédès:

    Merci Louis pour cet article très intéressant, comme toujours. Une question à propos de la part de fortune de DSK qui est à 28° Gémeaux en XII conjointe à Uranus, qui outre de beaux aspects à Saturne et Mars comme Uranus, forme aussi un double carré à la Lune conjointe à la Lune Noire en Bélier. Que dire de cette part de fortune? En Gémeaux elle donne au natif ce besoin des autres et besoin aussi de se servir d’eux. En XII en revanche si on lui attribue son ancienne signification elle peut aussi amener absence de chance. Et absence de chance en XII conjointe à Uranus c’est brutal!

    • Merci, chère Mercédés, pour cet éclairage sur la Part de Fortune et la Lune Noire.

      Mais, comme tu le sais aussi bien que moi, ces deux « symboles » sont d’autant plus survalorisés par certains astrologues
      1/ qu’ils cristallisent un certain nombre de fantasmes invérifiables
      2/ et qu’ils sont secondaires par rapport à la structure active du thème : le système solaire symbolique.
      3/ ce qui amène les dits astrologues à sacrifier la vision globale du thème et à se perdRE dans l’anecdotique.

      Ceci dit il est évident pour moi que
      1/ la part de fortune conjointe à Uranus en Gémeaux, évoque la redoutable virtuosité intellectuelle du personnage capable de préparer deux ou trois licences ou maîtrises à la fois ainsi que son refus de s’enfermer dans une idéologie quelconque. Considéré comme un homme de « gauche » et un « progressiste » (Uranus) qui fait de lui le père spirituel des calamiteuses 35 H, il n’en sut pas moins appliquer les bonnes recettes du conservatisme économique quand il fut ministre des finances où il ne bouscula pas grand-chose en matière fiscale ou sur le plan des retraites, en bon Taureau conservateur et jouisseur qu’il est avant toute chose.

      2/ Signalons que Uranus gouverne la Maison VIII, aux connotations financières et économiques bien recensées. Mais aussi et surtout, en ce qui concerne ce qui nous préoccupe ici, aux orientation sexuelles affirmées. Uranus, évoque ici une sexualité libérée de tabous, imaginative, éventuellement transgressive. Quant à la maison XII, malgré la part de fortune qui a dû lui attirer nombre de « bonnes fortunes » , elle referme le piège des revers et contraintes imprévisibles qu’une telle position peut entraîner.
      Surtout au carré de la Lune en Bélier, facteur de grande impulsivité, d’immaturité émotionnelle par exigence de satisfaction immédiate. Il n’y a pas trop de de soucis de « l’autre » dans un tel aspect. Notamment de la femme et de sa dignité ou de son propre désir.

      Du côté de la Lune Noire en Bélier et au MC, sous la maîtrise Mars, maître de X et carré à Jupiter, je dirais qu’elle évoque bien le vertige, la volonté inflexible tendue vers le pouvoir, la domination, l’élévation au-dessus de tous, voire contre tous (carré à Jupiter).
      Il y a du Prométhée et de l’Icare dans une telle position, ceux qui ont voulu défier les dieux ou s’élever aussi haut qu’eux.
      On sait où cette recherche de l’absolu, ce vertige de l ‘inaccessible, cette hybris diraient les Grecs, ont conduit ces deux personnages….mais du moins leur fin tragique ne fut-elle pas aussi lamentablement triviale que la sienne.
      Sans doute parce que leurs aspirations étaient un peu plus nobles que les siennes, loin du fric, du sexe et du pouvoir.

      Bien cordialement à toi.

      Louis

  • Bonjour à tous !

    Je vous trouve bien gentil avec DSK.

    Pour ma part, c’est un homme d’action et son Mars conjoint au Noeud Nord pousse à l’obssession martienne. Je connais un homme (du Taureau) de 80 ans qui court après toutes les femmes qu’il rencontre (sans les violer, c’est une personne « normale » de ce côté). Mais pouquoi le penser innocent à cause de son âge ? DSK n’est pas mièvre de ce côté.

    Des articles de journalistes étrangers (italiens) parlent de lui comme une personne qui n’hésite pas à « tordre » les autres quand il le peut, ceci d’une façon totalement légale. Mars conjoint au Noeud Nord… En Inde, on utilise les Noeuds depuis l’an 800. Ils en ont une vision très différente des Occidentaux. Ils qualifient les Noeuds d’instinctifs, une partie animale que l’on ne domine pas par la simple volonté.

    DSK n’est pas gentil. Dire que le Taureau est gentil parce que vénusien est incomplet. Hitler et Saddam Hussein étaient Taureaux… En zodiaque sidéral, le Soleil est exalté dans la constellation du Bélier, ce qui propose une excellente image de marque aux yeux des autres. Mars en domicile dans la constellation du Bélier conjoint au Noeud n’est pas un bon aspect, car le Noeud obsède les planètes touchées (vérifiez, vous verrez que le Noeud est un mélange de Saturne et Neptune, avec toutes les obsessions possibles et parfois carrément malhonnête). Je n’ai jamais vu le thème d’un millionnaire sans que Soleil, Noeud Nord et Jupiter soient angulaires. Mars en fait un hyper-actif qui ne s’arrête jamais et qui a une soif de pouvoir sans fin.

    Qu’il ait été piégé par une pseudo-victime qui savait ce qu’elle faisait, c’est très possible, il était en pleine période d’ennuis graves au mois de mai. Mais je ne dirais pas que c’est une victime, mais un carriériste prêt à tout pour avoir le pouvoir. Je ne crois pas que la France ait besoin de lui, il y a déjà trop d’arrivistes en politique…

    • Merci infiniment pour cette réaction si vivante et si intéressante à mon article sur DSK.
      Sans accorder aux « noeuds » l’importance que vous leur attribuez (car je considère que la structure planétaire, la plupart du temps, se suffit à elle-même mais j’ai bien retenu votre interprétation) et en vous faisant remarquer qu’en zodiaque tropique le Soleil est aussi exalté en Bélier (et pas seulement en zodiaque sidéral) je suis, dans l’ensemble, tout à fait d’accord avec vous. Disons simplement que dans mon analyse j’ai essayé de modérer mon Mercure Scorpion carré Mars pour ne pas me montrer trop désagréable vis à vis d’un personnage qui représente pour moi le comble du défoulement moral : un intellect brillant dans son ordre (le calcul) associé à une âme des plus basses.
      Quoiqu’il en soit, ce sera aux Français, qui en ont vu d’autres, de juger si – comme je le crains – les événements font que ce monsieur décide de se présenter et accède à la présidence.
      Il faudra simplement protéger les soubrettes de l’Elysée et doubler la garde personnelle de la reine Elisabeth, de la princesse de Galles et de la toute nouvelle princesse de Monaco lorsqu’elles viendront en visite officielle à l’Elysée.
      Bien cordialement à vous.

      LSM

  • John Erwin:

    D.S.K. n’a aucune chance de repartir en politique .
    C’est très bien marqué dans son thème .
    D’ailleurs,il n’a jamais voulu briguer la présidence occupé depuis toujours à ce qu’il a aimé pratiquer avant tout : manipuler l’argent et explorer sa sexualité dans de  » joyeuses turpitudes sexuelles » dont le public français et mondial vient de pressentir l’ampleur .

    Aucune des planètes de pouvoir n’est valorisée, que ce soit Saturne ,Uranus ,Jupiter …tous nécessaires pour exercer une fonction politique à ce niveau .
    A l’inverse , Venus et Mars sont à leur plus haut et lui taraudent le tempérament depuis toujours.
    Et ce n’est pas un transit jupitérien en l’occurrence qui aurait dû changer la donne.
    Vraiment aucun rapport .

    Tout ce montage vient d’Anne Sinclair qui a depuis toujours partousé avec lui et en vrai martienne ambitieuse ,a voulu pousser son bouc sous les lambris .
    Les salons de l’Elysée pour accueillir leurs ébats futurs dans des partouses géantes … hummm… merci Vénus .
    Non ,decidemment plus aucun risque !
    Laissez-le bander en paix tant qu’il le peut encore .

    • Monsieur,

      Je vous remercie pour votre commentaire qui m’est agréable pour plusieurs raisons.
      D’abord vous vous dispensez ou de me féliciter ou de m’insulter, suivant vos inclinations philosophiques et politiques. Et ceci me repose un peu des propos insultants de quelques excité(e)s qui voient rouge lorsqu’on essaie de voir ce qui se cache derrière la face souriante de leurs idoles.
      Votre commentaire s’appuie uniquement sur des observations de type astrologique et c’est exactement ce que je voudrais obtenir de mes correspondants. Qu’ils laissent de côté leur subjectivité ulcérée ou froissée, leur susceptibilité individuelle et qu’ils démontrent ce qu’ils avancent. Sans hargne et sans insulte, comme vous le faites si bien; et peut-être aboutirons nous à quelque chose de positif.
      Voilà pour la forme et pour l’intention.

      Venons en au fond.
      Que DSK ne revienne jamais en politique, c’est plus que probable et je n’ai jamais prétendu le contraire (je vous rappelle que les articles que je lui ai consacrés, remontent à plusieurs mois, or, vous vous exprimez comme si je venais de les écrire). Encore que le peuple français actuel semble avoir une telle sympathie pour les charlatans, les pitres et les voyous que tout est possible….J’écris cela alors que j’ai regardé hier soir, sur Arte, un long reportage sur Vauban (qui a permis, au passage, d’évoquer la mémoire de Louvois et de Colbert) ! Quelle chute ! Comment avons nous pu échanger de tels serviteurs de l’Etat, par les pervers, obsédés, ivrognes, pédophiles et incapables pontifiants qui peuplent les couloirs de certains de nos ministères…et de nos assemblées ? Mystère. Passons.

      Quant à affirmer que les « planètes de pouvoir ne sont pas valorisées » dans le thème de DSK, comme vous le dites, vous me permettrez de ne pas être de votre avis. On ne peut pas pratiquer l’anthropocosmologie de manière aussi formaliste. Observez les thèmes de Mitterrand, Chirac ou même Giscard et vous constaterez que ces « planètes de pouvoir » ne sont pas plus valorisées chez eux qu’elles ne le sont chez DSK. Surtout si on considère le faisceau de tendances convergentes qui auraient certainement porté DSK au pouvoir si celui-ci n’avait préféré obéir à d’autres tendances qu’à ses tendances politiques, dans les bordels lillois et les hôtels new-yorkais (entre autres…).
      – Remarquez je magnifique Jupiter angulaire au DS (Chirac a, lui aussi, un Jupiter en Maison VII mais beaucoup moins angulaire)
      – Remarquez que Mars, maître du MC, se trouve dans son signe…et en Maison X, celle du pouvoir.
      – Que le Soleil – principe de pouvoir et d’autorité – maître de l’Asc se trouve lui aussi en Maison X
      – Remarquez que les trois corps célestes que vous associez au pouvoir sont directement associées au Soleil au MC : Jupiter forme un carré au Soleil et Saturne un trigone (chez Mitterrand, ces deux corps célestes sont dissonants à ce même Soleil….qui n’est même pas en Maison X, c’est à dire en plein éclat comme chez DSK, mais dans une modeste Maison II !).
      Quant à Uranus, s’il occupe une position peu valorisée dans le thème, il forme des aspects à peu près comparables à ceux de Giscard, Mitterrand et Chirac, puisqu’il est au sextile de Mars (maître de la carrière par le Bélier au MC) et au sextile de Saturne lui même au trigone du Soleil (Maître de l’Asc, au MC comme nous l’avons déjà précisé) et de Mars (déjà décrit).

      DSK a donc, et contrairement à votre analyse, éminemment le thème d’un présidentiable, et plus que la plupart de ses ex-futurs concurrents….mais il y a aussi le jouisseur chez lui et le second personnage aura détruit le premier. Peut-être d’ailleurs qu’on l’aura aidé un peu, qui sait ???

      Quant à vos observations concernant son épouse, je vous en laisse la responsabilité car je ne connais rien de la vie privée de cette femme et elle ne m’inspire pas assez de sympathie ou d’intérêt pour que je m’intéresse à son thème, à son sort et aux relations étranges qu’elles pourraient entretenir avec son mari.

      Je vous remercie encore pour ce commentaire totalement « décalé » puisqu’il semble répondre à une prise de position qui n’est pas la mienne, mais que j’ai apprécié quand même.
      Bien cordialement à vous.

      LSM

  • Gérard:

    …bravo pour cette patience et cette eperspicacité. Enfin un astrologue qui la joue sobre, sans frime. Avec conscience et pertinence.
    Manquerait, juste, une hierarchation des tendances, …la fameuse dominante.
    Nous ne sommes pas faits de petits bouts, ilm y a une force, majeure, qui tire le reste, voir les études passionnantes de Barbault sur le sujet.
    Bien à vous !

    Gérard

    • Merci pour votre commentaire qui me récompense de mes efforts.
      J’ai pensé comme vous pendant longtemps : je me concentrais sur la recherche de la fameuse « dominante » comme les joueurs cherchent la fameuse « martingale » qui leur permettra de faire sauter la banque.
      Je me suis aperçu que c’était une illusion la plupart du temps. Barbault cherche à tracer un portrait équilibré en s’appuyant sur les « dominantes » du thème, mais cela lui fait quelquefois rater ce qui constitue l’essentiel d’une personnalité; en d’autres termes il fait entrer la personne dans une grille comme le font les psy à l’aide de leurs tests, mais il en rate la problématique. Pour une raison simple d’ailleurs, c’est qu’il cherche à rendre compte du mieux possible des valeurs qui s’attachent aux symboles astro (signes et planètes) dans la foulée de son travail didactique.

      Pour ma part, et à la suite de Claire Santagostini, je m’efforce de pointer la ou les problématiques d’un thème et d’en rendre compte. Et force m’est de faire ressortir alors combien une personnalité peut s’avérer contradictoire, morcelée, constituée de multiples « moi » qui ne sont pas toujours d’accord entre eux et qui se fichent d’entrer dans une quelconque grille de lecture pour faire plaisir à notre esprit classificateur. Le travail que je publie sur mon site, n’est pas un travail de décryptage progressif, scolaire, de la langue astrologique. C’est le travail d’un praticien en action, qui essaye de saisir tel élément de l’actualité qui aura retenu son attention, par le prisme de l’observation astrologique. Je cherche plus à faire réfléchir qu’à démontrer.
      D’où, peut-être, ce manque de « hiérarchisation des tendances » que vous pointez dans mon travail et qui est le reflet des questions que je me pose à chaque fois que j’observe un thème sans connaître quoi que ce soit d’important sur son possesseur.
      Au demeurant je ne crois pas aux méthodes immuables et infaillibles en la matière….mais je vais essayer de me soigner…..
      Bien à vous

      LSM

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