Elisabeth TAYLOR nous a quittés il y a quelques jours par suite de complications cardiaques ou pulmonaires si je suis bien informé. Complications sans doute liées aux dissonances de la Lune en Scorpion et maîtresse de la Maison VIII (les amateurs y verront des facteurs très destructeurs) à Jupiter (l’hypertrophie) dans cette même Maison VIII (crises, dommages physiques moraux et matériels, mort) en Lion (signe du Cœur !).

Côté poumons, nous avons une inquiétante conjonction Mars (agression) Soleil (la vie et le cœur) dans le signe des Poissons qui régissent les poumons.

Je viens de parler « l’hypertrophie » jupitérienne.

Je ne sais si elle a eu une quelconque influence sur l’organe cardiaque d’Elisabeth Taylor mais il est certain qu’elle a joué sur sa personnalité et ses prises de position.

D’abord d’une façon essentiellement « égotique » quasi histrionique.

La magnifique triangulation qui s’établit dans ce thème entre :

–         l’Ascendant « Sagittaire » (ambition, désir d’élévation, optimisme, confiance en soi, tendance « inflationniste » de la personnalité)

–         Jupiter (maître du Sagittaire) facteur d’autorité, de rayonnement personnel et porteur naturel des valeurs du Sagittaire rendues incandescentes et impérieuses dans le signe « théâtral » du Lion (qu’on pense à Raimu qui avait aussi un Jupiter en Lion)

–         et enfin la conjonction Uranus (hyperindividualisation, originalité, excentricité, supériorité personnelle) avec Vénus (l’affectivité, l’art, la séduction, la sensualité) qui gouverne le secteur de la carrière et de la notoriété de l’actrice (Maison X) et celui de la créativité (Maison V)

Cette triangulation donc, signe le portrait d’une personnalité hors du commun dont le charme et le magnétisme (intensifié par la présence de la Lune en Scorpion qui met une note violemment érotique dans le thème) mais aussi, la force, l’ambition et une autorité quasi royale d’autre part. Une personnalité électrique, passionnée, imprévisible, qui allait marquer l’histoire du cinéma d’une manière indélébile aux côtés des plus grands « monstres sacrés » du 7ème art.

Et d’abord aux côté de ses quasi-contemporaines : Marylin Monroë qui n’avait que 6 ans de plus qu’elle et inoubliable à plus d’un titre; et de Brigitte Bardot qui avait 2 ans de moins et qui a fortement marqué l’imaginaire collectif aussi.

Comment ne pas devenir un « gros nombril » et s’éblouir de l’image de soi même, quand on dispose de pareilles possibilités, qu’une mère transfère sur vous sa propre ambition frustrée (Lune Scorpion carré Jupiter Lion) et vous pousse à faire du spectacle dès votre prime enfance ? et qu’en plus vous êtes douée, très belle et y réussissez au delà de toutes limites ?
Et, sur ce plan, elle se rapproche énormément d’un de nos authentiques « monstres sacrés » déjà cité plus haut, qui se distingue aussi par une générosité inlassable pour une cause, je veux parler de Brigitte Bardot. Même si la cause est très différente et prête les imbéciles à sourire.

Sans doute me répondra-t-on que de nombreuses vedettes « militent » pour une cause quelconque et y vont même de leur chèque de temps en temps.

Certes. Mais la différence est que ces vedettes sont encore en activité et qu’on peut légitimement les soupçonner de mettre leur « engagement » au service de leur carrière.

Car la mode actuelle veut qu’un acteur, chanteur ou artiste quelconque, s’il veut réussir, doit d’abord faire allégeance aux médias quasi unanimement inféodés au politiquement correct imposé par quelques groupes de pression, peu nombreux, mais hyper-agissants. Ecoutez-les, tous ces chanteurs et acteurs qui, la main sur le cœur,  sacrifient aux dogmes de l’anti-racisme, du multi-culturalisme, du métissage, de l’homophilie, de la lutte contre le sida (comme s’il n’y avait que le sida qui soit digne d’intérêt et de compassion), quelquefois du cancer (c’est moins porteur car moins « engagé »), de l’écologisme (que j’aurais garde de confondre avec l’écologie) et quelques autres mots d’ordre dont la critique, même nuancée, peut signer l’arrêt de mort d’une carrière. Voire une mise en accusation. (Cf le cas du député Vanneste)

Chez nous, par exemple, nous bénéficions de l’icône défraichie d’une Line Renaud qui se survit à elle même en animant de grandes messes médiatiques, à propos et hors de propos pour des causes diverses mais toujours soigneusement « progressistes » .…ce qui lui permet de continuer, à 82 ans bien sonnés, d’apparaître sur toutes les scènes « bien-pensantes » (de toutes façons il n’y en a pas d’autres) et de jouer les héroïnes au grand cœur ou les mères-courage au service des nobles causes (déclarées telles par la police de la pensée dans notre pays). Quand, dans le rôle d’une coiffeuse coquine et un tantinet meurtrière (téléfilm d’il y a quatre ans environ) elle ne nous joue pas, à 78 ans, la grande scène de la croqueuse d’hommes, prunelle assassine et mèche platine irrésistible jusqu’au grotesque.

En revanche, lorsqu’on lit, le dernier livre consacré à la vie de de BB, on s’aperçoit combien la signature des chèques pour les nobles causes qu’elle défend sous les feux de la rampes, lui est difficile une fois revenue dans sa magnifique propriété. Un rhumatisme articulaire sans doute.

Chez les étatsuniens, nous avons Georges Clooney qui, entre deux tasses de café, une œillade irrésistible et un coup de menton soigneusement étudié à la télé, court au secours du Darfour, après avoir échappé à un piano à queue tombé d’un gratte-ciel. On se souvient de la prestation grotesque d’un de nos hommes politiques un tiers « mondiste » deux tiers « mondain » qui fit parcourir plusieurs centaines de kms à des cameramen chargés de le filmer un sac de riz sur l’épaule.  Il ne fait pas de cinéma, me direz-vous, non mais sa femme était une star de médias. Passons

Quelle est la part de générosité véritable dans un moment où chaque vedette, je le répète, doit se trouver un « engagement » politiquement correct si elle veut être… « engagée » pour jouer un rôle  et faire des pépètes ??

J’ai l’impression qu’Elisabeth TAYLOR a échappé à ces comportements.

Pourquoi ? Pour une raison simple : elle a d’abord renoncé à sa carrière pour ensuite se consacrer à des causes humanitaires. Et la première n’a jamais été dépendante des secondes.

Elle s’est consacrée, entre deux cérémonies de noces, et l’épuisement nerveux d’un nouveau mari :

–         D’abord à la défense des malades du sida, injustement et ignoblement ostracisés (même s’il y a beaucoup de choses à dire sur le sida, moralement et philosophiquement)

–         Ensuite au financement de la recherche sur la maladie et son traitement.

Et, ce qui a déclenché sa prise de conscience, c’est d’abord l’amitié, le coeur.

Il s’agit de l’amitié qu’elle portait à Rock Hudson, atteint – comme un peu plus tard Montgomery Clift avec qui elle avait tourné aussi –  par ce mal terrible et à qui elle était liée par une affection sans aucune ambigüité. Et pour cause.

Vous me répondrez peut-être que c’était une autre façon de faire parler d’elle.  Au mi-temps des années 80 où démarre cet engagement, elle était âgée de cinquante ans et sa carrière était déjà derrière elle….

C’est possible et c’est une objection qui vaut qu’on la considère.

Mais ce serait oublier une donnée fondamentale du thème d’Elisabeth Taylor : Mars/Soleil/Mercure en Poissons opposée Neptune en Vierge.

Si les « astralités » (pardon pour ce néologisme) que j’ai décrites plus haut lui donnent le côté rayonnant,  impérieux, passionné, excentrique décrit plus haut, ce sont les Poissons qui lui impriment ce charme indéfinissable et cette sensibilité frémissante qu’on lui connaît dans ses rôles (j’espère que tout le monde a revu « La chatte sur un toît brûlant » qui est repassé sur une chaîne nationale le 27 Mars je crois, ou « Giant« , avec Rock hudson justement, sur Direct 8 le 29 Mars 2011).

Mais les Poissons lui donnaient autre chose de  bien plus précieux : le don de la compassion, le sens de la souffrance et de la fragilité de la nature humaine devant les maux qui l’assaillent, le besoin de les partager, de les soulager ou de les combattre qui font de nombreux nati(ve)fs du signe de si bons médecins.

Chez Elisabeth la conjonction Soleil/Mars/Mercure lui ont évité le danger de la complaisance pour les gémissements et les lamentations stériles qui sont une des manifestations possibles du signe quand il sombre dans la non-activité. On pleure pour ne pas agir….et pour mobiliser l’attention des autres.

Cette triple conjonction lui a donné, au contraire, une nature combative (Mars le dieu des combats) mobilisant la volonté (Soleil) cherchant des solutions pratiques (Mercure) pour venir en aide à ceux qu’elle avait décidé d’aider et de soutenir.

De plus, cette triple alliance, opposée à Neptune en Vierge avec laquelle elle forme une valeur d’axe l’oriente définitivement vers un authentique idéal de dévouement; donne au thème une dimension quasi religieuse. Cette configuration intervenant dans l’axe des Maisons III/IX du thème, celui qui concerne la façon de penser, les idées, la morale et autres valeurs de référence pour le sujet.

Nul doute donc que l’esprit d’Elisabeth Taylor soit profondément imprégné du souci de compatir, de soigner et d’aider à soulager la souffrance. Si la dimension « représentative » d’une carrière d’actrice avait été moins forte, nous aurions pu avoir un excellent médecin de vocation. A défaut, ces valeurs qu’elles n’a pu exprimer que dans la seconde partie de sa vie, elles les a eu à les subir  en tant que patiente dans la première partie, car elle a affronté plusieurs épisodes médicaux extrêmement graves au cours de son existence. Jusqu’au dernier qui lui a été fatal.

Et, chose curieuse à  relever (qui montre combien nous sommes amenés à exprimer notre nature profonde sans même nous en douter, notamment dans nos choix de vie) nous constatons que dans les deux films que je viens de citer, cette nature sensible à la souffrance des autres apparaît pleinement:

–         Dans « La chatte sur un toît brûlant » elle éprouve une très réelle compassion et pour son beau-père atteint d’un cancer inguérissable et pour sa belle-mère, complètement dépassée et désemparée par le malheur qui s’abat sur elle et auquel elle n’est pas du tout préparée. Bien loin de penser à se préoccuper de l’héritage convoité avidement par le frère de son mari et sa femme, elle ne se préoccupe que de soulager la souffrance de son mari (quelle adore et qui la rejette provisoirement) de son beau-père et de sa belle-mère.

–         Dans « Giant » c’est peut-être encore plus net.

Ayant épousé un très riche propriétaire terrien du Texas, Etat du Sud dont elle ne connaît rien, elle qui est née en Nouvelle Angleterre aux moeurs policées, elle va se prendre de compassion, dès le départ, pour les « Mexicanos » les journaliers,  considérés comme des sous-hommes par les Texans anglo-saxons qui ne se donnent même pas la peine de leur envoyer un médecin lorsqu’ils sont malades, alors qu’ils convoqueraient un vétérinaire pour soigner une de leurs vaches. Bousculant toutes les conventions et négligeant les hostilités qu’elle risque de s’attirer, elle envoie le médecin de famille (qui n’a jamais mis les pieds chez un « mexicano ») soigner un petit garçon qui a la fièvre et, par la suite, installera un jeune médecin pour veiller sur le village mexicain qui vit sur la propriété de son mari et viendra en aide auprès des mamans dans la difficulté.

Et, comme sa générosité est totalement vraie,  comme elle lui vient du cœur et non de l’envie de se montrer provocante ou contestataire ou « différente » par rapport au milieu dans lequel elle a décidé de vivre, elle sera acceptée, respectée et aimée…sans qu’elle ait jamais à renoncer à l’exigence d’humanité qu’elle porte en elle.

Rôle magnifique qu’elle interprète à ravir car, ce personnage, en fait, c’est elle si on se fie aux possibilités de son thème astral.

N’oublions pas dans ce portrait, la nature optimiste et entreprenante de cet Ascendant Sagittaire qui n’est jamais si bien lui même que lorsqu’il peut se consacrer à propager quelque noble cause (Ascendant qu’elle partage d’ailleurs avec Brigitte Bardot à laquelle je consacrerai bientôt une petite étude).

Comme quoi, il apparaît très nettement, qu’un même thème peut être vécu et actualisé à des niveaux très différents dans notre existence.

Question de prise de conscience, de situation, d’appel….?

Je ne sais. Les trois sans doute.

Hommage soit donc ici rendu à Elisabeth Taylor qui, non contente de nous avoir enchanté au cinéma, a su se dépasser elle même et donner à sa nature noble et généreuse, l’occasion de s’exprimer et de rendre service à ses semblables, tant l’axe Vierge/Poissons – illustré par la Vierge et son Fils sacrifié – est bien celui du « service » et du don de soi en AnthropoCosmologie.

Louis SAINT MARTIN

2 réponses à to “Elisabeth TAYLOR – le Spectacle et la Compassion !”

  • Christine Marc:

    J’appécie beaucoup votre travail et cette interprétation très juste il me semble du thème d’Elisabeth Taylor. Je suis à 200% d’accord avec vous sur la différence que vous faites entre la vraie générosité et celle qui se prostitue à la pensée politiquement correcte de notre temps et de nos médias. J’aime votre esprit incisif à ce sujet et je me dis, ouf, je ne suis pas seule à penser et surtout à ressentir cela, à ressentir toute cette imposture de la posture justement.
    J’aime cette intégrité de la pensée et du comportement.
    Merci.

    • Chère correspondante inconnue,

      Je vous remercie de ce très beau compliment que vous me faites. L’intégrité intellectuelle me semble être la première qualité à cultiver quand on se mêle de réfléchir sur les événements de notre temps en général et les « engagements » des pantins articulés du showbizz en particulier.

      L’hégémonie d’un petit groupe de pression qui tient toute les ficelles des médias et du spectacle en France, est telle que, l’ambition et la lâcheté aidant, un certain nombre « d’artistes » en rajoutent encore dans le politiquement correct. Notamment en relayant servilement toutes les contre-vérités auxquelles on nous impose de croire sans les discuter. Le SIDA – la seule maladie mortelle qu’on puisse attraper que si on le veut bien et seulement si on le veut bien…..si on excepte la tragédie du sang contaminé – en est un exemple caricatural. Et certains se sont fait une gloire facile en instrumentalisant la souffrance de leurs semblables au profit de leur dérisoire notoriété.

      Ainsi, comment peut-on comprendre que des organisateurs puissent programmer un certain chanteur massacreur de frêle jeune femme après boire et « planer » – et les médias en choeur en faire une quasi victime – si on oublie les positions idéologiques et les complaisances politiques de ce monsieur qui sait parfaitement cirer les pompes des policiers de la pensée…..quand il n’est pas occupé à corriger ses copines à mains nues ?

      Passons.
      Si on abandonne cet aspect des choses, servir l’Astrologie – dont vous avez remarqué que je l’ai rebaptisée AnthropoCosmologie pour éviter toute confusion – exige qu’on adopte une attitude de grande rigueur, et dans la pensée et dans la pratique (en fonction des limites propres à chacun de nous bien sûr) si on veut la faire enfin sortir du cloaque où le mercantilisme, l’ésotérisme de pacotille et le jobardisme modernes l’ont fait tomber.
      C’est un chemin difficile qui conduit à une grande solitude et à quelques solides inimitiés.

      Mais à bientôt 72 ans je me moque de me faire « aimer » comme de ma première chemise. Ce à quoi je désire contribuer, c’est à la réhabilitation de cette discipline si apte à nous ouvrir les yeux sur la vérité du monde dont nous faisons partie.
      Car, ce dont elle témoigne mieux que tout autre discipline, c’est que le mécanisme, la rationalisme, le positivisme, le scientisme, le relativisme et autres « ismes », ne sont que des aberrations philosophiques qui se sont développées dans une culture qui a perdu tout contact avec le réel et la vérité du monde et de la nature humaine. C’est sans doute la raison pour laquelle certains la détestent tant et la rejettent sans même faire l’effort de la connaître : elle brise l’univers intellectuel confortable dans lequel ils se sont enfermés eux mêmes (en analogie avec la Maison XII si on veut….)

      Si me faire « aimer » comme je le disais plus haut, ne présente aucun intérêt pour moi, constater que certains esprits épris de vérité se déclarent en phase avec ma recherche et l’apprécient, m’est d’un grand réconfort et m’encourage à persévérer.
      Encore merci à vous.

      LSM

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